vendredi 13 mai 2011

R.D.C. -Le gouvernement rejette toute négociation sur le calendrier électoral

(Xinhuanet 13/05/2011)

KINSHASA -- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) n'entend nullement remettre en cause le calendrier électoral publié le 30 avril dernier, a affirmé jeudi son porte-parole, ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, en réaction à la recommandation de l'ONG " International crisis group" (ICG) de produire un calendrier consensuel pour élaguer l'écueil d'inconstitutionnalité du pouvoir au-delà du 6 décembre 2011.
M. Mende, qui a dévoilé cette position du gouvernement au cours d'un point de presse, a par ailleurs relevé que l'ICG a avancé comme autre argument le risque de bâcler les élections de novembre 2011 faute de moyens financiers.
Dans l'entendement de l'équipe gouvernementale, a dit le ministre, ICG plaide pour une sorte de d'éternel recommencement du processus de démocratisation de la RDC à travers la négociation d' un calendrier électoral dit " alternatif et consensuel".
S'agissant du dilemme dans lequel le gouvernement se trouverait, selon l'ICG, plongé pour en même temps "respecter les échéances constitutionnelles et organiser des élections bâclées ou ignorer ces échéances et plonger dans une période d'inconstitutionnalité du pouvoir", Lambert Mende affirme qu'il s'agit là d'une pure illusion qui ne colle pas à la réalité congolaise.
Il a, à cet effet, balayé les craintes d'élections bâclées, affirmant que le gouvernement vient de libérer une nouvelle provision de 20 millions de dollars américains, portant ses contributions en faveur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à 140 millions de dollars.
Le porte-parole du gouvernement a également donné des assurances quant à la problématique du matériel électoral, annonçant la réception récente de 1.500 kits et l'arrivée prochaine d'autres kits en provenance du Togo.
" Une nouvelle modification du calendrier électorale n'est envisageable qu'à la seule initiative de la CENI et dans l' hypothèse imprévisible d'un cas de force majeure", a encore dit M. Mende.
Dans cette optique, a-t-il souligné, il sera fait application des dispositions des articles de la constitution qui prévoient que le président de la République, les députés et les sénateurs restent en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau Président élu, de la nouvelle Assemblée nationale et du nouveau Sénat.
Le ministre Mende s'est dit heureux de constater que plusieurs parties de l'opposition qui se sont exprimés sur cette question ont, au-delà de quelques critiques sur le calendrier électoral, pris acte des échéances établies et réaffirmé leur décision irrévocable de participer à ces échéances.
Le gouvernement rejette également la recommandation d'ICG appelant les Nations Unies, l'Union africaine, l'Union européenne et les pays qui financent les élections à déployer des troupes dans l'Ouest du pays.
Cela constituerait " une remise en cause de l'accord entre le gouvernement et les Nations Unies relatif au retrait progressif de la force de la MONUSCO de l'Ouest pour un redéploiement plus utile à l'Est", a déclaré le ministre Mende avant de confirmer la volonté des autorités congolaises de sécuriser le processus électoral et d'en assurer la transparence.

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