jeudi 26 avril 2012

Liberia, Sierra Leone - Charles Taylor jugé coupable par la justice internationale

(Afrik.com 26/04/2012) L’ancien président du Liberia comparaissait pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Charles Taylor, l’ancien président du Liberia, a été jugé ce jeudi coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Il devient le premier ancien chef d’Etat condamné par la justice internationale depuis les peines infligées par le Tribunal de Nuremberg aux responsables nazis.
Charles Taylor, président du Liberia de 1993 à 2007, a été reconnu ce jeudi coupable par le le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Il était accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 1991 et 2001 durant la guerre civile en Sierra Leone qui a fait 120 000 morts. Charles Taylor devient ainsi le premier ex-chef d’Etat à être condamné par une juridiction internationale depuis le procès de Nuremberg. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, un tribunal spécial est mis en place pour juger les responsables nazis.
Une audience se tiendra dans les quatre à huit semaines pour déterminer la durée de la peine de l’ancien dirigeant libérien. Agé de soixante ans, Charles Taylor avait été interpellé le 24 mars en 2006 au Nigeria, près de la frontière camerounaise avant d’être incarcéré le 20 juin de la même année à La Haye.
Le Liberia, l’autre victime de Charles Taylor
Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone accuse l’ancien président d’avoir contrôlé la Sierra Leone au moyen d’une campagne de terreur afin d’exploiter les mines de diamants, des diamants dits "du sang". Durant cette période, le pays était en proie à une sanglante guerre civile. Charles Taylor est aussi accusé d’avoir soutenu les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF) en leur fournissant des armes et munitions en échange de diamants.
Charles Taylor est également accusé d’avoir commis de multiples atrocités dans son pays, le Liberia. Dans la nuit de Noël 1989, il a déclenché avec la rébellion du Front national patriotique du Liberia (NPFL), dont il a ensuite pris la tête, l’une des guerres civiles les plus atroces que le continent ait jamais connue. Entre tueries, viols, mutilations et actes de cannibalisme, l’ancien chef de l’Etat et ses hommes feront un véritable carnage. Au Liberia, Charles Taylor généralisera l’enrôlement des enfants-soldats, transformés en machines à tuer par la drogue. Près de 200 000 personnes ont péri dans cette guerre civile. Les Libériens espèrent aussi le voir juger pour ces crimes.
jeudi 26 avril 2012 / par Assanatou Baldé
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Charles Taylor : portrait d’un chef de guerre déchu
(mardi 4 avril 2006)
Charles McArthur Ghankay Taylor, l’ancien Président déchu du Liberia, a comparu ce lundi devant le tribunal spécial pour la Sierra Leone, à Freetown. Accusé d’être l’initiateur d’une guerre civile qui a fait plus de 200 000 morts dans son pays et Sierra Leone, il est poursuivi pour 17 chefs d’inculpation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Portrait de celui que beaucoup considère aujourd’hui comme l’un des plus sanglants chefs de guerre du continent.
Par Vitraulle Mboungou
Charles McArthur Ghankay Taylor, l’un des chefs de guerre les plus tristement célèbres d’Afrique, est né en 1948 à Monrovia d’un père « Kongo », descendants d’esclaves américains affranchis et installés au Liberia en 1816, au moment de sa création. Il s’est attribué, le surnom de Ghankay, le guerrier en langue gio, pour s’assurer les services de la communauté autochtone d’où était issue sa mère. Il était promis, dès son plus jeune âge, à une carrière dans la classe dirigeante d’origine afro-américaine qui représente seulement 5% de la population totale, car elle avait presque toujours été au pouvoir depuis l’indépendance du pays en1847. C’est donc naturellement qu’il part en 1970, suivre des études d’économie à l’Université de Bentley dans le Massachusetts aux Etats-Unis. Il y développe alors son goût pour la politique. Il commence d’abord à critiquer le régime du Président libérien de l’époque, William Tolbert, alors même qu’il participe à une visite organisée par le pouvoir au profit de l’Union des associations libériennes aux Etats-Unis (ULAA). Déçu par ce mouvement qu’il accuse de l’avoir mal informé sur Tolbert, il rejoint celui de l’Opposition. Mené par le sergent, Samuel Doe, ce mouvement constitué des « Natives », renverse en avril 1980, le système « Kongo ». Tolbert est exécuté et ses dignitaires fusillés pour l’exemple sur une plage de Monrovia.
Evadé d’une prison américaine
Doe, devenu Président, nomme Taylor conseiller et lui confie la direction des services généraux du gouvernement. Ce nouveau couple épuise ainsi en trois ans les fonds du Trésor public libérien. Face aux menaces des Etats-Unis, Samuel Doe, se défausse sur son complice, qu’il accuse d’avoir détourné 900 000 dollars. Il ne s’en défait pas pour autant, mieux, il le transfère au ministère du Commerce. La relation entre les deux se détériorent réellement en 1984, lorsque Taylor s’envole pour Boston où il se présente comme un opposant de Doe, qui demande alors son extradition pour l’affaire de détournement de fonds. Taylor qui comptait sur le soutien de la communauté afro-américaine, est au contraire rejetée par cette dernière qui n’a pas digéré l’épisode Tolbert. Arrêté et incarcéré à la Maison de correction Plymouth County, dans le Massachusetts, il réussit à s’en échapper pour finir en Afrique.
Il se réfugie en Côte d’Ivoire où il prépare la rébellion contre son ancien complice, Samuel Doe. Pour ce faire, il rejoint le Front national patriotique du Liberia (NPFL), dont il devient le leader. Avec ses futurs guérilleros, il s’entraîne dans des camps militaires au Burkina Faso. Après un premier assaut manqué en 1985, il déclenche dans la nuit de Noël 1989, l’une des guerres les plus marquantes d’Afrique. Les soldats du NPFL vont, en quelques mois, contrôler une grande partie du pays, mais un éclatement au sein même du mouvement armé ralentit sa conquête. Un de ses principaux lieutenants, Prince Johnson se dissocie et fonde, avec près de 1 000 hommes, le Front national patriotique et indépendant du Liberia (INPLF). Charles Taylor et ses troupes parviennent, malgré tout, à installer leurs quartiers généraux au centre du pays. En juillet 1990, ils marchent sur Monrovia. Le 27 du même mois, Taylor-Ghankay se proclame Président d’une Assemblée nationale « patriotique de reconstruction », censée diriger le pays à la place de Samuel Doe qui est assassiné deux mois plus tard, en septembre 1990, par les hommes de Johnson.
Le soutien à la sanglante rébellion du RUF en Sierra Leone
Le conflit libérien, éclaté, voit alors s’affronter au moins sept factions rivales. Le NPFL de Taylor est l’une des plus craintes, ses combattants souvent soupçonnés d’être drogués sont accusés des plus cruelles atrocités, tueries, mutilations, viols...Cette faction compte également parmi ses guérilleros, des enfants-soldats souvent enrôlés de force dans des camps d’entraînement militaires, notamment au Burkina Faso. Jusqu’en 1997, année des présidentielles, qui lui donnent 75% des voix et rendent légitime sa place à la tête du pays, Charles Taylor se charge d’éliminer un à un tous ses adversaires. Parvenu au pouvoir, il continue de combattre tous ceux qui s’opposent à lui. Il commence également un commerce d’armes avec le pays voisin, la Sierra Leone, frappé par un embargo. Il leur fournit des armes en échange de diamants qu’il met ensuite sur le marché international. Il soutient par ailleurs, le Caporal sierra léonais Foday Sankoh et sa rébellion le Front révolutionnaire uni (RUF), également à l’origine des dix années de guerre dans son pays.
Devenu Président, Taylor voit le camp de ses adversaires se fortifier. Ses troupes subissent, dans un premier temps, les offensives du groupe des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), mouvement soutenu par les Américains et le régime guinéen frontalier. Elles doivent ensuite affronter celles du Mouvement pour la démocratie au Liberia (MODEL), groupe constitué essentiellement d’anciens fidèles de Samuel Doe. Il est, parallèlement, de plus en plus isolé sur le plan international. Il se voit ainsi imposer en 2001 puis en 2003, des sanctions par le Conseil de sécurité des Nations Unies, telles qu’un embargo sur ses exportations de diamants de la guerre et de bois et l’interdiction de voyager pour lui et son équipe présidentielle. Le 4 juin 2003, le tribunal spécial de Sierra Leone l’inculpe pour sa responsabilité dans les crimes de guerre du RUF et lance contre lui un mandat d’arrêt international. Poussé dans ses retranchements, il est contraint de quitter le pays le 11 août 2003 pour un exil doré au Nigeria, mettant ainsi fin à 14 ans d’un conflit qui a fait plus de 200 000 morts et des centaines de milliers de déplacés.
Le Président nigérian Olusegun Obasanjo, ayant finalement accepté de le livrer au Liberia, le 25 mars dernier, Charles Taylor a tenté une ultime cavale qui n’a durée qu’une journée. Appréhendé à Gamboringala, dans le nord-est du pays, à la frontière camerounaise, il a immédiatement été remis aux mains des autorités libériennes, à la demande d’Obasanjo, souvent accusé de le protéger. Transféré ensuite à Freetown, il a comparu devant les juges ce lundi 3 avril, en attendant un éventuel transfert vers le Tribunal international de La Haye, aux Pays-Bas.
(mardi 4 avril 2006) / par Vitraulle Mboungou

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Mali - Le Mali se dote d'un nouveau gouvernement, désapprouvé par les pro et anti-putsch

(Le Monde 26/04/2012) Le premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, a formé mercredi 25 avril un nouveau gouvernement, composé en grande partie de techniciens et de militaires. Il aura la difficile mission de tenter de ramener la paix dans le nord du pays, occupé par des groupes armés.Les militaires qui ont pris le pouvoir détiennent les trois ministères chargés de la sécurité, en vertu d'un décret signé par le premier ministre et le président par intérim. Le reste du gouvernement se compose de civils, essentiellement des technocrates et des Maliens qui vivaient à l'étranger lors de la présidence d'Amadou Toumani Touré, que l'armée a chassé du pouvoir.
UN GOUVERNEMENT QUI "N'A RIEN DE CONSENSUEL"
Pour le Front uni pour la défense de la république et de la démocratie (FDR), la coalition des partis politiques et organisations de la société civile du Mali anti-putsch, cette nouvelle formation "n'a rien de consensuel"."Ce gouvernement a été formé en violation flagrante de l'accord-cadre" signé par les militaires auteurs du coup d'Etat du 22 mars et la médiation des pays d'Afrique de l'Ouest, qui prévoit clairement la mise en place d'un "gouvernement d'union nationale composé de personnalités consensuelles", déclare le FDR.
Le front anti-putsch dénonce notamment le fait que "les militaires y occupent des postes clés, au moment où l'accent est mis sur le retour effectif de l'armée dans les casernes". Cette coalition, qui affirme compter quarante partis politiques et cent organisations de la société civile, a toutefois indiqué qu'elle prenait acte de la formation du gouvernement de M. Diarra et qu'elle "n'entravera[it] pas" son action.
RÉSOUDRE LA CRISE DANS LE NORD DU MALI
Les nouveaux ministres seront notamment jugés "au regard des missions fondamentales et brûlantes de l'heure", dont "la défense de l'intégrité du territoire national" et "l'assistance aux populations des régions nord du Mali", sous contrôle depuis fin mars-début avril de divers groupes armés, dont des rebelles touaregs, des islamistes et des bandes criminelles.
Le FDR insiste enfin sur "la défense de la Constitution", le respect des libertés et "l'organisation d'élections régulières et transparentes dans des délais raisonnables", sans suggérer de calendrier.
"INCARNER LE CHANGEMENT"
Le front favorable au coup d'Etat militaire, le Mouvement populaire du 22 mars (MP22), estime lui aussi que "ce n'est aucunement le gouvernement d'union nationale" tel qu'appelé par l'accord-cadre du 6 avril.
Pour le MP22, "ce gouvernement ne peut nullement incarner le changement auquel aspirent fondamentalement les populations maliennes" et n'est pas en mesure de faire face "à l'occupation d'une partie" du territoire.
Il appelle "les forces vives à s'assumer et à se rassembler dans les meilleurs délais au sein d'une Convention pour la transition vers le changement". Le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a assuré qu'il veillerait "personnellement" à ce que l'accord signé avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "soit respecté dans son intégralité", et a mis en garde "tous ceux qui seront tentés d'entraver son exécution".


