(Afriscoop 05/11/2010)
Le peuple frère et ami de la Côte d’Ivoire vient de passer avec maestria et sérénité, la première phase de son examen démocratique après 11 (mais en réalité 17) année de crises politiques, économiques et sociales de grande ampleur.
Le pays d’Houphouët-Boigny, l’Eléphant d’Afrique, autrefois cité comme havre de paix, de concorde, mosaïque multiethnique et multiculturelle de l’Afrique occidentale, a versé le prix de la haine, du sang et des larmes. Le voilà aujourd’hui lancé vers sa réhabilitation politique, gage d’une renaissance économique prochaine pour un pays plein de potentialités et de ressources humaines de qualité. Renaissance économique qui devra servir à reconstruire une nouvelle société qui partagera mieux, protègera plus et considèrera chacun selon son mérite et dans la dignité. Les africains que nous sommes sortirions grandis d’un second tour pacifique et incontesté qui déboucherait sur l’élection d’un président accepté de tous. Une telle issue à la crise ivoirienne nous grandirait disais-je aux yeux de ceux là qui de loin tentent de gouverner l’Afrique et qui lorsqu’ils échouent, se bornent à décrire l’homme africain comme dépourvu d’histoire, de valeurs humanistes, de capacités de progrès sans assistance et d’inculture démocratique définitive.
Les Béninois que nous sommes, avons eu l’immense opportunité d’accomplir notre transition socio- politique sans violences, sans morts, sans balkanisation de notre territoire ni stigmatisation d’un groupe ethnique par rapport aux autres. Nous avons eu la chance de connaître dès 1991 des élections démocratiques et libres. A l’aube de la 5ème élection présidentielle de l’ère du Renouveau Démocratique, notre pays connait des tensions politiques d’une rare acuité. Il est soumis à des soubresauts sociaux qui ont manqué d’atteindre le stade de la friction à la bourse du travail il y a quelques semaine et nos populations sont encore soumises aux contrecoups économiques de la scabreuse affaire ICC Services et consorts. Des éléments qui, mis bout à bout, font craindre un supplément de pesanteurs sur le scrutin de Mars 2011. Comme si cela n’était pas suffisant, la classe politique s’écharpe autour de la Liste Electorale Permanente Informatisée et de son utilisation ou non pour les échéances à venir. Cette LEPI devenue la liste de tous les dangers, sensée être l’outil majeur de sécurisation du processus électoral, est en passe de devenir le point d’achoppement.
Aussi, il m’a plu de m’intéresser de près à l’élection présidentielle ivoirienne et de la comparer avec d’autres élections réussies en Afrique (Ghana, Tanzanie notamment), pour en tirer 5 leçons qui peuvent servir au Bénin. J’entends déjà les esprits forts nous dire que comparaison n’est pas raison, que la Côte d’Ivoire n’est pas le Bénin et que les réalités ne sont pas les mêmes. Je leur répondrai que nous parlons ici de forme et non de fond, que l’expérience des autres peut être un bon maître d’école et surtout que les périls qui menacent nos nations cinquantenaires sont généralement les mêmes.
1-La Liste Electorale
Remarquons que la liste électorale utilisée en Côte d’Ivoire a été mise en place près de 3 ans avant l’Election du 1er Octobre. Qu’elle a été réalisée en trois grandes phases et avec une multitude de croisements entre différents fichiers d’état-civil, de police, des services fiscaux et judiciaires. Remarquons surtout que tous les acteurs ont été réunis autour de la table et que jusqu’au bout, chacun a pu faire prévaloir ses réserves et obtenir les assurances nécessaires. Si la liste finale a été validée à deux mois du scrutin, elle n’a connu en définitive que des réajustements mineurs (0.5%) par rapport à sa version de 2008. Je vous laisse faire la comparaison avec notre LEPI qui n’en est péniblement qu’à sa seconde phase et qui est déjà rejetée par l’opposition parlementaire au motif qu’elle serait bâclée. Ceci à 5 mois de nos élections.
2-La Commission Electorale Indépendante
La encore, la Côte d’Ivoire l’a installée il y a plus de deux ans. Et malgré ce laps de temps relativement important mais en phase avec les enjeux, elle a connu moult agitations et son président initial a du se désister. Le Bénin dans ce domaine aurait pu s’offrir 9 mois pour installer et rendre opérationnelle la CENA. Mieux, nous aurions pu nous intéresser aux exemples ghanéens, sénégalais ou maliens qui ont donné à cette institution un rôle permanent et parfois constitutionnel. Avec les bisbilles entre la Cour Constitutionnelle et le Parlement au sujet des lois électorales, le délai de 6 mois pour l’installation de la CENA ne sera pas tenu. Nous ne savons même pas avec quelle loi nous irons aux élections.
3-Les candidatures
Vous remarquerez que pour un territoire 3.5 fois plus grand, un contexte de sortie de crise et une caution de 5 millions, la Côte d’Ivoire s’est pourtant contentée de 14 candidats. Vous noterez également que chaque candidat était tenu de préciser s’il concourrait sous la bannière d’un parti ou alliance politique ou en tant qu’indépendant. Ajoutons à cela l’absence de restrictions particulières pour être candidat, pas même un critère de résidence particulier. Constatons également la prise en charge d’une partie de l’affichage public par la Commission Electorale afin de faire connaître tous les candidats dans tout le pays. Ajoutons enfin, l’obligation faite aux chaînes publiques, d’organiser un débat avec chacun des candidats à une heure de grand écoute, en additif des traditionnels spots et messages de campagne afin qu’ils présentent leur parcours et leurs projets.
4-La communication
Tant la CEI dans son rôle d’informateur et d’éducateur sur la paix, la sécurité mais également la procédure de vote, que les médias ont innové et ravi.Les clips de sensibilisation de la société civile, des stars appréciées par la population,ont permis de toucher un public élargi et de rasséréner le lien social. Les candidats eux-mêmes ont passionné par leurs capacités de mobilisation, leurs stratégies d’animation innovantes, le déploiement de leurs offres politiques. C’est ainsi qu’on a pu s’amuser du slogan provocateur autant qu’évocateur d’un candidat, s’intéresser au chiffrage du programme d’untel, admirer la grande parade urbaine des derniers jours ou la campagne de proximité silencieuse mais semble t-il efficace de tel autre. Ce sont des choses plus qu’intéressantes qui montrent que les politiciens et les médias doivent s’adapter aux mutations de nos sociétés notamment à la jeunesse. Voilà une pierre dans le jardin de nos politiciens et de nos médias qui pensent souvent que la pré- campagne et la campagne électorale se limitent à des invectives, des couvertures de meeting et à la retranscription de déclarations de soutiens et autres faits divers loufoques.
5-La place de la Jeunesse
En Côte d’Ivoire également, la jeunesse tutoie les 65% de la population. Elle a soif de liberté, de savoir, d’évolution. Elle a des désirs ardents et rêve de modernité. Elle est surtout un électeur qu’on ne traite pas comme un autre. Comme au Bénin, 90% des internautes sont des jeunes, 70% des utilisateurs de mobiles également. On a vu des candidats septuagénaires, non plus se contenter de s’habiller comme des jeunes ou de les haranguer hautement. Ils ont du parler, danser, penser comme des jeunes pour pouvoir toucher le cœur de cette cible. Ils ont du abandonner les schémas classiques et créer des Directions Nationales de Campagnes pour la Jeunesse. Ils ont du toiletter leurs propositions et adapter les priorités à celles de la Jeunesse : santé, emploi, éducation. Autant dire que la jeunesse ivoirienne a su peser dans le scrutin à plusieurs niveaux. Médiatiquement, en se faisant inviter à tous les débats d’importance. Socialement en étant le pivot incontournable de la campagne électorale et non une pièce de bétail. Enfin numériquement en sortant massivement voter et en réalisant un vote transethnique basé sur ses préoccupations tandis que ses aînés se confortaient dans le repli identitaire classique. En cela, elle a sans doute modifié le cours du scrutin en éliminant le candidat le plus âgé (pourtant représentant du parti le mieux implanté) et en se donnant le choix entre le candidat « de la solution » et celui de « l’indépendance ».
Indépendance et Solutions pour son Avenir : n’est ce pas ce que recherche aussi la Jeunesse Béninoise ?
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vendredi 5 novembre 2010
Mauritanie -Les Européens étudient les perspectives de coopération en matière de pêche avec la Mauritanie
(Xinhuanet 05/11/2010)
NOUAKCHOTT -- Une mission du parlement européen séjourne en Mauritanie pour "sonder les perspectives de coopération en matière de pêche entre l'UE et la Mauritanie", a appris Xinhua de sources officielles.
Au cours d'un point de presse mercredi, la présidente de la mission, la députée Carmeen Africa Stavez, également présidente de la commission des pêches au parlement européen, a souligné que cette visite vise "à s'enquérir des conditions de la pêche dans le pays et à sonder les perspectives de coopération dans l'avenir, dans le cadre d'un nouveau accord élargi à la pêche artisanale et répondant aux attentes de développement de ce secteur en Mauritanie".
Les députés européens ont rencontré notamment le Premier ministre Moulay Ould Mohamed Laghdhaf, pour "évoquer l'évolution des deux parties dans le sens des accords de pêche qui les lient", selon Mme Carmeen Africa Stavez.
L'UE et la Mauritanie sont, depuis 1985, liées par un accord de pêche régulièrement renouvelé, en vertu duquel, la Mauritanie délivre, chaque année 106 licences de pêche à des bateaux européens (toutes catégories confondues), en contrepartie du versement de 305 millions d'euros étalés sur une durée de 4 ans.
© Copyright Xinhuanet
NOUAKCHOTT -- Une mission du parlement européen séjourne en Mauritanie pour "sonder les perspectives de coopération en matière de pêche entre l'UE et la Mauritanie", a appris Xinhua de sources officielles.
Au cours d'un point de presse mercredi, la présidente de la mission, la députée Carmeen Africa Stavez, également présidente de la commission des pêches au parlement européen, a souligné que cette visite vise "à s'enquérir des conditions de la pêche dans le pays et à sonder les perspectives de coopération dans l'avenir, dans le cadre d'un nouveau accord élargi à la pêche artisanale et répondant aux attentes de développement de ce secteur en Mauritanie".
Les députés européens ont rencontré notamment le Premier ministre Moulay Ould Mohamed Laghdhaf, pour "évoquer l'évolution des deux parties dans le sens des accords de pêche qui les lient", selon Mme Carmeen Africa Stavez.
L'UE et la Mauritanie sont, depuis 1985, liées par un accord de pêche régulièrement renouvelé, en vertu duquel, la Mauritanie délivre, chaque année 106 licences de pêche à des bateaux européens (toutes catégories confondues), en contrepartie du versement de 305 millions d'euros étalés sur une durée de 4 ans.
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Congo-Chine : réception provisoire de la centrale hydroélectrique d'Imboulou
(Xinhuanet 05/11/2010)
BRAZAVILLE -- Le gouvernement congolais va recevoir provisoirement, mercredi prochain, la centrale hydroélectrique d'Imboulou construite par les techniciens chinois, a appris Xinhua jeudi à Brazzaville à la délégation générale des grands travaux.
Avant cette réception, le délégué général aux grands travaux du Congo, Jean Jacques Bouya, est allé visiter le chantier situé à 150 km au nord-est de Brazzaville, pour évaluer l'état d' avancement des travaux de la centrale qui sont déjà terminés.
Le barrage d'Imboulou est fonctionnel depuis quatre mois et fournit 60 mégawatts à Brazzaville, a déclaré Bouya à la presse.
Les travaux de construction de cette centrale, lancés le 23 septembre 2003, ont été exécutés par la China Machinery and Equipment Corporation (CMEC). 2000 Congolais, 400 Chinois et 20 Allemands de la société d'Ingénieur Conseil Fichtner ont été employés sur ce grand chantier, que l'ambassadeur de Chine au Congo, Li Shuli, qualifie du projet "le plus important" en ce moment dans le cadre de la coopération sino-congolaise.
Le projet, dont le coût est estimé à 280 millions de dollars, est financé à hauteur de 85% par la Chine, sous forme d'un prêt remboursable à taux préférentiel à long terme, et à 15 % par le Congo.
Ce barrage hydroélectrique d'une puissance de 120 mégawatts (4 turbines de 30 mégawatts chacune), est l'un des projets du partenariat stratégique entre le Congo et la Chine, lancé en 2006 à Brazzaville.
Il permettra de combler le déficit énergétique que connaît Brazzaville qui importe plus de 50 mégawatts du barrage d'Inga en République démocratique du Congo (RDC).
© Copyright Xinhuanet
BRAZAVILLE -- Le gouvernement congolais va recevoir provisoirement, mercredi prochain, la centrale hydroélectrique d'Imboulou construite par les techniciens chinois, a appris Xinhua jeudi à Brazzaville à la délégation générale des grands travaux.
Avant cette réception, le délégué général aux grands travaux du Congo, Jean Jacques Bouya, est allé visiter le chantier situé à 150 km au nord-est de Brazzaville, pour évaluer l'état d' avancement des travaux de la centrale qui sont déjà terminés.
Le barrage d'Imboulou est fonctionnel depuis quatre mois et fournit 60 mégawatts à Brazzaville, a déclaré Bouya à la presse.
Les travaux de construction de cette centrale, lancés le 23 septembre 2003, ont été exécutés par la China Machinery and Equipment Corporation (CMEC). 2000 Congolais, 400 Chinois et 20 Allemands de la société d'Ingénieur Conseil Fichtner ont été employés sur ce grand chantier, que l'ambassadeur de Chine au Congo, Li Shuli, qualifie du projet "le plus important" en ce moment dans le cadre de la coopération sino-congolaise.
Le projet, dont le coût est estimé à 280 millions de dollars, est financé à hauteur de 85% par la Chine, sous forme d'un prêt remboursable à taux préférentiel à long terme, et à 15 % par le Congo.
Ce barrage hydroélectrique d'une puissance de 120 mégawatts (4 turbines de 30 mégawatts chacune), est l'un des projets du partenariat stratégique entre le Congo et la Chine, lancé en 2006 à Brazzaville.
Il permettra de combler le déficit énergétique que connaît Brazzaville qui importe plus de 50 mégawatts du barrage d'Inga en République démocratique du Congo (RDC).
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Madagascar -Le nombre des électeurs "diminue" de plus de 260.000
(Xinhuanet 05/11/2010)
ANTANANARIVO -- La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Madagascar a annoncé mercredi que le nombre des inscrits pour le référendum constitutionnel du 17 novembre prochain est de 7.051.809, ce qui représente un écart de plus de 260.000 en comparaison avec le nombre des électeurs enregistrés pour la révison de la Constitution en 2007.
"On ne peut expliquer une telle baisse étant donné que la majorité de la population malgache sont des jeunes. Logiquement trois ans après les dernières élections générales, le nombre des électeurs aurait dû connaître une hausse", analyse le sociologue malagache Paul Rabary.
Cette différence est "normale", selon les dires d'un technicien du ministère de l'intérieur.
"On a procédé à un recensement des électeurs en janvier dernier. Une telle opération permet de rectifier les erreurs dans les listes des années précédentes comme les doublons provoqués par les décès ou encore les changements de résidence. Ce qui explique la baisse", a-t-il expliqué.
Il n'a pas toutefois écarté l'hypothèse d'erreur humaine notamment dans la saisie des listes électorales au niveau local.
D'après Maître Hery Rakotomanana, président de la CENI, "comme dans les autres pays du monde, les opérations de recensement devraient être confiées à un organisme spécial".
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ANTANANARIVO -- La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Madagascar a annoncé mercredi que le nombre des inscrits pour le référendum constitutionnel du 17 novembre prochain est de 7.051.809, ce qui représente un écart de plus de 260.000 en comparaison avec le nombre des électeurs enregistrés pour la révison de la Constitution en 2007.
"On ne peut expliquer une telle baisse étant donné que la majorité de la population malgache sont des jeunes. Logiquement trois ans après les dernières élections générales, le nombre des électeurs aurait dû connaître une hausse", analyse le sociologue malagache Paul Rabary.
Cette différence est "normale", selon les dires d'un technicien du ministère de l'intérieur.
"On a procédé à un recensement des électeurs en janvier dernier. Une telle opération permet de rectifier les erreurs dans les listes des années précédentes comme les doublons provoqués par les décès ou encore les changements de résidence. Ce qui explique la baisse", a-t-il expliqué.
Il n'a pas toutefois écarté l'hypothèse d'erreur humaine notamment dans la saisie des listes électorales au niveau local.
D'après Maître Hery Rakotomanana, président de la CENI, "comme dans les autres pays du monde, les opérations de recensement devraient être confiées à un organisme spécial".
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Côte d'Ivoire -GBAGBO-OUATTARA: le plus dur commence
(Le Pays 05/11/2010)
Le verdict du premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire est tombé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 novembre 2010. Ainsi, les Ivoiriens ont décidé d’aller à un deuxième tour prévu en principe le 28 novembre prochain pour choisir leur futur président. Ce sera entre les candidats de la majorité présidentielle, Laurent Gbagbo, et du RDR, Alassane Dramane Ouattara qui ont respectivement obtenu 38,3% et 32,08% des voix.
Le plus dur commence maintenant pour les candidats Laurent Gbagbo de la majorité présidentielle et Alassane Dramane Ouattara du RDR qui devront en principe s’affronter le 28 novembre prochain dans le cadre du deuxième tour de la présidentielle. C’est ce qui ressort des résultats du premier tour annoncés à partir de 00h20 dans la nuit du 3 au 4 novembre dernier par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, assisté de ses collaborateurs. Ainsi, Laurent Gbagbo arrive en tête avec 1 755 495 voix soit 38,3%, suivi de Alassane Dramane Ouattara (ADO) qui obtient 1 480 610 voix soit 32,08%.
Aimé Henri Konan Bédié du PDCI/RDA occupe le troisième rang avec 1 165 219 voix soit 25,24%. Après ces ténors, on retrouve loin derrière, le leader de l’UDPCI, parti créé par feu le général Robert Gueï, le Dr Albert Mabri Toikeusse avec 118 664 soit 2,57%, tandis que l’unique dame candidate Jacqueline Lohouès Oble obtient 12 233 voix soit 0,27%. Dans l’ensemble, c’est une élection qui s’est bien déroulée respectant les normes internationales, ont relevé les observateurs internationaux. Ce qu’on peut retenir, c’est que Laurent Gbagbo, en plus de sa région (l’Ouest), a eu la maîtrise du Sud à savoir Abidjan et ses environs, pendant que Alassane Dramane Ouattara faisait la loi au Nord et Henri Konan Bédié était roi au Centre. Des résultats qui ne satisfont pas les partisans de ces trois poids lourds et le candidat du PDCI/RDA est le premier à avoir contesté officiellement ceux-ci.
Pendant ce temps, dans le quartier général du RDR sur l’un des terrains de l’hôtel du Golf, quelques militants se plaignent d’avoir été volés mais disent attendre la réaction de leurs dirigeants pour voir quelles attitudes tenir. Pour eux, la victoire de leur leader était acquise dès le premier tour. Il était question que les responsables du RDR se prononcent dans la soirée du 4 novembre. Par contre, au niveau du quartier général de Laurent Gbagbo, des militants ne sont pas contents de leur score qui aurait dû aller au-delà des 50% pour leur candidat. Au niveau des militants des différents camps, on sent un petit peu la nervosité. Dans cette ambiance d’après élection, les activités ont repris tout doucement sur les bords de la Lagune Ebrié.
A présent tout est clair
Maintenant que tout est clair, on annonce une bataille rude pour le second tour. D’ores et déjà, si on tient compte des calculs et des alliances au RHDP, le candidat du RDR a les faveurs des pronostics mais comme on le dit en sport, rien n’est encore joué. En effet, les partisans d’ADO pourront compter sur les paroles des leaders des autres du RHDP mais sur le terrain où le vote régional, voire ethnique prend le dessus à parfois plus de 50%, ce sera une autre réalité. Au PDCI/RDA par exemple, certains militants de l’époque Bédié avouent n’avoir pas oublié comment ils ont perdu facilement le pouvoir par la faute de Alassane Dramane Ouattara, tout en reconnaissant qu’ils ont eux aussi une grande part de responsabilité dans leur propre échec.
Pendant ce temps, des jeunes du parti de l’éléphant confient que depuis dix ans, le pays n’enregistre aucun changement et il n’y a pas d’emploi pour eux ni de perspective. Alors, ils veulent changer quel que soit celui qui est en face du président au pouvoir afin d’essayer autre chose. Pour l’instant, il est difficile de dire si tous vont maintenir leur positon ou faire volte-face à quelques jours du scrutin. Laurent Gbagbo, lui, a toujours clamé haut et fort « qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance et celui qui le dit ne connaît pas les élections", ajoutant que "j’aime les élections puisque je suis un enfant des élections." Il s’agira pour les deux candidats de convaincre les électeurs mais surtout les abstentionnistes puisque sur 5 725 720 inscrits, il y a eu 4 837 579 participants, et réapprendre à voter aux 221 655 personnes qui ont voté nuls.
D’ici le 28 novembre, si rien ne vient troubler quoi que ce soit, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts de l’Agnéby, du Bandama et de bien d’autres contrées. Pourvu que la paix, la sérénité, la tranquillité qui ont prévalu tout au long de la campagne, du vote et des lendemains du premier tour demeurent pendant le processus du second tour, déclarent les observateurs et bon nombre d’Ivoiriens qui ne souhaitent que la paix, quel que soit le président élu.
