(Les Afriques 08/02/2011)
Filiale de la firme russe Gazprom, spécialisée en énergie, Gazprombank NGS vient de finaliser avec l’Etat nigérien la signature d’un accord de concession minière pour la recherche et l’exploitation de gisements d’uranium dans la zone de Toulouk 2 et 4 , située dans la région d’Agadez, au nord du pays. Pour un montant global d’investissements de 5 millions de dollars. Une guerre entre Areva et Gazprom se profile déjà
Après plusieurs tentatives d’octroi de permis -avérées infructueuses en 2008 et 2009- le géant russe Gazprom via sa filiale Gazprombank va désormais opérer sur les gisements d’uranium des périmètres de Toulouk 2 et 4, dans la région d’Agadez.
La signature de la convention relative à l’attribution d’un permis sur les deux périmètres à la compagnie russe par l’Etat nigérien, porte sur l’engagement de Gazprombank à investir quelque 5 millions de dollars Us sur chaque permis Toulouk 2 et 4 pour les recherches et un rehaussement à 20 % de la participation gratuite de l’Etat du Niger dans le capital de la future société d’exploitation sous forme de joint-venture.
Engagé dans une vaste réforme du code minier à travers la charte de bonne gouvernance minière, le Niger a décidé de faire bénéficier aux populations situées dans les zones d’exploitation des richesses tirées de ces contrats de concession.
Dans un communiqué rendu public, la compagnie contractante russe s’est engagée à consentir 5% par an du volume financier des dépenses de recherches au développement des zones d’exploitation, afin de booster l’économie locale.
Sixième producteur mondial d’uranium, le Niger est convoité par de grandes multinationales comme Areva, China Petrolum Corp et maintanant Gazprom. Laquelle ne manque d’ambitions, car, elle a annoncé de passer à l’offensive dès avril 2011, début des opérations de recherches.
Annoncé pourtant en Guinée, début décembre 2009, le géant russe de l’énergie- dont la capitalisation boursière a largement dépassé les 300 milliards de dollars américains- a finalement décidé en pleine période électorale de prendre pied au Niger, porte d’entrée de son offensive au Sud du Sahara.
Par Ismael Aidara, envoyé spécial à Niamey
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