(7sur7 20/02/2012)
Le ministre congolais de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a accusé l'Union européenne de s'ingérer dans les affaires intérieures de la République démocratique du Congo (RDC) après que la délégation de l'UE à Kinshasa eut publié une déclaration regrettant l'interdiction de la "marche des chrétiens" de jeudi, a rapporté ce week-end la presse kinoise.
"Nous sommes un État de même impérium que leurs États. Nous sommes indépendants depuis 1960 et nous n'avons pas de leçons à recevoir d'eux", a indiqué vendredi M. Mende, qui est également porte-parole du gouvernement.
Dans une déclaration publiée vendredi à Kinshasa, la délégation de l'UE a affirmé regretter l'interdiction de la marche qui devait se dérouler le 16 février, et la décision des autorités de couper les signaux de cinq chaînes de télévision et de radio.
L'UE déplore les incidents survenus lors de l'intervention des forces de l'ordre, dit la déclaration, rejoignant dans sa teneur celles faites par la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (Monusco) et la Belgique, par la voix du chef de sa diplomatie, Didier Reynders.
La Monusco s'est déclarée "préoccupée par les restrictions aux libertés fondamentales" et a "exhorté" les autorités congolaises à "respecter la liberté de réunion et d'expression, ainsi que le droit à l'intégrité physique et à la liberté et sécurité de la personne, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux de la RDC".
M. Reynders avait pour sa part déploré vendredi "l'emploi excessif de la force" par certaines bandes armées ainsi que par les forces de l'ordre dans des paroisses de Kinshasa, à l'occasion de la "Marche des Chrétiens" de jeudi.
(belga)
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