jeudi 30 juin 2011

30 juin 1960 : le Congo Belge devient indépendant

jeudi 30 juin 2011 / par Antoine Ganne


Le 30 juin 1960, le Congo Belge devient indépendant. Après de grandes émeutes nationalistes qui soulèvent le pays, les partis politiques sont légalisés en 1959, et des élections ont lieu en mai 1960. Elles sont sanctionnées par la victoire des partis nationalistes. Joseph Kasa-Vubu est élu président par le Parlement et Patrice Lumumba désigné Premier ministre. Une situation qui ne durera pas. Mais cela, on ne le sait pas encore le 30 juin, quand le pays fête son indépendance.
L’indépendance a conduit à Léopoldville le roi Baudouin acclamé par la population aux côtés de Joseph Kasavubu, chef du nouvel Etat congolais. Le palais de la Nation a attiré la foule : le roi a proclamé l’indépendance du Congo devant les deux chambres réunies et de nombreuses personnalités étrangères, parmi lesquelles l’abbé Fulbert Youlou venu du Congo voisin. Deux signatures dont celle de M. Patrice Lumumba, chef du gouvernement congolais, ont mis fin à 80 ans de souveraineté belge.
http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/AFE85008740/la-proclamation-de-l-independance-du-congo-belge.fr.html
30 juin 1960 : fêtes de l’indépendance à Léopoldville en présence du roi des Belges, Baudoin (Rushes).

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/AFE04003073/independance-du-congo.fr.html
Graves scènes de lynchage dans les rues de Léopoldville au lendemain de l’indépendance qui a porté au pouvoir Lumumba et Kasavubu, farouches adversaires politiques.

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/CAF97504142/bagarres-au-congo-belge.fr.html
Patrice Lumumba sera assassiné en 1961 au Katanga, et Joseph Kasavubu évincé par le coup d’État du Maréchal Joseph Mobutu en 1965. Il mourra en résidence surveillée en 1969.

 

HUGO MILLION "Benga Nzambe" (Call on God)

Omar El-Béchir, Laurent Gbagbo, Mouammar Kadhafi… Une clientèle africaine pour la Cour pénale internationale

(Jeudi 30 Juin 2011)

Par : M. A. Boumendil

Le président soudanais Omar El-Béchir est arrivé mardi à Pékin pour une visite d’État. Il devait être question, dans ses discussions avec les autorités chinoises, des conséquences de la partition du Soudan et de l’indépendance du Sud, qui devrait être effective à partir du 9 juillet prochain. La Chine est particulièrement concernée par la question parce les échanges commerciaux entre les deux pays dépassent les 8 milliards de dollars et qu’elle s’approvisionne largement en pétrole au Soudan, alors que les principales réserves du précieux liquide se trouvent dans le Sud. Ce n’est pourtant pas ce qui a retenu l’attention des observateurs. Ce qui a été largement commenté et interprété par les médias internationaux, c’est le retard de plus d’une journée du président soudanais pour arriver à Pékin. Ce retard a été officiellement justifié par la modification du plan de vol de l’avion présidentiel. Ce que ne précisent pas les autorités soudanaises, c’est que cette modification du plan de vol est à son tour justifiée par le fait que Omar El Béchir est sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité commis au Darfour. De fait, une escale ou le survol de certains États se situant sur sa trajectoire auraient été

périlleux pour lui. Cet incident, loin d’être anecdotique, remet la CPI au cœur de l’actualité, au moment précisément où cette institution internationale s’est illustrée par l’émission d’un mandat d’arrêt contre Kadhafi et deux de ses proches, et où l’on s’interroge si elle peut juger le président ivoirien déchu de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Tout auréolée de son succès récent dans l’arrestation assez énigmatique du boucher de Sarajevo, Mladic, l’auguste cour est au mieux de sa notoriété. Elle n’est pourtant pas au-dessus de toute controverse, parce que, pour ainsi dire, nombreux sont ceux qui pensent qu’elle privilégie une catégorie de “clientèle”. Certes, le bien-fondé de l’inculpation de Omar El Béchir, Laurent Gbagbo ou Mouammar Kadhafi n’est pas volée. Elle est même largement justifiée et leur éventuelle condamnation ne serait que justice. Bon nombre de dirigeants africains, arabes, asiatiques, mais pas seulement, pourraient tout autant être de parfaits candidats à l’inculpation. Qu’il s’agisse de Omar El Béchir auquel on impute la responsabilité de deux millions de morts, de Laurent Gbagbo qui a mis la Côte d’Ivoire à feu et à sang pour tenter de garder indûment son fauteuil présidentiel ou du dictateur libyen dont le CV s’est écrit en lettres de sang, nul ne peut raisonnablement s’offusquer de leur inculpation et, éventuellement, de leur condamnation. Ce qui peut être reproché à la CPI, ce ne sont donc pas les décisions qu’elle a prises, mais celles qu’elle n’a pas osé ou qu’elle n’a pas voulu prendre. Pourquoi, par exemple, n’y a-t-il pas eu le moindre début d’enquête sur la répression sanglante des manifestations pacifiques au Bahreïn, à la fois par les forces de police locales et par l’armée saoudienne ? Pourquoi n’a-t-on jamais inquiété George W. Bush dans sa paisible
retraite texane ? Sans doute que le déclenchement d’une guerre (contre l’Irak) sur des motifs fallacieux, qui plus est sans l’aval de la communauté internationale, la destruction et l’occupation d’un pays ayant entraîné des morts par centaines de milliers, la systématisation d’interrogatoires musclés, la multiplication de prisons secrètes dignes des goulags soviétiques et le pillage organisé des richesses archéologiques de l’une des plus vieilles civilisations du monde ne sont pas des faits suffisamment graves pour évoquer, ne serait-ce qu’en filigrane, la notion de crime contre l’humanité. La logique voudrait qu’un criminel reste un criminel, qu’il dirige la plus grande puissance du monde ou une petite république bananière. Mais, cette logique-là, ce n’est pas demain qu’elle régira la justice internationale. Aussi, la CPI ne peut inquiéter que les criminels qu’elle peut. Ce n’est déjà pas mal…

liberte-algerie.com

Féminicide en RDC: une marche contre le viol

La date est symbolique. Le 30 juin est en effet la journée de l’indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC), acquise en 1960. Ce jour-là, à 10 heures, rendez-vous est donné au Trocadéro par l'Action des Journalistes de l'Espace Schengen (AJES), en partenariat avec l'association Ni Putes Ni Soumises (NPNS), pour débuter une marche qui mènera les participants à Bruxelles, où une plainte pour crimes de guerre sera déposée au Tribunal de grande instance -qui se fait le relais de la Cour Pénale Internationale (CPI)- pour les viols et mutilations perpétrés de manière systématique en RDC depuis 14 ans. Dans le détail, les manifestants, composés de la diaspora congolaise en France, de militantes féministes, de politiques et de leaders d’opinions, se retrouveront sur le parvis des droits de l’Homme (Paris XVIe). Ils passeront par 14 villes*, pour arriver 300 kilomètres plus tard dans la capitale belge, le 14 juillet. L’objectif de cet événement: faire naître une prise de conscience générale, mais surtout des politiques, pour qu’à terme un Tribunal pénal international (TPI) soit créé et mandaté par l’ONU, à l’image de ce qui s’est fait au Rwanda ou en ex-Yougoslavie. «On espère faire marcher 2000 personnes», a indiqué à ParisMatch.com Gabrielle Apfelbaum, directrice de la Communication de NPNS. Marie Inyongo, présidente de l’AJES, table même sur 3000. «Surtout à Bruxelles, le Congo étant une ancienne colonie belge, de grosses délégations nous attendent ; les associations, les politiques sont mobilisés», s’est-elle réjouie. «Ça a été un véritable défi, renchérit Gabrielle Apfelbaum, les délais étant courts. Ça a été difficile de mobiliser les élus.» La marche, baptisée «Ni Violées Ni Persécutées», passera notamment par Valenciennes (Nord), fief de Jean-Louis Borloo qu’elles espèrent rencontrer. «On espère qu’il s’exprimera sur la question», a souligné Gabrielle Apfelbaum.

Pourquoi une marche ? «Pour symboliser ces femmes condamnées à marcher, pour fuir leurs villages d’où elles sont chassées» après ces viols, et ce dans des conditions très difficiles, sous la chaleur et sans vivre, nous a dépeint la militante. «C’est une procession», confirme Marie Inyongo. «Pour représenter ces femmes qui marchent, contraintes de s’ostraciser à cause de ces crimes de guerres. Car le viol est une véritable arme de guerre au Congo, dénonce-t-elle. Depuis une 1996, les miliciens se servent de l’agression sexuelle pour les faire partir de certaines régions –car derrière, il y a l’enjeu de la balkanisation du pays.» La durée de l’événement, et le nombre de kilomètres parcourus, symbolise, eux, «la longueur de cet état de guerre, la pénibilité de la vie des survivantes, l’horreur de leur quotidien, elles qui sont mutilées, répudiées, endeuillées, contraintes au mieux à l’exode… au pire à la torture et la mort», insiste Marie-Anne Soubré M Barki, porte de parole du mouvement NPNS dans le dossier de presse. «Il vaut mieux être morte que d’être victime d’un viol commis l’APR (Armée Patriotique Rwandaise), par les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) et leurs alliés, car cet acte constitue la pire des humiliations humaines», avait confié un membre de l’ethnie nianga, majoritaire dans la région du Nord-Kivu, aux agents de l’ONU lors d’une étude effectuée en septembre 2010.
Avec plus de 1000 femmes violées par jour, la République démocratique du Congo (RDC) est considérée comme «la capitale du viol». Dans l’ex-Congo belge, le sexe de la femme y est utilisé comme arme de guerre, dans l’indifférence générale. Pour remédier à ce drame humanitaire, une marche de 14 jours, baptisée «Ni Violées Ni Persécutées» débute ce jeudi à Paris pour arriver à Bruxelles, où une plainte sera déposée.
L'indescriptible horreur
Silem Habchi, présidente de NPNS, s’est rendue en février dernier à Bukavu, a rencontré le Dr Denis Mukwege, gynécologue-obstétricien, qui dirige l’hôpital Panzi. «J’ai alors pu me rendre compte de la réalité insupportable de ces femmes», a-t-elle relaté à AfrikArabia. «On ne peut pas raconter ce qu’on voit.»
Interview de Marie Inyongo et Sihem Habchi par ChristopheRigaud
http://www.dailymotion.com/video/xjclld_interview-de-marie-inyongo-et-sihem-habchi_news

