jeudi 29 novembre 2012

Le retrait du M23 est-il crédible?

(Le Temps.ch 29/11/2012)

Les pressions internationales contre la rébellion qui a conquis Goma le 20 novembre ont payé. Mais l’accalmie risque d’être provisoire.
Analyse
La diplomatie a encore les moyens de peser sur les crises régionales. Du moins en apparence. Ainsi, les bonnes fées qui se sont penchées sur la situation dramatique de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) semblent avoir marqué des points en début de semaine: sous pression de la communauté internationale, les rebelles du M23 ont en effet commencé mercredi leur retrait de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, qu’ils avaient conquise le 20 novembre.
Situation confuse
Ces derniers jours, l’ONU avait multiplié les condamnations et les sanctions ciblés contre les leaders du M23, et les principaux pays de la région, réunis le week-end dernier à Kampala en Ouganda, avaient exigé le retrait des rebelles de Goma. Même le Rwanda, souvent soupçonné de soutenir le M23, a joint sa voix à cette demande. La situation restait encore confuse hier en ville, où des témoins affirment avoir vu des camions chargés de soldats rebelles quitter leurs positions, tandis que d’autres camions auraient été vus… entrant, eux, dans Goma. Mais tout le monde s’attend désormais à ce que les mutins du M23 se replient en dehors de Goma avant (et non après, comme ils l’avaient d’abord exigé) toutes négociations avec le président congolais Joseph Kabila.
Les rebelles vont-ils se contenter de négocier l’application des accords du 23 mars 2009 (d’où leur nom de M23), réclamant notamment de meilleures conditions d’intégration dans l’armée congolaise, qu’ils ont quittée en avril? Ou bien vont-ils avoir également des exigences démocratiques au niveau national, comme ils l’ont fait ces derniers jours? Que feront-ils en cas d’échec des négociations, alors que la méfiance reste forte entre les rebelles et le pouvoir central, qui les accusait mardi de piller la banque centrale avant de quitter Goma? Bien des questions restent en suspens, d’autant que, si le retrait a lieu, il ne sera que partiel: le M23 veut laisser des hommes à l’aéroport et les rebelles conservent de toute façon le contrôle d’une partie du Nord-Kivu.
L’accalmie risque donc d’être provisoire. Mais les pressions semblent avoir payé. Pendant ce temps, les forces armées congolaises, l’armée régulière qui s’est repliée à Minova, plus au sud du lac Kivu, s’est distinguée par de nombreux pillages et une vingtaine de viols en quelques jours. Sans que les Casques bleus présents dans la région ne réagissent, ni que l’ONU ne condamne cette fois-ci ces exactions.

Maria Malagardis
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Mali - Ban Ki-moon met en garde contre une intervention au Mali

(Le Monde 29/11/2012)

Le secrétaire général de l'Organisation des nations unies, Ban Ki-moon, a mis en garde, mercredi 28 novembre, contre les risques d'une intervention militaire dans le nord du Mali. "Je suis tout à fait conscient que si une intervention militaire dans le Nord n'est pas bien conçue et exécutée, elle pourrait aggraver une situation humanitaire dejà extrêmement fragile et entraîner aussi de graves violations des droits de l'homme", écrit M. Ban dans un rapport adressé au Conseil de sécurité. "Elle pourrait aussi risquer de ruiner toute chance d'une solution politique négociée à cette crise, qui reste le meilleur espoir d'assurer la stabilité à long terme au Mali", ajoute-t-il.
Tout en estimant qu'une opération armée internationale pour chasser les islamistes qui contrôlent le nord du Mali "sera sans doute nécessaire en dernier recours contre les plus extrémistes" d'entre eux, M. Ban souligne que "des questions fondamentales (..) restent en suspens". Elles concernent "la manière dont la force sera dirigée, entretenue, entraînée, équipée et financée".
Mais avant toute opération militaire "l'accent doit être mis sur un dialogue politique", en particulier avec les Touaregs du Nord, insiste M. Ban. Le sécrétaire général de l'ONU estime que les plans pour mettre sur pied la force internationale ainsi que pour renforcer les forces armées maliennes "doivent être précisés davantage".
Le 11 novembre, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a approuvé l'envoi dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes islamistes armés, d'une force militaire de 3 300 hommes soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer en décembre sur cette intervention, en se fondant notamment sur le rapport de M. Ban.
ANSAR DINE PREND LA VILLE DE LÉRÉ
Le groupe islamiste armé Ansar Dine, qui occupe le nord du Mali depuis huit mois avec des djihadistes, s'est installé mercredi dans la localité de Léré, à une soixantaine de kilomètres de la frontière avec la Mauritanie. Les quelques dizaines d'hommes de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui étaient sur place ont été chassés sans combats. La prise de la ville a été confirmée par une source sécuritaire régionale. Selon un élu de la localité, "c'est la police islamiste qui a désormais la gestion de la ville. Les quelques combattants du MNLA qui étaient sur place ont fui" en direction de Foïta, une localité malienne à 18 kilomètres de la frontière mauritanienne.
Léré a été abandonnée il y a plusieurs mois par l'armée malienne, qui était confrontée depuis la mi-janvier à des offensives de rebelles touaregs et d'islamistes dans le nord du Mali. Elle est située à une centaine de kilomètres de la localité mauritanienne de Mbera, qui abrite un camp de réfugiés maliens ayant fui le conflit.

Le Monde.fr avec AFP
29.11.2012 à 06h40• Mis à jour le 29.11.2012 à 07h03
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La construction du chemin de fer Burundi-Rwanda-Tanzanie pourraient démarrer fin 2013

(Xinhuanet 29/11/2012)

BUJUMBURA -- Les travaux de construction du chemin de fer reliant le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie (Dar- es-salaam, Isaka, Kigali, Keza, Gitega, Musongati) dont le coût est estimé à 5 milliards USD, pourraient démarrer fin 2013, a annoncé mercredi à Bujumbura M. Moise Bucumi, ministre burundais des Travaux Publics, de l'Equipement et des Transports lors du lancement d'une séance de présentation du 2ème rapport d'étape sur l'avancement des études d'ingénierie.
Le tronçon qui reliant la Tanzanie au Burundi pourrait coûter enviro un milliard deux cents millions d'USD, a précisé le ministre Bucumi en faisant remarquer qu'une réunion des bailleurs de fonds est projeté en avril 2013 pour mobiliser le financement avant le démarrage de l'exécution du projet.
La part de participation des Etats respectifs dans la réalisation de ce projet, dont la fin des études est prévue pour mars 2013, et qui s'inscrit dans le cadre du modèle partenariat Public privé (PPP), est estimée à un tiers du montant global, a révélé M. Bucumi.
En général, a-t-il poursuivi, les utilisateurs des chemins de fer paient les redevances ad hoc et ça sera le cas pour ce chemin de fer de la sous-région, qui sera emprunté notamment par les transporteurs des minerais, en l'occurrence ceux qui seront extraits du gisement burundais de Musongati (Sud-Est) et du gisement tanzanien situé non loin de la frontière burundo- tanzanienne.
Pour le ministre Bucumi, la mise en oeuvre de ce projet sera une fierté pour la sous-région, car il permettra l'essor économique à travers l'accroissement du volume du trafic commercial, la création de nouveaux emplois et la réduction de la pauvreté qui lui est corollaire ainsi que la diminution des coûts de transport.

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Kinshasa accuse le M23 de piller Goma au profit du Rwanda

(Le Monde 29/11/2012)

Le gouvernement de République démocratique du Congo a accusé mercredi 28 novembre le mouvement rebelle M23 de se livrer à des pillages et à des "razzias systématiques" à Goma, capitale de la riche province du Nord-Kivu (est) qu'il occupait depuis le 20 novembre et s'est engagé à évacuer d'ici vendredi au plus tard.
Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, des dizaines de camions destinés à la construction des routes et à l'entretien des voiries ont été emportés vers le Rwanda, avec le butin des pillages. Il a ajouté qu'il comptait "voir les auteurs de tels actes de barbarie en répondre devant la justice, tant nationale qu'internationale". Le porte-parole estime que 50 véhicules franchissaient chaque jour la frontière depuis l'arrivée du M23 à Goma.
STOCKS DE MINERAIS
Selon M. Mende, "une tentative de pillage de la chambre forte de la Banque centrale à Goma, débutée dimanche dans la journée, avait échoué jusqu'à hier [mardi], soir mais les coups de burin et les marteaux piqueurs se sont relayés même de nuit avec de puissants groupes électrogènes installés autour de l'institution bancaire". Plusieurs immeubles dont celui abritant l'assemblée provinciale ont été "pillés de fond en comble," a poursuivi le porte-parole, également ministre de la communication.
Selon M. Mende, "les stocks de minerais qui étaient saisis par les services de l'Etat ont aussi traversé la frontière alors qu'ils étaient frappés par une interdiction d'exportation du fait de la non-déclaration du site de provenance".
L'ONU LAISSE PLANER LA MENACE DE NOUVELLES SANCTIONS
L'ONU a réaffirmé mercredi qu'elle mobiliserait tous les moyens en son pouvoir pour assurer le retour de la paix en RDC, laissant planer la menace de nouvelles sanctions. "Je suis sûr que le Conseil de sécurité des Nations unies utilisera tous les moyens en son pouvoir pour assurer le retour de la paix et de la sécurité en RDC", a affirmé Abou Moussa, le représentant spécial pour l'Afrique centrale du secrétaire général de l'ONU.
L'envoyé spécial de l'ONU était en Angola pour assister à la Conférence sur la paix et sécurité dans le golfe de Guinée, réunion de huit pays de la zone organisée jusqu'à ce jeudi dans la capitale angolaise. "La paix en RDC est cruciale pour la paix en Angola et dans les huit autres pays frontaliers, c'est pour cela que tout le monde doit se mobiliser pour résoudre la situation", a martelé M. Moussa.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité la semaine dernière une résolution appelant à des sanctions contre deux chefs du M23, Innocent Kaina et Baudouin Ngaruye. La résolution, proposée par la France, demande également aux pays étrangers qui soutiennent le M23 de mettre fin à ce soutien aux rebelles.

Le Monde.fr avec AFP
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Sierra Leone - LES ELECTIONS, LES PARTIS ET LA QUESTION DE LA CONSTITUTION

(Misna 29/11/2012)

La possibilité pour le régime de modifier la Constitution en vigueur pourrait dépendre de quelques sièges seulement au parlement, qui n’ont toujours pas été assignés, ont indiqué à la MISNA des missionnaires xavériens établis en Sierra Leone, quelques jours après les troisièmes élections tenues dans le pays depuis la fin de la guerre civile (1991-2002).
Selon les résultats jusque là diffusés par la commission électorale, l’All People’s Congress (Apc) du président Ernest Bai Koroma a remporté 67 sièges sur les 112 en lice. A ce résultat pourraient s’ajouter les 12 sièges qui incombent aux chefs traditionnels, généralement favorables au gouvernement. Si l’Apc obtenait également les trois sièges encore en lice, il détiendrait ainsi 82 élus au sein de l’assemblée, soit le quota nécessaire pour procéder à la modification de la Constitution sans être obligé de passer par des négociations avec l’opposition.
Cette possibilité pourrait également se rattacher à la menace de boycotter les travaux du parlement formulée par le principal parti de l’opposition, le Sierra Leone People’s Party (Slpp). Immédiatement après la tenue du scrutin, le Slpp avait dénoncé des irrégularités, avant d’exiger à nouveau mardi que ses contestations soient prises en considération. “Espérons que nous n’en viendrons pas véritablement au boycott des institutions”, confie père Luigi Brioni, xavérien qui dirige la station Radio Maria dans la ville de Makeni (nord). “Le 17 novembre, Koroma a été réélu président à l’issue d’une campagne électorale animée, pendant laquelle tous les partis ont pu exprimer leurs propres points de vue”, conclut le missionnaire.

(VG/CN)
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Mali: les islamistes d'Ansar Dine prennent le contrôle de Léré

(Romandie.com 29/11/2012)

BAMAKO, Mali (Sipa-AP) -- Les islamistes qui contrôlent le nord du Mali ont pris la ville de Léré aux rebelles touaregs, a annoncé mercredi Sanda Abu Mohammed, le porte-parole du groupe extrémiste Ansar Dine.
Cette ville se situe dans le nord-ouest du pays, à une soixantaine de kilomètres de la frontière avec la Mauritanie.
De son côté, le porte-parole des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Mohamed Ag Attaye, a précisé que ses troupes s'étaient retirées dans une base au nord de Léré.
Les islamistes ont chassé les rebelles touaregs des principales villes du nord du Mali, et en ont pris le contrôle.
En prenant possession de Léré, les islamistes contrôlent désormais les principales villes qui bordent la Mauritanie et le Niger. Malgré tout, les Touaregs ont expliqué qu'il n'était pas important de perdre le contrôle des villes, parce qu'ils peuvent opérer efficacement dans les zones désertiques.

cc/AP/pyr
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Madagascar : les forces de sécurité nient les massacres dans le sud

(Xinhuanet 29/11/2012)
ANTANANARIVO -- Il n'y a jamais eu de massacre ni de génocide dans le sud de Madagascar, ont annoncé les responsables des Forces de sécurité malgaches dans une déclaration publique faite à l'endroit des membres des corps diplomatiques mercredi à Antananarivo, la capitale malgache.
Dans l'opération "Tandroka" pour traquer les voleurs de zébus dans le sud du pays, "il n'y a jamais eu de massacre ni de génocide dans le sud de Madagascar et les actions entreprises par les Forces de sécurité malgaches y sont légales et légitimes", ont affirmé les forces de sécurité.
Cette déclaration fait suite à des critiques de la part du chercheur au programme Afrique d'Amnesty international, Christian Mukosa, qui vient d'effectuer une visite à Madagascar en début de ce mois.
Selon Mukosa, des personnes âgées, des handicapés, des enfants et d'autres personnes se trouvant dans l'incapacité de fuir leur domicile avaient été "brûlés vifs" quand les forces de sécurité malgaches avaient incendié des villages dans l'opération militaire "Tandroka". Il réclame une enquête indépendante.
Dans la déclaration de mercredi, les forces de sécurité ont indiqué que Christian Mukosa n'a jamais été dans le sud de Madagascar pour voir de visu ce qui s'est passé et entendre les témoignages des habitants locaux.
Durant son séjour au pays, il était tout le temps dans la capitale et a seulement recueilli des témoignages à objectif politique faits par des individus qui n'ont jamais été dans le sud de Madagascar depuis le début du déclenchement de l'opération de sécurisation, ajoute la déclaration.
"L'opération de sécurisation déclenchée dans le sud de Madagascar depuis le 13 septembre 2012, est nécessaire pour mettre
fin aux attaques en masse par des centaines de malfaiteurs munis d' armes à feu", ont souligné les forces de sécurité.

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Bénin : Plusieurs grèves sont annoncées dans le secteur public

(Afriquinfos 29/11/2012)

Deux grands syndicats, dont le Front d'action des trois ordres d'enseignement, ont annoncé des mouvements de grève à compter du 4 décembre prochain pour obtenir des revendications d'ordre matériel que le gouvernement leur refuse après plusieurs mois de négociations assorties d'ultimatum.
Dans des déclarations, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), organisation d'obédience communiste, entame une grève de 72 heures à compter du 4 décembre, suivie d'un mouvement de débrayage de 48 heures du front d'action des trois ordres d'enseignement.
Dans sa déclaration, le front indique qu'il prend acte de l'échec des négociations au sujet des revendications objet de son ultimatum de septembre 2012 qui prend fin le 30 novembre 2012.
Ce front d'action est une puissante fédération des syndicats des enseignements maternels, primaires, secondaires, techniques et professionnels, qui a perturbé l'année scolaire 2011-2012 avec des grèves qui ont duré plusieurs mois, faisant courir des risques d'une année scolaire blanche.
Les enseignants du secteur public revendiquent le bénéfice d'une mesure d'augmentation de 25% des salaires des agents de l'Etat prise par le gouvernement en 2011.
Cette revendications leur est refusée par le gouvernement au motif qu'ils ont déjà bénéficié d'une mesure identique sous forme de revalorisation de la fonction enseignante.
Les enseignants exigent également la rétrocession des défalcations pour fait de grève opérées sur leur salaire par le gouvernement pour les mouvements observés au cours de l'année scolaire écoulée.
Le front invite aussi tous les enseignants à rester mobilisés pour la défense de leurs intérêts face à un pouvoir qui a programmé la mort de l'école béninoise, en appelant à un sursaut des parents d'élèves encore lucides pour jouer partition et pour sauvegarder l'avenir de la nation.

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Soudan et Arabie Saoudite se préparent à valoriser le grand potentiel minier de la mer Rouge

(Agence Ecofin 29/11/2012)

(Agence Ecofin) - Pour compenser la perte des trois quarts de ses revenus pétroliers, le Soudan accélère le développement de projet minier avec pour ambition de devenir le troisième producteur d'or en Afrique derrière l'Afrique du Sud et le Ghana.
Diamond Fields International Ltd (TSX : DFI) et la société saoudienne Manafa International Trade Company vont accélérer les travaux de développement du gisement marin Atlantis II qui recélerait 150 tonnes d'or, prés d'1 millions de tonnes de cuivre et des minéralisations de cuivre, d'argent, de plomb...
Depuis 2010, ces deux sociétés sont attributaires exclusifs de ce permis sur l'un des plus grands gisements polymétalliques hydrothermaux du monde.
En 2012, le Soudan a produit 41 tonnes d'or pour une valeur de 2,5 milliards $ et vise 50 tonnes en 2013.

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Corsair et Senegal Airlines en partenariat pour concurrencer Air France

(Agence Ecofin 29/11/2012)

(Agence Ecofin) - Corsair International deuxième compagnie aérienne française lance une desserte régulière vers le Sénégal en partenariat commercial avec Senegal Airlines.
La compagnie du groupe TUI Travel assure désormais 4 vols par semaine, qui passeront à 5 en janvier 2013 puis à une desserte quotidienne Paris Orly Sud-Dakar.
« Il y a plus d'argent à gagner sur l'Afrique que sur les Antilles : il faut dire que sur les Antilles il y a déjà une concurrence très forte, alors que sur la Côte d'Ivoire ou le Sénégal il y a une situation monopolistique d'un transporteur », a souligné Pascal de Izaguirre PDG de Corsair qui opère historiquement des vols charter sur les Antilles françaises.
Corsair va affronter frontalement le transporteur Air France-KLM (NYSE Euronext Paris : AF) qui génère des marges confortables sur des destinations africaines.
Des voyagistes sénégalais interrogés par le journal Le Soleil ont exprimés leur satisfaction sur cette nouvelle donne concurrentielle et sur l’amorce de baisse de prix des billets.
Ibrahima Dia, agent de comptoir à Azur voyage : « La compagnie Air France avait presque le monopôle des voyages au Sénégal. Elle faisait tout ce qu’elle voulait. Nous, les agences, nous étions fatigués. Avant, nous avions une commission de 9 %, mais du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés avec 1 % de commission… Nous sommes tellement contents de l’arrivée de Corsair. Cette compagnie nous a donné une commission de 7 %. De toute façon, nous, les agences, nous ne faisons que vendre. Si Air France augmente sa commission, nous allons applaudir. Vive la concurrence »
Mme Kane, une collaboratrice de Sotratour « C’est une bonne chose que la compagnie Air France ait revu ses prix à la baisse. Cela peut s’expliquer par l’arrivée de nouvelles compagnies. La venue de Corsair est aussi à saluer, parce qu’elle favorise la concurrence dans le milieu. Ce qui est une bonne chose »

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RDC : Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge l'embargo sur les armes et condamne le M23

(Xinhuanet 29/11/2012)

NEW YOKK (Nations unies) -- Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé mercredi l'embargo sur les armes sur la République démocratique du Congo (RDC) et condamné les actions des rebelles armés du M23.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité, les 15 membres du Conseil de sécurité ont décidé de prolonger l'embargo sur les armes et les restrictions de transactions financières et de voyages pour les responsables politiques et militaires des groupes armés étrangers opérant en RDC, notamment le M23.
a prise de la ville de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, par les rebelles du M23, provoque une détérioration de la crise sécuritaire et humanitaire dans l'est de la RDC, note le Conseil de sécurité.
Le Conseil de sécurite condamne le M23 et toutes ses attaques contre la population civile, les casques bleus de la MONUSCO et les travailleurs humanitaires et ses violations des droits de l'homme.
Cette nouvelle résolution est adoptée une semaine que le Conseil de sécurité ait demandé le retrait des rebelles du M23 de Goma.
Le Conseil de sécurité exprime également son profonde préoccupation sur les informations faisant état du soutien extérieur continu au M23 et réaffirme son appel à une cessation immédiate de tous les soutiens extérieurs au M23.
Les rebelles du M23 ont accepté mardi de se retirer de Goma, à l'insistance des dirigeants de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs.

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Togo - Un officiel allemand note des avancées mais encore des efforts en matière des droits de l'homme au Togo

(Xinhuanet 29/11/2012)

LOME -- Markus Löning, Délégué du gouvernement allemand à la politique des droits de l'homme et à l'aide humanitaire au ministère fédéral des Affaires étrangères, a déclaré avoir noté au Togo des « progrès remarquables dans les domaines de la liberté d'expression et des manifestations », lors d'une conférence de presse mercredi dans un grand hôtel de la capitale togolaise.
« J'ai pu constater des progrès remarquables dans les domaines de la liberté d'expression et des manifestations », a déclaré Markus Löning au cours de la conférence de presse au terme d'une visite de trois jours au Togo, en présence de l'ambassadeur d'Allemagne au Togo, Joseph Weiss.
« Néanmoins, il reste beaucoup de choses à faire dans le domaine de la démocratisation, de la bonne gouvernance et des libertés fondamentales », a-t-il ajouté.
« Chaque amélioration en ce respect ouvre de nouvelles perspectives pour un renforcement de nos relations bilatérales que nous aimerions bien intensifier », a poursuivi M. Löning, soulignant que le gouvernement allemand « suit attentivement » la situation au Togo depuis la reprise de la coopération bilatérale en décembre 2011 après vingt ans de suspension.
Il a relevé que la situation dans les prisons togolaises « reste préoccupante » et qu'il faut continuer les efforts pour les désengorger et améliorer les conditions de détention, pendant les autorités togolaises font état de prisons surpeuplées à un taux d'occupation de 156% sur le plan national contre un taux de 291 % dans la prison de la capitale togolaise.
Au cours de son séjour, Markus Löning a été reçu par les hautes autorités du pays avec qui il a discuté des questions des droits de l'homme dans ce pays.
Il s'est entretenu également les organisations de défense des droits de l'homme, des partis de l'opposition et diverses organisations de la société civile et a visité la prison de Lomé.
Il s'est dit « très impressionné » par la disponibilité des différents interlocuteurs et par la « qualité, la franchise et la sérénité » des échanges.
« Le grand défit politique me semble l'organisation d'un dialogue national pour organiser des élections locales et législatives transparentes et crédibles », a par ailleurs déclarer l'officiel allemand.
A son avis, le Togo « bénéficierait beaucoup des élections correctes et non-contestées. Ça aurait un grand effet positif sur l'image du Togo à l'étranger », après les législatives d'octobre 2007, qui avait motivé les partenaires à reprendre leur coopération bilatérales et multilatérales avec le Togo.
« J'appelle tous les acteurs togolais politiques à tout faire pour que ce dialogue inclusif produise un consensus sur la tenue des élections », a-t-il dit, ajoutant que la communauté internationale, y inclus l'Allemagne, est prête à soutenir le Togo dans ce processus.

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L'ONU nomme un commandant kenyan à la tête de la MINUL au Liberia

(Xinhuanet 29/11/2012)

NAIROBI -- Les Nations Unies ont nommé le général de division Leonard Ngondi des Forces de défense kényanes (KDF) au poste de Commandant de la force de la Mission des Nations Unies au Liberia (MINUL), ont annoncé mercredi des officiels militaires.
Le porte-parole de l'armée, le colonel Cyrus Oguna, a déclaré dans un communiqué que M. Ngondi succèderait au général de division Muhammed Khalid, du Pakistan, dont le mandat expire à la mi-décembre.
"Les Forces de défense kényanes ont l'honneur de vous informer que le secrétariat des Nations Unies a nommé le général de division Leonard Ngondi des KDF au poste de Commandant de la force de la MINUL", a déclaré M. Oguna dans un communiqué publié à Nairobi.
Avant cette nomination, M. Ngondi occupait le poste de commandant du Commandement occidental (WESTCOM).
Le chef des Forces de défense kenyanes, le général Julius Karangi, a félicité M. Ngondi pour sa nomination, déclarant que cette décision montrait bien le rôle professionnel joué par les soldats kenyans dans les missions de maintien de la paix sur la scène internationale.
La MINUL est une force multinationale de maintien de la paix établie en 2003 pour surveiller l'accord de cessez-le-feu entre plusieurs factions en guerre au Liberia.
Les soldats kenyans participent à de nombreuses missions de maintien de la paix dans le monde. Actuellement, ils sont déployés au Soudan dans le cadre de la Mission unie au Soudan du Sud (UNMISS), la Mission des Nations Unies et de l'UA au Darfour (MINUAD), et en Somalie dans le cadre de la Mission africaine en Somalie (AMISOM).

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RDC: l'est du pays dans l'attente d'un retrait des rebelles du M23

La rébellion congolaise du M23 a amorcé mercredi son retrait de Goma, selon l'ONU et des témoins, pour se replier au nord de cette ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), un préalable posé par Kinshasa avant toute négociation de paix. (c) Afp

GOMA (RDC) (AFP) - La rébellion congolaise du M23 a promis jeudi de commencer à retirer ses troupes des localités de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) conquises récemment, mais aucun mouvement d'ampleur n'était visible en matinée.
Les mutins, qui menacent le pouvoir du président congolais Joseph Kabila, ont également prévenu qu'aucun désengagement de la ville clé de Goma ne surviendrait avant vendredi.
Les rebelles ont accepté de quitter d'ici vendredi leurs positions fraîchement conquises, aux termes d'une médiation des pays voisins de la région des Grands Lacs, tandis que M. Kabila s'engageait pour sa part à étudier leurs revendications.
"Nous avons rassemblé nos troupes et allons nous diriger vers Sake", à une trentaine de km à l'ouest de Goma, "nous commencerons à quitter Goma demain" (vendredi), a déclaré Antoine Manzi, colonel du M23, à l'AFP.
La communauté internationale -- Conseil de sécurité de l'ONU, Etats-Unis -- a de nouveau demandé mercredi que cesse tout appui extérieur à la rebellion. Un appel à peine voilé au Rwanda et à l'Ouganda, accusés, malgré leurs démentis, par l'ONU et Kinshasa de soutenir la rébellion.
Jeudi, les troupes du M23 devraient commencer par quitter les positions les plus à l'ouest qu'ils ont prises depuis une dizaine de jours.
Le territoire du Masisi, où se trouve Sake, devrait être d'abord évacué.
Goma devrait ensuite venir: la ville, capitale de la riche province minière du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et tombée aux mains du M23 le 20 novembre, se trouve sur le chemin entre Sake et les positions initiales de la rébellion plus au nord.
"Nous ne pouvons pas quitter Goma avant d'avoir quitté les autres zones", a ajouté Antoine Manzi, au nom du M23, précisant que le mouvement rebelle comptait transmettre le contrôle de Goma aux Nations unies.
"Nous sommes en train de regrouper les hommes à partir de Masisi jusqu'à Sake", a confirmé le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23. "On commence par les militaires qui sont derrière la ville de Goma. Après avoir fait partir ceux-là, alors on prendra ceux qui sont à Goma."
Le porte-parole a expliqué que l'opération prendrait du temps. "Ce sont des hommes, ce ne sont pas des colis," a-t-il souligné.
Incertitudes sur le retrait
Si du matériel militaire a commencé à être évacué dès mercredi, des journalistes de l'AFP présents dans la région observaient toujours jeudi matin la présence de troupes à Sake et, dans une moindre mesure, comme les jours précédents, à Goma. Des militaires occupaient toujours aussi des positions sur les collines aux environs de Sake.
"Hier après-midi, j'ai vu trois pick-ups avec des soldats qui se dirigeaient (depuis Sake) vers Goma, mais ce matin, il n'y a rien," a dit à l'AFP Riban Amani, habitant d'un district ouest de Goma. "Ils disent qu'ils vont partir mais, nous, la population, nous n'en sommes pas sûrs," a-t-il ajouté.
"Depuis hier (mercredi) j'ai vu quelques soldats, une cinquantaine, repartir, certains en voitures et d'autres en motos. Mais ce n'est qu'une toute petite partie de ceux qui étaient arrivés auparavant en sens inverse", a rapporté pour sa part Marcel Kadede, sous-chef de Mugunga, le quartier le plus à l'ouest de Goma, sur la route vers Sake.
Le M23 a accepté de se retirer à au moins 20 kilomètres au nord de Goma, sur les positions qu'il occupait avant son avancée vers la capitale du Nord-Kivu.
Le mouvement est essentiellement composé d'ex-rebelles tutsi congolais qui avaient intégré l'armée de RDC après un accord de paix signé le 23 mars 2009 avec les autorités de Kinshasa.
Ses hommes se sont mutinés à partir d'avril cette année, avant de créer le M23 en mai, reprochant aux autorités de RDC de n'avoir jamais pleinement respecté l'accord de paix. Ils se battent depuis dans le Nord-Kivu contre l'armée régulière de RDC, les FARDC.
Pour les rebelles du M23, l'enjeu est notamment de pouvoir rester dans leur région du Kivu: ils refusent toute mutation pour, disent-ils, protéger leurs familles et les membres de leur ethnie qu'ils estiment en danger.
Vendredi, des chefs d'état-major des pays des Grands Lacs sont attendus à Goma pour constater le repli des rebelles des zones prises au cours de leur récente offensive.
Aucun bilan des récents affrontements entre l'armée congolaise et la rébellion n'a encore été établi. Mais la Croix-Rouge congolaise a indiqué qu'après la prise de Goma, elle avait ramassé dans les rues 62 corps "de civils et militaires".

© Le Nouvel Observateur

mercredi 28 novembre 2012

France-Guinée: Le Club de Paris annule la dette guinéenne

(Les Afriques 28/11/2012)

Le Club de Paris a décidé d'annuler la dette guinéenne, estimée à 356,3 millions de dollars, 3 semaines après l’atteinte par ce pays de l’Initiative PPTE «Pays pauvres très endettés».
Selon un communiqué parvenu à Les Afriques, «les représentants des pays créanciers du Club de Paris (Créanciers publics) et du Gouvernement de la République de Guinée se sont rencontrés le 25 octobre 2012 et ont convenu d’une annulation de dette. Cette décision intervient à la suite de l’atteinte par ce pays du Point d’achèvement de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés depuis le 26 septembre 2012».
Les créanciers du Club de Paris qui ont salué les efforts consentis par le gouvernement guinéen à assainir les finances publiques et surtout dans le domaine de la recherche d'un traitement comparable de tous leurs autres créanciers extérieurs bilatéraux et commerciaux (notamment ceux des pays créanciers non membrés du Club de Paris) ont décidé d’annuler un poids de dette d'un montant de 356,3 millions de dollars.
Les créanciers du Club de Paris ont également confirmé leur volonté d’accorder un allégement additionnel de dette additionnel sur une base volontaire et bilatérale, pour un montant de 299,6 millions de dollars.
L'état guinéen s'était fait représenter à Paris par le ministre des finances, Kerfalla Yansane et du côté du Club de Paris, par Arnaud Buisse Vice-président du CP. Signalons que la dette extérieure publique de la République de Guinée était estimée à un peu plus de 3 190 millions de dollars, fin 2011.

Ismael Aidara, Conakry
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Côte d'Ivoire - Toussaint Alain : "A travers Simone Gbagbo, la CPI veut exercer une pression sur le camp Ouattara"

(Afrik.com 28/11/2012)