Antoine BATTIONO (Envoyé spécial)
ENCADRE
Des partisans de Bédié manifestent
Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs provisoires, le candidat du PDCI/RDA, Henri Konan Bédié, a officiellement contesté les résultats et exigent un recomptage de ceux-ci. Il semble avoir été entendu par ses partisans qui ont dès la journée du jeudi 4 novembre commencé à occuper la rue. En effet, ils étaient rassemblés au niveau du carrefour de l’église catholique Saint Jean de Cocody en allant vers l’hôtel Ivoire. Ces derniers, en majorité des jeunes, sont sortis pour contester le score de leur candidat et n’ont pas manqué de scander : « Gbagbo tricheur ou encore Youssouf Bakayoko (président de la CEI issu du PDCI/RDA) tricheur, on nous a volés. » Ils sont restés sur les lieux, faisant des va-et-vient avec un mégaphone dénonçant la magouille au sein de la CEI, avant de décider de poursuivre ailleurs et dans les prochains jours.
© Copyright Le Pays
Le verdict du premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire est tombé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 novembre 2010. Ainsi, les Ivoiriens ont décidé d’aller à un deuxième tour prévu en principe le 28 novembre prochain pour choisir leur futur président. Ce sera entre les candidats de la majorité présidentielle, Laurent Gbagbo, et du RDR, Alassane Dramane Ouattara qui ont respectivement obtenu 38,3% et 32,08% des voix.
Le plus dur commence maintenant pour les candidats Laurent Gbagbo de la majorité présidentielle et Alassane Dramane Ouattara du RDR qui devront en principe s’affronter le 28 novembre prochain dans le cadre du deuxième tour de la présidentielle. C’est ce qui ressort des résultats du premier tour annoncés à partir de 00h20 dans la nuit du 3 au 4 novembre dernier par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, assisté de ses collaborateurs. Ainsi, Laurent Gbagbo arrive en tête avec 1 755 495 voix soit 38,3%, suivi de Alassane Dramane Ouattara (ADO) qui obtient 1 480 610 voix soit 32,08%.
Aimé Henri Konan Bédié du PDCI/RDA occupe le troisième rang avec 1 165 219 voix soit 25,24%. Après ces ténors, on retrouve loin derrière, le leader de l’UDPCI, parti créé par feu le général Robert Gueï, le Dr Albert Mabri Toikeusse avec 118 664 soit 2,57%, tandis que l’unique dame candidate Jacqueline Lohouès Oble obtient 12 233 voix soit 0,27%. Dans l’ensemble, c’est une élection qui s’est bien déroulée respectant les normes internationales, ont relevé les observateurs internationaux. Ce qu’on peut retenir, c’est que Laurent Gbagbo, en plus de sa région (l’Ouest), a eu la maîtrise du Sud à savoir Abidjan et ses environs, pendant que Alassane Dramane Ouattara faisait la loi au Nord et Henri Konan Bédié était roi au Centre. Des résultats qui ne satisfont pas les partisans de ces trois poids lourds et le candidat du PDCI/RDA est le premier à avoir contesté officiellement ceux-ci.
Pendant ce temps, dans le quartier général du RDR sur l’un des terrains de l’hôtel du Golf, quelques militants se plaignent d’avoir été volés mais disent attendre la réaction de leurs dirigeants pour voir quelles attitudes tenir. Pour eux, la victoire de leur leader était acquise dès le premier tour. Il était question que les responsables du RDR se prononcent dans la soirée du 4 novembre. Par contre, au niveau du quartier général de Laurent Gbagbo, des militants ne sont pas contents de leur score qui aurait dû aller au-delà des 50% pour leur candidat. Au niveau des militants des différents camps, on sent un petit peu la nervosité. Dans cette ambiance d’après élection, les activités ont repris tout doucement sur les bords de la Lagune Ebrié.
A présent tout est clair
Maintenant que tout est clair, on annonce une bataille rude pour le second tour. D’ores et déjà, si on tient compte des calculs et des alliances au RHDP, le candidat du RDR a les faveurs des pronostics mais comme on le dit en sport, rien n’est encore joué. En effet, les partisans d’ADO pourront compter sur les paroles des leaders des autres du RHDP mais sur le terrain où le vote régional, voire ethnique prend le dessus à parfois plus de 50%, ce sera une autre réalité. Au PDCI/RDA par exemple, certains militants de l’époque Bédié avouent n’avoir pas oublié comment ils ont perdu facilement le pouvoir par la faute de Alassane Dramane Ouattara, tout en reconnaissant qu’ils ont eux aussi une grande part de responsabilité dans leur propre échec.
Pendant ce temps, des jeunes du parti de l’éléphant confient que depuis dix ans, le pays n’enregistre aucun changement et il n’y a pas d’emploi pour eux ni de perspective. Alors, ils veulent changer quel que soit celui qui est en face du président au pouvoir afin d’essayer autre chose. Pour l’instant, il est difficile de dire si tous vont maintenir leur positon ou faire volte-face à quelques jours du scrutin. Laurent Gbagbo, lui, a toujours clamé haut et fort « qu’une élection n’est jamais gagnée d’avance et celui qui le dit ne connaît pas les élections", ajoutant que "j’aime les élections puisque je suis un enfant des élections." Il s’agira pour les deux candidats de convaincre les électeurs mais surtout les abstentionnistes puisque sur 5 725 720 inscrits, il y a eu 4 837 579 participants, et réapprendre à voter aux 221 655 personnes qui ont voté nuls.
D’ici le 28 novembre, si rien ne vient troubler quoi que ce soit, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts de l’Agnéby, du Bandama et de bien d’autres contrées. Pourvu que la paix, la sérénité, la tranquillité qui ont prévalu tout au long de la campagne, du vote et des lendemains du premier tour demeurent pendant le processus du second tour, déclarent les observateurs et bon nombre d’Ivoiriens qui ne souhaitent que la paix, quel que soit le président élu.
Antoine BATTIONO (Envoyé spécial)
ENCADRE
Des partisans de Bédié manifestent
Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs provisoires, le candidat du PDCI/RDA, Henri Konan Bédié, a officiellement contesté les résultats et exigent un recomptage de ceux-ci. Il semble avoir été entendu par ses partisans qui ont dès la journée du jeudi 4 novembre commencé à occuper la rue. En effet, ils étaient rassemblés au niveau du carrefour de l’église catholique Saint Jean de Cocody en allant vers l’hôtel Ivoire. Ces derniers, en majorité des jeunes, sont sortis pour contester le score de leur candidat et n’ont pas manqué de scander : « Gbagbo tricheur ou encore Youssouf Bakayoko (président de la CEI issu du PDCI/RDA) tricheur, on nous a volés. » Ils sont restés sur les lieux, faisant des va-et-vient avec un mégaphone dénonçant la magouille au sein de la CEI, avant de décider de poursuivre ailleurs et dans les prochains jours.
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jeudi 4 novembre 2010
Côte d'Ivoire : un second tour indécis
Par Tanguy Berthemet
Laurent Gbagbo et son challenger Alassane Ouattara vont se disputer la présidence fin novembre.
L'annonce des résultats définitifs des élections en Côte d'Ivoire n'aura finalement pas fait grand bruit. Mercredi soir, sous les néons criards d'un petit bar d'une banlieue d'Abidjan, aucun cri n'a accueilli la victoire de Laurent Gbagbo avec 38,3 % des voix et l'accession au second tour d'Alassane Ouattara avec 32,08 %. Les clients assis au Poulet Show ne sont pourtant pas des supporteurs d'Henri Konan Bédié, arrivé troisième avec 25,24 % et grand perdant de la confrontation. Ici, on soutient Gbagbo, mais on se dit «déçu». «Nous, on voulait une victoire par KO au premier tour», lâche Thierry.
Au petit matin, à Adjamé, un fief d'Alassane Ouattara, les militants ne sont guère plus joyeux. «Le score d'Alassane, il est petit. Nous avons pourtant bien voté», remâche Issa. La frustration est vite effacée et laisse place à un concert de louanges sur le «calme» qui a régné pendant le scrutin et «la maturité» des Ivoiriens. Les observateurs internationaux et les diplomates, visiblement soulagés s'y joignaient volontiers. La bonne tenue du scrutin était, il est vrai, loin d'être acquise. Et elle ne l'est en fait toujours pas. «Nous sommes à la moitié du chemin», résume un diplomate. Le second tour qui s'ouvre sera au moins aussi périlleux que ne fut le premier.
Le duel entre le Sudiste Laurent Gbagbo et le Nordiste musulman Alassane Ouattara est un condensé de la fracture qui mine la Côte d'Ivoire depuis vingt ans. Une mise à plat brutale des divisions qui, après la tentative de coup d'État de 2002 contre Laurent Gbagbo, ont conduit le pays à la guerre civile.
Combat musclé
Un regard sur la carte électorale suffit pour constater que le vote ethnique existe toujours dans le pays. Ainsi, le Baoulé Henri Konan Bédié tient le centre du pays, tandis que le Dioula Alassane Ouattara est maître dans le Nord. Le Bété Laurent Gbagbo a été plébiscité dans l'Ouest et le Sud. Cette logique s'arrête aux portes d'Abidjan. La capitale économique, qui pèse pour un tiers des électeurs, a été gagnée par Laurent Gbagbo, qui a su ratisser bien au-delà de son électorat tribal. Dans les meetings à venir, les discours des prétendants risquent donc d'être moins courtois que lors des semaines passées.
D'autant que ce combat sera celui de deux hommes qui ne s'estiment guère et que tout oppose. L'inimitié qui sépare un versatile Laurent Gbagbo, porté vers le populisme, à l'austère ancien haut fonctionnaire du FMI Alassane Ouattara est ancienne. Elle s'est forgée au début des années 1990 dans l'atmosphère de fin de règne des dernières années de Félix Houphouët-Boigny. Le président sortant n'a pas pardonné la tentative le putsch de 2002 qu'il attribue aux menées de son rival. De son côté, Alassane Ouattara garde une vive rancœur de son éviction, pour cause de «nationalité douteuse», de la présidentielle de 2000, gagnée par Gbagbo.
Or la campagne pourrait bien ranimer cette dangereuse polémique autour des origines des uns et des autres. L'«ivoirité» est un concept ultranationaliste selon lequel les populations chrétiennes du Sud seraient plus ivoiriennes que celles du Nord, à majorité musulman. Dans ce pays de forte émigration, l'argument est porteur. Et, dans le camp de Laurent Gbagbo, la tentation de l'utiliser sans doute grande.
Mais le jeu est risqué. Les Ivoiriens, appauvris, ne manquent jamais une occasion de souligner leur fatigue face à ces vieilles querelles. Laurent Gbagbo, désormais en position de favori, va réfléchir au meilleur moyen de séduire une partie des partisans de Bédié, réduit au rôle de faiseur de roi. En théorie, il existe un accord de désistement mutuel qui lie depuis 2005 Alassane Ouattara à Henri Konan Bédié. Mais la bonne volonté intéressée d'alors tiendra-t-elle face aux réalités ? Rien n'est moins sûr. «Les électeurs de Bédié sont naturellement portés vers Gbagbo, un Sudiste comme eux. Dans le même temps, Ouattara a su créer une dynamique. Il est difficile de deviner l'issue du duel qui sera tendu », conclut un politicien ivoirien.
lefigaro.fr
Laurent Gbagbo et son challenger Alassane Ouattara vont se disputer la présidence fin novembre.
L'annonce des résultats définitifs des élections en Côte d'Ivoire n'aura finalement pas fait grand bruit. Mercredi soir, sous les néons criards d'un petit bar d'une banlieue d'Abidjan, aucun cri n'a accueilli la victoire de Laurent Gbagbo avec 38,3 % des voix et l'accession au second tour d'Alassane Ouattara avec 32,08 %. Les clients assis au Poulet Show ne sont pourtant pas des supporteurs d'Henri Konan Bédié, arrivé troisième avec 25,24 % et grand perdant de la confrontation. Ici, on soutient Gbagbo, mais on se dit «déçu». «Nous, on voulait une victoire par KO au premier tour», lâche Thierry.
Au petit matin, à Adjamé, un fief d'Alassane Ouattara, les militants ne sont guère plus joyeux. «Le score d'Alassane, il est petit. Nous avons pourtant bien voté», remâche Issa. La frustration est vite effacée et laisse place à un concert de louanges sur le «calme» qui a régné pendant le scrutin et «la maturité» des Ivoiriens. Les observateurs internationaux et les diplomates, visiblement soulagés s'y joignaient volontiers. La bonne tenue du scrutin était, il est vrai, loin d'être acquise. Et elle ne l'est en fait toujours pas. «Nous sommes à la moitié du chemin», résume un diplomate. Le second tour qui s'ouvre sera au moins aussi périlleux que ne fut le premier.
Le duel entre le Sudiste Laurent Gbagbo et le Nordiste musulman Alassane Ouattara est un condensé de la fracture qui mine la Côte d'Ivoire depuis vingt ans. Une mise à plat brutale des divisions qui, après la tentative de coup d'État de 2002 contre Laurent Gbagbo, ont conduit le pays à la guerre civile.
Combat musclé
Un regard sur la carte électorale suffit pour constater que le vote ethnique existe toujours dans le pays. Ainsi, le Baoulé Henri Konan Bédié tient le centre du pays, tandis que le Dioula Alassane Ouattara est maître dans le Nord. Le Bété Laurent Gbagbo a été plébiscité dans l'Ouest et le Sud. Cette logique s'arrête aux portes d'Abidjan. La capitale économique, qui pèse pour un tiers des électeurs, a été gagnée par Laurent Gbagbo, qui a su ratisser bien au-delà de son électorat tribal. Dans les meetings à venir, les discours des prétendants risquent donc d'être moins courtois que lors des semaines passées.
D'autant que ce combat sera celui de deux hommes qui ne s'estiment guère et que tout oppose. L'inimitié qui sépare un versatile Laurent Gbagbo, porté vers le populisme, à l'austère ancien haut fonctionnaire du FMI Alassane Ouattara est ancienne. Elle s'est forgée au début des années 1990 dans l'atmosphère de fin de règne des dernières années de Félix Houphouët-Boigny. Le président sortant n'a pas pardonné la tentative le putsch de 2002 qu'il attribue aux menées de son rival. De son côté, Alassane Ouattara garde une vive rancœur de son éviction, pour cause de «nationalité douteuse», de la présidentielle de 2000, gagnée par Gbagbo.
Or la campagne pourrait bien ranimer cette dangereuse polémique autour des origines des uns et des autres. L'«ivoirité» est un concept ultranationaliste selon lequel les populations chrétiennes du Sud seraient plus ivoiriennes que celles du Nord, à majorité musulman. Dans ce pays de forte émigration, l'argument est porteur. Et, dans le camp de Laurent Gbagbo, la tentation de l'utiliser sans doute grande.
Mais le jeu est risqué. Les Ivoiriens, appauvris, ne manquent jamais une occasion de souligner leur fatigue face à ces vieilles querelles. Laurent Gbagbo, désormais en position de favori, va réfléchir au meilleur moyen de séduire une partie des partisans de Bédié, réduit au rôle de faiseur de roi. En théorie, il existe un accord de désistement mutuel qui lie depuis 2005 Alassane Ouattara à Henri Konan Bédié. Mais la bonne volonté intéressée d'alors tiendra-t-elle face aux réalités ? Rien n'est moins sûr. «Les électeurs de Bédié sont naturellement portés vers Gbagbo, un Sudiste comme eux. Dans le même temps, Ouattara a su créer une dynamique. Il est difficile de deviner l'issue du duel qui sera tendu », conclut un politicien ivoirien.
lefigaro.fr
L'ONU arbitre du différend pétrolier entre l'Angola et la RDC
Le contentieux pétrolier entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Angola voisin en mer, a été soumis à l'arbitrage de l'ONU, a révélé l'ambassadeur angolais à Kinshasa, Emilio Guerra, cité mercredi par la presse kinoise.
Le dossier a été soumis par les dirigeants congolais à l'ONU. Son pays en a fait autant, a indiqué M. Guerra lors d'une conférence de presse à Kinshasa. Il faut attendre le verdict, a indiqué l'ambassadeur, sans préciser explicitement si le dossier avait été porté devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, habilitée à juger de tels différends frontaliers.
Toutefois, a-t-il rappelé, il était convenu entre les deux pays, une exploitation commune dans une zone d'intérêt commun. Mais, après avoir délimité son plateau continental, la RDC a laissé tomber le projet de zone d'intérêt commun au profit d'un arbitrage de l'ONU, a poursuivi l'ambassadeur.
L'Angola avait auparavant évoqué la création d'une commission conjointe pour résoudre les problèmes frontaliers, comme celui de la délimitation des frontières maritimes des deux pays dans l'océan Atlantique, riche en pétrole. L'Angola exploite de nombreux gisements face à ses côtes et à l'enclave de Cabinda (au nord du fleuve Congo). Kinshasa déclare pour sa part fréquemment que l'essentiel de la production pétrolière au large de Cabinda lui appartient en fait.
La délimitation de la frontière commune est d'autant plus importante que les deux pays ont signé des accords sur l'exploration et la production communes du pétrole dans leur "zone d'intérêt commun", située face à leurs côtes, dans l'Atlantique. L'Assemblée nationale angolaise a recommandé que "les bases de négociation doivent respecter strictement les accords signés entre le Portugal et la Belgique" au début de la colonisation. Ces accords détermineront alors les points de départ pour la délimitation des frontières maritimes.
Avec près de deux millions de barils par jour, l'Angola rivalise aujourd'hui avec le Nigeria pour la place de premier producteur de brut du continent. La RDC n'en produit pour sa part qu'environ 25.000 barils par jour. (afp)
7sur7.be
Le dossier a été soumis par les dirigeants congolais à l'ONU. Son pays en a fait autant, a indiqué M. Guerra lors d'une conférence de presse à Kinshasa. Il faut attendre le verdict, a indiqué l'ambassadeur, sans préciser explicitement si le dossier avait été porté devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, habilitée à juger de tels différends frontaliers.
Toutefois, a-t-il rappelé, il était convenu entre les deux pays, une exploitation commune dans une zone d'intérêt commun. Mais, après avoir délimité son plateau continental, la RDC a laissé tomber le projet de zone d'intérêt commun au profit d'un arbitrage de l'ONU, a poursuivi l'ambassadeur.
L'Angola avait auparavant évoqué la création d'une commission conjointe pour résoudre les problèmes frontaliers, comme celui de la délimitation des frontières maritimes des deux pays dans l'océan Atlantique, riche en pétrole. L'Angola exploite de nombreux gisements face à ses côtes et à l'enclave de Cabinda (au nord du fleuve Congo). Kinshasa déclare pour sa part fréquemment que l'essentiel de la production pétrolière au large de Cabinda lui appartient en fait.
La délimitation de la frontière commune est d'autant plus importante que les deux pays ont signé des accords sur l'exploration et la production communes du pétrole dans leur "zone d'intérêt commun", située face à leurs côtes, dans l'Atlantique. L'Assemblée nationale angolaise a recommandé que "les bases de négociation doivent respecter strictement les accords signés entre le Portugal et la Belgique" au début de la colonisation. Ces accords détermineront alors les points de départ pour la délimitation des frontières maritimes.
Avec près de deux millions de barils par jour, l'Angola rivalise aujourd'hui avec le Nigeria pour la place de premier producteur de brut du continent. La RDC n'en produit pour sa part qu'environ 25.000 barils par jour. (afp)
7sur7.be
RDC/meurtre Chebeya: le chef de la police pas poursuivi, "déni de justice"
KINSHASA (RDCongo) - L'ONG congolaise la Voix des sans voix (VSV) a dénoncé jeudi un "déni de justice" après le renvoi du dossier du meurtre à Kinshasa du défenseur des droits de l'homme Floribert Chebeya devant une cour militaire qui ne peut juger le chef de la police, "suspect numéro un" selon la VSV.
"Le transfert du dossier devant le cour militaire signifie que seuls les autres suspects (...) comparaîtront devant cette juridiction alors que des plaintes et autres éléments ont été mis à charge" du chef de la police, le général John Numbi, "suspect numéro un", écrit la VSV dans un communiqué.
Le général Numbi "n'est pas justiciable devant la cour militaire", qui juge uniquement des officiers de grade égal ou inférieur à celui de colonel, contrairement à la haute cour militaire, regrette l'ONG en dénonçant un "déni de justice".
Selon l'ONG, cinq policiers, arrêtés peu après le meurtre, devraient prochainement comparaître devant la cour militaire de la Gombe, le quartier chic de Kinshasa: le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, deux majors et deux autres policiers.
Le général Numbi a été suspendu dans le cadre de l'enquête. La VSV a réclamé une nouvelle fois son arrestation.
L'ONG fait également état d'"informations" sur "la mobilisation tous azimuts de personnalités politiques et financières de haut rang en faveur" du chef de la police, et qui "auraient promis de tout mettre en oeuvre" pour qu'il "ne puisse être poursuivi dans cette affaire gravissime".
Militant respecté et connu, président-fondateur de la Voix des sans voix, Floribert Chebeya, 47 ans, a été retrouvé mort le 2 juin dans sa voiture, les mains liées dans le dos, sur une route en périphérie de Kinshasa, le lendemain d'un rendez-vous, qui n'a pas eu lieu, avec le général Numbi.
Son chauffeur, qui l'avait accompagné au rendez-vous, est toujours porté disparu et son corps n'a jamais été retrouvé. Pour la Voix des sans voix, les deux hommes ont été "assassinés".
