mardi 31 août 2010

Congo - Pascal Lissouba conditionne son retour au Congo à l'Amnistie de ses collaborateurs .

(Congoplus.info 31/08/2010)
L'ancien chef de l'Etat du Congo de 1992 à 1997, Pascal Lissouba, amnistié en août 2009, ne « pourra pas rentrer au pays tant que ses collaborateurs n'auront pas bénéficié de la même mesure », a déclaré mercredi à Brazzaville, son épouse Joceline Lissouba.
Il avait été amnistié le 14 août 2009 après une condamnation au lendemain de sa chute à la fin de la guerre civile que le pays a connue du 5 juin au 15 octobre 1997 pour bradage du pétrole du pays.
« Mon mari pense qu'il ne pourra pas rentrer au Congo si ses collaborateurs ne bénéficient pas de la même mesure que lui. Il pense que si cela est fait, il n'y a pas de raison qu'il ne rentre pas, d'ailleurs il ne demande que cela » , a déclaré Joceline Lissouba, dans un entretien avec la presse brazzavilloise.
Parmi les collaborateurs en question on peut citer Benoît Koukebené, Binkinkita et autres Mougouga Kombo Guilat mort en exil en France cette année.
Répondant à ceux qui pensent que le retour de Pascal Lissouba au Congo contribuera à affaiblir l'opposition, Joceline Lissouba a rétorqué :
« je ne suis pas politique, je suis venue apporter le message de mon mari qui espère voir toutes les composantes du pays regrouper leurs intelligences pour la réconciliation du pays. Un message de paix, d'unité et de réconciliation du Congo ».
Parlant de la frange de l'opposition congolaise qui avait décidée de passer les fêtes de l'indépendance du Congo dans la méditation, Joceline Lissouba pense que :
« chacun a son propre regard pour penser autrement. Ils ont voulu faire le bilan des 50 ans dans la méditation, ils n'ont peut-être pas tort car le pays a connu beaucoup de choses ».
« L'unité de l'Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) est entrain de se construire, tout le monde est sur la même longueur d'onde, on a retrouvé les valeurs qui ont été à la base de la création de ce parti et aujourd'hui, l'unité si elle n'est pas encore faite dans les actes, est faite dans les esprits, a encore dit Mme Lissouba répondant à une interpellation sur l'unité au sein du parti de son mari.

APA-Brazzaville (Congo)
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Le Congo dispose d'un nouvel indice des prix à la consommation des ménages

(Les depeches de Brazzaville 31/08/2010)
L'indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) des ménages a été officiellement rendu public aujourd'hui au ministère de l'Économie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l'Intégration par le Centre national de la statistique et des études économiques (CNSEE). Les deux anciens indices de Brazzaville et Pointe-Noire avaient comme base 1977 et 1996 ; ainsi, celui-ci date de l'année 2005 et a pour base 100.
Un indice des prix à la consommation est un instrument qui, au moyen d'un nombre unique, permet de mesurer, entre deux périodes données, l'évolution moyenne des prix des biens et services consommés par les ménages. Ainsi, l'IHPC est calculé par le CNSEE depuis 2009. Il remplace l'ancien indice et devient l'instrument unique de mesure de l'inflation au Congo. Le coefficient de raccordement est de 456,7 pour Brazzaville et 145,1 pour Pointe-Noire. La valeur de l'indice actuel dans la nouvelle base est obtenue en divisant la valeur dans l'ancienne base par 456,7 et par 145,1.
Le nouvel indice est plus performant que celui calculé jusqu'à maintenant, car il utilise une nomenclature de consommation internationale et récente dérivée du système de comptabilité nationale ; la collecte des prix a été améliorée : le panier est plus représentatif, avec 322 variétés contre 232 ; le nombre de relevés de prix est plus important, avec 2977 et 2635 contre 1525 et 1326, respectivement à Brazzaville et Pointe-Noire, entre autres. Le panier est décrit à l'aide de 12 fonctions de consommation, 35 groupes, 66 sous-groupes et 104 postes. Le panier de la ménagère de l'IHPC du Congo comprend 322 variétés représentant l'ensemble de la consommation des ménages. Une variété est une famille de produits vendus sous différentes formes de présentations, de conditionnement, de marques dans les différents types de points de vente. Pour illustrer cette littérature, on dira dans la fonction, produits alimentaires et boissons non alcoolisées, le poste pain comprend la variété pain en baguette.
À Brazzaville, les prix sont suivis auprès de 255 points de vente échantillons dont 5 marchés. À Pointe-Noire, les prix sont suivis auprès de 198 points de vente échantillons dont 5 marchés. Une série est un produit clairement identifié vendu dans un point de vente. Le CNSEE relève les prix de 1 352 séries à Brazzaville et 1 035 à Pointe-Noire.
Par ailleurs, malgré les avantages, l'IHPC présente quelques limites liées notamment aux contraintes de sa mise en œuvre. Il n'a pas une couverture nationale ; les pondérations, bien que récentes, datent de 2005 ; le panier conserve la configuration ancienne de 2000 : dans les villes similaires, la taille du panier dépasse 500 variétés ; les nomenclatures secondaires ne sont pas intégrées ; les analyses demeurent limitées ; et la synergie avec le programme de comparaison internationale demande à être améliorée.
Notons que l'IHPC a été mis en place à la suite de nombreux changements intervenus depuis dans le comportement de consommation des ménages. Sous l'impulsion de la Commission économique et monétaire des États de l'Afrique centrale, et avec l'assistance technique de l'Observatoire économique et statistique d'Afrique subsaharienne (Afristat), les États de la sous-région ont engagé le processus de mise en place d'un IHPC en 2000. Ce programme financé par la coopération française devrait permettre de mieux prendre en compte les réalités économiques de l'heure et répondre à la nécessité d'harmoniser les méthodologies d'élaboration de cet indicateur dans les pays africains de la zone FCFA.
Le CNSEE a bénéficié de l'assistance technique d'Afristat. Le financement a été assuré par l'African Capacity Building Foundation, au travers du projet d'appui à l'amélioration du circuit de la dépense et de suivi de la pauvreté.

Nancy France Loutoumba
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Beac-Guinée Equatoriale: discorde autour de 7 milliards de Fcfa

(Mutations 31/08/2010)
Par «erreur», la banque centrale a transféré plus d’argent qu’il n’en fallait au pays d’Obiang Nguema, qui refuse de rembourser le trop perçu.
Jeudi dernier, 26 août 2010, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a affrété un jet privé pour Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale. A bord de cet avion, le vice-gouverneur de la Beac, Brahim Tahir, conduisait une délégation de quatre personnes devant rencontrer Baltasar Engonga Edjo, le ministre équato-guinéen des Finances, pour négocier le remboursement d’une somme de 7 milliards de Fcfa représentant le «trop perçu» d’un transfert de fonds effectué par la banque centrale en faveur du Trésor équato-guinéen il y a un an. Une fois à Malabo, indiquent des sources très bien informées, la délégation de la Beac s’est entendue dire par le ministre Engonga Edjo que la Guinée Equatoriale n’était pas sûre de devoir quoi que ce soit à la Beac.
Au surplus, ce membre du gouvernement équato-guinéen a demandé au vice-gouverneur de la Beac et à ses collaborateurs de constituer une délégation de comptables de la banque centrale, qui viendrait à Malabo travailler aux côtés des comptables du Trésor national à éplucher toutes les pièces comptables relatives aux transferts de fonds entre ce pays et la Beac sur la période incriminée, afin d’établir si oui ou non la Guinée Equatoriale a perçu plus d’argent qu’il n’en fallait. Un rapport de ce comité conjoint de vérification sera alors adressé au ministre des Finances, Engonga Edjo, qui le transmettra ensuite au président Obiang Nguema, lequel décidera de rembourser ou non, selon les conclusions du rapport.
Vendredi dernier, 27 août 2010 dans l’après-midi, la délégation que conduisait le vice-gouverneur de la Beac est donc revenue à Yaoundé bredouille, après les victoires remportées auprès des gouvernements centrafricain et camerounais, qui, selon nos sources, ont respectivement remboursé, au mois de mai dernier, 3 et 8 milliards de Fcfa à la Beac. Sommes représentant le «trop perçu» par les trésoreries nationales de ces deux pays, suite à «des erreurs» commises lors des transferts de fonds effectués en leur faveur par la Beac.
Vérifications légitimes
Mais, comment en est-on arrivé là? En effet, apprend-on de très bonnes sources, depuis au moins un an, la Beac fait face à une insuffisance de ressources consécutive à la baisse des retombées de ses produits.
A titre d’exemple, au 31 décembre 2009, la banque centrale affichait une perte sèche de plus de 20 milliards de Fcfa, et en cette année 2010, la Beac a déjà perdu 31 milliards de Fcfa au 30 juin 2010, selon le constat effectué par le comité de rémunération qui enquête au siège de cette banque centrale depuis plus de deux semaines. Ces pertes sont consécutives, a-t-on appris, à la baisse drastique et unilatérale (la décision a été prise par la partie française) du taux d’intérêt sur le compte d’opération de la Beac logé au Trésor français, lequel taux est passé de 2,75 à 1%. Soit une baisse de 60%.
A côté de cette décision des autorités françaises qui rémunèrent désormais moins les dépôts de la Beac, l’on peut subodorer que la banque centrale ne fait plus tourner sa salle de marché (service chargé de placer les avoirs de la Beac sur les marchés internationaux contre rémunération sous forme d’intérêts, qui constituent l’une des sources de revenus les plus importantes de cette banque centrale) avec le même rythme qu’avant, depuis la révélation en 2008 du placement à risque à la Société générale. L’on se souvient que ce placement effectué sous le gouverneur Philibert Andzembé, avait fait perdre à la Beac 16 milliards de Fcfa.
Face à cette baisse des ressources que lui procurent ses produits, d’une part, et l’obligation de jouer son rôle de pourvoyeur de fonds aux Etats-membres qui la sollicitent, d’autre part ; la Beac, affirment nos sources, a décidé d’utiliser les dépôts spéciaux, notamment le compte des générations futures renfloués par les Etats, pour satisfaire les besoins financiers des différents pays de la Cemac. C’est ainsi qu’à la demande des Etats, l’argent du compte des générations futures leur est prêté contre une rémunération de 5%. Et selon nos informations, les différents remboursements se sont effectués sans anicroche jusqu’ici.
Il se trouve simplement qu’il y a un an, à l’issue d’un pointage des fonds transférés à partir de ce compte en faveur des Etats demandeurs de financements, la Beac s’est rendue compte qu’elle avait, «par erreur», transféré plus d’argent qu’il n’en fallait à trois pays : le Cameroun, la République centrafricaine et la Guinée Equatoriale.
A en croire nos sources, il n’a pas été très difficile de récupérer, en mai dernier, les 8 milliards indûment transférés au Trésor camerounais, ainsi que les 3 milliards de Fcfa de trop perçu encaissé par le Trésor public centrafricain.
La Guinée Equatoriale, elle, impose des vérifications préalables somme toute légitimes, mais qui vont certainement retarder la rétrocession de ces fonds à un moment où la Beac a plus que jamais besoin d’argent.
Erreurs ou tentatives de détournements ?
Depuis le sommet des chefs d’Etat de la Cemac de Bata en 2006, la Guinée Equatoriale est le pays qui alimente le plus la chronique autour de la gestion de la Beac. Une fois devenu le propriétaire de plus de 40% des réserves de change de cette banque centrale, le pays d’Obiang Nguema, après avoir obtenu le démarrage du chantier de la réforme de cette institution financière régionale, a continué à batailler et a finalement pris en janvier dernier le contrôle de la Beac, en catalysant le retrait du poste de gouverneur au Gabon et la nomination à ce poste de l’équato-guinéen Lucas Abaga Nchama. Voilà que la Guinée Equatoriale refait parler d’elle, cette fois-ci en refusant, du moins pour l’instant, de rétrocéder un trop perçu à elle transféré par la Beac.
Au demeurant, si l’on a souvent hâtivement accusé le nouvel émirat pétrolier de la Cemac de revendications hégémoniques égoïstes dans la gestion de la Beac, voire de chantage (lors du sommet de Bangui, le président Obiang Nguema a menacé de quitter le sommet si un équato-guinéen n’était pas nommé à la tête de la Beac) chaque fois que ses désidérata ne rencontrent pas l’assentiment de ses frères de la Cemac, peut-on raisonnablement condamner le pays d’Obiang Nguema d’exiger des vérifications préalables avant tout remboursement de présumés trop perçu ?
En effet, d’où vient-il qu’une banque centrale sensée utiliser des technologies de pointe pour ses opérations, et employer des experts aguerris au regard de la délicatesse de ses missions, en soit à commettre «des erreurs» qui lui font perdre jusqu’à…18 milliards de Fcfa (8 milliards de trop perçu pour le Cameroun, 3 milliards de Fcfa pour la Rca et 7 milliards de Fcfa pour la Guinée Equatoriale) ?
Au regard de la dextérité avec laquelle les détournements au bureau de Paris (19 milliards de Fcfa) ont été opérés, du niveau d’implication au moins indirect des plus hauts responsables de cette banque centrale et des maquillages des comptes qui s’en sont suivis pendant quatre ans (2004-2008), ces «erreurs» commises dans les transferts des fonds de la Beac vers certains Trésors nationaux sont-elles de simples «erreurs» commises de bonne foi ou alors des tentatives de détournements que l’on essaye simplement de rattraper ou de camoufler ?
A la découverte de «ces erreurs», les auteurs ont-ils été au moins sanctionnés au regard des conséquences de leur faute qui entame davantage la crédibilité de cette banque qui manipule tout de même les avoirs de six Etats? Loin de tout acharnement contre cette prestigieuse institution qu’est la Beac, qui s’est elle-même mise sous les feux des projecteurs depuis bientôt deux ans en alimentant la chronique des scandales, ce sont là autant de questions que l’on est fondé à se poser dans cette affaire, qui, on l’espère, ne débouchera pas sur un nouveau scandale.
Brice R. Mbodiam
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Cameroun - Choléra: l'aveu de négligence du gouvernement

