mardi 16 juin 2015

Hollande en Algérie pour parler sécurité

Le président français a cherché des appuis, lundi à Alger, dans la lutte contre le terrorisme.

Lors d'un aller-retour éclair à Alger, lundi, François Hollande s'est entretenu dans la soirée avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika malgré la santé chancelante de ce dernier. Frappé par un AVC en 2013, le président algérien ne peut plus marcher, a une élocution difficile et vit cloîtré dans sa résidence médicalisée de Zéralda. Depuis sa réélection pour un quatrième mandat de cinq ans en avril 2014, il n'a présidé que deux conseils des ministres dont un il y a trois semaines.
Pour autant, à l'issue de l'entretien, François Hollande a souligné «  la grande maîtrise intellectuelle » du président algérien. Selon Paris, qui récuse toute ingérence dans l'éventualité d'une succession, Bouteflika est très informé de la situation en Algérie et au Sahel. «  Nous avons abordé toutes les questions internationales, a déclaré François Hollande à la sortie de la rencontre. Le Sahel, la lutte contre le terrorisme, le Mali, la Libye. » C'est à Alger que le CMA, qui regroupe les principaux mouvements rebelles touareg du nord du Mali, où l'armée française intervient depuis janvier 2013, a signé mi-mai un accord de paix. Le chaos gagne le voisin oriental de l'Algérie, la Libye. Paris et Alger, où François Hollande s'était rendu en décembre 2012, estiment que leurs relations sont au beau fixe, après des années difficiles sous la présidence Sarkozy.

Une courte visite

François Hollande, qui n'était pas accompagné de l'habituel aréopage de chefs d'entreprise, a rappelé que Paris était le premier partenaire économique d'Alger et «  entend le rester et même encore développer sa présence » grâce aux projets de Renault, qui a ouvert une usine à Oran en novembre, Sanofi, Alstom « et bientôt Peugeot ». La France n'est toutefois plus le premier fournisseur du pays depuis deux ans, supplantée par la Chine. A l'inverse, Alger est le quatrième fournisseur de gaz de Paris, derrière la Norvège, les Pays-Bas et la Russie.
Yves Bourdillon, Les Echos 
lesechos.fr

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