Selon le rapport d'autopsie, M. Chebeya a succombé à un arrêt cardiaque après avoir été victime de mauvais traitements.
La Voix des sans voix "s'insurge contre un plan visiblement préétabli, visant à organiser une parodie de justice qui, au lieu de faire éclater la vérité à travers une justice juste et équitable sur le double assassinat entre les mains de l'Etat, voudrait blanchir des suspects à l'autel des intérêts politiques et partisans et consacrer ainsi l'impunité en RDCongo".
La mort du président de la VSV avait suscité de vives réactions d'indignation en RDC et à l'étranger.
Mi-septembre, la veuve et les cinq enfants de M. Chebeya ont quitté Kinshasa pour s'installer au Canada.
(©AFP / 04 novembre 2010 21h21)
"Le transfert du dossier devant le cour militaire signifie que seuls les autres suspects (...) comparaîtront devant cette juridiction alors que des plaintes et autres éléments ont été mis à charge" du chef de la police, le général John Numbi, "suspect numéro un", écrit la VSV dans un communiqué.
Le général Numbi "n'est pas justiciable devant la cour militaire", qui juge uniquement des officiers de grade égal ou inférieur à celui de colonel, contrairement à la haute cour militaire, regrette l'ONG en dénonçant un "déni de justice".
Selon l'ONG, cinq policiers, arrêtés peu après le meurtre, devraient prochainement comparaître devant la cour militaire de la Gombe, le quartier chic de Kinshasa: le colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux, deux majors et deux autres policiers.
Le général Numbi a été suspendu dans le cadre de l'enquête. La VSV a réclamé une nouvelle fois son arrestation.
L'ONG fait également état d'"informations" sur "la mobilisation tous azimuts de personnalités politiques et financières de haut rang en faveur" du chef de la police, et qui "auraient promis de tout mettre en oeuvre" pour qu'il "ne puisse être poursuivi dans cette affaire gravissime".
Militant respecté et connu, président-fondateur de la Voix des sans voix, Floribert Chebeya, 47 ans, a été retrouvé mort le 2 juin dans sa voiture, les mains liées dans le dos, sur une route en périphérie de Kinshasa, le lendemain d'un rendez-vous, qui n'a pas eu lieu, avec le général Numbi.
Son chauffeur, qui l'avait accompagné au rendez-vous, est toujours porté disparu et son corps n'a jamais été retrouvé. Pour la Voix des sans voix, les deux hommes ont été "assassinés".
Selon le rapport d'autopsie, M. Chebeya a succombé à un arrêt cardiaque après avoir été victime de mauvais traitements.
La Voix des sans voix "s'insurge contre un plan visiblement préétabli, visant à organiser une parodie de justice qui, au lieu de faire éclater la vérité à travers une justice juste et équitable sur le double assassinat entre les mains de l'Etat, voudrait blanchir des suspects à l'autel des intérêts politiques et partisans et consacrer ainsi l'impunité en RDCongo".
La mort du président de la VSV avait suscité de vives réactions d'indignation en RDC et à l'étranger.
Mi-septembre, la veuve et les cinq enfants de M. Chebeya ont quitté Kinshasa pour s'installer au Canada.
(©AFP / 04 novembre 2010 21h21)
Guinée - Pleine d’espoirs, la Guinée élit son président après 52 ans de dictature
jeudi 04 novembre 2010
Quelque 4,2 millions d'électeurs guinéens doivent désigner dimanche leur président en départageant deux civils, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, qui promettent la "réconciliation nationale" après 52 ans de dictature, mais aussi l'eau et l'électricité dont sont privés la plupart des foyers.
Après quatre mois d'attente et deux reports du scrutin, le pays est pressé de voter mais redoute de nouveaux troubles à l'annonce des résultats, la campagne ayant été marquée fin octobre par des violences politico-ethniques, à Conakry et dans plusieurs villes de l'est.
Pour le premier tour, le 27 juin, les Guinéens avaient participé dans l'exaltation à la première élection libre de l'histoire du pays, ancienne colonie française indépendante depuis 1958.
Ils avaient alors placé en tête deux leaders de grands partis: un ancien Premier ministre sous le régime du défunt général Lansana Conté, Cellou Dalein Diallo (43%), 58 ans, et un opposant historique à tous les régimes successifs, Alpha Condé (18%), 72 ans.
Depuis, les tensions n'ont cessé de s'exacerber entre les deux camps qui se sont mutuellement accusés de fomenter des fraudes. La zizanie s'est installée au sein de la Commission électorale, et c'est finalement un officier d'un pays voisin, le général malien Siaka Sangaré, qui a été chargé de présider cette institution.
"Il y a un très grand risque que les gens sortent dans les rues, après les résultats du vote, parce que le message passe dans les partis politiques que +si on ne gagne pas, c'est parce qu'il y aura eu tricherie+", estime le représentant de l'ONG International Crisis Group, à Dakar, Richard Moncrieff.
"L'inquiétude s'est installée car les élections se sont +ethnicisées+. Les Peuls sont pour Cellou et les Malinkés pour Alpha", déplore, dans un café de Conakry, un informaticien de 40 ans, Emmanuel Ajavon, d'ethnie soussou. A une table voisine, un commerçant de 49 ans, Aboubacar Sacko, un Sarakolé, ajoute: "Les tensions sont montées des deux côtés surtout à cause de rumeurs."
Quand de nombreux militants du parti d'Alpha Condé avaient été hospitalisés, pour des maux de ventre et des vomissements, après un meeting de leur candidat le 22 octobre, la rumeur avait couru que "les Peuls avaient empoisonné l'eau", déclenchant une série d'attaques contre les membres de cette ethnie dans des villes de Haute-Guinée et Guinée forestière. Au moins un commerçant peul avait été tué. Plus de 1.800 avaient fui les violences, selon les ONG.
La plupart des Guinéens, lassés des tensions, placent pourtant d'immenses espoirs dans l'élection d'un civil, et se montrent grisés par les promesses - presque semblables - faites par les deux candidats.
"Personne ne pourra plus impunément vous arrêter, vous piller, vous tuer", a lancé M. Diallo au cours de son dernier meeting. Une référence aux exactions et tueries commises sous les régimes d'Ahmed Sékou Touré (1958-1984), du général Lansana Conté (1984-2008), puis sous la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara jusqu'au régime de transition.
M. Condé a également souhaité que tous les Guinéens "apprennent à se pardonner" et s'est lui-même recueilli sur les tombes de Sékou Touré et Conté, qui l'avaient respectivement fait condamner à mort et emprisonner.
Alors que 5 millions de Guinéens, sur une population de 10 millions, vivraient encore sous le seuil de pauvreté, les candidats promettent que les ressources naturelles considérables du pays - bauxite, fer, or, diamant, pétrole - bénéficieront enfin aux populations, par "l'éducation pour tous", "la santé pour tous" et d'abord le "développement des réseaux de distribution d'eau et d'électricité".
© Le Vif.be, avec Belga
Quelque 4,2 millions d'électeurs guinéens doivent désigner dimanche leur président en départageant deux civils, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, qui promettent la "réconciliation nationale" après 52 ans de dictature, mais aussi l'eau et l'électricité dont sont privés la plupart des foyers.
Après quatre mois d'attente et deux reports du scrutin, le pays est pressé de voter mais redoute de nouveaux troubles à l'annonce des résultats, la campagne ayant été marquée fin octobre par des violences politico-ethniques, à Conakry et dans plusieurs villes de l'est.
Pour le premier tour, le 27 juin, les Guinéens avaient participé dans l'exaltation à la première élection libre de l'histoire du pays, ancienne colonie française indépendante depuis 1958.
Ils avaient alors placé en tête deux leaders de grands partis: un ancien Premier ministre sous le régime du défunt général Lansana Conté, Cellou Dalein Diallo (43%), 58 ans, et un opposant historique à tous les régimes successifs, Alpha Condé (18%), 72 ans.
Depuis, les tensions n'ont cessé de s'exacerber entre les deux camps qui se sont mutuellement accusés de fomenter des fraudes. La zizanie s'est installée au sein de la Commission électorale, et c'est finalement un officier d'un pays voisin, le général malien Siaka Sangaré, qui a été chargé de présider cette institution.
"Il y a un très grand risque que les gens sortent dans les rues, après les résultats du vote, parce que le message passe dans les partis politiques que +si on ne gagne pas, c'est parce qu'il y aura eu tricherie+", estime le représentant de l'ONG International Crisis Group, à Dakar, Richard Moncrieff.
"L'inquiétude s'est installée car les élections se sont +ethnicisées+. Les Peuls sont pour Cellou et les Malinkés pour Alpha", déplore, dans un café de Conakry, un informaticien de 40 ans, Emmanuel Ajavon, d'ethnie soussou. A une table voisine, un commerçant de 49 ans, Aboubacar Sacko, un Sarakolé, ajoute: "Les tensions sont montées des deux côtés surtout à cause de rumeurs."
Quand de nombreux militants du parti d'Alpha Condé avaient été hospitalisés, pour des maux de ventre et des vomissements, après un meeting de leur candidat le 22 octobre, la rumeur avait couru que "les Peuls avaient empoisonné l'eau", déclenchant une série d'attaques contre les membres de cette ethnie dans des villes de Haute-Guinée et Guinée forestière. Au moins un commerçant peul avait été tué. Plus de 1.800 avaient fui les violences, selon les ONG.
La plupart des Guinéens, lassés des tensions, placent pourtant d'immenses espoirs dans l'élection d'un civil, et se montrent grisés par les promesses - presque semblables - faites par les deux candidats.
"Personne ne pourra plus impunément vous arrêter, vous piller, vous tuer", a lancé M. Diallo au cours de son dernier meeting. Une référence aux exactions et tueries commises sous les régimes d'Ahmed Sékou Touré (1958-1984), du général Lansana Conté (1984-2008), puis sous la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara jusqu'au régime de transition.
M. Condé a également souhaité que tous les Guinéens "apprennent à se pardonner" et s'est lui-même recueilli sur les tombes de Sékou Touré et Conté, qui l'avaient respectivement fait condamner à mort et emprisonner.
Alors que 5 millions de Guinéens, sur une population de 10 millions, vivraient encore sous le seuil de pauvreté, les candidats promettent que les ressources naturelles considérables du pays - bauxite, fer, or, diamant, pétrole - bénéficieront enfin aux populations, par "l'éducation pour tous", "la santé pour tous" et d'abord le "développement des réseaux de distribution d'eau et d'électricité".
© Le Vif.be, avec Belga
CAN féminine 2010 : la guinée a-t-elle triché ?
Le Cameroun a déposé hier soir une requête auprès de la CAF (Confédération Africaine de football). Elle concerne la joueuse Simpore Salimata (Guinée équatoriale) qui, en mars dernier avait pris part aux éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations féminine avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Elle portait alors le dossard numéro onze.
D’après les lois de la CAF, la Guinée équatoriale pourrait être suspendue pour une durée de trois ans alors que la joueuse quant à elle devrait être radié a vie de toutes les compétitions organisées par la confédération africaine de football.
Les membres du staff administratifs présents dans la délégations camerounaise en Afrique du Sud poursuivent des démarches pour que justice soit faite sur cette affaire qui pourrait donner trois points à nos lionnes obligées au partage des points avec la Guinée (2-2) en match de poule.
Les lionnes quant à elles se sont entrainées ce matin à 10 heure au Kempton Complexe de Johannesbourg et, le moral semble être au beau fixe.
Le coach Enow a multiplié cependant des entretiens individuels avec ses joueuses qui, pour la plus part participent pour la première fois à une compétition internationale. Il a surtout été question de galvaniser ses troupes. Le Cameroun affronte demain 15h30 au Sinaba Stadium le Ghana, premier de la poule.
Jules Kouonang, envoyé spécial en Afrique du Sud
camfoot.com
D’après les lois de la CAF, la Guinée équatoriale pourrait être suspendue pour une durée de trois ans alors que la joueuse quant à elle devrait être radié a vie de toutes les compétitions organisées par la confédération africaine de football.
Les membres du staff administratifs présents dans la délégations camerounaise en Afrique du Sud poursuivent des démarches pour que justice soit faite sur cette affaire qui pourrait donner trois points à nos lionnes obligées au partage des points avec la Guinée (2-2) en match de poule.
Les lionnes quant à elles se sont entrainées ce matin à 10 heure au Kempton Complexe de Johannesbourg et, le moral semble être au beau fixe.
Le coach Enow a multiplié cependant des entretiens individuels avec ses joueuses qui, pour la plus part participent pour la première fois à une compétition internationale. Il a surtout été question de galvaniser ses troupes. Le Cameroun affronte demain 15h30 au Sinaba Stadium le Ghana, premier de la poule.
Jules Kouonang, envoyé spécial en Afrique du Sud
camfoot.com
Areva "prête à ouvrir" à la Chine une de ses mines du Niger (Elysée)
Le numéro un mondial du nucléaire Areva est prêt à ouvrir à un partenaire chinois l'exploitation de la mine d'uranium d'Imouraren, dans le nord-ouest du Niger, dont elle est partiellement propriétaire, a-t-on appris jeudi auprès de l'Elysée.
AREVA
lepoint.fr
AREVA
lepoint.fr
Cameroun : Où est passé Paul Biya ?
Après avoir remercié et dit officiellement au revoir aux autorités suisses, le chef de l’Etat n’a toujours pas regagné le Cameroun.
Le président de la République n’a finalement pas présidé, comme annoncé dans divers communiqués officiels dont celui du ministre de la Communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary, la finale de la 51e de la Coupe du Cameroun. En dépit du décor planté, qui laissait croire jusqu’au matin même de la finale à son arrivée au stade Ahmadou Ahidjo. Comme en 2008 avec Ephraim Inoni, c’est le Premier ministre, Philémon Yang, qui a présidé ladite finale. Et pourtant, la clôture de la saison sportive au Cameroun a été retardée pour cause du calendrier surchargé du président de la République.
Parti du Cameroun le 21 octobre 2010 pour prendre part à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), le président camerounais, aux dires des confrères de Cameroon Tribune, a fait l’objet de mille attentions à son arrivée en Suisse le jeudi 22 octobre 2010. Entre cadeaux spéciaux et prises de parole, Paul Biya, arrivé à Montreux vendredi, 23 octobre dans la soirée, a officiellement fait ses adieux aux autorités helvétiques le lundi 25 octobre, selon nos informations. Nicolas Sarkozy arrivé au matin du 24, n’en a eu que pour quelques heures.
Par ailleurs, tous les 37 autres chefs d’Etat présents à Montreux ont regagné leur pays. Tout comme les organisateurs de ces assises. Le président camerounais à qui «le peuple» à genoux a adressé hier, 02 novembre (journée des morts), un énième appel, est sans nouvelle. Certes, ses collaborateurs du cabinet civil font savoir qu’il séjourne en Suisse. Certes également que certains membres de sa suite sont depuis quelques jours de retour au Cameroun. Mais le chef de l’Etat qui, à côté des élus du peuple et des conseillers municipaux, est le seul à qui le peuple souverain a confié un mandat reste étrangement muet. Comme ses services d’ailleurs.
Comme pour meubler ce mutisme, lundi, 1er novembre dans la soirée, la télévision d’Etat (Crtv) a diffusé, dans le cadre de son programme consacré aux activités du président de la République, «Présidence Actu», de long en large, des plages sur les audiences de Paul Biya, ses randonnées et visites. Au cours de ce programme, les téléspectateurs de la Crtv ont également pu suivre la séquence sur la vie de son épouse à ses côtés, durant ce séjour européen. «Présidence Actu» de lundi dernier aura été un moment de communication sur l’abondante activité du chef de l’Etat. Celle qu’on ne trouve pas souvent à Paul Biya au Cameroun.
Après avoir pris part aux côtés du Français Nicolas Sarkozy, Abdou Diouf, le secrétaire général de l’Oif au sommet de la Riviéra vaudaise, Paul Biya aura participé aux nombreuses discussions sur fond de crise sociale et ses succédanées comme la réforme des retraites en France. S’il a plaidé pour un nouvel ordre mondial, Paul Biya a réitéré son discours sur une plus grande assistance à l’Afrique.
De son côté, le président français s’est servi de la tribune à lui offerte à Montreux, pour donner un nouvel air et préciser ses priorités du G20 et du G8, dont Paris assure depuis la présidence, respectivement à partir du 12 novembre 2010 et de janvier 2011. D’où son propos sur le système monétaire international. Mais aussi, du marché des matières premières et la gouvernance mondiale.
camer.be
Le président de la République n’a finalement pas présidé, comme annoncé dans divers communiqués officiels dont celui du ministre de la Communication (Mincom), Issa Tchiroma Bakary, la finale de la 51e de la Coupe du Cameroun. En dépit du décor planté, qui laissait croire jusqu’au matin même de la finale à son arrivée au stade Ahmadou Ahidjo. Comme en 2008 avec Ephraim Inoni, c’est le Premier ministre, Philémon Yang, qui a présidé ladite finale. Et pourtant, la clôture de la saison sportive au Cameroun a été retardée pour cause du calendrier surchargé du président de la République.
Parti du Cameroun le 21 octobre 2010 pour prendre part à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), le président camerounais, aux dires des confrères de Cameroon Tribune, a fait l’objet de mille attentions à son arrivée en Suisse le jeudi 22 octobre 2010. Entre cadeaux spéciaux et prises de parole, Paul Biya, arrivé à Montreux vendredi, 23 octobre dans la soirée, a officiellement fait ses adieux aux autorités helvétiques le lundi 25 octobre, selon nos informations. Nicolas Sarkozy arrivé au matin du 24, n’en a eu que pour quelques heures.
Par ailleurs, tous les 37 autres chefs d’Etat présents à Montreux ont regagné leur pays. Tout comme les organisateurs de ces assises. Le président camerounais à qui «le peuple» à genoux a adressé hier, 02 novembre (journée des morts), un énième appel, est sans nouvelle. Certes, ses collaborateurs du cabinet civil font savoir qu’il séjourne en Suisse. Certes également que certains membres de sa suite sont depuis quelques jours de retour au Cameroun. Mais le chef de l’Etat qui, à côté des élus du peuple et des conseillers municipaux, est le seul à qui le peuple souverain a confié un mandat reste étrangement muet. Comme ses services d’ailleurs.
Comme pour meubler ce mutisme, lundi, 1er novembre dans la soirée, la télévision d’Etat (Crtv) a diffusé, dans le cadre de son programme consacré aux activités du président de la République, «Présidence Actu», de long en large, des plages sur les audiences de Paul Biya, ses randonnées et visites. Au cours de ce programme, les téléspectateurs de la Crtv ont également pu suivre la séquence sur la vie de son épouse à ses côtés, durant ce séjour européen. «Présidence Actu» de lundi dernier aura été un moment de communication sur l’abondante activité du chef de l’Etat. Celle qu’on ne trouve pas souvent à Paul Biya au Cameroun.
Après avoir pris part aux côtés du Français Nicolas Sarkozy, Abdou Diouf, le secrétaire général de l’Oif au sommet de la Riviéra vaudaise, Paul Biya aura participé aux nombreuses discussions sur fond de crise sociale et ses succédanées comme la réforme des retraites en France. S’il a plaidé pour un nouvel ordre mondial, Paul Biya a réitéré son discours sur une plus grande assistance à l’Afrique.
De son côté, le président français s’est servi de la tribune à lui offerte à Montreux, pour donner un nouvel air et préciser ses priorités du G20 et du G8, dont Paris assure depuis la présidence, respectivement à partir du 12 novembre 2010 et de janvier 2011. D’où son propos sur le système monétaire international. Mais aussi, du marché des matières premières et la gouvernance mondiale.
camer.be
Football-Togo: Echéance cruciale vendredi
Fédération togolaise de football - Les nouveaux dirigeants du football togolais seront connus vendredi à l'issue du congrès qui réunira à Lomé les 52 représentants des clubs et des ligues du pays. Trois listent se battent pour contrôler la future Fédération togolaise de football (FTF), a constaté la PANA.
Il y a d'abord, la liste "Fair play" conduite par Gabriel Améyi , ancien premier vice-président de la FTF, puis la liste "Rénovation" avec à sa tête Essoyaba Boukpessi, ancien 2ème vice-président, et celle de Têtè Amouzou, ancien joueur, président du club de deuxième division de l'ASFOSA, qui va participer pour la première fois à l'élection à la Fédération.
Les 52 représentants vont départager les trois listes qui font pratiquement les mêmes promesses, à savoir sortir le football togolais de la longue crise, opérer des réformes et créer une bonne entente entre les acteurs du football au Togo.
On rappelle que depuis près de cinq ans, le football togolais traverse une crise qui a conduit la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football (FIFA) à intervenir.
Lomé - Pana 04/11/2010
afriquejet.com
Il y a d'abord, la liste "Fair play" conduite par Gabriel Améyi , ancien premier vice-président de la FTF, puis la liste "Rénovation" avec à sa tête Essoyaba Boukpessi, ancien 2ème vice-président, et celle de Têtè Amouzou, ancien joueur, président du club de deuxième division de l'ASFOSA, qui va participer pour la première fois à l'élection à la Fédération.
Les 52 représentants vont départager les trois listes qui font pratiquement les mêmes promesses, à savoir sortir le football togolais de la longue crise, opérer des réformes et créer une bonne entente entre les acteurs du football au Togo.
On rappelle que depuis près de cinq ans, le football togolais traverse une crise qui a conduit la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football (FIFA) à intervenir.
