lundi 4 juillet 2011

Des Marocains manifestent pour plus de réformes politiques

(Le Monde 04/07/2011)

Des manifestants dans les principales villes du Maroc ont exigé, dimanche 3 juillet, plus de réformes politiques, en dépit de l'approbation par référendum d'amendements constitutionnels limitant les pouvoirs du roi.
Cette mobilisation intervient après un référendum qui a approuvé vendredi à une très large majorité des réformes qui donnent davantage de pouvoir au premier ministre mais conservent de larges prérogatives pour le roi Mohammed VI.
Le pouvoir a salué ces réformes comme un pas vers une monarchie plus parlementaire, mais les contestataires du mouvement du 20-Février, qui avaient appelé au boycott de ce référundum, les ont jugées insuffisantes.
Des cortèges et des rassemblements ont eu lieu notamment à Rabat, Casablanca et Tanger, à l'appel du mouvement du 20-Février, qui est à l'origine du mouvement de contestation dans le royaume depuis le début de l'année.
"NOUS NE LÂCHERONS PAS"
Aucune estimation de source policière ou des organisateurs n'était disponible dimanche soir sur le nombre des manifestants, mais selon des journalistes de l'AFP, cette mobilisation a rassemblé plusieurs milliers de personnes, dont des islamistes de l'association Al Adl Wa Ihssan ("Justice et bienfaisance", interdite mais tolérée par les autorités).
A Casablanca, un important dispositif policier a encadré les protestataires, alors que des contre-manifestants lançaient des pierres dans leur direction. A Rabat, le défilé a parcouru dans le calme le boulevard Hassan-II et Mohammed-V, une grande artère qui mène au Parlement. Les manifestants scandaient "Nous sommes là pour un meilleur avenir". Cette vidéo, postée sur YouTube par le mouvement du 20-Février, montre l'étendue de la contestation dans cette ville :
Tapant dans leurs mains levées vers le ciel, les protestataires réclamaient sur des banderoles "Dignité, liberté et justice sociale". En tête des cortèges, on pouvait lire : "Mamfakinch" ("nous ne lâcherons pas"). Les manifestants étaient également nombreux dans d'autres villes comme Tanger.

© Copyright Le Monde

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire