(Togosite 06/04/2010)
Le candidat du FRAC et de l’UFC, Jean-Pierre FABRE a eu à intervenir au cours du meeting du FRAC à la plage de Lomé, la capitale Togolaise, le samedi 03 avril 2010. Le Service des Langues de la rédaction de Plume Libre vous propose de lire les propos de M. FABRE au cours du meeting.
M. FABRE : « Tout d’abord, du courage à tout le monde. Nous leur avons laissé trop de temps. Et maintenant, nous disons tout simplement cela suffit comme cela. C’est terminé. Ce n’est pas par la violence mais nous allons prendre notre victoire confisquée. Si quelqu’un se trompe et confisque ce qui t’appartient, tu fais tout pour le lui retirer. Eyadema nous avait maltraités et tournés plusieurs fois, nous avons pardonné. Et maintenant, Eyadema est mort. Et son fils aussi veut faire la même chose. Et ils croient que nous allons nous laissés dominés ? Ils se trompent. C’est terminé. Un homme normal ne peut prendre des grenades lacrymogènes pour tirer au milieu d’une foule qui est en train de prier. Aucun homme normal ne peut faire cela. Nous n’allons plus accepter qu’ils continuent de la sorte. Tous les intervenants l’ont souligné. Ce n’est pas nous qui allons lutter. C’est Dieu qui va lutter à notre place. La bible dit, ce n’est ni par la lance, ni par l’épée que l’Eternel sauve. Car la bataille appartient à l’Eternel. C’est donc lui qui mène la lutte pour nous. Je vous l’avais annoncé la dernière fois. Mais Dieu veut qu’on le mette aux genoux et qu’il le mette sur la tête. Et votre nombre montre à tous que nous l’envoyons déjà aux genoux… Avant de lancer les gaz lacrymogènes, il faut avertir la foule trois fois. Il faut que la foule sache que tu veux tirer les grenades lacrymogènes. On ne peut pas lancer une grenade dans une foule qui est entrain de prier. Une personne normale ne peut agir ainsi. Et si on dit qu’ils sont des voyous, ils vont dire qu’on les insulte. Nous allons le signifier à nos partenaires que nous ne pouvons pas accepter qu’on prenne l’argent des citoyens pour acheter les grenades lacrymogènes pour tirer sur eux. Nous devons remercier Dieu qu’il n’y avait pas de mort. Car ce qui s’est passé tout récemment en Guinée, on s’en souvient. Il y avait eu des morts. La panique générale, le sauve qui peut, c’est ce qui s’est passé le 24 mars 2010. Personne ne s’attendait à ce qu’ils lancent les gaz lacrymogènes. Ils ne peuvent plus tirer les gaz lacrymogènes. Nous avons trop de problèmes, la dictature, le vole, la corruption. Normalement, le Gouvernement est sous les lois. Le gouvernement ne peut pas interdire quoi que ce soit. C’est la loi qui doit interdire. Le Gouvernement doit s’appuyer sur la loi. Il ne doit pas prendre des interdictions à tort et à travers. Les interdictions doivent se fonder sur la loi. Aucun texte juridique ne leur donne le pouvoir de nous interdire des manifestations à l’intérieur du pays. Vous savez, ils nous disent qu’ils n’ont pas d’agents de Forces de l’Ordre pour encadrer les manifestations dans les villes de l’intérieur. En quoi cela nous regarde de savoir que l’Exécutif ne se donne pas les moyens de nous permettre d’exercer nos droits ? On dit souvent "Nul ne peut prévaloir de ses propres turpitudes". S’ils n’ont pas assez d’agents de sécurité, cela ne nous regarde pas. La Constitution nous donne le droit de manifester sur tout le territoire Togolais. Pas seulement à Lomé. Nous avons le droit selon la constitution de faire des manifestations de Lomé jusqu’à l’intérieur du pays. Ils veulent nous faire taire. Mais nous n’allons pas accepter. Nous allons manifester de Lomé jusqu’à Cinkassé. Je vous l’assure. Quand nous allons mettre deux millions de personnes sur les rues, ils vont nous dire ceux qui ont voté pour eux. »
A PROPOS DE LA PRESSE