(Camer.be 31/08/2010)
En sollicitant le retour au Cameroun de l’équipe de chercheurs américains de CDC Atlanta, Philemon Yang et son staff reconnaissent les erreurs faites en novembre 2009 dans la gestion de la dernière épidémie survenue dans l’Extrême Nord du pays. «Lorsque j’avais dit dans cette même salle que l’on devait circonscrire l’épidémie de l’année dernière, mes confrères avait prétendu que je suis allé chercher mes amis américains pour qu’ils viennent croquer l’argent du Cameroun».
Ces propos tenus par le Pr François Xavier Mbopi Kéou, directeur de l’unité nationale d’Hygiène Mobile ont été entendus au cours d’une conversation avec des confrères. C’était le mercredi 26 août 2010 dernier peu avant la tenue de la réunion du comité de crise mis sur pied par le Premier Ministre, Philepmon Yang, sur instructions du Chef de l’Etat Paul Biya.
Ces spécialistes de la santé commentaient l’évolution de la crise cholérique qui court depuis plus d’un trimestre (mai 2010) dans deux régions du septentrion. Pour dire qu’«on n'en serait pas là aujourd’hui, si les recommandations faites par des chercheurs américains de CDC Atlanta avaient été prises en compte». Car ils avaient sillonné le pays, les trois régions du grand Nord, (Amdamaoua, Nord) et l'Extrême nord (EN) en particulier où sévissait la maladie en novembre 2009. Nos sources révèlent que ces scientifiques suggéraient l’élargissement de la définition des cas de choléra, allusion faite à la formation des cliniciens dans la mesure où la plupart des cas avaient été et sont encore identifiés dans la communauté.
Ils conseillaient également une meilleure communication entre le niveau central et périphérique, le Nord s’étant caractérisé par le non reporting des cas inventoriés, a-t-on appris. Et bien plus, «la répartition des cas, la mise en place d’une banque de données de l’épidémie, l’examen d’une selle au moins par semaine pour vérifier s’il y a eu circulation des souches du vibrion, l’établissement d’un comité de choléra susceptible de coordonner la réponse, la coordination des initiatives des agences partenaires, le test du degré de chlore dans l’eau, l’analyse des points d’eau dans les écoles et les centres de santé, et la prise en charge des malades».
Dans le même volet, il était question aussi de l’élaboration d’un plan d’étude pour comprendre l’attitude des gens. Actuellement, et selon des informations officielles, depuis le 23 novembre 2010, 200 nouveaux cas sont notifiés chaque jour dans le Nord et l’EN. Ce 23 août, 90 nouvelles infections ont été enregistrées exclusivement dans l’EN. Entre le 04 et le 22 août, près de 2000 nouvelles infections ont été recensées. Au 22 août, 3.502 cas avaient été répertoriés, avec 263 personnes qui sont décédées, dont 165 dans les communautés «parce qu’ils n’ont pas pu accéder aux centres de soins». 147 étaient encore hospitalisés, selon Angwafo III.
Le 25 Août, les statistiques affichaient une population de 3.952 malades, dont 200 nouvelles infections tous les jours durant les 48 dernières heures. Le nombre de décédés a également accru, passant de 165 au 22 août à 284 personnes mortes de choléra le 25 du mois. A l’heure actuelle, 24 Districts de santé sont touchés, dont 19 dans l’EN, 5 dans le Nord. De 7,4 % au 22 août, le taux de létalité est passé à 7,19%. Pour autant, fait savoir Angwafo III, ce décompte «est le résultat de l’efficacité de la riposte, puisque que le taux de guérison culmine à 86,6%». Un aveu d’échec, selon un spécialiste en épidémiologie, qui croit savoir qu’un seul cas de choléra déclaré dans un pays est suffisamment grave pour que les pouvoirs publics agissent, dit-il.
C’est dans ce contexte que le Comité a souhaité le retour des chercheurs américains au Cameroun. En attendant leur arrivée qui est annoncée au début du mois de septembre, la cellule de crise a déjà sollicité auprès de l’Oms, une copie du rapport de leurs investigations réalisées au cours de leur périple vers la fin de l’année dernière. Une mission conjointe va descendre dans ces régions, dans le but de mener diverses enquêtes en vue d'un meilleur contrôle de cet événement. Un Plan d’urgence a été mis sur pied, qui est actuellement mis en œuvre localement. Etalé sur une période d’un an, il sera étendu à l’échelle nationale à condition que les ressources nécessaires soient réunies.
Au total, 2,5 milliards de Fcfa requis pour le contrôle de la crise. Un peu plus d’un demi milliards, soit 563 millions sont promis. Le gouvernement a annoncé une enveloppe de 263 millions, contre 600.000 dollars, environ 300.000 millions de cfa du Fonds des Nations Unies. Simultanément, des nouveaux cas sont annoncés par diverses sources relayées par la presse dans la région de l’Adamaoua. Mais cette information a été démentie par le président du Comité de crise. Lequel reconnaît tout de même, que les mouvements des hommes constituent des vecteurs importants de maladie.
Le Dr Yao, Inspecteur général du ministère de la santé et membre de la cellule de crise a révélé au cours de cette rencontre que des cas importés avaient été notifiés dans l’EN, en l’occurrence à Kolofata, l’un des foyers de l'épidémie. La découverte a été faite par des personnels de santé qui ont constaté que des Nigérians étaient venus se soigner dans leur centre de santé. D’ailleurs, le plus grand voisin du Cameroun a annoncé l’existence de l’épidémie sur son sol, avec des chiffres avoisinant les siens.»

© http://jumelles-blog.africaciel.com : Ndjabun Irène Sidonie journaliste
Paru le Mardi 31-08-2010
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Humanitaire : Sylvia Bongo Ondimba adhère à l'Ong Synergies africaines de Chantal Biya

(Xinhuanet 31/08/2010)
YAOUNDE -- Sylvia Bongo Ondimba, épouse du président gabonais Ali Bongo Ondimba, en visite au Cameroun, a adhéré lundi à Yaoundé à l'ONG Synergies africaines contre le Sida et les souffrances créée en 2002 par la première dame camerounaise Chantal Biya.
Cette adhésion, saluée comme un symbole de raffermissement des relations camerouno-gabonaises après que l'ex-première dame gabonaise, feue Edith Lucie Bongo Ondimba, avait refusé de s' associer à la caravane, porte à 27 le nombre des épouses des chefs d'Etat africains membres de cette association à caractère humanitaire et social.
"Le Gabon, à l'instar des autres pays africains, paie un lourd tribut face au Sida, au paludisme et à la tuberculose", a indiqué Sylvia Bongo Ondimba en justifiant sa décision.
C'est aussi le sens de son engagement personnel et celui de son époux, élu août 2009 à la tête de ce pays d'Afrique centrale, voisin du Cameroun, après la mort de son père en juin.
"Pour faire face à cette situation préoccupante, la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, le Vih, le paludisme constitue un des axes prioritaires du projet de société +L'avenir en confiance+ du président de la République, S.E. Ali Bongo Ondimba", a-t-elle déclaré en compagnie de son homologue camerounaise Chantal Biya au siège de Synergies africaines à Yaoundé.
Citant le social, la santé, la jeunesse, les femmes et la culture comme les 5 domaines de son action, elle a indiqué que " concernant la santé, mon engagement est axé sur la santé de la mère et de l'enfant pour que plus aucune femme ne meure en donnant vie au Gabon et en Afrique".
"A cet effet, j'entends être la marraine de la campagne pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile au Gabon qui sera lancée par le Fonds des Nations Unies pour la population", a- t-elle par ailleurs précisé.
Pour sa création, l'ONG Synergies africaines avait mobilisé 17 premières dames d'Afrique. Son plan d'action stratégique intègre la réduction de la transmission du Vih de la mère à l'enfant, la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l'atténuation des autres souffrances de l'enfant africain, la prévention et la lutte contre le cancer, l'épilepsie et les maladies cardiovasculaires.

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Cote d`Ivoire - La pression monte pour la tenue rapide de la présidentielle

(Afrique en ligne 31/08/2010)
Abidjan, Côte d'Ivoire - Des candidats à la présidentielle ivoirienne ont créé le Front pour les élections rapides en Côte d'Ivoire (FER-CI), pour faire respecter la date du 30 octobre prochain pour la tenue du scrutin, a constaté la PANA à Abidjan. Ce nouveau regroupement politique est l'oeuvre des trois leaders politiques ivoiriens, Pr. Francis Vanga Wodié du Parti ivoirien des travailleurs (PIT), Gnamien Konan de l'Union pour la Côte d'Ivoire (UPCI) et Jaqueline Oble, du mouvement 'Oble, Mon espoir'.
A travers ce cadre, les trois candidats à la prochaine présidentielle entendent maintenir la pression sur les acteurs du processus électoral en vue du 'respect scrupuleux' de la date du 31 octobre prévue pour la tenue de la présidentielle en Côte d'Ivoire.
Selon eux, la création de ce front s'impose aujourd'hui dans l'arène politique ivoirienne, en raison de l'état du pays qui, ont-ils affirmé, 'est très malade et souffre de plusieurs maux' résultant de la crise sociopolitique qui dure depuis huit ans, à la suite d'un coup d'Etat.
'Nous sommes écrasés par les problèmes et, il y a des gens pour trouver cela normal, alors qu'aucun Ivoirien sérieux ne peut l'accepter', a rappelé le président du FER-CI, le professeur Wodié.
Ainsi, a-t-il ajouté 'le FER-CI permettra de faire pression sur les individus qui prennent en otage notre pays afin que le 31 octobre soit respecté'.
Le professeur, qui a mis en garde contre tout report de la présidentielle, a indiqué que la sortie de crise n'est pas l'affaire d'une seule personne mais elle concerne tous les Ivoiriens.
'S'ils s'amusent, a-t-il menacé, cette fois-ci, nous croiserons le fer. Nous affichons notre volonté de fer, d'aller aux élections'.

