samedi 6 août 2011

Abidjan: un bus bondé tombe d'un pont, au moins 37 morts

(Le Parisien 06/08/2011)

Le bilan de l'accident d'un autobus près d'Abidjan s'est alourdi. Au moins 37 passagers ont trouvé la mort. Un drame qui a conduit le président Alassane Ouattara à décréter un deuil national de trois jours. Dans un communiqué, le président ivoirien, qui s'est rendu sur les lieux, a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
Plus tôt dans la matinée, une douzaine de corps avaient déjà été repêchés par les sauveteurs. Plusieurs dizaines de sapeurs-pompiers étaient déployés sur place, soutenus par la force militaire française Licorne et l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). D'après les secours, neuf personnes ont survécu à l'accident. Elles ont été hospitalisés. Le bilan, lui, reste provisoire, car les autorités ne sont pas encore en mesure de dire combien de passagers ont pris place dans le bus.
Une probable collision
Le bus de la Sotra (Société des transports abidjanais) est tombé tôt vendredi dans la lagune, depuis le pont Félix Houphouët-Boigny, l'un des deux ponts de la capitale économique ivoirienne. Les causes exactes de l'accident ne sont pas connues mais la présence sur le pont d'une voiture complètement broyée côté chauffeur signale une collision. Selon les premières hypothèses, le bus aurait heurté deux véhicules avant de passer au dessus du garde-corps.
Embouteillages monstres
Des centaines de badauds ont assisté, médusés, à la scène, depuis les deux rives de la lagune, du quartier populaire de Treichville au sud et de celui du Plateau (administration et affaires) au nord. La circulation a été interrompue en fin de matinée sur le pont. L'accident a rapidement provoqué des embouteillages monstres dans la métropole.
Les accidents de la route sont fréquents à Abidjan, où les véhicules sont souvent mal entretenus et les routes très dégradées. Le gouvernement a engagé ces dernières semaines des travaux de réfection des axes routiers à travers la ville.

LeParisien.fr
© Copyright Le Parisien

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire