(CommodAfrica 06/02/2012)
La prolifération d’insectes dans les deux plus importantes zones de production cacaoyère au Cameroun pourrait mettre à mal la campagne intermédiaire, selon un récent rapport de terrain évoqué par l’Office national des producteurs de café et cacao (ONPCC). Rappelons que la production a atteint 240 000 t en 2010/11, la Société de développement du cacaco estimant qu’elle devrait atteindre 250 000 t cette campagne 2011/12. Toutefois, depuis le démarrage de la campagne, en août 2011, et jusqu’à fin décembre, les exportations ont baissé de 11%.
Une des raisons essentielles de cette baisse serait le temps très ensoleillé et très sec ces trois derniers mois chez le cinquième producteur mondial, ce qui a favorisé le développement d’insectes et parasites qui, notamment, mangent les feuilles. Certains planters ont même dû creuser des puits très profonds pour atteindre des nappes phréatiques.
A deux reprises, en août et en décembre, les planteurs avaient été invités à avoir recours à des insecticides pour prévenir les attaques ; mais comme il n’y avait pas eu de problème ces cinq dernières années, nombre d’entre eux auraient négligé de faire ce travail, indique le président du syndicat d’Emana, à 70 km de Yaouné, Emmanuel Nnogo.
En conséquence, la production pourrait chuter jusqu’à 20 à 25% cette camapgne, estime M. Nguile vive président de l’ONPCC qui regroupe 55 000 membres.
A noter que depuis de nombreuses années, le Cirad mène des recherches visant à améliorer le rendement des cultures par une meilleure gestion des bioagresseurs et notamment des insectes ravageurs. D’ailleurs, le Cirad a voulu renforcer l’année dernière son équipe de recherche avec un entomologiste spécialiste de la biologie des populations et de l’écologie des insectes nuisibles qui devait être affecté à l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) au Cameroun.
(03/02/2012)
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