Le Monde.fr avec AFP

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Guinée Bissau, Mali - L'Afrique de l'Ouest lance un avertissement aux juntes au Mali et à Bissau

(Le Point 26/04/2012) Des chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest ont lancé un avertissement aux juntes du Mali et de Guinée-Bissau, à l'ouverture jeudi à Abidjan d'un sommet extraordinaire consacré aux crises qui déstabilisent ces deux pays.Des chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest ont lancé un avertissement aux juntes du Mali et de Guinée-Bissau, à l'ouverture jeudi à Abidjan d'un sommet extraordinaire consacré aux crises qui déstabilisent ces deux pays.
"Notre réaction ferme et l'engagement de nos alliés sont plus que jamais vitaux pour que notre sous-région ne bascule dans le terrorisme et la criminalité transnationale. (...) La sécurité de l'Europe et des Etats-Unis commence désormais au Sahel et dans le Golfe de Guinée", a alerté le président ivoirien Alassane Ouattara dans son discours d'ouverture.
Une dizaine de présidents, dont le chef d'Etat malien de transition Dioncounda Traoré, le Burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, et le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se sont réunis autour de M. Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, assiste au sommet, de même que le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt et des représentants de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'Algérie.
Le Mali est "dans une dynamique de transition" mais "l'autorité du pouvoir civil doit être renforcée et affirmée", a déclaré M. Ouattara.
Le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, est allé plus loin en dénonçant "les velléités de comportement autocratique des éléments de la junte".
A la suite d'un accord conclu le 6 avril entre la Cédéao et les putschistes du 22 mars à Bamako, des autorités civiles de transition ont été installées, notamment un gouvernement formé mercredi et dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra.
"corridors humanitaires"
Mais le front anti-junte a appelé l'organisation ouest-africaine à veiller au retrait "effectif" des militaires qui ont montré qu'ils n'entendaient pas se laisser mettre hors-jeu.
Le président ivoirien a également indiqué que le sommet allait examiner les moyens d'ouvrir des "corridors humanitaires" vers le nord du Mali, qui manque de vivres et de médicaments.
Cette région est depuis environ un mois sous le contrôle de rebelles touareg et d'islamistes armés, notamment Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi), contre lesquels la Cédéao a menacé menacé d'intervenir militairement en cas d'échec du dialogue.
En Guinée-Bissau, "nous ne pouvons tolérer plus longtemps cette usurpation du pouvoir par la junte" après le coup d'Etat militaire du 12 avril, a averti M. Ouattara. Les putschistes doivent "se retirer" et une transition doit "rapidement" être mise en place, a-t-il souligné.
Des discussions en début de semaine à Bissau entre une mission ouest-africaine et la junte ont échoué, échouant sur la question de la libération des anciens dirigeants détenus par l'armée, le président intérimaire Raimundo Pereira et l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, et sur le rétablissement des institutions renversées.
La Cédéao envisage d'envoyer une force de "stabilisation" dans ce pays abonné aux coups d'Etat et devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique latine et Europe.
L'ONU, l'Union africaine et l'Union européenne ont exigé le retour à l'ordre constitutionnel et menacé les putschistes et leurs soutiens de sanctions.

- Publié le 26/04/2012 à 16:10

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Liberia, Sierra Leone - Taylor, l'itinéraire sanglant d'un tyran avide et cruel

(Le Figaro 26/04/2012)
L'ex-président du Liberia, condamné jeudi pour ses crimes commis en Sierra Leone, a eu recours à la pire terreur pour s'enrichir et se hisser au pouvoir.Paradoxalement, Charles Taylor n'a pas été jugé pour ses crimes dans son propre pays, le Liberia. C'est pourtant là que ce chef de guerre prédateur a inauguré sa méthode très personnelle pour gagner une guerre civile de huit ans, de 1989 à 1997: recrutement d'enfants soldats et mise en scène d'une terreur macabre et baroque. On vit des combattants de 10 ans drogués et vêtus de robes de mariée abattre leur famille sur ordre. On vit des barrages routiers sortis d'un film d'horreur, décorés d'intestins humains et de têtes fichées sur des piques.
Même en prison, celui qui avait réussi à se faire élire en 1997 faisait toujours peur au Liberia. Craignant la colère de ses partisans, ses successeurs n'ont pas souhaité porter plainte après sa chute en 2003, date à laquelle il a été chassé par une nouvelle rébellion militaire.
C'est donc pour son implication dans le conflit sierra-léonais que Charles Taylor a été jugé et condamné. Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), situé à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, a pu établir que Taylor avait utilisé son siège de président libérien pour aider la guérilla sierra-léonaise du Revolutionary United Front (RUF) et son leader, Foday Sankoh, un ancien sergent de l'armée coloniale britannique. Sankoh n'a pas réussi à prendre le pouvoir et a fini par être, lui auss,i inculpé par le TSSL, mais il est mort avant la fin de son procès.
Massacres pour des diamants
L'alliance Taylor-Sankoh n'avait qu'un but: piller les diamants de la Sierra Leone. Selon l'accusation, Charles Taylor a reçu personnellement environ 5 000 pierres de différentes tailles.
Les combattants du RUF aimaient plaisanter. Ils proposaient à leurs prisonniers les «manches courtes» - le bras coupé au niveau du coude - ou les «manches longues» - le poignet tranché. Tout cela pour soumettre la population par la terreur et l'obliger à travailler dans les mines de diamant au profit des chefs rebelles et de Taylor lui-même.
Ce personnage de tyran africain n'est pas sorti d'un film hollywoodien, mais de la bourgeoisie libérienne. Son père appartenait à cette caste particulière d'Afro-Américains, descendants d'esclaves «rapatriés» des États-Unis pour fonder le Liberia dans le golfe de Guinée. Les nouveaux arrivants se sont empressés de dominer les ethnies locales, une faute originelle à la source des rébellions futures.
Comme bien des enfants de cette classe dominante, le jeune Taylor a été envoyé suivre des études aux États-Unis, avant de retourner au pays, où il devint fonctionnaire, chargé des achats extérieurs. Il utilisa ce poste pour détourner un million de dollars, fut renvoyé et s'enfuit en 1983 aux États-Unis. Il y fut embastillé dans une prison de haute sécurité en attendant son extradition pour le Liberia. Mais il s'en évada facilement en septembre 1985, et clama pendant son procès que sa fuite avait été organisée par la CIA.
Protégé de Kadhafi
Cet épisode ressemble à un roman d'espionnage, mais en janvier 2012 la Defence Intelligence Agency (DIA), le service de renseignement militaire américain, a reconnu que Taylor avait travaillé pour elle, confirmant les révélations du quotidien The Boston Globe.
La prochaine destination de Taylor pouvait intéresser la DIA: le prisonnier s'enfuit en Libye, où le colonel Kadhafi lui fournit un entraînement à la guérilla, comme aux «révolutionnaires» de tout poil qui affluaient à Tripoli. De là date un long soutien du Guide de la révolution libyenne, qui fournit Taylor en armes et en argent. Tout comme Foday Sankoh, le leader sierra-léonais, lui aussi protégé de Kadhafi. C'est en Libye que Taylor et Sankoh ont conclu leur pacte machiavélique.
Taylor s'installe ensuite en Côte d'Ivoire, où il fonde son mouvement, le National Patriotic Front of Liberia (NPFL). En 1989, il envahit le Liberia et déclenche la guerre civile. Au bout de 120.000 morts, il se fait élire en 1997 par une population terrorisée. Le slogan crié dans les rues par ses jeunes partisans résume sa campagne: «Taylor a tué mon père, il a tué ma mère, mais je vote pour lui.»
Son règne ne durera que trois ans. Chassé par une rébellion venue du Nord et soutenue par les États-Unis, déçus depuis longtemps, il quitte le pays et se réfugie au Nigeria. Qui finit par le livrer en 2006, sous la pression internationale. C'est la fin d'un dictateur narcissique et avide de publicité, qui téléphonait régulièrement à la BBC. Il avait entre autres déclaré sur les ondes britanniques que «Jésus-Christ, lui aussi, avait été accusé d'avoir tué beaucoup de gens».

Par Pierre Prier

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Afrique du Sud - Jacob Zuma de plus en plus déconsidéré