Abidjan - Pana 31/08/2010
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Echec des pros-Fabre à ébranler le Rpt: A qui imputer cet énième échec des opposants togolais ?

(Afriscoop 31/08/2010)
(AfriSCOOP Analyse) — Pour la 3ème fois consécutive, les pros-Fabre ont été empêchés d’organiser une marche de protestation dans les rues de Lomé. L’argument avancé par le pouvoir en place à Lomé pour dénuer toute légalité à la démarche de ces opposants reste le même. Depuis la tenue le 12 août du Congrès extraordinaire des pros-Gil Olympio, les autorités togolaises ne reconnaissent plus que cette dernière branche de l’Ufc (Union des forces de changement). Le chant du cygne se préciserait-elle de plus en plus pour Jean-Pierre Fabre et ses partisans qui incarnent les nouveaux opposants radicaux du Togo ?
Le pouvoir de Lomé persiste et signe. Plus question de laisser les milliers de partisans de Jean-Pierre Fabre donner libre cours à la matérialisation de leur exaspération vis-à-vis de la gouvernance du Togo. Après les tirs de grenades lacrymogènes au cours des deux dernières semaines pour disperser les irréductibles de M. Fabre, ce 28 août, ce dernier a vu briser le pare-brise du véhicule avec lequel il était arrivé au point de départ de la manifestation. L’étau se resserre donc de plus en plus autour des irréductibles de la vision politique de l’ancien secrétaire général de l’Ufc.
Une nouvelle fois encore, la machine à tout écraser sur son passage du Rpt a eu raison de la foi et de la détermination à mains nues de dizaines de milliers de Togolais qui ne réclament pourtant qu’une meilleure redistribution de la richesse nationale. Gilchrist Olympio a-t-il vu les choses venir ? Son leitmotiv est dorénavant le dialogue. La donne des pros-Fabre au pied du mur remet au devant de la scène médiatique l’opportunité de la signature de l’Accord Ufc-Rpt de fin mai 2010. L’esprit de cet Accord est original mais sa lettre est a été acquise envers et contre tous. Allusion à la démarche de « Fo Gil » qui a signé cet Accord alors que le Bureau politique de son parti ne l’avait autorisé qu’à poursuivre des « contacts exploratoires avec le Rpt ». Ainsi est né un bon accord, dans l’histoire de la vie politique togolaise de ces deux dernières décennies, dans le fond et un mauvais dans la forme.
Quelle attitude vont maintenant adopter Jean-Pierre Fabre et ses proches collaborateurs face à la fermeté du Rpt ? Vont-ils aller quémander l’ouverture de négociations avec le parti présidentiel après avoir opposé des rebuffades à diverses propositions des proches collaborateurs de Faure Gnassingbé ? L’intransigeance ou encore la « politique du tout ou rien » des opposants togolais s’apprête de toute vraisemblance, une fois encore, à ruiner de longs mois d’efforts des Togolais anonymes martyrisés quotidiennement par la pauvreté.
L’habileté politique ne commandait-elle pas à M. Fabre et ses complices de se rapprocher de M. Olympio et de tomber d’accord avec lui sur les contours globaux des marchandages qu’il avait enclenchés avec le Rpt, quand bien même « Fo Gil » a fait preuve d’hypocrisie et de nombrilisme politiques après le 04 mars 2010 ? La commémoration des 20 ans de l’enclenchement du processus démocratique sur le sol togolais approche à grands pas. C’était le 05 octobre 1990. Les opposants les plus radicaux au Rpt diront assurément à leurs partisans, à la faveur de cet anniversaire, que c’est l’intransigeance du clan Gnassingbé qui n’a pas permis à la démocratie de s’enraciner en terre togolaise. C’est une vérité difficilement contestable. Cependant, face à un adversaire qui détient tous les leviers du pouvoir, n’est-il pas grand temps pour les ses adversaires radicaux de faire montre de ruse politique, même s’il faut essuyer une humiliation au passage ? Défendre la justice sociale est une vertu ; intercéder auprès de Dieu pour ses contemporains en est une autre. Mais la plus grande des vertus est l’HUMILITE.
A l’étape actuelle de la crise socio-politique togolaise, cet “acte de pénitence” sied aux opposants radicaux. Cette concession sera bien sûr douloureuse mais elle reste la principale de leurs dernières issues. En rentrant sur le terrain politique togolais, Kofi Yamgnane a préconisé aux uns et aux autres de changer de tireur de penalty. 20 ans après le début de la marche du Togo vers la démocratie, c’est plutôt la balle qu’il urge de remplacer…

mardi 31 août 2010 par Francis AMOUZOU, © AfriSCOOP
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Togo - Faure Gnassingbé porte plainte contre le quotidien Liberté

(Afriscoop 31/08/2010)
Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a porté plainte contre le quotidien privé Liberté pour diffamation et atteinte à son honneur. La citation à comparaître est parvenue au journal Liberté ce lundi. Il est demandé au directeur du journal de se présenter au tribunal de première instance pour deux citations le concernant, l’une ce 8 septembre 2010 et l’autre le 29 du même mois.
Certaines parutions de Liberté sont mises en cause dans cette affaire d’atteinte à l’honneur du chef de l’Etat. Ainsi l’article « Quand l’incapacité de gouverner se révèle comme une tare » du Numéro 761 du mardi 13 juillet 2010, est-il visé. Il en est de même de la parution Numéro 776 du 03 août 2010 « Gestion des affaires de l’Etat du Togo : La sexocratie ». Le directeur du journal Liberté, Zeus Aziadouvo en a le « souffle coupé ». La plainte contre son journal arrive quelques jours seulement après le passage à tabac de son photo-journaliste Didier Ledoux, par les forces de l’ordre. Ce dernier avait,précédemment, eu maille à partir avec un coopérant militaire français, conseiller du chef d’Etat-major des Forces armées togolaises (FAT), photographié pendant la répression du congrès extraordinaire de l’UFC pro Fabre le 10 août dernier.
Depuis juillet, sept (7) journaux togolais dont un étranger se sont présentés devant le tribunal de première instance pour « diffusion de fausses nouvelles, diffamation et atteinte à l’honneur ». Le chef de l’Etat a déjà porté plainte contre l’hebdomadaire L’Indépendant Express pour atteinte à l’honneur dans une affaire de mœurs. Le président avait demandé 100 millions Cfa de dommages et intérêts pour laver son honneur « hautement sali. » De sources concordantes, d’autres citations sont en cours.
Les sept affaires seront jugés le 29 septembre prochain. Il existe une forte inquiétude dans le milieu médiatique que tous ces journaux soient condamnés à de lourdes amendes. Le chef de l’Etat et son gouvernement sont suspectés de vouloir mettre fin à la liberté de presse à travers ces procédures inquisitoriales. Selon des sources autorisées, le gouvernement aurait juré de nettoyer les écuries d’Augias lors de son séminaire de gouvernement le 4 août dernier à Kara. Nous avions révélé cette nouvelle à l’époque ; et les faits semblent confirmer l’information trop tôt.

( www.mo5togo.com )
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R.D.C.-Rwanda, ONU, qui est accusé ?

(AgoraVox 31/08/2010)
Lorsque la politique s’insinue quelque part et montre son envie de bien faire et d’aider en voulant sauver une situation catastrophique, il est à prévoir qu’elle accouchera d’une souris et fera tout le contraire du raisonnable. L’ONU, gangrénée sans doute par des intrigues politiques à n’en plus finir et des groupes de pressions bien organisés, est souvent une triste caricature du justicier d’opérette qui fait beaucoup de vents avec ses moulinets de bras mais guère plus. Si ce n’est beaucoup de désastres.
En nommant récemment l’ancien président colombien, Álvaro Uribe, pour seconder le président de la commission chargée d’enquêter sur l’attaque meurtrière, le 31 mai dernier, de commandos israéliens contre la flottille transportant des centaines de militants pro-palestiniens et des tonnes d’aide destinées à Gaza, l’organisation prouve qu’elle n’accorde aucune importance à ce qu’elle fait, et que le gros bâton états-unien l’impressionne énormément.
Sans surprise, lorsqu’il s’agit d’une affaire à traiter sur le continent africain, elle se retient encore moins de faire tout de travers. A sa décharge elle n’est pas la seule à mal agir dans ces contrées. Et puis le risque d’être ridiculisé n’est pas très fort car hormis quelques groupes d’activistes un peu utopistes, qui peut s’intéresser aux malheurs de cette Afrique qui semble entretenir sa misère ?
Malheureusement pour l’ONU, il faut bien s’en occuper et ce pour deux raisons au moins : Une quantité non-négligeables de ressources minières de la planète s’y trouvent, et le continent africain procure un emploi fixe (et stable !) à un nombre de plus en plus important de ressortissants de pays industrialisés. Les expatriés (chinois ou non) et les humanitaires connaissent bien ces enjeux .
La dernière affaire d’importance pour l’ONU en ce qui concerne l’Afrique semble agiter beaucoup de monde. Un rapport de 600 pages devrait sortir très bientôt du chapeau onusien, rapport qui décrirait les "violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 en République Démocratique du Congo". Et bien sûr de nombreuses fuites ont déjà procuré à la presse quelques feuilles de cette cartographie macabre.
Entre les deux dates évoquées se sont déroulées les deux guerres du Congo (de 1996 à juin 2003), et plus de 4 millions d’africains y ont laissé leur vie. Combien exactement ? Quatre, cinq ? Personne ne sait plus, ne compte plus. Mais bien sûr ce n’est pas cela qui agite le landerneau des hauts-fonctionnaires de la grande assemblée. Non les morts en Afrique, c’est habituel, car comme disait le président français François Mitterrand "un génocide dans ces pays-là, ce n’est pas très important". Il faisait allusion alors au génocide de 1994.
Non, ce qui provoque des discussions c’est que le gouvernement rwandais fait les gros yeux. Le rapport accuse l’armée rwandaise, celle qui a arrêté le génocide, évoqué à l’instant par l’ancien président français, d’avoir massacré des hutus en fuite en RDC. Que ces hutus soient des génocidaires ou non, ce n’est évidemment pas très bien, mais pouvait-on s’attendre vraiment à ce qu’une armée, après le choc du génocide (près d’un million de morts en 3 mois), soit exemplaire ? D’autres chocs moins violents, mais plus proches de nos latitudes, ont provoqué des représailles non moins terribles. Le gouvernement de Paul Kagamé n’est évidemment pas très fier de ces révélations, surtout qu’elles sont affublées du mot désormais passe-partout de "Génocide". Cette qualification est devenue étonnamment facile à employer, alors qu’en 1994, en plein milieu des massacres rwandais, la communauté internationale a tout fait pour empêcher qu’elle soit utilisée. La raison n’est pas bonne à dire : Selon la "convention pour la prévention et la répression du crime de génocide", les États signataires de la grande assemblée auraient été contraints d’intervenir. Et cela ne plaisait pas à tout le monde, à commencer par la France.
Mais depuis, le temps, la lâcheté des pays occidentaux dans cette affaire, les morts aussi, s’en sont allés doucement, oubliés. Et les déclarations de "Génocide" fleurissent çà et là : au Darfour, et puis maintenant dans ce rapport. On ne m’enlèvera pas de l’idée que c’est justement cette trahison de l’ONU en ces terribles mois rwandais qui poussent inlassablement cette dernière à accuser ceux qui pourraient la confondre si facilement. Quoiqu’il en soit, Ban-Ki-moon, le secrétaire générale de l’ONU, le même qui a nommé le brutal Uribe à la tête de la commission d’enquête israélienne, s’agite maintenant pour tempérer ces attaques contre l’armée rwandaise. Le contingent rwandais dans les forces onusiennes en Afrique est l’un des plus importants et Kigali menace de s’en retirer.
Au-delà de ces controverses, qui ne sont peut-être là que pour divertir l’opinion publique, cet autre échec de cette communauté internationale en RDC depuis plus de dix ans, montre que l’incompétence volontaire ou non de l’ONU est patente. Son soutien à la marionnette Kabila-fils (le président de la RDC) est significative de sa volonté de ne réfléchir guère plus loin que les intérêts de ses protégés, comme si la souffrance des habitants de cette région du monde lui importait bien moins que les pépites de diamants ou quelques grammes de Coltan. Je fais cette supposition pour ne pas être taxé trop vite d’anarchiste ou de je ne sais quel nom d’oiseau en disant réellement ce que je pense, par ceux-là même qui doivent se demander en lisant ces lignes, pour quelle raison l’ONU irait aider ces pauvres diables. C’est vrai pourquoi ? Une partie de l’explication est pourtant donnée au début de ce texte. Quant à la grande assemblée elle a promis une belle commission d’enquête, avec plein de moyens, et pourquoi pas un tribunal pénal pour la RDC. Tribunal où se succéderont sans doute des hommes en cravates, bien polis, à l’instar du despote sanguinaire Charles Taylor, dont le jugement actuel à la Haye aura plus d’effet sur les impôts des contribuables que sur l’intégrité de ce coupeur de bras par procuration.
SylvainD.
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Álvaro Uribe, Israël, et la mauvaise farce de l’ONU
Il y a quelques années déjà, un spécialiste officiel de l’environnement chinois déclarait : "Nous avons 600 rivières en Chine, 400 sont définitivement polluées. On ne s’en tirera pas sans envoyer 300 millions de personnes en Afrique". Psychanalyse d’une vie dure
Et pour une fois l’Afrique respecte les règles (le malheur de certains fait le bonheur des autres et la richesse de certains fait la pauvreté des autres).
L’acte d’accusation de dix ans de crimes au Congo RDC
Fin officielle, les massacres continuent toujours dans l’Est de RDC, et particulièrement dans le Nord-Kivu.
Le gâteau congolais
Terres maudites. Lors du témoignage de Naomi Campbell au procès de Taylor, de nombreuses vidéos ont circulés où on pouvait voir le dictateur endimanché et tranquillement assis derrière un petit bureau.
par SylvainD
mardi 31 août 2010 -

