(Xinhuanet 02/03/2011)
CONAKRY -- La monnaie guinéenne (le franc guinéen, en abrégé GNF), créée le 1er mars 1960, célèbre lundi son 51ème anniversaire dans un contexte marqué par une "dépréciation profonde" de sa valeur, selon le gouverneur de la Banque centrale de la Guinée (BCRG), Loncény Labé.
Dans une déclaration radiodiffusée, Loncény Labé indique que l'anniversaire du franc guinéen intervient dans un contexte marqué par une "dépréciation profonde" de sa valeur face aux monnaies étrangères (dollar, euro) en raison des crises sociopolitiques récurrentes ayant conduit à la stagnation économique du pays.
Selon le gouverneur, l'année 2010 aura connu une expansion monétaire sans précédent, avec l'usage excessif des planches à billets.
Le taux de croissance du franc guinéen de -0,3% en 2009 est passé à 1,9% l'année dernière comme le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) mais n'a pas toutefois influencé les conditions de vie des populations, a relevé M. Labé.
Devant ce tableau "sombre", la Banque centrale compte sur plusieurs mesures pour renverser la tendance afin d'atteindre un niveau plus équilibré dans le pays.
Il s'agit notamment du bénéfice à tirer de l'annulation de 2/3 de la dette extérieure du pays par les institutions de Bretton Wood (FMI, BM) soit un montant total de près de deux milliards de dollar dans le cadre de l'initiative Pays pauvres très endettés ( PPTE).
"Pour inverser les tendances négatives des indicateurs macro- économiques, la Banque centrale met en oeuvre une politique monétaire et de change toute entière axée sur la réduction de l'inflation et la stabilisation du taux de change du franc guinéen ", ajoute le gouverneur de la BCRG.
Il a souligné que toutes ces mesures d'ordre économique et financier ne pourront aboutir que par le respect strict de la règlementation bancaire à travers les lois en vigueur.
La dépréciation de la monnaie guinéenne a des impacts négatifs sur la vie quotidienne des populations guinéennes qui parviennent difficilement à joindre les deux avec la revue à la hausse des prix de toutes les denrées de grande consommation de même que les produits de première nécessité.
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mercredi 2 mars 2011
Egypte - « L’armée est la bombe atomique du régime égyptien »
(Afrik.com 02/03/2011)
Entretien avec Tewfik Aclimandos, historien au Collège de France, spécialiste de l’Egypte.
La révolte du peuple égyptien a conduit au départ de Hosni Moubarak qui dirigeait le pays depuis 1981. L’armée, qui est désormais chargée de gérer les affaires publiques du pays, doit rétablir l’ordre et assurer la transition jusqu’à des élections démocratiques. Les Egyptiens peuvent-ils lui faire confiance ?
Pour calmer la grogne sociale, le Conseil suprême des forces armées égyptiennes avait prévenu, le 18 février dernier, qu’il n’autoriserait pas la poursuite de grèves et mouvements sociaux nuisibles à l’économie du pays. Néanmoins, après avoir dissout le Parlement et suspendu la Constitution, il a affiché sa volonté de rompre avec l’ancien régime. Il a confirmé, hier, l’annonce qu’il avait faite le 16 février sur la tenue d’un référendum pour évaluer les amendements à apporter à la Constitution. Ce dernier devrait se dérouler « avant la fin mars », selon Sobhi Salah, un membre de la commission de juristes mandatée pour étudier la question. La Constitution égyptienne devrait limiter à un maximum de deux mandats de quatre ans la durée d’exercice du pouvoir par les prochains présidents du pays, selon les amendements présentés samedi par le comité d’experts. Pour mieux communiquer avec les jeunes, l’armée a créé sa propre page Facebook, et a participé à la fête organisée sur la place Tahrir le mois dernier, au Caire, où des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer la chute du régime de Hosni Moubarak. Tewfik Aclimandos, historien au Collège de France, nous éclaire sur le rôle et la place de l’armée dans la société égyptienne et l’actuel processus de transition.
Afrik.com : Maintenant que Hosni Moubarak a quitté le pouvoir, quel rôle l’armée va-t-elle jouer ?
Tewfik Aclimandos : Hosni Moubarak avait fait appel à l’armée dès le début de la mobilisation contre son régime pour gérer les manifestations qui avaient pris de l’ampleur. On sait maintenant que c’est elle qui a pris la plupart des décisions pour venir à bout de ce conflit. Elle est à l’origine de la nomination du vice-président, Omar Souleimane. L’Egypte vit une période d’effervescence extrêmement difficile. Désormais l’armée doit veiller à assurer la transition, organiser les forces politiques et restructurer la police qui est très affaiblie. Les Egyptiens ont dénoncé la dérive sécuritaire qui régnait dans le pays. Elle a fait défaut à la police qui a tué lors des manifestations et fait preuve d’une grande brutalité envers les manifestants. Alors que les militaires, respectés par le peuple, sont considérés comme gentils, et les policiers méchants.
Afrik.com : L’armée tiendra-t-elle toutes ses promesses concernant les réformes démocratiques qu’elle s’est engagée à mener ?
Tewfik Aclimandos : Je pense que l’armée est sincère dans ce contexte révolutionnaire très difficile. Cela prendra beaucoup de temps pour que tout rentre dans l’ordre. Et puis, il y a des avis partagés entre ceux qui pensent que le délai de six mois pour la transition est trop long, et ceux pour qui il est trop court. Elle s’est notamment engagée à respecter les accords internationaux que l’Egypte a signé. D’autant plus que les Frères musulmans ont une certaine réserve à accéder à la tête du pays car ils ne veulent pas gérer les accords de paix avec Israël. Elle continuera sans doute la même politique avec les Etats-Unis puisque c’est dans son intérêt. Le peuple a une grande confiance en l’armée qui a été accueillie en héros lors des manifestations. Il est clair que son refus de tirer sur les manifestants a été un facteur décisif dans la suite de la révolte. Elle leur a permis ainsi de s’organiser et d’aller jusqu’au bout de la mobilisation.
Afrik.com : Qui dirige l’armée ?
Tewfik Aclimandos : On sait très peu de choses de l’armée égyptienne. Il y a au moins 20 généraux qui sont à sa tête. Mais une chose et sure, ce n’est pas Omar Souleymane qui la dirige, contrairement à ce que beaucoup pensent. Avec la chute du régime, on commence maintenant à découvrir quelques personnalités qui ont toujours vécu dans la discrétion. Il faudra encore attendre un peu pour en savoir plus.
Afrik.com : Quelle place occupe-t-elle- au sein de la société ?
Tewfik Aclimandos : L’armée est la bombe atomique du régime égyptien. Elle l’a toujours protégé depuis l’ère Nasser à celle de Moubarak. Elle est la gardienne du pouvoir. C’est un acteur étatique très influent. Je pense que ce qu’elle voudrait pour l’avenir politique du pays est d’avoir un président militaire élu démocratiquement dans des élections libres et transparentes. Mais il n’est pas sûr qu’elle obtienne cette faveur même si c’est ce qu’elle souhaite. Elle a pour ligne directrice de ne pas se mêler pas de la politique. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il y avait une sorte de deal entre le pouvoir et elle. Qui était, je me tiens à l’écart de la politique, mais à condition que le pays soit dirigé par un militaire.
Afrik.com : Comment expliquez-vous que l’armée, qui était fidèle au régime, ait pris partie pour les manifestants ?
Tewfik Aclimandos : Au départ, elle ne voulait pas choisir entre les deux camps. Son objectif avant tout était de préserver les institutions publiques. Mais elle a dû faire un choix entre Hosni Moubarak et le peuple. Elle a préféré plutôt sacrifier le régime. La Nation, pour elle, passe avant tout. Il y a sans doute eu des divisions internes mais elles se sont réglées dans l’intimité. La crise politique du pays était trop importante pour que les militaires lavent leur linge sal en public. L’une des raisons de la colère du peuple est : les changements de politique que Moubarak a mené ces dernières années, en privatisant de grandes entreprises qui appartenaient à l’Etat. L’Egypte a toujours voulu préserver son indépendance économique vis-à-vis du monde extérieur. Le pays vivait dans un système autarcique. Une politique qui n’était pas efficace mais permettait la redistribution des richesses à une partie de la population. Mais en privatisant de grandes compagnies publiques, Gamal a sacrifié les classes moyennes et populaires qui se sont appauvries. Seuls quelques hommes d’affaires ont bénéficié de ces changements. L’armée a d’ailleurs toujours été hostile à l’idée que Gamal prenne le pouvoir. La politique extérieure de Hosni Moubarak était sans doute la moins impopulaire, car il a garanti au pays la paix. Mais les conditions de vie qui se sont dégradées, la corruption du régime, la dureté de la répression policière ont mis le feu aux poudres et poussé les Egyptiens à se révolter. Hosni Moubarak, qui a vieilli, avait perdu le sens des réalités. Sa grande erreur est d’avoir délaissé le suivi des dossiers de la politique intérieure. Son règne de trente ans était beaucoup trop long pour le peuple qui vivait dans un pays ou l’état d’urgence était en vigueur depuis 1981. Les Egyptiens avaient l’impression d’être traités comme des animaux, de ne plus être respectés. Pour moi, ils ont manifesté avant tout pour leur dignité et la justice. L’armée les a soutenus.
mardi 1er mars 2011 / par Assanatou Baldé
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Entretien avec Tewfik Aclimandos, historien au Collège de France, spécialiste de l’Egypte.
La révolte du peuple égyptien a conduit au départ de Hosni Moubarak qui dirigeait le pays depuis 1981. L’armée, qui est désormais chargée de gérer les affaires publiques du pays, doit rétablir l’ordre et assurer la transition jusqu’à des élections démocratiques. Les Egyptiens peuvent-ils lui faire confiance ?
Pour calmer la grogne sociale, le Conseil suprême des forces armées égyptiennes avait prévenu, le 18 février dernier, qu’il n’autoriserait pas la poursuite de grèves et mouvements sociaux nuisibles à l’économie du pays. Néanmoins, après avoir dissout le Parlement et suspendu la Constitution, il a affiché sa volonté de rompre avec l’ancien régime. Il a confirmé, hier, l’annonce qu’il avait faite le 16 février sur la tenue d’un référendum pour évaluer les amendements à apporter à la Constitution. Ce dernier devrait se dérouler « avant la fin mars », selon Sobhi Salah, un membre de la commission de juristes mandatée pour étudier la question. La Constitution égyptienne devrait limiter à un maximum de deux mandats de quatre ans la durée d’exercice du pouvoir par les prochains présidents du pays, selon les amendements présentés samedi par le comité d’experts. Pour mieux communiquer avec les jeunes, l’armée a créé sa propre page Facebook, et a participé à la fête organisée sur la place Tahrir le mois dernier, au Caire, où des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer la chute du régime de Hosni Moubarak. Tewfik Aclimandos, historien au Collège de France, nous éclaire sur le rôle et la place de l’armée dans la société égyptienne et l’actuel processus de transition.
Afrik.com : Maintenant que Hosni Moubarak a quitté le pouvoir, quel rôle l’armée va-t-elle jouer ?
Tewfik Aclimandos : Hosni Moubarak avait fait appel à l’armée dès le début de la mobilisation contre son régime pour gérer les manifestations qui avaient pris de l’ampleur. On sait maintenant que c’est elle qui a pris la plupart des décisions pour venir à bout de ce conflit. Elle est à l’origine de la nomination du vice-président, Omar Souleimane. L’Egypte vit une période d’effervescence extrêmement difficile. Désormais l’armée doit veiller à assurer la transition, organiser les forces politiques et restructurer la police qui est très affaiblie. Les Egyptiens ont dénoncé la dérive sécuritaire qui régnait dans le pays. Elle a fait défaut à la police qui a tué lors des manifestations et fait preuve d’une grande brutalité envers les manifestants. Alors que les militaires, respectés par le peuple, sont considérés comme gentils, et les policiers méchants.
Afrik.com : L’armée tiendra-t-elle toutes ses promesses concernant les réformes démocratiques qu’elle s’est engagée à mener ?
Tewfik Aclimandos : Je pense que l’armée est sincère dans ce contexte révolutionnaire très difficile. Cela prendra beaucoup de temps pour que tout rentre dans l’ordre. Et puis, il y a des avis partagés entre ceux qui pensent que le délai de six mois pour la transition est trop long, et ceux pour qui il est trop court. Elle s’est notamment engagée à respecter les accords internationaux que l’Egypte a signé. D’autant plus que les Frères musulmans ont une certaine réserve à accéder à la tête du pays car ils ne veulent pas gérer les accords de paix avec Israël. Elle continuera sans doute la même politique avec les Etats-Unis puisque c’est dans son intérêt. Le peuple a une grande confiance en l’armée qui a été accueillie en héros lors des manifestations. Il est clair que son refus de tirer sur les manifestants a été un facteur décisif dans la suite de la révolte. Elle leur a permis ainsi de s’organiser et d’aller jusqu’au bout de la mobilisation.
Afrik.com : Qui dirige l’armée ?
Tewfik Aclimandos : On sait très peu de choses de l’armée égyptienne. Il y a au moins 20 généraux qui sont à sa tête. Mais une chose et sure, ce n’est pas Omar Souleymane qui la dirige, contrairement à ce que beaucoup pensent. Avec la chute du régime, on commence maintenant à découvrir quelques personnalités qui ont toujours vécu dans la discrétion. Il faudra encore attendre un peu pour en savoir plus.
Afrik.com : Quelle place occupe-t-elle- au sein de la société ?
Tewfik Aclimandos : L’armée est la bombe atomique du régime égyptien. Elle l’a toujours protégé depuis l’ère Nasser à celle de Moubarak. Elle est la gardienne du pouvoir. C’est un acteur étatique très influent. Je pense que ce qu’elle voudrait pour l’avenir politique du pays est d’avoir un président militaire élu démocratiquement dans des élections libres et transparentes. Mais il n’est pas sûr qu’elle obtienne cette faveur même si c’est ce qu’elle souhaite. Elle a pour ligne directrice de ne pas se mêler pas de la politique. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il y avait une sorte de deal entre le pouvoir et elle. Qui était, je me tiens à l’écart de la politique, mais à condition que le pays soit dirigé par un militaire.
Afrik.com : Comment expliquez-vous que l’armée, qui était fidèle au régime, ait pris partie pour les manifestants ?
Tewfik Aclimandos : Au départ, elle ne voulait pas choisir entre les deux camps. Son objectif avant tout était de préserver les institutions publiques. Mais elle a dû faire un choix entre Hosni Moubarak et le peuple. Elle a préféré plutôt sacrifier le régime. La Nation, pour elle, passe avant tout. Il y a sans doute eu des divisions internes mais elles se sont réglées dans l’intimité. La crise politique du pays était trop importante pour que les militaires lavent leur linge sal en public. L’une des raisons de la colère du peuple est : les changements de politique que Moubarak a mené ces dernières années, en privatisant de grandes entreprises qui appartenaient à l’Etat. L’Egypte a toujours voulu préserver son indépendance économique vis-à-vis du monde extérieur. Le pays vivait dans un système autarcique. Une politique qui n’était pas efficace mais permettait la redistribution des richesses à une partie de la population. Mais en privatisant de grandes compagnies publiques, Gamal a sacrifié les classes moyennes et populaires qui se sont appauvries. Seuls quelques hommes d’affaires ont bénéficié de ces changements. L’armée a d’ailleurs toujours été hostile à l’idée que Gamal prenne le pouvoir. La politique extérieure de Hosni Moubarak était sans doute la moins impopulaire, car il a garanti au pays la paix. Mais les conditions de vie qui se sont dégradées, la corruption du régime, la dureté de la répression policière ont mis le feu aux poudres et poussé les Egyptiens à se révolter. Hosni Moubarak, qui a vieilli, avait perdu le sens des réalités. Sa grande erreur est d’avoir délaissé le suivi des dossiers de la politique intérieure. Son règne de trente ans était beaucoup trop long pour le peuple qui vivait dans un pays ou l’état d’urgence était en vigueur depuis 1981. Les Egyptiens avaient l’impression d’être traités comme des animaux, de ne plus être respectés. Pour moi, ils ont manifesté avant tout pour leur dignité et la justice. L’armée les a soutenus.
mardi 1er mars 2011 / par Assanatou Baldé
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Togo - Encore un remaniement non expliqué de Faure Gnassingbé
(Afriscoop 02/03/2011)
(AfriSCOOP Lomé) — L’équipe du gouvernement « Houngbo 2 » vient de connaître son premier remaniement inattendu. Il s’agit de l’éviction du ministre du Commerce, Kokou Gozan. Une décision de l’exécutif, qui comme d’habitude, n’a pas été justifiée.
C’est à travers un communiqué lu à la Télévision nationale que l’annonce de l’éviction du ministre Kokou Gozan du Commerce a été portée à la connaissance des Togolais. Dans le décret présidentiel lu sur la chaîne nationale (Tvt), il a tout simplement été signifié qu’il « est mis fin aux fonctions du ministre Gozan ». Sans aucune explication de plus. Ce remaniement ministériel est intervenu alors que le gouvernement est en pleine discussion avec le monde des importateurs du carburant au Togo. Des discussions qui devraient refondre la structure du prix des produits pétroliers en terre togolaise. De quoi alimenter inévitablement les rumeurs, commentaires et analyses de la presse togolaise dans les prochaines heures.
Commentaire
En deux mandats de Faure Gnassingbé, c’est le deuxième remaniement ministériel spectaculaire qu’il opère !! Le premier avait eu lieu en 2006, et avait vu l’arrivée de l’actuel ministre des Finances, Adji Othèt Ayassor dans « l’équipe Houngbo 1 ». M. Ayassor avait pris la place de Payadowa Boukpessi, actuel président de la Commission des Finances du parlement.
Ces deux remaniements gouvernementaux précités ont été spectaculaires tout simplement pour une simple raison : MM. Boukpessi et Gozan font partie du sérail du pouvoir de Lomé ! Plusieurs accusations publiques portant sur un important détournement ont circulé au Togo contre P. Boukpessi, après sa sortie inattendue du gouvernement. Des accusations que le principal intéressé n’a jamais lui-même démenties. Même dans l’entourage du Rpt (parti au pouvoir), plusieurs langues ont confirmé ces accusations. K. Gozan serait-il dans le même cas ? Une chose est certaine ; l’importation des produits pétroliers au Togo est un secteur vital de l’économie togolaise, et surtout est sujette à de vives polémiques autour du bien-fondé des importantes et floues taxes que perçoit l’Etat sur chaque litre de carburant importé.
En 2010, sous la férule de M. Gozan, le gouvernement togolais avait procédé à une hausse impromptue du prix du carburant. Une démarche qui avait entraîné des émeutes meurtrières dans les rues togolaises. Depuis ce fâcheux évènement, le ministre Gozan gère avec une certaine délicatesse le « dossier carburant » de son département. A-t-il payé ce mardi 1er mars 2010 sa gestion du ministère du Commerce ou s’est-il rendu coupable de forfaitures économiques ? Les confidences du Palais présidentiel devraient nous éclairer dans les prochains jours.
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(AfriSCOOP Lomé) — L’équipe du gouvernement « Houngbo 2 » vient de connaître son premier remaniement inattendu. Il s’agit de l’éviction du ministre du Commerce, Kokou Gozan. Une décision de l’exécutif, qui comme d’habitude, n’a pas été justifiée.
C’est à travers un communiqué lu à la Télévision nationale que l’annonce de l’éviction du ministre Kokou Gozan du Commerce a été portée à la connaissance des Togolais. Dans le décret présidentiel lu sur la chaîne nationale (Tvt), il a tout simplement été signifié qu’il « est mis fin aux fonctions du ministre Gozan ». Sans aucune explication de plus. Ce remaniement ministériel est intervenu alors que le gouvernement est en pleine discussion avec le monde des importateurs du carburant au Togo. Des discussions qui devraient refondre la structure du prix des produits pétroliers en terre togolaise. De quoi alimenter inévitablement les rumeurs, commentaires et analyses de la presse togolaise dans les prochaines heures.
Commentaire
En deux mandats de Faure Gnassingbé, c’est le deuxième remaniement ministériel spectaculaire qu’il opère !! Le premier avait eu lieu en 2006, et avait vu l’arrivée de l’actuel ministre des Finances, Adji Othèt Ayassor dans « l’équipe Houngbo 1 ». M. Ayassor avait pris la place de Payadowa Boukpessi, actuel président de la Commission des Finances du parlement.
Ces deux remaniements gouvernementaux précités ont été spectaculaires tout simplement pour une simple raison : MM. Boukpessi et Gozan font partie du sérail du pouvoir de Lomé ! Plusieurs accusations publiques portant sur un important détournement ont circulé au Togo contre P. Boukpessi, après sa sortie inattendue du gouvernement. Des accusations que le principal intéressé n’a jamais lui-même démenties. Même dans l’entourage du Rpt (parti au pouvoir), plusieurs langues ont confirmé ces accusations. K. Gozan serait-il dans le même cas ? Une chose est certaine ; l’importation des produits pétroliers au Togo est un secteur vital de l’économie togolaise, et surtout est sujette à de vives polémiques autour du bien-fondé des importantes et floues taxes que perçoit l’Etat sur chaque litre de carburant importé.
En 2010, sous la férule de M. Gozan, le gouvernement togolais avait procédé à une hausse impromptue du prix du carburant. Une démarche qui avait entraîné des émeutes meurtrières dans les rues togolaises. Depuis ce fâcheux évènement, le ministre Gozan gère avec une certaine délicatesse le « dossier carburant » de son département. A-t-il payé ce mardi 1er mars 2010 sa gestion du ministère du Commerce ou s’est-il rendu coupable de forfaitures économiques ? Les confidences du Palais présidentiel devraient nous éclairer dans les prochains jours.
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Mali, Tunisie - Le chef des services de renseignement malien limogé suite à l' évasion d'un terroriste d'origine tunisienne
(Xinhuanet 02/03/2011)
BAMAKO -- C'est avec étonnement que les Maliens ont appris sur les ondes d'une radio internationale que l' homme qui avait tenté, le 5 janvier 2010, de faire exploser une bonbonne de gaz devant l'ambassade de France à Bamako, Béchir Sinoun, de nationalisé tunisienne, s'est évadé, avant-hier matin, des locaux de la Sécurité d'Etat (SE), dirigé par le Colonel major Mamy Coulibaly, en poste depuis le 6 avril 2005. Dans un communiqué, publié mardi, la présidence de la République du Mali a, de son côté, informé l'opinion nationale et internationale de l' évasion survenue le lundi 28 février 2011 de l'auteur de la tentative d'attentat contre l'Ambassade de France à Bamako, Béchir Sinoun, de nationalité tunisienne. Le même communiqué indique qu' une « enquête a été ouverte pour situer les responsabilités et, en conséquence, pour prendre les sanctions qui s'imposent en pareilles circonstances ».
Le communiqué termine « en invitant les populations à apporter leur pleine et entière collaboration aux services compétents engagés dans la poursuite du fugitif. Par conséquent, il prie toute personne ayant reconnu cet individu en fuite, en possession d'informations sur son itinéraire ou sur ses complices éventuels de bien vouloir alerter les commissariats de police ou brigades de gendarmerie les plus proches, ou toutes autres autorités compétentes ».
Cette évasion rocambolesque du terroriste qui a tenté, le 5 janvier 2010, de faire couler du sang devant l'Ambassade de France à Bamako demeure toujours mystérieuse.
Gardé donc dans les locaux de la Sécurité d'Etat, une structure rattachée à la présidence de la République du Mali et se trouvant dans un domaine militaire, Béchir Sinoun était gardé, depuis sa tentative ratée, sous haute protection dans les locaux de la SE.
C'est donc le 28 février dernier, qu'à deux heures du matin, le soldat chargé de sa garde se fait absenter pour aller prendre du thé avec les policiers en faction devant la SE. A quatre heures du matin, quand la relève se présenta, c'est le moment où les uns et les autres vont se rendre compte de l'absence du Tunisien. Alors que c'est un mur de près de deux mètres qui entoure la SE avec, en plus, des barbelés tout autour. Comment cet individu, à l' aspect frêle, le visage innocent, ce jeunot de 25 ans, a-t-il pu déjouer la vigilance de tous les hommes en uniformes chargés de la protection de la SE et de la garde des prisonniers qui s'y trouvent ?
Les consignes de la Direction générale de la Sécurité d'Etat sont pourtant fermes car, elles ont celles applicables à tous les postes de garde conformément au Règlement militaire. En effet, selon ces consignes, tout détenu est systématiquement menotté avant d'être enfermé ; tout détenu est cagoulé pour tout déplacement dans l'enceinte de la SE ; tout déplacement d'un détenu vers la salle d'interrogatoire est assuré par deux hommes en armes ; les rondes sont effectuées chaque deux heures pendant la journée et chaque heure pendant la nuit ; à chaque ronde, le chef de poste s'assure de l'état de la salle de détention et du détenu ; etc.
Comme on peut facilement le constater, les consignes édictées par la Direction générale de la SE n'ont pas été respectées à la lettre comme il sied en de pareils cas. Les recherches en vue de le localiser sont aussitôt lancées mais qui sont, pour le moment, demeurées vaines.
Le chef de poste et le soldat en faction ont été mis aux arrêts. Le directeur des services de renseignement, Mamy Coulibaly, en poste depuis le 6 avril 2005, a été limogé. Son adjoint, Hildebert Traoré, contrôleur général de police, a été nommé directeur général de la Sécurité d'Etat par intérim.
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BAMAKO -- C'est avec étonnement que les Maliens ont appris sur les ondes d'une radio internationale que l' homme qui avait tenté, le 5 janvier 2010, de faire exploser une bonbonne de gaz devant l'ambassade de France à Bamako, Béchir Sinoun, de nationalisé tunisienne, s'est évadé, avant-hier matin, des locaux de la Sécurité d'Etat (SE), dirigé par le Colonel major Mamy Coulibaly, en poste depuis le 6 avril 2005. Dans un communiqué, publié mardi, la présidence de la République du Mali a, de son côté, informé l'opinion nationale et internationale de l' évasion survenue le lundi 28 février 2011 de l'auteur de la tentative d'attentat contre l'Ambassade de France à Bamako, Béchir Sinoun, de nationalité tunisienne. Le même communiqué indique qu' une « enquête a été ouverte pour situer les responsabilités et, en conséquence, pour prendre les sanctions qui s'imposent en pareilles circonstances ».
Le communiqué termine « en invitant les populations à apporter leur pleine et entière collaboration aux services compétents engagés dans la poursuite du fugitif. Par conséquent, il prie toute personne ayant reconnu cet individu en fuite, en possession d'informations sur son itinéraire ou sur ses complices éventuels de bien vouloir alerter les commissariats de police ou brigades de gendarmerie les plus proches, ou toutes autres autorités compétentes ».
Cette évasion rocambolesque du terroriste qui a tenté, le 5 janvier 2010, de faire couler du sang devant l'Ambassade de France à Bamako demeure toujours mystérieuse.
Gardé donc dans les locaux de la Sécurité d'Etat, une structure rattachée à la présidence de la République du Mali et se trouvant dans un domaine militaire, Béchir Sinoun était gardé, depuis sa tentative ratée, sous haute protection dans les locaux de la SE.
C'est donc le 28 février dernier, qu'à deux heures du matin, le soldat chargé de sa garde se fait absenter pour aller prendre du thé avec les policiers en faction devant la SE. A quatre heures du matin, quand la relève se présenta, c'est le moment où les uns et les autres vont se rendre compte de l'absence du Tunisien. Alors que c'est un mur de près de deux mètres qui entoure la SE avec, en plus, des barbelés tout autour. Comment cet individu, à l' aspect frêle, le visage innocent, ce jeunot de 25 ans, a-t-il pu déjouer la vigilance de tous les hommes en uniformes chargés de la protection de la SE et de la garde des prisonniers qui s'y trouvent ?
Les consignes de la Direction générale de la Sécurité d'Etat sont pourtant fermes car, elles ont celles applicables à tous les postes de garde conformément au Règlement militaire. En effet, selon ces consignes, tout détenu est systématiquement menotté avant d'être enfermé ; tout détenu est cagoulé pour tout déplacement dans l'enceinte de la SE ; tout déplacement d'un détenu vers la salle d'interrogatoire est assuré par deux hommes en armes ; les rondes sont effectuées chaque deux heures pendant la journée et chaque heure pendant la nuit ; à chaque ronde, le chef de poste s'assure de l'état de la salle de détention et du détenu ; etc.
Comme on peut facilement le constater, les consignes édictées par la Direction générale de la SE n'ont pas été respectées à la lettre comme il sied en de pareils cas. Les recherches en vue de le localiser sont aussitôt lancées mais qui sont, pour le moment, demeurées vaines.
Le chef de poste et le soldat en faction ont été mis aux arrêts. Le directeur des services de renseignement, Mamy Coulibaly, en poste depuis le 6 avril 2005, a été limogé. Son adjoint, Hildebert Traoré, contrôleur général de police, a été nommé directeur général de la Sécurité d'Etat par intérim.
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Mauritanie - Nouvelle manifestation des jeunes à Nouakchott pour des réformes
Xinhuanet 02/03/2011)
NOUAKCHOTT, 2 mars (Xinhua) -- Plus d'un millier de jeunes mauritaniens se sont rassemblés, mardi, à Nouakchott pour, affirme leur porte-parole, exiger des réformes en vue de l' intégration des couches sociales les plus démunies, a constaté un correspondant de Xinhua.
Les manifestants ont dressé des banderoles pour revendiquer des emplois pour les jeunes diplômés et la baisse des prix des denrées de consommation de base. Ils ont également revendiqué la reforme du système politique et gouvernemental en place dans le pays et ont vivement dénoncé l'injustice et scandé des slogans demandant la démission du gouvernement.
Par ailleurs, ces jeunes se sont félicités du rôle joué par l' armée mauritanienne, considérant qu'elle constitue « comme toujours un soutien de taille pour le peuple mauritanien ».
Aucune présence de partis politiques n'a été remarquée au cours de cette manifestation qui s'est déroulée sous l'oeil discret des forces de l'ordre.
A l'intérieur du pays , une manifestation a eu lieu, mardi, à Aioune (plus de 600 km à l'est de Noukchott) au cours de laquelle les manifestants ont exigé la baisse du prix du pain, avant de brûler les pneus et de dresser des barricades sur les axes principaux axes routiers. Après la promesse faite par le gouverneur de la province aux manifestants de faire baisser le prix du pain, le calme était revenu.
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NOUAKCHOTT, 2 mars (Xinhua) -- Plus d'un millier de jeunes mauritaniens se sont rassemblés, mardi, à Nouakchott pour, affirme leur porte-parole, exiger des réformes en vue de l' intégration des couches sociales les plus démunies, a constaté un correspondant de Xinhua.
