jeudi 28 mai 2015

Burundi: l’opposition s’oriente vers un boycott des élections Recommander? Partager

A une semaine des élections législatives et municipales au Burundi, le Mouvement Arusha, à l’origine des manifestations contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, juge « impossible » la tenue de ces scrutins, et s’achemine tout droit vers leur boycott, comme cela avait déjà était le cas en 2010. A l’époque, même l’opposition avait fini par reconnaître qu’elle avait commis une grave erreur.
L’opposition et la société civile, réunies dans le Mouvement Arusha opposé à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, estiment que cette fois-ci la donne a totalement changé. « 2010 et 2015 c’est différent, analyse Frédéric Bamvuginyumvira, le vice-président du parti d’opposition Frodebu. En 2010 je crois que ce pouvoir a bénéficié d’un certain crédit de la part de la communauté internationale et d’une partie des Burundais. »
Aujourd’hui, indique l’opposition burundaise, le pays a sombré dans un désordre politique et sécuritaire qui ne peut en aucun cas permettre une campagne électorale et des élections libres, apaisées et inclusives, d’ici le 5 juin, la date prévue pour des législatives et des communales.
Après un mois de répression sanglante et de manifestations contre le troisième mandat du président Nkurunziza, dans la capitale Bujumbura, le pouvoir burundais est plus isolé que jamais et doit faire face à une réprobation générale. L’opposition et la société civile burundaises appellent donc la communauté internationale à ne pas cautionner ce qu’ils appellent un hold-up électoral en retirant ses observateurs. « Il serait impensable que la mission d’observation des élections de l’Union européenne puisse rester ici, souligne Frédéric Bamvuginyumvira, d’autant plus que justement l’Union européenne qui les avait envoyés a déjà décidé de retirer l’appui financier. Mais ce n’est pas uniquement à l’Union européenne qu’on le demande, c’est aussi à tout ce monde-là. »
Et l’opposition de prévenir, alors qu’elle s’achemine vers un boycott général comme en 2010 : « Cautionner un tel processus revient à soutenir une prévisible guerre civile au Burundi. »
KJ
dakardirect.tv

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