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Afrique du Sud -Zuma appelle à la négociation

(BBC Afrique 31/08/2010)

Le président sud-africain a demandé aux ministres de retourner à la table des négociations pour mettre fin à une grève du secteur public qui s'apprête à entrer dans sa troisième semaine.
La décision de Jacob Zuma intervient au moment où les travailleurs du secteur de l'eau et les industries de fabrication de pneus menacent de se joindre au mouvement.
Cette grève pour exiger des hausses de salaires a provoqué la fermeture des écoles et a obligé les hôpitaux à s'appuyer sur des médecins militaires pour continuer de fonctionner.
La principale fédération des syndicats menace d'appeler à une grève générale d'une journée jeudi, si ses revendications ne sont pas satisfaites.
Environ un million de fonctionnaires sont déjà en grève, mais ce chiffre ne représente que la moitié des membres affiliés au syndicat Cosatu .
"nous avons besoin de mettre fin à la grève le plus tôt possible"
Le porte-parole de Jacob Zuma, Zizi Kodwa ,a déclaré que le gouvernement était "confiant" qu'il pourra mettre fin à la grève dans quelques jours.
"Nous sommes préoccupés par le fait que, effectivement, la situation s'est détériorée ... et donc nous avons besoin de mettre fin à la grève le plus tôt possible et de tout remettre en ordre", a t-il dit.
«Ceux qui négocient au nom du gouvernement iront avec ce mandat, et feront en sorte que la grève s'arrête enfin."
Les travailleurs veulent une augmentation de salaire de 8,6%, et ne sont pas content de la hausse de 7% le gouvernement propose.
Le gouvernement affirme qu'il ne peut pas se permettre de proceder à des augmentations de salaire équivalant à deux fois le taux d'inflation.
Mais selon la correspondante de la BBC à Johannesburg, Karen Allen, l'appel de M. Zuma pour relancer les pourparlers a des raisons aussi bien politiques qu'économiques.
Il a beaucoup été critiqué par les travailleurs en grève qui ont denoncé le fait qu'il était parti en mission commerciale en Chine pendant que les infirmières, les enseignants et autres fonctionnaires étaient dans la rue pour exiger un salaire plus élevé.
Les discussions visant à éviter une grève doivent reprendre lundi soir.
Et même si les ministres insistent pour dire que le pays ne peut se permettre plus que l'offre proposée, le président Zuma a besoin de rétablir des relations avec les syndicats, selon notre correspondant.
Ils sont la base de son pouvoir et il voudra les avoir à ses côtés avant la tenue de la grande conférence du Congrés National Africain dans trois semaines.

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Sudan -La présidence soudanaise se bat contre la montre pour éliminer les obstacles au référendum (SYNTHESE)

(Xinhuanet 31/08/2010)
KHARTOUM -- La présidence soudanaise a entamé une course contre la montre pour éliminer les obstacles à l'organisation du référendum au Sud-Soudan, prévu pour janvier 2011.
La présidence, incarnée par le président du Soudan Omar al-Béchir et par ses deux vice-présidents Salva Kiir Mayardit et Ali Osman Mohamed Taha, a approuvé lundi matin un certain nombre de résolutions et de dispositifs pour éliminer toutes les barrières entravant la commission pour le référendum.
La présidence a pris les dispositions pour accélérer l'achèvement de la démarcation des frontières entre le nord et le sud du Soudan, et formé un comité politique conjoint pour fournir une assistance politique et technique au comité de démarcation des frontières afin qu'il achève sa mission dans les temps.
La présidence soudanaise a par ailleurs appelé la communauté internationale à tenir ses engagements et ses promesses pour l'organisation du référendum et pour la participation à sa surveillance et au maintien d'un climat propice à un référendum libre et crédible pour tous les citoyens du Sud-Soudan.
Le conseiller présidentiel Salh Abdalla a déclaré à la presse que le comité politique conjoint avait présenté une proposition pour le règlement par la présidence de la question de la désignation du secrétaire général de la commission sur le référendum et de son adjoint, notant que la présidence avait soutenu cette proposition et ainsi réglé cette question.
"La commission sur le référendum pourra débuter ses travaux exécutifs dès qu'auront été préparées toutes les procédures applicables pour organiser le référendum à la date prévue au 9 janvier 2011", a dit M. Abdalla.
Il a souligné qu'il avait été décidé que les comités techniques sur la démarcation des frontières conduiraient leurs activités de manière à ce que la cartographie obtenue corresponde aux réalités sur le terrain.
Il a ajouté que la présidence avait également appuyé la formation d'un comité politique, qui sera présidé par Salah Abdalla, du Parti du congrès national (NCP, au pouvoir) et par Pagan Amum, secrétaire général du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS) afin d'assurer la supervision et le suivi du comité de démarcation des frontières et de lui fournir un soutien politique.
Le secrétaire général du MPLS Pagan Amum a de son côté déclaré à la presse que la présidence avait établi un plan clair pour gérer les différentes situations ainsi que le processus de référendum, pour assurer une mise en uvre complète du CPA et préparer l'ambiance dans laquelle se déroulera ce référendum.
"La période à venir sera marquée par un travail commun entre le NCP et le MPLS en vue de surmonter toutes les divergences concernant la démarcation des frontières et le référendum. Nous avons souligné l'importance d'un travail continu pour gérer cette période sensible et importante", a-t-il dit.
La présidence a par ailleurs exprimé son soutien total à la commission sur le référendum dans l'exercice de ses tâches et dans l'utilisation du court laps de temps restant pour achever toutes les procédures nécessaires à l'organisation de ce référendum, a-t- il également déclaré.
M. Amum a affirmé que les deux partenaires avaient la volonté de travailler ensemble pour veiller au déroulement net et sans heurt du référendum dans la perspective d'une paix durable et du respect du choix de la population du Sud-Soudan, ainsi que pour s' assurer que ce référendum soit réalisé de manière libre et crédible sous une supervision internationale.
Parallèlement, et dans le cadre des manuvres politiques à l' approche de ce référendum, près de 700 organisations de la société civile soudanaise ont décidé de former une alliance baptisée "Arc- en-ciel" (Rainbow) afin de travailler ensemble pour générer un climat propice au déroulement du référendum au Sud-Soudan.
"L'alliance des organisations de la société civile s'est préparée à s'impliquer dans la surveillance du référendum, a déclaré lundi à la presse Al-Haj Hamad, un responsable important de cette alliance.
Il a appelé le NCP et le MPLS a assurer une atmosphère appropriée pour le déroulement de ce référendum et la mise en oeuvre complète du CPA.
Le référendum sur l'autodétermination du Sud-Soudan doit avoir lieu le 9 janvier 2011, selon les dispositions du CPA conclu entre le nord et le sud du Soudan en 2005.
Le MPLS estime que ce référendum devrait aboutir à la sécession du Sud-Soudan qui constituerait alors un État indépendant, tandis que le NCP fait campagne en faveur de l'unité et compte bien rendre cette option séduisante lors du référendum.
À l'approche du référendum, de nombreux obstacles freinent toujours les préparatifs du processus, aussi bien sur la composition ou les procédures de vote de la commission que sur le scrutin en lui-même ou sur d'autres problèmes suspens qui font toujours l'objet de litiges entre le nord et le Sud, comme les questions liées au pétrole ou aux frontières.
Récemment, une crise a éclaté entre le NCP et le MPLS sur la composition de la commission sur le référendum, et en particulier sur l'attribution du poste de secrétaire général de cette commission, une question qui reste encore à résoudre.

