Rivaux d’un jour et compétiteurs de toujours, Alain Giresse (Mali) et Gernot Rohr (Gabon) ont dû remettre le sort de la partie à l’insoutenable séance de tirs au but.
Au terme des quatre-vingt-dix minutes disputées dans une atmosphère incandescente, c’est l’ancien international français qui voit son aventure africaine se prolonger. « Aujourd’hui, mon plaisir et mon bonheur, c’est d’être en demi-finale avec mon équipe, savoure Gigi. Mais, attention, je ne ressens aucun sentiment de revanche par rapport au Gabon (NDLR : qu’il a dirigé de 2006 à 2010) ».
Etat de grâceGernot Rohr, lui, a vécu une soirée plus compliquée. Rassuré par la performance de ses joueurs pendant une bonne partie de la rencontre, l’ancien coach de Nice doit se rendre à l’évidence. Malgré l’incroyable soutien du public gabonais, il a manqué un soupçon d’expérience à des Panthères qui avaient l’occasion de se qualifier pour la première fois de leur histoire en demi-finale d’une CAN : « On a manqué de réussite, glisse le coach franco-allemand. On a eu deux poteaux, on se fait égaliser à six minutes de la fin. C’est dur à avaler. »
Alors que Gernot Rohr est au sol, Alain Giresse, lui, ne touche plus terre. Désormais, l’ancien joueur de l’OM n’espère qu’une chose : que l’état de grâce dure jusqu’à mercredi, date à laquelle ses protégés défieront les cadors ivoiriens : « Je ne crains pas la Côte d’Ivoire, glisse-t-il. On sait que c’est une grande équipe, mais on ne va pas se poser de questions. » « La pression est sur les Ivoiriens, surenchérit Seydou Keita. Si on les bat, cela ferait l’effet d’une bombe. On n’a donc rien à perdre. »
VIDEO. Les résumés des quarts de finale.
Le Parisien

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire