vendredi 24 avril 2015

La Côte d'Ivoire veut lever 300 milliards de F CFA en obligations islamiques

La Côte d'Ivoire s'allie à la Société islamique pour le développement du secteur privé pour l'émission d'obligations islamiques (sukuk). Le programme, d'un montant de 300 milliards de F CFA (455 millions d'euros), couvre la période 2015-2020.
Un accord a été signé, ce jeudi 23 avril, entre la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID) et l'État ivoirien portant sur la mise en place d'un programme de sukuk (obligations conformes aux règles de la finances islamiques) d'un montant global de 300 milliards de F CFA (environ 600 millions de dollars). "Ce programme, qui sera exécuté en deux phases égales de 150 milliards de francs CFA chacune, sera mis en œuvre durant la période 2015-2020 afin de financer des projets de développement", a indiqué la SID dans un communiqué, sans donner plus de détails sur les investisseurs qui seront ciblés dans le cadre de ces émissions.
Filiale de la Banque islamique de développement (BID) en charge du secteur privé, la SID sera chargée de structurer l'opération et de superviser l'ensemble du processus d'exécution du programme de sukuk. "Notre objectif ultime est de développer le marché des capitaux selon les principes de la finance islamique en Côte d'Ivoire afin de résorber les besoins de financement pour les projets de développement", a déclaré Khaled Al Aboodi, le président de la SID, lors de la signature du contrat, indique un communiqué de l'institution financière.
Intérêt croissant pour la finance islamique
Bien que l'Afrique accueille un quart des musulmans de la planète, la finance islamique n'y est que très peu développée. L'intérêt de certains pays pour ce type d'instruments financiers grandit cependant depuis quelques années. En juin 2014, le Sénégal a émis avec succès son premier sukuk, d'un montant de 100 milliards de F CFA (152 millions d'euros). Trois mois plus tard, l'Afrique du Sud a levé 500 millions de dollars, lors de l'émission du premier sukuk réalisé à l'international par un pays africain. 
Selon Khaled Al Aboodi, le Nigeria s'intéresserait également à ce mode de financement alternatif. Son voisin, le Niger prépare avec la SID son propre programme de sukuk d'une valeur de 150 milliards de F CFA (227 millions d'euros).

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