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Kenya, Sudan, Tchad -L'UA défend les positions du Tchad et du Kenya face au président Al Bashir

(Afrique en ligne 31/08/2010)
Dakar, Sénégal - L'Union africaine (UA) a défendu dimanche le Kenya et le Tchad pour avoir accueilli le président soudanais, Omar Al Bashir, sur leurs territoires et pour n'avoir pas coopéré avec la Cour pénale internationale (CPI) en ne procédant pas à son arrestation.
Dans un communiqué publié à Dakar, la Commission de l'UA souligne sa profonde préoccupation face aux déclarations attribuées à certains membres du conseil de sécurité de l'ONU ainsi que les décisions prises par la CPI d'informer le Conseil de sécurité et les Etats signataires du Traité de Rome de la présence du président Bashir au Tchad et au Kenya.
L'UA affirme qu'elle 's'opposera à toute tentative d'exercer une pression sur les pays africains pour saper la position commune de l'Afrique» qui consiste à ne pas coopérer avec la CPI pour l'arrestation du président soudanais pour «crime de guerre et génocide» au Darfour.
La commission de l'UA rappelle que le Tchad et le Kenya ont un grand intérêt à assurer la paix et la stabilité au Soudan et à promouvoir la paix, la justice et la réconciliation qui ne peuvent être réalisés qu'à travers l'engagement continu avec le pouvoir en place au Soudan.
Pana

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Somalie -Le président somalien sollicite le soutien international

(Xinhuanet 31/08/2010)
MOGADISCIO -- Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed a invité la communauté internationale lundi à aider son gouvernement à lutter contre les rebelles islamistes, qui lancent de nouvelles attaques à Mogadiscio, la capitale somalienne.
Dans une déclaration, le président somalien a renouvelé sa requ ête à l'endroit des membres de la communauté internationale pour qu'ils refocalisent leur attention sur la Somalie, prévenant que les "extrémistes des Shebabs intensifient leurs campagne de terreur".
"Il est assez difficilement pratique de s'attendre à ce que la Somalie seule contienne la néfaste alliance al Qaïda - Shebab alors que la Somalie sort de 20 ans de destruction et d'environnement politique chaotique," a indiqué le dirigeant somalien.
Il a affirmé que l'objectif des Shebabs va au delà de la Somalie comme l'a démontré l'attentat suicide du 11 juillet à Kampala, la capitale ougandaise. Plus de 70 personnes y avaient ét é tuées. Le groupe islamiste avait alors revendiqué l'attaque, estimant qu'elle intervenait en représailles à la présence des soldats ougandais au sein des casques bleus déployés dans le pays ravagé par la guerre.
"Dans la droite ligne des attaques suicides du 11 juillet à Kampala, le dernier attentat terroriste à Mogadiscio souligne que l'objectif des Shebabs et leurs amis terroristes est de causer un carnage dans l'ensemble de la corne de l'Afrique et au délà," a affirmé la déclaration.
Le dirigeant somalien a souligné le rôle de son gouvernement dans le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays d'Afrique de l'Est.
"Puisque le terrorisme est devenu une menace transfrontalière, le Gouvernement somalien renouvelle sa demande pour un soutien urgent," a affirmé le président somalien.
Les rebelles islamistes des Shebabs ont déclaré une guerre totale contre les forces gouvernementales et de l'Union africaine (UA) et ont lancé une attaque suicide éffrontée sur un hôtel fré quenté par les officiels gouvernementaux somaliens, tuant au moins 30 personnes et blessant des dizaines d'autres. Environ 200 personnes, essentiellement des civils, ont été tués et près de 300 autres ont été blessés depuis le début de la récente vague d'attaques.

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Côte d'Ivoire, Ghana -Industrie cacaoyère: IVOIRIENS ET GHANEENS VEULENT PESER SUR LE MARCHÉ DU CACAO

(Fraternite-Matin 31/08/2010)
La Côte d’Ivoire et le Ghana ensemble pour une économie cacaoyère durable. C’est autour de ce thème qu’une délégation de producteurs, des experts de la filière café-cacao conduite par le ministre du Commerce, Yapo Yapo Calice, et des Ghanéens du monde de la recherche et du milieu paysan ont décidé de réfléchir, à l’initiative de l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana. Pour arrêter une stratégie commune afin de peser véritablement sur le marché avec leur part de 60 % dans la production mondiale du cacao. Dr Franck Amoa, directeur du centre de recherche agronomique du Ghana et Dr Adiko, directeur des programmes au Centre national de recherche agronomique de Côte d’Ivoire ont, dans leurs exposés, indiqué l’importance du cacao dans l’économie de leurs pays respectifs. Plus d’un million de paysans cultivent le cacao qui représente entre 17 à 20 % des revenus des petits exploitants et 5,5 % du produit intérieur brut du Ghana.
Les menaces sur la production
Depuis 2003, cette culture, note Dr Amoa, a connu une croissance de plus de 30 % et son poids a constitué 37 % des recettes en devises du budget national en 2004. En Côte d’Ivoire, ce sont 600 producteurs qui font vivre directement ou indirectement 6 millions de personnes avec une production annuelle de 1.200.000 tonnes, équivalant à 40 % des recettes et à 15 % du produit intérieur brut. Mais pour combien de temps encore cette denrée continuera-t-elle de demeurer la source de prospérité de l’économie des deux pays et notamment de la Côte d’Ivoire ? Les deux panélistes ont énuméré les différentes menaces sur le cacao telles que les punaises, les mirides, le phytophtora megakaria, le swollen shoot qui occasionnent des pertes de production allant de 30 à 40 % et parfois même à la destruction totale des productions. Si bien que les plantations de cacao servent de bois de chauffe comme dans la région de Bouaflé en Côte d’Ivoire. Ils ont fait partager à l’assistance les résultats des recherches dans les deux pays. Pour maintenir puis accroître les productions, ils ont, grâce au matériel végétal introduit depuis 1978 et des pratiques culturelles modernes initiées , permis aux producteurs d’avoir le cacao baptisé par ces derniers, cacao Mercedes en l’espace de 18 mois. Devant les nouvelles exigences de la qualité, les chercheurs ivoiriens ont proposé comme réponses, avec le financement de la filière café cacao, l’amélioration génétique, la sélection d’hybrides aux producteurs qui sont résistants aux insectes et aux maladies puis la réhabilitation et la création de champs semenciers.
Mettre fin au pillage de l’économie cacaoyère
L’autre point, pour gagner le pari d’une économie cacaoyère durable est, à défaut de l’éradiquer, de contenir dans des proportions acceptables le fléau de la contrebande. Le second panel de la journée du vendredi 27 août en a stigmatisé les effets néfastes. Alhaddji Dramani Egara du Ghana et Atta du Cgfcc ont fait des études comparatives, relevé les causes de la contrebande, situé les régions où elle sévit et les voies qu’elle emprunte, avant d’en dénoncer les répercussions politiques avec des pays qui, comme le Togo, le Burkina, le Liberia, du fait de la guerre, sont devenus de gros producteurs de cacao. Une situation qui affecte sérieusement les économies du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Le Ghana reconnaît avoir perdu 100. 000 tonnes de cacao en 2009, soit 300. 000.000 de Fcfa, 180.000 tonnes en 2005, soit 200.000.000 de Fcfa puis 30.000 tonnes en 2001, soit 70.000 dollars américains. Comment endiguer ce fléau? Dans les discussions, les participants à cette conférence ont souhaité, à défaut d’avoir un seul et même système de commercialisation et de fixation de prix- car au Ghana les prix sont stabilisés alos qu’ils sont libéralisés en Côte d’Ivoire- que l’écart entre les prix soit réduit, que les deux gouvernements se saisissent de cette question et qu’ils prennent des mesures appropriées. Il a été recommandé que les systèmes de sécurité soient restructurés et que des patrouilles mixtes composées des éléments des Forces de défense et de sécurité des deux pays surveillent les frontières, que ceux des Fds qui se sont rendus coupables de complicité avec les contrebandiers subissent comme eux la rigueur de la loi. Mais la conférence a surtout reconnu l’urgence et la nécessité pour les chefs d’Etat des deux pays dont l’économie cacaoyère est pillée par des pays de la sous-région, de convoquer un sommet, comme l’a fait en 2007 Obasanjo, pour trouver une solution globale à cette question.
Franck A. Zagbayou
Envoyé spécial à Accra

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Burundi -Le président «travaille pour nous, mais surtout avec nous»

 (Le Temps.ch 31/08/2010)
Le président Pierre Nkurunziza, un Hutu réélu en juin lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, a prêté serment semedi pour un second mandat, celui de l’enracinement de la paix. Comment est-il perçu par ses concitoyens?
Kinama, l’un des quartiers périphériques de Bujumbura. Depuis 10 heures 30 ce samedi, la circulation a repris, les magasins ont levé leurs volets. Abdoul et Philippe font une pause. L’un est chauffeur et vient de Bujumbura rural, l’autre travaille à la boulangerie. Depuis l’aube, comme tous les samedis matin, ils ont participé à l’umuganda, le travail communautaire requis par les autorités. En compagnie d’autres habitants du quartier, ils ont curé le caniveau, déblayé et brûlé les immondices. Ils se moquent des paresseux qui, en ville, se sont contentés de dormir plus longtemps. Eux, ils assurent avoir répondu à l’appel du président, qui a demandé à la population de se prendre en charge.
Lorsqu’on l’interroge sur le président Pierre Nkurunziza, que beaucoup appellent «Pieter», et qui a prêté serment samedi pour un deuxième mandat, après avoir été réélu le 28 juin avec 91,6% des voix, Abdoul est intarissable: «Cet homme-là travaille pour nous, mais surtout avec nous. Je l’ai vu participer à la construction d’une école; il portait lui-même les briques et les pierres, j’ai admiré ses muscles.»
Dans ce quartier populaire, qui fut l’un des bastions du mouvement rebelle hutu FNL (Front national de libération), Philippe tempère cependant ces éloges: «Nous apprécions la sécurité, c’est vrai et aussi les nouvelles routes, les écoles que nous avons contribué à construire. Mais des jeunes du quartier sont en prison, soupçonnés de soutenir le FNL qui s’est retiré du processus électoral et dont le président Agathon Rwasa est passé à la clandestinité, car il craignait d’être arrêté.»
Dans un autre quartier populaire, Musaga, plusieurs des femmes du marché reconnaissent elles aussi les mérites du président: «Grâce à lui, dit Ermeline, mes enfants ne paient plus l’école primaire.» Sa voisine Adèle interrompt la cuisson de ses beignets pour ajouter: «Je soutiens trois enfants orphelins en province. L’école primaire est gratuite c’est vrai, mais les enseignants sont souvent en grève et l’année scolaire a du être prolongée. Quant aux cahiers et aux livres, ils restent chers.»
Dans le quartier de Buyenzi, celui dit des «Débrouillards», où se retrouvent aussi des Congolais, des Tanzaniens, tout le monde travaille. On y trouve des pièces de rechange, des marchandises «tombées des camions», des ateliers en tout genre. A l’ombre de la paroisse Saint Augustin, Léonie cuisine pour tous ces travailleurs. En 2007, elle a accouché de jumeaux, à l’hôpital Régent Charles: «J’ai dû subir une césarienne. Auparavant, on m’aurait demandé 100 000 francs burundais [ndlr: 100 dollars environ] et, si je n’avais pas pu payer, on m’aurait gardée en otage jusqu’à ce que la famille apporte l’argent. Cette fois, l’opération a été gratuite. Mais comme je ne payais pas, les médecins faisaient la tête.»
Léonie, en quelques mots, résume la situation: «C’est avec ma cuisine que je fais vivre ma famille, car il n’y a pas de travail pour tout le monde. Les jeunes, même ceux qui ont étudié, sont dans la rue. C’est dangereux, car les nombreux démobilisés pourraient avoir envie de retourner dans les maquis. Mais tout de même, il y a de l’espoir.»
Même son de cloche à Kamenge, au Centre des jeunes. Voici quelques années, ce quartier peuplé essentiellement de Hutus, était une véritable zone de guerre, autant que Kinama et Musaga, plus excentriques. Des bandes de jeunes y faisaient la loi, on tuait dans les maisons, l’armée se lançait dans de brutales opérations de pacification. Aujourd’hui, le Centre des jeunes déploie toujours ses salles de jeu, ses terrains de foot. Mais il accueille aussi des lycéens venus d’un quartier plus favorisé. Avec les gamins du quartier, Adelin, élève de 3e moderne, a fabriqué des briques durant deux semaines: «Mes camarades et moi, nous sommes contents d’avoir travaillé gratuitement, car ces briques permettront ici de construire une nouvelle école primaire.»
Dans son discours d’investiture, Pierre Nkurunziza, 45 ans, sportif accompli et ancien maquisard, a déclaré qu’il était «le premier président – sous entendu hutu – à être allé jusqu’au bout de son mandat électoral et à avoir été reconduit». Sans avoir été renversé ou assassiné…
Pour son deuxième mandat, celui de l’enracinement de la paix, il a annoncé deux chantiers d’importance: la mise sur pied d’une Commission vérité et réconciliation, afin d’examiner tous les crimes de guerre commis au cours des dernières décennies, par les uns et par les autres, et la «tolérance zéro» dans la lutte contre la corruption. Regardant droit devant lui, il a averti: «Un homme averti en vaut deux.» Dans la grande salle du palais de Kigobe, où étaient réunis élus et dignitaires, il y eut comme un frémissement.
Colette Braeckman Bujumbura

