lundi 29 avril 2013

Les dérives du football africain

par Jérôme Carlos
Il faut décomplexer le football africain. L'extérieur pèse encore d'un poids trop lourd sur son avenir. L'essentiel de ses intérêts ne sont pas en Afrique. Pour dire que, en dépit des apparences, le destin de ce football se joue encore hors d'Afrique, loin d'Afrique, parfois sans l'Afrique, si ce n'est contre l'Afrique.
Trois exemples pour l'illustrer. Connaissez-vous un équipementier africain ? Qui se charge de fournir les équipes d'Afrique en survêtements, maillots, shorts, chaussures, chaussettes et autres accessoires ? Le marché de l'équipement de nos équipes de football, toutes catégories confondues, pèse plusieurs milliards de nos francs. L'Afrique s'est exclue de ce marché. Une poignée d'Africains limitent leur appétit aux miettes du festin et au-dessous de tables occultes. Pour comble d'ironie, c'est l'Afrique sous-développée, perfusée à coup d'aide extérieure qui engraisse les multinationales de l'équipement. Telle est la vérité.Nationalisme en panne. Patriotisme en berne. Voilà le triste tableau de nos démissions, chaque fois que nous manquons de positionner favorablement l'Afrique. Notre pouvoir de décision ne profite bien souvent qu'aux autres. N'allez surtout pas croire que nous le faisons par souci de transparence, ou de bonne gouvernance. La vérité est ailleurs. Nous ne consommons pas les choses de chez nous. Nous ne consommons pas ce que nous produisons nous-mêmes. Nous n'avons d'yeux que pour l'étranger. Nous sommes encore bloqués par un lourd handicap mental. Nous croyons que la qualité est un privilège réservé aux autres. Nous avons tôt fait d'établir une relation de cause à effet entre notre sous-développement et nos productions. Tant que persistera un tel complexe d'infériorité, aucun équipementier africain, ou déclaré tel, ne s'aventurera sur un marché piégé à l'avance.Le second terrain sur lequel nous traînons un lourd complexe se situe au niveau de la direction de nos différentes sélections nationales. Pourquoi la plupart de nos équipes nationales, sont-elles en des mains d'entraîneurs expatriés ? Que faisons-nous alors de nos propres cadres dûment formés et qui ne demandent qu'à servir ? Ils se retrouvent sous-employés ou sans travail dans leur propre pays. Qu'ont-ils à envier aux autres ? Avec eux, ils ont été formés dans les mêmes institutions : même cursus, même diplômes. A l'arrivée, nous leur préférons les autres auxquels nous consentons des salaires astronomiques, assortis de mirobolants avantages. La mesure est comble quand nous les consacrons "Sorciers blancs". "A beau mentir, dit le proverbe, qui vient de loin".Le football contemporain, nous le concédons, est une affaire de gros sous. Et sur le marché international du coaching, la concurrence est hyper serrée. N'empêche que l'Afrique doit se décider enfin à promouvoir l'Afrique, en donnant une chance à ceux de ses entraîneurs qui ont le savoir et le savoir faire nécessaires. Redevenons les sorciers de nos équipes nationales. Oublions aux vestiaires tout complexe d'infériorité. Engageons-nous dans une politique délibérée de promotion de l'Afrique par les Africains eux-mêmes. Il faut commencer par avoir confiance en nous-mêmes, pour être en mesure de faire confiance à nos propres cadres. Personne ne respectera un continent qui abdique toutes ses responsabilités et remet en des mains étrangères les leviers de son football.Le troisième terrain de nos dérives est à lier aux impératifs d'un monde qui se globalise. L'Afrique tarde à en prendre la juste mesure. Dans un contexte où l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, nous nous comportons encore comme des ouvriers de la onzième heure. Nous restons des consommateurs passifs des productions des autres. Les demi-finales des coupes d'Europe ont été vécues, la semaine dernière, dans la plupart des villes africaines, comme un événement sportif national. Les différentes équipes européennes en compétition ont fait leur plein de supporters africains. On se serait cru à Barcelone ou à Munich. Au coup de sifflet final, les humeurs des uns, les propos et les attitudes des autres en disaient long sur notre dépendance des modèles extérieurs. Ce n'est pas innocent. L'Afrique joue au football, certes. Mais l'extérieur continue de se jouer de l'Afrique.

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ALGÉRIE • Bouteflika président, plus pour longtemps ?

(Courrier International 29/04/2013) L'hospitalisation d'Abdelaziz Bouteflika à Paris attise les craintes en Algérie sur son état de santé. Dans ces conditions, le président, peut-il continuer à gouverner ?, s'interroge l'éditorialiste.Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a fait hier [samedi 27 avril] à 12h30 un "accident ischémique transitoire sans séquelles", a annoncé le directeur du Centre national de la médecine sportive, le professeur Rachid Bougherbal, dans un communiqué laconique diffusé à 19h42 par l’APS. "Les premières investigations ont été déjà entamées et Son Excellence le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens", a-t-il ajouté, tout en assurant que son état de santé "n’occasionne aucune inquiétude".
Un flou sur l'état de santé du président
C’est la première fois depuis le fameux "ulcère hémorragique" qui avait nécessité une longue hospitalisation du chef de l’Etat à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, en 2005, que la santé du Président fait l’objet d’une communication officielle. Mais on ne pouvait pas faire passer sous silence ses nouveaux ennuis de santé du fait que le président de la République est tenu de pointer mercredi au stade du 5 Juillet, pour assister à la finale de la Coupe d’Algérie de football.
Un rendez-vous symbolique auquel il ne pouvait se soustraire, au risque d’alimenter les rumeurs les plus folles. Il ne faudrait donc pas soupçonner les autorités de vouloir informer le peuple de la santé de son Président. C’est un cas de force majeur qui a dû obliger les hauts responsables à communiquer même avec des pointillés…
A commencer par le jour exact de cet "accident ischémique transitoire", daté officiellement [du 27 avril] à 12h30. Certaines sources ont confié en revanche que le Président a eu son attaque il y a une semaine environ. On notera ainsi que la dernière apparition publique du Président fut au cimetière El Alia, où il avait assisté le 18 avril à l’enterrement de l’ex-président du Haut-Comité d’Etat (HCE), feu Ali Kafi. Depuis, on n’a plus revu le président Bouteflika, disparu même des caméras de l’ENTV.
Une annonce qui tombe mal
Trois jours auparavant (le 15 avril), le Président s’affichait, tout sourire, aux côtés de son homologue sud-africain Jacob Zuma. Mais ce dernier a dû écourter son séjour en Algérie sans explication… Quoi qu’il en soit, l’annonce [samedi] de son hospitalisation pour des problèmes vasculo-cérébraux confirme tout haut ce que tous les Algériens d’en bas suspectaient : le président de la République est bien malade et sa santé constitue, visiblement, un frein à l’exercice de son pouvoir dans un pays aussi difficile que l’Algérie. Ironie du sort, la maladie du Président est annoncée en ce mois d’avril où il a fêté ses 14 années à la tête du pays…
Mais pour lui, ses sponsors et ses supporters, cela tombe mal. Et ça fait mal. A une année presque jour pour jour de l’élection présidentielle, c’est un cheveu qui tombe sur la soupe de ceux qui chauffent les tambours du 4e mandat. La santé du président Bouteflika, qui aurait dû servir d’argument supplémentaire pour plaider une rallonge de sa présidence, devient désormais un vrai souci pour vendre un 4e mandat, le moins qu’on puisse dire controversé. Et voilà que "l’affaire d’avril 2014" se trouve subitement mal engagée…
Même à supposer, comme le suggère le communiqué – sans doute lénifié –, que le Président reprendrait son activité, il serait difficile de faire avaler la pilule au peuple. Les éventuels prétendants, mais aussi les partis de l’opposition s’empareraient de ce thème pour structurer leur campagne anti-quatrième mandat en vue de disqualifier Abdelaziz Bouteflika. On s’en souvient, Me Ali Yahia Abdennour avait appelé publiquement à la veille de la présidentielle de 2009 de faire examiner le Président par une équipe médicale indépendante pour voir s’il était apte à exercer ses fonctions.
Une exigence réitérée récemment par le duo Ahmed Benbitour-Soufiane Djilali alors que le RCD a carrément appelé à la destitution du Président en vertu de la disposition constitutionnelle relative à la vacance de la présidence. Mais faute de communication officielle, la maladie du président constitue depuis l’épisode du Val-de-Grâce un secret d’Etat. C’est l’une des graves maladies du pouvoir algérien…
Le "mandat de trop" ?
Or, beaucoup d’observateurs estiment que le 3e mandat de Bouteflika était un "mandat de trop". Terriblement diminué depuis 2005, le Président affiche une posture presque pathétique de devoir sourire même forcé devant les caméras quand il est contraint par ses obligations protocolaires. Signe que l’homme, connu pour son incroyable énergie, n’est que l’ombre de lui-même, il a pratiquement arrêté tout déplacement à l’étranger mis à part pour aller se refaire une petite santé…
Gouverner par procuration n’est sans doute pas un signe de bonne santé. Surtout pas pour un pays comme l’Algérie qui fait face à une guerre à sa frontière avec le Mali couplée à des mouvements de protestation des jeunes des wilayas du Sud.
Facteur aggravant, le Président assiste impuissant à de grands déballages de corruption mettant en cause ses proches et son entourage immédiat. Avec de telles braises entre les mains, les nerfs peuvent en effet lâcher sans préavis…

Hassan Moali _ El-Watan29 avril 2013

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Libye : des ministères encerclés par des miliciens