(Le Temps.ch 26/04/2012)
Le trublion Julius Malema a été expulsé de l’ANC. Mais le chef de l’Etat est loin d’avoir gagné la bataille pour sa réélection à la tête du parti fin 2012. S’il échoue, il ne pourra être réélu pour un second mandat présidentiel.Depuis une semaine, Jacob Zuma est tout sourire. Samedi, le chef de l’Etat, entouré de 800 invités, a pris une quatrième coépouse, Bongi Ngema. Agé de 70 ans, ce père d’une vingtaine d’enfants, marié six fois, a une nouvelle fois fait un pied de nez à la longue tradition féministe de l’ANC. Mardi soir, Jacob Zuma a eu une nouvelle raison de se réjouir, lorsque Julius Malema a été expulsé du parti. C’est la première fois dans l’histoire de l’ANC que le président de la Ligue des jeunes est excommunié.
«Juju» a eu le grand tort de traiter le président de «dictateur», le mois dernier. Mais son sort était déjà scellé depuis des mois: Julius Malema s’était fait le tonitruant porte-parole de ceux qui aspirent au renversement de Jacob Zuma en décembre prochain, lors du congrès de l’ANC. Sans un second mandat, le leader zoulou n’a aucune chance d’être reconduit à la tête de l’Etat en 2014. En septembre 2008, il avait forcé son prédécesseur Thabo Mbeki à la démission. Cette fois, c’est lui-même qui risque d’être renversé par la Ligue des jeunes et le tout puissant syndicat Cosatu, qui l’avaient porté au pouvoir.
Avec une réputation entachée par des affaires de corruption avant même son accession à la présidence, Jacob Zuma aurait dû se montrer exemplaire dans la gestion de l’Etat. Or, dès son accession au pouvoir, en mai 2009, il a favorisé les frères Gupta, deux hommes d’affaires venus d’Inde, qui ont engrangé de gros contrats. En échange, ces derniers ont offert contrats et emplois à la famille Zuma. Ils ont aussi financé le quotidien New Age, proche de l’ANC. «Le problème est que les Gupta ont refusé de partager le gâteau», pense le journaliste Moipone Malefane du Sunday Times. Au moins, sous Thabo Mbeki, les bénéficiaires des largesses du pouvoir étaient des Noirs sud-africains. De plus, alors que l’ex-président s’était bien gardé de favoriser sa région d’origine, Jacob Zuma s’est fait construire une énorme résidence dans son village natal de Nkandla, avec l’argent des contribuables.
Le chef de l’Etat a aussi promu dans les cercles du pouvoir tous ceux qui l’ont aidé à éviter un procès, après son inculpation en 2005 pour corruption – il était accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de la firme d’armement française Thales. Six de ses gardes du corps sont ainsi devenus «colonels». A la tête de la police, des services secrets et de la justice, il a nommé ses alliés, souvent incompétents, voire corrompus, et même, dans le cas de Richard Mdluli, chef de la police criminelle, soupçonné de meurtre.
Corruption et népotisme
Pire, Jacob Zuma entend limiter les pouvoirs de la Cour constitutionnelle qui, selon lui, «ne peuvent être supérieurs aux pouvoirs conférés à un mandataire par le peuple». Il a aussi fait voter une loi qui permet au ministre en charge des Services secrets de faire classer confidentiel et interdit à la publication, tout document officiel, sous risque d’une peine de prison. Avis aux journalistes. «Sous Zuma, la corruption et le népotisme ont atteint des niveaux sans précédent, dit Dirk Kotse, professeur en sciences politiques à Pretoria. Il n’a pas non plus de plan pour résoudre les problèmes économiques et sociaux. Il avait accusé son prédécesseur d’être trop proche des milieux d’affaires, mais il n’est pas différent.»
Les inégalités explosent entre la nouvelle bourgeoisie noire et les bataillons de pauvres chômeurs. Ce sont ces derniers qui soutiennent l’appel de Julius Malema à une «libération économique» qui commencerait par la nationalisation des mines. Mais les hommes d’affaires sont tout aussi critiques, comme Reuel Khoza, président de la Nedbank, qui a conspué «l’incapacité (de Jacob Zuma) à gérer les complexités du XXIe siècle».
«La présidence de Jacob Zuma a été un échec, affirme le commentateur politique Prince Mashele. Beaucoup de gens dans l’ANC sont embarrassés par sa conduite morale et son manque de leadership. Ils espèrent que le vice-président Kgalema Motlanthe, un homme respecté, lui succédera en décembre.» Jacob Zuma a réduit Julius Malema au silence. Mais même s’il peut compter sur l’appui de son fief zoulou (25% des membres de l’ANC) et des traditionalistes, il est loin d’avoir gagné la bataille.

Valérie Hirsch

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Djibouti, Ethiopie - L'Ethiopie octroie 2.000 ha de terres arables supplémentaires à Djibouti

(Xinhuanet 26/04/2012) DJIBOUTI -- L'Ethiopie vient d'octroyer à Djibouti 2.000 ha de terres arables supplémentaires, qui seront exploitées par la Ferme de GOFAR.Un accord à ce sujet a été signé mardi à Addis Abeba par l'ambassadeur de Djibouti en Ethiopi, Mohamed Idriss Farah, et les autorités éthiopiennes.
Dans le cadre de sa politique de sécurité alimentaire, Djibouti possède déjà 4.800 ha de terres arables en Ethiopie, mais également dans d'autres pays de la région, dont le Soudan (2.100 ha) et le Malawi (55.000 ha).

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Sénégal - ARRESTATION DE CHEIKH BETHIO AU SENEGAL: la fin de l’impunité pour les guides religieux ?

(Le Pays 26/04/2012) C’est l’un des défis majeurs du président sénégalais fraîchement élu, Macky Sall : la lutte contre l’impunité. Il en avait fait la promesse lors de sa campagne électorale. Et tout porte à croire qu’il est décidé à tenir cette promesse. L’un des faits qui corroborent cette thèse est sa décision de laisser la justice faire son travail suite à l’arrestation du Cheikh Béthio Thioune, accusé d’avoir orchestré des violences dans lesquelles deux talibés ont trouvé la mort. Nul n’ignore qu’au Sénégal, les chefs religieux sont puissants, voire très puissants. Sous la présidence de Abdoulaye Wade notamment, la collision entre l’exécutif et ces guides spirituels avait atteint des degrés inquiétants. L’ex-président leur avait donné de facto, une place centrale dans la République. Béthio Thioune, lui, avait des liens assez étroits avec l’ancien président. On se souvient du reste qu’il avait appelé à voter Gorgui au moment où les autres dignitaires religieux, certainement conscients de la gravité de l’enjeu pour leur pays, se refusaient à donner des consignes de vote à leurs partisans.
Justement, ses partisans et les caciques de l’ancien régime ne se feront pas prier pour crier à la chasse aux sorcières du nouveau pouvoir en place à Dakar. Ils vont probablement arguer que le guide spirituel paie, dans cette affaire, son soutien affiché à l’ex-président, Abdoulaye Wade. Dans la jungle politico-religieuse, on ne saurait éviter ce genre de supputations. C’est de bonne guerre, est-on tenté de dire. Pourvu seulement que ce ne soit pas le cas et que l’affaire soit instruite dans les règles de l’art avec toute la neutralité requise des magistrats qui y sont commis.
Comme on le sait, la justice, dans un Etat de droit comme le Sénégal, qui se respecte, ne doit pas se faire à la tête du client. Avant d’être un guide religieux, Cheikh Béthio est d’abord et avant tout, un Sénégalais soumis aux mêmes lois et règlements que les autres citoyens du pays. De surcroît, le Sénégal est un Etat laïc et la toute- puissance des chefs religieux n’est d’ailleurs pas compatible avec les valeurs républicaines. C’est dire que le statut de Béthio ne l’exonère pas de son éventuelle responsabilité pénale. Force doit rester à la loi. Pourvu donc que l’accusé ait les moyens de présenter sa défense comme il se doit et que les autorités judiciaires en charge du dossier disent le droit et rien que le droit.
Cela aussi est capital et il y va même de la crédibilité de la justice sénégalaise, mais aussi des nouvelles autorités politiques du pays. En attendant la suite de l’affaire, on peut dire d’ores et déjà que c’est un signal fort que Macky Sall donne à la société sénégalaise. Il n’est pas certain que sous Wade, au regard des accointances de l’ancien président avec les guides religieux et notamment Béthio, cette affaire aurait connu le même traitement. Ces victimes présumées seraient, peut-être, d’une manière ou d’une autre, passées par pertes et profits. Il est nécessaire que le Sénégal se donne les moyens de contenir ces guides religieux dans leur rôle spirituel. Certes, il est illusoire de vouloir éviter dans un Etat, que des chefs religieux aient une quelconque influence sur la société et sa politique.
Mais, la pratique qui consiste à ce qu’un chef religieux se croit investi du pouvoir de régenter selon ses humeurs et ses calculs, souvent égoïstes, les votes de ses sujets ou de ses disciples dans un Etat de droit, pose énormément problème. De toute façon, on sait l’effet qu’ont eu les consignes de vote de Cheikh Béthio dans la dernière présidentielle sénégalaise.
C’est peut-être une autre manière, pour les Sénégalais de marquer leur indépendance avec leurs guides spirituels, surtout ce Cheikh qui se serait illustré en naviguant à contre-courant de la volonté de changement de la majorité des Sénégalais. Cette indépendance de vote, ce choix de l’électeur en connaissance de cause et en toute conscience, il faut s’en convaincre, toute République digne de ce nom, en a besoin.
Les populations sénégalaises, tout en votant majoritairement contre Wade et ses chantiers à finir, ont aussi voté celui qui, à leurs yeux, incarnait le plus leurs projets, leurs rêves. C’est donc une lapalissade de dire qu’elles attendent des actions et des résultats. Le nouveau pouvoir est ainsi attendu sur des sujets brûlants comme la réduction du train de vie de l’Etat, la lutte contre la vie chère, la corruption, mais aussi l’impunité sous toutes ses formes. Et comme on a coutume de le dire, « le bon maçon se voit au pied du mur ». A Macky Sall et son équipe de prouver leur détermination à relever ces défis en conférant, au quotidien, un visage à leurs promesses de campagne. En tout état de cause, en annonçant qu’elles n’interféreront pas dans le travail de la justice dans cette affaire Béthio, les nouvelles autorités sénégalaises sont sur la bonne voie de la lutte contre l’impunité et pour l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

« Le Pays »

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Afrique du Sud - L'Afrique du Sud appelle à des solutions africaines aux problèmes africains

(Xinhuanet 26/04/2012) LE CAP -- Les problèmes de l'Afrique ne pourront être résolus que grâce à des solutions africaines, a déclaré mercredi au Cap la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Maite Nkoana-Mashabane.S'adressant aux membres du Parlement, Nkoana-Mashabane a exhorté les pays africains à compter sur eux-mêmes pour éliminer les conflits, parvenir à un développement économique durable, accroître l'interconnectivité continentale grâce aux infrastructures et promouvoir le commerce inter-africain.
Elle a également appelé à la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance dans les pays africains et l'offre d'une éducation, d'une sécurité alimentaire, de la santé, du logement, et de l'emploi à toutes les personnes.
Les récents événements au Mali et en Guinée-Bissau ont été un rappel des problèmes encore existants et de la fragilité de la démocratie sur le continent, a-t-elle dit. "A cet égard, nous sommes d'accord avec la CEDEAO (la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et l'UA (Union africaine) pour rejeter les changements anticonstitutionnels de gouvernement et les tendances sécessionnistes".
Elle a souligné que l'UA a pour rôle de mener les pays africains vers l'atteinte de ces objectifs.
L'UA doit faire davantage sur le développement du continent africain, y compris la lutte contre la pauvreté et la réduction de la pauvreté, de l'inégalité et du sous-développement, a déclaré la ministre.
Elle a exhorté l'UA à faire davantage pour accélérer l'intégration dans tous les domaines, en utilisant les communautés économiques régionales en tant que blocs de construction, et à défendre les intérêts africains dans les affaires mondiales.
L'Afrique du Sud s'est engagée pour "une Afrique et un monde meilleur et plus sûr", a-t-elle déclaré. "Nous allons poursuivre notre engagement dans la reconstruction post-conflit et dans l'aide de développement pour les pays dans l'intérêt de la paix, du développement et de la prospérité," a souligné la ministre sud-africaine.

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Nigeria: double-attentat meurtrier contre un journal

(RIA Novosti 26/04/2012) MOSCOU, 26 avril - RIA Novosti. Deux explosions ont secoué jeudi les locaux du journal This Day dans la capitale nigériane, Abuja, et à Kaduna (centre) faisant 37 victimes, a annoncé l'agence chinoise Xinhua.D'après les informations préliminaires, des engins explosifs auraient été déposés à l'intérieur des bâtiments de la rédaction. This Day est l'un des quotidiens les plus importants du pays.
Depuis la victoire du chrétien Jonathan Goodluck lors des élections présidentielles du 16 avril 2011, le Nigeria est en proie à une vague d'attentats. Le groupe islamiste Boko Haram, qui lutte pour une application stricte de la charia dans le pays, a revendiqué des dizaines d'attaques qui ont coûté la vie à 465 personnes en 2011.


