Prévisible et imminent. La nouvelle
situation de la crise qui prévaut en République centrafricaine a été annoncée
par la séléka depuis le 17 mars 2013, à Sibut. Une fois son ultimatum de 72
heures expiré, la séléka s’est exécuté. S’inscrivant dans une logique de
parole-action, les responsables de la coalition séléka ont tenu leur parole en
lançant, dès ce matin du 21 mars 2013, des nouvelles offensives sur des villes
du centre-nord du pays. Ils ont ainsi pris ostensiblement la résolution de
reprendre les hostilités armées contre le pouvoir de Bangui. Ce, en dépit des
accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 sous les auspices de la
communauté internationale avec la médiation des chefs d’Etat de la Communauté
économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).Au matin du 21 mars 2013, les troupes de la séléka se sont emparées des nouvelles villes du centre-nord du pays. Il s’agit d’abord de la ville de Bouka, tombée après de brefs combats avec les Forces armées centrafricaines (FACA). Ensuite, le cap a été immédiatement mis sur la ville de Batangafo, quant à elle tombée aux environs des 10 heures du matin. Entre temps, cette évolution rapide sème encore la panique au sein de la population de la grande ville du centre-nord, notamment la ville de Bossangoa, le fief du président Bozizé.
Par ailleurs, cette nouvelle situation intervient à un moment où le président Bozizé a pris d’importants textes la veille pour relever les barrières illégales et libérer les prisonniers politiques. Selon les responsables du séléka, cet acte pourtant salutaire pour la paix en Centrafrique, est intervenu très tard. L’unique option serait selon eux, de renverser le pouvoir de Bangui.
JEUDI 21 MARS 2013 / PAR FRED KROCK
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