(Le Figaro 29/04/2013) A Tripoli, des hommes armés exigent l'exclusion de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères, notamment. Le pouvoir appelle la population à lutter contre ces appels aux purges massives.
Les coups de force des groupes armés se multiplient pour purger les administrations des ex-kadhafistes. Dimanche, des milices ont encerclé à Tripoli le ministère des Affaires étrangères, avant de tenter de prendre le ministère de l'Intérieur et le siège de l'agence nationale de presse (Lana). Lundi matin, le ministère de l'Intérieur et le siège de la Lana étaient dégagés. En revanche, les Affaires étrangères restaient encerclées par des hommes en armes qui réclament l'adoption d'une loi qui exclurait les anciens kadhafistes des postes de haut rang dans la nouvelle administration.
«Le ministère des Affaires étrangères restera fermé jusqu'à la mise en œuvre de la loi sur l'isolement politique (des anciens responsables kadhafistes, ndlr)», a averti le commandant de la milice.
Dimanche, une trentaine de véhicules, dont plusieurs armés de canons antiaériens, ainsi que des dizaines de miliciens, ont encerclé le bâtiment. Un responsable du ministère des Affaires étrangères a déploré des méthodes «extrêmement offensantes», même si les demandes sont «légitimes», soulignant que cela ne justifiait pas de «paralyser le travail de tout un ministère».
Appel aux citoyens
Cette offensive des groupes armés coïncide avec l'examen par la plus haute autorité politique, le Congrès général national (CGN), de la loi sur l'exclusion politique des collaborateurs du régime déchu, qui risque de mettre sur la touche plusieurs hauts responsables. Cette loi provoque des remous au sein de la classe politique libyenne. Récemment, les membres du CGN avaient été encerclés durant plusieurs heures par des miliciens, qui s'en étaient pris ensuite à leur président, Mohammed al-Megaryef.
Le pouvoir, qui a du mal à asseoir son autorité à travers le pays face aux nombreuses milices armées, paraît décidé à contrer ces actions. Au cours d'une conférence tenue dimanche, le premier ministre Ai Zeidan a appelé la population à se placer du côté des autorités contre les miliciens. «Il y a des gens qui veulent déstabiliser le pays et terroriser les étrangers et les ambassades. J'espère que les citoyens leur feront face», a-t-il ajouté.
M. Zeitan a estimé que le siège du ministère des Affaires étrangères, qui intervient cinq jours après l'attentat perpétré contre l'ambassade de France à Tripoli, est de nature à «faire fuir les étrangers, les compagnies et les ambassades occidentales».
«L'exclusion politique est une obligation», lui a répondu un protestataire devant le ministère des Affaires étrangères.
Ces développements rappellent la débaassification forcée conduite par les nouveaux maîtres de l'Irak à la chute du dictateur Saddam Hussein en 2003, avant de se raviser quelques années plus tard sous le poids des réalités, lorsque les violences se sont nourries du vide créé par la purge des anciens cadres du régime irakien.

Georges Malbrunot journaliste

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Guinée Bissau - ur à Bissau du président de la transition après plus d'un mois d'absence

(Xinhuanet 29/04/2013) BISSAU -- Après une absence d'un peu plus d'un mois pour des raisons de santé, le président bissau- guinéen Serifo Nhamadjo est rentré dimanche à Bissau par un vol spécial nigérian.
"Je vais bien, mais je suis maintenant sous dépendance médicale", a-t-il déclaré à la presse à sa descente d'avion.
Le président de transition rentre à Bissau au moment où règne dans son pays un climat de grande incertitude, suite à l' arrestation début avril du contre-amiral Bubo Na Tchuto et des accusations de la justice américaine contre de hautes personnalités de l'Etat et de l'armée bissau-guinéenne, pour implication présumée dans le trafic de drogue et d'armes avec une organisation terroriste colombienne.
A ce sujet, le président Serifo Nhamadjo et le Premier ministre, Rui Duarte Barros, avaient été cités par certains des suspects arrêtés par l'agence américaine de lutte contre la drogue (DEA).
"Ce sont des rumeurs colportées par des gens mal intentionnés", a affirmé le chef de l'Etat, réfutant toutes les allégations sur un lien avec le suspect.
Parti à Abuja le 20 mars, pour une mission d'explication de la transition dans son pays, le président Serifo Nhamadjo n'était pas revenu à Bissau. Il s'était rendu directement en Allemagne pour un traitement médical.
C'est pendant son absence que le contre-amiral Na Tchuto a été capturé et conduit aux Etats-Unis par la DEA qui l'accuse d'être un baron du trafic de drogue.
De son côté, la justice américaine a lancé un mandat d'arrêt contre le chef de l'état-major général des forces armées, Antonio Injai, pour trafic de drogue et d'armes à destination de la rébellion colombienne.


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Côte d'Ivoire - L'Onu dénonce la corruption en C.I

(BBC Afrique 29/04/2013) Un rapport d'experts des Nations unies affirme que d'anciens chefs rebelles, désormais cadres dans l'armée ivoirienne, continuent de se livrer au pillage des ressources de la Côte d'ivoire qui leur rapporte des centaines de millions de dollars.
"Les commandants ("com-zone") des Forces nouvelles - rébellion qui contrôlait le nord du pays depuis 2002 - ayant choisi le camp du président Alassane Ouattarra contre son rival, l'ex-président Laurent Gbagbo, forment "un réseau militaro-économique" tirant profit de la contrebande et d'un système de taxation parallèle, selon le rapport au Conseil de sécurité des experts chargés de vérifier l'application de l'embargo sur les armes à destination de la Côte d'Ivoire.
Ces chefs militaires ont été intégrés dans l'armée régulière "sans que les commandants aient abandonné leur activités économiques prédatrices, qu'ils ont aujourd'hui étendues à l'ensemble du territoire ivoirien", selon le texte.
La Côte d'Ivoire est le premier exportateur mondial de cacao mais, pendant la saison 2011-2012, la contrebande a concerné 153.000 tonnes sur un total de 1,47 million de tonnes, essentiellement via le Ghana, précise le rapport citant des chiffres gouvernementaux.
Les exportations de la production ivoirienne de cacao transitent par le port de San Pedro.
La perte a été estimée à 400 millions de dollars, évaluent les experts.
Autre exemple cité: un tiers de la production nationale de 450.000 tonnes de noix de cajou a aussi été victime de la contrebande.
Le document chiffre le manque à gagner à environ 130 millions de dollars pour le deuxième producteur mondial de noix de cajou.
Les experts dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de sécurité la semaine dernière font aussi part de leurs soupçons concernant le commerce de l'or, des diamants, du coton, du bois et d'autres ressources.
La sécurité reste précaireIls notent aussi que l'équilibre du pouvoir et la sécurité restent "précaires" en Cote d'Ivoire où le président Gbagbo a été chassé par la force en avril 2011 avec le soutien des forces françaises et de l'ONU après plusieurs mois de refus d'accepter sa défaite à l'élection de novembre 2010.
Il est aujourd'hui détenu par la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne d'être coauteur de crimes contre l'humanité lors des troubles qui ont fait quelque 3.000 morts.
Alors que l'économie ivoirienne a rebondi en 2012, "les réseaux politiques et économiques liés aux combattants des ex-Forces nouvelles se sont renforcés" avec l'intégration dans l'armée ivoirienne d'anciens commandants au lourd passif, estime le rapport.
Il cite notamment la nomination à "des postes de commandement stratégiques" de gens comme Martin Kouakou Fofié (déjà sous sanctions de l'ONU), Issiaka Ouattara (alias "Wattao"), Hervé Touré ("Vetcho"), Zakaria Koné et Cherif Ousmane.
Traffiques d'armesTous disposent d'importantes quantités d'armes, ajoutent les experts.
Malgré l'embargo sur les armes, les experts de l'ONU "ne peuvent pas exclure la possibilité" que ces commandants continuent de chercher à acquérir des armes et autres matériels.
Selon des informations qu'ils citent, des armes sont entrées en Côte d'Ivoire par le Mali et le Niger voisins.
Une série d'attaques meurtrières de groupes armés a visé au second semestre 2012 les forces de sécurité et des sites sensibles, attribuées par le pouvoir à des pro-Gbagbo notamment basés au Ghana.
Les experts disent enquêter sur des "connections entre les partisans de l'ancien régime et le financement d'actes d'insurrection grâce aux bénéfices de ventes de diamants et d'or".
En conclusion ils appellent le gouvernement à "démanteler immédiatement le réseau militaro-économique, combattre tous types d'imposition illégale et de renforce la sécurité intérieure pour éviter le racket, les vols et le pillage de la part de groupes armés illégaux".
Le gouvernement est invité notamment à lutter contre la contrebande à grande échelle transitant par le Ghana.

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Mali : après l’apocalypse « islamo-terroriste », l’apocalypse « politico-diplomatique » ?

