mercredi 3 juin 2015

Fifa: l'Afrique du Sud défend la "légalité" des 10 M USD versés au foot caribéen

L'Afrique du Sud a défendu mercredi la "légalité" des 10 millions de dollars versés au football caribéen par fraternité panafricaine et soupçonnés par la justice américaine d'être un pot-de-vin pour remporter l'organisation du Mondial-2010.

Lors d'un point presse, le deuxième depuis que le scandale a éclaté, le ministre des Sports Fikile Mbalula s'est lancé dans un long plaidoyer hommage à ce grand moment de gloire nationale que fut l'organisation en Afrique du Sud du Mondial-2010 de foot, sport favori de la majorité noire.
"Que 10 millions de dollars aient été versés à un programme approuvé en toute légalité n'équivaut pas à un pot-de-vin. Ceux qui font de telles allégations doivent apporter des preuves", a déclaré le ministre.
"Nous sommes prêts à expliquer, y compris au FBI, pourquoi cet argent n'est pas un pot-de-vin. Ils peuvent nous appeler à n'importe quelle heure de la nuit. Nous sommes prêts à nous expliquer", a-t-il précisé.
"Si cet argent a été mal utilisé, nous n'en savons rien. On ne peut pas être tenus responsables, pas plus que nous ne pouvons accuser quiconque", a continué le ministre.
Et d'ajouter: "Nous refusons d'être pris en otage dans une bataille entre les autorités américaines et la Fifa".
Dans son acte d'accusation, rendu public le 27 mai, la justice américaine soupçonne le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbes), d'avoir empoché ces 10 millions de dollars en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud lors du vote pour l'attribution du Mondial-2010.
Le scandale n'a pas empêché la réélection de Sepp Blatter à la tête de la Fifa vendredi dernier, avant qu'il n'annonce sa démission mardi soir.
Selon le ministre sud-africain, l'obole de 10 millions de dollars au football caribéen s'inscrivait dans le projet sud-africain de faire du Mondial-2010 un motif de fierté pour toute l'Afrique et pour tous les Africains, alors que la compétition n'avait jamais été organisée sur le continent.
"Notre engagement en faveur du continent africain et de la diaspora est incontestable. Les faits parlent d'eux-mêmes", a-t-il dit, donnant d'autres exemples d'assistance de l'Afrique du Sud au football africain notamment au Mali, au Burundi, au Mozambique ou au-delà du continent.
Son directeur général Alec Moemi a renchéri: "L'argent a été versé sans condition et pour cette raison, nous n'avons jamais cherché à ce que l'on nous rende des comptes. Il devait être utilisé popur le développement du football partout", où les associations dépendent de la Concacaf.
Comme la semaine dernière, le ministre s'est posé en "victime collatérale d'une bataille géopolitique" dépassant l'Afrique du Sud. "Si votre but est la justice, alors vous êtez un ami. Mais sinon, vous ne l'êtes pas", a-t-il lancé, entre deux piques contre l'"impérialisme" et le "colonialisme".
Le Mondial-2010, parrainé par Nelson Mandela dont ce fut la dernière apparition publique, a été un temps fort pour l'Afrique du Sud depuis l'avènement de la démocratie et la fin du boycott sportif et culturel frappant le pays sous l'apartheid.

sports.yahoo.com

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