L’épouse de l’ancien chef de l’Etat ivoirien, Simone Gbagbo, fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la Cour pénale internationale et rendu public jeudi dernier. Les partisans de l’ancien couple présidentiel ont déjà exprimé leur désapprobation alors qu ’Amnesty International presse le gouvernement ivoirien d’exécuter ce mandat. Pour Toussaint Alain, conseiller de Laurent Gbagbo de 2001 à 2011 et ancien conseiller personnel de l’ancienne première dame, « si le pouvoir ivoirien consent à livrer Simone Gbagbo à la CPI, alors il devra aussi exécuter les autres mandats visant les siens ».
Afrik.com : Le FPI a déjà qualifié cette décision d’aussi "injuste" que celle qui a conduit Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI). Raisonnablement, peut-on dire que vous êtes surpris du nouveau mandat d’arrêt international dont fait l’objet Simone Gbagbo pour « crimes contre l’humanité » ?
Toussaint Alain : Le mandat d’arrêt de la CPI à l’encontre de Simone Gbagbo était un secret de polichinelle. Cette décision absurde a été prise à la mi-décembre 2011, soit deux semaines après le transfert illégal du président Laurent Gbagbo à La Haye. Avec cette annonce publique de la procédure visant Mme Gbagbo, la CPI se discrédite définitivement. Dans son son intérêt, elle devrait renoncer à ce mauvais strip-tease judiciaire. Qu’elle donne à l’opinion la liste de ses suspects une bonne fois pour toutes ! On ne peut rien attendre d’une institution qui est le bras séculier des grandes puissances. En outre, Simone Gbagbo a déjà été inculpée par la justice ivoirienne pour des chefs d’accusation similaires. La volonté de combattre l’impunité ne doit pas être la porte ouverte à l’injustice et au déni de justice. La CPI n’est pas au-dessus des institutions d’un Etat souverain. Elle ne peut exercer sa compétence que lorsque les juridictions nationales n’ont pas la volonté ou la compétence pour juger de tels crimes. Or, Simone Gbagbo est en détention depuis dix-huit mois. Enfin, à travers son cas, la CPI veut certainement exercer une pression sur le camp Ouattara.
Afrik.com : La CPI mettrait, dit-on, dans l’embarras le pouvoir ivoirien avec ce nouveau mandat. Si l’on s’en tient à leurs premières déclarations, les autorités ivoiriennes paraissent plus réservées, semble-t-il, quant à son exécution qu’elles n’ont été en ce qui concerne le transfèrement de Laurent Gbagbo. Amnesty a appelé samedi la Côte d’Ivoire à remettre "immédiatement" Mme Gbagbo et à "enquêter sur les possibles suspects" dans les deux camps. L’organisation note que seuls des pro-Gbagbo ont fait l’objet des "attentions" de la CPI. Comment expliquer cette "réticence" mise en exergue par Amnesty ?
Toussaint Alain : Les autorités ivoiriennes n’ignorent pas que la CPI a déjà prévu de délivrer des mandats d’arrêt internationaux contre des personnalités comme Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale et chef politique des rebelles des Forces nouvelles (ex-rébellion ivoirienne, ndlr), Wattao, un chef de guerre, et deux autres responsables militaires pro-Ouattara. De l’autre côté, deux personnalités du camp Gbagbo sont également sur la liste. Si le pouvoir ivoirien consent à livrer Simone Gbagbo à la CPI, alors il devra aussi exécuter les autres mandats visant les siens. Ce qui reviendrait pour Alassane Ouattara à scier la branche sur laquelle il est assis. Ce sont les Soro, Wattao et consorts qui l’ont porté au pouvoir par les armes. Ouattara est bien conscient d’un probable mouvement de colère des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et d’autres miliciens en armes, comme les dozos, si les faiseurs de rois d’hier venaient à être remis demain à la justice internationale. La collaboration avec la CPI est un couteau à double tranchant. Je ne suis pas certain qu’Alasasne Ouattara prenne ce grand risque. Je comprends l’impatience d’Amnesty International. Mais tout le monde sait que la CPI est d’abord un instrument de pression politique. D’autre part, livrer Simone Gbagbo reviendrait à enterrer définitivement le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara prétend être le dirigeant d’un Etat souverain. Qu’il travaille plutôt à renforcer l’appareil judiciaire national en le dotant des ressources financières ainsi que des femmes et des hommes intègres indispensables à son bon fonctionnement. La Côte d’Ivoire a besoin d’une justice professionnelle, forte et impartiale. Les Ivoiriens doivent être jugés chez eux pour les crimes commis sur le territoire national. Extrader des Ivoiriens à la CPI ne réparera jamais l’injustice faite à Laurent Gbagbo et à la Côte d’Ivoire.
Afrik.com : Simone Gbagbo a été entendue mardi 13 novembre à Odienné, en Côte d’Ivoire. Que s’est-il passé durant cette audition et comment se porte Me Dadjé qui a été interpellé avant d’assister sa cliente ?
Toussaint Alain : Sans trahir de secret, je peux simplement affirmer que, comme à son habitude, Simone Gbagbo a été combative. Nul n’est dupe sur les réelles motivations de sa détention. Elle est l’otage des calculs politiciens d’Alassane Ouattara. Tous les moyens sont bons pour neutraliser une opposante redoutable. Outre, les chefs d’accusations fantaisistes, la procédure n’a pas été menée dans les règles de l’art. Les droits de Simone Gbagbo, en tant que détenue politique, sont rarement respectés. Prétextant un risque d’enlèvement, le régime la trimbale d’un endroit à un autre, d’une ville à une autre. Tout cela n’est pas le signe d’une justice sereine. Pour une fois, le mardi 13 novembre, Simone Gbagbo était assistée de Me Ange Rodrigue Dadjé, son avocat depuis plusieurs années. C’est la première fois qu’il rencontrait sa cliente. Lui-même avait été arrêté le 29 mars 2012 puis illégalement détenu durant près de trois mois par le régime Ouattara. Il a repris son travail avec ses autres confrères du collectif d’avocats de la défense, dont Me Habiba Touré et Me Ciré Clédor Ly. Je compte sur leur talent pour rendre leur liberté à Simone Gbagbo et aux autres amis injustement incarcérés.

par F. G.
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Rwanda : des bonnes perspectives pour le secteur bancaire

(Afrique 7 28/11/2012)

Les établissements financiers au Rwanda commencent déjà à laisser filtrer les informations relatives à l’exercice de l’année en cours, qui touche à sa fin. L’année dernière le secteur bancaire avait présenté des résultats très encourageants, pour la Banque centrale du Rwanda, cette année pourrait être bien meilleur. En effet les représentants de l’institution régulatrice du secteur financier ont affirmé qu’actuellement les banques du pays sont bien capitalisées avec des disponibilités suffisantes en liquidité, sans compter la qualité satisfaisante des actifs qu’elles détiennent.
Ces résultats reflètent entre autre les efforts consentis au cours de l’année pour booster l’activité des banques commerciales du pays. Aussi, force est de constater que ces établissements financiers ont fait preuve de plus d’initiative et d’agressivité à l’instar de la mise en place d’unités bancaires mobiles avec la quasi-totalité des services des bureaux traditionnels. Outre le potentiel du secteur qui est encore à explorer, les observateurs internes sont convaincus que ces performances seraient en partie à la rigueur de la banque centrale dans sa mission de contrôle et de régulation.
Malgré ces avancé dans le secteur, le Rwanda reste en sous-bancarisation. Les données statistiques officielles font état de seulement 22% de la population adulte bénéficiant des services bancaires. Pour les observateurs le pays présente un fort potentiel dans le secteur. Le Rwanda a acquis une certaine stabilité politico-économique depuis plus d’une décennie et s’est orienté vers l’instruction et l’investissement.
Dès lors une classe moyenne et instruite émerge dans le pays et avec de l’épargne à placer. Par ailleurs, la politique du développement par la connaissance lancé par Kigali pourrait aboutir à des innovations dans le secteur des services ou de l’industrie, ce qui conduirait également à un attrait d’investissement aussi bien interne qu’externe. Certains économistes du pays vont jusqu’à prédire que le secteur bancaire serait le moteur de la croissance économique du Rwanda de demain.

Philippe Omotundo
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Cameroun : une opposition de façade

(Un Monde Libre 28/11/2012)

L’un des piliers d’un régime démocratique est la possibilité offerte aux acteurs politiques de participer à « l’animation » du jeu politique, avec un rôle central pour l’opposition. Or, au Cameroun, que ce soit en période électorale ou non, les partis d’opposition semblent tout faire pour se décrédibiliser davantage auprès des électeurs qui perdent foi en ces acteurs censés les représenter. Après l’éclatement récent du regroupement « G7 » des leaders de l’opposition, un « Pacte républicain », réunissant trois partis politiques a vu le jour. Comment comprendre cette animation trouble des partis de l’opposition ?
Jusqu’ici l’ensemble des regroupements initiés par les partis politiques de l’opposition Camerounaise se sont déroulés sur fond de radicalisme envers le parti politique au pouvoir et paradoxalement aussi sur fond de méfiance réciproque entre les partis membres de ces regroupements. S’opposer de façon systématique au parti au pouvoir semble être le leitmotiv de l’action individuelle ou collective de l’opposition Camerounaise. Au-delà d’une rhétorique préconstituée, l’offre politique censée susciter l’adhésion des citoyens à l’opposition, fondée sur une vision claire, n’est pas au rendez-vous. La coalition née avant les élections de 2004 ou le G7 créé à la suite de la réélection du Président Paul Biya en 2011 constituent des illustrations de cette posture de l’opposition. Dakolé Daissala, leader politique n’ayant pas adhéré au G7, a pu ainsi dire de façon sentencieuse que « Vous ne pouvez pas faire partie d’un mouvement des individus qui ne savent pas ce qu’ils veulent, tout est confusion dans leur tête (…) [Ce sont] des rigolos qui s’amusent avec le destin de ce pays... » (1).
De surcroît, cette approche « creuse » des partis politiques d’opposition est consolidée par le déficit démocratique qui caractérise la majorité des partis de l’opposition et fait partie pour certains d’entre eux d’une stratégie de recherche continuelle des rentes politiques. En effet, si l’alternance au sommet de l’Etat semble être le souhait de certains partis de l’opposition, celle-là ne saurait pas être envisagée dans leurs formations politiques. La quasi-totalité des partis politiques de l’opposition née dès le lendemain du multipartisme n’ont jamais connu jusqu’ici d’alternance à leurs têtes ! Le leader du Parti des Démocrates Camerounais totalise ainsi par exemple 20 ans à la tête de son parti, et ceux du Social Democratic Front, de l’Union Démocratique du Cameroun, tout comme du Mouvement Démocratique pour la Défense de la République, 21 ans… Le corollaire de ce déficit de démocratie interne est sans conteste le développementd’une sorte d’habitus politique de « gouvernance patrimoniale » de ces institutions, qui ne sauraient accepter une altération quelconque. Ce qui fait dire, dans le cas du Social Democratic Front, que son leader gère le parti telle une entreprise familiale (2).
La conséquence logique de cette gouvernance patrimoniale est sans conteste le développement d’une culture de rente politique chez les leaders inamovibles de ces partis politiques. Les partis politiques deviennent ainsi des rouages essentiels pour atteindre des objectifs personnels. On se rappelle encore ici de la réclamation à peine voilée de la part du président du Social Democratic Front au Président Paul Biya d’un chauffeur, d’un garde du corps et d’un cuisinier, au motif qu’il serait le leader du principal parti de l’opposition. Les partis d’opposition deviennent ainsi volontiers « collaborateurs » : les leaders occupent des postes ministériels grâce au soutien qu’ils apportent au régime en place. Il en est ainsi par exemple du leader de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès qui peut être aujourd’hui considéré comme inféodé au parti au pouvoir, ou encore du leader de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès, qui fut jadis un grand pourfendeur du régime mais qui aujourd’hui occupe le poste de ministre de la communication, et traîne derrière lui des soupçons de détournements des fonds publics.
Nul doute que les pratiques « politiciennes » de l’opposition camerounaise participent à l’altération de l’image de celle-ci auprès des citoyens. Dans ce cadre, les envolés lyriques ayant accompagné la mise sur pied du « pacte républicain » ne feront pas changer la situation, les partis membres de ce « pacte » n’étant pas exempts des pratiques susmentionnées. S’il faut reconnaitre d’emblée que ce regroupement se distingue des précédents par la stratégie déclarée qui vise à obtenir une majorité à l’Assemblée aux prochaines législatives, il faut noter cependant que cette même stratégie est construite sur la base de la consolidation de la politique de rente développée par la quasi majorité des « leaders propriétaires » des partis politiques Camerounais, qui ignorent la base du parti d’une part et d’autre part adoptent une approche quelque peu ethnique de la politique. Ce qui fait en sorte par exemple, qu’on aura toujours dans le département du « Noun » des députés de l’Union démocratique Camerounaise issues de « la famille » de son leader - si ce n’est lui-même comme autrefois, qui auront cette fois-ci la bénédiction des partis du « pacte ». De même, ce parti devra a priori apporter son onction aux autres dans leurs propres fiefs électoraux. Mais il faudra encore que ce pacte adopté par la direction politique des partis politiques puisse être accepté par la base, qui n’a pas été considérée lors de son élaboration.
On le voit, la transformation sociale semble être la derrière préoccupation des partis politiques de l’opposition : récupérer une part du « gâteau » semble être la priorité. Les trajectoires oligarchiques dans lesquelles ces partis d’opposition se meuvent peuvent laisser penser à l’impossibilité « démocratique » au Cameroun.