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Bénin, Ghana, Togo -Le Bénin sollicite des facilités pour le transport de son gaz domestique via le Togo

(Xinhuanet 31/08/2010)
LOME -- Le président béninois Yayi Boni a dépêché lundi son ministre du Commerce, Mme Christine Ouinsavi, au Togo en vue d'obtenir des facilités pour le convoyage, à travers ce pays, du gaz domestique acquis au Ghana voisin.
"Il y a quelques difficultés d'approvisionnement en gaz domestique" au Bénin, a confié à la presse l'émissaire Christine Ouinsavi.
Le ministre du Commerce a été reçu lundi par le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé à qui les préoccupations des autorités béninoises ont été soumises.
Il s'agit de la sollicitation de son "implication personnelle" pour des facilités de stockage et au niveau des frontières.
Le gaz acquis au Ghana doit passer par deux postes frontières togolais, le Bénin recherche alors de ce pays des facilités.
Le Bénin traversant une pénurie de gaz domestique depuis quelques temps, les autorités de ce pays ont du recourir aux pays voisins notamment le Nigeria et le Ghana pour acquérir des stocks.
Publié le 2010-08-31 09:38:33

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Madagascar -La sortie de crise s’éloigne

(Afrik.com 31/08/2010)
Expédiée en deux jours de procès, la condamnation de Marc Ravalomanana risque de constituer un nouvel obstacle aux tentatives de sortir l’île de plus d’un an et demi de crise politique. M. Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud depuis son éviction du pouvoir par Andry Rajoelina en mars 2009, a été condamné samedi par contumace par la cour criminelle ordinaire d’Antananarivo pour son rôle dans la tuerie du 7 février 2009.
« Un verdict stupide et ridicule ». C’est ainsi que Marc Ravalomanana, a qualifié samedi le dénouement de son procès sur la tuerie du 7 février 2009. Ce jour-là, la garde présidentielle avait tiré sans sommation sur une foule qui se dirigeait vers le palais abritant les bureaux du président Ravalomanana, dans le centre de la capitale, pour y porter le Premier Ministre désigné par Andry Rajoelina. Ce drame avait fait 30 morts et une centaine de blessés.
Condamné aux travaux forcés à perpétuité, l’ancien président malgache a dénoncé un procès politique qui a pour but de « l’empêcher de (se) présenter à la prochaine présidentielle » et de « troubler les pourparlers en cours en ce moment à Madagascar ». Pour Fetison Andrianirina, chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, ce jugement va « compliquer la résolution de la crise ».
Avis partagé par un diplomate occidental, qui, notant la rapidité du procès, confiait sous couvert d’anonymat dimanche à l’AFP : « Je suis perplexe sur le télescopage entre ce procès, qui mérite une enquête approfondie, et les réunions politiques sur la gestion de la transition ». Pour manifester leur désapprobation par rapport à la condamnation de M. Ravalomanana, les trois mouvances de l’opposition, menées par les trois anciens présidents Didier Ratsiraka, Albert Zafy et Marc Ravalomanana, ont promis de boycotter les concertations qui se poursuivent ce lundi dans la capitale malgache. Une action politique initiée il y a quinze jours par Andry Rajoelina afin d’essayer de sortir de la crise politique que connait le pays depuis un an et demie.
Marc Ravalomanana en appelle à la communauté internationale
Les initiateurs de cette tribune de dialogue ont d’ores et déjà indiqué que la table ronde se poursuivra avec ou sans la présence de l’opposition. La condamnation de Marc Ravolomanana semble ainsi illustrer ce qui apparaît dès lors comme un simulacre de concertation, qui ne prend pas en compte l’opposition. De plus, ce procès, que les trois mouvances voulaient voir suspendu durant les négociations entre les différents partis, ne semble pas avoir été mené de la manière la plus juste qu’il soit : une durée éclair de deux jours et une nuit, absence des avocats des accusés, vision unilatérale du drame - certains observateurs (notamment Ndimby A. dans un éditorial de Madagascar-Tribune) pensent que les personnes (dont Andry Rajoelina) qui ont initié le mouvement de foule vers le palais du président pour le soulever ont également leur part de responsabilité dans le drame. Autant d’éléments qui ont fait dire à l’issue du procès à l’avocate de l’ex-président, Me Razafimanantsoa, qu’il y avait une « violation flagrante des droits de la défense ».
Interrogé par Reuters samedi, Marc Ravalomanana en appelle à la communauté internationale d’intervenir dans la crise. « Ces accusations devraient être déclarées nulles et non avenues. C’est l’œuvre d’un régime qui abuse de sa position pour mener des vendettas politiques. Je demande à la communauté internationale de condamner cette situation et d’intervenir dans cette crise », a-t-il déclaré.
La sortie de crise politique promise par Andry Rajoelina n’est pas prête de se profiler. Bien au contraire, en essayant de museler ses adversaires, le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT), ne fait qu’exacerber les tensions entre les différents partis malgaches.
par Maxime Serignac

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Ouganda -Le président Museveni candidat à sa propre succession

(Le Monde 31/08/2010)
Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, sera candidat à l'élection présidentielle de février 2011, ont annoncé officiellement ses services lundi dans un communiqué.
"Le président Yoweri Museveni a annoncé sa candidature à la présidence du Mouvement de résistance nationale (NRM, le parti au pouvoir) et de porte-drapeau du NRM à l'élection présidentielle de 2011", indique le communiqué.
Les chances du président ougandais, âgé de 66 ans, de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2016 ont été renforcées par des dissensions au sein de l'opposition.
Le chef du Congrès du peuple ougandais (UPC) Olara Otunnu, un ancien diplomate de l'ONU, a annoncé lundi le retrait de son parti de la coalition d'opposition qui a accepté de travailler avec la commission électorale.
"Nos partenaires disent qu'ils vont participer tout en sachant parfaitement que les élections seront frauduleuses", a déclaré M. Otunnu aux journalistes.
"C'est le coeur lourd et avec beaucoup de tristesse que j'annonce que l'UPC ne peut pas travailler au sein" de la coalition, a-t-il dit.
M. Otunnu n'a cependant pas appelé au boycott, affirmant qu'il était encore possible de contraindre le gouvernement à modifier la commission électorale.
Sa décision est un coup dur pour Kizza Besigye qui devrait être le candidat à la présidentielle de la coalition d'opposition qui ne regroupe plus désormais que trois partis.
M. Besigye qui avait été battu par Yoweri Museveni aux élections de 2001 et 2006, a également échoué à rallier un autre parti de l'opposition, le parti démocrate.
L'opposition avait par le passé critiqué le commission électorale, la jugeant inféodée au pouvoir.
En février, le représentant de l'Union européenne en Ouganda avait estimé que les conditions pour des élections libres et équitables n'étaient pas réunies. Le Congrès américain avait chargé en janvier la secrétaire d'Etat Hillary Clinton de "surveiller de près les préparatifs" des élections.

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Guinée -L’ancien membre du RPG Sékou Kourouma en détention

(VOA News 31/08/2010)
« Son arrestation est purement illégal », a fait savoir son avocat, Me Abbas Bangoura qui dit ne voir aucun lien entre cette interpellation et le fait pour son client d’être un ancien compagnon d’Alpha Condé.
Sékou Souapé Kourouma, ancien membre du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti d’Alpha Condé, est empêché de quitter le territoire et gardé en détention. Cet ancien compagnon d’Alpha Condé a vu son passeport confisqué ce week-end alors qu’il tentait de se rendre à Abidjan.
Récemment, M. Kourouma a sévèrement critiqué « le passé sombre » du leader du RPG qu’il accuse d’avoir joué un rôle dans les attaques rebelles contre la Guinée entre 2000 et 2002. Alpha Condé doit affronter le 19 septembre Cellou Dallein Diallo au second tour de la présidentielle en Guinée.
« Son arrestation est purement illégal », a fait savoir son avocat, Me Abbas Bangoura qui dit ne voir aucun lien entre cette interpellation et le fait pour son client d’être un ancien compagnon d’Alpha Condé.
Par VOA
Washington, D.C. Mardi, 31 Août 2010

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R.D.C. -Un deuxième responsable d'ONG enlevé en moins d'une semaine au Nord-Kivu

(VOA News 31/08/2010)
« C’est une terreur qui est, en fait, installée par le pouvoir comme on s’approche des élections. (…) l’opposition politique a été neutralisée et les gens qui parlent encore au nom de la population, ce sont les militants des droits de l’Homme », a déclaré Doli Ibefo, directeur exécutif de l’association la Voix des Voix.
Pour le vice-gouverneur du Nord Kivu, Me Feller Lutaichilwa, « Les activistes des droits de l’Homme sont considérés comme une menace pour ceux qui constituaient des menaces pour les droits de l’Homme dans le passé.» Pour le vice-gouverneur du Nord Kivu, Me Feller Lutaichilwa, « Les activistes des droits de l’Homme sont considérés comme une menace pour ceux qui constituaient des menaces pour les droits de l’Homme dans le passé.»
Balisi Kapumba, animateur de l'ONG Action solidaire pour la paix et le développement (ASPD), a été enlevé vendredi par des hommes en uniforme à son domicile, à Goma. C’est ce qu’a fait savoir le président par intérim de la Société civile du Nord-Kivu, Thomas D’Aquin Muiti.
Trois jours auparavant, c’était le président de la société civile du territoire de Masisi, Sylvestre Bwira, qui était enlevé également par des hommes en uniformes.
Toujours à Goma, un autres membre d'ONG a été « menacé d'enlèvement », vendredi, et l'autre a vu l'enclos de son domicile « forcé par des hommes en uniformes », dans la nuit de dimanche à lundi, indique-t-on de même source.
La Radio Okapi parle de cinq militants des droits de l’homme qui sont portés disparus dans la région.
« C’est une terreur qui est, en fait, installée par le pouvoir comme on s’approche des élections. (…) l’opposition politique a été neutralisée et les gens qui parlent encore au nom de la population, ce sont les militants des droits de l’Homme », a déclaré Doli Ibefo, directeur exécutif de l’association la Voix des Voix.
Pour le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Me Feller Lutaichilwa, « Les activistes des droits de l’Homme sont considérés comme une menace pour ceux qui constituaient des menaces pour les droits de l’Homme dans le passé.»
Par VOA
Washington, D.C. Mardi, 31 Août 2010

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Sudan -Darfour: les pilotes russes libérés (officiel)

(RIA Novosti 31/08/2010)
MOSCOU, 31 août - RIA Novosti. Les trois pilotes russes enlevés dimanche au Darfour ont été libérés, annonce mardi l'agence nationale Sudanese Media Centre.
"Le gouverneur du Darfour-Sud a annoncé la libération des pilotes russes enlevés dimanche", selon l'agence.
Aucune information sur les circonstances de la libération et l'endroit où se trouvent les Russes n'a été communiquée.
Trois pilotes russes ont été capturés dimanche au Darfour (ouest du Soudan). Les employés russes de la compagnie aérienne soudanaise Badr Airlines transportaient dans un hélicoptère Mi-8 des vivres et du fret humanitaire pour le compte de la force de maintien de la paix de l'ONU au Darfour.