Les manifestants ont dressé des banderoles pour revendiquer des emplois pour les jeunes diplômés et la baisse des prix des denrées de consommation de base. Ils ont également revendiqué la reforme du système politique et gouvernemental en place dans le pays et ont vivement dénoncé l'injustice et scandé des slogans demandant la démission du gouvernement.
Par ailleurs, ces jeunes se sont félicités du rôle joué par l' armée mauritanienne, considérant qu'elle constitue « comme toujours un soutien de taille pour le peuple mauritanien ».
Aucune présence de partis politiques n'a été remarquée au cours de cette manifestation qui s'est déroulée sous l'oeil discret des forces de l'ordre.
A l'intérieur du pays , une manifestation a eu lieu, mardi, à Aioune (plus de 600 km à l'est de Noukchott) au cours de laquelle les manifestants ont exigé la baisse du prix du pain, avant de brûler les pneus et de dresser des barricades sur les axes principaux axes routiers. Après la promesse faite par le gouverneur de la province aux manifestants de faire baisser le prix du pain, le calme était revenu.
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Libye - À Tripoli, dans le théâtre d'ombres du clan Kadhafi
(Le Figaro 02/03/2011)
Seïf al-Islam Kadhafi, que l'envoyée spéciale du Figaro a rencontré, estime que le régime dirigé par son père est «victime d'une campagne de propagande des médias étrangers».
Il a choisi le canapé vert, juste au-dessous d'un portrait géant du colonel Kadhafi. Les bras croisés sur un pull en laine, Seïf al-Islam («le glaive de l'islam») affiche, devant ses visiteurs, une détermination sans faille. «La situation est excellente, jugez-en par vous-même!» insiste, dans un anglais parfait, le fils le plus en vue du Guide libyen, en balayant d'un revers de la main toute idée de déliquescence du régime. «Dans deux jours, tout sera rentré dans l'ordre », promet-il, un sourire nerveux aux lèvres.
Les vitres épaisses de ce bâtiment blanc du centre-ville, où il reçoit ses hôtes à la nuit tombée, ne laissent transparaître aucun signe d'instabilité. Dehors, le silence flotte sur Tripoli, à l'exception de la fameuse place Verte, où une bande de gais lurons, l'haleine gonflée d'alcool, chantonnent inlassablement quelques refrains à la gloire de leur «aimable Guide» en lui souhaitant «longue vie». Dans ce théâtre d'ombres, les nouvelles qui proviennent des villes alentour - Zuwara, Zawiya, Misourata - sont totalement occultées. Là-bas, l'insurrection se poursuit pourtant, en s'inspirant de la rébellion de l'est du pays, désormais sous le contrôle de l'opposition.
«C'est vrai que c'est un peu le bazar dans l'Est», admet celui qu'on surnomme le «Businessman de la diplomatie», tout en prédisant un «rapide retour au calme». Le visage soudainement plus sévère, il reconnaît que «quelques centaines de personnes y sont mortes». «Au début des accrochages, essentiellement cantonnés à Benghazi et El Beida, les policiers ont paniqué et ils ont tué des dizaines de manifestants qui s'attaquaient aux postes de police», concède Seïf al-Islam. Mais pour le reste, il nie tout en bloc: les frappes aériennes sur la population, les exactions considérées par les Nations unies comme des «crimes contre l'humanité». «Nous sommes victimes d'une campagne de propagande des médias étrangers! Pire: c'est la première fois dans l'histoire de la diplomatie contemporaine que le Conseil de sécurité prononce une résolution en s'appuyant sur des reportages mensongers», s'emporte-t-il.
Golden boy
Une des raisons, sans doute, pour lesquelles son bureau a récemment fait délivrer des visas à quelques dizaines de journalistes étrangers. «Soyez les bienvenus en Libye. Ouvrez les yeux, montrez-moi les bombes, montrez-moi les blessés! Promenez-vous librement à travers Tripoli!» insiste-t-il à l'attention des reporters - dont les déplacements restent néanmoins limités et encadrés, «dans l'intérêt de leur propre sécurité».
Quid des opposants qui, toujours dans l'est du pays, disent avoir formé un gouvernement intérimaire? «Ces gens-là ne sont pas crédibles. Ce sont des opportunistes. Hier, ils étaient avec nous. Aujourd'hui, ils retournent leur veste. Les Américains sont naïfs de vouloir entamer un dialogue avec eux», répond Seïf al-Islam. Il appelle de ses vœux un retour à la normale, afin «de lancer au plus vite un vaste plan de réformes», dont l'amorce, dit-il, «était justement prévue pour le 2 mars». Au programme: l'élaboration d'une Constitution, un nouveau Code pénal et une libéralisation de la presse. Mais n'est-il pas déjà trop tard, face à une contestation qui s'amplifie? «Des milliers de personnes m'appellent régulièrement en me suppliant de restaurer l'ordre. Ce sont des gens simples, des fermiers, des hommes modestes qui rêvent de sécurité, qui veulent que leurs enfants puissent aller à l'école sans le moindre danger», dit-il, accusant les manifestants de semer la «terreur». Les «victimes innocentes» du chaos ont ainsi reçu une enveloppe d'environ 400 dollars, pour, dit-il, «compenser l'augmentation du coût de la vie provoquée par les troubles».
Fin communicateur
Architecte de formation, passé par les bancs de la London School of Economics, Seïf al-Islam, 38 ans, s'est souvent distingué comme l'homme du changement. Quand il sort de l'ombre, il y a dix ans, il s'impose rapidement comme un incontournable médiateur auprès d'une communauté internationale refroidie par le soutien de la Libye aux terroristes islamistes. Nommé par son père à la tête de la Fondation Kadhafi, ce golden boy au crâne rasé mène alors, sous couvert de cette organisation, une politique de réconciliation et d'ouverture sur l'extérieur. C'est à son initiative que des indemnités sont ainsi versées aux victimes des attentats de Lockerbie (1988) et de l'avion français de l'UTA (1989), dans lequel des Libyens sont impliqués. Début 2009, il osa même évoquer en public certaines insuffisances «dans le mécanisme d'application du pouvoir du peuple et de la démocratie» en Libye.
C'est donc lui qui, au cœur de la crise la plus profonde des quarante et un ans de règne de son père, se retrouve actuellement à la tête d'une opération de charme à l'attention des Occidentaux. Mais ce fin communicateur peut-il faire oublier les déclarations délirantes de son père, qui continuait d'affirmer mardi, dans une interview aux chaînes américaine ABC et britannique BBC: «Mon peuple m'aime. ( Les Libyens) mourraient pour me protéger.» Lui-même ne promettait-il pas, le 20 février à la télévision libyenne, des «rivières de sang» et une bataille «jusqu'à la dernière balle»?
Son crédit international envolé, Seïf al-Islam n'a qu'un mot à la bouche: «le retour au calme». «Mon père se porte bien, et je n'ai aucune ambition de devenir le président de la Libye», martèle-t-il.
Par Delphine Minoui
Les pro-Kadhafi regagnent du terrain à l'Est
MINUTE PAR MINUTE - Les forces de sécurité fidèles au Guide ont repris le contrôle de Marsa el Brega et marchent vers la ville voisine d'Adjabia. Washington rapproche un navire de guerre des côtes libyennes.
10h30 : Deux navires de guerre américains dans le canal de Suez. Deux bâtiments américains, le porte-hélicoptères USS Kearsarge et l'USS Ponce , traversent le Canal de Suez pour rejoindre la Méditerranée et se positionner au large de la Libye, ont indiqué les autorités du canal. Les navires ont pénétré dans le canal à 7 heures du matin, heure de Paris. Douze à quatorze heures sont nécessaires pour le traverser.
10h25 : Environ 1,5 million «d'immigrés clandestins» en Libye tentent de sortir du pays à l'ouest via la frontière tunisienne ou à l'est via la frontière egyptienne. Ils pourraient aussi se diriger vers l'Italie, juge le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni. Pour ce membre du parti populiste de la Ligue du Nord, «les contrôles de police sur les côtes libyennes sont désormais inexistants».
10h20. Les forces pro-Kadhafi entrent dans Adjabia, affirme al-Jezira. Selon le corrspondant du Guardian, l'inquiétude monte à Benghazi, fief de l'opposition.
9h15 : Les forces de Kadhafi regagnent du terrain à l'Est. Elles ont repris le contrôle de la ville de Marsa el Brega, qui abrite un important terminal pétrolier dans l'est de la Libye, affirment al-Jezira, la BBC et le Guardian. Selon le correspondant de la BBC, un convoi de 100 véhicules marcheraient vers la ville voisine d'Adjabia. Des avions de combat ont bombardé la base militaire et le dépôt d'armes de cette localité, située à 160 km au sud de Benghazi. Les pro-Kadhafi contrôlent également, d'après l'Associated Press, deux villes proches de la capitale Tripoli : Gharyan et Sabratha.
8h26 : Séoul a affrété trois ferries depuis la Grèce pour aller chercher en Libye des milliers d'employés étrangers de groupes de construction sud-coréens.
8h24 : A Tripoli, un camion-citerne est en feu à proximité d'un hôtel. Cet établissement abrite actuellement de nombreux correspondants de la presse internationale. Des centaines de partisans du colonel Kadhafi se sont rassemblés près de l'accident pour crier leur allégeance au «guide de la révolution» libyenne. Selon un témoin, plusieurs reporters, qui n'avaient pas le droit d'approcher la scène de l'incendie, auraient été attaqués par des résidents.
23h52 : Pas de consensus à l'Otan . Les plus hauts responsables militaires américains ont indiqué mardi qu'il n'y avait pas de consensus pour l'instant à l'Otan sur une intervention militaire en Libye et que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne serait «extraordinairement compliquée».
23h46 : La Libye suspendue du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. L'Assemblée générale des Nations Unies composée de 192 membres a décidé la suspension, par consensus, de la Libye, sans voter. Lors d'une session extraordinaire historique, le Conseil des droits de l'homme avait réclamé vendredi la suspension de la Libye de ses rangs, une première pour la principale instance onusienne chargée de défendre les droits de l'homme. Cette recommandation avait besoin d'une décision de l'Assemblée générale pour être effective. Personne n'a pris la parole au nom du régime libyen au cours du débat. Le Vénézuela a cependant accusé les Etats-Unis de préparer une invasion de la Libye, ce qui a provoqué la colère des représentants américains.
23h45 : Hillary Clinton veut une enquête sur le rôle de Kadhafi dans Lockerbie, qui avait fait 270 morts en Ecosse en 1988. Il y a urgence, juge Clinton, car «plusieurs déclarations ont été faites depuis quelques jours par d'anciens membres du gouvernement libyen qui désignent Kadhafi et montrent clairement que les ordres venaient du sommet».
22h24 : Londres envisage de s'affranchir de l'ONU. La création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye ne nécessite pas obligatoirement un feu vert de l'ONU, avance le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. «Il y a eu des situations dans le passé où une telle zone a eu une justification légale, internationale sans résolution du Conseil de sécurité» de l'ONU, rappelle-t-il. Une position à l'opposée de celle de Paris qui estime indispensable l'accord des Nations-Unis.
22h07 : Rome a décidé l'envoi d'une mission humanitaire en Tunisie pour venir en aide à environ 10.000 réfugiés fuyant la Libye. Silvio Berlusconi souhaite que «d'autres pays puissent prendre des décisions analogues». Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la situation à la frontière entre la Libye et la Tunisie a atteint un niveau de «crise» après le passage de 70.000 à 75.000 personnes fuyant les répressions du régime de Mouammar Kadhafi depuis le 20 février.
Ce qui s'est passé MARDI
• Démonstration de force symbolique des Etats-Unis
Washington annonce l'envoi en direction de la Libye deux navires de guerre et 400 marines. Ces forces pourraient servir à une opération d'évacuation et d'assistance humanitaire comme à une éventuelle opération militaire. Un contre-torpilleur l'USS Barry se trouve depuis lundi dans le sud-ouest du bassin méditerranéen. Le groupe aéronaval autour du porte-avion nucléaire Enterprise, actuellement en mer Rouge, pourrait lui aussi retourner en Méditerranée. Sa flotte d'avions embarqués pourrait venir appuyer l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne.
Le Sénat américain a adopté mardi soir une résolution symbolique demandant à la communauté internationale d'envisager l'instauration de cette zone d'exclusion pour protéger les civils. Toutefois une telle mesure n'est pas encore à l'ordre du jour, maintient la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton. Les stratèges américains planchent sur plusieurs scénarios mais le flou demeure sur l'éventualité d'une intervention militaire.
• Juppé contre une intervention
Le ministre des Affaires étrangères estime qu'une intervention militaire de l'Otan en Libye «mérite d'être regardée à deux fois» et pourrait être «extrêmement contre-productive» dans l'opinion arabe. «Je ne sais pas quelle serait la réaction des populations arabes tout au long de la Méditerranée si on voyait les forces de l'Otan débarquer sur un territoire du sud méditerranéen». «Avant d'en arriver là, nous essayons d'accentuer les pressions pour faire tomber Kadhafi, il va tomber, il tombera, parce que il est déjà isolé dans Tripoli», a ajouté le ministre.
• Appel de l'ONU à une «évacuation massive»
Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont lancé un «appel urgent» à la communauté internationale pour évacuer les 40.000 personnes ayant fui la Libye, qui se trouvent à la frontière tunisienne. Les deux organisations ont mis au point, en «consultation avec les gouvernements tunisien et égyptien, un programme d'évacuation qui vise à améliorer considérablement les efforts» pour faire face à «la crise humanitaire». Elles demandent à la communauté internationale de «fournir d'urgence des moyens financiers et logistiques massifs dont des avions, des bateaux et du personnel spécialisé».
• Vers un gel des avoirs de Kadhafi en Europe
Après l'ONU et les Etats-Unis, l'Union européenne a adopté un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le clan Kadhafi. Elle a aussi convoqué un sommet extraordinaire le 11 mars consacré à crise en Libye et en Afrique du Nord.
• Un des fils de Kadhafi nie la répression
L'envoyée spéciale du Figaro a rencontré Seïf Al-islam Kadhafi, le fils cadet du dirigeant libyen. Il a «nié» que le régime libyen ait attaqué des civils. «Je mets quiconque au défi de m'apporter la preuve» du contraire, a-t-il ajouté. Il a en outre reconnu qu'il n'y avait plus d'«armée organisée» dans l'est du pays, mais a rejeté l'idée que le gouvernement ne contrôlait plus cette région.
Par lefigaro.fr
02/03/2011
La fièvre démocratique monte dans les pays arabes
Les affrontements entre opposants et forces de l'ordre continuent à Téhéran, dans les rue de Sanaa (Yemen), à Oman et à Barheïn.
• Violences en Iran
Des heurts ont éclaté mardi entre manifestants et forces de l'ordre déployées en nombre sur les principales places et artères de Téhéran. Ces affrontements ont notamment eu lieu autour de l'université, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes. Plusieurs appels avaient été lancés pour soutenir les deux leaders de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi. La justice iranienne a démenti mardi que l'ancien premier ministre et l'ancien président du Parlement aient été emprisonnés, ce qu'affirment leurs proches, sans nouvelles des deux hommes depuis plusieurs jours.
• Cinq gouverneurs limogés au Yémen
Le cœur de la capitale yéménite, Sanaa, a été bloqué mardi par des dizaines de milliers de manifestants, qui ont notamment scandé: «Le peuple veut la chute du régime, le peuple veut le départ d'Ali Abdullah Saleh.» L'influent prédicateur Abdel Majid Zendani, soupçonné de soutenir le terrorisme, a harangué la foule, plus nombreuse que jamais, en affirmant qu'il «soutenait les revendications des jeunes». Devant des journalistes, le président Saleh, un allié important des États-Unis contre al-Qaida, a affirmé que les soulèvements qui agitent le monde arabe «sont une tempête orchestrée de Tel-Aviv, sous la supervision de Washington». Il a limogé les gouverneurs de quatre provinces dans le Sud et d'une cinquième dans l'ouest du Yémen.
• Une constituante en Tunisie
Le nouveau premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, aurait accepté la réunion d'une Assemblée constituante, idée phare du Conseil de la protection de la révolution, qui regroupe 14 partis politiques, l'Union générale des travailleurs tunisiens et plusieurs ONG. Cette constituante promulguerait une nouvelle Constitution avant l'organisation de prochaines élections. Deux nouveaux ministres, celui de l'Enseignement supérieur et celui du Développement régional, ont démissionné mardi. De son côté, le courant islamiste interdit Ennahda a été autorisé à reformer un parti politique.
• Oman à son tour dans la tourmente
Des blindés ont dispersé à Sohar des manifestants qui bloquaient le port et une route conduisant à la capitale, Mascate, à 200 km plus au sud, alors que des petits rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes d'Oman pour réclamer des emplois, des hausses de salaires et le limogeage de plusieurs ministres. Le gouvernement, qui s'attendait à une quatrième journée de manifestations, avait déployé des troupes et des véhicules militaires autour de la capitale et le long de la frontière avec les Émirats arabes unis.
• Bras de fer chiites-sunites à Bahreïn
Des milliers de manifestants ont de nouveau défilé à Manama, affirmant l'unité nationale du petit royaume de Bahreïn, où la minorité sunnite côtoie la majorité chiite. L'opposition a jusqu'ici refusé d'engager un dialogue national proposé par le roi, Hamad ben Isa al-Khalifa, et la dynastie sunnite, au pouvoir depuis plus de deux cents ans. L'opposition demande en préalable la démission de tout le gouvernement.
• Un calendrier électoral en Égypte
Une réforme constitutionnelle sera soumise à référendum le 19 mars en Égypte, en prélude à des élections législatives en juin et à une présidentielle six semaines plus tard, annonçait-on mardi au sein de l'armée, au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février dernier.
Par Thierry Portes
© Copyright Le Figaro
Seïf al-Islam Kadhafi, que l'envoyée spéciale du Figaro a rencontré, estime que le régime dirigé par son père est «victime d'une campagne de propagande des médias étrangers».
Il a choisi le canapé vert, juste au-dessous d'un portrait géant du colonel Kadhafi. Les bras croisés sur un pull en laine, Seïf al-Islam («le glaive de l'islam») affiche, devant ses visiteurs, une détermination sans faille. «La situation est excellente, jugez-en par vous-même!» insiste, dans un anglais parfait, le fils le plus en vue du Guide libyen, en balayant d'un revers de la main toute idée de déliquescence du régime. «Dans deux jours, tout sera rentré dans l'ordre », promet-il, un sourire nerveux aux lèvres.
Les vitres épaisses de ce bâtiment blanc du centre-ville, où il reçoit ses hôtes à la nuit tombée, ne laissent transparaître aucun signe d'instabilité. Dehors, le silence flotte sur Tripoli, à l'exception de la fameuse place Verte, où une bande de gais lurons, l'haleine gonflée d'alcool, chantonnent inlassablement quelques refrains à la gloire de leur «aimable Guide» en lui souhaitant «longue vie». Dans ce théâtre d'ombres, les nouvelles qui proviennent des villes alentour - Zuwara, Zawiya, Misourata - sont totalement occultées. Là-bas, l'insurrection se poursuit pourtant, en s'inspirant de la rébellion de l'est du pays, désormais sous le contrôle de l'opposition.
«C'est vrai que c'est un peu le bazar dans l'Est», admet celui qu'on surnomme le «Businessman de la diplomatie», tout en prédisant un «rapide retour au calme». Le visage soudainement plus sévère, il reconnaît que «quelques centaines de personnes y sont mortes». «Au début des accrochages, essentiellement cantonnés à Benghazi et El Beida, les policiers ont paniqué et ils ont tué des dizaines de manifestants qui s'attaquaient aux postes de police», concède Seïf al-Islam. Mais pour le reste, il nie tout en bloc: les frappes aériennes sur la population, les exactions considérées par les Nations unies comme des «crimes contre l'humanité». «Nous sommes victimes d'une campagne de propagande des médias étrangers! Pire: c'est la première fois dans l'histoire de la diplomatie contemporaine que le Conseil de sécurité prononce une résolution en s'appuyant sur des reportages mensongers», s'emporte-t-il.
Golden boy
Une des raisons, sans doute, pour lesquelles son bureau a récemment fait délivrer des visas à quelques dizaines de journalistes étrangers. «Soyez les bienvenus en Libye. Ouvrez les yeux, montrez-moi les bombes, montrez-moi les blessés! Promenez-vous librement à travers Tripoli!» insiste-t-il à l'attention des reporters - dont les déplacements restent néanmoins limités et encadrés, «dans l'intérêt de leur propre sécurité».
Quid des opposants qui, toujours dans l'est du pays, disent avoir formé un gouvernement intérimaire? «Ces gens-là ne sont pas crédibles. Ce sont des opportunistes. Hier, ils étaient avec nous. Aujourd'hui, ils retournent leur veste. Les Américains sont naïfs de vouloir entamer un dialogue avec eux», répond Seïf al-Islam. Il appelle de ses vœux un retour à la normale, afin «de lancer au plus vite un vaste plan de réformes», dont l'amorce, dit-il, «était justement prévue pour le 2 mars». Au programme: l'élaboration d'une Constitution, un nouveau Code pénal et une libéralisation de la presse. Mais n'est-il pas déjà trop tard, face à une contestation qui s'amplifie? «Des milliers de personnes m'appellent régulièrement en me suppliant de restaurer l'ordre. Ce sont des gens simples, des fermiers, des hommes modestes qui rêvent de sécurité, qui veulent que leurs enfants puissent aller à l'école sans le moindre danger», dit-il, accusant les manifestants de semer la «terreur». Les «victimes innocentes» du chaos ont ainsi reçu une enveloppe d'environ 400 dollars, pour, dit-il, «compenser l'augmentation du coût de la vie provoquée par les troubles».
Fin communicateur
Architecte de formation, passé par les bancs de la London School of Economics, Seïf al-Islam, 38 ans, s'est souvent distingué comme l'homme du changement. Quand il sort de l'ombre, il y a dix ans, il s'impose rapidement comme un incontournable médiateur auprès d'une communauté internationale refroidie par le soutien de la Libye aux terroristes islamistes. Nommé par son père à la tête de la Fondation Kadhafi, ce golden boy au crâne rasé mène alors, sous couvert de cette organisation, une politique de réconciliation et d'ouverture sur l'extérieur. C'est à son initiative que des indemnités sont ainsi versées aux victimes des attentats de Lockerbie (1988) et de l'avion français de l'UTA (1989), dans lequel des Libyens sont impliqués. Début 2009, il osa même évoquer en public certaines insuffisances «dans le mécanisme d'application du pouvoir du peuple et de la démocratie» en Libye.
C'est donc lui qui, au cœur de la crise la plus profonde des quarante et un ans de règne de son père, se retrouve actuellement à la tête d'une opération de charme à l'attention des Occidentaux. Mais ce fin communicateur peut-il faire oublier les déclarations délirantes de son père, qui continuait d'affirmer mardi, dans une interview aux chaînes américaine ABC et britannique BBC: «Mon peuple m'aime. ( Les Libyens) mourraient pour me protéger.» Lui-même ne promettait-il pas, le 20 février à la télévision libyenne, des «rivières de sang» et une bataille «jusqu'à la dernière balle»?
Son crédit international envolé, Seïf al-Islam n'a qu'un mot à la bouche: «le retour au calme». «Mon père se porte bien, et je n'ai aucune ambition de devenir le président de la Libye», martèle-t-il.
Par Delphine Minoui
Les pro-Kadhafi regagnent du terrain à l'Est
MINUTE PAR MINUTE - Les forces de sécurité fidèles au Guide ont repris le contrôle de Marsa el Brega et marchent vers la ville voisine d'Adjabia. Washington rapproche un navire de guerre des côtes libyennes.
10h30 : Deux navires de guerre américains dans le canal de Suez. Deux bâtiments américains, le porte-hélicoptères USS Kearsarge et l'USS Ponce , traversent le Canal de Suez pour rejoindre la Méditerranée et se positionner au large de la Libye, ont indiqué les autorités du canal. Les navires ont pénétré dans le canal à 7 heures du matin, heure de Paris. Douze à quatorze heures sont nécessaires pour le traverser.
10h25 : Environ 1,5 million «d'immigrés clandestins» en Libye tentent de sortir du pays à l'ouest via la frontière tunisienne ou à l'est via la frontière egyptienne. Ils pourraient aussi se diriger vers l'Italie, juge le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni. Pour ce membre du parti populiste de la Ligue du Nord, «les contrôles de police sur les côtes libyennes sont désormais inexistants».
10h20. Les forces pro-Kadhafi entrent dans Adjabia, affirme al-Jezira. Selon le corrspondant du Guardian, l'inquiétude monte à Benghazi, fief de l'opposition.
9h15 : Les forces de Kadhafi regagnent du terrain à l'Est. Elles ont repris le contrôle de la ville de Marsa el Brega, qui abrite un important terminal pétrolier dans l'est de la Libye, affirment al-Jezira, la BBC et le Guardian. Selon le correspondant de la BBC, un convoi de 100 véhicules marcheraient vers la ville voisine d'Adjabia. Des avions de combat ont bombardé la base militaire et le dépôt d'armes de cette localité, située à 160 km au sud de Benghazi. Les pro-Kadhafi contrôlent également, d'après l'Associated Press, deux villes proches de la capitale Tripoli : Gharyan et Sabratha.
8h26 : Séoul a affrété trois ferries depuis la Grèce pour aller chercher en Libye des milliers d'employés étrangers de groupes de construction sud-coréens.
8h24 : A Tripoli, un camion-citerne est en feu à proximité d'un hôtel. Cet établissement abrite actuellement de nombreux correspondants de la presse internationale. Des centaines de partisans du colonel Kadhafi se sont rassemblés près de l'accident pour crier leur allégeance au «guide de la révolution» libyenne. Selon un témoin, plusieurs reporters, qui n'avaient pas le droit d'approcher la scène de l'incendie, auraient été attaqués par des résidents.
23h52 : Pas de consensus à l'Otan . Les plus hauts responsables militaires américains ont indiqué mardi qu'il n'y avait pas de consensus pour l'instant à l'Otan sur une intervention militaire en Libye et que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne serait «extraordinairement compliquée».
23h46 : La Libye suspendue du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. L'Assemblée générale des Nations Unies composée de 192 membres a décidé la suspension, par consensus, de la Libye, sans voter. Lors d'une session extraordinaire historique, le Conseil des droits de l'homme avait réclamé vendredi la suspension de la Libye de ses rangs, une première pour la principale instance onusienne chargée de défendre les droits de l'homme. Cette recommandation avait besoin d'une décision de l'Assemblée générale pour être effective. Personne n'a pris la parole au nom du régime libyen au cours du débat. Le Vénézuela a cependant accusé les Etats-Unis de préparer une invasion de la Libye, ce qui a provoqué la colère des représentants américains.
23h45 : Hillary Clinton veut une enquête sur le rôle de Kadhafi dans Lockerbie, qui avait fait 270 morts en Ecosse en 1988. Il y a urgence, juge Clinton, car «plusieurs déclarations ont été faites depuis quelques jours par d'anciens membres du gouvernement libyen qui désignent Kadhafi et montrent clairement que les ordres venaient du sommet».
22h24 : Londres envisage de s'affranchir de l'ONU. La création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye ne nécessite pas obligatoirement un feu vert de l'ONU, avance le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. «Il y a eu des situations dans le passé où une telle zone a eu une justification légale, internationale sans résolution du Conseil de sécurité» de l'ONU, rappelle-t-il. Une position à l'opposée de celle de Paris qui estime indispensable l'accord des Nations-Unis.
22h07 : Rome a décidé l'envoi d'une mission humanitaire en Tunisie pour venir en aide à environ 10.000 réfugiés fuyant la Libye. Silvio Berlusconi souhaite que «d'autres pays puissent prendre des décisions analogues». Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la situation à la frontière entre la Libye et la Tunisie a atteint un niveau de «crise» après le passage de 70.000 à 75.000 personnes fuyant les répressions du régime de Mouammar Kadhafi depuis le 20 février.
Ce qui s'est passé MARDI
• Démonstration de force symbolique des Etats-Unis
Washington annonce l'envoi en direction de la Libye deux navires de guerre et 400 marines. Ces forces pourraient servir à une opération d'évacuation et d'assistance humanitaire comme à une éventuelle opération militaire. Un contre-torpilleur l'USS Barry se trouve depuis lundi dans le sud-ouest du bassin méditerranéen. Le groupe aéronaval autour du porte-avion nucléaire Enterprise, actuellement en mer Rouge, pourrait lui aussi retourner en Méditerranée. Sa flotte d'avions embarqués pourrait venir appuyer l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne.
Le Sénat américain a adopté mardi soir une résolution symbolique demandant à la communauté internationale d'envisager l'instauration de cette zone d'exclusion pour protéger les civils. Toutefois une telle mesure n'est pas encore à l'ordre du jour, maintient la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton. Les stratèges américains planchent sur plusieurs scénarios mais le flou demeure sur l'éventualité d'une intervention militaire.
• Juppé contre une intervention
Le ministre des Affaires étrangères estime qu'une intervention militaire de l'Otan en Libye «mérite d'être regardée à deux fois» et pourrait être «extrêmement contre-productive» dans l'opinion arabe. «Je ne sais pas quelle serait la réaction des populations arabes tout au long de la Méditerranée si on voyait les forces de l'Otan débarquer sur un territoire du sud méditerranéen». «Avant d'en arriver là, nous essayons d'accentuer les pressions pour faire tomber Kadhafi, il va tomber, il tombera, parce que il est déjà isolé dans Tripoli», a ajouté le ministre.
• Appel de l'ONU à une «évacuation massive»
Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont lancé un «appel urgent» à la communauté internationale pour évacuer les 40.000 personnes ayant fui la Libye, qui se trouvent à la frontière tunisienne. Les deux organisations ont mis au point, en «consultation avec les gouvernements tunisien et égyptien, un programme d'évacuation qui vise à améliorer considérablement les efforts» pour faire face à «la crise humanitaire». Elles demandent à la communauté internationale de «fournir d'urgence des moyens financiers et logistiques massifs dont des avions, des bateaux et du personnel spécialisé».
• Vers un gel des avoirs de Kadhafi en Europe
Après l'ONU et les Etats-Unis, l'Union européenne a adopté un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le clan Kadhafi. Elle a aussi convoqué un sommet extraordinaire le 11 mars consacré à crise en Libye et en Afrique du Nord.
• Un des fils de Kadhafi nie la répression
L'envoyée spéciale du Figaro a rencontré Seïf Al-islam Kadhafi, le fils cadet du dirigeant libyen. Il a «nié» que le régime libyen ait attaqué des civils. «Je mets quiconque au défi de m'apporter la preuve» du contraire, a-t-il ajouté. Il a en outre reconnu qu'il n'y avait plus d'«armée organisée» dans l'est du pays, mais a rejeté l'idée que le gouvernement ne contrôlait plus cette région.
Par lefigaro.fr
02/03/2011
La fièvre démocratique monte dans les pays arabes
Les affrontements entre opposants et forces de l'ordre continuent à Téhéran, dans les rue de Sanaa (Yemen), à Oman et à Barheïn.
• Violences en Iran
Des heurts ont éclaté mardi entre manifestants et forces de l'ordre déployées en nombre sur les principales places et artères de Téhéran. Ces affrontements ont notamment eu lieu autour de l'université, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes. Plusieurs appels avaient été lancés pour soutenir les deux leaders de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi. La justice iranienne a démenti mardi que l'ancien premier ministre et l'ancien président du Parlement aient été emprisonnés, ce qu'affirment leurs proches, sans nouvelles des deux hommes depuis plusieurs jours.
• Cinq gouverneurs limogés au Yémen
Le cœur de la capitale yéménite, Sanaa, a été bloqué mardi par des dizaines de milliers de manifestants, qui ont notamment scandé: «Le peuple veut la chute du régime, le peuple veut le départ d'Ali Abdullah Saleh.» L'influent prédicateur Abdel Majid Zendani, soupçonné de soutenir le terrorisme, a harangué la foule, plus nombreuse que jamais, en affirmant qu'il «soutenait les revendications des jeunes». Devant des journalistes, le président Saleh, un allié important des États-Unis contre al-Qaida, a affirmé que les soulèvements qui agitent le monde arabe «sont une tempête orchestrée de Tel-Aviv, sous la supervision de Washington». Il a limogé les gouverneurs de quatre provinces dans le Sud et d'une cinquième dans l'ouest du Yémen.
• Une constituante en Tunisie
Le nouveau premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, aurait accepté la réunion d'une Assemblée constituante, idée phare du Conseil de la protection de la révolution, qui regroupe 14 partis politiques, l'Union générale des travailleurs tunisiens et plusieurs ONG. Cette constituante promulguerait une nouvelle Constitution avant l'organisation de prochaines élections. Deux nouveaux ministres, celui de l'Enseignement supérieur et celui du Développement régional, ont démissionné mardi. De son côté, le courant islamiste interdit Ennahda a été autorisé à reformer un parti politique.
• Oman à son tour dans la tourmente
Des blindés ont dispersé à Sohar des manifestants qui bloquaient le port et une route conduisant à la capitale, Mascate, à 200 km plus au sud, alors que des petits rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes d'Oman pour réclamer des emplois, des hausses de salaires et le limogeage de plusieurs ministres. Le gouvernement, qui s'attendait à une quatrième journée de manifestations, avait déployé des troupes et des véhicules militaires autour de la capitale et le long de la frontière avec les Émirats arabes unis.
• Bras de fer chiites-sunites à Bahreïn
Des milliers de manifestants ont de nouveau défilé à Manama, affirmant l'unité nationale du petit royaume de Bahreïn, où la minorité sunnite côtoie la majorité chiite. L'opposition a jusqu'ici refusé d'engager un dialogue national proposé par le roi, Hamad ben Isa al-Khalifa, et la dynastie sunnite, au pouvoir depuis plus de deux cents ans. L'opposition demande en préalable la démission de tout le gouvernement.
• Un calendrier électoral en Égypte
Une réforme constitutionnelle sera soumise à référendum le 19 mars en Égypte, en prélude à des élections législatives en juin et à une présidentielle six semaines plus tard, annonçait-on mardi au sein de l'armée, au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février dernier.
Par Thierry Portes
© Copyright Le Figaro
RDC : Coup d’État manqué ou le bluff de Kabila à Kinshasa ?
(Libre Opinion) — « All the world’s a stage, And all the men and women merely players ; They have their exits and their entrances, And one man in his time plays many parts, His acts being seven ages » – (Le monde entier est un plateau de théâtre où toutes les femmes et tous les hommes ne sont que les personnages de la pièce. Et chacun y joue son role) – écrivait Shakespeare [As You like It Act 2, scene 7, 139-143].
Depuis dimanche 27 février 2011, il semble que le « raïs » des congolais a échappé à une révolution du palais. Que s’est-il réellement passé cette journée ? Qui sont ces « malfrats » qui auraient attenté à la vie du Président congolais ? Comment le lieu le mieux protégé de Kinshasa peut-il être pris d’assaut en pleine journée par « un groupe d’individus fortement armés » sans qu’aucun service de sécurité ne s’en rende compte ? Comment expliquer que son « excellence » monsieur le ministre de l´information, Lambert Mende Ombalanga, soit amené à annoncer ce fameux coup d’État sur les antennes de la radio télévision nationale congolaise (RTNC) alors que les coups de canon sifflaient à cinq cent mètres (camp Nkokolo) ? Est-ce peut on dire qu’il y a eu un putsch manqué contre Joseph Kabila ? Ou s´agit-il d´une comédie de mauvais goût signée Joka (Joseph Kabila) ?
On se croirait dans un film fiction ! Des tirs nourris à la résidence du chef de l’État congolais ! Est-ce la répétition de l´aventure de l´assassinat de Laurent Désiré Kabila un certain 16 janvier 2001 au Palais de Marbre à Kinshasa ? Que non ! Si en 2001 l’issue était fatale pour Laurent Désiré Kabila, cette fois, c´est le « happy end » ; car, Joseph Kabila venait de quitter sa résidence trente minutes avant qu’elle ne fasse l’objet d’une attaque surprise par des « assaillants » non autrement identifiés lesquels, aux dires de son « excellence » monsieur le ministre de l´information Lambert Mende, étaient lourdement armés. Bilan : Sept morts, une centaine de blessé et plusieurs capturés.
Selon les mauvaises langues à Kinshasa, la version officielle de son « excellence » Monsieur le ministre congolais de l´Information serait un gros montage, c´est-à-dire du bluff. Cette source soutient, en revanche, que des assaillants seraient armés des machettes dissimulées au dos de leur t-shirt à l´effigie du président Joseph Kabila. Une indication non signalée par son « excellence » monsieur le ministre de l´information lors de sa conférence de presse au cours de laquelle il a prétendu que les assaillants étaient lourdement armés. Aucune source indépendante n’en fait mention. C’est, armés des machettes, que les « soudards » ont affronté les gardes de « l´autorité » morale (sobriquet du Chef de l´État congolais). Pour les mauvaises langues, les alentours de la présidence – en ce compris le Grand Hôtel, l´ambassade Suisse et plusieurs domiciles des ambassadeurs accrédités en RD Congo – pullulent tous les jours des officiels du régime, des agents camouflés de services de « renseignements » (ANR) et autres militaires en uniforme et coiffés des bérets rouges, jaunes , bleus, vert-citrons. Il est pratiquement difficile pour ne pas dire impossible qu’un groupe d’assaillants, du reste lourdement armé, progresse pendant plus ou moins cinq à dix kilomètres à pied sans attirer l’attention des passants et de ces agents. De même, ceux qui ont attaqué le camp Kokolo ne pouvaient librement se mouvoir avec leurs lance-roquettes et chars de combat sans attirer l´attention des passants qui se rendaient au stade de martyr à Kinshasa pour suivre le duel V. Club contre Océan View de Zanzibar. Quant à l´aéroport de N´djili, inutile d´en parler, quand on sait que, outre le camp militaire à proximité, il y a les passagers, les vendeurs à la criée et surtout tous les services de sécurité y fourmillent. Une progression d’hommes en armes ne peut passer inaperçue. Par conséquent, mon « excellence » le ministre de l´information en RD Congo, comme à son habitude, n´a pas dit toute la vérité. Donc, ce n´est pas sûr que l’enquête ouverte pour comprendre ce qui a troublé le dimanche de la « haute » hiérarchie à la congolaise révèle la face cachée de cette comédie.
1. Bluff signé Joseph Kabila ?
Le « coup » d’Etat manqué contre le régime de Kinshasa laisse les congolais incrédules pour la simple raison que des questions essentielles, sur le mobile et les commanditaires du putsch, demeurent sans réponse. Qui sont les agresseurs ? D’où viennent-ils ? Qui est le commanditaire de leur action ? Quel est leur objectif ?
L´agitation qui règne dans les rangs du pouvoir de Kinshasa explique l´immoralité et la fourberie du comportement de ceux qui prétendent nous gouverner avec défi. Le scrutin majoritaire à un tour ne garantit plus la victoire aux élections ; il faut imaginer d´autres scénarii – surtout que la rue n´a pas encore dit son dernier mot en RD Congo – pour se maintenir au pouvoir ; car le rapprochement Tshisekedi-Kamerhe change la donne. Si ces deux opposants ainsi que le Mouvement de Libération du Congo font front commun, soutenus par Ne Mwanda Nsemi, le président de Bundu di Mayala, on parlera désormais de Kabila au passé (ex-président). Il faut donc trouver une astuce : inventer un coup d’État imaginaire afin de créer le chaos pour préparer la politique de la terre brûlée. L’objectif poursuivi par le régime de Kinshasa est simple : créer des troubles ; semer la mort et la désolation pour justifier la restriction des libertés individuelles et publiques. Ainsi pour mettre hors course les adversaires politiques, ces « assaillants » armés des lance-roquettes et des chars de combat qui circulaient librement dans les artères de Kinshasa au point d’attaquer le palais présidentiel, seront utilisés pour dénoncer les commanditaires imaginaires qui pourront être arrêtés ou assignés en résidence surveillée. Le scénario de Rwanda est entrain de se préparer en RD Congo.
2. Les dirigeants politique congolais n´ont ni foi ni loi
En République très démocratique du Congo où le pouvoir en place ne communique que pour faire sa propagande ; il est clair que nul ne saura la vérité sur ce qui s’est réellement passé dimanche 27 février 2010 à Kinshasa. Intimidé par son « excellence » monsieur le ministre de l´information, les médias d’État ne seront pas d’un grand secours. Dans son édition du dimanche soir, la radio publique flamande « VRTN » considère ce « coup » comme une « attaque non-organisée menée par des amateurs » (congoindépendant.com). En conséquence, il est difficile de soutenir sérieusement qu’une tentative de putsch a eu lieu dimanche 27 février 2011 à Kinshasa ; car les « affreux » n’ont à aucun moment tenté de prendre le contrôle des principaux ministères et les moyens d’information et de communication. Donc, la conclusion qui se dégage est simple : c´est une comédie jouée par Joseph Kabila et ses barbouzes afin de justifier dans les prochains jours la proclamation de l’État d’urgence en vue de restreindre les droits humains en RD Congo, notamment les droits d’organiser des réunions politiques. Et au finish, cette « attaque » pourrait servir de prétexte pour le régime en place de « nettoyer » l’armée de certains éléments gênants. ´A l’analyse de toutes ces questions, l’hypothèse que ce putsch « manqué » soit une farce signée Joseph Kabila peut être émise. Elle aurait pour but de contraindre « les assaillants » à donner des témoignages sur leurs « liens » avec cerveau moteur de l´opération, c´est-à-dire certains acteurs politiques congolais que Joseph Kabila et sa clique voudraient « neutraliser » ou d’engager le pays dans un processus d’insécurité devant conduire au report des élections. Les manœuvres du pouvoir à Kinshasa de museler l´opposition ou de réprimer dans le sang le meeting de l´Union de démocratie et le progrès social (Udps) du 24 avril prochain n´est pas non plus à exclure. Les dirigeants de Kinshasa n’ont ni foi ni loi. L’issue des « prétendues enquêtes » sur ce coup d’État imaginaire le démontrera dans les prochains jours. Les adversaires de Kabila sont avertis. L’homme ne reculera devant rien ; il va tuer, tuer et beaucoup tuer encore pour se maintenir au pouvoir. Il n’hésitera pas d’intimider ses adversaires. Cette fois-ci, la « haute » hiérarchie risque de se tromper énormément.
3. C´était de la farce !
Revenant sur la journée de dimanche 27 février 2011, une source bien informée à Kinshasa assure que Joka (Joseph Kabila) a quitté sa résidence aux alentours de 12h00 pour se rendre dans sa ferme de Kingakati. « C’est aux environs de 14 heures que la résidence présidentielle a subi l’attaque », dit-elle. Coïncidence ? Selon son « excellence » monsieur le ministre Mende, le chef de l’Etat a aussitôt regagné son habitation après avoir pris connaissance de cette agression. « C’est assez étrange de voir un chef d’État regagner sa résidence alors que celle-ci venait de subir une agression menée par des assaillants non identifiés qui pouvaient être éparpillés dans la ville ». Selon des informations franchement difficiles à vérifier, « Kabila » aurait été grièvement blessé et évacué dans un hôpital à Brazzaville. Aucune source indépendante n’a pu confirmer ce fait. Il en est de même des allégations selon lesquelles plusieurs membres de la garde rapprochée de la « haute » hiérarchie auraient péri lors des affrontements
Il y a lieu de rappeler qu´il y a un mois, l’aéroport de la Luano, à Lubumbashi, avait enregistré l’attaque d’un commando. Aucun assaillant n’avait malheureusement été arrêté. Mais un agent de garde du Groupe Forrest International y avait trouvé la mort. Alors que la rumeur imputait l’agression aux ex-gendarmes katangais, mieux connus sous le label de « Tigres », le gouverneur de province, Moïse Katumbi, avait parlé d’une mascarade. Selon lui, le commando n’aurait existé que dans l’imagination fertile des gens. Toutefois, les enquêtes sont ouvertes pour tenter de décrypter le mystère de l’incident de l’aéroport de la Luano. Pour la petite histoire, cet aéroport est situé à quelques kilomètres du camp militaire Kimbembe qui sert de base à un important contingent de la garde présidentielle, les fameux « Bana Moura ». Bilan : un fonctionnaire tué. Pourquoi ? L’opinion congolaise attend toujours de connaître la vérité sur cette affaire. « Nous attendons un rapport pour savoir exactement qui étaient ces gens. Tout est rentré dans l’ordre maintenant et les vols ont repris », déclarait Mende le 4 février dernier en soulignant que la police a arrêté plusieurs suspects et « s’est lancée à la poursuite des assaillants ».
Ouf ! Décidément, on en veut à Kabila ! Mais qu’a-t-il fait notre « président » pour mériter ce sort peu enviable ? Rien. Sinon que des morts, parsemés sur son chemin en dix ans de pouvoir ! La mal gouvernance reste la règle en RDC, et les droits de l’homme sont bafoués au point que les sbires de Kabila ont tués deux défenseurs des droits de l´homme pourtant invités par le chef de la police nationale congolaise. Franchement on nous prend pour des cons !
Par Dr. & Habil., Prosper Nobirabo Musafiri
copyright afriscoop.net
Depuis dimanche 27 février 2011, il semble que le « raïs » des congolais a échappé à une révolution du palais. Que s’est-il réellement passé cette journée ? Qui sont ces « malfrats » qui auraient attenté à la vie du Président congolais ? Comment le lieu le mieux protégé de Kinshasa peut-il être pris d’assaut en pleine journée par « un groupe d’individus fortement armés » sans qu’aucun service de sécurité ne s’en rende compte ? Comment expliquer que son « excellence » monsieur le ministre de l´information, Lambert Mende Ombalanga, soit amené à annoncer ce fameux coup d’État sur les antennes de la radio télévision nationale congolaise (RTNC) alors que les coups de canon sifflaient à cinq cent mètres (camp Nkokolo) ? Est-ce peut on dire qu’il y a eu un putsch manqué contre Joseph Kabila ? Ou s´agit-il d´une comédie de mauvais goût signée Joka (Joseph Kabila) ?
On se croirait dans un film fiction ! Des tirs nourris à la résidence du chef de l’État congolais ! Est-ce la répétition de l´aventure de l´assassinat de Laurent Désiré Kabila un certain 16 janvier 2001 au Palais de Marbre à Kinshasa ? Que non ! Si en 2001 l’issue était fatale pour Laurent Désiré Kabila, cette fois, c´est le « happy end » ; car, Joseph Kabila venait de quitter sa résidence trente minutes avant qu’elle ne fasse l’objet d’une attaque surprise par des « assaillants » non autrement identifiés lesquels, aux dires de son « excellence » monsieur le ministre de l´information Lambert Mende, étaient lourdement armés. Bilan : Sept morts, une centaine de blessé et plusieurs capturés.
Selon les mauvaises langues à Kinshasa, la version officielle de son « excellence » Monsieur le ministre congolais de l´Information serait un gros montage, c´est-à-dire du bluff. Cette source soutient, en revanche, que des assaillants seraient armés des machettes dissimulées au dos de leur t-shirt à l´effigie du président Joseph Kabila. Une indication non signalée par son « excellence » monsieur le ministre de l´information lors de sa conférence de presse au cours de laquelle il a prétendu que les assaillants étaient lourdement armés. Aucune source indépendante n’en fait mention. C’est, armés des machettes, que les « soudards » ont affronté les gardes de « l´autorité » morale (sobriquet du Chef de l´État congolais). Pour les mauvaises langues, les alentours de la présidence – en ce compris le Grand Hôtel, l´ambassade Suisse et plusieurs domiciles des ambassadeurs accrédités en RD Congo – pullulent tous les jours des officiels du régime, des agents camouflés de services de « renseignements » (ANR) et autres militaires en uniforme et coiffés des bérets rouges, jaunes , bleus, vert-citrons. Il est pratiquement difficile pour ne pas dire impossible qu’un groupe d’assaillants, du reste lourdement armé, progresse pendant plus ou moins cinq à dix kilomètres à pied sans attirer l’attention des passants et de ces agents. De même, ceux qui ont attaqué le camp Kokolo ne pouvaient librement se mouvoir avec leurs lance-roquettes et chars de combat sans attirer l´attention des passants qui se rendaient au stade de martyr à Kinshasa pour suivre le duel V. Club contre Océan View de Zanzibar. Quant à l´aéroport de N´djili, inutile d´en parler, quand on sait que, outre le camp militaire à proximité, il y a les passagers, les vendeurs à la criée et surtout tous les services de sécurité y fourmillent. Une progression d’hommes en armes ne peut passer inaperçue. Par conséquent, mon « excellence » le ministre de l´information en RD Congo, comme à son habitude, n´a pas dit toute la vérité. Donc, ce n´est pas sûr que l’enquête ouverte pour comprendre ce qui a troublé le dimanche de la « haute » hiérarchie à la congolaise révèle la face cachée de cette comédie.
1. Bluff signé Joseph Kabila ?
Le « coup » d’Etat manqué contre le régime de Kinshasa laisse les congolais incrédules pour la simple raison que des questions essentielles, sur le mobile et les commanditaires du putsch, demeurent sans réponse. Qui sont les agresseurs ? D’où viennent-ils ? Qui est le commanditaire de leur action ? Quel est leur objectif ?
L´agitation qui règne dans les rangs du pouvoir de Kinshasa explique l´immoralité et la fourberie du comportement de ceux qui prétendent nous gouverner avec défi. Le scrutin majoritaire à un tour ne garantit plus la victoire aux élections ; il faut imaginer d´autres scénarii – surtout que la rue n´a pas encore dit son dernier mot en RD Congo – pour se maintenir au pouvoir ; car le rapprochement Tshisekedi-Kamerhe change la donne. Si ces deux opposants ainsi que le Mouvement de Libération du Congo font front commun, soutenus par Ne Mwanda Nsemi, le président de Bundu di Mayala, on parlera désormais de Kabila au passé (ex-président). Il faut donc trouver une astuce : inventer un coup d’État imaginaire afin de créer le chaos pour préparer la politique de la terre brûlée. L’objectif poursuivi par le régime de Kinshasa est simple : créer des troubles ; semer la mort et la désolation pour justifier la restriction des libertés individuelles et publiques. Ainsi pour mettre hors course les adversaires politiques, ces « assaillants » armés des lance-roquettes et des chars de combat qui circulaient librement dans les artères de Kinshasa au point d’attaquer le palais présidentiel, seront utilisés pour dénoncer les commanditaires imaginaires qui pourront être arrêtés ou assignés en résidence surveillée. Le scénario de Rwanda est entrain de se préparer en RD Congo.
2. Les dirigeants politique congolais n´ont ni foi ni loi
En République très démocratique du Congo où le pouvoir en place ne communique que pour faire sa propagande ; il est clair que nul ne saura la vérité sur ce qui s’est réellement passé dimanche 27 février 2010 à Kinshasa. Intimidé par son « excellence » monsieur le ministre de l´information, les médias d’État ne seront pas d’un grand secours. Dans son édition du dimanche soir, la radio publique flamande « VRTN » considère ce « coup » comme une « attaque non-organisée menée par des amateurs » (congoindépendant.com). En conséquence, il est difficile de soutenir sérieusement qu’une tentative de putsch a eu lieu dimanche 27 février 2011 à Kinshasa ; car les « affreux » n’ont à aucun moment tenté de prendre le contrôle des principaux ministères et les moyens d’information et de communication. Donc, la conclusion qui se dégage est simple : c´est une comédie jouée par Joseph Kabila et ses barbouzes afin de justifier dans les prochains jours la proclamation de l’État d’urgence en vue de restreindre les droits humains en RD Congo, notamment les droits d’organiser des réunions politiques. Et au finish, cette « attaque » pourrait servir de prétexte pour le régime en place de « nettoyer » l’armée de certains éléments gênants. ´A l’analyse de toutes ces questions, l’hypothèse que ce putsch « manqué » soit une farce signée Joseph Kabila peut être émise. Elle aurait pour but de contraindre « les assaillants » à donner des témoignages sur leurs « liens » avec cerveau moteur de l´opération, c´est-à-dire certains acteurs politiques congolais que Joseph Kabila et sa clique voudraient « neutraliser » ou d’engager le pays dans un processus d’insécurité devant conduire au report des élections. Les manœuvres du pouvoir à Kinshasa de museler l´opposition ou de réprimer dans le sang le meeting de l´Union de démocratie et le progrès social (Udps) du 24 avril prochain n´est pas non plus à exclure. Les dirigeants de Kinshasa n’ont ni foi ni loi. L’issue des « prétendues enquêtes » sur ce coup d’État imaginaire le démontrera dans les prochains jours. Les adversaires de Kabila sont avertis. L’homme ne reculera devant rien ; il va tuer, tuer et beaucoup tuer encore pour se maintenir au pouvoir. Il n’hésitera pas d’intimider ses adversaires. Cette fois-ci, la « haute » hiérarchie risque de se tromper énormément.
3. C´était de la farce !
Revenant sur la journée de dimanche 27 février 2011, une source bien informée à Kinshasa assure que Joka (Joseph Kabila) a quitté sa résidence aux alentours de 12h00 pour se rendre dans sa ferme de Kingakati. « C’est aux environs de 14 heures que la résidence présidentielle a subi l’attaque », dit-elle. Coïncidence ? Selon son « excellence » monsieur le ministre Mende, le chef de l’Etat a aussitôt regagné son habitation après avoir pris connaissance de cette agression. « C’est assez étrange de voir un chef d’État regagner sa résidence alors que celle-ci venait de subir une agression menée par des assaillants non identifiés qui pouvaient être éparpillés dans la ville ». Selon des informations franchement difficiles à vérifier, « Kabila » aurait été grièvement blessé et évacué dans un hôpital à Brazzaville. Aucune source indépendante n’a pu confirmer ce fait. Il en est de même des allégations selon lesquelles plusieurs membres de la garde rapprochée de la « haute » hiérarchie auraient péri lors des affrontements
Il y a lieu de rappeler qu´il y a un mois, l’aéroport de la Luano, à Lubumbashi, avait enregistré l’attaque d’un commando. Aucun assaillant n’avait malheureusement été arrêté. Mais un agent de garde du Groupe Forrest International y avait trouvé la mort. Alors que la rumeur imputait l’agression aux ex-gendarmes katangais, mieux connus sous le label de « Tigres », le gouverneur de province, Moïse Katumbi, avait parlé d’une mascarade. Selon lui, le commando n’aurait existé que dans l’imagination fertile des gens. Toutefois, les enquêtes sont ouvertes pour tenter de décrypter le mystère de l’incident de l’aéroport de la Luano. Pour la petite histoire, cet aéroport est situé à quelques kilomètres du camp militaire Kimbembe qui sert de base à un important contingent de la garde présidentielle, les fameux « Bana Moura ». Bilan : un fonctionnaire tué. Pourquoi ? L’opinion congolaise attend toujours de connaître la vérité sur cette affaire. « Nous attendons un rapport pour savoir exactement qui étaient ces gens. Tout est rentré dans l’ordre maintenant et les vols ont repris », déclarait Mende le 4 février dernier en soulignant que la police a arrêté plusieurs suspects et « s’est lancée à la poursuite des assaillants ».
Ouf ! Décidément, on en veut à Kabila ! Mais qu’a-t-il fait notre « président » pour mériter ce sort peu enviable ? Rien. Sinon que des morts, parsemés sur son chemin en dix ans de pouvoir ! La mal gouvernance reste la règle en RDC, et les droits de l’homme sont bafoués au point que les sbires de Kabila ont tués deux défenseurs des droits de l´homme pourtant invités par le chef de la police nationale congolaise. Franchement on nous prend pour des cons !
Par Dr. & Habil., Prosper Nobirabo Musafiri
copyright afriscoop.net
RDC : Joseph Kabila "en lieu sûr" mais invisible
A Kinshasa 30 personnes sont désormais sous les verrous suite à l’attaque d’une résidence du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila. Les assaillants ont été repoussés par la garde républicaine. Bilan : 7 morts chez les assaillants. Trois jours après ce qui ressemble à une tentative manquée de coup d'Etat, Joseph Kabila reste toujours invisible et muet. Une attitude bien singulière, alors qu'un autre président se serait rué à la télévision pour montrer qu'il contrôlait la situation… Joseph Kabila impose un silence médiatique assourdissant.
Selon le ministre de la Communication de République démocratique du Congo (RDC), Lambert Mende, "un groupe de gens lourdement armés ont attaqué le palais présidentiel dimanche 27 février 2011 vers 13h30 et ont été stoppés au premier barrage routier". Dans un premier temps, les autorités congolaises affirment que le président Kabila n'était pas dans sa résidence lors de l'attaque. Puis deux jours après, Lambert Mende note que "le chef de l’Etat était dans les parages" au moment de cette attaque, puis de rassurer : "Joseph Kabila se trouve en lieu sûr…" sans d'autres précisions.
Il n'en faut pas moins pour qu'internet bruisse de rumeurs : Joseph Kabila serait en fuite.. ou mort ! Tout indique que Joseph Kabila est bien vivant, il n'y a pas de doute… mais où est-il passé ? Personne ne semble le savoir. Dans la plupart des pays après un tel événement, le président serait tout de suite intervenu à la télévision et la radio nationale pour rassurer la population et … couper court aux rumeurs. Mais depuis trois jours… c'est silence radio. Pourtant, lundi une réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Défense s'est tenue sous la présidence du Président de la République. Le Conseil a noté "avec satisfaction le calme observé par la population qui a continué à vaquer à ses occupations en toute quiétude et l’appelle à la vigilance". Mais toujours aucune parole présidentielle…
Une telle attaque à moins de 9 mois des prochaines élections présidentielles laisse transparaître la forte tension qui règne en RD Congo. Attendons donc patiemment…
Christophe Rigaud
Plus d'infos sur http://www.afrikarabia.com/
Selon le ministre de la Communication de République démocratique du Congo (RDC), Lambert Mende, "un groupe de gens lourdement armés ont attaqué le palais présidentiel dimanche 27 février 2011 vers 13h30 et ont été stoppés au premier barrage routier". Dans un premier temps, les autorités congolaises affirment que le président Kabila n'était pas dans sa résidence lors de l'attaque. Puis deux jours après, Lambert Mende note que "le chef de l’Etat était dans les parages" au moment de cette attaque, puis de rassurer : "Joseph Kabila se trouve en lieu sûr…" sans d'autres précisions.
Il n'en faut pas moins pour qu'internet bruisse de rumeurs : Joseph Kabila serait en fuite.. ou mort ! Tout indique que Joseph Kabila est bien vivant, il n'y a pas de doute… mais où est-il passé ? Personne ne semble le savoir. Dans la plupart des pays après un tel événement, le président serait tout de suite intervenu à la télévision et la radio nationale pour rassurer la population et … couper court aux rumeurs. Mais depuis trois jours… c'est silence radio. Pourtant, lundi une réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Défense s'est tenue sous la présidence du Président de la République. Le Conseil a noté "avec satisfaction le calme observé par la population qui a continué à vaquer à ses occupations en toute quiétude et l’appelle à la vigilance". Mais toujours aucune parole présidentielle…
Une telle attaque à moins de 9 mois des prochaines élections présidentielles laisse transparaître la forte tension qui règne en RD Congo. Attendons donc patiemment…
Christophe Rigaud
Plus d'infos sur http://www.afrikarabia.com/
mardi 1 mars 2011
Côte d'Ivoire - Experts de l'ONU pris pour cible
(France2 01/03/2011)
Des experts du Comité des sanctions de l'ONU ont essuyé des tirs lundi à l'aéroport de Yamassoukro.
Ces experts et un officier des forces de maintien de la paix ont essuyés des tirs venant des forces du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. Personne n'a été blessé. Ces personnes venaient vérifier une information faisant état de la livraison d'hélicoptères en provenance du Bélarus.
Le climat à Abidjan s'est par ailleurs dégradé.
Les experts de l'ONU ont été dans l'incapacité de vérifier l'information et ont été obligés de se retirer", avait plus tôt indiqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
La mission s'y est rendue après que le Comité des sanctions eut reçu des informations sur des vols suspects, a ajouté M. Nesirky, soulignant que la mission de l'ONU surveillait quand même l'aéroport en dépit des restrictions sur leurs mouvements.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité.
Le climat demeurait pesant dans la capitale économique avec des tirs sporadiques signalés dans plusieurs quartiers depuis dimanche, y compris dans des zones jusque-là préservées comme le quartier cossu de Cocody (est).
Barrages pro-Gbagbo
Les "jeunes patriotes" dressent désormais de nombreux barrages dans le quartier de Yopougon, fief de Gbagbo. Parfois armés de machettes et de gourdins, ils exigent de fouiller les véhicules. Le camp Gbagbo est passé "du harcèlement" contre l'ONU à "l'acte d'hostilité directe", a affirmé lundi à Dakar Choi Young-jin, le chef de l'Onuci.
Selon lui, trois Casques bleus ont été blessés par les forces pro-Gbagbo ce week-end à Abobo, un quartier pro-Ouattara dans le nord d'Abidjan.
Alors qu'Abobo est devenu la semaine dernière le théâtre d'affrontements à l'arme lourde entre forces pro-Gbagbo et insurgés, le quartier voisin d'Anyama connaît une situation humanitaire inquiétante, sur fond d'exode de la population. Quelque 3.000 personnes se sont déjà réfugiées dans deux missions catholiques, "dans une promiscuité indescriptible", a déclaré à l'AFP l'abbé Augustin Obrou, porte-parole de l'archevêché d'Abidjan.
Lundi, alors que la situation est difficile entre coupures d'électricité et d'eau et "probème de nourriture", selon un habitant, la vie a commencé à reprendre dans le secteur "PK-18" au coeur de la zone des combats, a rapporté une jeune mère restée avec sa famille.
