jeudi 21 mai 2015

Congo Brazzaville : Sassou-Nguesso courtise les Congolais pour rester au pouvoir

Après 32 ans passés à la tête du Congo-Brazza, le Président Dénis Sassou-Nguesso ne veut pas laisser le pouvoir malgré la barrière de la constitution qui ne lui permet plus de briguer un autre mandat présidentiel. Après de nombreuses actions de propagande visant à convaincre les populations congolaises de la nécessité de le maintenir au pouvoir, il a entrepris de courtiser les chefs de partis et autres personnalités qui ne sont sur la même longueur d'onde que lui.
Dès ce mercredi, selon un communiqué de la présidence, le Président Denis Sassou-Nguesso reçoit les leaders de partis politiques, les acteurs de la société et également les leaders religieux. Objectif selon le même communiqué: discuter de la situation du pays. Cet objet ne dit pourtant pas ce qui se trame derrière cette initiative du président congolais. Pour l’opposition au régime Sassou-Nguesso, c’est un piège pour mettre la pression sur ces acteurs qui souhaitent une alternance à la tête du pays. L’annonce de ces consultations qui débutent ce mercredi, a été faite contre toute attente, il y a seulement deux jours.
Pour le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), il s’agit d’une « véritable fuite en avant » de Sassou-Nguesso. Le Frocad dans un mémorandum à l’adresse du président congolais, l’avait invité à convoquer un dialogue national qui devrait permettre de discuter de la réforme constitutionnelle. Cette consultation que le président a engagée dans son palais n’est pas du goût du front qui la qualifie de « mascarade ». Contrairement au Frocad, le patron du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi), deuxième force politique du pays, également opposée à la révision de la constitution, Guy Brice Parfait Kolelas estime que l’initiative du président Sassou-Nguesso n’est pas mauvaise en soi et qu’il s’agit d’une opportunité que l’actuel homme fort du pays offre pour qu’on lui dise face à face, un non catégorique.
Denis Sassou-Nguesso aura bientôt 72 ans. Un âge qui ne lui permet pas de se représenter à la prochaine présidentielle, l’âge limite fixé par la constitution étant de 70 ans. Annonçant il y a quelque mois une possible organisation bientôt d’un référendum pour la modification de la constitution, il avait, en marge du sommet de Washington, expliqué que ce changement de la constitution congolaise qui va s’opérer devrait être analysé en terme d’intérêt pour le pays et non pour ou contre un président. Donnant alors comme exemple, le cas de la chancelière allemande Angela Merkel à qui les Allemands ont accordé un troisième mandat à cause de ses compétences.

lanouvelletribune.info

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