Auteur : Sali Bouba Oumarou
Sali Bouba Oumarou est analyste sur LibreAfrique.org.
(1) http://www.leseptentrion.net/2012/06/pourquoi-le-septentrion-boycotte-le-g7/ consulté le 23 novembre 2012.
(2) http://www.camerounactu.net/fr/politique/partis-politiques/3017-un-depute-sdf-tance-fru-ndi consulté le 19 novembre 2012.
Publié en collaboration avec LibreAfrique.org
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R.D.C., Rwanda - Attaque des rebelles du FDLR contre le Rwanda, selon Kigali

(Le Monde 28/11/2012)

Au Rwanda, des combats ont opposé, mardi 27 novembre, l'armée à des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), venus de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où ils sont basés, a affirmé le porte-parole de l'armée rwandaise.
Le général Joseph Nzabamwita a indiqué dans un SMS adressé à l'AFP que les combats s'étaient déroulés sur les contreforts des volcans dans le département de Gisenyi (Nord-Ouest), frontalier de la RDC, où les FDLR, opposés au régime de Paul Kagame, multiplient les exactions depuis 1994. "Les forces armées du Rwanda combattent des éléments FDLR qui ont attaqué dans les secteurs de Cyanzarwe et Bugeshui, dans le district de Rugavu", indique le SMS. "Les éléments FDLR ont traversé la frontière depuis la RDC [pour entrer] au Rwanda".
L'attaque a été menée "vers 5 heures du matin", 4 heures, heure de Paris, "par deux compagnies" rebelles, soit un total de plus de cent hommes. "Au moment où nous parlons, certains [membres des FDLR] ont fui vers la RDC, d'autres à l'intérieur du territoire rwandais", a précisé le général Nzabamwita, assurant que ses forces avaient pris le dessus.
LES FDLR À CÔTÉ DES REBELLES DU M23
Les FDLR sont essentiellement basées dans la province congolaise orientale du Nord-Kivu, riche province minière, où les rebelles du M23 combattent de leur côté depuis le printemps les forces gouvernementales de RDC et dont ils ont pris la ville principale, Goma, à la mi-novembre.
L'ONU et le gouvernement de République démocratique du Congo accusent Kigali de soutenir militairement le M23, ce que Kigali dément, accusant en retour Kinshasa, qui réfute, de soutenir les FDLR. Si les FDLR, accusées par Kigali d'être constituées d'anciens responsables du génocide rwandais de 1994, ont multiplié durant des années les incursions au Rwanda, cela fait plusieurs années que de telles attaques n'avaient plus été signalées.
Le président du M23 Jean-Marie Runiga a déclaré mardi que son mouvement rebelle quittera "très vite" Goma, si Kinshasa répond à ses revendications, lors d'une conférence de presse à Goma. "Avant le retrait" de Goma, le M23 demande notamment au gouvernement congolais une enquête sur la tentative d'assassinat d'une médecin au Sud-Kivu, d'accorder la liberté de mouvement de l'opposant Etienne Tshisekedi, la dissolution de la Commission électorale congolaise, a déclaré M. Runiga, chef politique de la rébellion.

Le Monde.fr avec AFP
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L'Angola refuse le visa à la délégation bissau-guinéenne pour une réunion de l'OMS

(Xinhuanet 28/11/2012)

BISSAU -- L'Angola a refusé le visa d'entrée à Agostinho Ca, ministre de la Santé de la Guinée-Bissau et à la délégation, qui devaient prendre part en début de semaine à une conférence de l'Organisation mondiale de la Santé à Luanda, a-t-on appris mardi à Bissau.
Selon des sources proches du ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères, Luanda ne reconnaît toujours pas le gouvernement de transition bissau-guinéen, mis en place après le coup d'Etat du 12 avril, tout comme d'ailleurs la plupart des pays de la Communauté des Pays Lusophones (CPLP) dont le Portugal.
Les relations d'amitié et de coopération entre Luanda et Bissau se sont refroidies depuis le coup d'Etat militaire, la junte militaire, qui avait pris le pouvoir, ayant directement accusé Luanda d'être de mèche avec l'ex-Premier Carlos Gomes Junior en vue d'éliminer physiquement tous les chefs militaires bissau-guinéens.
Elle avait alors demandé et obtenu le départ de Bissau de la mission militaire angolaise de 200 hommes, envoyée pour aider à la mise en oeuvre de la réforme des forces armées et de sécurité.
Depuis, l'Angola a gelé sa coopération avec la Guinée-Bissau qui, a son tour, a dénoncé en août dernier l'accord conclu en 2007 avec la compagnie Bauxite Angola pour l'exploitation de son gisement de bauxite à Boé (sud-est), qui ne lui réserve que 10% de la société.
Récemment, les autorités de transition de Bissau ont également refusé d'accorder le visa d'entrée en Guinée-Bissau à une délégation de la CPLP qui devrait prendre part à une mission conjointe de l'Union européenne, de l'Union africaine et de la CEDEAO, le 15 novembre dernier. Cette mission a été reportée sine die.

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Afrique du Sud, Zambie - Francisco Sanchez conduit une mission commerciale américaine de haut niveau en Zambie et l'Afrique du Sud

(Agence Ecofin 28/11/2012)

(Agence Ecofin) - Francisco Sanchez, sous secrétaire américain au commerce international, conduit du 26 au 30 novembre une mission commerciale en Zambie et en Afrique du Sud.
Une délégation composée des représentants de 14 entreprises américaines accompagnent le sous secrétaire Sanchez à Lusaka (Zambie), Johannesburg et Cape Town en Afrique du Sud.
« Développer nos relations commerciales et nos investissements en l'Afrique subsaharienne continue d'être une composante essentielle de la stratégie diplomatique commerciale du président Obama », a déclaré Monsieur Sanchez. « La Zambie et l'Afrique du Sud offrent toutes deux des possibilités extraordinaires pour les entreprises américaines cherchant à promouvoir leurs produits et services sur les marchés émergents » a-t-il ajouté.
Les exportations de marchandises des États-Unis vers l'Afrique subsaharienne ont, au cours des 6 premiers mois cette année, augmenté de 4,6 % par rapport à la même période en 2011.
L'Afrique du Sud représente le marché exportateur le plus important des États-Unis en Afrique subsaharienne. En 2011, le total des échanges entre les États-Unis et l'Afrique du sud a atteint 16,7 milliards $ en hausse par rapport aux 13,9 milliards $ de 2010.
Par rapport à la même période en 2011, les exportations américaines vers la Zambie ont augmenté de plus de 27 % pour atteindre 111 millions $ à ce jour cette année. Les échanges bilatéraux États-Unis-Zambie ont plus que doublé en 2011.
Les 14 entreprises qui participent à la mission rencontreront les décideurs clé gouvernementaux ainsi que des partenaires potentiels du secteur privé.

1. AAR Corporation - Wood Dale, Illinois
2. Case New Holland - Chicago, Illinois
3. Dow Chemical - Midland, Michigan
4. Electro-Motive Diesel, Inc. - LaGrange, Illinois
5. General Electric Company - Fairfield, Connecticut
6. Greeley and Hansen LLC - Chicago, Illinois
7. Hybas International LLC - Houston, Texas
8. Kanawha Scales and Systems, Inc. - Poca, Virginie occidentale
9. Mabey, Inc. - Elkridge, Maryland
10. Symbion Power LLC - Washington, D.C.
11. Synergics Energy Services - Annapolis, Maryland
12. Trimble Navigation Ltd. - Sunnyvale, Californie
13. Water Services, Inc. - Provo, Utah
14. Zanbato - Mountain View, Californie

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Botswwana : un diamant bleu rare de Lucara vendu 4,5 millions de dollars

(Xinhuanet 28/11/2012)

GABORONE -- Lucara Diamond Corp. basé à Vancouver a vendu un diamant bleu de 9,46 carats pour 4,5 millions de dollars américains lors de sa dernière vente de diamants originaires de la mine de diamants de Karowe au Botswana.
Dans un communiqué publié mardi, la compagnie a déclaré que le diamant était le gros lot des récentes offres de Lucara à Antwerp et au Botswana, où la compagnie a vendu 56982 carats pour 17,1 millions de dollars à un prix moyen de 300 dollars le carat.
La vente comprenait également un deuxième petit diamant bleu pesant 0,64 carats, vendu à 24.500 dollars, soit 38.282 dollars le carat, a indiqué la compagnie.
"L'occurrence des deux diamants bleus vendus confirme l'excellente qualité des ressources à Karowe", a déclaré William Lamb, président de Lucara.
La vente finale des diamants de Karowe en 2012 aura lieu en décembre, avec un volume des ventes prévu d'environ 57.000 carats.
Lucara est un producteur de diamants en hausse au Botswana, le plus grand producteur de diamants au monde par valeur.
Actuellement, le plus grand producteur de diamants du Botswana est Debswana, joint venture entre le gouvernement du Botswana et De Beers, qui opèrent quatre mines de diamants dans le centre du Botswana, ainsi qu'une mine de charbon.

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L'Angola refuse le visa à la délégation bissau-guinéenne pour une réunion de l'OMS

(Xinhuanet 28/11/2012)

BISSAU -- L'Angola a refusé le visa d'entrée à Agostinho Ca, ministre de la Santé de la Guinée-Bissau et à la délégation, qui devaient prendre part en début de semaine à une conférence de l'Organisation mondiale de la Santé à Luanda, a-t-on appris mardi à Bissau.
Selon des sources proches du ministère bissau-guinéen des Affaires étrangères, Luanda ne reconnaît toujours pas le gouvernement de transition bissau-guinéen, mis en place après le coup d'Etat du 12 avril, tout comme d'ailleurs la plupart des pays de la Communauté des Pays Lusophones (CPLP) dont le Portugal.
Les relations d'amitié et de coopération entre Luanda et Bissau se sont refroidies depuis le coup d'Etat militaire, la junte militaire, qui avait pris le pouvoir, ayant directement accusé Luanda d'être de mèche avec l'ex-Premier Carlos Gomes Junior en vue d'éliminer physiquement tous les chefs militaires bissau-guinéens.
Elle avait alors demandé et obtenu le départ de Bissau de la mission militaire angolaise de 200 hommes, envoyée pour aider à la mise en oeuvre de la réforme des forces armées et de sécurité.
Depuis, l'Angola a gelé sa coopération avec la Guinée-Bissau qui, a son tour, a dénoncé en août dernier l'accord conclu en 2007 avec la compagnie Bauxite Angola pour l'exploitation de son gisement de bauxite à Boé (sud-est), qui ne lui réserve que 10% de la société.
Récemment, les autorités de transition de Bissau ont également refusé d'accorder le visa d'entrée en Guinée-Bissau à une délégation de la CPLP qui devrait prendre part à une mission conjointe de l'Union européenne, de l'Union africaine et de la CEDEAO, le 15 novembre dernier. Cette mission a été reportée sine die.

