mercredi 10 août 2016

Les grandes institutions financières veulent investir dans l'énergie en Afrique

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Alors que deux tiers de l'Afrique subsaharienne n'a pas accès à l'électricité, les investissements dans l'énergie sont cruciaux.
Selon une étude d'Havas Horizons sur le financement de la croissance africaine, les 55 investisseurs interrogés - qui exercent déjà une activité en Afrique - jugent le secteur de l'énergie comme étant le plus porteur du continent.
Considérés auparavant comme les secteurs les plus prometteurs d'Afrique en 2015, la finance et le BTP ont été détrônés par le secteur de l'énergie en 2016. Bien sûr, les activités de BTP et de finance continuent de se développer, tant elles sont importantes pour des zones en plein décollage. Mais l'énergie est un enjeu essentiel pour un continent qui s'urbanise et développe un début d'industrie. Et qui a aussi besoin de moderniser ses zones rurales. La simple électrification est le premier défi, les deux tiers de l'Afrique subsaharienne n'ayant pas accès à l'électricité. Bonne nouvelle, les ressources africaines (eau, soleil, hydrocarbures) sont suffisantes pour atteindre l'autonomie énergétique.
L'énergie solaire est d'ailleurs considérée comme étant la solution la plus prometteuse à l'horizon 2020, grâce au taux d'ensoleillement élevé de nombreux pays africains. Le gaz et le pétrole arrivent en deuxième position, suivis de l'énergie hydraulique. Le panel d'investisseurs sondé - que sont les grandes institutions financières et bancaires - mise sur le continent africain pour devenir une référence mondiale au niveau des énergies renouvelables. 
Parmi les 54 États souverains que compte l'Afrique, certains arrivent à se démarquer économiquement. L'Éthiopie est cette année le pays le plus plébiscité par les investisseurs, tous secteurs confondus. Le pays est en plein boom, avec une croissance de 9,6 % en 2015. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, arrive en deuxième place, malgré les difficultés nées de la baisse des cours du pétrole. Vient ensuite le Maroc. Le Ghana, pays coincé entre la Côte d'Ivoire et le Togo, fait son entrée dans le «Top 5» cette année, avec le Sénégal.
Globalement, 91% des investisseurs sont confiants sur les perspectives économiques du continent d'ici 2020. Il faut dire que les efforts de développement sont considérables en Afrique. Des zones de libre-échange se mettent en place et les relations commerciales intra-africaines s'accroîssent. De nombreux pays du continent diversifient leur économie et jouent sur plusieurs terrains. Le dynamisme démographique et l'émergence des classes moyennes sont également deux facteurs clés du développement. En revanche, deux menaces pèsent sur l'évolution du continent: l'instabilité politique et les problèmes sécuritaires.
lefigaro.fr

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