vendredi 24 avril 2015

Sénégal: le procès Habré se tiendra à partir de juin, condamnation à mort exclue (ministre)

L'ex-président tchadien Hissène Habré sera jugé au Sénégal à partir de juin pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture" lors d'un procès où la condamnation à mort est exclue, a affirmé jeudi à la presse le ministre sénégalais de la Justice.
"Je ne sais pas si Hissène Habré sera condamné ou pas. Mais ce que je sais avec certitude est que, si d'aventure un jugement de condamnation intervient, il ne sera jamais condamné à mort, parce que le Sénégal a aboli la peine de mort" en 2008, a déclaré Sidiki Kaba, cité par l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).
"D'ici deux mois, lorsque les juges se seront imprégnés du dossier, nous allons entrer dans la phase active du procès", a dit M. Kaba sur la radio Futurs médias (privée) avant d'ajouter, répondant à une question sur la  date du début du jugement: "sans doute ça va être au mois de juin".
Le ministre s'exprimait lors de l'installation, au palais de justice Dakar, des juges des Chambres africaines extraordinaires, le tribunal spécial chargé de juger M. Habré.
Ce tribunal sera présidé par le juge burkinabè Gberdao Gustave Kam qui sera assisté de trois magistrats sénégalais, Amady Diouf et Moustapha Ba, qui officieront comme juges assesseurs, et Pape Ousmane Diallo comme juge suppléant.
Les juges du tribunal spécial ont été nommés par l'Union africaine (UA) qui a demandé au Sénégal d'organiser le procès. Dakar et l'UA ont signé en décembre 2012 un accord pour la création au Sénégal de cette juridiction.
Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, date à laquelle il a été renversé par l'actuel président Idriss Deby Itno, a été inculpé de crimes de guerre, crime contre l'humanité et tortures.
L'ex-président a été arrêté le 30 juin 2013 à Dakar, où il vivait en exil depuis sa chute, puis inculpé le 2 juillet 2013 par le tribunal spécial et placé en détention préventive.
En février, à l'issue de 19 mois d'instruction, il a été renvoyé devant la cour d'assises des Chambres africaines extraordinaires, les magistrats instructeurs concluant qu'il y avait suffisamment de preuves pour le juger.


camer.be

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