jeudi 9 septembre 2010

Guinée Bissau -Malam Bacai Sanha favorable à l’envoi dans son pays d’une force de stabilisation

(Xinhuanet 09/09/2010)
Le président bissau-guinéen Malam Bacai Sanha s’est déclaré favorable à l’envoi d’une force de stabilisation dans le pays à condition que les organes de souveraineté donnent leur aval.
"Il y a bel et bien possibilité d’envoi d’une force de stabilisation dans le pays, mais encore faut-il que les organes de souveraineté manifestent leur volonté pour cela", a-t-il déclaré mercredi au cours d’une conférence marquant le premier anniversaire de son installation à la magistrature suprême.
Le chef de l’Etat a révélé à cet égard que le PAIGC (parti au pouvoir) et le gouvernement se sont prononcés en faveur de l’ envoi de cette force qui sera composée d’éléments de Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest, de la Communauté des pays de langue portugaise et de l’union africaine. Si l’Assemblée nationale donne son aval, la Guinée-Bissau va immédiatement demander l’envoi de la dite force, a déclaré le président Sanha.
"Ce ne sera en aucune façon une force d’occupation mais plutôt une mission de paix qui dit long sur notre engagement dans la construction d’une nation paisible, sur les efforts consentis par les autorités dans la lutte contre le narcotrafic et l’impunité dans le pays", a-t-il déclaré.
La Guinée-Bissau peine à trouver sa stabilité institutionnelle depuis plusieurs annés et le pays est confronté au narcotrafic dont il est devenu une plaque tournante en Afrique de l’ouest.
Le président Sanha a par ailleurs jugé "chaotique" sa première année à la tête de l’Etat, faisant allusion aux événements du 1er avril dernier, un coup de force du général António Injai qui a déchu le chef d’état major, l’amiral José Zamora Induta. Ce dernier est toujours détenu dans la caserne de Mansoa à 50 kms au nord est de Bissau. Le chef de l’Etat a déploré ces événements, soulignant que même s’il n’y a pas eu d’effusion de sang, l’ordre constitutionnel a été quand même perturbé.
Regrettant de n’avoir pas tenu sa promesse de restaurer la paix et la stabilité dans son pays, il a annoncé la tenue, l’année prochaine, d’une conférence nationale de réconciliation.
"La concorde nationale est la condition sine qua non à la paix, à la stabilité et au développement du pays. Mais elle ne s’obtient qu’à travers le dialogue", a-t-il ajouté.
Le président Sanha a enfin souligné que la Guinée-Bissau a augmenté ses représentations diplomatiques parce qu’elle a besoin "de coopération et d’une diplomatie agressive tournée vers l’ avenir et le développement".
"Je suis plutôt tourné vers le monde entier", a-t-il affirmé en réponse aux accusations selon lesquelles son pays est tourné vers le monde arabe.
(Xinhua)

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