jeudi 28 mai 2015

La Cabci s’insurge contre la fermeture du consulat du Burkina en Côte d’Ivoire

La Coordination des Associations Burkinabè de Côte d’Ivoire est montée au créneau ce mercredi 27 mai 2015 à travers un communiqué pour s’indigner suite à la fermeture du consulat général du Burkina Faso en Côte d’Ivoire après l’annonce de ‘’sit-in illimités’’ décrétés par le Collectif des Associations et Mutuelles de la Jeunesse Burkinabè de Côte d’Ivoire. Cette association par cette mesure entend protester contre le report du vote de la diaspora burkinabè. 

C’est avec tristesse que nous avons constaté la fermeture des locaux de notre consulat par des activistes d’un autre âge, sous prétexte que leurs revendications posées au préalable étaient restées vaines.
Cet état de fait a non seulement causé des désagréments à nos compatriotes tels que nos jeunes frères, élèves en classe d’examen, qui avaient besoin des actes administratifs dans l’urgence, mais a aussi renforcé la méfiance qui existe entre nos frères au pays et nous, depuis le soulèvement populaire de fin octobre dernier. Ainsi, la Coordination des Associations Burkinabè de Côte d’Ivoire (CAB-CI), à travers cette déclaration, condamne cet acte ignoble et indigne qui ne peut être l’œuvre d’aucun véritable patriote, avec la dernière énergie.
Nous tenons certes pour responsables de cette situation les activistes que l’on a constaté leur présence sur place le jour de l’évènement et leurs complices tapis l’ombre et qui sont incapables d’assouvir officiellement leurs sombres desseins.
En effet, ces compatriotes, manipulés par des personnes dont le souhait est de rendre le Burkina Faso ingouvernable, ont adressé un courrier sur fond de menace à Monsieur le consul général du Burkina Faso à Abidjan. Dans cette lettre, un ultimatum de trente jours était donné aux autorités de la transition afin de trouver une solution à la participation de la diaspora aux élections à venir au Burkina Faso.
C’est suite à l’épuisement de ce délai qu’ils sont passés à l’acte le vendredi dernier. C’est aussi l’occasion pour nous d’interpeler le consul général sur le déficit de communication entre lui et ses administrés. Sinon, comment comprendre qu’après réception d’un tel courrier, monsieur le consul général n’ait pas jugé nécessaire de convoquer une réunion avec l’ensemble des structures qui existent au sein de la communauté afin d’éviter ce que nous avons vécu le vendredi dernier même s’il est vrai qu’il avait informé les autorités au pays ?
Pourquoi a-t-il gardé le silence face à des menaces venant des personnes qui avaient dans un passé récent séquestré le ministre Auguste Denis BARRY et sa délégation à Abidjan ? Pourquoi a t-il refusé la reprise du service alors que la police Ivoirienne s’était déployée autour du consulat ? Ces interrogations énumérées mettent en exergue le manque de communication entre notre autorité consulaire et la communauté.
Ainsi, nous le prions de bien vouloir entamer des échanges avec les leaders d’opinion de la communauté à savoir, les délégués du conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger, les délégués consulaires, la notabilité, les guides religieux et les président d’association afin d’éviter dans l’avenir de tels actes.
Nonobstant la tension qui existe aujourd’hui entre les autorités de la transition et notre communauté en Côte d’Ivoire, nous tenons à rassurer l’ensemble des autorités étatique et diplomatique de notre soutien sans faille.
Nous leur promettons de travailler à restaurer la confiance entre la mère patrie et la diaspora ivoirienne. Aussi, nous demandons à la représentation diplomatique de tout mettre en œuvre dans les plus brefs délais pour la reprise du service au consulat, afin de soulager nos compatriotes requérants des actes administratifs, surtout nos jeunes frères qui sont dans les classes d’examen et dont les compositions débutent très prochainement.
En outre, nous demandons aux autorités de la transition de prendre les mesures idoines, afin d’éradiquer ce cycle de violence que connait notre communauté depuis le soulèvement populaire. Enfin, nous demandons à nos compatriotes de la Côte d’Ivoire, de jouer balle à terre, de dépassionner les débats et de mettre l’intérêt supérieur du Faso en priorité afin que notre patrie sorte plus grande de la situation qu’elle travers aujourd’hui.
Vive la communauté Burkinabè de Côte d’Ivoire ;
Vive le Faso.
Fait A Abidjan le 26 MAI 2015 POUR LE CABCI,
http://burkina24.com

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