M.FABRE : « Nos frères journalistes vont parler sur la Radio, Télévision. Ils réfléchissent beaucoup. Mais quand ils font leurs réflexions, il faut qu’ils sachent que ceux qui les écoutent aussi réfléchissent. Patrick LAWSON parlait tout à l’heure de cela. On a fait une élection. Tu dis que tu as gagné. Si tu as gagné, il faut te réjouir. Et tu dois laisser les autres pleurer avec leurs procès verbaux qui prouvent qu’ils sont vaincus. Si tu dis que tu as gagné, pourquoi tu procède encore à la saisie des preuves de l’adversaire ? Ils n’ont pas gagné, sinon ils n’allaient pas saisir nos preuves. Les journalistes sont des fous (amekewo ponanoupo le radiowodzi ade tagbo lé woa asi ?) Est-ce que les journalistes sont bêtes ? Si tu le dis, on va dire que tu les insulte. Pourquoi les journalistes se comportent de la sorte. Ils se croient plus intelligents que les autres ? (Avec une grande colère) On vous dit qu’on a saisie les matériels des gens et vous continuez à dire sur les médias, dans les prétendus débats que nous devons montrer les preuves. Nous au FRAC, on a plus à démontrer que nous avons gagné. Les journalistes n’ont qu’à aller à la gendarmerie pour vérifier que nous avons gagné. Le RPT lui-même a démontré que nous avons gagné. Les journalistes doivent faire attention. Ceux qui racontent des choses à la Radio doivent savoir qu’ils ne sont pas plus intelligents que les autres. Je leur dis de faire attention. Je leur dit aussi ceci. En matière politique, on ne va pas chercher des soutiens. On va informer les gens. Les journalistes disent des choses qu’on est allé chercher du soutien chez les Chefs d’Etat. Non ! On va pour informer les Chefs d’Etat. Nous sommes parti leur expliquer ce qui s’est passé chez nous, de sorte que personne ne vienne nous dire, nous ne sommes pas au courant de ce qui s’est passé chez vous. Je dis et je le répète. Je ne suis pas allé chercher le soutien des Chefs d’Etat. Des journalistes écrivent stratégies d’erreur ou erreur de stratégies. Attention. Je dis, nous sommes tous des Togolais. Nous devons régler ces problèmes une fois pour de bon sinon personne n’ira plus jamais voter chez nous. Nous n’irons plus voter si c’est le cas parce qu’il y a un régime qui a trouvé la stratégie de se renouveler tous les cinq ans par la fraude électorale et nous, nous sommes là pour l’aider à s’installer au pouvoir. C’est terminé. C’est terminé parce que nous nous sommes constitués un bloc pour les empêcher de continuer leurs manœuvres. Je dis c’est terminé. Ce n’est pas parce qu’on laisse les débats s’instaurer sur les médias que des journalistes vont se croire plus intelligents tous les jours et raconter "ils n’ont qu’à prouver qu’ils ont gagné. Ils n’ont qu’à prouver…" Je dis c’est terminé. Les médias doivent le savoir. Nous mettons les journalistes en garde. C’est la dernière fois qu’on vous le dit. On ne va plus le dire. Si les journalistes ont du plomb dans les oreilles, il faut qu’ils le disent pour qu’on puisse leur perforer les oreilles et ils vont écouter. Moi, Jean Pierre FABRE, je ne vais plus perdre mon temps à expliquer aux gens de mauvaise foi la question de preuves. Si les journalistes veulent les preuves, ils n’ont qu’à aller demander à Pascal BODJONA, à YARK, à MONPION, à Faure et je ne sais qui encore… Personne ne casse quoi que ce soit. Mais nous disons non ! Ils ne peuvent plus nous voler. Ils disent qu’ils ont gagné. Ils n’ont qu’à gouverner aussi. Je vais vous dire, vous êtes trop peureux. Vous avez trop peur. (Réponse de la foule : Nous n’avons pas peur) Si vous n’avez pas peur, merci. Laissez la CENI, la Cour Constitutionnelle, les résultats officiels, l’investiture et autres. Ce sont là des œuvres de vole. La Cour Constitutionnelle ne sait que mentir. Nous ne pouvons pas dire que la Cour Constitutionnelle a parlé donc c’est terminé. Nous ne sommes pas obligés de nous soumettre à la décision de la Cour Constitutionnelle. Nous disons Non. Non et Non. Laissez-les avec leur investiture. Qu’ils fassent l’investiture ou pas, on s’en fout. Cela ne nous dit rien. Investiture ou pas, nous nous allons récupérer notre victoire. Ne nous préoccupez pas de ces histoires d’investiture. Nous ne sommes pas concernés par la décision de la Cour Constitutionnelle. Les journalistes doivent le savoir. Nous, la mobilisation nous suffit largement. »
Propos recueillis, transcrits et traduits par le Service des Langues de la Rédaction de Plume Libre
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