(Alterinfo 06/09/2011)
Pour des analystes des questions internationales, les Etats-Unis jouent un rôle essentiel dans la crise somalienne pour pouvoir y dépêcher leurs militaires sous le prétexte de cette crise et de répression des Shebab. La situation géopolitique de la Somalie dans la Corne de l'Afrique, qui est carrefour incontournable de transit de l'énergie du monde, est la principale raison de Washington pour envoyer ses forces en Somalie ; il n'est donc pas mécontent de la famine qui ravage le pays d’autant plus qu’il présente des Shebab comme le plus grand obstacle devant l'acheminement des aides humanitaires. Parmi d'autres inquiétudes des Etats-Unis, figurent la présence des forces maritimes de la RII dans les eaux de cette région pour protéger les bateaux commerciaux et tankers vis-à-vis des pirates somaliens. Pour cette raison, nombreux sont les experts des questions internationales estimant que Washington cherche une intervention militaire en Somalie sous prétexte de la situation humanitaire aléatoire dans ce pays. Les médias américains en lançant une guerre propagandiste contre les Shebab tentent de présenter ce groupe comme le principal facteur de la crise en Somalie. Le rapport du Conseil des relations étrangères souligne pour justifier une éventuelle intervention des Etats-Unis en Somalie que les Shebab disposent quelque 10.000 combattants alors qu'ils ne ne comptent pas plus des centaines des forces loyales et selon le rapport du Centre de la lutte du terrorisme internationale, ce groupe n'a aucun lien avec Al-Qaïda. Pourtant la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a indiqué que les actes terroristes des Shebab aggravent la situation en Somalie. Alors que ce sont les États-Unis qui empêchent l'acheminement des aides humanitaires à tout le territoire somalien et ils sont distribués seulement dans les régions limitées. Donald Stenberg, représentant américain chargé des affaires humanitaires reconnaît que la Maison Blanche tentent de diriger les aides vers les régions où les Shebab ne sont pas présents alors qu'elle sait bien que 60 % des sinistrés se trouvent dans les régions sous contrôle des Shebab. Les régions déclarées par l'ONU zones sinistrées, n'avaient pas reçu depuis deux ans aucune aide alimentaire parce qu'elles étaient sous le contrôle des Shebab. Yoveri Musewini, président ougandais a demandé la création d’une zone d'interdiction aérienne dans le sud de Somalie pour aider aux sinistrés et anéantir les Shebab alors que ces derniers n'ont ni avion ni missiles sol-air. L'objectif de Musewini par cette proposition, est de préparer le terrain à l'intervention militaire américaine.
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Irib
Mardi 6 Septembre 2011
Mardi 6 Septembre 2011
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