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Guinée-Bissau: la junte au pouvoir promet de payer les salaires des agents de l'Etat dans une semaine

(Xinhuanet 26/04/2012) BISSAU -- Le commandement militaire qui a pris le pouvoir en Guinée-Bissau a promis de payer les salaires du mois d'avril des fonctionnaires dans une semaine, « dès que les négociations avec la Commission technique de la CEDEAO prendront fin », a indiqué mercredi la junte dans un communiqué de presse.
Le paiement des salaires (qui a lieu habituellement le 25 du mois) se fera après la formation du gouvernement qui en fera sa priorité, ajoute le communiqué du commandement militaire qui demande aux agents de l'Etat de faire « preuve de patience et de compréhension ».
Un sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l' Afrique de l'ouest, qui regroupe 15 pays dont la Guinée-Bissau) doit se réunir jeudi à Abidjan pour examiner la crise née du coup d'Etat militaire intervenu le 12 avril dans ce pays, à deux semaines du second tour de la présidentielle.
Ce coup de force a été condamné par la communauté internationale et par les organisations régionales africaines qui exigent le retour à la légalité constitutionnelle dans ce pays.
L'Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont suspendu leurs aides à la Guinée-Bissau. Ce pays pauvre très dépendant de l'aide extérieure est considéré comme la plaque tournante du trafic de la drogue venant d'Amérique latine et à destination de l'Europe.

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Côte d'Ivoire : Soro veut une Assemblée nationale "ni servile, ni soumise"

(Xinhuanet 26/04/2012)
YAMOUSSOUKRO -- Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, s'est engagé mercredi à Yamoussoukro (centre, 230 km d'Abidjan) à faire du parlement ivoirien qui renaît après 10 ans d'hibernation une institution "ni servile, ni soumise"."Ni soumise, ni servile, notre Institution jouera pleinement sa partition en toute indépendance, en toute honnêteté, en toute confiance, avec l'unique souci du bien-être du peuple et de l'avenir de la nation", a déclaré Guillaume Soro à l'ouverture de la première session ordinaire de l'Assemblée nationale.
Il s'est également à engagé à "lutter contre cette idée trop répandue qui voudrait que le Parlement ne soit qu'une simple chambre d'enregistrement".
"Pour le bon fonctionnement de la démocratie, le pouvoir exécutif seul ne suffit pas. Le rôle des autres Institutions, dont l'Assemblée Nationale, est tout aussi important dans la vitalité de l'Etat de droit", a-t-il poursuivi.
"L'Institution se voudrait également un cadre de confrontation des points de vue, de tous les points de vue, confrontation nécessaire pour que puissent émerger des solutions de compromis qui soient conformes à l'intérêt général", a-t-il poursuivi.
Selon lui, en démocratie, "ce n'est pas la place que peut prendre le débat, mais plutôt l'absence de débats qui constitue la pire des menaces".
La législature élue en décembre dernier compte 253 députés pour 255 sièges prévus.
Le parlement est majoritairement proche du président Alassane Ouattara.
Mardi, lors d'une session extraordinaire à Yamoussoukro, l'Assemblée nationale a procédé à l'élection des 27 membres de son Bureau.
Elle a également validé cinq groupes parlementaires dont trois issus de formations politiques, (le RDR avec 136 membres, le PDCI avec 88 membres, l'UDPCI avec 9 membres) et deux groupes indépendants (Dialogue avec 11 membres et Espérance avec 8 membres) .
De même, six commissions permanentes dont les présidents ont été désignés sont mises en place.
"Désormais, notre Assemblée Nationale dispose de tous ses organes et elle est prête à prendre sa place au coeur de la République. Je dis bien toute sa place au coeur de la République", a conclu Guillaume Soro.
La durée de la première session dont les dossiers à l'ordre du jour n'ont pas été révélés ne peut excéder trois mois.

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Guinée - Rio Tinto a constitué la coentreprise de Simandou.

(Le Figaro 26/04/2012) De concert avec le groupe chinois Chinalco et sa filiale cotée Chalco, Rio Tinto a finalisé la formation de la coentreprise de Simandou, du nom d'un important gisement de minerai de fer situé en Guinée (Conakry).Les autorités chinoises ont effectivement apporté leur aval à l'opération.
En conséquence, le consortium dirigé par Chalco a réglé 1,35 milliard de dollars à Rio Tinto.
La coentreprise de Simandou est détenue à 53% par le mineur anglo-australien, et à 47% par le groupe chinois.
Dans ce cadre, Rio Tinto et Chalco disposent d'intérêts de respectivement 50,35% et 44,65% dans le gisement de Simandou. Les 5% restants sont aux mains d'International Finance Corporation, filiale de la Banque mondiale.
La Guinée (Conakry) dispose d'une option de prise de participation qu'elle devrait concrétiser d'ici peu, ajoute le communiqué.

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Sénégal - Les pays arabes ''disposés'' renforcer leurs relations avec le Sénégal, selon un diplomate libanais

(Xinhuanet 26/04/2012) DAKAR -- L'ambassadeur du Liban à Dakar Michel Haddad a fait part mercredi de la disponibilité des pays arabes à travailler avec le gouvernement du Sénégal pour renforcer davantage leurs relations.Le diplomate libanais qui conduisait le groupe des ambassadeurs arabes accrédités au Sénégal, s'exprimait à la télévision publique sénégalaise, à sa sortie d'audience avec le nouveau chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall.
''Par cette visite, nous avons confirmé au président de la République du Sénégal, notre disponibilité de travailler avec le gouvernemen tdu Sénégal, avec les instances du Sénégal pour renforcer davantage, les relations qui existent déjà entre le Sénégal et nos pays respectifs'', a déclaré le diplomate.
Il a indiqué que les ambassadeurs arabes ont conjointement présenté leurs félicitations au président de la République « pour sa brillante élection à la tête » du Sénégal et « parler d'une seule voix pour remercier le Sénégal pour sa position exprimée à notre cause centrale qui est la cause palestinienne, et aussi envers les relations entre l'Etat du Sénégal et le monde arabe''.

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Togo - Le président togolais inaugure le centre pilote des techniques agricoles construit par la Chine

(Xinhuanet 26/04/2012) LOME -- Le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé a présidé mercredi la cérémonie d'inauguration du Centre pilote des techniques agricoles du Togo construit avec l'aide chinoise, à Zanguera, un village à plus de 30 km à l'ouest de la capitale togolaise, dans le cadre des mesures prises au Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine en 2006, a constaté l'agence Xinhua.Le Premier ministre togolais Gilbert Houngbo, des membres du gouvernement, l'ambassadeur de Chine au Togo, Wang Zuofeng, des représentants du système des Nations-Unies, des chefs traditionnels et des stagiaires du centre ont assisté à cette cérémonie.
Ce centre, d'un coût global de 3,1 milliards de francs Cfa, occupe une superficie totale de 10 ha sur lesquels 2 ha sont occupés par divers bâtiments et les huit autres sont destinés à des champs de démonstrations et d'expérimentations. Au terme de dix ans, la gestion technique et financière de ce centre pilote des techniques agricoles, aujourd"hui assurée par la partie chinoise, incombera au Togo.
"Après un an d'essai, toutes les conditions sont bien réunies pour la mise en opération de ce centre", a dit l'ambassadeur de Chine au Togo, M. Wang Zuofeng, dans son discours à cette occasion.
Il a souligné être sûr que ce Centre pilote des techniques agricoles "jouera désormais un rôle important dans la promotion et la vulgarisation des techniques agricoles chinoises " au Togo.
M. Wang Zuofeng relève que le Centre est un "autre témoin de la coopération agricole fructueuse" entre le Togo et la Chine, rassurant que la partie chinoise oeuvrera à approfondir la coopération agricole entre les deux pays et à consolider les relations d'amitié entre leurs peuples. "La Chine continuera, comme par le passé, à faire sa part de contribution au dévéloppement économique du Togo et le peuple chinois sera, pour toujours, votre ami le plus fidèle et votre partenaire de tout temps", a poursuivi le diplomate chinois.
Le ministre togolais de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, Messan Ewovor, a salué les diverses contributions de la Chine au secteur agricole togolais, soulignant que le Togo est aujourd'hui dans une bonne dynamique pour accélérer son développement.
Il a qualifié le Centre pilote d'une "preuve supplémentaire" qui aidera à améliorer le système de production agricole en matière de maïs mais surtout du riz au Togo.
Sur la culture du riz, le ministre Ewovor indique que les nouvelles techniques apportées par l'expertise chinoise permettront de développer de nouvelles variétés à haut rendement de près de 8 tonnes à l'hectare.
Selon des stagiaires du Centre pilote, il s'agit d'une expérience salutaire pour le secteur agricole togolais surtout en matière de production du riz dans laquelle le Togo connait un déficit face aux besoins du pays.
"Nous sommes à un niveau encore bas", a indiqué Bafaï Tikena, stagiaire et technicien agricole formé à l'Institut agricole de Tové au Togo. Il précise avoir appris dans ce centre des techniques nouvelles plus adéquates notamment la maitrise des facteurs climatiques dans la culture du riz, la connaissance des maladies des plants, le suivi de leur évolution et aussi l'utilisation de l'engrais au labour absente dans les pratiques au Togo.

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Congo/Agriculture : Le gouvernement encourage la création d'un « pôle de l'intensification de la production »

(Xinhuanet 26/04/2012)
BRAZZAVILLE -- Le ministre congolais de l'Agriculture, Rigobert Maboundou, a déclaré mercredi à Xinhua à Brazzaville que le Congo encourageait la création d'un pôle de l'intensification de la production, pour faire face aux besoins alimentaires de la population en forte croissance.« A côté de l'agriculture paysanne que nous protégeons, nous voulons créer un pôle attractif qui soit un pôle de l'intensification de la production qui va tirer toute l'agriculture vers le haut », a déclaré Maboundou, à l'occasion de la tenue à Brazzaville de la 27e conférence régionale de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), sous le thème « De la vision à l'action pour une agriculture africaine performante ».« Autant il faut poser le caractère indispensable de l'accès des paysans aux terres, autant avec tout ce dont on dispose, on ne devrait pas pâlir de mettre quelques petits hectares de terre aux fermiers. Pour le cas par exemple du Congo, les Sud-Africains ont eu en concession 80.000 ha. Le disponible pour le Congo est de 10 millions d'ha. Ce n'est pas parce qu'on aura mis à la disposition des Sud-Africains 80.000 ha que pour autant les paysans congolais n'auront plus de terres », a-t-il expliqué.
Ces fermiers sud-africains de la société « Congo agriculture » se sont installés depuis décembre dernier dans le département du Niari, au sud du Congo, où ils ont déjà planté sur 1500 ha du maïs et d'autres produits. Le gouvernement congolais leur a mis en concession pour 25 ans renouvelables, 80.000 ha pour l'agriculture et l'élevage, rappelle-t-on.
Selon Maboundou, « le plus important pour les gouvernements, c' est de trouver l'équilibre indispensable entre la nécessité de faire progresser l'agriculture paysanne pour la tirer vers le haut et l'obligation que nous avons de maîtriser les processus de mise à disposition des terres auprès des fermiers ».
Cette question de l'investissement dans l'agriculture familiale est au centre des travaux des experts de la 27e conférence régionale de la FAO.

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Afrique du Sud, Guinée - Une compagnie sud-africaine investit 400 millions de dollars dans l'exploitation de la bauxite à Boffa en Basse Guinée

(Xinhuanet 26/04/2012) CONAKRY -- La compagnie sud-africaine ALUFER est en train de mettre en valeur des gisements de fer de Bel air dans la préfecture de Boffa à près de 200 kilomètres de la capitale en Basse Guinée pour un investissement de 450 millions de dollars sur les 650 millions prévus pour ce projet, selon un communiqué officiel rendu public ce mercredi.Suite à des échanges que le président guinéen a eus avec une délégation de la société minière ALUFER conduite par son président Adonis Pouroulis, la délégation de ALUFER aurait annoncé au chef de l'Etat guinéen avoir déjà investit depuis 2010, date marquant son implantation en Guinée, 400 millions de dollars américains et que la production de ses mines va commencer en 2014, avec des prévisions de 15 millions de tonnes de bauxite à exporter.
ALUFER est une compagnie sud-africaine qui est en phase d'exploration des mines de bauxite dont recèle la préfecture de Boffa, employant essentiellement des nationaux.

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Pas encore de décision sur l’annulation du découpage administratif

Pour sa première sortie, Cheikh Bamba Dièye s’est rendu à Sendou, l’une des communes du département de Rufisque née du dernier découpage administratif. Il a assuré qu’aucune décision n’a été prise pour l’annulation dudit décret.

En visite, hier, dans la nouvelle commune de Sendou, le ministre des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a indiqué qu’aucune décision allant dans le sens de l’annulation du décret du découpage administratif n’a été prise. Du moins pour le moment. « Rien n’a encore été décidé et quiconque vient vous dire le contraire, prenez cela comme des contre-vérités», a dit Cheikh Bamba Dièye aux populations de cette localité anciennement rattachée à Bargny.
Toutefois, le ministre des Collectivités locales se veut rassurant. « L’Etat n’agira jamais contre l’intérêt des populations de Sendou, encore moins contre celles de Sangalkam ou des Sénégalais », a-t-il assuré, en rappelant le crédo du nouveau gouvernement : justice et équité.
Au cours de cette visite, les populations de Sendou ont plaidé pour le maintien de la commune. Elles ont estimé que ce statut a permis à leur terroir de bénéficier de plusieurs projets. De plus, les jeunes ont des facilités qu’ils n’avaient pas auparavant. Depuis son érection en commune, une cinquantaine de millions a été injectée dans le cadre du Plan national de développement local. La commune dispose également d’un marché et d’une école. Autant de raisons qui ont poussé ces populations à demander le maintien de la commune.
Cheikh Bamba Dièye a rappelé le coup de force qui a été à l’origine de ce découpage administratif et qui avait permis à l’ancien régime de détourner le suffrage des populations. Le ministre des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a promis de rendre compte fidèlement au président Macky Sall, afin qu’il puisse prendre la bonne décision sur ce découpage administratif. Cheikh Bamba Dièye se rendra lundi prochain à Sangalkam.

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Guillaume Soro : “Cette cérémonie met fin à l’hibernation de notre institution”

A l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro a dit sa vision de l’Institution dont il a désormais la charge.

Ce 25 avril 2012 est un jour exceptionnel à plus d’un titre, pour la représentation nationale de Côte d’Ivoire.
Tout d’abord, il consacre l’ouverture solennelle de la première session ordinaire de la deuxième législature de la deuxième République.
Cette cérémonie met fin à l’hibernation de notre institution après une si longue crise militaro-politique.
Vous comprendrez donc qu’il s’agit de reconstruire notre Assemblée nationale et de lui redonner son prestige d’antan.
Ce jour est tout aussi exceptionnel parce que de mémoire de parlementaire ivoirien, aussi longtemps que l’on s’en souvienne, c’est la toute première fois qu’un Président de la République, marque par sa présence distinguée, l’ouverture d’une session parlementaire.
Chers collègues,
Il est de coutume qu’à l’ouverture de chaque session, le Président de l’Assemblée Nationale invite le Chef de l’Etat. D’ordinaire, le Président choisit de se faire représenter.
Si donc, le Chef de l’Etat peut se faire représenter, il peut tout aussi bien décider d’être présent, sans écorner le principe de la séparation des pouvoirs, ni remettre en cause l’indépendance du pouvoir législatif.
Je veux dire combien l’Assemblée Nationale dans son ensemble est particulièrement honorée par votre présence du couple présidentiel, que je veux saluer avec force.
Mesdames et Messieurs,
Aussi, vous me permettrez de m’adresser en premier lieu au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA.
Vous me connaissez. Je n’ai pas l’habitude de la flatterie, ce n’est pas ma nature. Je ne suis pas non plus obséquieux, ce n’est pas mon éducation.
Monsieur le Président de la République,
Vous connaissant, je sais que vous aussi, avez horreur des discours dithyrambiques.
Mais aujourd’hui, en cet instant solennel et en ce lieu privilégié où le Pouvoir Exécutif et le Pouvoir Législatif se trouvent ainsi réunis, j’ai décidé de désobéir.
Pour une fois, souffrez que je salue votre endurance, votre persévérance en politique.
Comment ne pas voir en vous un homme d’exception ?
Comment ne pas apprécier en vous ce grand homme d’Etat, comme il s’en compte hélas bien peu de nos jours.
Votre parcours politique a été si pénible et si douloureux !
Le cheminement de votre vie si périlleux !
Vous dont la dignité a été bafouée et insultée, vous qui avez dû vous battre pour la reconnaissance de votre nationalité ! Vous dont la résidence a été entièrement brûlée, non pas seulement les murs, mais les souvenirs si précieux que vous y conserviez !
Vous qui avez dû, sous vos yeux, voir mourir vos proches (Cousins, Oncles), vos militants. Vous, l’homme politique ivoirien qui avez subi la meurtrissure de la profanation de la tombe de votre propre Mère !
Oui, Monsieur le Président, vous avez souffert. Vos enfants, votre famille également. Mais surtout, votre Epouse, Madame Dominique OUATTARA, que je veux ici saluer avec déférence et respect. Qui aurait tellement voulu être avec nous aujourd’hui.
Mes chers collègues Députés,
C’est cet homme qui, devenu président de la République démocratiquement élu, garant de l’unité nationale, a trouvé la force de pardonner et de demander pardon à la nation, au nom de la réconciliation.
Comment ne pas vous admirer ? Et pourquoi m’interdire de saluer votre humilité ?
Chers collègues,
Notre mérite, le mérite de la représentation nationale, sera de saisir au bond le message de pardon du Président de la République.
En votre nom, élus du peuple, je demande pardon, et je vous invite, dès cet instant, à aller dans les campements, dans les villages, dans les villes et professer le pardon.
Ceux dont les maisons et les biens ont été brûlés, qu’ils pardonnent !
Ceux qui se sont sentis blessés, humiliés, qu’ils pardonnent !
Ceux qui ont vu leurs proches mourir, qu’ils pardonnent aussi !
Ceux qui ont eu les tombes de leurs parents profanées, qu’ils trouvent la force de pardonner.
Oui, Monsieur le Président de la République, la nation entière vous rend hommage, comme elle rend hommage à tous ces hommes, à toutes ces femmes et tous ces jeunes qui ont perdu la vie dans notre quête commune de la démocratie.
Je pense à toutes ces victimes qui ont consenti le sacrifice suprême pour que nous soyons libres aujourd’hui.
Je garde le souvenir vivace de leur courage et de leur bravoure.
A présent, qu’il me soit permis d’exprimer notre profonde gratitude à tous les Présidents des Parlements d’Afrique et d’Europe ainsi qu’aux Représentants des Organisations parlementaires.
Par leur présence nombreuse, ils démontrent, si besoin en était, que le destin de la Côte d’Ivoire parle au cœur de tous les hommes et de toutes les femmes qui, dans le monde entier, sont épris de justice et de liberté.
Je salue également la présence de Monsieur le Premier Ministre et des membres du Gouvernement. Je les assure de la totale disponibilité de l’Assemblée Nationale, pour les accompagner étroitement.
En retour, nous comptons sur leur participation active à nos travaux.
Ainsi, pourrons-nous procéder avec eux à l’examen et à l’adoption de lois qui promeuvent le développement de l’économie nationale et garantissent aux citoyens leurs droits fondamentaux.
Il n’est pas dans mes intentions d’approfondir ici et aujourd’hui les questions pourtant brûlantes de l’insécurité, du chômage et du pouvoir d’achat : je le ferai de façon plus transparente et plus efficace quand les Députés auront pris le temps d’interroger les populations.
D’ores et déjà, le parlement salue la promptitude du gouvernement qui a pris les mesures pour apporter des réponses appropriées à ces questions.
Que la tâche soit difficile, qui s’en étonnera, quand on sait que notre pays a subi les effets d’un désordre économique et d’une gabegie sans précédent?
Et c’est ce à quoi le Gouvernement est confronté. Je demande donc à la population de faire preuve de patience. Le cap est fixé. Et je suis persuadé que nous réussirons.
L’Assemblée Nationale, se tient au côté du Président de la République et de son gouvernement pour faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020.
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions,
Les parlementaires souhaitent, dans une synergie d’ensemble, participer avec vous à l’édification d’une société ivoirienne plus juste et plus prospère.
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants d’organisations internationales,
Les élus du peuple souverain de Côte d’Ivoire vous remercient pour l’appui et le soutien de vos Institutions et Gouvernements respectifs, qui ne nous ont jamais fait défaut, surtout pendant les périodes les plus tumultueuses.
Je veux enfin remercier, tous nos invités, toutes les éminentes personnalités, civiles et militaires, d’ici et d’ailleurs, qui nous font l’amitié, de venir partager avec nous, la joie du peuple ivoirien d’avoir su triompher de tous les obstacles qui ont jalonné, sa longue marche vers la démocratie et la paix.

A chacune et à chacun d’entre vous, je dis MERCI.
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Huit morts dans l`attaque dans l`ouest ivoirien, environ 3.000 déplacés

ABIDJAN, 26 avr 2012 (AFP) - Huit personnes ont été tuées mercredi dans l`attaque du village de Sakré, dans le sud-ouest de la Côte d`Ivoire frontalier du Liberia, selon un nouveau bilan annoncé jeudi, des violences qui selon l`ONU ont entraîné le déplacement d`environ 3.000 personnes.

Il y a eu "huit morts, deux blessés et dix maisons incendiées", a-t-on appris de source militaire. Le précédent bilan faisait état de six morts.
Quatre suspects ont été arrêtés, a ajouté la source militaire.
"Cette attaque a entraîné le déplacement d`au moins 250 personnes de Sakré, et au total environ 3.000 personnes ont fui divers villages de la région", a indiqué à l`AFP Kenneth Blackman, porte-parole adjoint de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci).
La plupart des réfugiés ont rejoint la ville de Taï, à une trentaine de km au nord, a-t-il précisé.
"Tous les villages sont vides actuellement. Les villageois arrivent depuis hier à Taï à bord de bus et sont à la mairie, où une ONG a dressé des tentes dans la cour. Les déplacés sont confrontés aux problèmes de logement et de nourriture", a raconté Madeleine Pagnon, responsable des femmes de Taï.
"Les militaires circulent à travers la ville dans des 4x4, il y a aussi beaucoup d`éléments au camp", a-t-elle dit.
L`Onuci a depuis mercredi une patrouille sur place, aux côtés des Forces républicaines (FRCI, armée) et de la gendarmerie, et "a renforcé sa présence sur l`axe Taï-Sakré", a souligné M. Blackman.
Cette attaque est survenue juste après la visite du président Alassane Ouattara dans l`Ouest, de samedi à mardi. Au cours de sa tournée dans cette région meurtrie par la crise politico-militaire de 2010-2011, il a promis la fin de l`impunité et la réconciliation.
"Panique à l`Ouest!", titrait jeudi Le Nouveau réveil, quotidien proche du pouvoir.
Selon des sources militaires dans la région, des hommes armés ont attaqué notamment à la roquette le village de Sakré dans la nuit de mardi à mercredi.
L`une de ces sources a accusé "des miliciens" favorables à l`ex-président Laurent Gbagbo et "basés au Liberia".
Cette opération a eu lieu dans la zone de la forêt de Taï, frontalière du Liberia, une des régions les moins sures du pays.
Une vingtaine de personnes avaient été tuées en septembre 2011 dans une attaque attribuée par les autorités à des "mercenaires libériens".

tmo-str/eak/jlb
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Cheick Modibo Diarra : des étoiles au Palais

e monde entier le connaît comme celui qui a envoyé la sonde Pathfinder sur Mars en 1997. Au poste de Premier ministre, ce mathématicien devra faire preuve d’ingéniosité pour résoudre l’équation qui sortira le Mali de l’ornière.

De Nioro du Sahel [Ouest], où il vit le jour en 1952, aux Etats-Unis, où il s’est distingué par ses travaux, Cheick Modibo Diarra a eu un parcours exceptionnel. Son baccalauréat en poche en 1972, il part étudier les mathématiques et la physique à l’université Pierre-et-Marie-Curie à Paris, puis l’ingénierie aérospatiale aux Etats-Unis, à Washington, où il obtiendra la nationalité américaine.
En 1989, l’année où le monde bascule avec la chute du mur de Berlin, une rencontre bouleverse le destin de Cheick Modibo Diarra. Alors qu’il se destinait à une carrière d’enseignant, il rencontre deux chercheurs de la Nasa qui lui proposent d’intégrer le laboratoire de propulsion des fusées, le fameux Jet Propulsion Laboratory.
Quelques années plus tard, l’enfant de Ségou [Centre] deviendra navigateur interplanétaire. Il travaille d’abord sur le projet d’envoi de la sonde Magellan dans l’espace, un univers qui l’a toujours fasciné. En juillet 1997, son heure de gloire arrive. Diarra conçoit et envoie une sonde qui atterrit sur Mars avec à son bord un robot capable de se mouvoir, de réaliser des analyses scientifiques et de prendre des photographies de la planète rouge. La mission Pathfinder est un succès, et Cheikh Modibo Diarra acquiert une notoriété interplanétaire. Le Malien devient l’icône de tout un continent. Ses compatriotes, notamment les jeunes, en sont fiers, même s’ils ne comprennent pas très bien ce qu’est un navigateur interplanétaire…
Après ses années au service de la Nasa et des Etats-Unis, Cheikh Modibo Diarra se tourne vers son continent. Il y crée en 1999 l’association Pathfinder Foundation pour l’éducation et le développement afin de susciter l’intérêt des jeunes, en particulier des filles, pour la science. A Bamako, le nouveau Premier ministre met sur pied un laboratoire de recherche solaire. Cheick Modibo s’envolera en 2006 vers Johannesburg pour y présider le département Afrique de Microsoft. Même s’il n’a qu’un rôle protocolaire et de représentation, il continue son combat pour réduire la fracture numérique et faire profiter le continent de toutes les avancées technologiques en promouvant de nombreuses initiatives en Afrique.
En 2011, ce père de trois enfants, marié à la fille de l’ex-président Moussa Traoré [1968-1991], se lance en politique. Le 6 mars, avec la bénédiction de son beau-père, il porte sur les fonts baptismaux un nouveau parti, le Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM), dont il devient le président et qui ambitionne de construire un projet de société fondé sur l’égalité des chances pour tous les citoyens.
Cheick Modibo Diarra annonce dans la foulée qu’il sera très probablement candidat à la présidentielle de 2012. “J’ai toujours fait de la politique. Au sens étymologique, ‘politique’ veut dire ‘résolution des problèmes de la cité’. Cela ne signifie pas aller faire des discours, courir à gauche et à droite. Je pense que j’ai toujours participé à la résolution des problèmes de la cité, et je continuerai à résoudre autant de problèmes que je peux”, dit-il. La tâche ne sera sans doute pas facile pour ce Premier ministre “de consensus”, pourtant nommé sans que la classe politique et la société civile aient été consultées.

© Courrier international 2012

L'Afrique de l'Ouest lance un avertissement aux juntes au Mali et à Bissau

Des chefs d'Etat de l'Afrique de l'Ouest ont lancé un avertissement aux juntes du Mali et de Guinée-Bissau, à l'ouverture jeudi à Abidjan d'un sommet extraordinaire consacré aux crises qui déstabilisent ces deux pays.

"Notre réaction ferme et l'engagement de nos alliés sont plus que jamais vitaux pour que notre sous-région ne bascule dans le terrorisme et la criminalité transnationale. (...) La sécurité de l'Europe et des Etats-Unis commence désormais au Sahel et dans le Golfe de Guinée", a alerté le président ivoirien Alassane Ouattara dans son discours d'ouverture.
Une dizaine de présidents, dont le chef d'Etat malien de transition Dioncounda Traoré, le Burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, et le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se sont réunis autour de M. Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, assiste au sommet, de même que le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt et des représentants de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'Algérie.
Le Mali est "dans une dynamique de transition" mais "l'autorité du pouvoir civil doit être renforcée et affirmée", a déclaré M. Ouattara.
Le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, est allé plus loin en dénonçant "les velléités de comportement autocratique des éléments de la junte".
A la suite d'un accord conclu le 6 avril entre la Cédéao et les putschistes du 22 mars à Bamako, des autorités civiles de transition ont été installées, notamment un gouvernement formé mercredi et dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra.
"corridors humanitaires"
Mais le front anti-junte a appelé l'organisation ouest-africaine à veiller au retrait "effectif" des militaires qui ont montré qu'ils n'entendaient pas se laisser mettre hors-jeu.
Le président ivoirien a également indiqué que le sommet allait examiner les moyens d'ouvrir des "corridors humanitaires" vers le nord du Mali, qui manque de vivres et de médicaments.
Cette région est depuis environ un mois sous le contrôle de rebelles touareg et d'islamistes armés, notamment Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi), contre lesquels la Cédéao a menacé menacé d'intervenir militairement en cas d'échec du dialogue.
En Guinée-Bissau, "nous ne pouvons tolérer plus longtemps cette usurpation du pouvoir par la junte" après le coup d'Etat militaire du 12 avril, a averti M. Ouattara. Les putschistes doivent "se retirer" et une transition doit "rapidement" être mise en place, a-t-il souligné.
Des discussions en début de semaine à Bissau entre une mission ouest-africaine et la junte ont échoué, échouant sur la question de la libération des anciens dirigeants détenus par l'armée, le président intérimaire Raimundo Pereira et l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, et sur le rétablissement des institutions renversées.
La Cédéao envisage d'envoyer une force de "stabilisation" dans ce pays abonné aux coups d'Etat et devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique latine et Europe.
L'ONU, l'Union africaine et l'Union européenne ont exigé le retour à l'ordre constitutionnel et menacé les putschistes et leurs soutiens de sanctions.

.liberation.fr

Sierra Leone : l'ancien président libérien Charles Taylor condamné

Reconnu coupable jeudi de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre entre 1996 et 2002 par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), l'ancien président du Liberia est le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis Nuremberg.

L'ancien président du Liberia Charles Taylor, 64 ans, a été reconnu coupable jeudi à La Haye de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone entre 1996 et 2002. Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), mis en place spécialement par la justice internationale pour juger les crimes commis pendant la guerre civile (1991-2001) qui a fait 120.000 morts, lui reproche notamment d'être intervenu lors du conflit pour mettre en œuvre une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de son voisin afin d'exploiter ses diamants.

Sierra Leone : Charles Taylor plaide non coupable
L'ex-président Taylor jugé pour crimes de guerre
Sierra Leone : dix ans de cauchemar au tribunal
Liberia : qui se cache derrière la guerre ?
1min 49s Le témoignage-clé de Naomi Campbell au procès Taylor - 1min 49s Sierra Leone : Charles Taylor plaide non coupableL'ancien dictateur libérien, extradé du Nigeria la semaine dernière, avait financé la rébellion lors de la guerre civile en Sierra Leone qui a fait 120 000 morts entre 1991 et 2001. Il est accusé de crimes contre l'humanité.
Publié le 03/04/2006 L'ex-président Taylor jugé pour crimes de guerreDès l'ouverture de son procès, lundi à La Haye, il a refusé de comparaître devant ses juges.
Publié le 04/06/2007 Sierra Leone : dix ans de cauchemar au tribunalLa cour spéciale chargée de juger les crimes commis pendant la guerre civile en Sierra Leone a commencé ses audiences jeudi. Mais alors que les chefs rebelles et leurs soutiens sont morts ou en fuite, beaucoup estiment que les vrais coupables ne seront pas jugés.
Publié le 03/06/2004 Liberia : qui se cache derrière la guerre ?Alors que les combats font rage au c?ur de Monrovia, Charles Taylor est poussé à quitter le pouvoir par la communauté internationale. tf1.fr fait l'inventaire du rôle important tenu par les voisins du Liberia dans la guerre civile.
Publié le 23/07/2003 Liberia : négociations au point mortLe président libérien Moses Blah et les rebelles ne sont pas parvenus à s'entendre sur la composition des futures autorités du pays. A Monrovia, la population exsangue a bénéficié des premières aides alimentaires.
Publié le 17/08/2003 Le témoignage-clé de Naomi Campbell au procès TaylorCharles Taylor, ancien président libérien, est jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à La Haye. Naomi Campbell est soupçonnée d'avoir accepté en cadeau des diamants, des pierres jugées "sales".
Les troupes de Charles Taylor avaient notamment combattu aux côtés des rebelles sierra-léonais, que l'ex-président libérien dirigeait en sous-main en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants. La peine infligée à Charles Taylor, qui avait plaidé non-coupable, sera prononcée le 30 mai -il risque la perpétuité. Il la purgera ensuite dans une prison du Royaume-Uni.
Cris de joie à Freetown
Ce jugement du TSSL est le premier jugement contre un ancien chef d'Etat rendu par la justice pénale internationale depuis celui prononcé en 1946 par le tribunal militaire international de Nuremberg contre Karl Dönitz, commandant en chef de la marine allemande. Celui-ci, qui avait succédé à Adolf Hitler à la fin de la Seconde guerre mondiale, avait été condamné à dix ans de prison pour crimes de guerre.
Le procès de Charles. Taylor avait été délocalisé en 2006 aux Pays-Bas par le Conseil de sécurité de l'Onu. A Freetown, la capitale de la Sierra Leone, des cris de joie ont accueilli le verdict de culpabilité.

le 26 avril 2012 à 15:15
lci.tf1.fr

mercredi 25 avril 2012

La CPI surveille le Mali

(BBC Afrique 24/04/2012)

Différents groupes auraient commis des crimes graves dans le nord du Mali.
La Cour pénale internationale suit "attentivement" la situation au Mali et se prononcera bientôt sur le bien-fondé d'un examen préliminaire dans ce pays.
Dans un communiqué, la Cour pénale internationale (CPI) indique que le bureau du procureur Luis Moreno Ocampo a suivi attentivement la situation au Mali depuis que des affrontements ont éclaté autour du 17 janvier.
Mots-clésMali, CPI
"Selon différentes sources, y compris des fonctionnaires de haut rang des Nations Unies, des crimes tels que des meurtres, des enlèvements, des viols et l'enrôlement d'enfants soldats, auraient été commis par différents groupes dans la partie nord du pays", poursuit le texte.
Le Mali a signé, en 2000, le traité créant la Cour pénale internationale.
Cette-dernière a donc compétence pour poursuivre les auteurs de génocides, de crimes contre l'Humanité et de crimes de guerre qui y auraient été commis.
En créant un vide politique, le coup d'état du 22 mars, qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, a ouvert la voie à une progression éclair de mouvements armés, touaregs et islamistes.
Ces-derniers menaient depuis mi-janvier une lutte contre l'armée malienne dans le Nord et ont pris des otages.
Une dizaine d'examens préliminaires sont actuellement menés par le bureau du procureur, notamment en Afghanistan, en Colombie, en Guinée et en Géorgie.
Ils ont pour but de déterminer si toutes les conditions sont remplies pour l'ouverture d'une enquête de la Cour pénale internationale.

Dernière mise à jour: 24 avril, 2012 - 15:48 GMT
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Sénégal : Cheikh Bethio Thioune arrêté pour meurtre

(Afrik.com 24/04/2012)

Le guide religieux mouride Cheikh Bethio Thioune a été interpellé lundi soir suite aux meurtres de deux de ses disciples. Il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Thiès, au nord-est de Dakar.
Cheikh Bethio Thioune est dans une sale affaire. Le guide religieux mouride à la réputation sulfureuse a été interpellé lundi soir puis placé en garde à vue à la gendarmerie de Thiès au nord-est de Dakar, suite à la découverte des dépouilles de deux de ses talibés (disciples, ndlr), a confirmé l’agence de presse sénégalaise (APS). Onze de ses disciples ont également été arrêtés.
Selon Ibrahima Ndoye, le procureur de Thiès chargé de l’enquête, les deux victimes Bara Sow et Ababacar Diagne ont été battues à mort sur ordre du guide religieux qui souhaitait qu’ils soient corrigés. Les victimes qui avaient été bannies par ce-dernier se rendaient à son domicile pour lui porter à nouveau allégeance et bénéficier de ses prières. Mais une quinzaine de talibés les ont pris à partie, les empêchant d’accéder à la résidence. Après avoir été tués, les deux jeunes hommes ont été enterrés à 1,5 km du village de Samba Laobé. « Aucune liberté ne permet de violer la sacralité de la vie humaine », a rappelé le procureur, ajoutant que « la justice ne peut admettre ce type de comportement, pour ôter la vie à des citoyens, avec une violence inouïe et barbare ». L’enquête se poursuit pour indiquer le degré d’implication du guide religieux dans ces meurtres, a précisé le procureur. Plusieurs de ses disciples ont manifesté ce mardi matin dans les rues de Thiès pour protester contre l’arrestation de leur marabout. La manifestation a rapidemment été dispersée par les gendarmes.
« Béthio, la chute ! »
L’interpellation de Cheikh Bethio Thioune a fait l’effet d’une bombe. L’affaire est à la une de la presse sénégalaise qui a multiplié les commentaires. « Béthio, la chute ! », a titré le journal L’Enquête. Et le journal de s’interroger : « Qui l’eut cru ? », « A qui le tour ? car il y a beaucoup qui devraient répondre de leur acte ou présumé acte mais qui sont en train de se pavaner en toute liberté ». Même son de cloche pour La Tribune qui titre « Le monde s’effondre sur Béthio Thioune ». Son concurrent L’Observateur va même plus loin, indiquant que le guide religieux a été « déshabillé par le Procureur Ibrahima Ndoye ». Le quotidien qui ne mâche pas ses mots ajoute « sur ordre de Bethio Thioune, les corps de Bara Sow et Babacar Diagne ont été traînés sur 1,5 km dans la brousse avant d’être enterrés dans des trous de rat ».
« Le guide des thiantacounes risque gros »
« Macky à l’épreuve de l’affaire Béthio », lit-on sur la une de Walfadjri. Le quotidien se demande, quant à lui, « jusqu’où ira la justice sénégalaise dans le dossier Cheikh Béthio Thioune ». Le journal met notamment en exergue le soutien apporté par le guide religieux à Abdoulaye Wade lors des présidentielles de 2007 et 2012. « Il y a de fortes chances que le nouveau régime de Macky Sall, qui tient entre ses mains la première affaire judiciaire, ne fléchisse pas face aux pressions des chefs religieux qui pourraient être tentés d’intercéder pour Cheikh Béthio Thioune et ses disciples (…) », indique Walfadjri. « Le guide des thiantacounes (le nom de son groupe religieux, ndlr) risque gros face à un régime qui a juré de mettre fin à l’impunité au Sénégal », ajoute le journal. Cette promesse sera-t-elle tenue ? Les Sénégalais qui suivent minutieusement le déroulement des évènements attendent les nouvelles autorités au tournant.
Si l’implication de Cheikh Béthio Thioune dans cette affaire est prouvée, elle pourrait bien bousculer les mentalités dans un pays où les guides religieux sont « intouchables », bénéficiant d’une immunité infaillible en raison de leur statut.

mardi 24 avril 2012 / par Assanatou Baldé
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Ouganda - Le parti au pouvoir bloque les appels au rétablissement de la limite sur les mandats présidentiels

(Xinhuanet 24/04/2012)

KAMPALA, 24 avril (Xinhua) -- Le Mouvement de Résistance nationale (NRM), le parti au pouvoir en Ouganda, a bloqué les appels au rétablissement de la limite de deux mandats de cinq ans pour la fonction de président.
Le Comité exécutif central (CEC), l'organe décisionnel suprême du parti dirigé par le président Yoweri Museveni, a averti dans une déclaration publiée mardi à Kampala que tous les législateurs qui chercheraient à restaurer la limite sur les mandats présidentiels, s'exposeraient à des sanctions disciplinaires.
La décision du parti au pouvoir est survenue presque une semaine après que Gerald Karuhanga, un législateur indépendant, eut annoncé son intention de remettre un projet de loi au parlement pour demander un amendement constitutionnel destiné à restaurer la limite sur les mandats présidentiels.
Cette limite a été abrogée en 2005, faisant de l'Ouganda le seul pays d'Afrique de l'Est sans limite de mandats présidentiels.

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La Chine endosse le rôle de médiateur entre Soudan et Soudan du Sud

(L'Express 24/04/2012)

Pékin est contraint à un délicat excercice d'équilibre entre le Soudan et le Soudan du Sud. Ces derniers jours, la Chine appelé maintes fois les deux parties à "reprendre le dialogue dès que possible".
La Chine, premier client de l'or noir soudanais, a profité de la visite du président sud-soudanais Salva Kiir pour appeler les deux parties à faire preuve de calme et à coopérer ensemble.
Le président sud-soudanais Salvaa Kiir s'est rendu ce mardi en Chine. Le pays est forcé de faire le médiateur entre Khartoum et Juba du fait de ses intérêts pétroliers dans la région.
Le chef d'Etat de la jeune nation -la partition du Soudan remonte à juillet 2011- était reçu pour l'occasion au Grand palais de l'Assemblée du Peuple, quelques heures après avoir inauguré à Pékin la première ambassade du Soudan du Sud.
La Chine, alliée du Soudan et client du Soudan du Sud
Principal allié d'un Soudan isolé diplomatiquement depuis les années 90, et son premier partenaire économique, Pékin a aidé Khartoum à devenir un important exportateur de pétrole. Mais la Chine s'approvisionne aussi en or noir auprès du Sud.
La visite cette semaine en Chine de Kiir pourrait avoir des retombées positives en raison des investissements de Pékin dans la région, qui contraignent le pouvoir chinois à tenter de calmer le jeu entre les parties. Pékin est le premier client de l'or noir soudanais, qui est un enjeu majeur dans le conflit armé entre Khartoum et Juba.
"Nous espérons que les deux pays vont parvenir à résoudre leur conflit par le dialogue et les consultations, en se gardant d'actes susceptibles d'aviver les tensions", a déclaré ce mardi le porte-parole de la diplomatie chinoise Liu Weimin. "Les compagnies pétrolières chinoises et leurs partenaires sont engagés dans des projets majeurs au Soudan et au Soudan du Sud. Nous estimons que leurs droits et intérêts légitimes doivent être protégés efficacement", avait-il insisté la veille.
La position de Pékin "est de promouvoir le dialogue et de pousser pour la paix," a expliqué Li Guangyi, professeur à l'Institut des études africaines de l'université de Xiangtan (centre de la Chine).
Nouveaux bombardements au Soudan du Sud
L'aviation soudanaise a bombardé dans la nuit plusieurs régions pétrolifères frontalières du Soudan du Sud, a affirmé Taban Deng, le gouverneur de l'Etat sud-soudanais d'Unité, frontalier du Soudan.
Les bombardements, qui ont fait plusieurs blessés civils et militaires, ont continué jusqu'aux "première heures", a ajouté le gouverneur, précisant que les frappes les plus profondes avaient été recensées à environ 25 km de la ligne de front, à la frontière non démarquée entre les deux Soudans.
Khartoum dément systématiquement toute frappe aérienne en territoire sud-soudanais, dont certaines ont pourtant été confirmées par l'ONU et des journalistes.

Par LEXPRESS.fr, publié le 24/04/2012 à 17:53
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mardi 24 avril 2012

Au Mali, «il est encore difficile de dire qui contrôle quoi»

(Liberation 23/04/2012)

Interview Dans le nord du pays, passé aux mains des rebelles, la confusion rend très difficile l'acheminement de l'aide humanitaire, témoigne un responsable du CICR pour la région.
Manque d’eau, de nourriture, de médicaments, de carburant... La situation humanitaire est très critique au nord Mali, isolé depuis le coup d’Etat du 21 mars suivi de l’offensive des rebelles touaregs et des groupes islamistes. Une délégation de la Croix-Rouge malienne a pu acheminer ce samedi cinq tonnes de vivres et des médicaments à Tombouctou. Mais l’accès à l’aide reste difficile et ponctuel, rapporte Jürg Eglin, chef de la délégation régionale du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour le Mali et le Niger. Il est basé à Niamey, la capitale nigérienne.
Le CICR a-t-il accès aux villes du nord passées sous contrôle rebelle ?
Nous étions présents à Gao, principalement, avec des sous-structures à Kidal et Tombouctou. Il y a eu beaucoup de pillages, surtout à Gao, si bien que très vite nos équipes n’ont plus eu les moyens d’agir. Les personnels non-nationaux ont été évacués. Mais nous n’avons jamais complètement quitté les lieux, il reste une petite équipe d’une demi-douzaine de personnes à Gao. Nous sommes aussi en train de nous installer à Mopti (ville charnière entre le nord et le sud). Et une équipe de santé avec un chirurgien nigérien est en route aujourd’hui même pour Tombouctou. Les pillages ont visé les lieux publics, tout ce qui n’est pas propriété privée : institutions, mais aussi hôpitaux. Il y a eu beaucoup de dégâts. L’accès au soin est donc devenu extrêmement limité pour les malades, les femmes enceintes, les urgences...
Circuler est-il dangereux pour les humanitaires ?
La Croix-Rouge malienne et le CICR ne sont pas directement visés en tant que tels. Il n’y a a pas de rejet, nous sommes au contraire plutôt les bienvenus. Et la circulation reprend peu à peu. Cela dit, nous essayons pour le moment de rester discrets, en avançant par petites étapes, dans des voitures banalisées... Le rapport de force reste confus, il est encore difficile de dire qui contrôle quoi, la région reste très volatile. Dans ces conditions, il est difficile pour nous de développer une action d’ampleur.
Pour le moment, nous avons surtout pu faire acheminer du carburant à la centrale électrique de Gao et des médicaments à l’hôpital, qui avait été complètement pillé.
Quels sont les principaux besoins ?
Dans le contexte urbain, l’urgence première est l’eau. Du fait du manque de carburant et d'électricité, les stations d'épuration et les différents forages qui permettent la production d’eau potable ne peuvent plus fonctionner correctement.
Ensuite, il y a des besoins en médicaments et matériel médical. Sur le plan alimentaire, l’interruption des flux commerciaux naturels entre le nord et le sud du pays (céréales, bétail...) devient très préoccupant, d’autant que la région était déjà fragilisée par la crise alimentaire qui touche le Sahel.
Enfin, nous sommes très inquiets du sort des dizaines de milliers de déplacés à l'intérieur du pays depuis le début des troubles, et qui n’ont plus d’assistance. On ne sait pas trop où ils sont. Ils sont difficilement accessibles et en sont réduits à la débrouille.
Peut-on évaluer le bilan humain ?
Il y a eu quelques morts et quelques blessés dans des confrontations directes, mais c'est finalement relativement peu (même si c’est déjà trop) au regard de l’ampleur du bouleversement que connaît la région.
On parle d’un certain nombre de viols ?
Il y a sans aucun doute eu des abus, mais il est impossible aujourd’hui de confirmer des viols à grande échelle.
Appelez-vous à l’instauration de couloirs humanitaires ?
Des couloirs humanitaires impliquent une logique de force. C’est pourquoi nous préférons parler d'«espace humanitaire». Nous avons discuté de cela avec les différentes parties, et les échanges sont plutôt positifs. Mais pour le moment les garanties de sécurité ne sont pas réunies.

recueilli par
Par CORDÉLIA BONAL
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BISSAU - Jusqu’à quand la junte tiendra-t-elle ?

(Le Pays 23/04/2012)

La junte bissau-guinéenne est dos au mur. Après les condamnations qui ont fusé de toutes parts, elle est désormais menacée de sanctions par l’ONU et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Et cerise sur le gâteau, Manuel Serifo Nhamadjo qui avait été coopté pour diriger la transition, a fini par tourner casaque, estimant que la transition proposée par la junte sortait de toute légalité.
Rappelons que Manuel Serifo Nhamadji était arrivé en troisième position à l’issue du premier tour de la présidentielle bissau-guinéenne, et ce après Carlos Gomez Junior et l’ancien président Kumba Yala. En refusant de participer à un processus de transition jugé « illégal », Serifo Nhamadjo démontre qu’il ne veut pas accéder au pouvoir par le biais d’un coup d’Etat, du reste, condamné par la communauté internationale. En bon démocrate, il ne pouvait pas mieux faire, même si les circonstances du refus de sa participation au processus de transition, laissent penser que les menaces de sanction de l’ONU y sont pour quelque chose.
Reste maintenant à savoir l’impact que cette reculade peut avoir sur l’équipe de transition mise en place par la junte et qui prévoit l’organisation d’élections générales au bout de deux ans. Une décision d’ailleurs trop grave, selon le médiateur mandaté de la CEDEAO, Alpha Condé qui a sitôt fait d’annuler le mini-sommet prévu à Conakry ce lundi 23 avril pour attendre le sommet du jeudi 26 avril à Abidjan. Autant dire que la junte bissau-guinéenne est cernée de toutes parts, même si elle donne l’impression de faire toujours la pluie et le beau temps. Jusqu’à quand tiendra-t-elle dans ce concert de condamnations auxquelles s’ajoutent désormais des fissures au sein de ses propres rangs ?
A dire vrai, il est temps que la communauté internationale arrête de se faire narguer par des putschistes qui n’ont d’autres soucis que de protéger leurs propres intérêts. N’était-ce pas déjà assez que la Guinée Bissau souffrît de l’incurie de ses dirigeants pour en être aujourd’hui réduite à vivre sous la férule de soldats d’opérette qui ne sont rien moins que des narcotrafiquants ? Sans doute que l’épique héros de la résistance africaine, Amilcar Cabral, s’émeut du fond de sa tombe de voir la patrie qu’il a bâtie au prix de sa vie, aller à vau-l’eau.
On se laisse piquer d’une colère noire, lorsqu’on entend un soldat bissau-guinéen se réclamant porte-parole de la junte et visiblement à court d’arguments, s’insurger contre toute intervention étrangère, ajoutant que l’armée bissau-guinéenne est prête à défendre l’intégrité du territoire national. Pourtant, on sait bien que son indiscipline et son goût prononcé pour le gain facile ont fini par faire d’elle une armée de contrebandiers. Et là, elle mérite d’être vouée aux gémonies.

Boundi OUOBA
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Cameroun : Interview de Paul Batasi, expert financier chargé de lutter contre la fraude et la corruption

(Afrik.com 23/04/2012)

Détails sur le métier d’expert financier
Monsieur Paul Batasi, Directeur de « Africa Opportunity », a rejoint les rangs des Experts Financiers Camerounais le 11 Avril 2012, après avoir prêté serment à la Cour d’Appel du Littoral (Douala). Il répond aux questions d’Afrik.com
Afrik.com : Monsieur Paul Batasi, pouvez-vous décliner votre identité à nos lecteurs ?
Paul Batasi : Je suis Paul Batasi, Directeur de "Africa Opportunity", diplômé de l’Institut Technique de Banque de Paris (France), membre de l’Académie sur l’Economie Sociale et Solidaire de l’International Training Centre de Turin (International Labour Organisation), Formateur certifié en entrepreneuriat - SIYB et EYB- du Bureau International du Travail (BIT), Project Manager Professional en cours de certification, inventeur de la marque "Opportunity Express" et du "Porte Monnaie Virtuel Sécurisé", expert Financier assermenté, ancien Directeur des Opérations Bancaires (CAC et NISCAM), ancien Directeur général d’établissements de micro-finance (NISCAM, CECPROM Mature). Chef du Département des techniques bancaires de l’Institute Superior de Formación Professional y Linguistico (INSFOPLI) en Guinée équatoriale, ex-enseignant en faculté des sciences économiques de l’Université de Douala. Formateur, organisateur, coach en gestion d’entreprise, auditeur et ancien de l’Eglise. Vingt-six années d’expérience.
Afrik.com : En quoi consiste le travail d’un expert financier ?
Paul Batasi : Un expert en général est une personne qui, par l’expérience et par la pratique a acquis une certaine habileté dans sa profession ou une certaine maturité et clairvoyance lui permettant de donner un point de vue, de porter un jugement ou de prendre une position louable sur des questions concernant son domaine. Un expert financier est donc celui qui est appelé à apporter son éclairage sur des questions financières. C’est un guide pour tous ceux qui sont confrontés à des problèmes d’appréciation des états financiers, des situations financières à quelque niveau que ce soit, en entreprise, dans les collectivités, au niveau de la justice… Il peut également donner des orientations aux gestionnaires ou aux décideurs sur des questions financières.
Afrik.com : Quel est son apport dans la société ?
Paul Batasi : Son rôle dans la société est important et même indispensable ; il apporte des éclairages sur la gouvernance financière, la finance étant l’élément indispensable, le nerf dans le bon fonctionnement de toute organisation. L’expert financier se trouve donc au centre de la lutte contre la mauvaise gestion, la dilapidation et le détournement des deniers publics. Il est aussi un maillon indispensable dans l’élaboration et la mise en place des politiques et procédures de gestion financière dans les organisations, les collectivités, les Etats…
Afrik.com : Qu’est-ce qui a motivé votre choix pour ce secteur d’activité ?
Paul Batasi : Je ne peux pas dire que j’ai fait un choix, puisqu’il s’agit d’une profession que j’exerce depuis vingt-six ans. En fait, Je suis comptable de formation (titulaire d’un brevet de technicien supérieur en comptabilité et gestion des entreprises depuis 1986) et mon premier poste de travail a été à la banque, l’ancienne Société Camerounaise de Banque (SCB). Ensuite, j’ai travaillé au Crédit agricole du Cameroun (CAC) et j’en ai profité pour faire des études professionnelles supérieures de banque à l’Institut Technique de Banque. Depuis lors, je suis entré en plein dans cette profession, puisque j’ai été impliqué dans la création et la mise en œuvre de plusieurs institutions financières, comme personnel ou comme conseiller.
Afrik.com : Comment y accède-t-on ?
Paul Batasi : Je l’ai déjà dit plus haut, en définissant ce que c’est qu’un expert et en parlant de mon cursus. Il est vrai que tous les experts financiers n’ont pas le même cursus que le mien. Mais ce qu’il faut retenir en gros, c’est qu’il faut avoir un diplôme d’étude supérieure en finance spécialisée, avoir l’expérience nécessaire (au moins dix ans), jouir d’une moralité et d’une probité irréprochables, etc.
Afrik.com : Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de votre profession ?
Paul Batasi : Les difficultés sont multiples, puisque l’on fait généralement appel à l’expert financier, lorsque la situation est pourrie ou lorsqu’il y a conflit. Dans ces conditions il est mal vu par la partie mise en cause. Dans la plus part du temps, toutes les batteries sont mises en marche pour l’empêcher de travailler, d’obtenir les résultats probants, de formuler ou de prononcer les résultats obtenus.
Afrik.com : Quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes Camerounais qui aimeraient en faire carrière ?
Paul Batasi : De travailler dur pour mériter cette place, mais surtout de rester intègre.
Afrik.com : Combien d’experts financiers compte notre pays à la date d’aujourd’hui ?
Paul Batasi : Il est impossible de donner le nombre exact, puisqu’il n’existe pas pour l’instant, un ordre ou une association réunissant tous les experts financiers du Cameroun. C’est donc l’occasion pour moi d’inviter mes pairs à entamer une réflexion dans ce sens, dans l’intérêt de faire connaître notre profession au public et de fixer les règles d’accès et des standards dans l’exercice des tâches qui nous sont confiées.
Afrik.com : Quel sentiment vous anime au moment où vous venez de prêter serment ?
Paul Batasi : C’est un sentiment de satisfaction, de joie. Je sais qu’il s’agit d’une nouvelle responsabilité, et que je dois travailler davantage pour continuer à mériter la confiance qui m’a été donnée par le Vice premier Ministre et Garde des Sceaux.

par Emmanuel Batamag
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