(La dépèche diplomatique 29/04/2013) Quand, dans l’extrême urgence (mais non sans avoir été rigoureusement préparée à défaut d’être pensée dans le long terme), la France est intervenue militairement au Mali le 11 janvier 2013 (bientôt quatre mois !), c’était pour empêcher une apocalypse « islamo-terroriste » qui devait submerger l’Afrique de l’Ouest avant de frapper l’Europe du Sud et en premier lieu la France.
Il n’aura pas fallu longtemps (mais beaucoup de moyens techniques et humains) pour faire déguerpir les « islamistes » devenu, par la grâce de la diplomatie, des « terroristes ». Dans cette affaire, quoi qu’on en dise, Bamako est restée l’arme au pied. Et la Cédéao a beaucoup plus discutaillé que bataillé. L’intervention française – soutenue par les troupes tchadiennes (36 tués et 74 blessés !) – a désorganisé les réseaux « islamo-terroristes »*, détruit des tonnes d’armes et désintégré plusieurs centaines de combattants.
Mais, plus d’un an après la chute du régime d’Amadou Toumani Touré (qui se la coule douce du côté de Dakar), on est revenu à la case départ. A Bamako. Et ceux qui pensent qu’élections et réconciliation vont permettre de changer le donne devraient jeter un œil sur Abidjan où, avec plus de moyens diplomatiques, économiques et humains, la situation est loin d’être stabilisée deux ans après la prestation de serment du nouveau président de la République.
Il n’est plus personne pour croire les balivernes qui nous ont été assénées au cours de l’année passée. Et quand on relit les déclarations des Maliens comme de leurs partenaires on est atterré. Après avoir, nous dit-on, évité le pire (la prise de Bamako par les « islamo-terroristes ») on nous a promis le meilleur : stabilisation ; élections ; réconciliation. Stabiliser, c’est le job de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) dont le conseil de sécurité vient de décider, aujourd’hui (jeudi 25 avril 2013), la création : 12.640 Casques bleus** (dont 1.440 policiers) – y compris les bataillons de réserve – devraient être déployés à compter du 1er juillet 2013 pour une période initiale de douze mois. Un millier de soldats français vont rester au Mali pour intervenir « en soutien à des éléments de Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande » du secrétaire général de l’ONU ».
Autrement dit personne ne peut croire que tout va bien se passer pour la Minusma : les effectifs français, actuellement de 3.850 soldats, seront encore 2.000 en juillet et 1.000 à la fin de l’année. Les Casques bleus, dans cette affaire, feront de la figuration : stabilisation des centres urbains essentiels, protection des civils et du patrimoine culturel, contrôle du respect des droits de l’homme, aide aux autorités maliennes pour instaurer « un dialogue politique national », organiser des élections « libres, équitables et transparentes », promouvoir la réconciliation avec les Touareg. Une mission pour laquelle un représentant spécial de l’ONU pour le Mali va être nommé (on évoque les noms d’Aïchatou Mindaoudou, numéro deux de la mission de l’ONU au Darfour, ex-ministre nigérienne des Affaires étrangères, et de Bert Koenders, un Néerlandais, chef de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire).
Mais le déploiement de cette mission ne sera possible qu’avec « la fin des principales opérations de combat par les forces armées internationales » et une « nette réduction de la capacité des forces terroristes de constituer une menace importante ». Autrement dit, il est peu probable que le calendrier soit respecté.
A New York, personne n’est dupe. « Il est inhabituel de lancer une opération de maintien de la paix alors qu’il n’y a pas de paix à maintenir », note un diplomate tandis que d’autres évoquent « un certain défi » pour l’ONU, de « nombreux risques », « des menaces inédites ».
Jean-Yves Le Drian, notre ministre de la Défense, est sur le terrain pour « préparer l’après-guerre » : Bamako, Gao mais aussi Niamey et N’Djamena. Dans la capitale malienne, il va « adresser un message de confiance aux autorités politiques maliennes afin que les Maliens se saisissent de l’avenir de leur pays » souligne un communiqué du ministère de la Défense. C’est une façon de dire que personne ne fait confiance aux Maliens. Ni les diplomates, ni les militaires. « Inertie » est le mot employé au Quai d’Orsay pour caractériser le comportement de la classe politique. Du côté de l’hôtel de Brienne, c’est pire encore. Et les commentaires (Le Monde daté du 23 avril 2013) du colonel Bruno Heluin, qui dirige le détachement de liaison de la mission européenne de formation de l’armée malienne (UETM), ont fait tilt : « L’exemple n’est pas donné par en haut. Le clientélisme est le mode de promotion ».
Héluin évoque les 104 généraux que comptait l’armée malienne (20.000 hommes) avant le coup d’Etat de 2012 rappelant qu’il y en a 150 en France pour 120.000 hommes ! Bamako s’agace de ces commentaires ; c’est oublier que la France « paye » : plus de 200 millions d’euros depuis le 11 janvier 2013 ! Lors du débat au parlement français sur la poursuite de l’opération militaire (342 députés et 326 sénateurs ont voté pour, aucune voix contre, seuls les élus du Front de gauche se sont abstenus), le député UMP Pierre Lellouche a posé la bonne question : « A qui allons-nous rendre les clés ? ».
Un expert français, quant à lui, évoque la nécessité d’une « diplomatie du coup de pied au cul ». La France a la chicotte qui la démange et le nouvel ambassadeur, Gilles Huberson, a pour consigne de « tenir les rênes courtes » aux responsables politiques. Tout le monde a conscience, désormais, que le problème du Nord-Mali est d’abord le problème de la gouvernance à Bamako. C’est pourtant un problème qui ne date pas d’aujourd’hui.
Et encore, tous ces commentaires font l’impasse sur la situation qui prévaut à Kidal et la place que le MNLA peut occuper dans la politique de réconciliation. Or, c’est là que le bât blesse depuis toujours. Nous voilà donc revenus à la veille des événements du 17 janvier 2012 quand les Touareg ont déclenché la « guerre » contre Bamako. Et, seize mois plus tard, c’est Rémy Ourdan qui, dans Le Monde (daté du 23 avril 2013), pose les bonnes questions : « Pourquoi déployer des armées dans un pays où il n’y a plus de guerre à mener ? Pourquoi envoyer des guerriers sur un « champ de bataille » où ils n’ont plus d’ennemi ? Et pourquoi, lorsqu’il s’estime libéré et souhaite prendre son destin en main, occuper militairement un pays ? ».
C’est Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la Cédéao, qui a donné les réponses à ces questions à l’issue des travaux de la 4ème réunion du groupe de suivi et de soutien (GSS) sur le Mali : 1 – « La situation est favorable au retour d’une paix durable. Il s’agit maintenant de parachever les acquis en réussissant l’organisation des élections prochaines » ; 2 – « La renonciation du MNLA à la violence et de son projet sécessionniste est une condition minimale à remplir avant son acceptation dans tout processus de dialogue » ; 3 – « L’ennemi a, pour le moment, disparu mais il peut resurgir à tout moment et en tout lieu ».
Autrement dit, la commission « dialogue et réconciliation » doit faire son boulot. Et son boulot c’est d’aboutir à la « réconciliation » par le « dialogue ». Sans quoi, il est clair et net pour tout le monde que le Mali va retomber dans les errements des mois et des années passées. La question finale est de savoir si les Maliens ont cette volonté et sont prêts à s’en donner les moyens. Il faut l’espérer : la situation de ce pays occupé par des armées étrangères et sous tutelle des Nations unies est honteuse.
* On n’évoque plus les réseaux mafieux qui ont fructifié dans le Nord-Mali et ont « nourri » les rébellions au cours des dernières décennies. Et dont nombre de protagonistes (et profiteurs) ont été des « élites » du Nord mais aussi du Sud.
** A noter que la MISMA, la force panafricaine, compte 6.300 hommes, y compris les Tchadiens. C’est dire qu’il va falloir du temps, beaucoup de temps, pour que la Minusma monte en puissance.

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

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Madagascar : une liste provisoire de 49 candidats à la présidentielle de juillet 2013

(Xinhuanet 29/04/2013) ANTANANARIVO -- La Cour électorale spéciale (CES), chargée d'enregistrer les dossiers des candidats prétendants aux élections présidentielles du 24 juillet prochain à Madagascar, a arrêté une liste provisoire de 49 noms, a-t-on appris dimanche auprès de cette entité.
Le dépôt de candidatures aux élections présidentielles, ouvert le 8 avril dernier, a clôturé le dimanche 28 avril, selon le calendrier du processus électoral de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour la transition (CENIT).
Parmi les 49 personnes retenuss figurent le vice-premier ministre chargé du développement et de la décentralisation, Hajo Andrianainarivelo, le ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, l'ancien Premier ministre de la transition, Camille Vital, le président de la délégation spéciale d'Antananarivo, Edgard Razafindravahy, et l'épouse de l'ancien président, Lalao Ravalomanana.
Il appartient à la CES de contrôler les conditions de recevabilité des candidatures et les conditions d'éligibilité des candidats telles qu'elles résultent de la loi organique relative à l'élection du premier président de la Quatrième République. Elle arrêtera et publiera la liste définitive des candidats au plus tard le 3 mai 2013.
Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le 24 juillet prochain sur tout le territoire national malgache et le deuxième tour, en jumelé avec les législatives se tiendront le 25 septembre prochain. La CENIT a prévu d'utiliser le bulletin unique pour ces élections présidentielles.

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Mali - Un djihadiste franco-malien tué en mars à Tombouctou

(Le Monde 29/04/2013)
D'après un rapport confidentiel, l'enquête ouverte au Mali sur l'attentat-suicide du 20 mars à Tombouctou vient d'être bouclée et révèle qu'un Franco-Malien figurait parmi les djihadistes qui ont été tués pendant l'assaut. Il s'agissait de la première attaque kamikaze de cette ville à plus de 900 km au nord de Bamako.
Les preuves formelles confirment que le dénommé Moussa Thiam, alias Abou Hafs, djihadiste tué le 20 mars à Tombouctou, est un Franco-Malien de 24 ans. Le document précise que la famille du jeune homme a largement contribué à son identification. Dans le rapport, on voit notamment une photo de l'homme décédé : l'image a été prise par un habitant de Tombouctou et authentifiée par les services de sécurité du Mali, d'après une source sécuritaire malienne. On y voit un homme à la peau noire, avec une fine moustache et une petite barbe, gisant au sol, sur le dos. Il est vêtu d'une tunique de couleur marron, où sont visibles plusieurs impacts de balles.
ARRESTATIONS A BAMAKO
Par ailleurs, selon une source policière malienne, une cellule du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes islamistes présents dans le nord du Mali depuis 2012, a été démantelée à Bamako par les services de sécurité, qui ont arrêté sept personnes récemment. Aucun détail n'a pu être obtenu sur les dates des interpellations et les lieux de détention des sept personnes, âgées de 16 à 57 ans et formées militairement et idéologiquement dans le nord du Mali par les islamistes.
Le Mujao et d'autres groupes jihadistes armés, dont Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), ont occupé pendant plusieurs mois en 2012 les principales villes du nord du Mali, y commettant exactions et destructions de mausolées au nom de la charia. Depuis janvier, une opération militaire de troupes françaises et africaines a permis de déloger les combattants islamistes des grands centres de ces régions, notamment Tombouctou et Gao. Mais des djihadistes armés restent actifs dans certaines zones et ils ont quelques fois réussi à s'infiltrer dans des villes libérées pour y mener des attentat-suicides.

Le Monde.fr avec AFP | 29.04.2013 à 02h25 • Mis à jour le 29.04.2013 à 08h05
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Cameroun : Charles Metouck, ancien DG de la Sonara, condamné à 9 ans de prison ferme

(Agence Ecofin 29/04/2013) (Agence Ecofin) - Le Tribunal de grande instance du Fako à Limbe, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun a rendu le 24 avril 2013 dans la nuit, le verdict dans l’affaire opposant Charles Metouck, ancien directeur général de la Sonara (Société nationale de raffinage), à cette entreprise publique camerounaise. Selon les informations recueillies par l’agence Ecofin, l’ancien Dg a été condamné à 9 ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 2 millions de FCFA.
En rappel, Charles Metouck, selon les sources officielles, avait été surpris dans son ancien bureau le 18 février 2013, soit 3 jours après son limogeage, et avait été accusé de destruction de documents. Interpellé avec six de ses anciens collaborateurs, l’ancien Dg de la Sonara avait été aussitôt gardé à vue à la police judiciaire, avant d’être présenté au procureur de la République qui va finalement l’inculper, entre autres choses, pour destruction de documents de l’entreprise et signature a postériori d’un accord avec Glencore, pour la livraison du pétrole à la Sonara.
Des accusations niées en bloc par Charles Metouck, qui ira jusqu’à faire publier dans la presse un document signé du PCA de la Sonara, Ebong Ngolle John, autorisant l’ex-Dg, avec l’accord du nouveau Dg, Ibrahim Talba Malla, à se retrouver dans les locaux d la Sonara à des jours indiqués, afin de présenter les dossiers de l’entreprise au nouveau promu. Un document que le PCA, au tribunal, a déclaré ne pas reconnaître.
Cet épisode qui présageait déjà de la descente aux enfers de M. Metouck va être suivi quelques semaines plus tard par la publication par le Contrôle supérieur de l’Etat, de sanctions (interdiction pendant 7 ans de diriger un service ou entreprise publique et 2 millions d’amende spéciale) contre Charles Metouck, reconnu coupable de 20 fautes de gestion pendant son magister de 10 ans à la tête de la Sonara, fautes ayant causé à la Sonara un préjudice financier estimé à 26 milliards de FCFA.

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Côte d'Ivoire : élections locales, un tournant décisif pour la normalisation? (ANALYSE)

(Xinhuanet 29/04/2013)
ABIDJAN-- Le cycle électoral ivoirien vient d'être bouclé avec l'organisation des élections des Conseillers régionaux et des Conseillers municipaux.
Pour des observateurs, ces scrutins qui se sont déroulés dans un climat globalement apaisé en dépit de quelques actes de violence constituent un pan important du processus de normalisation et du processus démocratique du pays.
"Ces élections locales constituent un véritable baromètre et un signal fort de la normalisation institutionnelle et de al stabilité", a estimé le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire Albert Koenders.
Pour sa part, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) a exprimé l'engagement de cette structure à organiser en toute transparence, impartialité et équité les élections générales et les élections locales de sortie de crise, et notamment son souci d'oeuvrer à la consolidation de la jeune démocratie ivoirienne.
Le responsable de la Commission électorale s'est ainsi réjoui de la "mobilisation significative" de la classe politique ivoirienne, notant le caractère inclusif de ces élections locales, tel que souhaité par tous.
DES ELECTIONS DE DÉVELOPPEMENT
Pour nombre d'observateurs de la vie politique ivoirienne, la spécificité de ces élections locales réside dans le fait qu'elles sont moins des élections politiques que des élections de développement.
"Les conseillers municipaux et conseillers régionaux qui ont été choisis sont des acteurs de développement. Les réalisations qu'ils vont entreprendre seront au profit des populations de toutes tendances politiques et c'est ce qu'il faut retenir", a énoncé le leader de l'Organisation ivoirienne pour la paix et la démocratie (OIPD) Jérôme Koné.
Pour celui-ci, le pays peut pleinement mettre le cap sur la relance économique avec l'implication de ces nouveaux acteurs de développement.
"Il n'y a pas de développement sans paix, c'est pourquoi il importe de maintenir un climat post électoral apaisé, dans l'intérêt supérieur de notre pays", a-t-il ajouté.
OEUVRER POUR UN APAISEMENT DURABLE
A plusieurs occasions, les autorités nationales, internationales et organisations non gouvernementales ont exhorté l'ensemble des acteurs politiques à consolider la paix, et surtout à oeuvrer pour un apaisement durable après la proclamation des résultats.
Dans un communiqué qui a sanctionné un conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Affoussiata Bamba-Lamine avait rappelé l'existence de juridictions compétentes en matière de contentieux électoral.
Celle-ci a ainsi invité les acteurs s'étant sentis lésés après la proclamation des résultats à saisir par le truchement de la CEI la cambre administrative de la cour suprême, conformément à la loi, afin d'éviter toute violence qui compromettrait le processus de paix.
Pour les autorités ivoiriennes, il y a lieu que tous les ivoiriens s'engagent dans l'oeuvre de construction de la paix, afin que la Côte d'Ivoire renoue avec la prospérité.
POURSUIVRE LES EFFORTS VERS LA RÉCONCILIATION
Les élections locales ont pris fin, mais les efforts vers la réconciliation nationale méritent d'être poursuivis, de l'avis de plusieurs observateurs.
"Les élections se sont certes tenues dans un climat globalement satisfaisant, mais il faut noter qu'elles ont été boycottées par le Front populaire ivoirien (FPI, parti de l'ex-président Laurent Gbagbo", a rappelé la président de l'Action des femmes pour la justice et le développement (AFJD) Joséphine Kadja.
Pour Mme Kadja, le dialogue avec les pro-Gbagbo qui constituent "une force politique non négligeable" mérite d'être repris afin que la réconciliation soit de mise et que la normalisation soit effective.
"Après les élections locales qui constituent un point décisif, si un autre acte fort qui est la réconciliation est posé, le pays ira en avant en roue libre", a-t-elle estimé.
La Côte d'ivoire retrouve de manière progressive la normalité après une crise post-électorale aiguë qui a secoué le pays après le scrutin présidentiel de fin 2010.
Après les élections législatives, le pays vient de poser un pas dans le processus de décentralisation avec l'organisation des élections municipales et régionales couplées.

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Niger : retour du calme à Diffa après deux jours de violentes émeutes des sans emploi

(Xinhuanet 29/04/2013) NIAMEY, 29 avril (Xinhua) -- Après deux jours d'échauffourées entre les Forces de sécurité et les jeunes sans emploi, qui ont fait 3 blessés par balles parmi les manifestants et d'importants dégâts matériels, le calme est revenu dimanche à Diffa (extrême-est du Niger), suite à l'intervention du Premier ministre nigérien Brigi Rafini dépêché par le président de la République Mahamadou Issoufou.
Depuis samedi, les ressortissants de la région, sans emploi, sont sortis dans les rues pour protester auprès des autorités contre les conditions de recrutement, en leur défaveur, au niveau des sociétés, notamment pétrolières, implantées dans la zone.
Au cours de ces violentes manifestations, un bar, une école, et la représentation d'une banque, ont été saccagés et un véhicule de la police brulé, selon un témoin joint par un correspondant Xinhua.
Plusieurs blessés dont trois par balles ont été admis à l'hôpital régional de Diffa, apprend-on de même source.
Le Premier ministre nigérien Brigi Rafini, dépêché par le chef de l'Etat à la tête d'une forte délégation composée notamment de ministres et de parlementaires de la région, face à la gravité de la situation, a réussi à ramener le calme dans les esprits, après de laborieuses séances de discussions et de négociations.
Brigi Rafini, tout en restants dans les limites de ses prérogatives, a répondu favorablement à certains points de la plate forme de revendications des sans emploi et mis en place un comité de suivi en vue d'examiner les autres points des manifestants.
Les leaders des jeunes sans emploi ont marqué leur approbation et appelé leurs militants à cessé toutes agitation.

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Centrafrique: le calvaire des enfants

(Agence Ecofin 29/04/2013) (Agence Ecofin) - Selon Irin, la plateforme d’information du Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies, les 6000 enfants de rue de la capitale Bangui sont exposés à tous les dangers et cherchent refuges dans les orphelinats qui ne peuvent pas en accueillir davantage. Les parents n’envoient plus les enfants à l’école. Le recrutement des enfants par des groupes armés terrorisent les familles. Des rafles sont menées dans les orphelinats.
De nombreux enfants sont également victimes de tirs. « Le 12 avril à Bangui une grenade lancée sur un terrain de jeu a blessé 14 enfants. Deux jours plus tard une roquette a atterri sur une église, tuant sept personnes, dont trois enfants, et blessant 11 autres, dont trois qui ont dû être amputés des jambes.» informe l’organisation dans son communiqué.
Selon l'UNICEF, plus de 2000 enfants, garçons et filles, faisaient partie de groupes armés et de groupes d'autodéfense avant la reprise des hostilités en décembre 2012. Et plusieurs groupes armés continuent d’en recruter.

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Centrafrique - Massi à la tête de l'aviation civile

(BBC Afrique 29/04/2013) Sur les ondes de la radio nationale, le président centrafricain Michel Djotodia a lu un décret présidentiel annonçant la nomination d'Eric Neris Massi au poste de directeur de l'Autorité nationale de l'aviation civile.
Avant d'accéder à ce poste, ce dernier était porte-parole en Europe et coordonnateur international de la Séléka.
Les hommes de la Séléka se sont emparés de la capitale Bangui le 24 mars pour chasser le président François Bozizé du pouvoir.
Depuis, Eric Massi s'était installé en République Centrafricaine alors qu'il vivait jusqu'à présent en France selon l'AFP.
C'est le fils du colonel Charles Massi, ancien ministre et opposant au régime Bozizé, fondateur de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, une des factions de la coaltion Séléka).
En 2010, la famille du chef rebelle a annoncé sa mort, pointant du doigt François Bozizé et son fils Jean-Francis comme responsables de l'assassinat.