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Le Nigeria s'engage dans la coopération énergétique avec le Brésil

(Xinhuanet 31/08/2010)

ABUJA -- Le gouvernement nigérian a inauguré lundi le groupe de travail conjoint chargé de la coopération énergétique entre le Nigeria et le Brésil, dans le cadre des efforts visant à accélérer le développement du potentiel de l'énergie hydraulique pour "révolutionner" le secteur énergétique du pays.
Le vice-président nigérian Namadi Sambo a déclaré lors d'une cérémonie d'inauguration du groupe que l'exploration des synergies avec le Brésil a l'avantage comparatif dans divers domaines, tels que l'énergie hydraulique et d'autres énergies renouvelables et l'exploration d'énergie en mer profonde.
Il a affirmé que le Brésil a montré son intérêt dans le partenariat avec le Nigeria pour accélérer la construction de la centrale hydraulique de Zungeru.
M. Sambo a révélé par ailleurs devant son audience que dans le cadre d'un accord bilatéral avec le Brésil, le projet de la centrale hydraulique de Mambilla devrait recevoir le financement du Brésil.
L'accord entre le Nigeria et le Brésil sur la coopération énergétique a été signé lors la visite du feu président nigérian Umaru Yar'Adua au Brésil en juillet 2009.

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R.D.C. -Minerais de sang: Les sociétés installées en Belgique indexées

(Le Potentiel 31/08/2010)
Le Sénat Belge vient de relancer la polémique sur le commerce illicite des minerais exploités illégalement dans la partie Est de la RDC. Dans un rapport datant du 5 mai 2010, sa commission en charge des relations extérieures et de la défense est arrivée à relever des faits qui impliquent ouvertement la Belgique dans l’exploitation et le trafic des richesses naturelles de l’Est de la RDC.
La Belgique serait-elle devenue la nouvelle plaque tournante des minerais du sang ? En tout cas, le Sénat belge est formel sur le sujet et note dans son rapport que Bruxelles héberge les sociétés les plus dominantes du commerce des minerais exportés frauduleusement à partir de l’Est de la RDC. Le rapport, rendu public depuis le 5 mai 2010 par le Sénat belge, et dont une copie est parvenue à notre rédaction, apporte un nouvel éclairage dans les conflits récurrents qui fragilisent la partie Est de la RDC.
Le commerce illicite n’est pas alimenté que par des groupes anglo-saxons opérant au travers des sociétés écran basées dans les pays frontaliers, particulièrement au Rwanda, en Ouganda, avec quelques ramifications au Kenya et en Tanzanie. Des Organisations non gouvernementales, telles que Global Witness, s’étaient totalement investies pour amener les gouvernements occidentaux, notamment celui de la Grande-Bretagne à prendre des sanctions en vue de décourager certaines de leurs entreprises. Tout récemment, l’administration Obama a répondu à l’appel pressant des ONG internationales par la promulgation de la loi Dodd-Franck sur la réglementation du commerce des minerais en provenance des zones de conflits de l’Est de la RDC.
LES MASQUES SONT TOMBES
Ce rapport projette au devant de la scène l’autre face de la nébuleuse qui s’est créée autour de l’exploitation illicite des minerais de l’Est. Jusqu’à une date récente, la Belgique, ancienne puissance coloniale, était à l’écart du vaste commerce des minerais qui s’est développé dans la partie Est de la RDC. Personne ne pouvait la soupçonner. Cependant, le rapport de la commission du Sénat en charge des relations extérieures et de la défense qui a travaillé sur le sujet entre le 15 décembre 2009 et le 5 mai 2010 vient de lever un pan de voile sur l’implication réelle de certaines entreprises installées en Belgique dans les réseaux maffieux qui se sont développés à l’Est de la RDC.
En liminaire à ce rapport, les rédacteurs précisent : « Le groupe de travail était chargé de faire rapport de ses activités dans le courant du mois de juin 2010. À cause de la fin anticipée de la législature, le groupe de travail n'a plus été en mesure de terminer ses travaux. C'est pourquoi le présent rapport ne contient que le compte rendu des auditions qui ont été organisées ». Même si le rapport ne contient que « le compte rendu des auditions » durant la période de l’enquête, il a néanmoins l’avantage de démasquer les vrais acteurs du commerce des minerais du sang, ceux supposés alimenter la guerre à l’Est de la RDC.
Le rapport note, notamment, que « les comptoirs vendent leurs minerais à des traders. Les plus grands volumes sont exportés vers la Belgique, ce qui veut dire en pratique qu’ils sont achetés par des traders établis en Belgique en vue d’être expédiés chez des fondeurs établis en Asie. A Goma où les plus grands volumes sont exportés, les traders Traxys et Trademet, établis en Belgique, sont de loin dominants ».
Dans un autre registre, le rapport fait remarquer que « la chaîne de production, de transport et de commercialisation est très diversifiée ; elle implique de nombreux acteurs et est calibrée sur l’exportation ». Se servant généralement des éléments des Forces armées de la RDC et d’autres issus de rang de CNDP de Laurent Nkunda, depuis lors intégrés dans l’armée régulière, « des entrepreneurs belges dirigent notamment des sociétés d’exportation (WMC et MDM à Bukavu) et une importante société de transport (TMK à Goma) », rapporte le Sénat belge. « Enfin, il apparaît que la grande partie des minerais est achetée par des entreprises belges, qui servent que de courtier. N'y a-t-il pas d'autres entreprises, non belges, qui jouent ce rôle ? Ou jouent-ils ce rôle de l'autre côté de la frontière ? », s’interroge le rapport.
Par ailleurs, le rapport est stupéfait par l’implication avérée des ex-éléments CNDP brassés dans l’armée nationale. « Lorsque les FDLR ont disparu de certaines mines, elles ont été remplacées des composantes de l'armée congolaise qui viennent du CNDP. Est-ce dès lors vraiment réaliste d'avoir des fonctionnaires qui contrôlent dans les mines, alors qu'une autre composante de l'autorité de l'État vit sur ces mines ? », relève le Sénat belge.
Pour le Sénat belge, après leur brassage dans les FARDC, les éléments du CNDP contrôlent sous un sceau officiel le circuit des minerais de l’Est, de l’exploitation jusqu’à l’exportation, via la Belgique.
Concernant le circuit d’exportation des minerais de l’Est, le Sénat belge relève quelques particularités. Ainsi, pour la société Traxys, établie à Bruxelles, le rapport note qu’elle a été fondée par Arcelor Mittal et Umicore, mais elle est contrôlée par Private Equity depuis 2006. Trademet, par contre, établie à Grez-Doiceau, est une société interpersonnelle (avec une société soeur en Grande-Bretagne. « La société SDE, également établie à Bruxelles, appartient, note le rapport, au groupe américano-congolais Blattner ». « SDE, précise le rapport, fournit essentiellement des services à diverses filiales du groupe Blattner au Congo. Elle s’approvisionne exclusivement auprès du comptoir Sodexmines à Goma, qui fait partie du même groupe ». Enfin, STI, établie à Berchem, est une société, souligne le rapport, unipersonnelle. Les autres négociants, non répertoriés dans le rapport, sont Afrimex (Royaume-Uni), Tengen, AMC/Thaisarco, …
UN SECTEUR DESARTICULE
Le secteur minier dans l'Est de la RDC subit des pressions (internationales), parce que les achats de minerais financeraient des groupes armés, réguliers ou non, ce qui entretiendrait la situation de quasi-guerre dans la région. Plusieurs rapports ont soutenu cette thèse ces dernières années. Ce qui a conduit à l’appellation de minerais du sang.
En décembre 2008, le Groupe d'experts des Nations unies a cité nommément plusieurs comptoirs à Bukavu qui préfinancent des négociants, lesquels achèteraient à leur tour des minerais « contaminés » provenant des sites miniers contrôlés par les FDLR. Il s'agit des comptoirs Groupe Olive, Ets Muyeye, MDM (Mudekereza & Defays), WMC (Kitambala) et Panju.
À Goma, le comptoir Munsad (Munyarugerero) était lié au CNDP de Laurent Nkunda.
Les ONG anglo-saxonnes Global Witness (basée à Londres) et Enough (basée aux États-Unis) mènent une campagne appelant à des mesures de lutte contre ces pratiques.
La loi Dodd-Frank adoptée par le Parlement américain vise, entre autres, à interdire l'importation de minerais du sang provenant de la RDC. Aux Pays-Bas, le parlementaire du PvdA Martijn Van Dam a lancé, à la fin de l'année 2008, une pétition sur Internet destinée à appuyer un plaidoyer en faveur d'un embargo. Depuis un temps, la communauté internationale a accentué la pression pour une certification des minerais en provenance de ces zones de conflits. Par analogie avec le processus Kimberley prévu pour le secteur du diamant, il s'agirait d'octroyer des certificats aux « minerais propres », de manière à exclure les minerais contaminés des circuits agréés du marché.
Malgré les dernières révélations du Sénat belge sur l’implication des sociétés basées en Belgique dans le commerce illicite des minerais à l’Est, il y a des questions sur lesquelles l’on aimerait voir le gouvernement belge se prononcer avant qu’elle ne connaisse le sort du Congo/Brazzaville qui s’est vu exclu du processus de Kimberley en jouant un double jeu.
Bruxelles devrait montrer patte blanche, notamment en emboîtant le pas aux Etats-Unis qui ont durci leur législation en vue de décourager les entreprises qui se sont investies dans le commerce des minerais du sang dans l’Est de la RDC.
Par Le Potentiel
EDITORIAL: Minerais de guerre.
L’idée a fait du chemin, et aujourd’hui, elle est sur le point de réunir l’unanimité. De quoi s’agit-il ? Tout naturellement de la mise en œuvre du processus de traçabilité des minerais exploités dans les Grands Lacs et commercialisés à travers le monde. Commerce assorti de ce revers qui consiste en ce que les revenus de ce business ont servi à alimenter les guerres qui endeuillent cette partie de l’Afrique dont le ventre mou se trouve être la RDC.
Bien plus, les Etats de la sous-région en ont souffert profondément. C’était une vraie gangrène qui a créé et entretenu des seigneurs de guerre de tous acabits dont les velléités n’ont pas totalement disparu. Aussi en est-on arrivé à parler des minerais du sang dont des puissances étatiques et d’argent n’ont cessé de tirer profit depuis plus d’une décennie.
Ce profit, somme toute sale, s’est accompagné de la commission des massacres, des exactions et des atrocités à grande échelle sur des populations civiles innocentes. Sans compter le déplacement, voire l’errance des populations entières.
Avec le temps, l’idée de la traçabilité est en train de prendre forme. Les Etats-Unis ont voté une loi qui fait obligation aux compagnies dont les produits contiennent de la cassitérite (minerai d’étain), du coltan, du wolframite et de l’or de faire savoir au service compétent, en l’occurrence à la Securities and Exchange Commission(SEC) qu’elles se procurent ces minerais en RDC ou dans un pays voisin.
Lesdites compagnies devront aussi préciser les mesures qu’elles ont prises pour éviter que ces minerais proviennent de groupes armés congolais, coupables de massacres et d’autres atrocités.
Faisant suite à la loi américaine, les pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont projeté une rencontre au sommet en novembre prochain dans la capitale congolaise. Au menu, l’éradication de l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les Grands Lacs. A l’issue de leur réunion préparatoire, les experts de la CIRGL ont indiqué que le rendez-vous de Kinshasa sera une occasion extraordinaire pour les pays des Grands Lacs d’adopter des mesures dans le but non seulement de réprimer les pratiques qui maintiennent les conflits dans la région.
Cette démarche est l’application de l’article 9 du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, lequel recommande la mise en place d’un mécanisme régional de certification de l’exploitation, de l’évaluation et du contrôle des ressources naturelles.
Toutefois, certaines zones d’ombre persistent quant au parti que la RDC pourrait tirer réellement de ce mécanisme du fait de la suppression des barrières. Les sceptiques recommandent la prudence du côté de Kinshasa, étant le principal, sinon le seul producteur de tous les minerais dits de la guerre.
Par Le Potentiel