Lomé - Pana 04/11/2010
afriquejet.com
Gabon : 20 Panthères contre le Sénégal
Rédaction Football365.fr / FootSud
jeudi 04 novembre 2010 - 17h56 Le sélectionneur du Gabon, Gernot Rohr, a communiqué la liste des 20 joueurs retenus pour la rencontre de préparation face au Sénégal, la 17 novembre prochain à 18h, à Sannois (région parisienne). Les Panthères, qui restent sur un nul et trois défaites en amical, auront à cœur de ses reprendre face à un adversaire qui a démarré en trombe les éliminatoires de la CAN Orange 2012.
La liste complète :
Gardiens : Didier Ovono (Le Mans, France), Yan Bidonga (Mangasport).
Défenseurs : Moïse Brou Apanga (Brest, France), Bruno Ecuele Manga (Lorient, France), Jean-Pierre Bamba (FC 105), Catalina Aubameyang (sans club), Jean II Nkéleko, Rodrigue Moundounga (Olympique Béja, Tunisie).
Milieux de terrain : Bruno Mbanangoye Zita (Sivasspor, Turquie), André Biyogho Poko (US Bitam), Willy Aubameyang (Eupen, Belgique), Cédric Moubamba, Stéphane Nguéma (PSG, France) et Geoffroy Ngame Essono.
Attaquants : Eric Mouloungui (Nice, France), Pierre-Emerick Aubameyang (Monaco, France), Roguy Meye (Ankaragucu, Turquie), Daniel Cousin (Larissa, Grèce), lrich Bembangoye (Mangasport) et Bonaventure Sokambi (SOGEA FC).
P.J (Rédaction Football365/FootSud)
jeudi 04 novembre 2010 - 17h56 Le sélectionneur du Gabon, Gernot Rohr, a communiqué la liste des 20 joueurs retenus pour la rencontre de préparation face au Sénégal, la 17 novembre prochain à 18h, à Sannois (région parisienne). Les Panthères, qui restent sur un nul et trois défaites en amical, auront à cœur de ses reprendre face à un adversaire qui a démarré en trombe les éliminatoires de la CAN Orange 2012.
La liste complète :
Gardiens : Didier Ovono (Le Mans, France), Yan Bidonga (Mangasport).
Défenseurs : Moïse Brou Apanga (Brest, France), Bruno Ecuele Manga (Lorient, France), Jean-Pierre Bamba (FC 105), Catalina Aubameyang (sans club), Jean II Nkéleko, Rodrigue Moundounga (Olympique Béja, Tunisie).
Milieux de terrain : Bruno Mbanangoye Zita (Sivasspor, Turquie), André Biyogho Poko (US Bitam), Willy Aubameyang (Eupen, Belgique), Cédric Moubamba, Stéphane Nguéma (PSG, France) et Geoffroy Ngame Essono.
Attaquants : Eric Mouloungui (Nice, France), Pierre-Emerick Aubameyang (Monaco, France), Roguy Meye (Ankaragucu, Turquie), Daniel Cousin (Larissa, Grèce), lrich Bembangoye (Mangasport) et Bonaventure Sokambi (SOGEA FC).
P.J (Rédaction Football365/FootSud)
mercredi 3 novembre 2010
R.D.C. -Nouvelles pressions sur les contrats chinois
(Le Potentiel 03/11/2010)
La RDC a rendez-vous en ce mois de novembre avec ses créanciers membres du Club de Paris. Prévue en octobre dernier, la rencontre a été décalée sur demande du gouvernement. Le temps pour lui de préparer les éléments de défense aux questions soulevées par le Club de Paris. Au nombre de celles-ci figurent en bonne place les contrats chinois dont la signature par Kinshasa ne cesse de provoquer des grincements de dents de l’autre côté de la mer Méditerranée.
Une fois de plus, les contrats chinois sont remis en selles. Le Club de Paris, plus particulièrement le bloc formé par les pays de l’Union européenne, exigerait une seconde lecture des termes révisés de ces contrats. Le but ultime est de contrecarrer la percée de la Chine, toujours vue d’un mauvais œil dans le camp occidental.
Le fond du problème, c’est que l’Occident n’est pas prêt à oublier l’affront lui infligé par la République démocratique du Congo en se tournant, pour le financement de son plan de reconstruction, vers la Chine. Le partenariat conclu en 2007 entre l’Etat congolais et un consortium d’entreprises chinoises restera à jamais collé à la peau du gouvernement.
A y regarder de plus près, ce partenariat se révèle une écharde qui s’invitera à temps et à contre-temps chaque fois que la RDC sera en négociation avec ses partenaires traditionnels au développement.
Révisés une première fois pour les faire correspondre, de l’avis du Fonds monétaire international, aux impératifs de l’accord formel conclu le 11 décembre 2009 entre lui et Kinshasa, les contrats chinois ne cessent de triturer les méninges des Occidentaux. Ils sont vus d’un mauvais œil et le péché de Kinshasa est d’avoir sifflé la fin de l’hégémonie de ses partenaires traditionnels en accordant des marchés juteux aux Chinois.
Au nom de la préservation de l’avantage acquis, l’Occident ne s’avoue pas vaincu. Aussi tente-t-il, par divers moyens, de récupérer de l’espace vital dans le vaste plan de reconstruction de la RDC.
UNE SECONDE LECTURE
Avant décembre 2009, le FMI et la Banque mondiale- bras financiers des Institutions de Bretton Woods - ont été mis à contribution pour faire plier le gouvernement congolais. Le premier réajustement des contrats chinois aura été le prix payé par la RDC pour obtenir à l’arrachée un nouvel accord avec le FMI (PEG 2). Le bout du tunnel sera atteint le 1er juillet avec la décision conjointe des Conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale admettant la RDC au point d’achèvement de l’initiative de réduction de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
Le gouvernement avait jubilé, fier de pouvoir enfin se débarrasser des 12,3 milliards USD d’une dette qualifiée d’« odieuse » dans certains milieux. Tout le monde avait salué la décision.
L’annulation de 90% de la dette de la RDC devait l’aider à réaffecter les économies réalisées du fait de non-remboursement aux investissements dans les secteurs sociaux tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.
En octobre 2010, il était prévu que le gouvernement prenne contact avec ses créanciers du Club de Paris pour convenir de la procédure d’annulation des créances dues à ce Club. Sur demande de Kinshasa, la rencontre a été reportée pour ce mois de novembre. Dans les rangs du gouvernement, l’on a motivé le report par la nécessité de réunir les éléments de réponse à certaines questions posées par le Club.
Dans ces « milieux », l’on indique que le Club de Paris est revenu sur les termes révisés des contrats chinois. En effet, nombre de créanciers estiment que la RDC a péché en plusieurs points, malgré le réajustement consenti par elle de ces contrats en 2009. Cette volte-face du Club de Paris trouverait sa justification dans une clause reprise dans le procès-verbal ayant sanctionné leur rencontre du 25 février 2010.
Suivant les conclusions adoptées par les deux parties, le procès-verbal rappelait : « En conséquence, le Gouvernement de la République démocratique du Congo s’engage à n’accorder à aucune des catégories de créanciers – et en particulier les pays créanciers ne participant pas au procès-verbal agréé du 25 février 2010, les banques commerciales, les fournisseurs, les porteurs d’obligations et les créanciers procéduriers- un traitement plus favorable que celui accordé aux pays créanciers participants ». Des pays créanciers participants à ces discussions étaient alors : Allemagne, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, FRANCE, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède.
L’on note tout de suite l’absence de la Chine dans ce forum restreint. Raison pour laquelle, de l’avis des créanciers du Club de Paris, les termes des contrats chinois – quoique révisés – sont en déphasage avec l’engagement du 25 février 2010, lequel lie Kinshasa.
L’ « AIDE LIEE » QUI DIVISE
Le Club de Paris estime que les contrats chinois dans leur forme révisée ne donnent aucune garantie évidente de soutenabilité. Mais, le plus grave, pense-t-il, c’est sa nature. Pour l’Occident, les contrats chinois ont été libellés sous forme d’une « aide liée », verrouillés de tous bords, ne donnant accès qu’aux seules entreprises chinoises. Que resterait-il alors à l’Occident, plus précisément à l’Union européenne ? Celle-ci ne se montre pas dupe. Elle sait qu’entre la Chine et les Etats-Unis, il y a un mariage d’intérêts qui risque de la fragiliser au point de ne pas trouver son compte dans ce qui se fait en RDC.
Avec sa constellation des membres, l’Union européenne se sent réduite au rôle de spectatrice d’un deal qui se forme à ses dépens entre les Etats-Unis et la Chine. Le schéma est classique. Il obéit à une logique d’intérêt où chacun joue au mieux de ses intérêts.
Il paraît désormais clair que la volte-face du Club de Paris est dictée par l’Union européenne. Celle-ci n’est pas prête à accepter sa mise à l’écart dans l’exécution des contrats chinois. Il s’ensuit que l’avenir des contrats chinois se négocie présentement sur l’axe Pékin-Bruxelles- Washington.
Si les Etats-Unis, qui ne cachent plus leur lien avec la Chine, ont trouvé d’une certaine manière leur compte en RDC – allusion faite à la finalisation de la convention Tenke Fungurume Mining – les Européens se sentent perdants sur toute la ligne. La tactique consiste donc à contraindre la RDC à intégrer l’Union européenne dans le partenariat conclu avec la Chine.
La soutenabilité de la dette évoquée autrefois pour motiver le réajustement des contrats chinois n’a été qu’un raccourci emprunté pour tempérer la gloutonnerie de la Chine en RDC.
Désargentée, l’Union européenne est consciente de son incapacité à faire comme la Chine, c’est-à-dire décaisser des milliards de dollars américains pour soutenir le plan de reconstruction. Mais, par « devoir moral », elle réclame, en contrepartie, son implication dans le jeu.
LE CHANTAGE
Après s’être servi des institutions de Bretton Woods, l’Union européenne a opté pour le Club de Paris pour faire plier la RDC. Ce qui justifie les nouvelles pressions exercées sur Kinshasa pour une seconde lecture ; un nouveau réajustement qui devait à terme l’inclure dans le deal.
La RDC cédera-t-elle à cette pression ? Est-ce qu’à Kinshasa, l’on mesure la portée réelle de la bataille qui se joue autour des richesses de la RDC ? Difficile à dire. Toutefois, Kinshasa ne devrait ni minimiser cette bataille ni se mettre à l’écart. Le gouvernement devrait au contraire prendre les devants et donner l’impulsion. Cela en faisant valoir sa position pour faire pencher la balance en sa faveur. Les Etats-Unis et la Chine ont déjà choisi leur voie. Les deux ont formé, au sortir de la crise financière de 2008, un duopole pour dicter la nouvelle cadence de l’économie mondiale. C’est l’époque de la « Chinamérique ».
Le 27 juillet dernier, ouvrant à Washington un sommet sino-américain, le président Obama a affirmé que les relations bilatérales entre les Etats-Unis et la Chine allaient « façonner le 21ème siècle ». Et en écho, quelques semaines plus tard, le vice-Premier ministre chinois précisait que les Etats-Unis et la Chine ne pouvaient à eux seuls résoudre les problèmes du monde, mais que, en revanche, sans eux, « rien ne pouvait se régler ». Ne serait-ce pas là une façon de réduire ou d’ignorer l’impact des Européens dans cette nouvelle configuration qui se dessine ?
La question est préoccupante. Ayant compris les nouveaux enjeux, l’Union européenne prend la mesure du rôle que joue la RDC. Dès lors, elle ne peut pas accepter de la livrer clés en mains à la Chine. La démarche européenne en RDC pourrait être en chorus avec la Chine et les Etats-Unis mais il n’est pas exclu que Pékin joue à la fois le jeu de la solidarité et de la rivalité.
La leçon est-elle comprise du côté de Kinshasa ? Apparemment, non. Car, les élites congolaises ne veulent pas s’élever et se doter d’une vision pour leur pays. Elles en sont encore à cultiver les intérêts individuels là où ailleurs, l’on ne lésine pas sur les moyens pour préserver les intérêts des populations.
En RDC, la Chine ne donne pas de leçons de morale mais diffuse l’image d’un ancien pays colonisé qui s’est redressé à force de travail. La chine sait que le bras de fer est inévitable. Mais, elle s’est en même temps dotée des moyens – immenses – pour résister. En RDC, l’on doit faire avec des dirigeants presqu’inconscients des enjeux dans lesquels se trouve impliqué leur pays.
© Copyright Le Potentiel
La RDC a rendez-vous en ce mois de novembre avec ses créanciers membres du Club de Paris. Prévue en octobre dernier, la rencontre a été décalée sur demande du gouvernement. Le temps pour lui de préparer les éléments de défense aux questions soulevées par le Club de Paris. Au nombre de celles-ci figurent en bonne place les contrats chinois dont la signature par Kinshasa ne cesse de provoquer des grincements de dents de l’autre côté de la mer Méditerranée.
Une fois de plus, les contrats chinois sont remis en selles. Le Club de Paris, plus particulièrement le bloc formé par les pays de l’Union européenne, exigerait une seconde lecture des termes révisés de ces contrats. Le but ultime est de contrecarrer la percée de la Chine, toujours vue d’un mauvais œil dans le camp occidental.
Le fond du problème, c’est que l’Occident n’est pas prêt à oublier l’affront lui infligé par la République démocratique du Congo en se tournant, pour le financement de son plan de reconstruction, vers la Chine. Le partenariat conclu en 2007 entre l’Etat congolais et un consortium d’entreprises chinoises restera à jamais collé à la peau du gouvernement.
A y regarder de plus près, ce partenariat se révèle une écharde qui s’invitera à temps et à contre-temps chaque fois que la RDC sera en négociation avec ses partenaires traditionnels au développement.
Révisés une première fois pour les faire correspondre, de l’avis du Fonds monétaire international, aux impératifs de l’accord formel conclu le 11 décembre 2009 entre lui et Kinshasa, les contrats chinois ne cessent de triturer les méninges des Occidentaux. Ils sont vus d’un mauvais œil et le péché de Kinshasa est d’avoir sifflé la fin de l’hégémonie de ses partenaires traditionnels en accordant des marchés juteux aux Chinois.
Au nom de la préservation de l’avantage acquis, l’Occident ne s’avoue pas vaincu. Aussi tente-t-il, par divers moyens, de récupérer de l’espace vital dans le vaste plan de reconstruction de la RDC.
UNE SECONDE LECTURE
Avant décembre 2009, le FMI et la Banque mondiale- bras financiers des Institutions de Bretton Woods - ont été mis à contribution pour faire plier le gouvernement congolais. Le premier réajustement des contrats chinois aura été le prix payé par la RDC pour obtenir à l’arrachée un nouvel accord avec le FMI (PEG 2). Le bout du tunnel sera atteint le 1er juillet avec la décision conjointe des Conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale admettant la RDC au point d’achèvement de l’initiative de réduction de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
Le gouvernement avait jubilé, fier de pouvoir enfin se débarrasser des 12,3 milliards USD d’une dette qualifiée d’« odieuse » dans certains milieux. Tout le monde avait salué la décision.
L’annulation de 90% de la dette de la RDC devait l’aider à réaffecter les économies réalisées du fait de non-remboursement aux investissements dans les secteurs sociaux tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.
En octobre 2010, il était prévu que le gouvernement prenne contact avec ses créanciers du Club de Paris pour convenir de la procédure d’annulation des créances dues à ce Club. Sur demande de Kinshasa, la rencontre a été reportée pour ce mois de novembre. Dans les rangs du gouvernement, l’on a motivé le report par la nécessité de réunir les éléments de réponse à certaines questions posées par le Club.
Dans ces « milieux », l’on indique que le Club de Paris est revenu sur les termes révisés des contrats chinois. En effet, nombre de créanciers estiment que la RDC a péché en plusieurs points, malgré le réajustement consenti par elle de ces contrats en 2009. Cette volte-face du Club de Paris trouverait sa justification dans une clause reprise dans le procès-verbal ayant sanctionné leur rencontre du 25 février 2010.
Suivant les conclusions adoptées par les deux parties, le procès-verbal rappelait : « En conséquence, le Gouvernement de la République démocratique du Congo s’engage à n’accorder à aucune des catégories de créanciers – et en particulier les pays créanciers ne participant pas au procès-verbal agréé du 25 février 2010, les banques commerciales, les fournisseurs, les porteurs d’obligations et les créanciers procéduriers- un traitement plus favorable que celui accordé aux pays créanciers participants ». Des pays créanciers participants à ces discussions étaient alors : Allemagne, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, FRANCE, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède.
L’on note tout de suite l’absence de la Chine dans ce forum restreint. Raison pour laquelle, de l’avis des créanciers du Club de Paris, les termes des contrats chinois – quoique révisés – sont en déphasage avec l’engagement du 25 février 2010, lequel lie Kinshasa.
L’ « AIDE LIEE » QUI DIVISE
Le Club de Paris estime que les contrats chinois dans leur forme révisée ne donnent aucune garantie évidente de soutenabilité. Mais, le plus grave, pense-t-il, c’est sa nature. Pour l’Occident, les contrats chinois ont été libellés sous forme d’une « aide liée », verrouillés de tous bords, ne donnant accès qu’aux seules entreprises chinoises. Que resterait-il alors à l’Occident, plus précisément à l’Union européenne ? Celle-ci ne se montre pas dupe. Elle sait qu’entre la Chine et les Etats-Unis, il y a un mariage d’intérêts qui risque de la fragiliser au point de ne pas trouver son compte dans ce qui se fait en RDC.
Avec sa constellation des membres, l’Union européenne se sent réduite au rôle de spectatrice d’un deal qui se forme à ses dépens entre les Etats-Unis et la Chine. Le schéma est classique. Il obéit à une logique d’intérêt où chacun joue au mieux de ses intérêts.
Il paraît désormais clair que la volte-face du Club de Paris est dictée par l’Union européenne. Celle-ci n’est pas prête à accepter sa mise à l’écart dans l’exécution des contrats chinois. Il s’ensuit que l’avenir des contrats chinois se négocie présentement sur l’axe Pékin-Bruxelles- Washington.
Si les Etats-Unis, qui ne cachent plus leur lien avec la Chine, ont trouvé d’une certaine manière leur compte en RDC – allusion faite à la finalisation de la convention Tenke Fungurume Mining – les Européens se sentent perdants sur toute la ligne. La tactique consiste donc à contraindre la RDC à intégrer l’Union européenne dans le partenariat conclu avec la Chine.
La soutenabilité de la dette évoquée autrefois pour motiver le réajustement des contrats chinois n’a été qu’un raccourci emprunté pour tempérer la gloutonnerie de la Chine en RDC.
Désargentée, l’Union européenne est consciente de son incapacité à faire comme la Chine, c’est-à-dire décaisser des milliards de dollars américains pour soutenir le plan de reconstruction. Mais, par « devoir moral », elle réclame, en contrepartie, son implication dans le jeu.
LE CHANTAGE
Après s’être servi des institutions de Bretton Woods, l’Union européenne a opté pour le Club de Paris pour faire plier la RDC. Ce qui justifie les nouvelles pressions exercées sur Kinshasa pour une seconde lecture ; un nouveau réajustement qui devait à terme l’inclure dans le deal.
La RDC cédera-t-elle à cette pression ? Est-ce qu’à Kinshasa, l’on mesure la portée réelle de la bataille qui se joue autour des richesses de la RDC ? Difficile à dire. Toutefois, Kinshasa ne devrait ni minimiser cette bataille ni se mettre à l’écart. Le gouvernement devrait au contraire prendre les devants et donner l’impulsion. Cela en faisant valoir sa position pour faire pencher la balance en sa faveur. Les Etats-Unis et la Chine ont déjà choisi leur voie. Les deux ont formé, au sortir de la crise financière de 2008, un duopole pour dicter la nouvelle cadence de l’économie mondiale. C’est l’époque de la « Chinamérique ».
Le 27 juillet dernier, ouvrant à Washington un sommet sino-américain, le président Obama a affirmé que les relations bilatérales entre les Etats-Unis et la Chine allaient « façonner le 21ème siècle ». Et en écho, quelques semaines plus tard, le vice-Premier ministre chinois précisait que les Etats-Unis et la Chine ne pouvaient à eux seuls résoudre les problèmes du monde, mais que, en revanche, sans eux, « rien ne pouvait se régler ». Ne serait-ce pas là une façon de réduire ou d’ignorer l’impact des Européens dans cette nouvelle configuration qui se dessine ?
La question est préoccupante. Ayant compris les nouveaux enjeux, l’Union européenne prend la mesure du rôle que joue la RDC. Dès lors, elle ne peut pas accepter de la livrer clés en mains à la Chine. La démarche européenne en RDC pourrait être en chorus avec la Chine et les Etats-Unis mais il n’est pas exclu que Pékin joue à la fois le jeu de la solidarité et de la rivalité.
La leçon est-elle comprise du côté de Kinshasa ? Apparemment, non. Car, les élites congolaises ne veulent pas s’élever et se doter d’une vision pour leur pays. Elles en sont encore à cultiver les intérêts individuels là où ailleurs, l’on ne lésine pas sur les moyens pour préserver les intérêts des populations.
En RDC, la Chine ne donne pas de leçons de morale mais diffuse l’image d’un ancien pays colonisé qui s’est redressé à force de travail. La chine sait que le bras de fer est inévitable. Mais, elle s’est en même temps dotée des moyens – immenses – pour résister. En RDC, l’on doit faire avec des dirigeants presqu’inconscients des enjeux dans lesquels se trouve impliqué leur pays.
