(Métro Montréal 10/08/2011)
LAGOS, Nigeria - L'homme accusé d'avoir été le bras droit de l'ancien dictateur militaire nigérian Sani Abacha est traduit en justice depuis lundi.
Le major Hamza al-Mustapha est incarcéré depuis 14 ans. Il est accusé d'avoir orchestré le meurtre, en 1996, de la femme de Moshoud Abiola, un homme d'affaires très populaire qui avait vraisemblablement remporté le scrutin présidentiel de 1993.
Al-Mustapha est détenu à la prison à sécurité maximale de Kirikiri, à Lagos. Des responsables affirment qu'en 2004, il a tenté d'organiser — depuis sa cellule — l'assassinat du président de l'époque, Olusegun Obasanjo.
Al-Mustapha nie toute implication dans l'assassinat de Mme Abiola. La confession qu'il a faite à ce sujet, affirme-t-il maintenant, a été obtenue sous la torture.
Les agents de sécurité jadis contrôlés par al-Mustapha avaient eux aussi fréquemment recours à la torture et au meurtre, notamment à l'endroit des journalistes et des prisonniers politiques.
Abacha avait pris le pouvoir en 1993, après l'annulation du scrutin. Il a mis sur pied un régime kleptocratique et brutal qui a détourné des centaines de millions de dollars, en plus de jeter les dissidents en prison et de chasser les intellectuels du pays.
Al-Mustapha appartient à l'ethnie Hausa et est originaire du nord du Nigeria, une région dans laquelle il demeure encore populaire.
THE ASSOCIATED PRESS
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