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lundi 30 août 2010

En Afrique du Sud, la fête du football n'est qu'un souvenir

(Le Figaro 30/08/2010)
Un mois après la Coupe du monde, Jacob Zuma doit faire face à une grève illimitée des fonctionnaires.
La trêve du football n'aura pas duré. Un mois après l'enthousiasme justifié qui a entouré l'organisation impeccable de la Coupe du monde, l'Afrique du Sud a renoué avec le quotidien et ses problèmes. Il y a deux semaines, près de 1,3 million de fonctionnaires ont commencé une grève dure pour obtenir une augmentation. Professeurs, professionnels de la santé, policiers ont cessé le travail, plongeant parfois le pays dans le chaos. Des élèves ont été chassés des écoles. Plus grave, dans les hôpitaux publics des malades ont été abandonnés à leur sort, des piquets de grève empêchant médecins et infirmières d'approcher. L'armée a dû être déployée dans plusieurs cliniques pour assurer la sécurité et les services essentiels.
Samedi, le président Jacob Zuma a réagi dans un discours où se mêlaient menaces et appels à la négociation. Le patron de l'ANC affirmait «comprendre les besoins des travailleurs» tout en jugeant «inadmissible» que l'on «abandonne des bébés dans des couveuses». Jacob Zuma s'est néanmoins dit «confiant» et assurait qu'une bonne «solution de compromis sera rapidement trouvée».
Une analyse souvent jugée optimiste. Entre les syndicats et le gouvernement, les positions demeurent éloignées. Les fonctionnaires exigent une hausse de 8,6 %, le double de l'inflation. On leur en offre 7. Jeudi, de vastes manifestations ont montré la détermination des grévistes à ne rien céder. Or, la croissance faible du pays n'autorise que peu de marge budgétaire.
Mais pour Jacob Zuma, le plus gênant est ailleurs. Le mouvement risque d'attiser les tensions politiques au sein de la coalition marquée à gauche qui soutient la présidence. Pilier de cette coalition, la Cosatu, une puissante centrale syndicale, n'écarte pas d'unir ses forces à celles des grévistes.
La Cosatu, qui bénéficie toujours de l'immense prestige de ses longues années de combat contre l'apartheid, a appelé tous les travailleurs, y compris les mineurs, à cesser le travail une journée jeudi si les revendications n'étaient pas satisfaites. Un tel arrêt sur le long terme serait dévastateur économiquement et politiquement.
Car les manifestations et les grèves sont aussi des signes de l'exaspération des Sud-Africains les plus fragiles. Si Jacob Zuma et l'ANC ont été confortablement réélus en mai 2009, la victoire semble avant tout liée à l'absence d'une opposition crédible. Seize ans après la fin de l'apartheid, les populations noires pauvres attendent toujours les bienfaits promis par le changement de régime. Le chômage touche officiellement 25 % des actifs, un chiffre qui ne reflète que peu la réalité. Nombre de travailleurs ne survivent que dans l'économie parallèle et bien des emplois, notamment ceux de la fonction publique, sont sous-payés.
Populiste, Zuma pourrait donc être tenté de céder aux revendications pour satisfaire sa base et ne pas s'aliéner les syndicats indispensables à une éventuelle réélection. Mais ces largesses lui seraient immédiatement reprochées par les économistes et les investisseurs. Pour Zuma, la trêve du football est bien finie.
Par Tanguy Berthemet
Par Tanguy Berthemet
30/08/2010

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Togo -Interview exclusive de Jean Pierre Fabre, secrétaire général de l’UFC

(Afrique Actu 30/08/2010)

Les partisans du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) ont encore battu samedi, le pavé Loméen, toujours pour protester contre la réélection du président Faure Gnassingbé le 4 mars dernier. C’est la 18e fois que le FRAC – qui a soutenu Jean Pierre Fabre de l’Union des Forces de Changement (UFC, le principal parti d’opposition) – descend dans les rues de la capitale togolaise, depuis la proclamation des résultats de ce scrutin présidentiel. Dans une interview à l’Agence Savoir News, M.Fabre a estimé que la mobilisation ne se fragilise pas, et que les objectifs seront bientôt atteints. Il a profité de l’occasion pour aborder la crise qui secoue l’Union des Forces de Changement l’UFC depuis plusieurs mois.
Savoir News : Certains observateurs estiment que les manifestations du FRAC se fragilisent de jour en jour, l’attente devenant trop grande pour vos partisans. Qu’en dites-vous ?
Jean Pierre Fabre : Ces observateurs disent plutôt le contraire de ce qu’ils voient. Le mouvement ne se fragilise pas. Je sais que l’attente est considérable et nous essayons de nous donner les moyens pour atteindre les objectifs que nous poursuivons. Nous n’avons jamais dit que c’était facile, mais nous savons que nous allons atteindre nos objectifs.
Savoir News : Des journaux parus ces derniers jours, ont affirmé que vous êtes fatigués et vous subissez la pression de vos partisans.
Jean Pierre Fabre : Lorsqu’on est devant une lutte, il est normal que, compte tenu de ce qu’on attend de vous, vous subissiez certaines pressions. Mais je sais également que les Togolais sont mûrs et ils savent que le résultat final n’est pas loin.
Savoir News : Pensez-vous que nous sommes encore à l’heure des manifestations de rues?
Jean Pierre Fabre : Je vous invite le week-end prochain à Kpalimé et à Atakpamé. Nous avons décidé d’entamer des manifestations et des meetings à l’intérieur du pays. C’est vrai, nous avons pris du retard. Nous n’acceptons plus que le mouvement de contestation soit confiné uniquement à Lomé par la seule volonté des autorités togolaises en violation de nos lois.
Savoir News : L’UFC est fortement secouée par des querelles internes. Quelle est, selon vous la porte de sortie de crise ?
Jean Pierre Fabre : Si tout le monde reconnaît que c’est un bon congrès nous y adhérerons. Mais à ce sujet, je voudrais lancer un appel à nos partisans, car ceux qui pensent qu’ils peuvent avec l’aide du RPT, organiser un faux congrès pour s’arroger le leadership de l’UFC, se trompent. Nous allons mobiliser toute la population togolaise contre eux. Nous n’avons pas besoin du RPT pour maintenir l’UFC, avec la ligne actuelle du bureau national. Nous avons uniquement besoin des populations togolaises. Nous n’avons pas peur des gamineries de nos ex-collègues et de nos ex-camarades. Je sais que je m’opposerai avec force et avec les contributions des populations togolaises à toute tentative visant à s’approprier l’UFC avec l’aide du RPT par l’organisation d’un faux congrès.
Savoir News : En Afrique on dit souvent que c’est le plus jeune qui fait le premier pas. Pensez-vous rencontrer les jours à venir, Gilchrist Olympio pour des discussions en tête-à-tête ?
Jean Pierre Fabre : Je crois qu’on se trompe en disant qu’il y a un problème Jean Pierre Fabre et un problème Gilchrist Olympio. Il y a plutôt un problème M. Olympio, qui n’a pas cru devoir se plier à ligne du parti, à la ligne du bureau national. Moi, je suis la ligne du bureau national et M.Olympio ne le fait pas, et je suis désolé. Aujourd’hui, pour qu’on puisse parler, il y a un préalable. Il faut que M.Olympio dénonce lui-même l’accord de partage qu’il prétend avoir signé avec le RPT et retire les gens qu’il a lui-même envoyé au gouvernement. Après cela, on pourra examiner l’éventualité de discuter.
Propos receuillis par Koffigan Essenyégbe ADIGBLI
par Koffigan ADIGBLI, Savoir News
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Kenya, Sudan -Le Kenya justifie son invitation au président soudanais pour la promulgation de la Constitution

(Xinhuanet 30/08/2010)

NAIROBI -- Le Kenya a expliqué dimanche son invitation adressée au président soudanais Omar el-Béhcir à assister à la cérémonie, le 27 août, par le souci d'assurer la stabilité actuelle au Soudan.
Richard Onyonka, assistant au ministre des Affaires étrangères du Kenya, a déclaré au cours d'une conférence de presse à Nairobi, a affirmé que cette invitation a pour but de profiter du nouvel élan pour la paix dans la sous-région pour promouvoir l'application de l'accord de paix au Soudan.
"Il est donc nécessaire que nous maintenons une interaction fréquente avec les deux parties de l'Accord de la paix globale", a- t-il déclaré.
Il a souligné que les problèmes de la paix, de la justice et de la réconciliation au Soudan sont mutuellment interdépendants et ne peuvent pas être séparés.
Le président el-Béchir fait l'objet de mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) qui l'accuse de crimes de guerre contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan. Samedi la CPI a informé les Nations Unies du déplacement d'el- Béchir à Nairobi.
Malgré son obligation vis-à-vis de la CPI, le Kenya a des intérêts légitimes et stratégiques dans le maintien de la paix et de la stabilité dans la sous-région et la promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation au Soudan, a souligné M. Onyonka, ajoutant que la stabilité du Soudan est liée à la paix du Kenya.
M. Onyonka a par ailleurs affirmé que le gouvernement kenyan avait reçu une lettre du président de l'Assemblée des Etats parties du Statut de Rome, qui déplore le fait que le Kenya n'a pas arrêté le président el-Béchir. Le Statut d Rome définit les règles de fonctionnement élémentaire de la CPI.
"Le Kenya réaffirme son engagement à coopérer avec la CPI", a-t- il déclaré.
Le président américain Barack Obama s'est dit "déçu" par l'accueil que le Kenya avait réservé au présidnet el-Béchir, inviant Nairobi à "honnorer ses engagements à l'égard de la CPI et à la justice internationale".
En dépit du mandat d'arrêt émis par la CPI en 2009, le président el-Béchir a visité plusieurs pays de la région qui ne sont pas membres à part entier de la CPI, y compris l'Egypte, l'Erythrée, l'Ehiopie, la Libye, le Qatar et l'Arabie saoudite.
Le Kenya est le deuxième pays membres à part entier de la CPI à accueillir le président soudanais, apèrs le Tchad.

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