Quelques échoppes avaient rouvert et des enfants jouaient dans les rues, a-t-elle raconté, disant avoir vu dans le secteur des insurgés en armes et munis de gris-gris.
Un "commando invisible" anti-Gbagbo
Dans la nuit de samedi à dimanche, le "commando invisible", comme le surnomme la presse ivoirienne, s'en est pris à un symbole du régime Gbagbo, la télévision publique RTI dont le centre émetteur a été endommagé lors de combats, ce qui a coupé le signal hertzien dans la zone d'Abidjan.
La RTI est toutefois parvenue lundi à émettre de nouveau, mais si le son était bon l'image était de très mauvaise qualité.
Engagé dans de rudes combats sur le terrain, le gouvernement Gbagbo a commencé à verser les salaires de février aux fonctionnaires, dont la fidélité lui est vitale.
Médiation à petits pas
Du côté de la médiation africaine, un panel de chefs d'Etat devait annoncer au plus tard ce lundi des solutions "contraignantes", mais il a prévu de ne se réunir que vendredi.
Quant au couvre-feu en vigeur durant le week-end, il a été reconduit pour trois jours à Abidjan dans deux quartiers où s'affrontent les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et insurgés armés.
Le PS a renouvelé lundi son appel au président Laurent Gbagbo "à renoncer au pouvoir et à permettre au gouvernement d'Union nationale, dont Alassane Ouattara a accepté le principe, de prendre ses fonctions".
Par FTV
© Copyright France2
Des experts du Comité des sanctions de l'ONU ont essuyé des tirs lundi à l'aéroport de Yamassoukro.
Ces experts et un officier des forces de maintien de la paix ont essuyés des tirs venant des forces du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo. Personne n'a été blessé. Ces personnes venaient vérifier une information faisant état de la livraison d'hélicoptères en provenance du Bélarus.
Le climat à Abidjan s'est par ailleurs dégradé.
Les experts de l'ONU ont été dans l'incapacité de vérifier l'information et ont été obligés de se retirer", avait plus tôt indiqué le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
La mission s'y est rendue après que le Comité des sanctions eut reçu des informations sur des vols suspects, a ajouté M. Nesirky, soulignant que la mission de l'ONU surveillait quand même l'aéroport en dépit des restrictions sur leurs mouvements.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité.
Le climat demeurait pesant dans la capitale économique avec des tirs sporadiques signalés dans plusieurs quartiers depuis dimanche, y compris dans des zones jusque-là préservées comme le quartier cossu de Cocody (est).
Barrages pro-Gbagbo
Les "jeunes patriotes" dressent désormais de nombreux barrages dans le quartier de Yopougon, fief de Gbagbo. Parfois armés de machettes et de gourdins, ils exigent de fouiller les véhicules. Le camp Gbagbo est passé "du harcèlement" contre l'ONU à "l'acte d'hostilité directe", a affirmé lundi à Dakar Choi Young-jin, le chef de l'Onuci.
Selon lui, trois Casques bleus ont été blessés par les forces pro-Gbagbo ce week-end à Abobo, un quartier pro-Ouattara dans le nord d'Abidjan.
Alors qu'Abobo est devenu la semaine dernière le théâtre d'affrontements à l'arme lourde entre forces pro-Gbagbo et insurgés, le quartier voisin d'Anyama connaît une situation humanitaire inquiétante, sur fond d'exode de la population. Quelque 3.000 personnes se sont déjà réfugiées dans deux missions catholiques, "dans une promiscuité indescriptible", a déclaré à l'AFP l'abbé Augustin Obrou, porte-parole de l'archevêché d'Abidjan.
Lundi, alors que la situation est difficile entre coupures d'électricité et d'eau et "probème de nourriture", selon un habitant, la vie a commencé à reprendre dans le secteur "PK-18" au coeur de la zone des combats, a rapporté une jeune mère restée avec sa famille.
Quelques échoppes avaient rouvert et des enfants jouaient dans les rues, a-t-elle raconté, disant avoir vu dans le secteur des insurgés en armes et munis de gris-gris.
Un "commando invisible" anti-Gbagbo
Dans la nuit de samedi à dimanche, le "commando invisible", comme le surnomme la presse ivoirienne, s'en est pris à un symbole du régime Gbagbo, la télévision publique RTI dont le centre émetteur a été endommagé lors de combats, ce qui a coupé le signal hertzien dans la zone d'Abidjan.
La RTI est toutefois parvenue lundi à émettre de nouveau, mais si le son était bon l'image était de très mauvaise qualité.
Engagé dans de rudes combats sur le terrain, le gouvernement Gbagbo a commencé à verser les salaires de février aux fonctionnaires, dont la fidélité lui est vitale.
Médiation à petits pas
Du côté de la médiation africaine, un panel de chefs d'Etat devait annoncer au plus tard ce lundi des solutions "contraignantes", mais il a prévu de ne se réunir que vendredi.
Quant au couvre-feu en vigeur durant le week-end, il a été reconduit pour trois jours à Abidjan dans deux quartiers où s'affrontent les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et insurgés armés.
Le PS a renouvelé lundi son appel au président Laurent Gbagbo "à renoncer au pouvoir et à permettre au gouvernement d'Union nationale, dont Alassane Ouattara a accepté le principe, de prendre ses fonctions".
Par FTV
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RDC : calme à Kinshasa après l’attaque de la résidence de Kabila
(Afriscoop 01/03/2011)
Reportage. Le calme est revenu à Kinshasa après l’attaque contre la résidence du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. Les magasins, les boutiques, les échoppes ont été rouverts à travers la ville de Kinshasa lundi 28 février, le trafic intense sur le Boulevard du 30 juin ainsi que sur les avenues de la commune de la Gombe, malgré la pluie qui s’est abattue sur la ville.
Malgré le climat de tension latent, les habitants de Kinshasa ont montré leur flegme légendaire. Le marché central de Kinshasa ne désemplissait pas. Habitués à gagner leur vie au jour le jour, les kinois ont vite fait tourner la page après la panique de dimanche et ont préféré se concentrer sur leurs activités. Kinshasa a retrouvé son ambiance habituelle de ville des affaires, ville de trafic et des grands embouteillages.
Seules les avenues menant vers la résidence du chef de l’Etat congolais n’ont pas encore retrouvé l’ambiance habituelle. Des éléments de la garde républicaine extrêmement armés, fusils et mitraillettes, lances roquettes, grenades...veillaient au grain.
Visiblement nerveux, les éléments de la garde républicaine ne toléraient pas quelque présence que ce soit dans les environs de la zone rouge qu’ils ont établi dans le périmètre de la résidence du président Joseph Kabila.
Selon des sources concordantes, la résidence de l’Ambassadeur de Suisse en RDC porte encore les stigmates des affrontements de dimanche dernier. Ainsi que des bâtiments situés dans les environs de la résidence présidentielle. Lundi 28 février dans la soirée, le président de la République a tenu la réunion du le Conseil de sécurité et de défense, avec comme point à l’ordre du jour la situation sécuritaire dans le pays, avec en filigrane l’attaque contre la résidence officielle du Chef de l’Etat.
UNE ATTAQUE, DES COUPS FOURRES ?
Dans une déclaration faite lundi dans la soirée, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende a confirmé que le dimanche 27 février 2011, un groupe d’hommes fortement armés ont attaqué la résidence du président Joseph Kabila, dans la commune de la Gombe. L’attaque a fait au total 7 morts et plusieurs blessés.
Selon M. Mende, ces éléments ont été maîtrisés par la garde républicaine et les éléments de FARDC, et certains assaillants arrêtés seront présentés au public bientôt.
"A l’approche des élections, force est de constater que beaucoup de coups fourrés ne sont pas à exclure dans le processus actuel. Et pour ceux qui ont peur des élections tous les moyens sont bons, y compris la voie de la terreur et de la mort pour déstabiliser le pays", a expliqué un membre de la société civile congolaise.
L’on se souvient qu’en mai 2004, un groupe de militaires conduits par le major Eric Lenge, un élément de la garde républicaine, avait tenté d’attaquer la résidence de chef de l’Etat. Cette attaque avait été repoussée par les éléments de la garde présidentielle, après plusieurs heures d’affrontements non loin de la Présidente de la République.
Après une poursuite folle à travers la ville, Eric Lenge et ses lieutenants finiront par semer les éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) mis à leur poursuite avant de disparaître dans la nature. Quelques jours après, les autorités congolaises annonceront l’arrestation du major Eric Lenge et de ses hommes.
Le ministre de la Justice de l’époque annoncera même l’ouverture immanente du procès du major Eric Lenge et ses compagnons. Mais depuis, le procès n’a jamais eu lieu et l’affaire semble avoir été placée dans les oubliettes.
Par Luc Roger Mbala et SHU Shi (Xinhua)
mardi 1er mars 2011 par L’Agence de Presse Xinhua
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Reportage. Le calme est revenu à Kinshasa après l’attaque contre la résidence du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. Les magasins, les boutiques, les échoppes ont été rouverts à travers la ville de Kinshasa lundi 28 février, le trafic intense sur le Boulevard du 30 juin ainsi que sur les avenues de la commune de la Gombe, malgré la pluie qui s’est abattue sur la ville.
Malgré le climat de tension latent, les habitants de Kinshasa ont montré leur flegme légendaire. Le marché central de Kinshasa ne désemplissait pas. Habitués à gagner leur vie au jour le jour, les kinois ont vite fait tourner la page après la panique de dimanche et ont préféré se concentrer sur leurs activités. Kinshasa a retrouvé son ambiance habituelle de ville des affaires, ville de trafic et des grands embouteillages.
Seules les avenues menant vers la résidence du chef de l’Etat congolais n’ont pas encore retrouvé l’ambiance habituelle. Des éléments de la garde républicaine extrêmement armés, fusils et mitraillettes, lances roquettes, grenades...veillaient au grain.
Visiblement nerveux, les éléments de la garde républicaine ne toléraient pas quelque présence que ce soit dans les environs de la zone rouge qu’ils ont établi dans le périmètre de la résidence du président Joseph Kabila.
Selon des sources concordantes, la résidence de l’Ambassadeur de Suisse en RDC porte encore les stigmates des affrontements de dimanche dernier. Ainsi que des bâtiments situés dans les environs de la résidence présidentielle. Lundi 28 février dans la soirée, le président de la République a tenu la réunion du le Conseil de sécurité et de défense, avec comme point à l’ordre du jour la situation sécuritaire dans le pays, avec en filigrane l’attaque contre la résidence officielle du Chef de l’Etat.
UNE ATTAQUE, DES COUPS FOURRES ?
Dans une déclaration faite lundi dans la soirée, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende a confirmé que le dimanche 27 février 2011, un groupe d’hommes fortement armés ont attaqué la résidence du président Joseph Kabila, dans la commune de la Gombe. L’attaque a fait au total 7 morts et plusieurs blessés.
Selon M. Mende, ces éléments ont été maîtrisés par la garde républicaine et les éléments de FARDC, et certains assaillants arrêtés seront présentés au public bientôt.
"A l’approche des élections, force est de constater que beaucoup de coups fourrés ne sont pas à exclure dans le processus actuel. Et pour ceux qui ont peur des élections tous les moyens sont bons, y compris la voie de la terreur et de la mort pour déstabiliser le pays", a expliqué un membre de la société civile congolaise.
L’on se souvient qu’en mai 2004, un groupe de militaires conduits par le major Eric Lenge, un élément de la garde républicaine, avait tenté d’attaquer la résidence de chef de l’Etat. Cette attaque avait été repoussée par les éléments de la garde présidentielle, après plusieurs heures d’affrontements non loin de la Présidente de la République.
Après une poursuite folle à travers la ville, Eric Lenge et ses lieutenants finiront par semer les éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) mis à leur poursuite avant de disparaître dans la nature. Quelques jours après, les autorités congolaises annonceront l’arrestation du major Eric Lenge et de ses hommes.
Le ministre de la Justice de l’époque annoncera même l’ouverture immanente du procès du major Eric Lenge et ses compagnons. Mais depuis, le procès n’a jamais eu lieu et l’affaire semble avoir été placée dans les oubliettes.
Par Luc Roger Mbala et SHU Shi (Xinhua)
mardi 1er mars 2011 par L’Agence de Presse Xinhua
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Côte d'Ivoire - Une catastrophe humanitaire en cours en Côte d’Ivoire
(EuroNews 01/03/2011)
Alors que tous les regards sont focalisés sur les événements d’Afrique du Nord, une crise majeure se déroule dans l’ouest du continent. Les craintes redoublent à propos de la Côte d’Ivoire où les suites de l‘élection présidentielle de novembre pourraient tourner à une véritable catastrophe humanitaire.
Des dizaines de milliers d’Ivoiriens ont été contraints de prendre la route de l’exil pour fuir les violents affrontements entre les militaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et les forces d’Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale.
La plupart fuient vers le Libéria voisin.
On estime à 40 000 le nombre de réfugiés vers ce voisin bien pauvre et, selon les organisations humanitaires, ce chiffre pourrait s‘élever à 100 000 d’ici avril.
Pour ne rien arranger, la saison des pluies approche, rendant plus urgente encore la fourniture de médicaments, d’eau, de nourriture et d’abris pour la population.
La violence et la division, ce n’est pas nouveau en Côte d’Ivoire. L‘élection présidentielle de novembre avait précisément été présentée comme un moyen de sortir de huit ans de guerre civile et de réunir enfin le pays divisé entre nord et sud.
Une guerre qui avait coûté la vie à des centaines de personnes et entraîné le déplacement de milliers de personnes.
Par ailleurs, les troubles actuels pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l‘économie du premier exportateur mondial de cacao.
Le prix des graines est déjà monté en flèche, atteignant un niveau jamais atteint depuis 32 ans.
La filière cacao a déjà vu son activité fortement réduite en raison de l’embargo imposé par Alassane Ouattara et des sanctions prises par l’Union européenne.
Les efforts déployés par l’Union africaine et les Nations unies sont restés vains pour l’heure. Et les craintes d’une nouvelle guerre civile refont surface alors que la communauté internationale a désormais les yeux ailleurs.
Copyright © 2011 euronews
Alors que tous les regards sont focalisés sur les événements d’Afrique du Nord, une crise majeure se déroule dans l’ouest du continent. Les craintes redoublent à propos de la Côte d’Ivoire où les suites de l‘élection présidentielle de novembre pourraient tourner à une véritable catastrophe humanitaire.
Des dizaines de milliers d’Ivoiriens ont été contraints de prendre la route de l’exil pour fuir les violents affrontements entre les militaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et les forces d’Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale.
La plupart fuient vers le Libéria voisin.
On estime à 40 000 le nombre de réfugiés vers ce voisin bien pauvre et, selon les organisations humanitaires, ce chiffre pourrait s‘élever à 100 000 d’ici avril.
Pour ne rien arranger, la saison des pluies approche, rendant plus urgente encore la fourniture de médicaments, d’eau, de nourriture et d’abris pour la population.
La violence et la division, ce n’est pas nouveau en Côte d’Ivoire. L‘élection présidentielle de novembre avait précisément été présentée comme un moyen de sortir de huit ans de guerre civile et de réunir enfin le pays divisé entre nord et sud.
Une guerre qui avait coûté la vie à des centaines de personnes et entraîné le déplacement de milliers de personnes.
Par ailleurs, les troubles actuels pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l‘économie du premier exportateur mondial de cacao.
Le prix des graines est déjà monté en flèche, atteignant un niveau jamais atteint depuis 32 ans.