L'ambassadeur de France chargé des droits de l'Homme, François Zimeray, qui soutien ce combat, a également tenté d’expliquer, avec beaucoup d’émotion, à quel point «personne ne soupçonne l’ampleur du drame qui se déroule chaque jour dans les Grands Lacs». «On a beau vivre dans une société de l’information, il y a des angles morts», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse annonçant la Marche Ni Violées Ni Persécutées. «Il y a des thèmes dont on ne parle pas. Il y a des zones dont on ne parle pas», a-t-il regretté. «C’est un pays où des enfants portent le prénom de Non-désiré, parce qu’ils sont issus d’un viol. C’est un pays où des enfants portent le prénom de FDLR. (…) Voilà la réalité humaine de cette souffrance insondable, s’est-il exclamé. (…) On a beau être habitué à voir plein de choses à travers le monde, il y a certains phénomènes, dans une vie, où il y a un avant et un après.»
Interview de François Zimeray ambassadeur des... par ChristopheRigaud

http://www.dailymotion.com/video/xjcpjz_interview-de-francois-zimeray-ambassadeur-des-droits-de-l-homme-sur-les-viols-en-rdc_news
D’après une récente étude publiée dans le journal américain de santé publique («American Journal of Public Health»), plus de 400 000 femmes et jeunes filles de 15 à 49 ans ont été violées dans le pays, sur une période d'un an entre 2006 et 2007, soit 1152 femmes par jour, 48 par heure. Au total, près de 5 millions de personnes sont mortes dans la région des Grands Lacs au cours de ces quinze années de conflit -le point de départ est en effet situé à l’envahissement par les Hutus rwandais de ce qui était alors le Zaïre, ce qui a déplacé le conflit du pays voisin au Congo, et multiplié ces pratiques, notamment dans la région Nord-Kivu... «Bien sûr, il y a des hommes parmi les victimes, souligne Marie Inyongo. S’ils ne sont pas violés ils sont parfois torturés, assassinés, mais on ne peut pas combattre tous les problèmes en même temps, a-t-elle fait valoir. Pour l’instant on se bat pour les femmes, car en détruisant une femme, c’est des familles que l’on brise, une société que l’on déstructure: c’est toute une Nation que l’on tue», explique-t-elle.
Témoignage
«Des hommes armés sont arrivés chez moi, ils ont trouvé des jumelles en plastiques qui appartenaient à mon fils de 4 ans. Ils ont dit que c’était une preuve d’espionnage. Alors ils ont fracassé la tête de mon fils sur le mur et ils ont tabassé mon mari à cinq. Trois d’entre eux m’ont violé pendant qu’il agonisait. Après, ils m’ont enfoncé leur kalachnikov les uns après les autres. J’ai perdu connaissance. Après deux jours de soins, le docteur m’a appris que l’un d’entre eux m’avait tiré à l’intérieur.»
Pour lire d’autres témoignages, rendez-vous sur Jemarche.over-blog.com
Appel à la communauté internationale

A l’arrivée à Bruxelles, une plainte sera donc déposée, mais aussi un mémo au Parlement européen pour l’interpeller sur la question, ainsi qu’au Premier ministre belge, a précisé la présidente d’AJES. Car selon elle, la Belgique a sa part de responsabilité dans ce drame humanitaire, dans la mesure où elle «soutient la RDC –elle a encore récemment annulé sa dette de 773 millions de dollars-», rappelle la militante. Selon elle, Bruxelles «étouffe certaines choses», comme «d’autres pays, car nombreux sont ceux qui ont des intérêts dans la région, à l’instar de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi, mais aussi de la France, des Etats-Unis ou encore de la Chine. En fait, le Congo souffre de ses richesses minières», a-t-elle déploré. «Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités», en a conclu Gabrielle Apfelbaum.
NB : Marie Inyongo a insisté sur le fait que les gens qui souhaitaient participer à la marche étaient libres d’aller et venir, de participer le temps qu’ils le souhaitaient. «C’est important de le souligner. Personne n’est tenu de faire les 300 kilomètres. La moindre petite apparition, en signe de solidarité avec la cause, serait importante pour nous.»

* Goussainville, Senlis, Compiegne, Noyon, Tergnier, St. Quentin, Bohain en Vermandois, Solesmes, Valenciennes, Boussu, Mons, Soignies, Hal, Bruxelles
 
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Sénégal - Wade recrute des mercenaires étrangers et paient ses militants pour attaquer les opposants

(Leader Africa 30/06/2011)

Sous pression de la rue, Abdoulaye Wade et ses amis ne savent plus où se donner de la tête. La police, la gendarmerie et l’armée ne suffisent plus aux libéraux.
Selon des sources concordantes, l’aile du dur du Pds aurait recruté des mercenaires Ouest-africains pour attaquer le domicile des opposants à Wade et de certaines personnalités de la société civile. Ces mercenaires sont déjà sur place, et ils sont prêts à entrer en action.
Près de 150 mercenaires recrutés par des proche de Me Wade pour faire face à d’éventuelles manifestations
Des personnes proches du Président de la République auraient recruté des mercenaires pour répondre aux «attaques de l’opposition» mais aussi pour faire face aux manifestations des populations. Des sources du journal le quotidien révèlent que «ces proches de Me Wade ont déjà procédé au recrutement de près de 150 mercenaires dont des Nigérians et des Ghanéens». Et d’ajouter: «certains éléments de ce personnel d’origine étrangère ont débarqué sur le sol sénégalais, avant-hier nuit».
Selon le même journal d’informer que la mission principale de tous ces éléments recrutés est d’ «infiltrer les prochaines manifestations pour par la suite, aiguillonner les manifestants vers les domiciles de leaders d’oppositions, de journalistes, d’entreprises de presse».
Certains parmi les sources contactées, selon la même source, précisent que «ceux qui sont à la base de tout cela n’excluent pas des kidnappings dans ces moments-là, si toutes les conditions sont réunis».
Riposte : des mercenaires recrutés par le Pds
Dans leur stratégie de reprise en main du pays, les responsables du Pds se seraient attachés les services de mercenaires étrangers. Selon le quotidien L’As, des mercenaires étrangers, une trentaine, sont arrivés à Dakar depuis mardi.
Deux réunions se sont tenues pour harmoniser leurs positions et suivre les instructions. L’une de ces réunions a été tenue en face du domicile du président de la République au Point E et l’autre dans un lieu tenu secret avec des gens proches du pouvoir.
L’objectif visé est de contrer les manifestants, mais aussi de donner du fil à retordre aux opposants comme Abdoulaye Bathily, Macky Sall…Le Quotidien qui confirme l’information ajoute que mandat a été donné à ces mercenaires de s’attaquer aux domiciles des leaders des partis de l’opposition, à des entreprises de presse et à certains journalistes.
Des militants du PDS seraient payés pour s’attaquer aux maisons des opposants
Le président d’honneur du PIT, Amath Dansokho a déclaré que de l’argent aurait été distribué hier à l’Assemblée nationale à certains membres du PDS (pouvoir) pour aller s’attaquer aux leaders de l’opposition et de la Société civile. Il s’est ensuite attaqué au président de la République qu’il met, par ailleurs en garde.
«On vient de m’appeler pour me dire que dans une salle de commission de l’Assemblée nationale, il y a un défilé de gens venus pour recevoir de l’argent en vue de la constitution de milices ou de commandos chargés d’attaquer des maisons des leaders de l’opposition», a révélé Amath Dansokho au micro de sud fm (radio privée).
Selon lui, ces pratiques sont une tradition au PDS qui veut mettre le pays en sang. «A l’heure actuelle, ils veulent ensanglanter le pays parce qu’Abdoulaye Wade ne peut pas démontrer que les violences qui sont en cours sont commanditées par la coalition de l’opposition Bennoo», a développé Amath Dansokh qui met en garde Me Wade. «Je le mets en garde. Le Bennoo le tient pour responsable de ce qui lui arrivera parce que c’est lui-même qui, en conclave au Palais, a déclaré «du dent pour dent et œil pour œil contre l’opposition».
Ces déclarations d’Amath Dansokho ont été vite balayées du revers de la main par le Président du groupe parlementaire et démocratique. Selon Doudou Wade, «par cette déclaration, le président d’honneur du PIT reconnaît sa responsabilité dans les attaques contre certains membres du Pouvoir». En plus il accuse l’opposition de vouloir faire basculer le pays dans la violence.

Avec Seneweb.com; Xalimasn.com ; pressafrik.com
Jeudi 30 juin, 2011 13:35
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Scandale en RDC : Le président l'Assemblée nationale a tenté d'assassiner un Opposant et ses enfants

(Le Post.fr 30/06/2011)

Un membre de la garde ou bien des services de sécurités attaché au Président du Parlement Congolais, le PPRD Evariste Boshab, a tenté d'assassiner EUGENE DIOMI NDONGALA et ses enfants, la nuit du 23/06/2011 à environ 23h00.
COMMUNIQUE DE PRESSE : KABILA ET BOSHAB VEULENT TUER DIOMI NDONGALA
DENONCIATION DE TENTATIVE D’ASSASSINAT DES ENFANTS DIOMI NDONGALA ET DU PRESIDENT EUGENE DIOMI NDONGALA PAR UN AGENT DE LA SECURITE DU PRESIDENT DU PARLEMENT CONGOLAIS, EVARISTE BOSHAB
La DEMOCRATIE CHRETIENNE dénonce avec la dernière énergie l’affreuse tentative d’assassinat des enfants DIOMI NDONGALA et du Président EUGENE DIOMI NDONGALA ce nuit du 23/06/2011 à environ 23h00 par un homme armé qui c’est avéré être un membre de la garde ou bien des services de sécurités attaché au Président du Parlement Congolais, le PPRD Evariste Boshab.
Les faits :
A environ 23h00 les enfants Diomi Ndongala rentraient avec leur chauffeur d’une fête d’anniversaire organisée au centre ville. Ils ont été poursuivis jusqu’à la maison par plusieurs véhicules dont un avec plaque cachée, une jeep Prado grise, conduite par un homme armée d’une armée de guerre, qui a essayé à plusieurs reprises de couper la route au véhicule où se trouvaient les enfants Diomi Ndongala, arrivant même à braquer l’arme de guerre en pleine course- poursuite contre les enfants, sur la route abîmée et en construction, extrêmement dangereuses, qui, de l’Ambassade de France, arrive jusqu’à Binza Ma Campagne.
Les enfants Diomi ont appellé leurs parents à partir du véhicule, en plein état de choc, en criant qu’ un homme armé les poursuivait et essayait de les tuer en les menaçant avec une arme et essayant de faire sortir leur véhicule de la route !
Grace à la maitrise du véhicule de la part du chauffeur, qui conduisait à une allure élevée avec un pneu crevé et le moteur qui fumait, les enfants ont rejoint la maison parentale au même moment où leur père, accompagné de la garde de la maison, sortait pour secourir ses enfants. Le poursuivant qui était à bord de la jeep Prado grise avec plaque cachée, à essayé de pénétrer le portail de la résidence du Président Diomi Ndongala mais les sentinelles averties ont bloque le véhicule de l’assaillant entre le portail et la voiture du Président Diomi.
Tant les enfants que le chauffeur était et sont en état de choc et leur véhicule fortement endommagé.
Le forcené est sorti de son véhicule en braquant son arme de guerre contre le Président Diomi Ndongala qui se trouvait devant le portail de sa maison. Les policiers attachés à la garde de la maison du Président Diomi ont tiré des tirs de sommations en l’air pour maitriser l’homme armé avant de le pouvoir désarmer. Un des policiers de la garde de la maison a d’ailleurs été blessé à la main par l’assaillant.
La famille Diomi a appelle la police qui a arrêté vers deux heures du matin l’homme armé en plein flagrant délit.
L’individu armé a declaré aux agents venus le maitriser, être un membre de la sécurité du Président du Parlement, M Evariste Boshab, en essayant aussi de trafiquer son influence pour échapper à l’arrestation.
La DEMOCRATIE CHRETIENNE tient à dénoncer l’état d’insécurité où se trouvent le Président Diomi Ndongala et sa famille.
Il tient aussi à souligner que depuis le mois de janvier 2011 le Président Diomi Ndongala a été déjà victime d’une arrestation arbitraire au Bas- Congo et d’une tentative d’assassinat il y deux semaines sur le Boulevard du 30 Juin et que le véhicule où se trouvaient les enfants menacés par l’individu armée était le même utilisé ces derniers jour par le Président DIOMI NDONGALA.
LA DEMOCRATIE CHRETIENNE PREND A TEMOIN LA COMMUNAUTE NATIONALE ET INTERNATIONALE A PROPOS DES TENTATIVES REPETEES D’ATTEINTE A LA VIE ET L’INTEGRITE PHYSIQUE DE SON PRESIDENT ET DE SA FAMILLE ET L’HARCELEMENT QU’IL SUBI DE LA PART DES SERVICES DE SECURITE DU REGIME EN PLACE .
CETTE FOIS UN MEMBRE DECLARE ET RECONNU ETRE UN AGENT DE LA SECURITE D’UNE HAUTE INSTITUTION DE LA REPUBLIQUE ARRIVE A SE COMPORTER OUVERTEMENT COMME UN BANDIT DE GRAND CHEMIN EN METTANT EN PERIL LA VIE D’ENFANTS INNOCENTS ET D’UN PERE QUI VEUT DEFENDRE SA FAMILLE DANS SA PROPRE MAISON.
UNE PLAINTE NE BONNE ET DUE FORME A ETE DEPOSEE CE MATIN PRES DU PROCUREUR GENERAL DE LA REPUBLIQUE AINSI QUE DE L’AUDITORAT MILITAIRE.
LES FAMILLES DES AMIS DES ENFANTS DIOMI, QUI SE TROUVAINT AVEC EUX DANS LE MEME VEHICULE, ONT AUSSI PORTE PLAINTE POUR TENTATIVE D’ASSASSINAT DE LEURS ENFANTS.
VERITE ET JUSTICE POUR LE CONGO,

Fait à Kinshasa, le 24/06/2011,
FREDDY KITA,
SECRETAIRE GENERAL DE LA D.C.
DEMOCRATIE CHRETIENNE
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Cameroun, Gabon - Expulsions dans le nord du Gabon: des militaires ont perpétré des sévices

(Romandie.com 30/06/2011)

YAOUNDE - Des militaires gabonais ont perpétré des sévices lors de l'évacuation du site d'orpaillage illégal de Minkébé (nord du Gabon, frontière camerounaise) où se trouvaient des immigrés, a affirmé le porte-parole du gouvernement camerounais à la radio nationale mercredi.
Des militaires gabonais rendus sur les lieux (Minkébé) ont perpétré un certain nombre de sévices sur les personnes, occasionnant une fuite massive d'une population d'immigrés évaluée à environ 3.000 personnes, des Camerounais et des étrangers, a affirmé Issa Tchiroma Bakary lors d'une conférence de presse mardi dont des extraits ont été retransmis par la Cameroon Radio-Television (Crtv) mercredi.
A l'heure actuelle, la situation (dans le sud du Cameroun où ont afflué les immigrés) est stable et sous contrôle. On note ainsi la sérénité au niveau de nos relations avec le pays frère qu'est le Gabon, ainsi que la sauvegarde des liens de solidarité qui ont toujours unis nos deux pays, a-t-il assuré.
Fin mai, le Gabon avait engagé une opération d'évacuation de Minkébé, une zone reculée du nord confrontée à des problèmes de sécurité qui accueillait autour de 5.000 personnes, étrangers sans-papiers pour la plupart, selon Libreville.
Mardi, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a expliqué lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres délocalisé à Lambaréné (centre-ouest) que les instructions étaient claires, c'était que les populations séjournant de manière illégale sur ce site (...) évacuent ce site.
Il se trouve que dans cette procédure, nous avons été alertés de cas de maltraitances et à cela je dis que ce n'est pas acceptable, a-t-il dit, soulignant qu'une enquête avait été ouverte.
Nous voulons une enquête pour savoir si nos forces, oui ou non se sont mal comportées. Si le sort des ressortissants camerounais m'indifférait, je n'aurais pas demandé d'enquête, a-t-il affirmé.
Mercredi, le président camerounais Paul Biya a reçu le ministre gabonais de l'Intérieur Jean François Ndongou venu pour lui expliquer les motivations et les conditions (...) de la fermeture de Minkébé, a expliqué le ministre à la radio nationale camerounaise.
Les activités de ce site mettaient à mal la volonté de protéger l'environnement prônée par le président Bongo, a-t-il affirmé. Nous avons pris des décisions pour demander de surseoir à l'activité de cette zone et demander à ceux qui (y) menaient des activités de (la) quitter, s'est-il justifié.
Un officiel camerounais, le sous-préfet de Djoum (sud) où ont afflué la plupart des expulsés, avait affirmé qu'il y avait eu deux cas avérés de décès dont une personne torturée et la presse camerounaise a parlé de quatre morts.

(©AFP / 29 juin 2011)
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Sénégal: l'armée déployée dans les rues de Dakar

(L'Express 30/06/2011)

L'armée sénégalaise a annoncé qu'elle avait déployé des soldats pour mettre fin aux émeutes qui ont secoué Dakar ces derniers jours.
"A présent, nous ne plaisantons plus." Le ton et le propos menaçants de Serigne Mbacké Ndiaye, porte parole du président Abdoulaye Wade, ne laissent que peu de place au doute quant aux velléités du gouvernement sénégalais pour calmer la colére de la rue. L'armée vient ainsi d'être déployée dans plusieurs points stratégiques de la capitale Dakar pour venir en aide à une police anti-émeutes débordée par l'actuelle vague de mécontentement.
La contestation, dont l'allure fait de plus en plus songer au printemps arabe, est née de la création par le chef de l'Etat d'un poste de vice-président taillé sur mesure pour son fils Karim. Mais la colère de la rue est parvenue à faire avorter le projet. Tandis qu'à l'inverse, les récurrentes coupures d'électricité (dont certaines de plus de 30 heures) n'auront pas calmé les manifestants, bien au contraire.
Ces derniers ont ainsi pris d'assaut plusieurs bâtiments, dont celui de la Société nationale d'électricité du Sénégal (Sénélec), lundi soir. C'est donc pour libérer quelque 500 policiers et gendarmes que le gouvernement a décidé de ce recours à l'armée, tout en espérant que la présence des soldats dissuadera des Sénégalais habituellement paisibles de donner plus d'ampleur au conflit... En bref, l'histoire ne fait donc peut-être que commencer. Et se reproduire.

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Sénégal : quand Sarkozy se fait le « parrain » du dauphin Wade

(Rue 89 30/06/2011)

C'est une image qui passe mal au Sénégal, et qui figure en toile de fond de la révolte de la jeunesse qui pourrait balayer la dynastie Wade au pouvoir. Lors du récent G8 en France, en présence de Barack Obama et de … Abdoulaye Wade, Nicolas Sarkozy s'est posé en parrain de Karim Wade, le dauphin du président sénégalais, qu'il a présenté au président américain.
Sur cette vidéo de la télévision française, qui circule sur la toile sénégalaise, on voit Nicolas Sarkozy en conversation animée avec Obama et Wade lors de la séance de photo de famille des chefs d'Etat, puis appeler quelqu'un avec un geste familier. Tout d'un coup, apparaît la stature longiligne de Karim Wade, ainsi présenté au président américain par Nicolas Sarkozy, dans le rôle du parrain. A Dakar, ça passe mal… (Voir la vidéo)
http://www.rue89.com/2011/06/30/senegal-quand-sarkozy-se-fait-le-parrain-du-dauphin-wade-211520
Cette vidéo est un élément à charge alors que tout le Sénégal se demande si la « dynastie » Wade survivra à l'actuelle vague de contestation au Sénégal, qui se retrouve dans le slogan devenu mouvement « Y'en a marre ».
A 82 ans, Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis dix ans et qui envisage de se représenter à la présidentielle de 2012, et son fils Karim, 43 ans, quadruple ministre et dauphin de son père, sont menacés par une jeunesse tentée par un » printemps sénégalais ».
A deux reprises au cours des derniers jours, la rue s'est embrasée :
•la première fois le 23 juin, pour protester – avec succès – contre un changement de Constitution qui, pour ses détracteurs, devait rendre plus aisée la succession dynastique à la tête du Sénégal au profit du mal-aimé Karim ;
•la seconde fois lundi, pour protester contre les coupures intempestives d'électricité – avec, là encore, Karim au centre puisqu'il est notamment ministre de l'Energie !
Ces rassemblements ont tourné à l'émeute à Dakar et dans d'autres localités, faisant redouter un engrenage de la violence entre une jeunesse déterminée à se faire entendre, et un régime enfermé dans ses certitudes, et soucieux avant tout de protéger les intérêts de son clan…
Y'en a marre, collectif militant des rappeurs de Keur Gui
Le feu couvait depuis longtemps, et au moment où les Tunisiens se débarrassaient de Ben Ali, les jeunes Sénégalais se regroupaient derrière une poignée de rappeurs, Keur Gui, originaires de Kaolack, à quelque 200 km de Dakar.
C'est avec l'arme de la musique, et les paroles de l'indignation, que les chanteurs de Keur Gui ont semé la révolte, dénonçant la corruption et le mal-développement d'un pays qui s'est longtemps reposé sur ses lauriers de première démocratie d'Afrique francophone tout en laissant se développer une misère urbaine considérable. (Voir la vidéo de leur morceau « Coup 2 gueule »)
La vidéo de ce deuxième clip de Keur Gui a été vue plus de 170 000 fois sur YouTube, alors que les connections sont encore difficiles au Sénégal, notamment en raison des coupures d'électricité. (Voir la vidéo de « Guiss Guiss »)
C'est en janvier dernier que Keur Gui a franchi le Rubicon en lançant, avec un groupe de journalistes militants, le collectif « Y'en a marre », un slogan qui claque et que l'on a retrouvé dans les manifs des derniers jours, sur les pancartes et les T-shirts des jeunes émeutiers.
Le site SeneWeb.com le résume :
»« Y'en a marre » : tel est le nouveau mot d'ordre scandé par toute une génération se considérant comme « sacrifiée ». C'est également le nom du collectif à l'origine des rassemblements, qui a favorisé la création du Mouvement du 23 juin, coalition de plus de 60 partis d'opposition et d'organisations de la société civile sénégalaise. »
Selon Afrik.com, lors du lancement de leur mouvement, le 18 janvier, les « Y'en a marre » s'étaient ainsi définis, comme dans un morceau de rap :
« Marre de voir toutes ces frustrations accumulées et refoulées à longueur de journées sans rien faire. Marre d'être complice de cette passivité lassante sans lever le plus petit doigt. Marre d'avoir épuisé notre capacité d'indignation. Un désespoir ! Des nuits passées dans le noir, des journées de travail perdues. »
Un « faux nez » pour une passation de pouvoir au fils
La réforme de la Constitution, voulue par Abdoulaye Wade, a cristallisé la colère de ces jeunes, et le succès de leur mobilisation a contraint le vieux Président, autrefois chantre du « Sopi », le changement aujourd'hui bien usé, à faire marche arrière. Un recul qui pourrait le conduire beaucoup plus loin, si l'on en juge par la haine qu'inspirent certains membres de son régime.
Internet, ici aussi, permet à l'information de circuler. Ainsi, cette vidéo spectaculaire de la fuite, le 23 juin, de Farba Senghor – pilier du régime Wade, personnage controversé dont le nom avait été mêlé en 2008 au saccage de deux journaux critiques vis-à-vis du chef de l'Etat – fait le tour de la toile sénégalaise et contribue à délégitimer le pouvoir. (Voir la vidéo)
http://www.rue89.com/2011/06/30/senegal-quand-sarkozy-se-fait-le-parrain-du-dauphin-wade-211520
Abdoulaye Wade a sans doute commis l'erreur de sa vie en annonçant à son âge avancé qu'il serait candidat en 2012, après un bilan que peu de Sénégalais considèrent comme positif. Et, surtout, cette candidature est apparue à tous comme un « faux nez » destiné à préparer une passation du pouvoir à son fils Karim, comme dans le Gabon de Bongo, comme au Togo d'Eyadema…

Par Pierre Haski
Rue89
30/06/2011
11H52
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Bénin - Plus de 35%de la population béninoise continuent de vivre en dessous du seuil de pauvreté

(Afrique Avenir 30/06/2011)

Plus d’un tiers de la population béninoise, estimée à 8 millions d’habitants, continue de vivre en dessous du seuil de pauvreté (35,2 pour cent) pour une croissance économique faible (2,6 pour cent), révèle le document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (SCRP) de l’année 2010.
« Les recettes publiques mobilisées au titre de 2010 se sont chiffrées à 603 milliards de francs CFA contre 681,9 milliards de prévision, soit un recul de 78,3 milliards de francs CFA. Cependant, le Produit Intérieur Brut est évalué à 2,6 pour cent contre une prévision de 3,2 pour cent », souligne le document.
Selon cette même source, la reprise économique attendue en 2010 pour soulager la misère de la population béninoise ne s’est pas confirmée.
« En 2010, l’on a noté une augmentation de la pauvreté (35,6 pour cent contre 33,3 pour cent », révèle la même source.
Interrogée par APA, le ministre béninois des Finances et de l’Economie, Mme Mathys Adidjatou, a estimé que cette faible croissance économique enregistrée l’année dernière, est due aux inondations qui ont causé une perte énorme de 127 milliards de francs CFA en matière de production agricole et d’activités commerciales.
« Ces inondations qui ont affecté 55 communes sur les 77 que compte le pays , ont occasionné 46 pertes en vie humaines et touché 680 000 personnes, avec plus de 55 000 maisons, 455 écoles et 92 centres de santé endommagés, 680 000 tonnes de produits agricoles détruits et 201 600 hectares de cultures partis sous l’eau », a-t-elle déploré.

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Côte d'Ivoire - Le Conseil de sécurité de l'ONU proroge le déploiement de Casques bleus

(CRI 30/06/2011)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi à l'unanimité une résolution autorisant à proroger jusqu'au 30 septembre le redéploiement de trois hélicoptères de la Mission des Nations Unies au Libéria ( MINUL) ainsi que le déploiement au sein de l'Opération des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI) de 2.000 militaires supplémentaires jusqu'au 31 juillet 2011.
Dans sa résolution, le Conseil décide d'autoriser le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en vertu des résolutions appropriées « à proroger au 30 septembre 2011 le redéploiement de la MINUL à l'ONUCI de trois hélicoptères armés, avec leurs équipages ».
Les membres du Conseil ont aussi décidé « de proroger au 31 juillet 2011 le déploiement à l'ONUCI de 2.000 militaires de plus, comme prévu dans sa résolution 1967 (2011), ainsi que des capacités militaires et policières supplémentaires temporaires autorisées par la résolution 1942 (2010) ».
Le Conseil « demande à cette fin le soutien des pays qui fournissent des contingents militaires et du personnel de police »
Les membres du Conseil ont rappelé que dans une lettre datée du 10 juin (S/2011/351), Ban Ki-moon évoquait « l'état de sécurité précaire en Côte d'Ivoire et à la frontière entre ce pays et le Libéria » et « le rôle essentiel joué par les moyens redéployés de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) étant donné la situation délicate qui règne dans le pays, ainsi que la nécessité de seconder la MINUL dans l'exercice de son mandat dans le contexte des élections ».

xinhua
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Cameroun: plus de 10.000 candidats écartés pour fraude au recrutement à la fonction publique

(Xinhuanet 30/06/2011)

Plus de 10.000 candidats ont été écartés du recrutement spécial de 25.000 jeunes diplômés à la fonction publique camerounaise pour diverses raisons de fraudes, a annoncé le ministre camerounais de la Fonction publique et de la Réforme administrative (MINFOPRA), Emmanuel Bondé, au cours d'une conférence de presse mercredi, à Yaoundé.
"Nous avons reçu 305.574 dossiers, soit 52,65% de candidats de sexe masculin, 47,34 de sexe féminin et 0,17% d'handicapés. Mais, il y a beaucoup d'irrégularités. 3.253 cas de dépassement d'âges, 7.408 fausses cartes nationales d'identité et 280 faux diplômes. Bref, plus de 10.000 dossiers sont déjà hors course pour des raisons de fraude", a indiqué Emmanuel Bondé.
Le recrutement de 25.000 jeunes diplômés à la Fonction publique camerounaise avait été annoncé par le président de la République, Paul Biya, en février dernier, à la veille de la fête nationale de la jeunesse.
Le comité technique chargé de l'opération du recrutement spécial des 25.000 jeunes dit examiner soigneusement chaque pièce. La commission d'équivalence est à pied d'oeuvre au ministère de l' Enseignement Supérieur et des équipes sillonnent des universités étrangères pour vérifier la conformité de certains dossiers fournis par des Camerounais vivant hors du pays.
Le but de cette opération est "d'extraire tous ceux qui possèdent de faux diplômes, de faux actes de naissance ou de cartes nationales d'identité falsifiées. Un faux diplôme n'a pas de place dans la fonction publique. Nous mettons l'accent sur la qualité de la ressource humaine", a poursuivi le MINFOPRA.

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Guinée - La Banque mondiale octroie 34 millions de dollars pour le projet de câble sous-marin

(Xinhuanet 30/06/2011)

La Banque mondiale débloque 34 millions de dollars pour soutenir le projet de câble sous-marin en Guinée, a affirmé mercredi le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, Siaka Bakayoko.
Le projet de câble sous-marin, dont le financement par la Banque mondiale a été décidé le 21 juin, permettra de réduire de façon significative le coût de la communication, a-t-il déclaré.
"La mise en oeuvre de ce projet permettra la réduction à hauteur de 75% des coûts de communication, ce qui va favoriser l'investissement dans le pays et le promotion des Petites et moyennes entreprises (PME)", a précisé Siaka Bakayoko.
Le ministre guinéen de l'Economie et des Finances, Kerfalla Yansané, a relevé les retombées économiques et sociales qui, selon lui, contribueront à la lutte contre la pauvreté et à la promotion des couches vulnérables, telles les femmes et les jeunes.
"L'accès au câble est cher, mais beaucoup moins cher que le développement du système qui va coûter plus de 200 millions de dollars pour boucler le financement du projet", a-t-il estimé.

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RDC: l'UE juge "positif" le jugement des meurtriers de F. Chebaya

(RTBF 30/06/2011)

L'Union européenne a estimé mercredi que le jugement à l'encontre des assassins présumés du militant congolais des droits de l'Homme Floribert Chebeya constituait "un élément positif". Mais elle s'inquiète des condamnations à mort.
L'Union a donc demandé que les peines de mort prononcées à l'encontre de quatre des huit policiers jugés soient commuées en peines de réclusion à perpétuité.
Le jugement des assassins présumés de Floribert Chebeya constitue "un élément positif dans l'application de la justice", a affirmé la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton dans un communiqué. L'UE "reste attentive aux suites judiciaires qui en découleront", a-t-elle ajouté.
Elle a demandé aux autorités de la République démocratique du Congo (RDC) de mettre en œuvre "tous les moyens pour s'assurer qu'aucun individu ne puisse échapper à ses responsabilités pénales". "La lutte contre l'impunité et la défense des droits de l'homme sont un des éléments centraux" du partenariat de l'UE avec la RDC, a déclaré Mme Ashton.
La cour militaire de Kinshasa a condamné le 23 juin quatre policiers, dont trois jugés par contumace car en fuite, à la peine de mort pour l'assassinat le 1er juin 2010 de Floribert Chebeya et l'arrestation et la détention arbitraire de son chauffeur, toujours porté disparu.
Un cinquième policier a été condamné à la réclusion à perpétuité et trois ont été acquittés.
Le 1er juin 2010, le directeur de l'ONG la Voix des sans-voix s'était rendu avec son chauffeur à l'inspection générale de la police pour un rendez-vous avec le général John Numbi, suspendu depuis de ses fonctions.
Floribert Chebeya a été retrouvé mort le lendemain dans sa voiture sur une route en périphérie de Kinshasa, les poignets portant des marques de menottes. La disparition de son chauffeur n'a jamais été élucidée.

Belga
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Afrique du Sud - En finir enfin avec les discriminations

(Courrier International 30/06/2011)
Vingt ans après la fin de l’apartheid, les inégalités sont loin d’être réglées. Le président Zuma vient de nommer une commission pour y remédier.
Le 30 juin 1991 marque l’abolition de toutes les lois discriminatoires et ségrégationnistes. Vingt ans plus tard, la situation reste compliquée pour les Noirs. Le chef de l’Etat cherche les moyens qui lui permettront d’en venir à bout.
L’Afrique du Sud de 2011 reste un pays profondément divisé. Les causes et les conséquences de ces clivages sont flagrantes dans de nombreux secteurs de la société. Les plus importantes sont les divisions raciales, toujours très marquées. Ainsi, en 2005, le revenu annuel moyen des ménages blancs s’élevait à 7 104 euros, celui des Asiatiques à 2 519 euros, celui des Métis à 1 346 euros et celui des Noirs à 711 euros. De même, en 2010, le chômage touchait 29,8 % des Noirs, 22,3 % des Métis, 8,6 % des Asiatiques et 5,1 % des Blancs.
Les inégalités spatiales et autres discriminations restent elles aussi importantes. La plupart des Noirs en zones rurales – anciens homelands ou anciens secteurs agricoles blancs – ne possédaient aucun bien quand la démocratie a fait son apparition. Par ailleurs, si la nouvelle Constitution a promis l’égalité des sexes et si les femmes sont beaucoup plus présentes au Parlement et dans la fonction publique, les indicateurs de développement national de 2009 indiquent qu’elles continuent à gagner moins que les hommes et qu’elles ne représentent que 18 % des cadres. Ce sont elles également qui sont le plus durement touchées par le sida.
La Commission de planification ne cache pas que, si le pays omet de réagir, ces divisions risquent de saper les principes de sa Constitution. Dans le plan qu’elle doit présenter d’ici à la fin de l’année, les actions concrètes pour assurer la cohésion sociale occuperont une place centrale. Il ne sera pas facile de faire accepter ce projet ni de le mettre en place. Il faudra trouver un juste équilibre entre les mesures visant à éliminer les divisions du passé et celles destinées à perpétuer le désir de partager un avenir commun, autrement dit à renforcer l’inclusion.
Afin d’assurer la stabilité et la prospérité à long terme, il faudra que des groupes soient prêts à faire des sacrifices à court terme. Cela exigera de chaque Sud-Africain un solide sens de la citoyenneté qui soit aussi clair sur les devoirs que sur les droits des citoyens. Peut-on attendre un tel effort de la nation ?
Dans les documents que la Commission de planification a rendus publics le 9 juin, nous posons beaucoup de questions sur la société sud-africaine. Comment renforcer la conviction, déjà profondément enracinée chez de nombreux Sud-Africains, que notre pays appartient vraiment à tous ceux qui y vivent, qu’ils soient noirs ou blancs ? Que les droits et les devoirs des citoyens doivent être égaux, indépendamment du sexe ? Peut-on utiliser les classes sociales plutôt que les races pour favoriser l’égalité ? Faut-il continuer à reconnaître les neuf langues officielles du pays et à utiliser les ressources de l’Etat pour les préserver, alors qu’il est de notoriété publique que l’anglais est le principal vecteur du dialogue social ? Un contrat social peut-il être négocié pour régler les problèmes les plus sérieux de notre société, à savoir l’exclusion économique de millions de jeunes Sud-Africains noirs ?
Nous adressons ces questions à des Sud-Africains de tous les milieux, car nous pensons que l’élaboration d’un grand dessein est une entreprise collective. La Commission ne peut prétendre avoir les réponses à toutes les questions. D’autant qu’il y en a sans aucun doute beaucoup d’autres, tout aussi importantes. Nous découvrirons ces questions et beaucoup de réponses dans le dialogue naissant avec le peuple.
Les travaux menés par la Commission dans sa première année d’exercice ont renforcé la conviction de ses 26 membres selon laquelle, à travers les promesses de la Constitution de 1996, nous pouvons édifier une nation qui offre des espoirs et des chances à tous, conjugue responsabilité individuelle et solidarité sociale et nous aide à atteindre l’objectif national d’union dans la diversité.

29.06.2011 
Bridgette Gasa et Bobby Godsell  
The Sunday Independent
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Côte d'Ivoire - Gel des avoirs de 22 autres proches de Laurent Gbagbo

(Xinhuanet 30/06/2011)

Au total 22 nouvelles personnes ont vu leurs avoirs gelés mardi par le procureur de la République, portant à 263 le nombre de personnalités proches du président Laurent Gbagbo sous le coup de sanctions financières à l'issue de la crise post-électorale ouverte fin novembre dernier en Côte d'Ivoire.
"Mardi, 22 proches de Gbagbo ont été épinglés par le procureur qui a demandé à leurs banques et établissements financiers d'empêcher tout mouvement sur leurs comptes", a-t-on appris mercredi de source proche du Tribunal d'Abidjan.
Selon la source, ces personnes ont été sanctionnées pour avoir collaboré avec le régime de Laurent Gbagbo jusqu'à sa chute le 11 avril.
Il s'agit de directeurs de sociétés publiques, d'anciens ministres, d'anciens ambassadeurs, d'avocats, de journalistes et d'un officier supérieur de l'armée.
"Ils étaient en connivence avec l'ancien régime soit en fournissant du renseignement, soit en faisant de l'intoxication auprès de l'opinion publique, soit encore en fournissant gîte et couvert aux miliciens", a indiqué la source.
Cette liste vient après trois précédentes listes et porte à 263 le nombre de partisans de Laurent Gbagbo qui n'ont plus le droit d'accéder à leurs comptes bancaires.
La première liste rendue publique comprenait 59 personnalités accusées d'avoir, pour les unes, participé au gouvernement " illégal" de Laurent Gbagbo et, pour les autres, d'avoir participé à la validation de faux résultats de la présidentielle de novembre dernier donnant le président sortant réélu.
Une seconde liste de 85 personnes inculpées de différents chefs d'accusation allant de l'obstruction au processus de paix et de réconciliation au refus de se placer sous l'autorité du président démocratiquement élu, Alassane Ouattara, en passant par l'incitation à la haine et à la violence a été par la suite publiée.
A ces deux listes, est venue s'ajouter une troisième de 97 personnes dont les avoirs ont été aussi bloqués sur ordre du procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio.
La justice ivoirienne a ouvert des enquêtes préliminaires contre Laurent Gbagbo en résidence surveillée comme plusieurs de ses proches dont 15 ont été inculpés pour une vingtaine de chefs d'accusation portant, notamment, sur des crimes économiques et des crimes contre l'humanité.
Arrivée lundi à Abidjan, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI) conduite par la procureure adjointe Fatou Bensouda a signé mardi avec le gouvernement ivoirien un accord de coopération judiciaire permettant à la CPI d'enquêter sur les crimes en Côte d'Ivoire.
Au total 3.000 personnes ont été tuées dans les affrontements post-éléctoraux de cinq mois et la guerre de deux semaines dans la capitale économique Abidjan suite au refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara.
Laurent Gbagbo a été défait militairement le 11 avril par les forces alliées à son rival appuyées par les soldats français de la Force Licorne et les Casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

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Le Zimbabwe élu à la vice-présidence de la Commission de l'OIT

(Xinhuanet 30/06/2011)

Le Zimbabwe a été élu à la vice-présidence de la Commission de l'Organisation internationale du Travail (OIT), au cours de la 100e session de l'OIT, tenue récemment en Suisse.
Bien que le Zimbabwe ait été présenté devant le Comité d'application des standards de l'OIT comme un pays violant les droits des travailleurs et incapable de promouvoir un dialogue social au sein du gouvernement, des employeurs et des syndicats, le pays a néanmoins reçu 175 voix contre 128 voix pour l'Afrique du Sud.
Le ministre zimbabwien du Travail et des Service sociaux Paurina Mupariwa, qui a participé à la 100e session de l'OIT à Genève, a déclaré mercredi à la radio national ZBC News que les efforts de la Fédération des syndicats sud-africains pour concurrencer le Zimbabwe avaient subi un échec.
La session de l'OIT a vu la participation de quelque 3 000 représentants gouvernementaux, responsables d'organisations de travailleurs et d'autres délégués et conseillers venus de 183 membres de l'OIT.

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Cameroun, Nigeria - Les importations du Nigeria depuis le Cameroun dépassaient 9 millions USD entre 2007-2009

(Xinhuanet 30/06/2011)

Les importations du Nigeria depuis le Cameroun ont dépassé 9 millions de dollars entre 2007 et 2009, indique un document du Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM), la principale organisation patronale du pays.
Selon ce document, la branche voitures automobiles, tracteurs, cycles et autres véhicules constitue le premier poste d' importation sur la même période, avec plus de 3 millions USD, soit 41,7% du total.
Elle est suivie par les branches machines, réacteurs nucléaires, chaudières, appareils et engins (1,5 million USD, 21,8%), tabacs et succédanés de tabac (603.000 USD, 8,3%), machines, appareils et matériels électriques (540.000 USD, 7,4%), aluminium et ouvrages en aluminium (537.000 USD, 7,4%).

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Maroc: le référendum sur la nouvelle constitution aura lieu vendredi (SYNTHESE)

(Xinhuanet 30/06/2011)

Plus de 13 millions d'électeurs marocains se rendront ce vendredi aux urnes pour s'exprimer sur la nouvelle constitution visant à démocratiser les institutions du pays.
La campagne pour le référendum sur la nouvelle loi fondamentale avait démarré mardi à 00H00 et devra prendra fin jeudi 30 juin à minuit. L'opération de vote devra commencer dans les différents bureaux installés à 08h00 et prendre fin à 19h00 sans possibilité de prorogation.
Pour mener à bien le référendum, 320.000 personnes et 40.000 bureaux ont été mobilisés. Selon l'article 129 du code électoral, les procès-verbaux des bureaux de vote ainsi que les listes d'émargement sont déposés, pendant quatre jours francs au siège de la commune où les votants peuvent les consulter et formuler toute réclamation à leur sujet.
A l'expiration de ce délai, le bureau centralisateur procède au recensement des votes émis dans la commune compte tenu des suffrages reconnus valables par les différents bureaux de vote qui en dépendent.
Un communiqué du ministère marocain chargé des MRE a indiqué que les Marocains résidant à l'étranger participent aussi au référendum sur le nouveau texte de la Constitution marocaine, les vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 Juillet 2011, au sein des consulats du royaume de leurs circonscriptions, ainsi qu'aux ports espagnoles d'Almeria et Algésiras pour les Marocains en route vers le Maroc.
Sont également attendus aux urnes les membres des Forces armées royales, quelques soient leurs grades et les éléments des forces de l'ordre (gendarmerie royale, sûreté nationale et forces auxiliaires) ou tout autre personne ayant droit au port d'arme lors de l'accomplissement de son devoir.
Ce scrutin fait suite à plusieurs manifestations ayant eu lieu dans le pays depuis février 2011.
Dimanche dernier, les manifestants favorables au référendum se sont rassemblés en très grand nombre. Plus d'un million de personnes ont pris part à travers le royaume aux marches et manifestations de soutien au projet de la nouvelle Constitution.
Selon un sondage d'opinion réalisé par le ministère marocain de l'Intérieur, plus de 80% des Marocains affirment qu'ils voteront " oui" pour le projet de réforme de la constitution.
Présenté le 17 juin par le roi Mohammed VI, ce projet introduit plusieurs nouveautés dont le renforcement des pouvoirs du Chef du gouvernement, désigné au sein du parti vainqueur des élections, la consolidation du rôle des partis politiques et la constitutionnalisation de l'amazigh en tant que langue nationale aux cotés de la langue arabe.
Il trouve son incarnation dans d'autres changements majeurs comme le passage de la mention du roi comme représentant suprême de la nation dans l'ancienne constitution à celle du roi représentant suprême de l'Etat dans le nouveau texte.
Il permet aussi le passage du Conseil constitutionnel à une Cour constitutionnelle ou encore l'octroi d'un quota aux femmes au sein du Conseil supérieur de la magistrature.
Son originalité tient au fait que le texte repose sur une nouvelle architecture agençant tous les chapitres de la Constitution, depuis le préambule qui en constitue une partie intégrante, jusqu'aux derniers articles, dont le total est passé de 108 à 180 articles.
Après le référendum sur la constitution, des élections législatives anticipées devraient également avoir lieu le 7 octobre 2011.
Les élections régionales seront également organisées à une date pas encore déterminée, pour la mise en place des nouveaux conseils élus dans les 12 régions, au lieu de 16, que comptera le Maroc.

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Lesotho - L’opposition lesothane souhaite un second report des locales

(Afrique Avenir 30/06/2011)

L’opposition au Lesotho invite la Commission indépendante électorale (IEC) de proroger la date des élections locales prévues le 17 septembre prochain « pour permettre à tous les électeurs de pouvoir s’inscrire sur les listes ».
L’appel a été lancé à l’occasion d’un point de presse tenu mercredi dans la capitale du pays, Maseru, par des dirigeants de partis d’opposition, notamment Basotho National Party (BNP), All Basotho Convention (ABC), Marematlou Freedom Party (MFP) et Batho Bathong Democratic Party (BBDP).
Le président du BBDP, M. Geremane Ramathebane déclare que la phase actuelle des inscriptions pour les locales qui est une continuation des opérations précédentes, montre que certains électeurs, notamment les jeunes, seront omis les listes.
Le leader d’ABC, M. Motsoahae Thabane précise que lui et ses camarades de l’opposition ne craignent pas d’aller aux urnes mais ils déplorent plutôt la date des locales qu’ils trouvent ‘’très proche’’.
Le président de BNP, Thesele Maseribane indique que l’opposition souhaiterait que la police et le gouvernement de prendre des mesures contre les individus qui utilisent les deniers publics à d’autres fins.
Mercredi dernier, le porte-parole de la Commission électorale (IEC), Tuoe Hantsi, avait annoncé la prorogation jusqu’au 17 septembre de la date des élections locales fixée initialement le 10 septembre.
Le Lesotho a organisé ses premières élections locales en 2005, au lendemain du retour de la gouvernance démocratique dans le pays en 1993.

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Egypte - Violents affrontements au Caire dans un climat politique tendu

(Le Parisien 30/06/2011)

De violents affrontements ont opposé policiers et manifestants au Caire dans la nuit de mardi à mercredi, avant de cesser progressivement dans la journée, dans un climat de fortes tensions politiques et de critiques croissantes contre le pouvoir militaire.
Les heurts, parmi les plus graves depuis la chute en février du président Hosni Moubarak, ont opposé toute la nuit quelque 4.000 manifestants aux forces anti-émeutes, en particulier sur la place Tahrir, épicentre des rassemblements anti-régime du début de l'année. SUR LE MÊME SUJET
Les jets de pierres et les tirs de grenades lacrymogènes se sont poursuivis aux abords du ministère de l'Intérieur avant de baisser progressivement d'intensité. Le calme est revenu mercredi dans l'après-midi.
Selon le ministère de la Santé 1.036 personnes ont été blessées, la grande majorité légèrement. Parmi elles 120 ont été soignées à l'hôpital, où 16 personnes se trouvaient encore mercredi après-midi.
L'agence officielle Mena a annoncé l'arrestation d'un Britannique et un Américain lors de ces événements, sans donner de précisions sur les circonstances ni sur leur identité.
Selon une source militaire, ils ne figureraient pas parmi un groupe d'une cinquantaine d'autres personnes arrêtées, qui ont été déférées devant la justice militaire.
La Bourse du Caire a marqué le coup, son index de référence EGX-30 clôturant mercredi en baisse de 2,03%.
Les premiers incidents ont éclaté mardi dans des circonstances confuses en marge d'une cérémonie, dans un théâtre du centre du Caire, à la mémoire des victimes du soulèvement anti-Moubarak.
Selon des témoins, des familles de victimes se seraient vu empêcher d'entrer par les gardes de sécurité, déclenchant des incidents, mais d'autres mettent en cause des hommes de main proches des cercles pro-Moubarak venus pour provoquer des heurts.
Les partisans des mouvements pro-démocratie sont alors descendus par centaines à Tahrir pour manifester, face à un déploiement policier important. Selon des témoins, des "éléments loyaux à l'ancien régime" ont alimenté les tensions.
L'armée, qui dirige le pays depuis le départ de l'ancien raïs, a publié sur le réseau social Facebook un communiqué dénonçant des "incidents regrettables" qui n'ont "pas d'autre raison que de tenter de déstabiliser la sécurité de l'Egypte".
Un haut responsable diplomatique américain, le sous-secrétaire d'Etat aux affaires politiques William Burns, en visite au Caire, a pressé les autorités de conduire "un processus politique ouvert et qui rassemble".
Ces accrochages surviennent dans un climat politique tendu, marqué la semaine dernière par une manifestation violente de partisans de M. Moubarak au Caire. L'ancien chef d'Etat est actuellement hospitalisé à Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, en attendant l'ouverture de son procès prévue le 3 août.
Ces affrontements se sont également produits peu après l'annonce de la dissolution par la justice des conseils municipaux élus sous M. Moubarak et massivement dominés par les partisans de l'ancien régime.
L'armée est par ailleurs de plus en plus ouvertement critiquée par les mouvements issus de la révolte du début de l'année pour la manière dont elle gère la transition.
De nombreuses voix se sont élevées pour demander le report des élections législatives prévues en septembre, estimant qu'elles pourraient voir les Frères musulmans rafler la mise face à l'impréparation du reste des partis politiques.
Le débat est également houleux autour du calendrier de rédaction d'une nouvelle Constitution et de la place de la religion dans les institutions.
Des appels sont lancés à une grande manifestation le 8 juillet pour relancer les idéaux démocratiques du soulèvement anti-Moubarak.

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Libye - Paris admet des livraisons d'armes aux rebelles libyens

(Le Point 30/06/2011)

La France a admis pour la première fois mercredi qu'elle avait livré des armes aux rebelles libyens, dans la région du Djebel Nafusa, au sud-est de Tripoli, un geste qui peut être interprété comme une volonté de hâter la fin du conflit mais qui est contesté par ses alliés. L'état-major français a confirmé partiellement des informations du journal Le Figaro sur des parachutages d'armes à la rébellion libyenne, mais s'est immédiatement attiré les critiques de la Grande-Bretagne, son principal partenaire dans la crise libyenne. Il s'agit, affirme Paris, d'armes légères, larguées à l'occasion d'opérations d'aide humanitaire en faveur de populations sous la menace des troupes de Muammar Kadhafi dans cette région située à quelques dizaines de kilomètres de Tripoli.
"Pendant les opérations, la situation des civils au sol s'est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions", a expliqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major. Il s'agissait, a-t-il poursuivi, d'"armes qui peuvent être maniées par des civils", de "l'armement léger d'infanterie de type fusil".
Le quotidien Le Figaro a affirmé que la France avait procédé à des parachutages d'armes pour donner un coup de pouce à la rébellion. Le quotidien, qui cite "une source française haut placée", fait notamment état de lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et missiles antichar Milan. Une source officieuse proche du dossier a également confirmé que la France avait fait passer des armes via des parachutages et par les frontières terrestres avec des pays voisins. La décision aurait été prise à la suite d'une réunion, mi-avril, entre le président français Nicolas Sarkozy et le chef d'état-major des rebelles libyens, le général Abdelfatah Younès, accompagné d'autres membres de la rébellion, a précisé cette source. Selon Le Figaro, la France juge que ce front sud pourrait se révéler décisif dans le conflit en accélérant une éventuelle chute de Tripoli. "Si les rebelles parviennent jusqu'aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi", a dit au journal un haut responsable français.
Les Britanniques opposés à la démarche française
Mais la démarche de la France a surpris et indisposé les Britanniques, avec lesquels Paris et Washington ont lancé le 19 mars une opération militaire aérienne pour empêcher la reconquête par les troupes de Muammar Kadhafi de Benghazi, deuxième ville du pays et fief de la rébellion. "Non, la Grande-Bretagne n'envisage pas de fournir des armes à l'opposition en Libye. Nous pensons que cela soulève un certain nombre de questions, à commencer par la résolution des Nations unies (autorisant l'intervention en Libye, NDLR), même si, dans certaines circonstances, cela pourrait être justifié", a déclaré le secrétaire d'État britannique à la Défense Gerald Howarth.
"C'est quelque chose qui regarde la France, mon intention n'est pas de critiquer la France", a-t-il dit. "Mais ce n'est pas quelque chose que nous devrions faire", a-t-il ajouté. "Notre position est claire : il y un embargo sur les armes en Libye", a insisté un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères. "Nous pensons que les résolutions de l'ONU permettent dans des circonstances limitées la livraison d'armes défensives, mais la Grande-Bretagne n'y prend pas part", a-t-il expliqué. "Une lecture à la lettre des résolutions de l'ONU n'interdit pas le parachutage d'armes sur la Libye pour assurer la protection des civils", a abondé à New York un diplomate onusien sous le couvert de l'anonymat. Mais la démarche française et la réaction de Londres montrent les divergences croissantes entre alliés, alors qu'en trois mois l'opération militaire aérienne conduite par l'Otan n'a pas entraîné la chute de Muammar Kadhafi, qui signifierait la fin du conflit.

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mercredi 29 juin 2011

Sénégal : Karim Wade au cœur du conflit

(Afrik.com 29/06/2011)

Le fils du président et ses manœuvres cristallisent le mécontement des Sénégalais. Karim Wade, le fils prodige d’Abdoulaye Wade est au centre des revendications de l’opposition sénégalaise. Lui qui devait être le successeur de son père, longtemps présenté comme le fils parfait mêlant les cultures africaines et occidentales, lui qui devait être la gloire de la famille, se retrouve aujourd’hui être celui contre qui le Sénégal se soulève risquant d’entraîner Abdoulaye dans sa chute.
Karim Wade est au centre de la contestation au Sénégal où il cristallise une grande partie de l’animosité populaire. Mardi, depuis le domicile du porte-parole du gouvernement, Serigne Mbacké Ndiaye dont la maison a été saccagée dans la nuit précédente, il a évoqué dans un reportage de la 2STV des "opérations programmées et armées par l’opposition" et parle même de "tentative d’assassinat". Par ailleurs, d’après Pressafrik, il accuse le syndicat unique des travailleurs de l’électricité (Sutelec) d’être à l’origine des coupures de courant contre lesquelles les manifestant. Le fuel serait disponible, mais les syndicalistes refuseraient de le décharger et réclameraient une indemnité de 900 millions. Enième tentative de se décharger de la responsabilité des troubles qui secouent le pays de la Teranga.
Affolé par les émeutes, Karim Wade aurait aussi tenté dans la nuit de lundi à mardi, en joignant l’un de ses proches, de convaincre Nicolas Sarkozy de faire intervenir l’armée française, a révélé une source bien informée à Afrik.com. Une demande restée sans suite, les ressortissants français n’étant nullement menacés. Un comportement et des déclarations qui ne sont donc pas à l’apaisement. Mais si Karim Wade est si paniqué, c’est qu’il cristallise toute la haine des Sénégalais.
Karim, talon d’Achille d’Abdoulaye
Après avoir dirigé l’Anoci, Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique en mars 2008, avec des moyens financiers particulièrement importants pour améliorer l’hôtellerie et les infrastructures routières du pays mais des résultats plus que mitigés et une gestion financière critiquée, Karim Wade est devenu, malgré une cuisante défaite aux élections municipales de Dakar, Ministre d’Etat chargé des Transports aériens et des Infrastructures. Puis, en octobre dernier, il a récupéré en plus le dossier de l’énergie, dossier clé au Sénégal ou les coupures de courant sont monnaie courante. Mais une nouvelle fois le bilan est plus que mitigé. Le courant ne passe toujours pas malgré les investissements importants de l’Agence Française de Développement (AFD), et des questions de gabegie financière sont encore sans réponse.
Aujourd’hui, le Mouvement du 23 juin [1] appelle à une nouvelle grande manifestation le 28 juin prochain. Objectif principaux, faire déclarer à Abdoulaye Wade qu’il ne se représentera pas en 2012 et obtenir le départ immédiat de Karim du gouvernement. Alors que depuis des années Abdoulaye maintien et promeut Karim contre vents et marées, malgré les revers électoraux, en dépit des accusations d’affairisme qui touchent ce banquier de formation à qui les mauvaises langues reprochent d’être un génie pour la gestion de ses finances personnelles au dépends ce celle du Sénégal, voila maintenant que ce père qui rêvait pour son fils d’un destin plus grand que le sien va devoir le sacrifier s’il veut pouvoir finir son mandat. Comme quoi, la politique et la famille ne font jamais bon ménage.

mercredi 29 juin 2011 / par Ali Attar
[1] Mouvement constitué après avoir fait reculer Abdoulaye Wade sur son projet de modification de la Constitution pour imposer un ticket présidentiel - une autre façon d’imposer Karim au pouvoir ?
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R.D.C. - Attaque d'un dépôt de minerais à Lubumbashi, 2 assaillants tués

(Romandie.com 29/06/2011)

LUBUMBASHI (RDCongo) - Un dépôt de minerais d'une société privée a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi dans le sud-est de la République démocratique du Congo par un groupe de bandits armés dont deux ont été tués par la police, a déclaré mercredi le gouvernement.
Il y a eu tentative de vol à main armée par un groupe de bandits armés sur le dépôt de minerais de la société privée Volcano Mining, dans le quartier industriel de Lubumbashi, chef-lieu de la riche province minière du Katanga, a déclaré à l'AFP Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC).
Deux assaillants ont été tués, deux autres arrêtés par la police. Ils sont entrés dans un grand camion et voulaient prendre probablement des minerais, a-t-il précisé.
Plutôt dans la matinée, une source militaire avait déclaré à l'AFP qu'un dépôt d'armes de l'armée congolaise a été attaqué dans la nuit par un groupe d'hommes lourdement armés.
C'est vrai qu'un dépôt de munitions se trouve dans le même quartier mais n'a pas été touché, a ajouté le ministre, assurant que le calme règnait dans la ville et que la police recherchait les assaillants.
Des tirs nourris ont été entendus pendant une heure entre les militaires et les assaillants, a-t-on appris mercredi de sources militaires.
Cette attaque est la deuxième en moins de six mois, après celle de février à l'aéroport de la ville où des assaillants avaient vidé un dépôt de munitions.
Lubumbashi abrite jeudi les festivités du cinquantinième anniversaire de l'accession de la RDC à l'indépendance. Le président congolais Joseph Kabila qui y séjourne déjà, doit prononcer un discours avant un défilé militaire et des forces vives de la nation.
Pour ces festivités, plus de 6.000 militaires de la garde républicaine y sont déployés.
Ancienne colonie belge, la RDC a accédé à l'indépendance le 30 juin 1960, avec comme premier président Joseph Kasa-Vubu renversé en 1965 par l'ex-dictateur Mobutu Sese-Seko, qui régna sans partage jusqu'au coup d'Etat de Laurent-Désiré Kabila en 1997.
Joseph Kabila été élu en 2006 à l'issue des premières élections démocratiques du pays, après avoir remplacé son père, assassiné en 2001.
Des élections présidentielle et législatives sont fixées au 28 novembre prochain et le président Kabila devra se représenter.

(©AFP / 29 juin 2011)
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Côte d'Ivoire - Le long exil de Nady Bamba, griote en chef de Laurent Gbagbo

(Afrik.com 29/06/2011)

La levée des sanctions européennes contre Nady Bamba, l’épouse coutumière de l’ancien chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, ne rime pas avec retour au pays. Au journal Le Temps, quotidien qu’elle a créé mais qu’elle ne dirige plus depuis un mois, on affirme que son exil ne relève pas encore du passé.
« Mme Bamba n’est pas à Abidjan. Elle ne viendra même pas maintenant », affirme au téléphone Sékou Fofana, chef technique des éditions de la régie publicitaire Cyclone qui édite le journal ivoirien Le Temps, proche de Laurent Gbagbo. Contrairement aux rumeurs Nadiana "Nady" Bamba, l’épouse coutumière de l’ancien président ivoirien n’est pas en Terre d’Eburnie comme l’affirmait le journal Le Mandat. Une information démentie par d’autres parutions. Outre son absence en Côte d’Ivoire, il semblerait qu’elle ne tienne plus les rênes de la régie publicitaire qu’elle avait crée au début des années 2000, également éditrice de la revue people Prestige mag. « Depuis un mois, Madame Bamba n’est plus le PDG de Cyclone, c’est maintenant M. Ousmane Sy Savane (il était anciennement directeur général de la régie) », explique Sékou Fofana qui précise qu’il ne dispose pas d’informations privées sur l’autre première dame ivoirienne.
Elle n’est plus PDG, mais peut-être est-elle toujours propriétaire de la régie dont le siège a été pillé pendant la crise post-électorale ? « Elle se retire de la régie Cyclone », répond simplement M. Fofana qui rappelle les conditions de travail de ses collaborateurs du Temps. « Nous n’avons pas de siège. Tout le bâtiment a été pillé, même les prises électriques. On a plus de moyens ». Le journal qui a commencé à reparaître au début de ce mois juin est réalisé grâce à « deux machines et une imprimante ». Mais pas de quoi décourager l’équipe du Temps dont le titre a fait l’objet d’une suspension de « six jours la semaine dernière » pour un article qui aurait déplu aux nouvelles autorités de Côte d’Ivoire. Son auteur fait également l’objet d’une suspension de « deux mois », affirme Sékou Fofana. Car le quotidien est resté « bleu », c’est-à-dire « pro-Ggagbo ». « On défendait le président de la République. On a fait le combat de Laurent Gbagbo. La ligne éditoriale ne change pas », affirme M. Fofana. Même « si on se débrouille puisque ceux qui dirigeaient l’entreprise ne sont plus là ». Nady Bamba notamment. Elle a été la directrice du journal.
Le porte-voix de Laurent
Proche de la quarantaine, l’ancienne correspondante de la radio panafricaine Africa n°1 a été pendant le règne de Laurent Gbagbo et jusqu’au premier tour de la présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2010 l’une des chevilles ouvrières de la communication de son président de mari. Originaire de Touba, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, elle s’est fait l’instrument de la conquête de cet électorat acquis majoritairement à Alassane Ouattara, l’actuel chef de l’Etat ivoirien, par Laurent Gbagbo. Sur le terrain, elle bat campagne pour le candidat-président. « Je suis venue me présenter à vous, mes parents de l’Ouest montagneux. Vous dire que je suis Nady Bamba, épouse du président Laurent Gbagbo. Je viens vers vous pour réitérer la candidature de mon mari. Me confier à vous et vous confier mon mari », fait-elle savoir à Man, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, où elle précède l’ancien chef de l’Etat ivoirien dont elle annonce la visite pour le 14 octobre 2010. Les faits sont rapportés par le journal Nord-Sud dans un article daté du 1er octobre 2010.
De son engagement politique auprès de Laurent Gbagbo, elle n’aura gardé aucune séquelle "internationale". Nady Bamba figurait sur la liste des sanctions européennes – interdiction de visa et gel des avoirs - pour « obstruction au processus de paix et de réconciliation par l’incitation publique à la haine et à la violence et par la participation à des campagnes de désinformation en rapport avec l’élection présidentielle de 2010 ». Mais le 8 juin dernier, la Cour de justice européenne (CJE) levait les sanctions qui pesaient sur elle depuis décembre dernier au motif que l’Union Européenne (UE) « n’a pas motivé de manière suffisante en quoi (elle) a fait obstruction au processus de paix et à la réconciliation en Côte d’Ivoire ».
L’exil : la voie de la raison
A plusieurs reprises durant la crise post-électorale, des appels lui sont lancés pour qu’elle tente de convaincre Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir. « Le 29 novembre, lendemain du vote, j’ai demandé à notre ami l’architecte Pierre Fakhoury, qui est un homme de bonne volonté, ainsi qu’à sa seconde épouse, Nady Bamba, de bien vouloir le prendre en charge psychologiquement et de le préparer à reconnaître l’inéluctable », confiait ainsi le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro à l’hebdomadaire Jeune Afrique en janvier dernier. Lors d’une conférence de presse, l’artiste Alpha Blondy fera également appel à sa capacité de persuasion. Nady Bamba s’avère apparemment impuissante d’autant qu’elle n’est plus dans les bonnes grâces du président, évincée par sa rivale et compagne politique de toujours du leader du Front populaire ivoirien (FPI), Simone Gbagbo. Elle prend le relais de l’organisation de la campagne présidentielle entre les deux tours. Fini le temps où elle était confiée a celle qu’on surnomme "petite maman" et qui avait les honneurs des journaux télévisés de la RTI, télévision publique ivoirienne, sans que jamais le sujet ne précise qui elle est, entre autres la responsable de la régie publicitaire de la deuxième chaîne de télévision du réseau public. Simone n’a d’ailleurs jamais cru à une éventuelle expertise politique de sa co-épouse. La guerre entre les deux femmes de Laurent Gbagbo a fait couler beaucoup d’encre et de salive sur les rives de la lagune Ebrié.
"Mme Nady Bamba vient en aide aux sinistrés de la tornade" – Reportage RTI
Le camp Gbagbo conteste la victoire d’Alassane Ouattara au second tour du 28 novembre 2010. Le 2 décembre, après l’annonce par la commission électorale de la victoire d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire plonge dans une crise post-électorale et Nady Bamba prend bientôt le chemin de l’exil. Son fils, qu’elle a eu avec Laurent Gbagbo, est du voyage. Elle aurait trouvé actuellement refuge en Guinée Equatoriale après qu’on a signalé sa présence un peu partout en Afrique de l’Ouest. Nady Bamba, dont une seule photo circule sur le Net, joue la carte de la discrétion et a su protéger ses arrières. Celle qui constitue l’autre famille de Laurent Gbagbo n’aura pas été arrêtée dans le bunker présidentiel le 11 avril dernier, à l’instar des autres membres du clan Gbagbo. Comme Simone, détenue loin de son époux qui est en résidence surveillée à Korhogo. Mais Le Temps, lui, est toujours aux côtés de Laurent Gbagbo.

par Falila Gbadamassi
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RDC: la MONUSCO restera 1 an de plus

(Courrier International 29/06/2011)

A moins de six mois des élections présidentielles en République démocratique du Congo (RDC), l'ONU vient de prolonger d'une année la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la paix en République démocratique du Congo (MONUSCO). Les casques bleus resteront donc jusqu'au 30 juin 2012 en RDC.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité a donc décidé de maintenir sa mission dans une année critique pour la RDC. Le pays est loin d'avoir stabilisé sa partie orientale avec des violences à répétition et 1,7 millions de réfugiés. 2011 sera également une année électorale avec l'élection présidentielle et législative, prévue le 28 novembre 2011. Dans ce contexte, l'ONU a donc préféré jouer la prudence en maintenant ses troupes (20.000 hommes) en RD Congo.
Dans sa résolution 1991 (2011), l'ONU en profite pour réaffirmer "qu'il incombe au premier chef au gouvernement de la RDC et à ses partenaires nationaux de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections". Le Conseil de sécurité demande ensuite au gouvernement "d'instaurer un climat favorable à la tenue, en temps voulu d'élections libres et régulières, crédibles et transparentes. Dans ce cadre, il demande à la Commission électorale nationale indépendante, aux partis politiques et aux autorités congolaises compétentes de mettre en oeuvre sans tarder des codes de conduite, et de veiller à ce que les observateurs nationaux et internationaux soient rapidement accrédités".

Christophe Rigaud
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Niger: le gouvernement s'engage à réaliser des infrastructures pour décongestionner le trafic urbain

(Xinhuanet 29/06/2011)

Le gouvernement ivoirien s'est engagé lors d'un Conseil des ministres mardi à Niamey à réaliser des infrastructures pour décongestionner le trafic urbain dans la capitale.
Dans le communiqué final qui a sanctionné le Conseil, le gouvernement a annoncé la construction "sur fonds propres de l'Etat" d'un échangeur au niveau du carrefour des Boulevards Zarmaganda et Mali-Béro.
"En plus de répondre au souci de décongestionner le trafic, la construction de cet ouvrage contribuera à la modernisation et à l'embellissement de la ville de Niamey", a noté le communiqué.
Le projet de construction d'un échangeur devra apporter un soulagement aux usagers de la route de Niamey confrontés aux embouteillages et engorgements sur les voies.
Un ouvrage précédent baptisé "le pont de l'amitié Chine-Niger" avait été inauguré le 18 mars dernier.
Il s'agissait du deuxième pont de Niamey réalisé dans le cadre de la coopération entre le Niger et la Chine, pour un coût global de plus de 25 milliards de FCFA (environ 40 millions d'euros).

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Burkina Faso - L’UE finance un projet d’électrification

(Afrique 7 29/06/2011)

Le Fonds de développement de l’électrification (FDE) entamera cette année la réalisation du projet d’électrification dans le Sahel baptisé Projet ELSA qui sera financé par l’Union européenne et l’Etat burkinabè, à travers le FDE. Le Projet ELSA a pour objectif d’améliorer et d’étendre les services électriques à trente-six nouvelles localités dans le Sahel, grâce notamment, à l’injonction d’énergie photovoltaïque.
Son coût total est estimé à 2, 4 milliards de FCFA (5,2 millions de dollars). Pour M. Amos Tincani, chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, l’objectif principal de ce financement est l’accroissement de l’accès des populations pauvres des zones rurales et périurbaines à des services énergétiques modernes, en particulier aux énergies renouvelables et les mesures d’efficacité énergétiques. Quant au représentant du ministre des Mines, des carrières et de l’énergie, Emmanuel Nony Arma, la mise en œuvre des projets sera un grand soulagement pour les populations bénéficiaires, en termes d’accès à l’énergie moderne, ce qui permettra en outre de promouvoir des activités génératrices de revenus pour les populations et d’améliorer leurs conditions de vie. Outre le Projet ELSA, le FDE est engagé dans trois autres projets. Les financements du FDE sur la période 2011-2013 sont estimés à 863,5 millions de FCFA (environ 2 millions de dollars) dont 763,5 millions pour la région du Sahel et le reste pour subventionner un projet dans le Yatenga.
Au total 50 localités réparties dans les régions du Nord, du Centre-nord et du Sahel bénéficieront de ces projets d’électrification. Par ailleurs deux autres projets dans le secteur des énergies seront également financés par l’UE. Ainsi le coût total des différents projets s’élève à près de 7,15 milliards de FCFA (15,5 millions de dollars) dont environ 5,07 milliards financés par l’UE.

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Congo - 6,8 milliards de FCFA d’une société chinoise pour une unité forestière au Congo

(Afrique Avenir 29/06/2011)

Le Congo et une société chinoise ont signé une convention pour la mise en valeur d’une Unité forestière d'aménagement (UFA) de Makoua, près de 600 km de Brazzaville, la capitale, a appris APA auprès de la radio nationale, mardi à Brazzaville.
Selon cette source, la société chinoise y installera une usine de sciage dotée d'une unité de récupération, une autre unité de séchage de bois et un atelier de menuiserie industrielle.
La nouvelle unité forestière va favoriser la création de 310 emplois d'ici à 2015 et permettra de résorber le chômage des jeunes.
La société chinoise s’engage aussi de développer le programme de lutte contre le braconnage, d’assurer la restauration des zones dégradées et le suivi de la régénération des jeunes peuplements.
Elle livrera chaque année des produits pharmaceutiques à la préfecture de la Cuvette à hauteur de 5 millions FCFA pendant une durée de cinq ans.
Elle contribuera à l'assainissement de la ville de Makoua une fois par an et assurera, l'ouverture ou la réhabilitation et l'entretien des pistes agricoles dans cette localité.
Elle procédera également à la construction des écoles primaires et postes de santé des villages Boya, Kiambé, à l'achèvement des travaux de construction de l'école primaire et à la construction des centres de santé intégré.

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Dix-huit écoliers tués par la foudre en Ouganda

(7sur7 29/06/2011)
Dix-huit écoliers ont été tués et une cinquantaine blessés par la foudre dans l'ouest de l'Ouganda, a annoncé la police mercredi.
La foudre s'est abattue mardi sur l'école primaire de Runyanya, dans le district de Kiryandongo, à quelque 225 km au nord-ouest de Kampala, tuant 15 filles et trois garçons, a expliqué à l'AFP la porte-parole de la police Judith Nabakooba.
"Les blessés ont été emmenés à l'hôpital voisin mais 15 d'entre eux, les plus sérieusement touchés, ont été transférés à l'hôpital Mulago" de Kampala, la capitale, a-t-elle ajouté.
L'Ouganda a enregistré ces dernières semaines de fortes averses et de violents orages inhabituels en cette saison. Le quotidien Daily Monitor faisait état dans son édition de mercredi de 28 victimes, tuées par la foudre, en une seule semaine. La porte-parole de la police n'a pas été en mesure de confirmer ce bilan.

(belga)
29/06/11 11h11
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Congo, Guinée - Le Congo et la Guinée vont renforcer leur coopération

(Xinhuanet 29/06/2011)

Les présidents congolais Denis Sassou Nguesso et son homologue guinéen Alpha Condé, en visite au Congo, ont exprimé mardi leur volonté de renforcer les relations de coopération entre leur deux pays.
En dépit de "l'excellence des relations qui existent entre les gouvernements et les peuples congolais et guinée (..), les deux chefs d'Etat ont relevé le faible niveau des échanges entre les deux pays, et convenu de la convocation de la deuxième session de la grande commission mixte au cours de l'année 2012", souligne le communiqué final sanctionnant la visite de travail du président Condé.
Cette visite a été "placée sous le signe du raffermissement des liens historiques d'amitié et de coopération qui lient les deux pays", ajoute le communiqué.
Au cours d'une conférence de presse, les deux présidents ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération sud-sud.
"Il y a une possibilité de coopération importante, c'est-à-dire si la Guinée a pu envoyer sa bauxite au Cameroun, nous pouvons envoyer l'alumine de Guinée au Congo pour la transformer en aluminium, plus vous passer de la première au produit fini, non seulement vous avez plus de revenu, mais vous créez beaucoup plus d'emplois. Nous voyons la coopération dans le domaine industriel, la capacité de transformer la bauxite sur le terrain africain. Nous sommes obligés d'envoyer notre bauxite aux Etats-Unis, mais si nous pouvons la transformer sur place en Afrique, vous savez que la Chine comme l'Inde est grande consommatrice d'aluminium, nous serons en mesure de poser les bases d'une véritable industrie lourde en Afrique", a déclaré Condé.
"Nous allons concrètement mettre en oeuvre ce qui est dit dans le communiqué, c'est justement le défi que nous allons relever, puis que les relations au plan politique sont au niveau le plus élevé, il y a longtemps qu'on signé un traité d'amitié et de coopération et si pour des raisons diverses nous n'avons pas pu atteindre nos objectifs. Nous pensons que le moment est venu pour nous de les atteindre", a insisté, pour sa part, Sassou Nguesso.
Le Congo et la Guinée sont liés par un traité d'amitié et de coopération signé à Conakry, capitale de la Guinée, le 17 mai 1978.
Les deux chefs d'Etat quittent Brazzaville mercredi matin pour Malabo en Guinée Equatoriale où ils prendront part au 17e sommet de l'Union Africaine.

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Côte d'Ivoire - Le gouvernement s'engage à ce que la lumière soit faite sur tous les crimes commis dans le pays

(Xinhuanet 29/06/2011)

Le ministre ivoirien de la Justice Jeannot Ahoussou a exprimé mardi à Abidjan l'engagement du gouvernement à faire en sorte que la lumière soit faite sur tous les crimes commis en Côte d'Ivoire.
"Le gouvernement ivoirien s'engage fermement à ce que la lumière soit faite sur tous les crimes commis dans le pays sans tabous, que ce soient des personnes proches du camp Ouattara comme des personnes du camp Gbagbo", a déclaré le ministre à l'occasion de la signature d'un accord de coopération judiciaire entre la Côte d'Ivoire et la Cour pénale internationale (CPI).
M. Ahoussou qui a qualifié la présence de la délégation du CPI en Côte d'Ivoire de "signal fort" a assuré qu'il n'y aura pas d'impunité et que toute personne coupable de crimes de guerre en Côte d'Ivoire répondra de ses actes devant la justice.
Le procureur adjoint de la CPI Fatou Bensouda a saisi la perche pour abonder dans le même sens et surtout prévenir que la Cour se penchera sur les crimes commis par toutes les parties lors de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire.
Dès son arrivée lundi à Abidjan, Mme Bensouda avait insisté sur l'indépendance et l'impartialité de cette juridiction internationale.
Une délégation de la Cour pénale internationale séjourne depuis lundi en Côte d'Ivoire où elle devra évaluer la situation sécuritaire en prélude à une enquête et des auditions relatives aux violences post-électorales qui ont fait au moins 3.000 morts et un million de déplacés selon les autorités ivoiriennes.
La mission de la CPI a déjà rencontré plusieurs acteurs de la vie socio-politique ivoirienne dont le président de la République Alassane Ouattara et le président de la Commission "Dialogue, Vérité et Réconciliation" Charles Konan Banny.

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Burundi - La Banque Mondiale promet d'aider le Burundi à augmenter la production d'énergie

(Xinhuanet 29/06/2011)

La Banque Mondiale va aider le Burundi à accroître la production d'énergie dans les 18 prochains mois, a fait savoir mardi le Directeur du développement durable, région Afrique à la Banque Mondiale, Jamal Saghir, en visite au Burundi.
"Nous avons essayé de voir ensemble comment dans les 18 prochains mois on peut avoir des projets concrets dans lesquels la Banque Mondiale peut contribuer dans la production de l' électricité ; nous avons parlé également des actifs actuels car, quand on a seulement 50 mégawatts, il faut s'assurer qu'ils continuent à être exploités proprement", a indiqué à la presse Jamal Saghir au sortir de l'audience que le deuxième vice- président burundais Gervais Rufyikiri lui a accordée.
"Le programme de réhabilitation des centrales est également important", a-t-il dit, soulignant la nécessité de "s'assurer que le cadre autour du secteur énergétique est propice au développement du secteur privé pour que les étrangers viennent investir au Burundi".
Le problème énergétique est un casse-tête au Burundi avec une production de 50 mégawatts seulement (dont 35 de la REGIDESO-Régie de Production et de Distribution des Eaux et d'Electricité) alors qu'il en faut 270 mégawatts pour tout le pays, quand on envisage d' exploiter le gisement du Nickel de Musongati, dans l'est du Burundi.
La REGIDESO a tenté au moins deux fois de revoir en hausse de façon vertigineuse les prix de l'eau et de l'électricité ces derniers jours. Mais elle a rencontré la résistance des consommateurs.
"Aucun investisseur étranger ne peut se hasarder à amener son argent au Burundi aux tarifs actuels de l'eau et de l'électricité", a souligné le ministre de l'Energie et des Mines, Moise Bucumi, devant les députés burundais à qui il était allé demander le 24 juin de lui apporter main forte dans la sensibilisation de la politique du gouvernement de revoir en hausse les prix de l'eau et de l'électricité.

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