Le médiateur de l'Union africaine pour le Soudan, le Sud-Africain Thabo Mbeki, a fait venir jeudi soir 16 juin 2011 à Addis Abeba une délégation représentant les combattants liés à l'armée sudiste dans l'Etat nordiste du Kordofan-Sud, théâtre de violents combats, pour tenter de négocier un cessez-le-feu avec les représentants de Khartoum déjà présents à Addis Abeba. Mais au même moment, à Khartoum, les responsables de l'armée soudanaise se sont dit déterminés à se battre contre les troupes du Sud et contre la rébellion du Kordofan-Sud.
«Nous continuerons à nous battre avec tous les moyens dont nous disposons»... ce sont les mots des forces du président soudanais Omar el Béchir à propos de la rébellion au Kordofan-Sud où les opérations de l'armée soudanaise se poursuivent.
Les combats ont débuté le 5 juin dernier, dans cet Etat pétrolier entre les troupes nordistes des forces armées soudanaises, appuyées par des milices, et les combattants de l'Armée populaire de libération du Soudan.
Selon les Nations unies, près de 60 000 personnes ont fui les combats au Kordofan-Sud. Les organisations humanitaires ont du mal à se rendre sur place, à cause des violences d'autant plus que Khartoum a fermé l'espace aérien.
La communauté internationale continue à appeler les deux camps à cesser les combats. Le président américain Barack Obama demande au gouvernement de mettre fin à ses actions militaires. Washington a menacé le gouvernement Béchir d'interrompre le processus de normalisation si l'escalade se poursuivait au Kordofan-Sud.
«Nous sommes tombés d'accord pour négocier un cessez-le-feu mais aussi pour s'attaquer au problème central de ce conflit. C'est un sujet politique, le futur politique du Sud-Kordofan, le futur politique du Nil bleu. Nous avions déjà décidé que deux processus devraient être suivis. L'un pour parler des questions politiques, l'autre pour parler des questions sécuritaires. Les délégations des deux parties seront maintenant pleinement formées pour discuter de ces sujets. Le point important est que les deux parties soient d'accord. Pour exécuter un cessez-le-feu, vous ne vous contentez pas de l'annoncer. Il y a des soldats qui se font face. Vous devez donc annoncer «la fin des hostilités commencera à telle date. Et ces troupes, soit, elles s'immobilisent où elles sont, si c'est ce qui est convenu, soit, elles se déplacent. Vous ne pouvez pas éviter ces détails. Donc les discussions ne seront pas sur le principe du cessez-le-feu, mais sur les mesures concrètes à prendre. Je ne pense pas que négocier cela soit une question de beaucoup de jours», a déclaré le médiateur de l'Union africaine pour le Soudan, Thabo Mbeki.
Publié le 17-06-2011 Source : Rfi.fr Auteur : Rfi.fr
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