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mardi 27 novembre 2012

R.D.C. - Les rebelles congolais annoncent qu’ils vont quitter Goma

(Le Monde 27/11/2012)
Un départ, finalement, des rebelles du M23 "d'ici à vendredi" de Goma, la capitale régionale du Nord Kivu, prise d'assaut une semaine plus tôt : c'est l'annonce qu'a faite, mardi 27 novembre à Kampala, en Ouganda, le général de brigade Sultani Makenga. L'avion du président ougandais, Yoweri Museveni, était aller le chercher la veille de toute urgence à Goma. On verra si, à son retour, le général Makenga adoptera la même clarté, même s'il a détaillé sans hésiter certains aspects de ce retrait.
"Demain ou après demain (...) au plus tard dans trois jours, on va quitter Goma (...) On nous avait demandé de nous retirer à 20 kilomètres et nous allons le faire, il n'y a pas de problème", a déclaré le général Makenga à l'AFP sur place, en invoquant pour expliquer ces trois jours de battement le temps nécessaire pour concentrer ses troupes déployées dans de nouvelles régions (fruit de l'offensive des deux dernières semaines), et de les faire converger vers leurs positions d'avant le 15 novembre, c'est à dire dans la région du Rutshuru, avec une "ligne de front" commençant à 20 kilomètres au nord de Goma.
Depuis la réunion de samedi, qui a rassemblé à Kampala, des représentants des pays de la région, le président congolais et des responsables de la rébellion du M23, ajoutée à leur décision d'exiger du M23 un retrait "sous 48 heures" de la ville, un jeu d'échec s'était mis en place. Ce n'est donc sans doute pas un hasard si, ce mardi, les rebelles ont procédé à plusieurs annonces simultanées. Alors que le général Makenga annonçait le retrait prochain des rebelles, depuis l'Ouganda voisin, qui est aussi un pays mis en cause par les Nations unies dans une aide à leur groupe, le président du Mouvement du 23 mars, l'évêque Jean-Marie Runiga, annonçait à Goma le résultat de ses propres consultations à Kampala les jours précédents.
En marge du sommet de samedi, Jean-Marie Runiga a pu rencontrer, avec sa délégation, le chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, accompagné, entre autres, du ministre des affaires étrangères, et en présence du président ougandais, Yoweri Museveni. Cela aurait pu être décisif. Mais l'entretien a tourné court. De retour à Goma, il livre donc sa lecture de la position de son mouvement aprés consultation : le M23, selon lui, ne voit aucun inconvénient à se retirer de Goma... si, et seulement si, le pouvoir congolais accepte une liste de conditions. Au premier rang desquelles l'organisation d'un dialogue avec des représentants de l'opposition congolaise, de la diaspora, et de la société civile. D'autres points sont mis en avant pour obtenir un retrait, selon le président du M23 : la "levée sans conditions des privations de liberté imposées à Etienne Tshisekedi" (leader de l'UDPS qui s'était déclaré "président élu" lors de élections de fin 2011 ; une commission d'enquête sur la tentative d'assassinat contre le docteur Denis Mukwege et sur les tueries commises contre le Bundu Dia Kongo (BDK), mais aussi la dissolution de la CENI (commission électorale).
En substance, le M23, côté civil, travaille à mettre sur la table les éléments politiques de négociations, mais reste plus mesuré sur la dimension militaire. A ce stade, c'est d'une part une tactique, une façon de tester la capacité du M23 à surfer sur le mécontentement au Congo, qui est vaste, et tenter d'effacer l'image de rébellion parrainée par le Rwanda (et l'Ouganda), dont on sait combien ils ont été destructeurs à moyen terme pour les mouvements armés précédents de l'est du Congo. Mais cette série de revendications représente aussi les fondamentaux des "politiques" au sein du mouvement, qui travaillent sur ces sujets depuis de nombreuses années, y compris pour certains dans les rangs des rébellions précédentes.
Les deux points de vue différents exposés dans une seule journée peuvent signifier des divergences au sein du parti, mais aussi un nouveau mouvement dans la longue partie d'échecs entamée. Il n'est pas impensable que le M23 se retire bel et bien de Goma, mais cela ne signifiera pas la fin de l'aventure.

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Côte d'Ivoire - Quatre soldats jugés à Paris pour un meurtre commis en Côte d'Ivoire en 2005

(Le Monde 27/11/2012)
Pour l'armée, c'est un procès à haut risque qui s'ouvre, mardi 27 novembre, devant la cour d'assises de Paris. Quatre militaires de la force Licorne présents en Côte d'Ivoire sous mandat de l'ONU en 2005, comparaissent durant deux semaines pour le meurtre d'un civil ivoirien, Firmin Mahé. Ce "coupeur de routes" (bandit de grand chemin) a été étouffé, la tête sous un sac-poubelle, le 13 mai 2005, dans le blindé qui le transportait du camp de Bangolo vers celui de Man, à 600 km d'Abidjan, au nord-ouest du pays.
Le colonel Eric Burgaud, ancien chef de corps du 13e bataillon de chasseurs alpins, est accusé de "complicité par instigation du meurtre" ; l'adjudant-chef Guy Raugel, du 4e régiment de chasseurs (RCH), d'"homicide volontaire". Le brigadier-chef Johannes Schnier et le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, du 4e RCH aussi, répondront respectivement de "complicité de meurtre par aide ou assistance" et du délit d'"omission d'empêcher un crime". Tous les quatre ont quitté les rangs. Plusieurs généraux sont cités comme témoins au procès, ainsi que l'ancienne ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie.
La force Licorne, commandée par le général Henri Poncet, comptait alors 850 hommes, à Abidjan, Man et Bangolo. Leur rôle consistait à préserver la "zone de confiance" établie entre le nord rebelle et le sud fidèle au président Laurent Gbagbo. Cette zone démilitarisée, grande comme 35 départements français, avait été créée par les accords de Marcoussis de 2003. L'usage du feu y était réservé à la légitime défense. La mission était délicate. Le président Gbagbo se plaignait de la passivité de la force internationale. Miliciens des deux camps mais aussi coupeurs de route entretenaient un climat de terreur, multipliant les exactions.
"FAUTE INDIVIDUELLE"
Le 13 mai 2005, Mahé, un chef de bande local traqué depuis plusieurs semaines, est appréhendé par les militaires français. Blessé par balle le matin, il prend la fuite avant d'être rattrapé en fin de journée. Il est achevé par Raugel, sur ordre du colonel. La hiérarchie ne dénonce les faits à la justice qu'en octobre 2005. L'adjoint du général Poncet, le général Renaud Alziari de Malaussène, reconnaît alors : "Nous avons provoqué la mort de cet individu hors d'une situation de légitime défense." Le ministère de la défense infligera un blâme aux deux hauts gradés.
L'armée dit assumer ces événements "anciens". "Il y a eu faute individuelle, il n'y a aucune excuse", note le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major. Mais l'affaire soulève des débats internes.
Le premier porte sur le commandement et la hiérarchie. Le colonel comme l'adjudant-chef Raugel assument leur acte. "Quand on reçoit un ordre et qu'on est soldat, on l'exécute, et quand on a une mission, on la remplit. Pour moi (...) , il y a une chose fondamentale, c'est la mission", a dit Raugel lors de l'enquête. L'affaire Mahé est intervenue six mois après le bombardement de Bouaké, où, le 6 novembre 2004, neuf soldats français avaient été tués. Lors de l'instruction, le colonel Burgaud a témoigné de l'esprit de revanche qui régnait alors.
Le général Henri Poncet a obtenu un non-lieu définitif. Cité comme témoin, il est mis en cause par le colonel Burgaud qui s'est senti lâché. A présent dans le secteur privé, le général, qui a commandé les opérations spéciales, est classé parmi les "paras colos" (la tradition issue des régiments des anciennes colonies françaises). Il a de nombreux contempteurs. Sollicités par la défense, des officiers ont cependant renoncé à venir témoigner de ses pratiques à l'audience. Connu pour ne jamais donner d'ordre écrit et entretenir une relation directe avec ses hommes de terrain par delà la hiérarchie, il sera, malgré lui, au coeur des débats.
La seconde question porte sur le profil des unités envoyées en opération. C'est, avant l'Afghanistan, la Côte d'Ivoire qui, par la dureté de la situation, a façonné l'armée professionnelle d'aujourd'hui, expliquent les cadres de l'armée de terre. Des unités peu habituées aux terrains africains y ont été déployées. "On ne peut pas se préparer à tout. Quand on a pataugé jusqu'aux genoux dans des charniers de civils, on a tous eu envie de mettre une balle dans la tête des miliciens", témoigne un officier supérieur. Un autre est encore plus clair en évoquant le cas du colonel Burgaud, un chasseur alpin aux états de service irréprochables jusqu'alors : "En Afrique, les Alpins étaient des bleus, un colonel de l'infanterie de marine ne se serait pas fait avoir comme ça."
Le troisième débat concerne les missions confiées aux militaires sous mandat de l'ONU. "Ils n'étaient plus au coeur de leur métier, celui de faire la guerre, mais dans une mission de police, sans avoir les moyens de l'assumer", souligne Me Alexis Gublin, avocat du colonel Burgaud. En "zone de confiance", les chefs de bande locaux étaient relâchés, faute de procédure judiciaire.
Le mois précédant le meurtre de Mahé, les coupeurs de route avaient tué une vingtaine de personnes et la population dénonçait l'impuissance des militaires. Des officiers ont rendu compte de ce "vide légal". Dans ce contexte, obtenir "un mort dans des conditions légitimes était pratiquement devenu une obsession", a témoigné un capitaine.

Nathalie Guibert
LE MONDE
27.11.2012 à 14h22• Mis à jour le 27.11.2012 à 17h03Par Nathalie Guibert
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Mali : le PM à Paris pour maintenir et renforcer la mobilisation de la communauté internationale autour de son pays

(Xinhuanet 27/11/2012)
BAMAKO -- Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra est arrivé à Paris ce lundi 26 novembre 2012 pour s'entretenir avec les autorités françaises du raffermissement des relations entre les deux pays, indique un communiqué de la primature déposé lundi (25 novembre) matin à Xinhua.
Le texte précise que le déplacement du Premier Ministre s' inscrit dans le cadre de ses efforts destinés à maintenir et à renforcer la mobilisation de la communauté internationale autour du Mali pour accélérer le recouvrement de l'intégrité territoriale de notre pays.
Le chef du gouvernement doit notamment rencontrer le ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, pour évoquer l' appui de la France en vue de la reconquête des régions illégalement occupées par les terroristes et les narcotrafiquants, selon le communiqué..
Pour rappel, lors de sa rencontre avec la presse nationale et internationale, tenue le lundi 5 novembre dernier, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Coulibaly, avait évoqué les raisons de sa présence chez le médiateur de la CEDEAO, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, qui avait reçu à la veille des représentants du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et d'Ançar Dine Iyad Ag Ghali.
Evoquant sa présence dans la capitale burkinabé, le chef de la diplomatie malienne avait laissé entendre : « quand les protagonistes (MNLA et Ançar Dine, Ndlr) vont à Ouagadougou ou ailleurs, le Mali y ira pour s'exprimer. (..). Là où on parle du Mali, je dois y être. On ne va plus parler du Mali à notre absence ».
Il reste à savoir si le déplacement du Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, à Paris, s'inscrit également dans ce cadre. En tout cas, le communiqué n'a pas indiqué cela.
Par ailleurs, une délégation du MNLA a été reçue jeud dernier à Paris, à sa demande, par des hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères.
L'Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de Crise ( ADPS, un regroupement de partis politiques et d'organisations de la société civile, Ndlr) a « condamné avec la dernière rigueur la rencontre officielle qui vient d'avoir lieu à Paris entre les séparatistes du MNLA et le ministère français des Affaires Etrangères », indique un communiqué déposé vendredi à Xinhua.
Il est à noter que le Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies (ONU) a adopté le 12 octobre 2012 la résolution 2071, portant préparation de l'envoi d'une force militaire internationale au Mali. Une autre résolution est attendue dans le même sens très prochainement suite au rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

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Un avion comorien s'écrase au décollage avec 29 personnes à bord

(Liberation 27/11/2012)

L'appareil décollait de Moroni, aux Comores, pour rallier l'île d'Anjouan.
Un avion de la compagnie comorienne Inter Ile avec 29 personnes à bord a eu un accident aux Comores, a annoncé la préfecture de l'île française voisine de Mayotte, mais sans faire de victime selon les autorités comoriennes.
L’appareil «aurait été accidenté juste après son décollage de l’aéroport de Moroni à l’occasion d’un vol commercial vers l'île d’Anjouan avec à son bord 29 personnes», écrit la préfecture dans un communiqué. Selon l’autorité comorienne de l’aviation civile (Anac), le petit avion a raté son décollage et terminé sa course dans l’océan Indien.

(AFP)
27 novembre 2012 à 14:42
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Cameroun : 200 milliards FCFA d'emprunts concessionnels et 250 milliards de titres publics prévus en 2013

(Xinhuanet 27/11/2012)
YAOUNDE -- Pour l'exécution de son budget public établi par le projet de loi de finances à 3.236 milliards de francs CFA (6,472 milliards USD) en 2013, le gouvernement camerounais envisage le recours à des emprunts concessionnels de 200 milliards (400 millions USD) et des émissions de titres publics de l'ordre de 250 milliards (500 millions USD).
"Le gouvernement est autorisé à négocier et éventuellement à conclure au cours de l'exercice 2013, à des conditions sauvegardant les intérêts financiers de l'Etat ainsi que sa souveraineté économique et politique, des emprunts concessionnels d'un montant global de 200 milliards FCFA", souligne le projet de loi de finances en cours d'examen par les députés de l'Assemblée nationale (Parlement) à Yaoundé.
Ce montant représente le plancher de recours aux emprunts concessionnels établi récemment par les autorités camerounaises, avec les conseils du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui affirment vouloir aider le pays à éviter de replonger dans le cycle d'endettement.
Pour l'heure, le Cameroun présente un niveau d'endettement faible, après des allègements de la dette obtenus de partenaires bilatéraux et multilatéraux grâce à l'atteinte en 2006 du point d' achèvement de l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés) de la Banque mondiale.
"Le gouvernement est également habileté à recourir à des émissions de titres publics, notamment les obligations du Trésor, pour des besoins de financement des projets de développement, pour un montant maximum de 250 milliards FCFA", recommande par ailleurs le document dont Xinhua a obtenu copie.
Sur ce point, le projet de budget de l'Etat pour le prochain exercice table précisément sur 258 milliards de francs CFA d' emprunts, contre 183 milliards en 2012, ce qui, ajouté à 66 milliards de dons, devrait porter l'enveloppe des ressources externes à 324 milliards.

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Zambie - Glencore phagocyte Xstrata

(Afrique 7 27/11/2012)
Un titan des matières premières est entrain de voir le jour sur fonds de l’or rouge zambien. Les sociétés suisses Glencore et Xstrata ont décidé de fusionner, donnant ainsi naissance à un mastodonte minier qui pèsera environ 210 milliards de dollars en chiffre d’affaire. C’est depuis près de 9 mois que le géant du cuivre courtise Xstrata dans le but de créer l’une des plus grosses compagnies des matières premières au monde.
Le conseil d’administration du groupe a finalement accepté l’initiative de Glencore et a adoptée la semaine dernière la mesure faisant acte de la décision. Glencore est le premier fournisseur de cuivre mondiale, exploitant l’or rouge des mines de Mopani en Zambie, première réserve mondiale de cuivre, tandis que Xstrata domine le marché du Zinc. La création du nouvel empire minier entérinera sa suprématie sur le zinc à travers la planète avec une position sur le marché représentant plus de 50% des parts de production. Cette fusion coûtera à Glencore une bagatelle de 30 milliards de dollars. Alors que les représentants de Glencore se félicitent de l’opération, d’autres opérateurs économiques ainsi que des observateurs indépendants s’inquiètes sur les conséquences qui découleront de la fusion.
En effet le géant Suisse tire depuis plusieurs années, un blouson de réputation douteux en matière de déontologie de travail. Glencore a été au fils des années impliqués dans plusieurs affaires de négligence sur le plan de l’environnement, de positionnement en zone de conflit, encourageant le trafic d’armes, contre les sanctions de la communauté internationale ou encore de manœuvre d’optimisation fiscale. Plusieurs ONG s’inquiètent qu’une entreprise ayant recours à des procédés se trouve en position d’influencer sans partage le marché mondial du cuivre et du zinc.
Par ailleurs, au delà des questions morales soulevées par diverses structures, les autorités européennes ont rappelé au futur groupe qu’il devra réduire sa position dominante pour être en accords avec certains principes de concurrence régissant le cadre économique de la région.
Meyya Furaha
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Le Nigeria compte arrêter le trafic des armes légères grâce à la surveillance par satellite sur ses frontières

(Xinhuanet 27/11/2012)
KATSINA (Nigeria) -- Le gouvernement nigérian a déclaré lundi qu'il introduirait la surveillance par satellite sur les frontières du pays pour lutter contre la contrebande et la circulation des armes légères.
Le ministre d'État aux Finances Yarima Ngama a fait cette révélation dans l'État septentrional de Katsina à l'ouverture de la Conférence annuelle des contrôleurs généraux des douanes.
N. Ngama a déclaré que son ministère travaillait en étroite collaboration avec le ministère de la Science et de la technologie pour assurer le démarrage du projet.
Selon lui, la mesure s'ajoute à la surveillance aérienne entreprise par le Service des douanes du Nigeria le long des frontières du pays.
Le ministre a souligné que le gouvernement continuerait de soutenir le service des douanes pour lutter efficacement contre la contrebande, y compris le mouvement des armes à feu, des médicaments et autres objets interdits.
Le ministre a exhorté les Nigérians à consommer les produits fabriqués localement, dans le cadre des efforts visant à renforcer l'industrialisation et le développement socio-économique global du pays.
Il a souligné qu'une telle attitude permettrait également d'améliorer les revenus du pays et d'encourager le commerce international.

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Liberia : 5000 emplois menacés par sa suspension de licence, selon Lonestar/MTN

(Agence Ecofin 27/11/2012)
Dans l’attente de la suspension temporaire de trois jours de sa licence mobile dès le 3 décembre prochain à 00h01, l’opérateur des télécommunications Lonestar/MTN multiplie les démarches pour faire revenir l’Autorité des Télécommunications (LTA) du Libéria sur sa décision.
Dans une de ses sorties, Lawrence K. Bropleh, directeur de la communication de l’entreprise, a comparé la sanction à un cauchemar qui aura des effets néfastes dans le pays. Il explique qu’avec cette mesure, c’est 5000 emplois qui sont menacés et la sécurité nationale qui est mise en danger.
Pour LTA la décision est irrévocable. Elle est justifié au regard du caractère récalcitrant dont a fait preuve la société de télécommunications. En effet, d’après le régulateur, Lonestar/MTN a procédé au changement du statut de sa liaison avec Comium de manière unilatérale du 18 au 21 mai 2012, au mépris des mises en garde de la LTA. En 2010, pareille situation s’était déjà posée avec un autre opérateur mobile.
Durant la suspension, les abonnés de Lonestar/MTN pourront seulement recevoir des appels. Les zones qui ne sont pas desservies par le réseau Lonestar/MTN seront exemptées de cette punition et 25% des revenus générés lors de ces trois jours devront être reversés au gouvernement Libérien.
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Mozambique : le vent en poupe pour le secteur de l’énergie

(Afrique 7 27/11/2012)
L’essor du secteur de l’énergie en Mozambique semble prendre des proportions non encore atteintes au cours de son histoire. En effet, la compagnie publique des chemins de fer et ports mozambicaine, CFM, a récemment fait une annonce fracassante. Il s’agit d’un investissement de 12 milliards de dollars qui permettra d’aménager les voies ferrées, d’en construire de nouvelles et d’agrandir les ports du pays. Cette ambitieuse initiative a pour mission de maximiser l’exploitation du charbon de la région de Tete et Moatize. L’échéance de la mise en exploitation maximale est fixée à 5 ans et Maputo espère porter la production de la région à 100 millions de tonnes par an. Au regard de sa valeur prévue sur le marché pour les 5 prochaines années, une telle production devrait représenter entre 40 et 65 milliards de dollars.
Le montage financier pour la construction de la principale ligne, 2000 km de voies ferrées, qui reliera Moatize et l’océan Indien, trouvera ses fonds au près du Brésilien Vale et des capitaux chinois. La ligne de Tete au port de Nacala, 1070, sera quant à elle financée par le groupe ENRC du Kazakhstan, pour acheminer environ 60 millions de tonnes de charbon chaque année. La voie existante, celle de Moatize au port de Beira, 800 km, sera redimensionnée pour augmenter sa capacité de transport, passant de 3 à 20 millions de tonnes par ans.
Outre l’exportation du charbon, le pays entend également exporter de l’électricité. Selon les médias nationaux, le Mozambique s’apprête à signer d’ici le mois prochain, un accord qui lui permettra de vendre de l’énergie électrique au Malawi. Le barrage hydro-électrique qui fournira ce voisin de l’ouest est celui de Cahora Bassa, situé dans la région de Tete. Selon les mêmes sources, d’autre pays de la région seraient également entrain d’envisager cette option.

Philippe Omotundo
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Côte d'Ivoire - DEMANDE D’EXTRADITION DE SIMONE GBAGBO: ADO va-t-il ouvrir la boîte de Pandore ?

