(Israel Valley 07/04/2011)
Selon une information parue récemment (1), “pour protéger ses eaux territoriales et ses puits de pétrole, Malabo vient d’acquérir, pour 100 millions $, deux petites corvettes lance-missile de type Saar 4 auprès d’Israel Shipyards, un chantier naval privé basé à Haïfa”.
La Guinée équatoriale ou Guinée-Équatoriale, en forme longue la République de Guinée équatoriale et la République de Guinée-Équatoriale, en espagnol Guinea Ecuatorial et República de Guinea Ecuatorial, en portugais Guiné Equatorial et República da Guiné Equatorial, est un pays d’Afrique centrale. Elle est constituée de deux parties. L’une continentale, bordée par le Cameroun et le Gabon, l’autre insulaire avec l’île de Bioko (où se trouve la capitale Malabo) et l’île d’Annobón.
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Malabo fut fondée par les Britanniques en 1827 sous le nom de Port Clarence (aussi appelée Clarence City). La ville fut utilisée comme base navale pour lutter contre le trafic d’esclaves. Certains de ceux qui furent libérés furent lâchés sur l’île (avant la création de la Sierra Leone comme colonie d’esclaves libérés). Les descendants de ces esclaves se mêlèrent aux natifs de l’île et donnèrent l’ethnie Bubi qui parle un pidgin afro-anglo-espagnol.
En 1829, la ville comptait 700 habitants dont une centaine d’Européens. Quand l’île passa sous contrôle espagnol, la ville fut renommée Santa Isabel. Un an après l’indépendance, en 1969, la ville devint capitale de la Guinée équatoriale, en lieu et place de Bata, sur la partie continentale du pays. En 1973, le président de la Guinée équatoriale, Francisco Macías Nguema, renomme la ville Malabo en l’honneur d’un roi qui aurait vécu avant la colonisation (son existence est sujette à caution), dans le cadre de sa campagne d’africanisation des noms.
Durant le “règne de la terreur” de Nguema, la répression contre l’ethnie Bubi atteint son apogée. Il décide alors de transférer une partie de son ethnie (les Fangs) dans la ville afin de rendre les Bubis minoritaires. Dans les dernières années de la présidence de Macías Nguema, un tiers de la population du pays a fui ou a été éliminé. Malabo a aussi été soumise à un exil de ses élites.Les constructions notables de la ville sont la cathédrale et le bâtiment du tribunal (Corte). La ville possède également un aéroport international.
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