lundi 8 juin 2015

Le Cameroun, cible de tirs groupés

La controverse autour du récent rapport de parlementaires français en rajoute aux attaques médiatiques récurrentes contre notre pays.
Cibles d’attaques périodiques ces dernières années de certains médias étrangers, le Cameroun et ses plus hauts dirigeants dont le chef de l’Etat, suscitent en même temps un intérêt malsain de la part d’organisations et d’officines de toutes sortes. Dans la véritable guerre ouverte menée contre le Cameroun par médias interposés, un autre front s’est ouvert récemment. C’est l'hebdomadaire satirique français, Le Canard Enchaîné qui, dans son édition du 22 avril dernier, a révélé les coulisses d’un récent huis clos de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, au cours duquel les allégations pour le moins acerbes d’un rapport parlementaire au sujet du chef de l’Etat et du régime en place au Cameroun ont fait l’objet d’un débat houleux. Comme quoi, les tirs groupés visant le Cameroun ne sont plus l’apanage des seuls médias.
Un coup d’œil rétrospectif permet de constater à quel point le lynchage médiatique du Cameroun est devenu un fonds de commerce pour ses nombreux contempteurs. Au mois de mars dernier, le très sérieux journal Le Monde affirmait, sur son site Internet Le Monde-Afrique.fr, que le chef de l’Etat et la première dame, alors en séjour privé en Europe, étaient en mauvaise santé et s’y feraient soigner, avant de devoir corriger deux fois successivement une information traitée jusque-là sans la nécessaire rigueur professionnelle. Peu de temps après, le même journal revenait à la charge en brocardant cette fois « les fragilités du Cameroun » que mettraient en lumière le phénomène Boko Haram et dont les moindres ne seraient pas l’âge du chef de l’Etat et son régime « vieillissant ». La publication par le site Le Monde-Afrique.fr de cette série d’informations contradictoires sur la santé du couple présidentiel camerounais n’est sans doute pas étrangère à la démission de Gilles Van Kote, directeur par intérim de ce journal en butte à une crise.
Jeune Afrique, hebdomadaire panafricain basé à Paris, consacre pour sa part ses Unes au Cameroun et au chef de l’Etat, avec une régularité qui suscite bien des interrogations sur ses motivations. Dans sa livraison du 17 au 23 mai dernier, sous le titre « Cameroun qui dirige vraiment ? », JA affirmait que le président Paul Biya « s’appuie sur une poignée de fidèles qui exercent, par procuration, un pouvoir considérable ». Dans son édition du 14 au 20 décembre 2014, sous le titre « Cameroun, le péril jeune », dépeignait une situation jugée explosive dans notre pays, en raison d’une part, de la confiscation des positions de pouvoir par des personnalités d’un âge avancé et, d’autre part, de la mise à l’écart et de la paupérisation tendancielle de la jeunesse camerounaise par le régime du président Paul Biya. Une sortie de notre confrère parisien que le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary dénonçait lors de son point de presse du 22 décembre suivant comme étant une de ces contre-vérités qui participent d’un appel sans détour à l’insurrection de la jeunesse. Le MINCOM évoquait à cette occasion d’autres sorties antérieures de Jeune Afrique confirmant l’hostilité éditoriale récurrente de ce magazine à l’égard du Cameroun : « Cameroun : Paul Biya, jusqu’à quand ? » (10 octobre 2011) ; « Cameroun : 1982-2012, de Biya à Biya » ; « Cameroun : Biya face au Nord » (16 juillet 2013) ; « Cameroun, une armée inquiète » (septembre 2013).
Le 10 octobre 2014, le MINCOM montait à nouveau au créneau pour fustiger les attaques injustifiées contre le chef de l’Etat menées par des médias étrangers et autres organisations de la société civile internationale, et relayées par une frange de leurs homologues locaux. Comme exemples de désinformation et de manipulation tendant à discréditer le Cameroun, Issa Tchiroma Bakary citait :
- l’article de Fanny Pigeaud, déjà auteure en 2011 du livre « Au Cameroun de Paul Biya », un portrait au vitriol de notre pays, paru en août 2014 sur le site d’information français « Médiapart », selon lequel une rébellion armée serait en construction dans les régions septentrionales du Cameroun, sous le couvert des attaques menées par l’organisation terroriste Boko Haram.
- Le rapport de l’ONG International Crisis Group intitulé « Cameroun : mieux vaut prévenir que guérir », qui prédisait rien moins que l’enfer à l’horizon 2018, sauf si le président de la République venait à abandonner le pouvoir à cette échéance.
- Le classement prétendument opéré par le magazine international Forbes, suivant lequel le président Paul Biya détiendrait la cinquième plus grosse fortune parmi ses pairs africains, rumeur reprise en chœur par plusieurs médias nationaux.
Pour le MINCOM, les attaques en règles menées de façon récurrente, par le vecteur des médias, contre le Cameroun et ses dirigeants, participent « d’une volonté délibérée de travestir la vérité, pour désinformer, instrumentaliser et intoxiquer les opinions publiques, le but ultime étant alors de jeter systématiquement l’opprobre sur le président de la République, comme pour préparer de façon insidieuse le terrain à une crise socio-politique […] afin de voir s’accomplir [le] dessein macabre de déstabilisation et mise à feu des institutions de  notre pays ».

cameroon-tribune.cm

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