(Le Pays 27/11/2012)
L’ex-procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, avait annoncé la couleur : Laurent Gbagbo ne sera pas le seul à faire face à un mandat d’arrêt international suite aux violences postélectorales en Côte d’Ivoire. Ce n’est donc pas une surprise de voir cette même juridiction internationale demander aux autorités ivoiriennes de lui livrer une autre personne : Simone Gbagbo. Comme on le sait, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire est en attente d’être jugée dans son propre pays depuis la chute du régime de son mari de président.
Amnesty International appuie la demande de la CPI tout en rappelant la nécessité de sanctionner tous les coupables des deux camps. Il est probable que dans le contexte actuel du pays, la justice ivoirienne ne puisse pas être à même de garantir un procès équitable à l’ex-première dame et à d’autres barons du régime déchu. Aussi, les prévenus gagneraient à être jugés devant une juridiction où les droits de la défense ont plus de chance d’être respectés. De ce fait, la CPI serait, aux yeux de certains, l’assurance de cette justice impartiale que les démocrates appellent de tous leurs vœux. Il appartient aux autorités ivoiriennes de décider de la suite à donner à cette requête.
Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ne semblent pas disposées par l’idée de transférer Simone Gbagbo à la Haye. En tout cas, elles ne font pas preuve du même empressement que dans le cas de Laurent Gbagbo. Comparaison n’est certes pas raison, mais il y a matière à réflexion quand même. Les raisons de cette attitude peuvent être multiples. On peut y voir une façon de soutenir l’indépendance de la justice ivoirienne devant laquelle la procédure contre l’ex-première dame est déjà en cours. Il est possible qu’il s’agisse également, dans le cadre des efforts de réconciliation, d’un clin d’œil fait au parti de l’ex- chef de l’Etat qui a refusé la main tendue du pouvoir suite à l’extradition de son mentor à la CPI. Mais, on peut aussi penser que cette attitude n’est pas dénuée de tout calcul politique. Simone Gbagbo est probablement un des éléments d’une liste qu’on imagine quelque peu longue, à en juger par l’ampleur des violences commises dans le pays.
De prime abord, une extradition de Simone Gbagbo ne devrait pas empêcher le régime ivoirien de dormir tranquillement. Mais à y voir de près, ce n’est pas si évident que cela. La CPI semble prendre un malin plaisir à délivrer ses mandats d’arrêt aux compte-gouttes. Dans ce jeu, difficile de savoir ce qui peut arriver du jour au lendemain. A qui le tour après Simone Gbagbo ? Le régime d’Alassane Dramane Ouattara (ADO) est face à une situation complexe. Jusque-là, le transfèrement de Laurent Gbagbo semble avoir été quelque chose d’exceptionnel. Une nouvelle extradition suite à une requête du genre confirmerait la disponibilité des autorités ivoiriennes à coopérer pleinement avec la CPI dans ce dossier de violences postélectorales. Le principe serait ainsi acquis et une éventuelle remise en cause de cette disponibilité par le pouvoir en place serait vue d’un mauvais œil. Alors, que fera le régime d’ADO si demain la CPI venait à réclamer des têtes dans son propre camp ?
Si un mandat d’arrêt du genre venait à être lancé contre un ou certains de ses éléments, le pouvoir d’ADO saura-t-il trouver des arguments convaincants pour refuser de faire demain ce qu’il aura fait hier et confirmé aujourd’hui avec les autres ? Difficile s’il tient à se faire respecter. Pourtant, la violence en Côte d’Ivoire n’a pas été l’affaire d’un seul camp. Ce serait d’ailleurs une lapalissade. Les degrés et les niveaux de responsabilité peuvent varier, mais dans le fond, il y en a dans les deux camps opposés qui ont des choses à se reprocher. C’est du reste ce que confirment des rapports de certaines organisations comme Amnesty international. Comme on le sait, la CPI essuie déjà de sévères critiques relativement à son incapacité à être impartiale, à réprimer comme il se doit des crimes massifs commis dans le monde par de grandes puissances. Dans ces conditions, on imagine mal cette juridiction se hasarder à confirmer ce sentiment dans le dossier ivoirien.
On peut, de ce fait, légitimement penser que tous les présumés coupables seront appelés à répondre de leurs actes et ce, tôt ou tard. C’est dire donc l’embarras dans lequel se trouve le président Ouattara qui a des brebis galeuses à extirper de ses propres rangs mais qui, au regard de la fragilité de son pouvoir, craint certainement de scier la branche sur laquelle il est assis. Il n’est donc pas évident qu’il soit disposé à ouvrir la boîte de Pandore. Mais pourvu seulement que la justice n’en fasse pas les frais.

« Le Pays »
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Nigeria : Boko Haram dans le collimateur de la CPI

(L'Observateur Paalga 27/11/2012)
Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) dit soupçonner le groupe islamiste Boko Haram de crimes contre l’humanité ayant entraîné la mort de plus de 1 200 civils depuis 2009. La nouvelle intervient quelques heures seulement après l’attaque d’une unité spéciale de la police à Abuja, la capitale fédérale. La veille dimanche, un double attentat suicide contre une église faisait 11 morts et une trentaine de blessés dans une caserne du Nord-Nigeria. Les derniers d’une longue liste de crimes attribués à la secte fondée il y a une dizaine d’années par Mohamed Yusuf.
A ses débuts, le groupe, lequel retient aujourd’hui toute l’attention du procureur de la CPI, Fatou Bensouda, n’était qu’un mouvement religieux antioccidental et contestataire qui, à l’instar de tant d’autres, tentait de combler l’incurie des partis progressistes. En juillet 2009, une flambée de violence oppose ses adeptes aux forces de l’ordre, faisant des centaines de victimes dans les rangs de la secte. Au cours des combats, Mohamed Yusuf est capturé et exécuté. Mais au lieu d’éloigner le danger, la mort du leader aura eu pour seul effet de radicaliser ses ouailles.
Depuis, le géant nigérian peine à contenir la menace croissante que représente la pieuvre Boko Haram. Le monstre à têtes multiples n’a cessé de multiplier attentats et attaques contre les forces de sécurité, les responsables gouvernementaux et les lieux de culte chrétiens : ainsi, entre juillet 2009 et début février 2011 elle a revendiqué 164 attaques, attentats suicide, exécutions et braquages perpétrés jusqu’au cœur de la capitale fédérale. On estime encore que les violences qui lui sont attribuées et la répression qu’elles ont engendrée auraient fait plus de 3 000 morts.
On comprend dès lors la décision du bureau du procureur de la CPI de «passer à la phase 3 de l’examen préliminaire» pour déterminer si les autorités nigérianes mènent des enquêtes contre les personnes qui semblent porter la plus large part de responsabilité pour de tels crimes».
Qualifié par certains de «democrazy» (démocratie folle) à cause des nombreuses convulsions qui ne cessent de le parcourir, le Nigeria aura bien du mal à répondre aux exigences de La Haye. Ainsi, la démarche, aussi louable qu’elle soit, a toute les chances de se heurter à un mur, ou plutôt à la force d’inertie d’un géant handicapé par ses pieds d’argile.

H. Marie Ouédraogo
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lundi 26 novembre 2012

RDC : le gouvernement exclut de négocier avec les rebelles avant un retrait de Goma

(Le Monde 26/11/2012)

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a affirmé dimanche que les rebelles devaient quitter la ville de Goma avant toute négociation alors même que les mutins exigent d'entamer d'abord des discussions directes avec le président Joseph Kabila.
Ce dernier est rentré dimanche de Kampala où il s'est entretenu pour la première fois avec le président du M23, Jean-Marie Runiga Lugerero, dans le cadre d'une médiation organisée par le président ougandais. D'après le chef rebelle, les deux hommes devaient se retrouver à nouveau le lendemain pour "parler des modalités" des négociations et des "points" à l'ordre du jour. Mais le bras de fer a repris dimanche entre les parties.
Dimanche, le gouvernement a précisé, par la voix de son porte-parole, que le retrait de la ville de Goma était "un impératif tout à fait majeur et incontournable". Campant sur ses positions, Jean-Marie Runiga Lugerero a réaffirmé depuis Kampala que "le retrait de Goma ne doit pas être une condition pour les négociations mais doit être le résultat des négociations". La veille, déjà, il avait conditionné ce retrait à des discussions "directes" avec le chef de l'Etat et réaffirmé que la rébellion se défendrait en cas d'attaque de l'armée.
Selon un diplomate occidental dans la région, le président ougandais aurait accepté de rencontrer directement le chef militaire du M23 Sultani Makenga mais cette information n'a pu être confirmée. Les rebelles étaient toujours présents dimanche à Goma et la présence des soldats de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) – qui appuie l'armée congolaise contre les rebelles – était plus importante dans les rues que les jours précédents.
Le M23 est composé d'anciens rebelles ayant intégré l'armée en 2009, avant de se mutiner en avril dernier, arguant que Kinshasa n'a pas pleinement appliqué les accords de paix du 23 mars 2009. Ils combattent depuis l'armée régulière dans la région du Kivu, théâtre depuis une vingtaine d'années de conflits quasiment ininterrompus avec l'ingérence des pays voisins.
PAUL KAGAME ABSENT DU SOMMET DE KAMPALA
A l'occasion du sommet extraordinaire de Kampala, qui a réuni quatre chefs d'Etats de la région (ougandais, congolais, kenyan et tanzanien), les responsables politiques ont exigé l'arrêt des hostilités, le départ des rebelles de Goma avant mardi et leur retrait à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville, tout en recommandant à Joseph Kabila d'"écouter, d'évaluer et de prendre en compte les revendications légitimes" des rebelles.
Le président rwandais Paul Kagame était le grand absent de ce sommet régional, alors même que son pays est accusé par Kinshasa et par des experts de l'ONU de soutenir – et diriger – le M23 qui compte principalement dans ses rangs des Congolais d'ethnie tutsi.
Durant le week-end, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a fait spécialement le déplacement à Kigali pour s'entretenir avec son homologue rwandais. Les deux hommes ont "invité" Kinshasa et les rebelles du M23 "à mettre en œuvre les conclusions de Kampala qui représentent une bonne base pour le règlement de ce conflit", selon les termes d'un communiqué publié par le gouvernement rwandais.
De leur côté, des ONG dans l'est de la RDC ont accusé dimanche le gouvernement congolais de s'être "courbé" au sommet de Kampala face aux "Etats agresseurs", sans citer le Rwanda et l'Ouganda voisins. La fédération d'ONG Société civile du Nord-Kivu s'est dit "complètement déçue des résolutions adoptées" qui n'ont fait que "légitimer le M23", selon elle, "en humiliant la nation congolaise et en bradant sa souveraineté".
L'Union africaine (UA) a, à son tour, appelé dimanche le M23 à se conformer aux décisions prises à Kampala mais a également salué "l'engagement du gouvernement de la RDC (...) à prendre en compte toute revendication légitime" du mouvement. "Le sommet (...) a dressé un plan en dix points qui prévoit le retrait immédiat des éléments du M23 de tous les endroits qu'ils ont récemment occupés ainsi que l'établissement d'arrangements de sécurité pour suivre la situation sur le terrain", a déclaré dans un communiqué la présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini Zuma.

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Guinée-Bissau : Ibrahima Sory Diallo élu président du Parlement

(Xinhuanet 26/11/2012)

BISSAU -- Ibrahima Sory Diallo du Parti de la Rénovation Sociale (PRS, opposition) a été désigné, président de l'Assemblée nationale de la Guinée-Bissau, après trois jours d'impasse concernant le renouvellement des instances dirigeantes de cet organe législatif, rapporte dimanche la presse locale.
Le PAIGC, parti écarté du pouvoir par coup d'Etat et majoritaire au Parlement (67 députés sur 100), s'est contenté deux postes de vice-présidence.
Ibrahima Sory Diallo remplace Manuel Sherifo Nhamadjo appelé à exercer les fonctions de président de transition durant un an.
"Nous avons opté pour une solution à l'amiable afin de contribuer à mettre fin à cette crise politique qui dure depuis le 12 avril dernier" (date du coup d'Etat militaire), a déclaré à la presse Rui Diã de Sousa, président du groupe parlementaire du PAIGC.
"La présidence de l'assemblée nous revient de droit en tant que parti ayant gagné les législatives de novembre 2008", mais "on préfère reculer pour mieux sauter", a-t-il tenu à préciser.
Selon le nouveau président du Parlement, les députés vont statuer sur la Commission Nationale Electorale dont le poste de président est resté vacant avec le décès, le mois dernier, de Desejado Lima Da Costa.

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