© Copyright Le Potentiel
Côte d'Ivoire -Gbagbo et Ouattara au coude-à-coude en Côte d'Ivoire
(L'Express 03/11/2010)
Les premiers résultats de l'élection présidentielle donnent une légère avance au président sortant Laurent Gbagbo sur l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
Après dépouillement de plus de la moitié des suffrages exprimés (2,2 millions sur 4,2 millions) lors de l'élection présidentielle du 31 octobre. Laurent Gbagbo serait légèrement en tête avec 37% des suffrages, suivi d'Alassane Ouattara selon une compilation des résultats établie ce mercredi par l'AFP sur la base des résultats partiels communiqués par la Commission électorale indépendante, correspondant à plus de la moitié des quelque 4,5 millions de votants, dans une dizaine de régions sur 19 et une partie de la diaspora. Henri Konan Bédié, troisième candidat important, obtiendrait 27% des voix.
Second tour
Si cette tendance se confirme, aucun candidat en lice n'obtiendra la majorité absolue et un second tour, à priori le 28 novembre, sera nécessaire pour départager les deux candidats arrivés en tête.
"Il n'y en a pas eu (de contestations), il n'y en aura pas", a déclaré Yacouba Bamba, porte-parole de la commission électorale, à l'antenne de Radio France Internationale (RFI).
La commission devrait être en mesure d'annoncer des résultats nationaux avant la fin de la journée de mercredi, comme prévu, a-t-il assuré.
Tout en félicitant les Ivoiriens pour le déroulement du scrutin, maintes fois reporté depuis 2005, les observateurs de l'Union européenne ont prévenu que le retard mis à annoncer les résultats risquait de faire naître des soupçons.
Vote régional
Dans le district d'Abidjan (un tiers de l'électorat du pays), Laurent Gbagbo sobtiendrait plus de 50% des voix dans les quatre "communes" de la capitale économique dont les résultats ont été proclamés: les quartiers populaires de Yopougon et d'Attécoubé, le Plateau (administration et affaires) et le quartier chic de Cocody.
Alassane Ouattara en revanche reste maître dans le nord du pays, selon ces données partielles, tandis que Henri Konan Bédié l'est dans le centre, notamment dans la capitale politique Yamoussoukro, fondée par le "père de la Nation" Félix Houphouët-Boigny.
Appel au calme
Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Philippe Mangou, a lancé mardi 2 novembre un appel au calme et exhorté la population à ne pas céder à la panique dans l'attente des résultats.
"Nous devons tous garder notre calme et notre sérénité pour attendre les résultats", a-t-il déclaré dans une allocution diffusée en boucle à la télévision. Lors de précédents scrutins, l'annonce de résultats serrés a dégénéré en violences en Côte d'Ivoire.
Ce climat d'incertitude a tout de même conduit les exportateurs de cacao à suspendre leurs activités dans les ports du pays mardi. Plusieurs d'entre eux pensent cependant reprendre le travail jeudi si la situation reste calme.
© Copyright L'Express
Les premiers résultats de l'élection présidentielle donnent une légère avance au président sortant Laurent Gbagbo sur l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.
Après dépouillement de plus de la moitié des suffrages exprimés (2,2 millions sur 4,2 millions) lors de l'élection présidentielle du 31 octobre. Laurent Gbagbo serait légèrement en tête avec 37% des suffrages, suivi d'Alassane Ouattara selon une compilation des résultats établie ce mercredi par l'AFP sur la base des résultats partiels communiqués par la Commission électorale indépendante, correspondant à plus de la moitié des quelque 4,5 millions de votants, dans une dizaine de régions sur 19 et une partie de la diaspora. Henri Konan Bédié, troisième candidat important, obtiendrait 27% des voix.
Second tour
Si cette tendance se confirme, aucun candidat en lice n'obtiendra la majorité absolue et un second tour, à priori le 28 novembre, sera nécessaire pour départager les deux candidats arrivés en tête.
"Il n'y en a pas eu (de contestations), il n'y en aura pas", a déclaré Yacouba Bamba, porte-parole de la commission électorale, à l'antenne de Radio France Internationale (RFI).
La commission devrait être en mesure d'annoncer des résultats nationaux avant la fin de la journée de mercredi, comme prévu, a-t-il assuré.
Tout en félicitant les Ivoiriens pour le déroulement du scrutin, maintes fois reporté depuis 2005, les observateurs de l'Union européenne ont prévenu que le retard mis à annoncer les résultats risquait de faire naître des soupçons.
Vote régional
Dans le district d'Abidjan (un tiers de l'électorat du pays), Laurent Gbagbo sobtiendrait plus de 50% des voix dans les quatre "communes" de la capitale économique dont les résultats ont été proclamés: les quartiers populaires de Yopougon et d'Attécoubé, le Plateau (administration et affaires) et le quartier chic de Cocody.
Alassane Ouattara en revanche reste maître dans le nord du pays, selon ces données partielles, tandis que Henri Konan Bédié l'est dans le centre, notamment dans la capitale politique Yamoussoukro, fondée par le "père de la Nation" Félix Houphouët-Boigny.
Appel au calme
Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Philippe Mangou, a lancé mardi 2 novembre un appel au calme et exhorté la population à ne pas céder à la panique dans l'attente des résultats.
"Nous devons tous garder notre calme et notre sérénité pour attendre les résultats", a-t-il déclaré dans une allocution diffusée en boucle à la télévision. Lors de précédents scrutins, l'annonce de résultats serrés a dégénéré en violences en Côte d'Ivoire.
Ce climat d'incertitude a tout de même conduit les exportateurs de cacao à suspendre leurs activités dans les ports du pays mardi. Plusieurs d'entre eux pensent cependant reprendre le travail jeudi si la situation reste calme.
© Copyright L'Express
Le Niger tient sa nouvelle Constitution
(Afrik.com 03/11/2010)
Le texte a été approuvé à 90,18 %. La Commission nationale électorale indépendante (Ceni) a publié mardi soir les résultats provisoires nationaux de la consultation référendaire du 31 octobre. Le oui l’emporterait largement.
Quelque peu éclipsé par les derniers remous et rumeurs de tentatives de coup d’Etat qui ont ébranlé le Niger, le référendum constitutionnel du 31 octobre est un franc succès.
Les résultats nationaux provisoires proclamés, mardi soir, par la Commission électorale indépendante (Ceni), 90,18 % des votes en faveur du oui à la Constitution de la VIIe république et 52,65 % de participation, dénotent un engouement que le Niger n’avait pas connu depuis le référendum de 1992. « Ce que nous avons vu à travers le référendum est extrêmement encourageant.
Le référendum s’est déroulé sur l’ensemble du territoire national et de façon sereine », a commenté la représentante des Nations Unies au Niger, Mme Khardjata Lô N’Diaye.
Cette nouvelle Constitution, qui instaure une VIIe république, prévoit, entre autres, que le président élu dispose d’un mandat de cinq ans renouvelable « une seule fois », ainsi qu’une « amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d’État du 18 février », protégeant ainsi la junte actuellement au pouvoir de toutes poursuites ultérieures. Ces dispositions ne peuvent pas être révisées. Tous les partis politiques avaient appelé à voter oui.
En attendant la présidentielle...
Véritable répétition du prochain scrutin présidentiel, ce référendum était un test important pour la junte au pouvoir. Si sa bonne tenue avait quelque peu été mise en doute par les récentes divisions au sein de la junte, sa réussite est un pas de plus vers la démocratie. A quinze jours du scrutin, quatre haut-gradés avaient, en effet, été arrêtés, accusés de tentative de déstabilisation et d’assassinat sur la personne du leader de la junte Salou Djibo.
Les élections présidentielles en point de mire, le Niger compte bien apprendre des quelques difficultés qu’a connu le référendum du 31 octobre. Le président de la CENI a assuré que des réflexions étaient déjà engagées dans le cadre d’un partenariat entre la CENI, le gouvernement ainsi que des partenaires du Niger, pour trouver des solutions adéquates avant les scrutins à venir. Avec ce référendum, débute une série de six consultations que l’investiture du prochain président de la République, le 6 avril, clôturera.
L’adoption de cette nouvelle constitution est aussi très symbolique. C’est en effet une modification constitutionnelle permettant au chef de l’Etat de se maintenir à la fin de son deuxième mandat, en août 2009, qui avait provoqué la colère de la société civile nigérienne, et entraîné le renversement du président Mamadou Tandja, par la junte actuellement au pouvoir. Cette dernière a, dès sa prise de pouvoir, affirmé sa volonté de retourner le plus vite possible à un pouvoir civil.
© Copyright Afrik.com
Le texte a été approuvé à 90,18 %. La Commission nationale électorale indépendante (Ceni) a publié mardi soir les résultats provisoires nationaux de la consultation référendaire du 31 octobre. Le oui l’emporterait largement.
Quelque peu éclipsé par les derniers remous et rumeurs de tentatives de coup d’Etat qui ont ébranlé le Niger, le référendum constitutionnel du 31 octobre est un franc succès.
Les résultats nationaux provisoires proclamés, mardi soir, par la Commission électorale indépendante (Ceni), 90,18 % des votes en faveur du oui à la Constitution de la VIIe république et 52,65 % de participation, dénotent un engouement que le Niger n’avait pas connu depuis le référendum de 1992. « Ce que nous avons vu à travers le référendum est extrêmement encourageant.
Le référendum s’est déroulé sur l’ensemble du territoire national et de façon sereine », a commenté la représentante des Nations Unies au Niger, Mme Khardjata Lô N’Diaye.
Cette nouvelle Constitution, qui instaure une VIIe république, prévoit, entre autres, que le président élu dispose d’un mandat de cinq ans renouvelable « une seule fois », ainsi qu’une « amnistie aux auteurs et co-auteurs du coup d’État du 18 février », protégeant ainsi la junte actuellement au pouvoir de toutes poursuites ultérieures. Ces dispositions ne peuvent pas être révisées. Tous les partis politiques avaient appelé à voter oui.
En attendant la présidentielle...
Véritable répétition du prochain scrutin présidentiel, ce référendum était un test important pour la junte au pouvoir. Si sa bonne tenue avait quelque peu été mise en doute par les récentes divisions au sein de la junte, sa réussite est un pas de plus vers la démocratie. A quinze jours du scrutin, quatre haut-gradés avaient, en effet, été arrêtés, accusés de tentative de déstabilisation et d’assassinat sur la personne du leader de la junte Salou Djibo.
Les élections présidentielles en point de mire, le Niger compte bien apprendre des quelques difficultés qu’a connu le référendum du 31 octobre. Le président de la CENI a assuré que des réflexions étaient déjà engagées dans le cadre d’un partenariat entre la CENI, le gouvernement ainsi que des partenaires du Niger, pour trouver des solutions adéquates avant les scrutins à venir. Avec ce référendum, débute une série de six consultations que l’investiture du prochain président de la République, le 6 avril, clôturera.
L’adoption de cette nouvelle constitution est aussi très symbolique. C’est en effet une modification constitutionnelle permettant au chef de l’Etat de se maintenir à la fin de son deuxième mandat, en août 2009, qui avait provoqué la colère de la société civile nigérienne, et entraîné le renversement du président Mamadou Tandja, par la junte actuellement au pouvoir. Cette dernière a, dès sa prise de pouvoir, affirmé sa volonté de retourner le plus vite possible à un pouvoir civil.
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Guinée -La menace de boycott du vote évitée
(BBC Afrique 03/11/2010)
Des bureaux de vote spéciaux seront construits en Guinée pour permettre aux personnes déplacées par les récentes violences de voter pour le second tour de la présidentielle de dimanche prochain.
Le chef de la commission électorale a déclaré que toutes les personnes déplacées seraient en mesure de voter, à condition que leur nom figure sur les listes électorales.
Les candidats avaient menacé de boycott si cette question n’était pas réglée.
Le vote, qui doit mettre un terme à des années de régime autoritaire, a été reporté à trois reprises.
Les luttes politiques et la violence de rue ont justifié ces reports.
Des milliers de personnes ont fui leurs maisons après les combats du mois dernier entre partisans des deux candidats, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.
Alhassan Sillah, correspondant de la BBC dans la capitale, Conakry, a déclaré que l'impasse sur la façon dont ceux qui avaient fui allaient voter avait fait craindre un quatrième retard.
Mais les porte-parole des deux candidats ont affirmé qu'ils étaient satisfaits des garanties données par le nouveau chef de la commission électorale.
"Je peux dire sans faire de grave erreur que tout a été fait pour la tenue d'élections crédibles le 7 novembre," a déclaré le général Toumany Sangaré.
Le général Sangare, un ressortissant du Mali, a été nommé à la tête de la commission électorale il y a quelques semaines par le chef militaire de la Guinée, après des mois de luttes intestines et des accusations de fraude.
Tensions ethniques
Les militaires ont pris le pouvoir en 2008 après la mort de Lansana Conté. Mais le règne de l'armée a conduit à toujours plus d’instabilité politique et les soldats ont finalement décidé de transférer le pouvoir à un régime civil.
Ancien premier ministre, Cellou Dalein Diallo est considéré comme le favori pour ce second tour. Il a remporté 44% des voix au premier tour en juin - et affirme que c’est la fraude qui l’a privé de la victoire.
Alpha Condé, un leader de l'opposition de longue date, a remporté 18% des voix - mais affirme qu'il a été spolié de 600.000 voix.
Selon les correspondants, les vives tensions entre les partisans des deux candidats tirent leur fondement dans la rivalité entre les deux plus grandes communautés ethniques de Guinée. M. Diallo est peul, tandis que M. Conde est malinké.
Malgré leur domination économique, les Peuls n’ont jamais eu un membre de leur communauté comme président. Les Malinkés sont fortement représentés dans la junte militaire au pouvoir.
Le premier tour est considéré comme le premier vote démocratique depuis l'indépendance du pays en 1958, suscitant l’espoir de la fin du régime militaire et autoritaire dans ce pays riche en minéraux.
La Guinée est le premier exportateur mondial de bauxite. Elle a également d'importants gisements de minerai de fer, mais demeure l'un des pays les plus pauvres d’Afrique de l’Ouest.
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Des bureaux de vote spéciaux seront construits en Guinée pour permettre aux personnes déplacées par les récentes violences de voter pour le second tour de la présidentielle de dimanche prochain.
Le chef de la commission électorale a déclaré que toutes les personnes déplacées seraient en mesure de voter, à condition que leur nom figure sur les listes électorales.
Les candidats avaient menacé de boycott si cette question n’était pas réglée.
Le vote, qui doit mettre un terme à des années de régime autoritaire, a été reporté à trois reprises.
Les luttes politiques et la violence de rue ont justifié ces reports.
Des milliers de personnes ont fui leurs maisons après les combats du mois dernier entre partisans des deux candidats, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.
Alhassan Sillah, correspondant de la BBC dans la capitale, Conakry, a déclaré que l'impasse sur la façon dont ceux qui avaient fui allaient voter avait fait craindre un quatrième retard.
Mais les porte-parole des deux candidats ont affirmé qu'ils étaient satisfaits des garanties données par le nouveau chef de la commission électorale.
"Je peux dire sans faire de grave erreur que tout a été fait pour la tenue d'élections crédibles le 7 novembre," a déclaré le général Toumany Sangaré.
Le général Sangare, un ressortissant du Mali, a été nommé à la tête de la commission électorale il y a quelques semaines par le chef militaire de la Guinée, après des mois de luttes intestines et des accusations de fraude.
Tensions ethniques
Les militaires ont pris le pouvoir en 2008 après la mort de Lansana Conté. Mais le règne de l'armée a conduit à toujours plus d’instabilité politique et les soldats ont finalement décidé de transférer le pouvoir à un régime civil.
Ancien premier ministre, Cellou Dalein Diallo est considéré comme le favori pour ce second tour. Il a remporté 44% des voix au premier tour en juin - et affirme que c’est la fraude qui l’a privé de la victoire.
Alpha Condé, un leader de l'opposition de longue date, a remporté 18% des voix - mais affirme qu'il a été spolié de 600.000 voix.
Selon les correspondants, les vives tensions entre les partisans des deux candidats tirent leur fondement dans la rivalité entre les deux plus grandes communautés ethniques de Guinée. M. Diallo est peul, tandis que M. Conde est malinké.
Malgré leur domination économique, les Peuls n’ont jamais eu un membre de leur communauté comme président. Les Malinkés sont fortement représentés dans la junte militaire au pouvoir.
Le premier tour est considéré comme le premier vote démocratique depuis l'indépendance du pays en 1958, suscitant l’espoir de la fin du régime militaire et autoritaire dans ce pays riche en minéraux.
La Guinée est le premier exportateur mondial de bauxite. Elle a également d'importants gisements de minerai de fer, mais demeure l'un des pays les plus pauvres d’Afrique de l’Ouest.
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Tanzanie -Vers la réélection du président sortant Jakaya Kikwete
(Le Monde 03/11/2010)
Le président sortant Jakaya Kikwete était en tête aux élections tenues dimanche en Tanzanie, selon de premiers résultats partiels communiqués mardi, tandis que l'issue définitive du scrutin était attendue d'ici vendredi.
"Nous pensons que les résultats seront prêts d'ici vendredi", a déclaré le directeur des élections de la commission électorale, Rajab Kiravu au siège de l'institution, dans la capitale économique Dar es-Salaam.
Mardi après-midi, le sort de 57 circonscriptions (sur 239) était connu: le président Kikwete, donné favori du scrutin, arrivait en tête dans 40 circonscriptions, selon ces résultats laissant toutefois entrevoir une percée de l'opposition au Parlement.
Son adversaire du Front civique uni (CUF) Ibrahim Haruna Lipumba, candidat malheureux lors des trois dernières élections présidentielles, arrivait en seconde position, suivi loin derrière par le candidat du parti CHADEMA, Wilbrod Slaa.
La mission d'observation de l'Union européenne a de son côté estimé mardi, dans un rapport intérimaire, que "les élections (avaient) été libres, équitables et pacifiques, exception faite de certaines insuffisances".
Les observateurs du Commonwealth ont également exprimé leur satisfaction globale, en relevant cependant que "le parti au pouvoir avait bénéficié d'un avantage en terme de couverture médiatique".
Elu avec 80% des voix en 2005, M. Kikwete, 60 ans, se voit cette année reprocher, par une partie de la population, de ne pas avoir tenu sa promesse de relever le niveau de vie de ses concitoyens, dont plus de 30% vivent selon l'Union européenne en dessous du seuil de pauvreté, en dépit d'une croissance de 5 à 7% depuis 2000.
Lundi, la tension était montée d'un cran dans plusieurs régions du pays où des manifestants protestaient contre la lenteur, selon eux, des opérations. Aucun incident sérieux n'a toutefois été rapporté.
Le scrutin, le quatrième organisé en Tanzanie depuis le retour au multipartisme en 1992, s'est déroulé dans le calme, dans ce pays d'Afrique de l'est de plus de 43 millions d'habitants répartis sur un territoire grand comme la France et l'Allemagne réunies.
La Tanzanie a été largement épargnée par les troubles politiques et les divisions ethniques ou religieuses depuis sa création officielle en 1964 avec le rattachement de l'archipel de Zanzibar à l'ex-Tanganyika.
Le sort de l'élection sur l'archipel semi-autonome, qui élit son propre président, était connu dès lundi soir: le candidat du parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM-Parti révolutionnaire), Ali Mohamed Shein l'a emporté avec 50,1% des suffrages exprimés contre 49,1% à son adversaire Seif Sharif Hamad, du CUF.
Une récente réforme constitutionnelle dans l'archipel prévoit un partage du pouvoir entre les deux partis arrivés en tête et un correspondant de l'AFP sur place a assisté mardi matin à des célébrations communes entre partisans du CCM et du CUF dans les rues de Zanzibar, contrastant avec les violences post-électorales meurtrières des derniers scrutins.
Lundi, des militants du CUF avaient manifesté contre la lenteur des opérations de dépouillement mais, une fois les résultats annoncés, M. Hamad avait appelé ses partisans à considérer le partage du pouvoir comme une situation "gagnant-gagnant".
"C'est assurément une victoire pour tous les Zanzibarites et les Tanzaniens (...) Nous n'avons pas été les témoins d'une telle atmosphère (pacifiée) depuis de très longues années", s'est félicité M. Kikwete sur les ondes de la télévision et de la radio publiques.
© Copyright Le Monde
Le président sortant Jakaya Kikwete était en tête aux élections tenues dimanche en Tanzanie, selon de premiers résultats partiels communiqués mardi, tandis que l'issue définitive du scrutin était attendue d'ici vendredi.
"Nous pensons que les résultats seront prêts d'ici vendredi", a déclaré le directeur des élections de la commission électorale, Rajab Kiravu au siège de l'institution, dans la capitale économique Dar es-Salaam.
Mardi après-midi, le sort de 57 circonscriptions (sur 239) était connu: le président Kikwete, donné favori du scrutin, arrivait en tête dans 40 circonscriptions, selon ces résultats laissant toutefois entrevoir une percée de l'opposition au Parlement.
Son adversaire du Front civique uni (CUF) Ibrahim Haruna Lipumba, candidat malheureux lors des trois dernières élections présidentielles, arrivait en seconde position, suivi loin derrière par le candidat du parti CHADEMA, Wilbrod Slaa.
La mission d'observation de l'Union européenne a de son côté estimé mardi, dans un rapport intérimaire, que "les élections (avaient) été libres, équitables et pacifiques, exception faite de certaines insuffisances".
Les observateurs du Commonwealth ont également exprimé leur satisfaction globale, en relevant cependant que "le parti au pouvoir avait bénéficié d'un avantage en terme de couverture médiatique".