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Guinée Bissau - Menace de boycott de la campagne de commercialisation de la noix de cajou en Guinée-Bissau

(Xinhuanet 29/04/2013) BISSAU -- L'Association des importateurs et exportateurs de la Guinée-Bissau menace, dimanche, de boycotter la campagne de commercialisation de la noix de cajou de 2013, le principal produit d'exportation de la Guinée-Bissau, si une taxe adoptée en 2011 n'est pas supprimée.
Son président, Mamadu Yéro Djamanca, qui s'adressait à la presse, a exigé que le gouvernement de transition suspende la collecte de cette taxe instituée par le gouvernement déchu de Carlos Gomes Junior, qui est de 50 FCFA par kilogramme de noix de cajou exportées.
La taxe devait permettre de promouvoir et de favoriser l'industrialisation des produits agricoles nationaux, selon l'ancien gouvernement.
Pour M. Djamanca, la supression de cette taxe permettra aux exportateurs de disposer de capacités financières pour l'achat et l'exportation des noix de cajou.
En 2012, la Guinée-Bissau a exporté 120.000 tonnes de noix de cajou, soit moins que les 174.000 tonnes de 2011.
Par ailleurs, il a préconisé que le Fond de promotion de l'industrialisation agricole, créé en 2012 et qui a généré 30 millions de dollars, soit versé aux intermédiaires pour sauver la campagne de noix de cajou. Ce fonds est géré par le gouvernement et la Chambre de Commerce, d'Industrie et des Services.
Le gouvernement de transition a décidé cette année de maintenir tous les frais liés à la commercialisation de la noix de cajou, mais sans fixer le prix de référence au kilogramme.
L'Inde est le plus gros acheteur de noix de cajou de la Guinée- Bissau, avec plus de 80% des importations.


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jeudi 25 avril 2013

Mali: l'ONU autorise le déploiement de 12 600 Casques bleus dans le nord

(L'Express 25/04/2013) Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé, ce jeudi, la création d'une force de maintien de la paix dans le nord du Mali pour assurer la transition après l'intervention militaire française.
Les Casques bleus prendront le relais des soldats français et africains au Mali. Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé, ce jeudi, la création d'une telle force de maintien de la paix. Au total, ce sont 12 600 Casques bleus qui devront stabiliser le nord du pays.
« L'armée française pourra intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave »
Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) prendra ainsi le relais de la Misma (force panafricaine), déployée au 1er juillet prochain. Mais seulement si les conditions de sécurité le permettent, et "pour une période initiale de 12 mois".
Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante, indique la résolution, mise au point par la France et adoptée à l'unanimité. Ces 12 600 Casques bleus se répartissent entre 11 200 soldats et 1440 policiers, dont des "bataillons de reserve capables de se déployer rapidement".
Rôle militaire et de stabilisation politique
Ils auront aussi pour rôle d'aider les autorités maliennes à instaurer "un dialogue politique national", organiser des élections "libres, équitables et transparentes", et promouvoir la réconciliation avec les Touaregs du Nord. C'est un représentant spécial de l'ONU pour le Mali qui sera nommé pour diriger la Minusma.
Mais le texte autorise également les troupes françaises "à intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant" ou encore "à la demande" du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Au final, un millier de soldats français doivent rester au Mali pour contrer une éventuelle guérilla des groupes islamistes armés. L'armée française dispose en outre de bases arrières au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Tchad. Environ 150 militaires français devraient participer à la Minusma, dont des officiers intégrés au commandement.
En l'état, le contingent français au Mali doit passer de 3850 soldats actuellement à 2000 en juillet, puis et un millier fin 2013. Au plus fort de l'opération Serval, lancée le 11 janvier, il comptait près de 4500 hommes.


Par LEXPRESS.fr, publié le 25/04/2013 à 16:31, mis à jour à 16:58
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Guinée Conakry : mariage sino-russe au dessus d’un nid de bauxite

(Les Afriques 22/04/2013) Rusal, le géant russe qui opère en Guinée sur l'une des mines de bauxite les plus importantes du monde avec des capacités de 25 millions de tonnes de bauxite, s'est associé avec le chinois, Shandong pour développer d'importants projets miniers dans le monde et particulièrement en Guinée.
En pleine zone de turbulences en Guinée, où on lui reproche des manquements notoires, en termes d'investissements, qui ont du coup plombé le bon fonctionnement de l'usine de Friguia. Le gouvernement n'entend pas jouer les seconds rôles et salue ce nouveau rapprochement des deux entreprises engagées à donner un coup d'accélérateur aux investissements de l'industrie minière en Guinée. Un projet de création de jointventure sino-russe est actuellement à l'étude et devrait se concrétiser début février 2013.
Toutefois, l'Etat guinéen, maintient sa décision de poursuivre devant la Cour d'arbitrage de Paris, le géant russe, sommé de lui verser la somme de 860 millions de dollars pour «fausses déclarations financières et possession et exploitation illégales » sur le site de Friguia.



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Madagascar : le gouvernement maintient le calendrier électoral

(Xinhuanet 25/04/2013) ANTANANARIVO -- Le gouvernement d'union nationale malgache maintient le calendrier électoral 2013, selon un communiqué officiel publié mercredi.
"Le gouvernement communique que le calendrier électoral fixé conjointement par la Commission Electorale Nationale Indépendante pour la transition (CENIT) et les Nations Unies sera respecté et maintenu vu la loi (...) du 28 décembre 2011 portant insertion dans l'ordonnancement juridique interne de la feuille de route signée par les acteurs politiques Malgaches le 17 septembre 2011 et faisant sien des dispositions de cette feuille de route, notamment des articles 8 et 10 alinéa 7 relatifs à la tenue des élections", a-t-on précisé.
La feuille de route stipule que le gouvernement de transition sera chargé de l'administration des affaires courantes du pays et la mise en place des conditions nécessaires pour des élections " crédibles, justes et transparentes".
Cette précision du gouvernement fait suite aux propositions évoquées lors du dialogue malgacho-malgache en vue de la réconciliation nationale initié par les quatre chefs des églises dans le Conseil oecuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) le 18 avril dernier, qui a pu réunir près de 620 participants. La majorité des participants ont réclamé la mise en place d'une nouvelle transition neutre, d'une présidence collégiale composée des trois anciens chefs d'Etat du président de la transition actuel, d'un gouvernement neutre dirigé par un Premier Ministre doté des pleins pouvoirs et la tenue d'un référendum constitutionnel cette année.
Ces propositions ont chamboulé le microcosme politique mais également peuvent remettre en cause les efforts entrepris pour la sortie de crise.
Lundi dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) a réaffirmé, lors d'une réunion ministérielle tenue à Dar-es-Salaam en Tanzanie, a réitéré son attachement à la feuille de route, estimant que celle-ci constitue le cadre approprié pour la restauration de l'ordre constitutionnel et le règlement global de la crise que connaît Madagascar.
Le CPS a souligné la détermination de l'UA à rejeter toute initiative visant à modifier la feuille de route et le calendrier électoral tel que déterminé par la CENIT avec le soutien de la SADC, de l'UA et des Nations unies, ainsi qu'à prendre des mesures contre tous ceux qui tenteraient de saper les efforts en cours.

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Guinée Bissau - Narcotrafic en Guinée Bissau : Washington inculpe deux personnalités

(Afrik.com 25/04/2013) L’arrestation de Bubo Na Tchuto et l’inculpation d’Antonio Indjai, deux personnalités politiques bissau-guinéennes impliquées dans une affaire de trafic de drogue par les autorités américaines, ravive depuis quelques jours les tensions entre Washington et Bissau. Ce dernier réclame l’extradition de Bubo Na Tchuto vers son pays d’origine. Les États-Unis font la sourde oreille. Joint par Afrik.com, Vincent Foucher, spécialiste de la Guinée Bissau, analyse la situation.La Guinée Bissau veut juger elle-même José Américo Bubo Na Tchuto et Antonio Indjai. Bubo Na tchuto, ex chef de Marine de Guinée Bissau, a été arrêté par les autorités américaines. Une arrestation annoncée le 6 avril dernier par les autorités Bissau-Guinéennes.
Les américains affirment l’avoir capturé dans les eaux internationales. Une information démentie par les autorités guinéennes. « Le contre-amiral Na Tchuto a été capturé de force dans nos eaux territoriales et conduit au Cap-Vert par des policiers américains, avant d’être emmené aux Etats-Unis le 5 avril », déclare le sous-lieutenant de vaisseau, Vasco Antonio Na Sia. Na Tchuto était déjà détenu au Cap-Vert, avant d’etre transféré vers les Etats-Unis.
Bubo Na Tchuto n’est pas le seul à avoir été arrêté. Six autres personnes ont été interpelées, selon le parquet de New York.
Quelques jours plus tard, une autre personnalité de l’Etat est inculpée par la justice américaine. Antonio Indjai, chef d’État-major des armées de Guinée Bissau, a été inculpé aux États-Unis, pour complot de narcoterrorisme avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).
Que reproche-t-on réellement à Bubo Na Tchuto et Antonio Indjai ? Pourquoi les autorités américaines refusent-elles d’extrader Indjai vers son pays d’origine ? Qu’est-ce qui empêche le gouvernement bissau-guinéen de résoudre le problème du trafic de drogue dans ce pays ?
Vincent Foucher, chercheur à International Crisis Group et spécialiste de la Guinée Bissau, apporte des éléments de réponse. Interrogé par Afrik.com sur les accusations qui pèsent contre Bubo Na Tchuto et Antonio Indjai, il répond : « ils sont accusés d’avoir conspiré pour organiser un trafic de cocaine entre l’Amérique Latine, l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Afrique. Des enregistrements ont été réalisés par les agents américains. Indjai est par ailleurs accusé d’avoir voulu organiser un tafic d’armes à destination des FARC. Il faut noter cependant que pour le moment les poursuites américaines portent seulement sur des intentions criminelles, et pas sur des actes criminels effectivement accomplis ».
Concernant le lieu de l’arrestation de Bubo Na Tchuto, Vincent Foucher note que deux versions s’opposent. Les autorités américaines affirment avoir capturé Na Tchuto dans le territoire national. Une information démentie par les autorités bissau-guinéennes qui déclarent que l’ex chef d’Etat-major de la Marine du pays a été arrêté sur les eaux territoriales. Ce qui pousse Bissau d’ailleurs à demander aux américains de le soumettre aux autorités bissau-guinéennes pour qu’il soit jugé dans son pays.
Une requête sur laquelle les Américains ne se sont pas encore prononcés. « Aucune déclaration n’a été faite par les autorités nord-américaines quant à cette requête. Je pense qu’ils y répondraient favorablement d’ailleurs », note Vincent Foucher.
Sur les difficultés pour les dirigeants de ce pays à résoudre le problème du trafic de drogue en Guinée Bissau, le chercheur souligne que tout indique que le trafic bénéficie de certaines complicités dans la classe politique et militaire. Quelques militaires subalternes et quelques trafiquants latino-américains, ont été arrétés, mais ils ont à chaque fois été libérés avant procès. Les seules condamnations prononcées ont visé des petits trafiquants, des mules. Entre la faiblesse de leurs ressources, l’implication de certains d’entre eux, la corruption et les menaces, les juges et policiers ont bien du mal à faire leur travail.
par Cheikh Dieng


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Côte d’Ivoire : réunion d’urgence de la Commission électorale face à la montée de violences

(Xinhuanet 25/04/2013) ABIDJAN -- Une réunion d’urgence de la Commission électorale indépendante (CEI) se tiendra dans les prochaines heures à Abidjan face à la montée de violence consécutive à la proclamation des résultats des élections locales, a annoncé mercredi le porte-parole de la structure Inza Diomandé.
M. Diomandé, qui intervenait lors d’un entretien avec des médias, a indiqué que cette réunion extraordinaire de la commission électorale va statuer sur les actes de vandalisme, les ataques, saccages et manifestations enregistrés dans plusieurs localités à l’issue du scrutin.
La CEI a ainsi dénoncé les violences perpétrées par des partisans de certains candidats et invité les personnes se sentant lésées à emprunter la voie légale des réclamations.
"La loi prévoit que pour des contestations la CEI soit saisie et qu’elle saisisse à son tout la chambre administrative de la Cour suprême", a expliqué le porte-parole.
"Il n’est pas bon de se faire justice, et les fauteurs de troubles répondront de leurs actes devant les tribunaux", a prévenu Inza Diomandé.
La Côte d’Ivoire a organisé dimanche les élections municipales et régionales couplées qui constituent un pan du processus de normalisation après la crise post-électorale qui a secoué le pays cinq mois durant.
La proclamation des résultats partiels des scrutins a été émaillée de violents incidents qui ont fait plusieurs blessés, des partisans de plusieurs candidats ayant manifesté dans les rues pour dénoncer des fraudes.
Les résultats définitifs devraient être donnés mercredi soir, mais des observateurs craignent une nouvelle flambée de violences.



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Sénégal - MARCHE DE SOUTIEN A KARIM WADE: le PDS veut-il se substituer à la Justice ?

(Le Pays 25/04/2013)
Protester contre l’arrestation de Karim Wade et contre la vie chère. Voilà les deux raisons pour lesquelles le PDS (Parti démocratique sénégalais) a battu le pavé le 23 avril dernier à Dakar. Vous avez dit cherté de la vie ? On croirait rêver. Le PDS, qui vient de quitter les affaires, n’est pas étranger à cette crise économique et financière qui étreint les Sénégalais.
En fait, plus qu’une revendication, il pourrait s’agir d’une stratégie pour se rallier d’autres groupes sociaux comme les syndicats et d’autres organisations de la société. Ce deuxième objectif, certes mobilisateur, ne peut cependant cacher le but numéro un de la marche : celui de donner un coup d’accélérateur à la politisation de l’affaire Karim Wade. Car, dès le premier jour où la Justice a commencé à fouiner dans la gestion de l’ex-ministre des Infrastructures, de la coopération internationale, des transports terrestres et de l’énergie, le PDS a crié à la chasse aux sorcières. Il est donc toujours dans cette logique, tout en montant d’un cran la forme de protestation.
Cette stratégie de la politisation à outrance d’un dossier judiciaire peut cependant s’avérer être un couteau à double tranchant. En jetant les projecteurs sur l’affaire Karim, le PDS oblige certes, la Justice à observer toute l’indépendance requise dans le traitement du dossier, et le pouvoir à faire preuve de neutralité. Mais le revers de cette option, c’est que le PDS pourrait se mettre à dos une bonne partie de l’opinion sénégalaise, qui veut que la lumière soit faite sur la gestion du fils du président Wade. Il donne aussi l’impression de vouloir, par la pression de la rue, intimider ou influencer le cours de la Justice. Enfin, venant d’un parti qui se dit démocratique, cette façon de réagir à une affaire judiciaire peut apparaître comme un déni du droit.
Or, depuis le début de la procédure, et sans être dans les arcanes de la Justice, on peut tout de même reconnaître à la Justice sénégalaise son impartialité. Elle fait preuve d’une volonté de transcender les passions et les querelles partisanes, pour ne dire que le droit. Le dossier, qui est d’une extrême délicatesse, ne saurait en effet souffrir d’une quelconque manipulation. Pour une fois qu’elle a l’occasion de se mettre en exergue, on n’ose pas imaginer que la Justice manquera ce rendez-vous avec l’histoire. En dehors de Idrissa Seck, qui a croupi en prison sous Wade dans les circonstances que l’on sait, Karim Wade est sans doute l’un des plus grands dignitaires que le Sénégal ait jamais jugés, pour des crimes économiques.
Le challenge est donc grand pour ce pays dont la réputation de vitrine de la démocratie en Afrique francophone est à nouveau en jeu. Autant le président Macky Sall et la Justice font preuve d’un courage rare sous nos cieux, en s’attaquant à un symbole tabou en Afrique, la prédation des biens publics, autant le PDS, par sa gesticulation, se trahit. Soit il a peur de la Justice vraie, soit il se reproche quelque chose. Autrement, il n’a pas besoin d’ameuter ses troupes pour marcher contre une procédure judiciaire. Etre démocrate et républicain, c’est aussi faire sien le proverbe latin « Dura lex, sed lex » (La loi est dure mais, c’est la loi).

Mahorou KANAZOE
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L'Afrique du Sud envisage de légaliser la création de zones économiques spéciales

(Xinhuanet 25/04/2013) LE CAP -- L'Afrique du Sud est sur la voie de légaliser la création de zones économiques spéciales (ZES) dans le but d'attirer davantage d'investissements et de promouvoir la croissance économique, a déclaré mercredi la commission du commerce et de l'industrie du Parlement sud-africain.
« La commission sollicite des propositions sur le projet de loi, après quoi les parties seront invitées à présenter des observations orales lors des audiences publiques sur le projet de loi », a déclaré la commission dans un communiqué.
Des audiences publiques sont prévues du 15 au 17 mai de cette année. Le projet de loi prévoit la désignation, la promotion, le développement, l'exploitation et la gestion des ZES. Il prévoit en outre la mise en place, la nomination des membres et le fonctionnement du Conseil consultatif des zones économiques spéciales.
Le projet de loi, s'il est adopté, va permettre à neuf provinces du pays de mettre en place les ZES.
Plus tôt cette année, le gouvernement, en partenariat avec la province du Limpopo, a décidé de créer deux zones économiques spéciales. Limpopo sera la première à mettre en place les ZES.
Le ministère du Commerce et de l'Industrie a publié sa politique et son projet des ZES en 2012 et a invité les neuf provinces du pays à soumettre des propositions pour la création de zones économiques. Toutefois, parmi les provinces seulement Limpopo a obtenu l'approbation du gouvernement.



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jeudi 18 avril 2013

Biens mal acquis : Karim Wade inculpé et incarcéré

(France 24 18/04/2013)
Interpellé lundi, Karim Wade, ancien ministre et fils de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, a été inculpé et incarcéré mercredi dans le cadre d'une enquête pour enrichissement illicite, a annoncé son avocat.
Le fils et ancien ministre de l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, Karim Wade, dont la fortune est estimée à plus d'un milliard d'euros, a été inculpé mercredi pour "enrichissement illicite". Il devait être incarcéré dans la soirée à Dakar, a annoncé un de ses avocats.
Karim Wade "vient d'être placé sous mandat de dépôt", a brièvement déclaré Me El Hadji Amadou Sall, un des avocats de Karim Wade qui était présenté devant la commission d'instruction de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale créée en 1981 par l'ancien président Abdou Diouf.
Le fils de l'ex-président avait été interpellé lundi soir par les gendarmes et placé en garde à vue, quelques heures après que ses avocats eurent remis au parquet spécial de la CREI des justificatifs de sa fortune.
"Pas convaincu par la pertinence de ses réponses"
Le patrimoine de Karim Wade, qui, de 2002 à 2012 a été conseiller spécial et "super ministre" de son père, comprend des sociétés, des propriétés immobilières, des comptes en banque, selon ses avocats.
"Ce qu'on lui reproche, c'est un montage, ce sont des mensonges (...)", a déclaré Ciré Clédor Ly, un de ses avocats qui s'est également plaint que son client ait été "empêché d'aller à l'extérieur" pour organiser sa défense
Le procureur de la CREI, Alioune Ndao - qui avait donné le 15 mars un délai d'un mois à Karim Wade pour justifier de l'origine de ses biens - avait déclaré mardi 16 avril avoir ordonné son arrestation et sa garde à vue, n'ayant pas été "convaincu de la pertinence" de ses réponses sur l'origine de sa fortune.

Avec dépêches
Par FRANCE 24 (texte)
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La situation en Centrafrique est «extrêmement inquiétante», selon Fabius

(20 minutes 18/04/2013)
La situation en Centrafrique, où des rebelles ont pris le pouvoir le mois dernier, est «extrêmement tendue et inquiétante», a déclaré ce mercredi le ministre français des Affaires étrangères.
Des combats meurtriers se déroulent à Bangui entre les forces du chef rebelle Michel Djotodia et les partisans du président déchu François Bozizé. La France a envoyé sur place deux compagnies qui tiennent l'aéroport, assurent la sécurité des points de ravitaillement et protègent son ambassade, a rappelé Laurent Fabius lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
«Il y a actuellement, d'après les renseignements fournis par notre ambassadeur, beaucoup de pillages, beaucoup de morts et beaucoup, beaucoup d'inquiétude», a ajouté le chef de la diplomatie française. «La France est disponible pour appuyer tout effort pour revenir vers la stabilité mais il faut mettre en place des autorités légitimement reconnues, ce qui n'est pas le cas du président actuel», a-t-il dit.


Avec Reuters

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Centrafrique : Sommet régional à N'Djamena pour tenter de ramener le calme

(Afriquinfos 18/04/2013) N'DJAMENA
- Le sommet extraordinaire des chefs d'Etat d'Afrique centrale sur la Centrafrique jeudi tentera de trouver des solutions à la situation critique dans lequel se trouve ce pays en proie à l'anarchie et aux violences après la prise du pouvoir par la coalition Séléka le mois dernier.
Le sommet, qui réunira l'ensemble des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) ainsi que le président sud-africain Jacob Zuma, doit "faire le bilan de l'évolution de la situation en Centrafrique" depuis les décisions prises lors du précédent sommet du 3 avril.
Ce sommet avait permis de trouver "l'habillage institutionnel" pour légitimer le nouveau président Michel Djotodia, chef du Séléka, tout en lui imposant de quitter le pouvoir à la fin d'une période de transition de 18 mois.
Il avait ouvert la voie à la reconnaissance du nouveau régime par la communauté internationale et à la reprise des aides économiques pour ce pays de 5 millions d'habitants parmi les plus pauvres de la planète.
Le sommet de jeudi doit aussi adopter une "déclaration dite de N'Djamena définissant la feuille de route de la transition avec les différentes étapes", selon une source tchadienne. Toutefois, si la question politique semble éclaircie, la situation du pays s'est considérablement dégradée depuis le 3 avril.
Les pillages n'ont pas cessé et des heurts ont eu lieu entre des hommes du Séléka et des habitants excédés par l'insécurité, ainsi qu'avec des milices partisanes de l'ancien régime du président François Bozizé. Une vingtaine de personnes sont mortes le week-end dernier et sept hommes du Séléka ont été tués en début de semaine.
Une source diplomatique craint même "une guerre civile" si l'actuelle anarchie perdure.
La position du Tchad, clé du sommet
Mardi, Michel Djotodia avait annoncé un renfort de 500 hommes à la police et 500 autres à la gendarmerie, ainsi que le casernement des combattants du Séléka. Ce casernement vise à retirer des rues les anciens rebelles, dont beaucoup n'hésitent pas à piller ou à se servir de leur force pour commettre des exactions. Il doit aussi permettre d'arrêter les individus armés se faisant passer pour des combattants du Séléka.
Mais les mesures de cantonnement des troupes ne sont pas suivies d'effet et le gouvernement a transmis à la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) une demande de renfort de 1.000 hommes pour assurer la sécurité. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l'ancienne opposition, a aussi demandé le renfort de soldats français pour pacifier la capitale et l'arrière-pays.
Ces renforts devraient être débattus au sommet. De nombreux acteurs de la région se montrent sceptiques: "Qui a les hommes? Qui va payer? Qui va les entretenir?", s'interroge une source diplomatique d'Afrique centrale "lassée de toujours devoir aider le même pays".
La Fomac compte actuellement 500 militaires (120 Gabonais, 120 Camerounais, 120 Congolais, plus un contingent tchadien). Exception faite du Tchad, il n'est pas évident que les autres pays aient les moyens militaires de répondre favorablement à des renforts supplémentaires.
De même, il n'est pas sûr que la France, qui est en train de retirer ses troupes du Mali, ait la volonté d'engager plus que son contingent actuel d'environ 500 hommes en Centrafrique pour des opérations de police. Même si le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a déclaré mercredi que la France était "disponible" pour aider au "retour de la stabilité". Sous réserve toutefois de "mettre en place des autorités légitimement reconnues, ce qui n'est pas le cas du président actuel".
Tous les regards sont tournés vers le Tchad et le président Idriss Deby Itno sans qui rien ne se fait en Centrafrique. Toutefois, la présence de l'armée tchadienne n'est pas forcément rassurante pour la population. Une partie des Centrafricains assimile les Tchadiens au Séléka et les accuse de participer aux exactions.
Il faudra aussi trouver une solution économique pour le pays ravagé par les pillages et où une partie du faible tissu économique a été détruit par les anciens rebelles. "La conjoncture économique mondiale n'est pas favorable", soulignait récemment un diplomate occidental, "mais sans argent rien n'est possible".

(© 2013 AFP)
Jeudi 18 avril 2013 | 10:27 UTC
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Arrêt partiellement cassé dans l'affaire Lumumba

(7sur7 18/04/2013)
La cour de cassation a partiellement cassé, mercredi, la décision de la chambre des mises en accusation du 12 décembre dernier sur la régularité de la plainte déposée par François Lumumba, le fils de Patrice Lumumba.
La cour a décidé la cassation partielle, avec renvoi, de la décision de la chambre des mises en accusation de Bruxelles. En décembre dernier, la chambre des mises avait déclaré que la procédure, suite à la plainte déposée en 2011 par François Lumumba contre différentes personnalités politiques belges, était régulière et qu'une instruction pouvait débuter.
La famille de l'ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba estime que certaines de ces personnalités ont une responsabilité dans l'assassinat de leur proche, en 1961.
Jacques Bartelous, ancien chef de cabinet du président congolais de l'époque, Moïse Tshombe, est l'une d'elles. Après l'arrêt de la chambre des mises en accusation de Bruxelles, il avait introduit un pourvoi en cassation contre la décision, estimant qu'il bénéficie d'un privilège de juridiction.
La cour de cassation a relevé que la chambre des mises en accusation de Bruxelles n'avait pas répondu à suffisance à cet argument soulevé par Jacques Bartelous.

Par: rédaction
Source: Belga

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RDC, pays pilote pour le nouveau programme du Fond Mondial

(Afrique 7 18/04/2013)
Dans le contexte de la mise en œuvre de sa nouvelle formule de financement, le Fond Mondial (FM) a choisi la République Démocratique du Congo « comme pays pilote », a annoncé Mark Troger, responsable portefeuille de la RD Congo au Fond Mondial.
En effet, lors d’un atelier organisé à Kinshasa, M. Troger a fait savoir que ce Fond a octroyé 215 millions de dollars à l’Etat du Congo. Suivant ses dires, ce financement a pour but, pour une période de trois années (de 2013 à 2016), de servir la cause de la lutte contre le VIH/Sida ainsi que de la tuberculose dans ladite République.
Contrairement aux anciennes formules, celle-ci veut que le Fond communique, au préalable à chaque pays, le montant qu’il prévoit lui allouer ; l’objectif étant justement de permettre à tout Etat bénéficiaire d’élaborer « une stratégie nationale selon les besoins sur le terrain et la particularité de la maladie à combattre ».
Institution financière internationale, le Fond Mondial a pour mission d’attirer et de décaisser des fonds pour la prévention et le traitement du sida, de la tuberculose et du paludisme. Il encourage ainsi les partenariats entre les gouvernements, la société civile, le secteur privé et la communauté affectée. De ses vues, ces partenariats sont la solution la plus efficace pour atteindre celles et ceux qui en ont besoin. C’est donc dans cette optique que s’inscrit son action vis-à-vis de la RDC.
Les sommes décaissées par l’institution, en lien direct avec son nouveau mode de financement, vont d’une part, servir à mettre sous traitement antirétroviraux les personnes vivant avec l’infection (au moins 92 000 individus et plus de 2 000 femmes enceintes), et d’autre part, contribuer à la poursuite de programme de prévention (par la distribution gratuite de plus de sept millions de moustiquaires imprégnées, d’insecticides et de médicaments antipaludéens).


Auteur : Meyya Furaha

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Sénégal - AFFAIRE KARIM WADE: où est passé l’avocat Wade ?

(Le Pays 18/04/2013) Depuis l’inculpation de Karim Wade jusqu’à son arrestation pour des besoins d’enquêtes, Wade-père est resté muet comme une carpe. Le très tonitruant « Gorgui », abonné aux coups d’éclat il y a moins de deux ans seulement, quand il était sous le feu de l’action, est silencieux depuis le début des déboires judiciaires de son fils tant choyé.
Où est donc passé l’avocat Wade qui, en temps normal, connait mieux que quiconque le dossier de son fils, pour l’avoir mis aux affaires dont on dit qu’il a profité pour s’enrichir illicitement ? En attendant qu’il refasse surface, « Gorgui » semble vivre l’histoire de la fable du lion blessé que les animaux les plus couards osent braver et provoquer impunément. Wade a risqué gros en faisant subir à son fils Karim l’épreuve d’ordalie à laquelle il a malencontreusement échoué. Et on est bien fondé de se demander s’il osera un jour sortir de son silence assourdissant.
A la vérité, le chiffre avancé de plus de 600 milliards de F CFA qu’aurait détournés Wade-fils donne des vertiges à l’ensemble des Sénégalais qui vivent dans une pauvreté endémique. En faisant de l’orthodoxie de la gestion des biens publics son leitmotiv, Macky Sall gagne complètement le cœur des Sénégalais qui avaient déjà vomi le régime de Wade dans les urnes il y a si peu. A part le PDS (Parti démocratique sénégalais) qui s’agite encore, l’ensemble des Sénégalais sont accrochés à la justice. Ils veulent savoir si oui ou non, Karim a acquis ses biens astronomiques à la sueur de son… front. Même la société civile sénégalaise qui a souvent la langue très bien acérée et qui contestait la forme du dossier ne semble plus s’émouvoir pour la famille Wade. On comprend donc le silence du père.
Il sait, « ab imo pectore », qu’il est en parfaite rupture de ban avec l’écrasante majorité de ses concitoyens qui le soupçonnaient déjà d’être un prédateur des deniers publics quand il était au sommet de l’Etat. Wade est tout aussi conscient que la Justice sénégalaise pourrait de sortir la grosse artillerie en le poursuivant, lui aussi, pour détournement de biens communs si jamais il faisait beaucoup de bruit sur l’affaire de son fils. En attendant qu’il prouve le contraire, tout porte à croire que « Gorgui » devrait assister, stoïque, à la descente aux enfers de son fils qui risque d’amorcer la débâcle de sa famille politique. A moins qu’il ait donné le feu vert à son parti, pour lancer la contre-offensive. Le PDS projette en effet d’organiser une marche de protestation ce 23 avril. Il a donc décidé d’amener l’affaire Karim Wade sur le terrain politique. Avec le risque de débordements que cela comporte.