Elu avec 80% des voix en 2005, M. Kikwete, 60 ans, se voit cette année reprocher, par une partie de la population, de ne pas avoir tenu sa promesse de relever le niveau de vie de ses concitoyens, dont plus de 30% vivent selon l'Union européenne en dessous du seuil de pauvreté, en dépit d'une croissance de 5 à 7% depuis 2000.
Lundi, la tension était montée d'un cran dans plusieurs régions du pays où des manifestants protestaient contre la lenteur, selon eux, des opérations. Aucun incident sérieux n'a toutefois été rapporté.
Le scrutin, le quatrième organisé en Tanzanie depuis le retour au multipartisme en 1992, s'est déroulé dans le calme, dans ce pays d'Afrique de l'est de plus de 43 millions d'habitants répartis sur un territoire grand comme la France et l'Allemagne réunies.
La Tanzanie a été largement épargnée par les troubles politiques et les divisions ethniques ou religieuses depuis sa création officielle en 1964 avec le rattachement de l'archipel de Zanzibar à l'ex-Tanganyika.
Le sort de l'élection sur l'archipel semi-autonome, qui élit son propre président, était connu dès lundi soir: le candidat du parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM-Parti révolutionnaire), Ali Mohamed Shein l'a emporté avec 50,1% des suffrages exprimés contre 49,1% à son adversaire Seif Sharif Hamad, du CUF.
Une récente réforme constitutionnelle dans l'archipel prévoit un partage du pouvoir entre les deux partis arrivés en tête et un correspondant de l'AFP sur place a assisté mardi matin à des célébrations communes entre partisans du CCM et du CUF dans les rues de Zanzibar, contrastant avec les violences post-électorales meurtrières des derniers scrutins.
Lundi, des militants du CUF avaient manifesté contre la lenteur des opérations de dépouillement mais, une fois les résultats annoncés, M. Hamad avait appelé ses partisans à considérer le partage du pouvoir comme une situation "gagnant-gagnant".
"C'est assurément une victoire pour tous les Zanzibarites et les Tanzaniens (...) Nous n'avons pas été les témoins d'une telle atmosphère (pacifiée) depuis de très longues années", s'est félicité M. Kikwete sur les ondes de la télévision et de la radio publiques.
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Sénégal -EXCLUSIF : BARA SADY, Directeur général du Port Autonome de Dakar. : «Nous ambitionnons d’être la plateforme logistique de référence en Afrique»
(Les Afriques 03/11/2010)
En marge du Forum Africain des Infrastructures qui s’est tenu a Dakar du 21 au 22 octobre 2010, Monsieur BARA SADY, Directeur Général du Port Autonome de Dakar s’est confié en exclusivité à Les Afriques. Le point.
Les Afriques : Le Port Autonome de Dakar revendique t-il la première place portuaire au Sud du Sahara ?
BARA SADY, DG du PAD : Je ne perçois pas la question comme cela. Il ne s’agit pas de revendiquer la première place mais plutôt de se donner les moyens de notre ambition d’être une référence en Afrique. Le Port autonome de Dakar jouit de prédispositions stratégiques de plusieurs ordres. Notre position géographique et les conditions nautiques favorables constituent des atouts majeurs pour faire du PAD, un port de classe internationale ouvert 24 heures/ 24 et 7 jours sur 7. En dehors de ces deux aspects, nous sommes certifiés ISO 9001 depuis 2006 pour le pilotage des navires et depuis 2009 pour la gestion des terres- pleins. Il convient aussi de noter qu’en janvier 2008, suite à la concession du terminal à conteneurs, DP world, 3éme opérateur mondial, a réalisé des investissements massifs qui ont permis la réalisation de performances exceptionnelles. Nous misons aussi sur le développement des trafics concurrentiels de transbordement et de transit sur l’hinterland notamment le Mali ou le port de Dakar détient 60% de parts de marché.
LA : Pouvez-vous nous décliner la Vision Port 2010 que vous avez lancée depuis quelques années ?
B. S : Nous avons lancé en 2003-2004 la Vision Port 2010, qui s’appuie essentiellement sur la grande vision du président, Abdoulaye Wade sur le développement des infrastructures. Cette Vision Port 2010 tend à faire du PAD une plateforme de logistique de référence axée sur l’amélioration de la qualité des services. Il faut préciser que le socle de la Vision est composé de deux programmes d’investissements. S’agissant du premier programme qui s’étale de 2004 à 2008 il comprenait 4 projets majeurs :
1- Le projet de réhabilitation et extension du Mole 2 avec un approfondissement des profondeurs de 8-10 mètres et une extension de 3,5 hectares qui est déjà achevé.
2- L’extension du terminal à conteneurs avec :
•des terres pleins additionnels de 8 hectares obtenus par un remblai de 800 000 m3 de sable de mer
•un troisième poste à quai de 290m de long fondé à 13,5 m qui vient s’ajouter aux 430 mètres de linéaire de quai fondé à 11,60 m de profondeur.
3- La construction d’une plateforme logistique de 21 ha qui est constituée de :
•40 000 m2 de surface couverte de stockage (3 hangars de stockage de 8000 m2, un de 5500 m2 et de 4 hangars de 2500 m2)
•un parking gros porteur qui peut accueillir 700 camions,
•un espace de dépotage de conteneurs et
4- la réalisation d’une gare maritime internationale qui pour le moment sert au trafic passager sur les liaisons Dakar- Gorée et Dakar- Ziguinchor. J’ajouterai juste que nous tendons vers l’exploration à court terme du trafic de croisière. C’est à la fois très audacieux et faisable et le Port de Dakar travaille dans ce sens pour matérialiser ce projet.
Enfin, il faut aussi noter la réalisation du port sec de Bamako sur 6 ha
En ce qui concerne le deuxième programme d’investissement, il s’étend de 2008 à 2012. Le Port autonome de Dakar à travers son deuxième emprunt obligataire lancé sur le marché UEMOA depuis avril dernier pour un montant de 10 milliards FCFA va réaliser l’approfondissement du chenal d’accès et la réhabilitation du Wharf pétrolier. Les appels d’offres sont déjà lancés.
Vous conviendrez avec moi, que la Vision Port 2010 est axée principalement sur l’amélioration et la qualité des services.
LA : Quelles sont les motivations des deux emprunts obligataires lancés sur le marché financier de l’UEMOA en 2004 et 2010 par le PAD ?
B. S : C’est un pari audacieux de haute portée économique. Nous avons lancé le premier emprunt obligataire sur le marché financier de l’UEMOA en 2004 pour une souscription à hauteur de 30 milliards F CFA. C’est le plus gros emprunt obligataire institutionnel émis sur le marché sous-régional. Cet emprunt a mobilisé bon nombre d’institutions qui ont répondu favorablement à notre sollicitation. Des opérateurs des pays limitrophes comme la Côte d’Ivoire, le Burkina, le Mali, ont souscrit à cette opération qui a été un grand succès. Nous l’avions bien préparée. Pour un besoin initial de 30 milliards F CFA, nous nous sommes retrouvés avec plus de 45 milliards F CFA au terme des souscriptions. Cette levée de fonds nous a permis de financer la plateforme logistique et l’extension du terminal à conteneurs. Nous venons également de lancer sur le marché de l’UEMOA, depuis avril dernier, un second emprunt obligataire pour un montant global de 10 milliards FCFA. L’engouement qu’a suscité cette opération auprès des souscripteurs nous a permis de disposer de quelques 15 milliards FCFA. Avec ces fonds déjà en place, nous allons financer le projet d’approfondissement du chenal d’accès et réhabiliter le Wharf pétrolier. Ces opérations de grande envergure réalisées sur le marché financier sous-régional prouvent que le PAD jouit d’une crédibilité internationale incontestable.
LA : On a beaucoup spéculé sur les conditions et les critères d’attribution de la concession pour la gestion du terminal à conteneurs du PAD à la multinationale DP World en fin 2007. Pouvez- vous revenir sur la concession ?
B. S : Absolument. Je me sens très à l’aise d’évoquer avec vous les péripéties de l’octroi de la licence à DP World. Je rappelle simplement que la convention de concession avec DP World a été signée en fin 2007. Nous avons lancé un appel d’offre international et j’avoue que tout s’est passé dans la plus grande transparence. Les procédures de pré-qualification et d’adjudication finale ne sont entachées d’aucune irrégularité. Nous avons respecté les règles du marché international à toutes les étapes. DP World a soumissionné au même titre que ses concurrents dont le groupe Bolloré, Maersk, Getma et a gagné. Par rapport aux multinationales concurrentes, elle avait l’offre la mieux disante aussi bien sur le plan technique que financier.
La procédure à été transparente sur toute la ligne et nous sommes convaincus d’avoir fait un choix pertinent. DP World est une référence mondiale, il opère sur 53 terminaux à travers 19 pays dans le monde. En Afrique, il opère à Maputo, en Djibouti, en Afrique du Sud et fait d’excellents résultats.
LA : En réalité, qu’est ce le PAD gagne plus en termes de plus value financière avec DP World?
B. S : Très bonne question. La convention de concession renferme 3 programmes d’investissement : le programme ferme d’investissement, le programme complémentaire et le programme conditionnel.
S’agissant du programme d’investissement ferme qui se termine en 2012, l’opérateur DP World a déjà, en 2010 dépassé les montants prévus d’environ 30%. Ce programme, ambitieux du reste, consiste à faire les travaux de génie civil pour le terminal à conteneurs, à acquérir des portiques de quai et des chariots cavaliers (RTG). A l’heure actuelle, ils sont tous sur le quai. Ce programme d’investissement de DP world à permis la mise en place d’un parc informatique de pointe et une mise à niveau des ressources humaines.
Concernant l’autorité portuaire, un point qui me paraît important et démontre l’impact de DP World sur le port est sans doute la perception des redevances variables.
A cela s’ajoute la prise en charge de l’entretien du terminal par le concessionnaire contrairement à la situation avec les ex opérateurs.
LA : Quels sont les défis à court terme du PAD ?
B. S : Nous voulons être la plateforme logistique de référence comme port pivot dans la sous région. Nous avons les atouts et les moyens de nos ambitions. A cela s’ajoute le capital d’expérience et d’expertise que nous détenons depuis plusieurs années dans ce domaine et qui se valorise davantage. Les investissements massifs de DP World nous positionnent à relever ce pari.
S’agissant de la desserte de l’hinterland, historiquement nous avons aussi avantages comparatifs vers le Mali avec une possibilité de trafic de 300 camions/ jour par le tronçon routier actuel (route du nord) et un potentiel à mettre en valeur avec le rail.
La construction de la Route du Sud ou la route de l’Intégration qui va permettre un gain de 250 km entre Dakar et Bamako, la relance des Entrepôts du Sénégal au Mali et l’ouverture de notre représentation à Bamako sont autant d’éléments qui présagent de bonnes perspectives pour l’accroissement de nos parts de marché sur le mali.
Aujourd’hui le PAD fait 60% des parts de marché sur le Mali. Nous entendons mener la grande révolution portuaire. Je vous donne rendez-vous dans quelques années s’il plait à dieu.
© Copyright Les Afriques
En marge du Forum Africain des Infrastructures qui s’est tenu a Dakar du 21 au 22 octobre 2010, Monsieur BARA SADY, Directeur Général du Port Autonome de Dakar s’est confié en exclusivité à Les Afriques. Le point.
Les Afriques : Le Port Autonome de Dakar revendique t-il la première place portuaire au Sud du Sahara ?
BARA SADY, DG du PAD : Je ne perçois pas la question comme cela. Il ne s’agit pas de revendiquer la première place mais plutôt de se donner les moyens de notre ambition d’être une référence en Afrique. Le Port autonome de Dakar jouit de prédispositions stratégiques de plusieurs ordres. Notre position géographique et les conditions nautiques favorables constituent des atouts majeurs pour faire du PAD, un port de classe internationale ouvert 24 heures/ 24 et 7 jours sur 7. En dehors de ces deux aspects, nous sommes certifiés ISO 9001 depuis 2006 pour le pilotage des navires et depuis 2009 pour la gestion des terres- pleins. Il convient aussi de noter qu’en janvier 2008, suite à la concession du terminal à conteneurs, DP world, 3éme opérateur mondial, a réalisé des investissements massifs qui ont permis la réalisation de performances exceptionnelles. Nous misons aussi sur le développement des trafics concurrentiels de transbordement et de transit sur l’hinterland notamment le Mali ou le port de Dakar détient 60% de parts de marché.
LA : Pouvez-vous nous décliner la Vision Port 2010 que vous avez lancée depuis quelques années ?
B. S : Nous avons lancé en 2003-2004 la Vision Port 2010, qui s’appuie essentiellement sur la grande vision du président, Abdoulaye Wade sur le développement des infrastructures. Cette Vision Port 2010 tend à faire du PAD une plateforme de logistique de référence axée sur l’amélioration de la qualité des services. Il faut préciser que le socle de la Vision est composé de deux programmes d’investissements. S’agissant du premier programme qui s’étale de 2004 à 2008 il comprenait 4 projets majeurs :
1- Le projet de réhabilitation et extension du Mole 2 avec un approfondissement des profondeurs de 8-10 mètres et une extension de 3,5 hectares qui est déjà achevé.
2- L’extension du terminal à conteneurs avec :
•des terres pleins additionnels de 8 hectares obtenus par un remblai de 800 000 m3 de sable de mer
•un troisième poste à quai de 290m de long fondé à 13,5 m qui vient s’ajouter aux 430 mètres de linéaire de quai fondé à 11,60 m de profondeur.
3- La construction d’une plateforme logistique de 21 ha qui est constituée de :
•40 000 m2 de surface couverte de stockage (3 hangars de stockage de 8000 m2, un de 5500 m2 et de 4 hangars de 2500 m2)
•un parking gros porteur qui peut accueillir 700 camions,
•un espace de dépotage de conteneurs et
4- la réalisation d’une gare maritime internationale qui pour le moment sert au trafic passager sur les liaisons Dakar- Gorée et Dakar- Ziguinchor. J’ajouterai juste que nous tendons vers l’exploration à court terme du trafic de croisière. C’est à la fois très audacieux et faisable et le Port de Dakar travaille dans ce sens pour matérialiser ce projet.
Enfin, il faut aussi noter la réalisation du port sec de Bamako sur 6 ha
En ce qui concerne le deuxième programme d’investissement, il s’étend de 2008 à 2012. Le Port autonome de Dakar à travers son deuxième emprunt obligataire lancé sur le marché UEMOA depuis avril dernier pour un montant de 10 milliards FCFA va réaliser l’approfondissement du chenal d’accès et la réhabilitation du Wharf pétrolier. Les appels d’offres sont déjà lancés.
Vous conviendrez avec moi, que la Vision Port 2010 est axée principalement sur l’amélioration et la qualité des services.
LA : Quelles sont les motivations des deux emprunts obligataires lancés sur le marché financier de l’UEMOA en 2004 et 2010 par le PAD ?
B. S : C’est un pari audacieux de haute portée économique. Nous avons lancé le premier emprunt obligataire sur le marché financier de l’UEMOA en 2004 pour une souscription à hauteur de 30 milliards F CFA. C’est le plus gros emprunt obligataire institutionnel émis sur le marché sous-régional. Cet emprunt a mobilisé bon nombre d’institutions qui ont répondu favorablement à notre sollicitation. Des opérateurs des pays limitrophes comme la Côte d’Ivoire, le Burkina, le Mali, ont souscrit à cette opération qui a été un grand succès. Nous l’avions bien préparée. Pour un besoin initial de 30 milliards F CFA, nous nous sommes retrouvés avec plus de 45 milliards F CFA au terme des souscriptions. Cette levée de fonds nous a permis de financer la plateforme logistique et l’extension du terminal à conteneurs. Nous venons également de lancer sur le marché de l’UEMOA, depuis avril dernier, un second emprunt obligataire pour un montant global de 10 milliards FCFA. L’engouement qu’a suscité cette opération auprès des souscripteurs nous a permis de disposer de quelques 15 milliards FCFA. Avec ces fonds déjà en place, nous allons financer le projet d’approfondissement du chenal d’accès et réhabiliter le Wharf pétrolier. Ces opérations de grande envergure réalisées sur le marché financier sous-régional prouvent que le PAD jouit d’une crédibilité internationale incontestable.
LA : On a beaucoup spéculé sur les conditions et les critères d’attribution de la concession pour la gestion du terminal à conteneurs du PAD à la multinationale DP World en fin 2007. Pouvez- vous revenir sur la concession ?
B. S : Absolument. Je me sens très à l’aise d’évoquer avec vous les péripéties de l’octroi de la licence à DP World. Je rappelle simplement que la convention de concession avec DP World a été signée en fin 2007. Nous avons lancé un appel d’offre international et j’avoue que tout s’est passé dans la plus grande transparence. Les procédures de pré-qualification et d’adjudication finale ne sont entachées d’aucune irrégularité. Nous avons respecté les règles du marché international à toutes les étapes. DP World a soumissionné au même titre que ses concurrents dont le groupe Bolloré, Maersk, Getma et a gagné. Par rapport aux multinationales concurrentes, elle avait l’offre la mieux disante aussi bien sur le plan technique que financier.
La procédure à été transparente sur toute la ligne et nous sommes convaincus d’avoir fait un choix pertinent. DP World est une référence mondiale, il opère sur 53 terminaux à travers 19 pays dans le monde. En Afrique, il opère à Maputo, en Djibouti, en Afrique du Sud et fait d’excellents résultats.
LA : En réalité, qu’est ce le PAD gagne plus en termes de plus value financière avec DP World?
B. S : Très bonne question. La convention de concession renferme 3 programmes d’investissement : le programme ferme d’investissement, le programme complémentaire et le programme conditionnel.
S’agissant du programme d’investissement ferme qui se termine en 2012, l’opérateur DP World a déjà, en 2010 dépassé les montants prévus d’environ 30%. Ce programme, ambitieux du reste, consiste à faire les travaux de génie civil pour le terminal à conteneurs, à acquérir des portiques de quai et des chariots cavaliers (RTG). A l’heure actuelle, ils sont tous sur le quai. Ce programme d’investissement de DP world à permis la mise en place d’un parc informatique de pointe et une mise à niveau des ressources humaines.
Concernant l’autorité portuaire, un point qui me paraît important et démontre l’impact de DP World sur le port est sans doute la perception des redevances variables.
A cela s’ajoute la prise en charge de l’entretien du terminal par le concessionnaire contrairement à la situation avec les ex opérateurs.
LA : Quels sont les défis à court terme du PAD ?
B. S : Nous voulons être la plateforme logistique de référence comme port pivot dans la sous région. Nous avons les atouts et les moyens de nos ambitions. A cela s’ajoute le capital d’expérience et d’expertise que nous détenons depuis plusieurs années dans ce domaine et qui se valorise davantage. Les investissements massifs de DP World nous positionnent à relever ce pari.
S’agissant de la desserte de l’hinterland, historiquement nous avons aussi avantages comparatifs vers le Mali avec une possibilité de trafic de 300 camions/ jour par le tronçon routier actuel (route du nord) et un potentiel à mettre en valeur avec le rail.
La construction de la Route du Sud ou la route de l’Intégration qui va permettre un gain de 250 km entre Dakar et Bamako, la relance des Entrepôts du Sénégal au Mali et l’ouverture de notre représentation à Bamako sont autant d’éléments qui présagent de bonnes perspectives pour l’accroissement de nos parts de marché sur le mali.
Aujourd’hui le PAD fait 60% des parts de marché sur le Mali. Nous entendons mener la grande révolution portuaire. Je vous donne rendez-vous dans quelques années s’il plait à dieu.
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Rwanda -La France va remettre à la CPI le Rwandais Callixte Mbarushimana
(Le Monde 03/11/2010)
La cour d'appel de Paris a donné mercredi son feu vert à la remise à la Cour pénale internationale (CPI) du Rwandais Callixte Mbarushimana, un rebelle hutu soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en 2009 dans l'Est de la République démocratique du Congo.
La remise à la CPI ne devrait toutefois pas intervenir tout de suite, les avocats de M. Mbarushimana ayant l'intention de former un pourvoi en cassation qui suspend la procédure.
M. Mbarushimana, 47 ans, vivait en France depuis 2002, où il a obtenu le statut de réfugié politique, quand il a été interpellé le 11 octobre à Paris sur la base d'un mandat d'arrêt sous scellés (secret) délivré par la CPI.
Secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), M. Mbarushimana est soupçonné de crimes de guerre et contre l'humanité, notamment des meurtres, viols, tortures et persécutions, commis durant le conflit armé qui a opposé en 2009 son organisation aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux Forces rwandaises de défense (FRD).
Sans se prononcer sur le fond du dossier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a donné mercredi son feu vert à la remise à la CPI du Rwandais, conformément aux réquisitions du parquet général de Paris.
Présent à l'audience, M. Mbarushimana, veste noire et petites lunettes rondes, n'a pas exprimé de réaction.
La cour a toutefois assorti sa décision d'une "réserve: qu'en aucun cas M. Mbarushimana ne soit remis de quelque manière que ce soit au Rwanda".
Les avocats s'opposaient en effet à la remise de leur client à la CPI, y voyant une "première étape" vers un transfert au Rwanda où les garanties d'un procès équitable ne "sont pas réunies", selon eux.
Selon un de ses avocats, Me Christophe Gouget, c'est le Rwanda qui est à l'origine du mandat de la CPI, cherchant à "instrumentaliser la justice pour nuire à un opposant politique".
Basées dans l'est de la RDC, les FDLR, dont des éléments ont pris part au génocide de 1994 - qui a fait plus de 800.000 morts, essentiellement des Tutsi - sont considérées comme l'un des principaux fauteurs d'insécurité dans la région des Grands lacs africains.
Plus de 15.000 cas de violences sexuelles ont été recensés en RDC en 2009, selon le bureau du procureur de la CPI.
M. Mbarushimana publiait régulièrement des communiqués de presse à partir de la France, dont le dernier, daté du 26 août, démentait l'implication des FDLR dans ces viols.
"C'était un des rôles de Mbarushimana, de couvrir ces crimes", avait assuré le 19 octobre Luis Moreno-Ocampo, procureur de la CPI. "Certaines des personnes qui ont commis les crimes et qui sont en prison disent que les leaders du FDLR ont donné l'ordre de les commettre", avait-il ajouté.
Le Rwandais est également visé depuis le 29 septembre par une information judiciaire à la suite d'une plainte en 2008 du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), pour "génocide" en 1994 au Rwanda.
Ibuka ("souviens-toi", en langue rwandaise), la principale organisation de survivants du génocide, l'accuse de s'être "distingué dans les massacres de Tutsi" à plusieurs barrages routiers dans la capitale, Kigali, où, affirme encore l'organisation, il a même "fait massacrer" des collègues tutsi qui "travaillaient avec lui au Pnud" (Programme des Nations unies pour le développement).
© Copyright Le Monde
La cour d'appel de Paris a donné mercredi son feu vert à la remise à la Cour pénale internationale (CPI) du Rwandais Callixte Mbarushimana, un rebelle hutu soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en 2009 dans l'Est de la République démocratique du Congo.
La remise à la CPI ne devrait toutefois pas intervenir tout de suite, les avocats de M. Mbarushimana ayant l'intention de former un pourvoi en cassation qui suspend la procédure.
M. Mbarushimana, 47 ans, vivait en France depuis 2002, où il a obtenu le statut de réfugié politique, quand il a été interpellé le 11 octobre à Paris sur la base d'un mandat d'arrêt sous scellés (secret) délivré par la CPI.
Secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), M. Mbarushimana est soupçonné de crimes de guerre et contre l'humanité, notamment des meurtres, viols, tortures et persécutions, commis durant le conflit armé qui a opposé en 2009 son organisation aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux Forces rwandaises de défense (FRD).
Sans se prononcer sur le fond du dossier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a donné mercredi son feu vert à la remise à la CPI du Rwandais, conformément aux réquisitions du parquet général de Paris.
Présent à l'audience, M. Mbarushimana, veste noire et petites lunettes rondes, n'a pas exprimé de réaction.
La cour a toutefois assorti sa décision d'une "réserve: qu'en aucun cas M. Mbarushimana ne soit remis de quelque manière que ce soit au Rwanda".
Les avocats s'opposaient en effet à la remise de leur client à la CPI, y voyant une "première étape" vers un transfert au Rwanda où les garanties d'un procès équitable ne "sont pas réunies", selon eux.
Selon un de ses avocats, Me Christophe Gouget, c'est le Rwanda qui est à l'origine du mandat de la CPI, cherchant à "instrumentaliser la justice pour nuire à un opposant politique".
Basées dans l'est de la RDC, les FDLR, dont des éléments ont pris part au génocide de 1994 - qui a fait plus de 800.000 morts, essentiellement des Tutsi - sont considérées comme l'un des principaux fauteurs d'insécurité dans la région des Grands lacs africains.
Plus de 15.000 cas de violences sexuelles ont été recensés en RDC en 2009, selon le bureau du procureur de la CPI.
M. Mbarushimana publiait régulièrement des communiqués de presse à partir de la France, dont le dernier, daté du 26 août, démentait l'implication des FDLR dans ces viols.
"C'était un des rôles de Mbarushimana, de couvrir ces crimes", avait assuré le 19 octobre Luis Moreno-Ocampo, procureur de la CPI. "Certaines des personnes qui ont commis les crimes et qui sont en prison disent que les leaders du FDLR ont donné l'ordre de les commettre", avait-il ajouté.
Le Rwandais est également visé depuis le 29 septembre par une information judiciaire à la suite d'une plainte en 2008 du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), pour "génocide" en 1994 au Rwanda.
Ibuka ("souviens-toi", en langue rwandaise), la principale organisation de survivants du génocide, l'accuse de s'être "distingué dans les massacres de Tutsi" à plusieurs barrages routiers dans la capitale, Kigali, où, affirme encore l'organisation, il a même "fait massacrer" des collègues tutsi qui "travaillaient avec lui au Pnud" (Programme des Nations unies pour le développement).
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La commission soudanaise sur le référendum nie tout soutien financier de la communauté internationale
(Xinhuanet 03/11/2010)
KHARTOUM -- La Commission sur le référendum au Sud Soudan (SSRC) a nié mardi avoir obtenu une aide financière de la communauté internationale dans le cadre du référendum prévu pour janvier 2011.
"Nous n'avons reçu aucune somme de la part des bailleurs de fonds, et ni la SSRC à Khartoum ni son bureau au Sud Soudan n'ont reçu d'aides financières", a déclaré l'attaché de presse de la SSRC, George Makier.
Lundi, le directeur de la UN Integrated Referendum and Electoral Division (UNIRED), Denis Kadima, a déclaré à une conférence de presse à Khartoum que : "A ce jour, les bailleurs de fonds ont engagé un peu plus de 63 millions de dollars et nous avons reçu plus que la moitié de cette somme".
Le porte-parole de la SSRC a souligné l'importance d'apporter les financements adéquats au référendum du Sud Soudan, insistant sur le fait que "sans soutien financier, la SSRC ne pourra pas mener à bien sa mission".
L'enregistrement des électeurs pour le référendum devrait commencer le 15 novembre et s'achever le 2 décembre, alors que les sudistes sont attendus aux urnes le 9 janvier 2011 pour décider du sort du Sud Soudan.
© Copyright Xinhuanet
KHARTOUM -- La Commission sur le référendum au Sud Soudan (SSRC) a nié mardi avoir obtenu une aide financière de la communauté internationale dans le cadre du référendum prévu pour janvier 2011.
"Nous n'avons reçu aucune somme de la part des bailleurs de fonds, et ni la SSRC à Khartoum ni son bureau au Sud Soudan n'ont reçu d'aides financières", a déclaré l'attaché de presse de la SSRC, George Makier.
Lundi, le directeur de la UN Integrated Referendum and Electoral Division (UNIRED), Denis Kadima, a déclaré à une conférence de presse à Khartoum que : "A ce jour, les bailleurs de fonds ont engagé un peu plus de 63 millions de dollars et nous avons reçu plus que la moitié de cette somme".
Le porte-parole de la SSRC a souligné l'importance d'apporter les financements adéquats au référendum du Sud Soudan, insistant sur le fait que "sans soutien financier, la SSRC ne pourra pas mener à bien sa mission".
L'enregistrement des électeurs pour le référendum devrait commencer le 15 novembre et s'achever le 2 décembre, alors que les sudistes sont attendus aux urnes le 9 janvier 2011 pour décider du sort du Sud Soudan.
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Madagascar -Les Etats-Unis insatisfaits du processus politique de la HAT / Rajoelina critique l'immixtion de la communauté internationale
(Xinhuanet 03/11/2010)
ANTANANARIVO -- Les Etats-Unis ont exprimé leur insatisfaction face au processus politique entamé par la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache en vue d'une sortie de crise.
"Nous considérons que le processus politique actuel comporte un certain nombre de problèmes majeurs, dont la création et le fonctionnement de diverses entités de transition, le référendum constitutionnel prévu pour le 17 novembre ainsi que le calendrier électoral proposé", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de l'Afrique, Karl Wycoff, dans un communiqué publié mardi.
"Les structures et processus politiques que le gouvernement de fait ont établis ne sont constamment pas assez démocratiques et consensuels", a souligné le diplomate américain en mission à Madagascar depuis samedi dernier.
Les Etats-Unis appellent ainsi toutes les parties prenantes à reprendre les discussions "afin de trouver une feuille de route acceptable qui aboutira au retour vers une gouvernance démocratique et constitutionnelle, notamment à travers des élections libres et justes".
Pour ce, ils mettent les politiciens devant leurs responsabilités respectives en rappelant que "les détenteurs du pouvoir politique de fait ont une responsabilité spéciale" et que "l'opposition et les autres figures politiques ainsi que la société civile ont aussi un rôle important à jouer".
Plusieurs entités ont discuté avec l'émissaire du gouvernement américain durant son séjour en terre malgache dont le président de la HAT, Andry Rajoelina, les mouvances politiques de l'opposition, ainsi que la coordination des organisations de la société civile.
Rajoelina critique l'immixtion de la communauté internationale
Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, a critiqué mardi l'immixtion de la communauté internationale dans la résolution de la crise malgache.
"Halte aux manipulations dont nous sommes victimes parce que nous y prêtons le flanc. Nous devrons assumer! Chaque fois qu'un conseil extérieur nous conduit à mal faire, nous sommes coupables et nous devons assumer. Chaque fois que nous opérons un choix qui se révèle peu conforme aux intérêts supérieurs de la nation, nous sommes coupables, nous devons assumer", a déclaré M. Rajoelina à l'ouverture de la 36ème Assemblée générale de la Conférence permanente des Chambres Consulaires Africaines et francophones ( CPCCAF) à Antananarivo, en empruntant un extrait du livre ''Lettre ouverte à l'Afrique cinquantenaire'' d'Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais.
Edem Kodjo est aussi l'ancien secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et le médiateur de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la crise malgache.
"Le changement intervenu à Madagascar en mars 2009 est le résultat d'une aspiration populaire. Notre souhait serait que la communauté internationale prenne en considération ces aspirations au changement", a relevé le président de la HAT malgache.
"L'heure de nous même a sonné, il est temps de dire assez à la face de ceux qui, ouvertement ou sournoisement, veulent nous maintenir en l'état et contenir notre élan", a encore lancé Andry Rajoelina.
La HAT prévoit la tenue d'un référendum pour l'adoption d'une nouvelle Constitution le 17 novembre prochain suivi d'une élection communale anticipée le 20 décembre. D'autres élections vont se suivre en 2011 dont l'élection présidentielle.
Ce calendrier électoral contenu dans un accord politique signé à Antananarivo le 13 août dernier et avalisé lors d'une conférence nationale qui s'est tenue du 13 au 18 septembre. Les mouvances de l'opposition ont toujours récusé ce processus qui n'a pas encore reçu la bénédiction de la communauté internationale.
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ANTANANARIVO -- Les Etats-Unis ont exprimé leur insatisfaction face au processus politique entamé par la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache en vue d'une sortie de crise.
"Nous considérons que le processus politique actuel comporte un certain nombre de problèmes majeurs, dont la création et le fonctionnement de diverses entités de transition, le référendum constitutionnel prévu pour le 17 novembre ainsi que le calendrier électoral proposé", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de l'Afrique, Karl Wycoff, dans un communiqué publié mardi.
"Les structures et processus politiques que le gouvernement de fait ont établis ne sont constamment pas assez démocratiques et consensuels", a souligné le diplomate américain en mission à Madagascar depuis samedi dernier.
Les Etats-Unis appellent ainsi toutes les parties prenantes à reprendre les discussions "afin de trouver une feuille de route acceptable qui aboutira au retour vers une gouvernance démocratique et constitutionnelle, notamment à travers des élections libres et justes".
Pour ce, ils mettent les politiciens devant leurs responsabilités respectives en rappelant que "les détenteurs du pouvoir politique de fait ont une responsabilité spéciale" et que "l'opposition et les autres figures politiques ainsi que la société civile ont aussi un rôle important à jouer".
Plusieurs entités ont discuté avec l'émissaire du gouvernement américain durant son séjour en terre malgache dont le président de la HAT, Andry Rajoelina, les mouvances politiques de l'opposition, ainsi que la coordination des organisations de la société civile.
Rajoelina critique l'immixtion de la communauté internationale
Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, a critiqué mardi l'immixtion de la communauté internationale dans la résolution de la crise malgache.
"Halte aux manipulations dont nous sommes victimes parce que nous y prêtons le flanc. Nous devrons assumer! Chaque fois qu'un conseil extérieur nous conduit à mal faire, nous sommes coupables et nous devons assumer. Chaque fois que nous opérons un choix qui se révèle peu conforme aux intérêts supérieurs de la nation, nous sommes coupables, nous devons assumer", a déclaré M. Rajoelina à l'ouverture de la 36ème Assemblée générale de la Conférence permanente des Chambres Consulaires Africaines et francophones ( CPCCAF) à Antananarivo, en empruntant un extrait du livre ''Lettre ouverte à l'Afrique cinquantenaire'' d'Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais.
Edem Kodjo est aussi l'ancien secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et le médiateur de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à la crise malgache.
"Le changement intervenu à Madagascar en mars 2009 est le résultat d'une aspiration populaire. Notre souhait serait que la communauté internationale prenne en considération ces aspirations au changement", a relevé le président de la HAT malgache.
"L'heure de nous même a sonné, il est temps de dire assez à la face de ceux qui, ouvertement ou sournoisement, veulent nous maintenir en l'état et contenir notre élan", a encore lancé Andry Rajoelina.
La HAT prévoit la tenue d'un référendum pour l'adoption d'une nouvelle Constitution le 17 novembre prochain suivi d'une élection communale anticipée le 20 décembre. D'autres élections vont se suivre en 2011 dont l'élection présidentielle.
Ce calendrier électoral contenu dans un accord politique signé à Antananarivo le 13 août dernier et avalisé lors d'une conférence nationale qui s'est tenue du 13 au 18 septembre. Les mouvances de l'opposition ont toujours récusé ce processus qui n'a pas encore reçu la bénédiction de la communauté internationale.
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Rwanda -Le tribunal administratif de Versailles accorde un sursis à la veuve de Juvénal Habyarimana
(Le Nouvel Observateur 03/11/2010)
PARIS — Le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) a ordonné mardi à la préfecture de l'Essonne le réexamen de la demande de titre de séjour de la veuve de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana qui lui avait été refusé cet été, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Philippe Meilhac.
Le préfet de l'Essonne avait rejeté au nom du trouble à l'ordre public la demande de titre de séjour d'Agathe Habyarimana et lui avait enjoint de quitter le territoire français, a précisé Me Philippe Meilhac à l'Associated Press.
"C'est un camouflet pour le préfet de l'Essonne qui a traité le dossier de manière politique", s'est félicité l'avocat. La préfecture de l'Essonne devra réexaminer la demande de Mme Habyarimana, qui vit en France depuis 1994, sans titre de séjour. L'avocat de savait pas si la préfecture avait un délai pour procéder à ce réexamen.
Juvénal Habyarimana a été assassiné le 6 avril 1994 dans un attentat considéré comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda. Son épouse, Agathe Habyarimana, a été exfiltrée du Rwanda par les militaires français.
Elle a ensuite vécu entre la France et la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), avant de s'établir définitivement en France, sans titre de séjour. Elle réside aujourd'hui chez l'un de ses enfants en région parisienne. Plusieurs d'entre eux ont acquis la nationalité française.
En 2007, la Commission des recours des réfugiés (aujourd'hui devenue la Cour nationale du droit d'asile), a rejeté sa demande d'asile en France en vertu des Conventions de Genève et pour son implication présumée dans la politique génocidaire du régime rwandais. Une décision confirmée en 2009 par le Conseil d'Etat.
Mme Habyarimana fait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par le Rwanda pour son rôle présumé dans le génocide. Elle a été brièvement interpellée en mars, quelques jours après la visite officielle du chef d'Etat français au Rwanda, mais la demande d'extradition n'a pas encore été examinée par la cour d'appel de Paris. AP
© Copyright Le Nouvel Observateur
PARIS — Le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) a ordonné mardi à la préfecture de l'Essonne le réexamen de la demande de titre de séjour de la veuve de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana qui lui avait été refusé cet été, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Philippe Meilhac.
Le préfet de l'Essonne avait rejeté au nom du trouble à l'ordre public la demande de titre de séjour d'Agathe Habyarimana et lui avait enjoint de quitter le territoire français, a précisé Me Philippe Meilhac à l'Associated Press.
"C'est un camouflet pour le préfet de l'Essonne qui a traité le dossier de manière politique", s'est félicité l'avocat. La préfecture de l'Essonne devra réexaminer la demande de Mme Habyarimana, qui vit en France depuis 1994, sans titre de séjour. L'avocat de savait pas si la préfecture avait un délai pour procéder à ce réexamen.
Juvénal Habyarimana a été assassiné le 6 avril 1994 dans un attentat considéré comme l'élément déclencheur du génocide au Rwanda. Son épouse, Agathe Habyarimana, a été exfiltrée du Rwanda par les militaires français.
Elle a ensuite vécu entre la France et la République démocratique du Congo (ex-Zaïre), avant de s'établir définitivement en France, sans titre de séjour. Elle réside aujourd'hui chez l'un de ses enfants en région parisienne. Plusieurs d'entre eux ont acquis la nationalité française.
En 2007, la Commission des recours des réfugiés (aujourd'hui devenue la Cour nationale du droit d'asile), a rejeté sa demande d'asile en France en vertu des Conventions de Genève et pour son implication présumée dans la politique génocidaire du régime rwandais. Une décision confirmée en 2009 par le Conseil d'Etat.
Mme Habyarimana fait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par le Rwanda pour son rôle présumé dans le génocide. Elle a été brièvement interpellée en mars, quelques jours après la visite officielle du chef d'Etat français au Rwanda, mais la demande d'extradition n'a pas encore été examinée par la cour d'appel de Paris. AP
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Cameroun -Biens mal acquis: le président camerounais Biya visé par une plainte à Paris
(Cyberpresse 03/11/2010)
PARIS — L'Association pour une diaspora active, qui regroupe des Camerounais vivant en France, a porté plainte mardi à Paris contre le président camerounais Paul Biya pour "recel de détournement de fonds publics".
Le parquet de Paris avait déjà classé sans suite en février une plainte déposée par une autre association, le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD), du fait notamment de l'immunité présidentielle dont bénéficie Paul Biya.
L'Association pour une diaspora active a déposé une nouvelle plainte mardi auprès du parquet de Paris, selon le récépissé de la plainte.
Elle accuse M. Biya d'avoir constitué en France un patrimoine immobilier financé par des détournements de fonds publics.
Selon le président de l'association, Célestin Djamen, le patrimoine acquis en France par M. Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.
Cette plainte du CCD était dans la droite ligne de celles déposées ces deux dernières années par plusieurs associations comme Transparency international visant trois chefs d'Etat africains: Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo.
L'ancienne doyenne des juges d'instruction du TGI, Françoise Desset, avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire après le dépôt de ces plaintes mais le parquet avait saisi la cour d'appel de Paris. Celle-ci avait finalement rejeté cette enquête au motif que les plaignants n'avaient pas subi de préjudice direct lié à d'éventuels détournements.
© Copyright Cyberpresse
PARIS — L'Association pour une diaspora active, qui regroupe des Camerounais vivant en France, a porté plainte mardi à Paris contre le président camerounais Paul Biya pour "recel de détournement de fonds publics".
Le parquet de Paris avait déjà classé sans suite en février une plainte déposée par une autre association, le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD), du fait notamment de l'immunité présidentielle dont bénéficie Paul Biya.
L'Association pour une diaspora active a déposé une nouvelle plainte mardi auprès du parquet de Paris, selon le récépissé de la plainte.
Elle accuse M. Biya d'avoir constitué en France un patrimoine immobilier financé par des détournements de fonds publics.
Selon le président de l'association, Célestin Djamen, le patrimoine acquis en France par M. Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.
Cette plainte du CCD était dans la droite ligne de celles déposées ces deux dernières années par plusieurs associations comme Transparency international visant trois chefs d'Etat africains: Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo.
L'ancienne doyenne des juges d'instruction du TGI, Françoise Desset, avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire après le dépôt de ces plaintes mais le parquet avait saisi la cour d'appel de Paris. Celle-ci avait finalement rejeté cette enquête au motif que les plaignants n'avaient pas subi de préjudice direct lié à d'éventuels détournements.
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RDC-Angola: la réhabilitation du chemin de fer de Bengwela offrira une nouvelle occasion d'intégration régionale
(Xinhuanet 03/11/2010)
KINSHASA, 3 novembre (Xinhua) -- "Les travaux de réhabilitation du chemin de fer de Bengwela tirent déjà vers leur fin. Il est possible que l'exploitation de la voie ferrée reprenne déjà en 2011", a déclaré mardi l'ambassadeur de l'Angola en République démocratique du Congo (RDC), Emilio Guerra.
L'ambassadeur d'Angola s'exprimait ainsi à Kinshasa en marge du 35ème anniversaire de l'indépendance de l'Angola. Selon le diplomate angolais, l'économie angolaise va à coup sûr tirer profit, notamment par la circulation de personnes et de leurs biens, la création des emplois, l'exploitation du trafic des marchandises et l'exportation des minerais produits notamment dans la province congolaise du Katanga.
" L'exploitation minière au Katanga au cours des prochaines années va tirer profit de la réouverture de la voie ferrée de Bengwela qui relie le port de Lobito sur l'océan Atlantique (Angola) au réseau ferroviaire de la province congolaise du Katanga. Le chemin de fer de Bengwela est donc important pour l'économie angolaise, congolaise et zambienne", a-t-il fait savoir.
"Ce réseau ferroviaire long de 1350 kilomètres permet d'évacuer à des meilleurs conditions les minerais produits au Katanga et d'acheminer les équipements lourds de l'industrie minière vers le Katanga, à partir de Lobito", a-t-il précisé.
Après l'indépendance de l'Angola, une grande partie des infrastructures de ce chemin de fer avait été détruite pendant la guerre menée par l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) de Jonas Savimbi contre le gouvernement de Luanda.
"La réhabilitation du chemin de fer de Bengwela offre ainsi de nouvelles opportunités de consolider les bonnes relations bilatérales entre la RDC et l'Angola. Autant dire que ce chemin de fer est un élément d'une ligne transcontinentale, car il est relié aussi à la Zambie et raccordé indirectement au système ferroviaire d'Afrique du Sud. Il est donc un élement essentiel de l'intégration économique au sein de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) à laquelle la RDC et l'Angola font partie", a conclu l'ambassadeur de l'Angola en RDC.
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KINSHASA, 3 novembre (Xinhua) -- "Les travaux de réhabilitation du chemin de fer de Bengwela tirent déjà vers leur fin. Il est possible que l'exploitation de la voie ferrée reprenne déjà en 2011", a déclaré mardi l'ambassadeur de l'Angola en République démocratique du Congo (RDC), Emilio Guerra.
L'ambassadeur d'Angola s'exprimait ainsi à Kinshasa en marge du 35ème anniversaire de l'indépendance de l'Angola. Selon le diplomate angolais, l'économie angolaise va à coup sûr tirer profit, notamment par la circulation de personnes et de leurs biens, la création des emplois, l'exploitation du trafic des marchandises et l'exportation des minerais produits notamment dans la province congolaise du Katanga.
" L'exploitation minière au Katanga au cours des prochaines années va tirer profit de la réouverture de la voie ferrée de Bengwela qui relie le port de Lobito sur l'océan Atlantique (Angola) au réseau ferroviaire de la province congolaise du Katanga. Le chemin de fer de Bengwela est donc important pour l'économie angolaise, congolaise et zambienne", a-t-il fait savoir.
"Ce réseau ferroviaire long de 1350 kilomètres permet d'évacuer à des meilleurs conditions les minerais produits au Katanga et d'acheminer les équipements lourds de l'industrie minière vers le Katanga, à partir de Lobito", a-t-il précisé.
Après l'indépendance de l'Angola, une grande partie des infrastructures de ce chemin de fer avait été détruite pendant la guerre menée par l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) de Jonas Savimbi contre le gouvernement de Luanda.
"La réhabilitation du chemin de fer de Bengwela offre ainsi de nouvelles opportunités de consolider les bonnes relations bilatérales entre la RDC et l'Angola. Autant dire que ce chemin de fer est un élément d'une ligne transcontinentale, car il est relié aussi à la Zambie et raccordé indirectement au système ferroviaire d'Afrique du Sud. Il est donc un élement essentiel de l'intégration économique au sein de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) à laquelle la RDC et l'Angola font partie", a conclu l'ambassadeur de l'Angola en RDC.
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Kenya -Démission du président de la Commission 'Vérité et Justice'
(Afrique en ligne 03/11/2010)
Nairobi, Kenya - Le président de la Commission 'Vérité et Justice', Bethuel Kiplagat, assailli de toutes parts, a finalement démissionné mardi, perdant la bataille qu'il menait depuis un an pour rester à la tête de cette institution chargée de démontrer les violations des droits de l'homme au Kenya.
M. Kiplagat, un vétéran de la diplomatie et une personnalité africaine respectée, a démissionné, pour permettre à une enquête de cette Commission sur sa présumée implication dans des violations des droits de l'homme au Kenya de suivre son cours.
La Commission 'Vérité et Justice' a été mise sur pied à la suite des élections controversées de 2008, pour entre autres, faire la lumière sur le massacre de Wagalla commis le 10 février 1984.
Les défenseurs des droits de l'homme accusent les forces de sécurité kényanes d'avoir arrêté et torturé des milliers de personnes à la base aérienne de Wagalla, à Wajir (dans le nord du Kenya) où plusieurs de ces personnes étaient mortes du fait de ces tortures et de leurs mauvaises conditions de détention.
Les représentants de la société civile, qui soupçonnaient M. Kiplagat de complicité dans ce massacre, estimaient que sa position à la tête de la Commission compromettrait son impartialité dans l'enquête sur le massacre de Wagalla .
Les représentants de la société civile fondent leur soupçon sur le fait que M. Kiplagat, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères à l'époque des faits, avait assisté à une réunion sur les questions de sécurité, avant que le gouvernement n'autorise l'opération qui avait débouché sur le massacre de Wagalla.
La Commission doit également enquêter sur le meurtre de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Robert Ouko, à son retour en 1991 des Etats-Unis où il avait pris part à une visite officielle du président kényan.
Ses partisans avaient alors prétendu que le gouvernement n'avait pas apprécié qu'il ait été photographié à la Maison Blanche en compagnie de George Bush (Senior), alors président.
M. Kiplagat, qui était à l'époque Secrétaire général du gouvernement, a également été invité à aider la Commission à enquêter sur les circonstances de ce meurtre.
Par ailleurs, le maintien de M. Kiplagat à la tête de cette Commission 'Vérité et Justice' avait contraint certains de ses membres à la démission.
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Nairobi, Kenya - Le président de la Commission 'Vérité et Justice', Bethuel Kiplagat, assailli de toutes parts, a finalement démissionné mardi, perdant la bataille qu'il menait depuis un an pour rester à la tête de cette institution chargée de démontrer les violations des droits de l'homme au Kenya.
M. Kiplagat, un vétéran de la diplomatie et une personnalité africaine respectée, a démissionné, pour permettre à une enquête de cette Commission sur sa présumée implication dans des violations des droits de l'homme au Kenya de suivre son cours.
La Commission 'Vérité et Justice' a été mise sur pied à la suite des élections controversées de 2008, pour entre autres, faire la lumière sur le massacre de Wagalla commis le 10 février 1984.
Les défenseurs des droits de l'homme accusent les forces de sécurité kényanes d'avoir arrêté et torturé des milliers de personnes à la base aérienne de Wagalla, à Wajir (dans le nord du Kenya) où plusieurs de ces personnes étaient mortes du fait de ces tortures et de leurs mauvaises conditions de détention.
Les représentants de la société civile, qui soupçonnaient M. Kiplagat de complicité dans ce massacre, estimaient que sa position à la tête de la Commission compromettrait son impartialité dans l'enquête sur le massacre de Wagalla .
Les représentants de la société civile fondent leur soupçon sur le fait que M. Kiplagat, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères à l'époque des faits, avait assisté à une réunion sur les questions de sécurité, avant que le gouvernement n'autorise l'opération qui avait débouché sur le massacre de Wagalla.
La Commission doit également enquêter sur le meurtre de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Robert Ouko, à son retour en 1991 des Etats-Unis où il avait pris part à une visite officielle du président kényan.
Ses partisans avaient alors prétendu que le gouvernement n'avait pas apprécié qu'il ait été photographié à la Maison Blanche en compagnie de George Bush (Senior), alors président.
M. Kiplagat, qui était à l'époque Secrétaire général du gouvernement, a également été invité à aider la Commission à enquêter sur les circonstances de ce meurtre.
Par ailleurs, le maintien de M. Kiplagat à la tête de cette Commission 'Vérité et Justice' avait contraint certains de ses membres à la démission.
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Sudan -Obama : maintien de sanctions contre le Soudan mais pour le pétrole ?
(Le blog finance 03/11/2010)
Où l'on reparle du Soudan ... sans toutefois parler - officiellement - de son pétrole ...
Alors que le pays extrêmement riche en hydrocarbures organise dans deux mois un référendum d'auto-détermination dans sa partie Sud, Barack Obama a décidé de maintenir pour au moins douze mois supplémentaires les sanctions économiques américaines à son encontre. C'est en effet ce qu'a annoncé lundi la Maison-Blanche.
Volonté de lutter contre les terroristes et d'établir une paix durable dans le pays ... ou d'en retirer la meilleure part du gâteau en usant si besoin du chantage économique ?
Les actions et la politique du régime soudanais sont "hostiles aux intérêts des Etats-Unis et représentent une menace permanente, inhabituelle et extraordinaire contre la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis", a ainsi indiqué Barack Obama dans une lettre au Congrès informant les élus de la prolongation de ces sanctions mises en oeuvre depuis 1997, limitant le commerce et les investissements américains au Soudan.
La semaine dernière, les chefs des deux régions du nord et du sud du Soudan ont afffirmé souhaiter avoir de "bonnes relations" quelque soit l'issue du référendum d'indépendance, et ce malgré un différend sur le statut d'une région contestée d'Abyei.
Auparavant, le sénateur américain John Kerry avait menacé de durcir les sanctions contre le Soudan si le gouvernement ou les Sudistes entravaient la tenue du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan prévu le 9 janvier. «Je veux être clair, nous voulons que le gouvernement organise le référendum et respecte la décision du Sud», a déclaré à la presse M. Kerry, lors de son arrivé à Khartoum. «Si une des (deux) parties choisit d'aller dans le mauvais sens durant les prochaines négociations d'Addis Abeba, nous aurons plusieurs options comme le durcissement des sanctions» américaines imposées à Khartoum, avait-il menacé.
Lors d'un scrutin prévu le 9 janvier prochain, les Sud-Soudanais doivent choisir entre le maintien de l'unité avec le Soudan ou la sécession. Ce scrutin est le point-clé de l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord et le Sud.
A l'heure actuelle, des responsables du Parti du congrès national (nordiste de M. Béchir) et du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, sudiste) discutent en quatre comités des questions post-référendaires : sécurité, citoyenneté, partage des ressources naturelles ... et respect des accords internationaux.
Les deux parties tentent de trouver une solution concernant le dossier d'Abyei, une région pétrolifère contestée située à la lisière Nord-Sud et revendiquée à la fois par les tribus sudiste Dinga Ngok et nomade arabe nordiste Misseriya.
Rappelons en effet que le pétrole soudanais est un des principaux enjeux du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan prévu en 2011.
Si les champs pétrolifères ont été découverts dès le début des années 1970, la production n'a débuté qu'en 1999 dans les zones sous contrôle nordiste, avant de s'étendre au Sud-Soudan en 2006. Soit un an après la signature d'un accord de paix mettant fin à la guerre opposant depuis 1983 le Nord majoritairement musulman et le Sud, chrétien et animiste.
A l'heure actuelle, selon le FMI, le pétrole représente 95% des revenus à l'exportation du Soudan et 60% des recettes du gouvernement central de Khartoum. Lequel est donc grandement dépendant des investissements étrangers ... y compris américains.
En 2008, la production quotidienne a atteint 480.000 barils exportés presque exclusivement vers les marchés asiatiques, dont la Chine (214.000 barils/jour) et le Japon (102.000).
Hasard ou malédiction du pétrole ? les principales régions de production sont situées à la frontière entre le Nord et le Sud, dans les bassins géologiques de Muglad et Melut. Les réserves du Soudan sont estimées à près de six milliards de barils, au cinquième rang en Afrique derrière la Libye, le Nigéria, l'Algérie et l'Angola.
Les revenus de l'or noir reviennent dans un premier temps au gouvernement central de Khartoum, lequel doit en verser 50% au gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan (GOSS) pour les forages situés en territoire sud-soudanais. 2% des revenus vont également à l'exécutif de chaque région de production.
Selon un rapport de l'ONG Global Witness datant de 2009, les données de Khartoum sur la production de l'or noir au Sud-Soudan ne seraient pas en phase avec celles des entreprises pétrolières présentes sur place, laissant penser que le Nord ait pu cacher des ventes de brut afin de limiter ses transferts vers le Sud.
Par Elisabeth Studer le 01 novembre 2010
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Où l'on reparle du Soudan ... sans toutefois parler - officiellement - de son pétrole ...
Alors que le pays extrêmement riche en hydrocarbures organise dans deux mois un référendum d'auto-détermination dans sa partie Sud, Barack Obama a décidé de maintenir pour au moins douze mois supplémentaires les sanctions économiques américaines à son encontre. C'est en effet ce qu'a annoncé lundi la Maison-Blanche.
Volonté de lutter contre les terroristes et d'établir une paix durable dans le pays ... ou d'en retirer la meilleure part du gâteau en usant si besoin du chantage économique ?
Les actions et la politique du régime soudanais sont "hostiles aux intérêts des Etats-Unis et représentent une menace permanente, inhabituelle et extraordinaire contre la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis", a ainsi indiqué Barack Obama dans une lettre au Congrès informant les élus de la prolongation de ces sanctions mises en oeuvre depuis 1997, limitant le commerce et les investissements américains au Soudan.
La semaine dernière, les chefs des deux régions du nord et du sud du Soudan ont afffirmé souhaiter avoir de "bonnes relations" quelque soit l'issue du référendum d'indépendance, et ce malgré un différend sur le statut d'une région contestée d'Abyei.
Auparavant, le sénateur américain John Kerry avait menacé de durcir les sanctions contre le Soudan si le gouvernement ou les Sudistes entravaient la tenue du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan prévu le 9 janvier. «Je veux être clair, nous voulons que le gouvernement organise le référendum et respecte la décision du Sud», a déclaré à la presse M. Kerry, lors de son arrivé à Khartoum. «Si une des (deux) parties choisit d'aller dans le mauvais sens durant les prochaines négociations d'Addis Abeba, nous aurons plusieurs options comme le durcissement des sanctions» américaines imposées à Khartoum, avait-il menacé.
Lors d'un scrutin prévu le 9 janvier prochain, les Sud-Soudanais doivent choisir entre le maintien de l'unité avec le Soudan ou la sécession. Ce scrutin est le point-clé de l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord et le Sud.
A l'heure actuelle, des responsables du Parti du congrès national (nordiste de M. Béchir) et du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, sudiste) discutent en quatre comités des questions post-référendaires : sécurité, citoyenneté, partage des ressources naturelles ... et respect des accords internationaux.
Les deux parties tentent de trouver une solution concernant le dossier d'Abyei, une région pétrolifère contestée située à la lisière Nord-Sud et revendiquée à la fois par les tribus sudiste Dinga Ngok et nomade arabe nordiste Misseriya.
Rappelons en effet que le pétrole soudanais est un des principaux enjeux du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan prévu en 2011.
Si les champs pétrolifères ont été découverts dès le début des années 1970, la production n'a débuté qu'en 1999 dans les zones sous contrôle nordiste, avant de s'étendre au Sud-Soudan en 2006. Soit un an après la signature d'un accord de paix mettant fin à la guerre opposant depuis 1983 le Nord majoritairement musulman et le Sud, chrétien et animiste.
A l'heure actuelle, selon le FMI, le pétrole représente 95% des revenus à l'exportation du Soudan et 60% des recettes du gouvernement central de Khartoum. Lequel est donc grandement dépendant des investissements étrangers ... y compris américains.
En 2008, la production quotidienne a atteint 480.000 barils exportés presque exclusivement vers les marchés asiatiques, dont la Chine (214.000 barils/jour) et le Japon (102.000).
Hasard ou malédiction du pétrole ? les principales régions de production sont situées à la frontière entre le Nord et le Sud, dans les bassins géologiques de Muglad et Melut. Les réserves du Soudan sont estimées à près de six milliards de barils, au cinquième rang en Afrique derrière la Libye, le Nigéria, l'Algérie et l'Angola.
Les revenus de l'or noir reviennent dans un premier temps au gouvernement central de Khartoum, lequel doit en verser 50% au gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan (GOSS) pour les forages situés en territoire sud-soudanais. 2% des revenus vont également à l'exécutif de chaque région de production.
Selon un rapport de l'ONG Global Witness datant de 2009, les données de Khartoum sur la production de l'or noir au Sud-Soudan ne seraient pas en phase avec celles des entreprises pétrolières présentes sur place, laissant penser que le Nord ait pu cacher des ventes de brut afin de limiter ses transferts vers le Sud.
Par Elisabeth Studer le 01 novembre 2010
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Bénin -Les inondations continuent
(Afrique Actu 03/11/2010)
L’ONU et les organisations humanitaires acheminent actuellement l’aide d’urgence aux sinistrés des inondations causées par des pluies torrentielles qui se sont abattues particulièrement sur le Bénin et sur plusieurs autres pays d’Afrique de l’ouest et centrale depuis la mi-septembre. De fortes pluies continuent de tomber, causant la crue du fleuve Niger dans le nord du pays et aggravant la situation des 680.000 personnes déjà touchées par la catastrophe.
« Les besoins sont énormes à cause des inondations. Nous allons continuer à faire du mieux que nous pouvons pour apporter une réponse rapide et efficace aux populations », a déclaré lundi le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Benin, Nardos Bekele-Thomas.
Sur les 680.000 Béninois touchés par les inondations, environ 200.000 personnes ont besoin d’abris, estime le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA). Plus de 55.000 habitations ont été détruites, 128.000 hectares de cultures ont été dévastées et 81.000 têtes de bétail décimées. Au total, 55 provinces ont été affectées sur les 77 que comptent le pays.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et ses partenaires CARE et Caritas ont distribué ce weekend de l’aide alimentaire à environ 2.450 personnes vulnérables vivant dans des familles d’accueil à Zangnanado située au sud du Bénin, l’une des communes les plus sévèrement touchées.
« A ce stade, la nourriture est l’une des priorités pour les populations sinistrées », a souligné le Directeur du PAM au Bénin, Moumini Ouedraogo. « Plusieurs familles ont perdu leurs récoltes à cause des crues dévastatrices, et si nous n’agissons pas vite, les conséquences risquent d’être désastreuses », a-t-il prévenu.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)) a pour sa part distribué 262.000 comprimés de purification de l’eau ainsi que des kits d’hygiène pour 150.000 personnes. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a concentré son action sur un soutien au Ministère de la Santé en distribuant aux autorités sanitaires des kits de traitement du choléra pour la prise en charge de 1.000 cas sur une durée de trois mois.
De l’aide humanitaire additionnelle sera acheminée incessamment aux populations sinistrées. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), prévoit de distribuer 430 tentes dans les départements de l’Alibori, du Borgou, des Collines, du Mono et du Zou.
Les bailleurs de fonds ont aussi manifesté leur soutien aux victimes des inondations, indique OCHA.
Le gouvernement du Japon a envoyé une aide d’urgence, composée de couvertures, de tentes, de bâches et de nattes en faveur des populations affectées. L’opérateur de téléphonie mobile MTN a fait don de 63.000 dollars à Caritas pour l’achat de vivres et de 600 moustiquaires imprégnées au profit des sinistrés. Bank of Africa a apporté, quant à elle, un appui financier de 25 million de francs CFA aux activités humanitaires.
Selon les dernières estimations du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), 1,8 million de personnes sont touchées par les inondations en Afrique de l’ouest et centrale.
© Copyright Afrique Actu
L’ONU et les organisations humanitaires acheminent actuellement l’aide d’urgence aux sinistrés des inondations causées par des pluies torrentielles qui se sont abattues particulièrement sur le Bénin et sur plusieurs autres pays d’Afrique de l’ouest et centrale depuis la mi-septembre. De fortes pluies continuent de tomber, causant la crue du fleuve Niger dans le nord du pays et aggravant la situation des 680.000 personnes déjà touchées par la catastrophe.
« Les besoins sont énormes à cause des inondations. Nous allons continuer à faire du mieux que nous pouvons pour apporter une réponse rapide et efficace aux populations », a déclaré lundi le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Benin, Nardos Bekele-Thomas.
Sur les 680.000 Béninois touchés par les inondations, environ 200.000 personnes ont besoin d’abris, estime le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA). Plus de 55.000 habitations ont été détruites, 128.000 hectares de cultures ont été dévastées et 81.000 têtes de bétail décimées. Au total, 55 provinces ont été affectées sur les 77 que comptent le pays.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et ses partenaires CARE et Caritas ont distribué ce weekend de l’aide alimentaire à environ 2.450 personnes vulnérables vivant dans des familles d’accueil à Zangnanado située au sud du Bénin, l’une des communes les plus sévèrement touchées.
« A ce stade, la nourriture est l’une des priorités pour les populations sinistrées », a souligné le Directeur du PAM au Bénin, Moumini Ouedraogo. « Plusieurs familles ont perdu leurs récoltes à cause des crues dévastatrices, et si nous n’agissons pas vite, les conséquences risquent d’être désastreuses », a-t-il prévenu.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)) a pour sa part distribué 262.000 comprimés de purification de l’eau ainsi que des kits d’hygiène pour 150.000 personnes. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a concentré son action sur un soutien au Ministère de la Santé en distribuant aux autorités sanitaires des kits de traitement du choléra pour la prise en charge de 1.000 cas sur une durée de trois mois.
De l’aide humanitaire additionnelle sera acheminée incessamment aux populations sinistrées. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), prévoit de distribuer 430 tentes dans les départements de l’Alibori, du Borgou, des Collines, du Mono et du Zou.
Les bailleurs de fonds ont aussi manifesté leur soutien aux victimes des inondations, indique OCHA.
Le gouvernement du Japon a envoyé une aide d’urgence, composée de couvertures, de tentes, de bâches et de nattes en faveur des populations affectées. L’opérateur de téléphonie mobile MTN a fait don de 63.000 dollars à Caritas pour l’achat de vivres et de 600 moustiquaires imprégnées au profit des sinistrés. Bank of Africa a apporté, quant à elle, un appui financier de 25 million de francs CFA aux activités humanitaires.
Selon les dernières estimations du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), 1,8 million de personnes sont touchées par les inondations en Afrique de l’ouest et centrale.
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