Boulkindi COULDIATI
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Côte d'Ivoire: plus de 5 milliards de francs CFA pour la relance rizicole dans l'ouest du pays

(Xinhuanet 18/04/2013)
ABIDJAN -- La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a débloqué une enveloppe de 5,3 milliards de francs CFA dans le cadre d'un projet de réhabilitation et de relance des activités rizicoles dans l'ouest de la Côte d'Ivoire durement affecté par la meurtrière crise post-électorale de 2010 et 2011.
Le projet dont l'accord de financement a été signé en décembre dernier entre l'Etat de Côte d'Ivoire et la BOAD a été officiellement lancé vendredi à Man (chef-lieu de région, 600 km d'Abidjan) et va s'étendre sur un an, selon une note d'information de la BOAD.
Il vise à contribuer à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale en facilitant le retour de plusieurs milliers de personnes déplacées de la région suite à la crise post-électorale et prévoit la mise en valeur de 3 000 ha de bas-fonds rizicoles dont 1 000 sont à réhabiliter.
Pour l'exploitation de cette superficie, 28 motos, neuf camions, des batteuses, 30 motoculteurs et des sacs d'engrais ont été distribués aux bénéficiaires.
Le riz est devenu l'aliment principal de la population vivant en Côte d'Ivoire estimée à 23,5 millions en 2011.
La production nationale, estimée à environ 600 000 tonnes de riz blanchi en moyenne par an depuis 2008, couvre près de 38% des besoins de la consommation intérieure de 1,6 millions de tonnes en 2010.
Pour combler ce déficit, la Côte d'Ivoire a recours à des importations massives de riz blanchi qui se sont chiffrés à près d'un million de tonnes en 2010 en provenance principalement des pays d'Asie.
La Côte d'Ivoire a finalisé sa stratégie pour le développement de la filière riz sur la période 2012-2016 qui devrait faire baisser les importations pour couvrir totalement les besoins au terme de sa mise en oeuvre.

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Mali - Le porte–parole du groupe islamiste Ansar Dine annonce sa prochaine reddition

(Xinhuanet 18/04/2013) NOUAKCHOTT (Xinhua) - Le porte-parole du groupe islamiste Ansar Dine, Senda Ould Boumama, a annoncé, mercredi, son intention de se rendre aux forces algériennes, dans une communication téléphonique avec l'Agence Nouakchott d'information (ANI) généralement informée sur les activités des jihadistes.
"Après avoir marché 80 km à pied pour arriver à la frontière de l'Algérie, je suis à quelques encablures de la ville algérienne de Borj Baji Elmoctar", a indiqué Senda dans la communication citée par l'ANI.
"J'ai fait l'objet, hier, mardi, d'une tentative d'assassinat de la part d'inconnus", a-t-il ajouté sans autres détails, conjurant le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz de " tout faire pour l'extrader vers la Mauritanie pour pouvoir y être jugé" étant donné qu'il est de nationalité mauritanienne.
Senda Ould Boumama se présente depuis l'occupation du nord malien par les islamistes armés comme porte-parole du mouvement Ansar Dine (Défenseurs de la Religion).

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dimanche 14 avril 2013

Classement Fifa : le Cameroun retrouve le top 10 africain

Par RFI
La Fifa a dévoilé son classement des nations pour le mois d’avril 2013. Si l’Espagne est en tête du classement mondial, la Côte d’Ivoire, 12e, est toujours l’équipe africaine la mieux placée devant le Ghana (22e), le Mali (26e), le Nigeria (31e). Le Cameroun, 60e, réintègre le top 10 africain.
Les Lions indomptables seraient-ils sur la bonne voie ? Leur victoire 2-1 face au Togo, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014, leur a en tout cas fait du bien au classement Fifa du mois d’avril 2013. Les Camerounais font un bond de dix-neuf rangs et pointent désormais à la 60e place mondiale. Les voilà 10e meilleure équipe africaine, juste derrière la Guinée équatoriale, 59e.
Les Equato-Guinéens réalisent la meilleure progression du mois avec quarante-cinq places gagnées. Le Congo-Brazzaville réussit aussi une belle percée en passant du 111e au 77e rang (+24).
La Côte d’Ivoire reste en tête
En tête du top 10 africain, on trouve toujours la Côte d’Ivoire, désormais 12e (+1 place) au classement Fifa. Les Ivoiriens devancent le Ghana (22e, - 2 places), le Mali (26e, -2), le Nigeria (31e, -1), l’Algérie (35e, -1), la Tunisie (41e, +3), la Zambie (45e, -9), le Burkina Faso (50e, =).
A l’inverse, Djibouti, 204e, est la nation africaine la moins bien classée. Le Cap-Vert subit la plus forte dégringolade, passant de la 57e à la 75e place (-18). Avril est également un mauvais mois pour le Bénin (99e, -13) et la Centrafrique (64e, -12).
A noter que le classement mondial est toujours dominé par l’Espagne qui devance l’Allemagne et l’Argentine. La France, elle, est 18e.
rfi.fr

Bryce Moon: le footballeur sud-africain reconnu coupable d’homicide !

Traduit devant la justice, Moon a été accusé d’assassinat, de conduite sous influence de l’alcool et de conduite imprudente ou négligée. Finalement, en l’absence de témoins le jour du drame, le joueur de Bidvest Wits (PSL) a été acquitté de toutes ces charges. La seule retenue contre lui reste l’homicide coupable.
Bryce Moon, 27 ans , a toujours nié être ivre au moment de l’accident encore moins en excès de vitesse. Il sera jugé bientôt.

fricatopsports.com

dimanche 7 avril 2013

Le Mali sous la menace des putschistes

L'occupation du Nord et les djihadistes ne sont pas les seuls dangers au Mali. À Bamako, les putschistes qui ont fait et défait les ministères règnent en coulisses, y compris par la terreur. La démocratie de façade depuis la chute de Moussa Traoré en 1991 s'est effondrée quand les putschistes du 21 mars conduits par le capitaine Sanogo se sont retrouvés à la manoeuvre, non pas celle qu'il aurait fallu mener dans le désert contre les islamistes mais celle qui conduit à négocier les postes dans un gouvernement et une administration qui ne convainquent plus personne. Alors que les droits de l'Homme sont en recul.
Au début du conflit, pour un article qui avait déplu, le directeur du journal L'Indépendant, Saouti Haïdara, avait été passé à tabac et laissé pour mort dans un ravin. Le miraculé s'est refait depuis une santé à Dakar. Le président par intérim Dioncounda Traoré a subi à peu près le même sort et il n'a dû son salut qu'à une évacuation vers la France où, pendant deux mois, il a repris ses esprits avant de reprendre ses fonctions...
Son Premier ministre, l'ancien astronaute de la Nasa, Modibo Diarra, a eu moins de chance. Il a vu les hommes de Sanogo débarquer chez lui en pleine nuit : le lendemain matin, il démissionnait de son plein gré... Depuis, il se tait. D'autres se terrent.
Boukary Daou, le directeur du journal Le Républicain, vient de sortir de prison. Le 6 mars, il s'était retrouvé dans les geôles des putschistes : dénudé, humilié, torturé... Il a ensuite été transféré dans ce qu'on appelle « la grande prison » de Bamako d'où il pouvait donner de ses nouvelles. Qu'a-t-il donc fait ? Il a publié une lettre ouverte qui interpelle le président Traoré et raille le capitaine Sanogo, une lettre jugée de nature à saper le moral des troupes.
Nos confrères maliens se sont mobilisés, pour exiger sa libération immédiate et faire la lumière sur cette affaire. La France est également intervenue et Boukary a retrouvé une liberté provisoire et fragile en attendant son jugement...
Comment le président Traoré, lui qui a appelé la France à l'aide, peut-il tolérer une telle atteinte aux droits de l'Homme et à la liberté d'expression ! La classe politique se tait... L'indignité dont est victime Boukary Daou révèle alors la grande fragilité du pays où le droit est en panne...
La question du droit est essentielle dans ce pays qui n'a pas attendu les islamistes pour flirter gravement avec l'anarchie. Bien sûr, c'est à la représentation malienne de s'emparer de la question : des élections sont prévues en juillet.
Quand la France se retirera du champ de bataille, les forces politiques nouvelles sont appelées à prendre le relais et non pas simplement leur part, comme avant.
Il faut certes se méfier des pièges de l'ingérence et ne pas tomber dans le néocolonialisme de la françafrique. Mais la France n'a pas mené la guerre de libération du Mali pour que ce pays débarrassé de la peste des djihadistes souffre encore du choléra de la corruption et de la violence.
 
Hervé Bertho
ouest-france.fr