La filière cacao a déjà vu son activité fortement réduite en raison de l’embargo imposé par Alassane Ouattara et des sanctions prises par l’Union européenne.
Les efforts déployés par l’Union africaine et les Nations unies sont restés vains pour l’heure. Et les craintes d’une nouvelle guerre civile refont surface alors que la communauté internationale a désormais les yeux ailleurs.
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RDC: la presse présidentielle donne des précisions sur l'attaque contre la résidence de Kabila (PAPIER GENERAL)
(Xinhuanet 01/03/2011)
KINSHASA -- Le commando qui a attaqué le dimanche 27 février 2011 la résidence du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila Kabange "dans les environs de la clinique de Ngaliema, commune de Gombe, à Kinshasa", était composé "d'insurgés évalué à près d'une cinquantaine d'éléments", a précisé lundi la presse du président congolais sur son site Internet. "Munis d'armes lourdes et légères en plus d'armes blanches ( machettes, flèches, couteaux), ceinturés de gris-gris, ces éléments ont été mis en déroute par la Garde républicaine à la première barrière située non loin du Grand Hôtel Kinshasa", indique la source. La même source indique que "le bilan provisoire est de deux blessés graves côté Garde républicaine et sept insurgés abattus sur le champ. Le reste du groupe s'est scindé : une partie s'étant dirigée vers le camp Kokolo, une autre ayant tenté de traverser le fleuve Congo".
"La première partie d'insurgés s'est répandue dans la commune de Kasa-Vubu où la plupart de ses éléments ont été neutralisés, tandis que celle qui a pris la direction du fleuve a été rattrapée par la force navale", indique la dépêche de la presse présidentielle, ajoutant que "pas une balle, pas une flèche n'a atteint la résidence du chef de l'Etat ; ce qui signifie que le président Joseph Kabila et sa famille sont bel et bien chez eux".
La presse du président Kabila indique également que "plusieurs signaux du rétablissement de la sécurité ont été observés le dimanche : le gouvernement n'a pas décrété un couvre-feu, le match opposant V. Club au club tanzanien Zanzibar Ocean View s'est déroulé au stade des Martyrs dans la sérénité, les Kinois ont vaqué librement à leurs occupations, le transport public n'a nullement été perturbé".
"Le lundi 28 février 2011, Kinshasa s'est réveillé avec sa bonne humeur habituelle. Tout naturellement, le procureur général de la République s'est saisi du dossier, et c'est à l'issue des investigations que l'on pourra connaître les motivations de ce qui s'apparente bien à une entreprise de déstabilisation de l'ordre institutionnel. Ceci est d'autant vrai que l'attaque ne pouvait que viser le chef de l'Etat avec toutes les conséquences que l'on devine sur la gestion de l'Etat, à quelque huit mois de l'élection présidentielle prévue pour novembre 2011", note encore la dépêche de la presse présidentielle.
"Survenant au lendemain de la prestation de serment par les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui ont réussi, en moins de trois semaines, à se doter du règlement intérieur ayant obtenu l'avis conforme de la Cour suprême de justice et à se répartir les postes par la formule consensuelle alors que certains oiseaux de mauvais augure prévoyaient une énième bagarre, cette attaque porte un message clair : le rejet pur et simple de la conquête du Pouvoir par voie démocratique", commente la dépêche.
Après une allusion à l'article 5 de la Constitution congolaise qui dispose que "la souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l'exerce directement par voie de référendum ou d'élections et indirectement par ses représentants" la presse du président Joseph Kabila s'interroge :"pourquoi cette attaque au moment où la majorité et l'opposition ne réfléchissent plus qu'en termes d'élections !"
"II n'est pas exclu que la motivation principale (de l'attaque) soit la peur de voir Joseph Kabila rempiler..", conclue-t-elle.
© Copyright Xinhuanet
KINSHASA -- Le commando qui a attaqué le dimanche 27 février 2011 la résidence du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila Kabange "dans les environs de la clinique de Ngaliema, commune de Gombe, à Kinshasa", était composé "d'insurgés évalué à près d'une cinquantaine d'éléments", a précisé lundi la presse du président congolais sur son site Internet. "Munis d'armes lourdes et légères en plus d'armes blanches ( machettes, flèches, couteaux), ceinturés de gris-gris, ces éléments ont été mis en déroute par la Garde républicaine à la première barrière située non loin du Grand Hôtel Kinshasa", indique la source. La même source indique que "le bilan provisoire est de deux blessés graves côté Garde républicaine et sept insurgés abattus sur le champ. Le reste du groupe s'est scindé : une partie s'étant dirigée vers le camp Kokolo, une autre ayant tenté de traverser le fleuve Congo".
"La première partie d'insurgés s'est répandue dans la commune de Kasa-Vubu où la plupart de ses éléments ont été neutralisés, tandis que celle qui a pris la direction du fleuve a été rattrapée par la force navale", indique la dépêche de la presse présidentielle, ajoutant que "pas une balle, pas une flèche n'a atteint la résidence du chef de l'Etat ; ce qui signifie que le président Joseph Kabila et sa famille sont bel et bien chez eux".
La presse du président Kabila indique également que "plusieurs signaux du rétablissement de la sécurité ont été observés le dimanche : le gouvernement n'a pas décrété un couvre-feu, le match opposant V. Club au club tanzanien Zanzibar Ocean View s'est déroulé au stade des Martyrs dans la sérénité, les Kinois ont vaqué librement à leurs occupations, le transport public n'a nullement été perturbé".
"Le lundi 28 février 2011, Kinshasa s'est réveillé avec sa bonne humeur habituelle. Tout naturellement, le procureur général de la République s'est saisi du dossier, et c'est à l'issue des investigations que l'on pourra connaître les motivations de ce qui s'apparente bien à une entreprise de déstabilisation de l'ordre institutionnel. Ceci est d'autant vrai que l'attaque ne pouvait que viser le chef de l'Etat avec toutes les conséquences que l'on devine sur la gestion de l'Etat, à quelque huit mois de l'élection présidentielle prévue pour novembre 2011", note encore la dépêche de la presse présidentielle.
"Survenant au lendemain de la prestation de serment par les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui ont réussi, en moins de trois semaines, à se doter du règlement intérieur ayant obtenu l'avis conforme de la Cour suprême de justice et à se répartir les postes par la formule consensuelle alors que certains oiseaux de mauvais augure prévoyaient une énième bagarre, cette attaque porte un message clair : le rejet pur et simple de la conquête du Pouvoir par voie démocratique", commente la dépêche.
Après une allusion à l'article 5 de la Constitution congolaise qui dispose que "la souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l'exerce directement par voie de référendum ou d'élections et indirectement par ses représentants" la presse du président Joseph Kabila s'interroge :"pourquoi cette attaque au moment où la majorité et l'opposition ne réfléchissent plus qu'en termes d'élections !"
"II n'est pas exclu que la motivation principale (de l'attaque) soit la peur de voir Joseph Kabila rempiler..", conclue-t-elle.
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Gabon - Mba Obame devra répondre devant la justice
(Cyberpresse 01/03/2011)
LIBREVILLE — Le gouvernement gabonais a déclaré lundi, au lendemain du départ de l'opposant André Mba Obame de l'agence de l'ONU de Libreville où il s'était réfugié, que le président auto-proclamé devrait répondre de ses actes "subversifs" devant la justice.
"Le gouvernement de la République tient à rappeler fermement que le Gabon est un Etat de droit. Par conséquent, Mba Obame et les autres compatriotes ayant porté atteinte à l'ordre public par leurs agissements subversifs et illégaux demeurent à la disposition de la justice gabonaise devant laquelle ils devront répondre de leurs actes", selon un communiqué publié par le quotidien L'Union.
Le gouvernement rappelle que suite aux différents entretiens que le président Ai Bongo Ondimba a eus avec Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies a dépêché une mission technique à Libreville conduite par Sammy Kum Buo, directeur de la division Afrique au secrétariat général des Nations unies.
"Faisant montre une fois de plus de sa magnanimité et de son esprit d'ouverture et de construction, le président (Bongo) a donné une suite favorable à la requête de l'ONU (...) les membres du groupe (Mba Obame) sont sortis du siège du Programme des Nations unies à Libreville", selon le texte.
M. Mba Obame ainsi que la trentaine de personnes de son eutourage -- son "gouvernement" et des cadres de son parti l'Union nationale -- ont quitté dimanche le siège du Pnud où ils se trouvaient depuis le 25 janvier.
Le siège de l'Union nationale, dissoute le 27 janvier, a été encerclé par des forces de l'ordre et les opposants, qui ont regagné leurs domicile respectif, n'ont pas pris publiquement la parole depuis leur sortie.
"On n'avait pas vocation à s'éterniser au Pnud. Nous voulions attirer l'attention des Nations unies sur la situation au Gabon", avait déclaré Mba Obame samedi.
Ex-ministre de l'Intérieur, ex-baron du parti au pouvoir et actuellement député, il revendique la victoire à la présidentielle d'août 2009 où il est officiellement arrivé troisième et qui a été remportée par Ali Bongo, selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle et contestés par l'opposition.
M. Mba Obame avait précisé que l'occupation du Pnud n'était "pas une fin": "Nous continuons notre combat. Je me considère toujours comme le président élu du Gabon".
© Copyright Cyberpresse
LIBREVILLE — Le gouvernement gabonais a déclaré lundi, au lendemain du départ de l'opposant André Mba Obame de l'agence de l'ONU de Libreville où il s'était réfugié, que le président auto-proclamé devrait répondre de ses actes "subversifs" devant la justice.
"Le gouvernement de la République tient à rappeler fermement que le Gabon est un Etat de droit. Par conséquent, Mba Obame et les autres compatriotes ayant porté atteinte à l'ordre public par leurs agissements subversifs et illégaux demeurent à la disposition de la justice gabonaise devant laquelle ils devront répondre de leurs actes", selon un communiqué publié par le quotidien L'Union.
Le gouvernement rappelle que suite aux différents entretiens que le président Ai Bongo Ondimba a eus avec Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies a dépêché une mission technique à Libreville conduite par Sammy Kum Buo, directeur de la division Afrique au secrétariat général des Nations unies.
"Faisant montre une fois de plus de sa magnanimité et de son esprit d'ouverture et de construction, le président (Bongo) a donné une suite favorable à la requête de l'ONU (...) les membres du groupe (Mba Obame) sont sortis du siège du Programme des Nations unies à Libreville", selon le texte.
M. Mba Obame ainsi que la trentaine de personnes de son eutourage -- son "gouvernement" et des cadres de son parti l'Union nationale -- ont quitté dimanche le siège du Pnud où ils se trouvaient depuis le 25 janvier.
Le siège de l'Union nationale, dissoute le 27 janvier, a été encerclé par des forces de l'ordre et les opposants, qui ont regagné leurs domicile respectif, n'ont pas pris publiquement la parole depuis leur sortie.
"On n'avait pas vocation à s'éterniser au Pnud. Nous voulions attirer l'attention des Nations unies sur la situation au Gabon", avait déclaré Mba Obame samedi.
Ex-ministre de l'Intérieur, ex-baron du parti au pouvoir et actuellement député, il revendique la victoire à la présidentielle d'août 2009 où il est officiellement arrivé troisième et qui a été remportée par Ali Bongo, selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle et contestés par l'opposition.
M. Mba Obame avait précisé que l'occupation du Pnud n'était "pas une fin": "Nous continuons notre combat. Je me considère toujours comme le président élu du Gabon".
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Cameroun - Microfinance : 17.000 épargnants d'un établissement camerounais liquidé seront remboursés
(Xinhuanet 01/03/2011)
DOUALA (Cameroun) -- Les 17.000 petits épargnants de la Compagnie financière de l'estuaire (COFINEST), une banque liquidée il y a 10 jours et causant plusieurs tentatives de protestation dans différentes localités du pays, seront remboursés à partir du 1er mars, a annoncé lundi le ministre camerounais des Finances, Essimi Menye.
Les épargnants prioritaires qui disposent d'économies allant de 5000 à 50 000 F CFA (10 à 100 dollars USD) doivent se rendre dans les agences d'Afriland First Bank, une banque de la place.
"Après ceux-là, ce sera au tour des petits épargnants qui se livrent au petit commerce dans les marchés. Ils sont au nombre de 15 000", a ajouté Essimi Menye au sortir d' une rencontre avec les épargnants de cet établissement de microfinance en cessation de paiement.
La troisième catégorie à être satisfaite seront les titulaires des comptes dont les montants vont de 50 000 à 100 000 F CFA (100 à 200 dollars USD).
En matinée, le ministre des Finances avait eu une séance de travail avec les autorités administratives de Douala, capitale économique de cet Etat d' Afrique centrale. Tandis que la gendarmerie dispersait une marche de protestation des épargnants furieux de ne pas rentrer dans leurs fonds comme l'avait promis M. Essimi Menye au cours d' une conférence de presse.
"A la fin de cette phase, le liquidateur procèdera à une réévaluation pour voir comment rembourser les gros comptes, c' est-à-dire les plus de 100 000 F CFA. Parallèlement, il continuera de recouvrer de l' argent auprès des débiteurs", souligne le ministre des Finances.
Le 18 février dernier, l' administrateur provisoire et liquidateur bancaire décide de fermer les agences de cet établissement de microfinance de seconde catégorie après une requête de certains actionnaires auprès d' un tribunal de Douala. Ces derniers s' opposent à ce qu' une décision de justice le désigne comme liquidateur judiciaire.
Ces fermetures déclenchent une ruée des épargnants vers les guichets de la COFINEST et plusieurs tentatives de protestation dans différentes localités du pays.
Le 23 février, le ministre des Finances promet des remboursements aux petits épargnants dès le lendemain et accuse les "actionnaires historiques" d' avoir provoqué la banqueroute de l' établissement en s' octroyant des crédits à hauteur de 5 milliards F CFA (10 millions de dollars USD).
Créée en 1996, la COFINEST est placée sous administration provisoire le 17 décembre 2007 par la Commission bancaire d' Afrique centrale (COBAC), le régulateur du système bancaire, après constat de la violation des règles prudentielles par les dirigeants. Le 19 juillet 2010, l' agrément lui est retiré.
© Copyright Xinhuanet
DOUALA (Cameroun) -- Les 17.000 petits épargnants de la Compagnie financière de l'estuaire (COFINEST), une banque liquidée il y a 10 jours et causant plusieurs tentatives de protestation dans différentes localités du pays, seront remboursés à partir du 1er mars, a annoncé lundi le ministre camerounais des Finances, Essimi Menye.
Les épargnants prioritaires qui disposent d'économies allant de 5000 à 50 000 F CFA (10 à 100 dollars USD) doivent se rendre dans les agences d'Afriland First Bank, une banque de la place.
"Après ceux-là, ce sera au tour des petits épargnants qui se livrent au petit commerce dans les marchés. Ils sont au nombre de 15 000", a ajouté Essimi Menye au sortir d' une rencontre avec les épargnants de cet établissement de microfinance en cessation de paiement.
La troisième catégorie à être satisfaite seront les titulaires des comptes dont les montants vont de 50 000 à 100 000 F CFA (100 à 200 dollars USD).
En matinée, le ministre des Finances avait eu une séance de travail avec les autorités administratives de Douala, capitale économique de cet Etat d' Afrique centrale. Tandis que la gendarmerie dispersait une marche de protestation des épargnants furieux de ne pas rentrer dans leurs fonds comme l'avait promis M. Essimi Menye au cours d' une conférence de presse.
"A la fin de cette phase, le liquidateur procèdera à une réévaluation pour voir comment rembourser les gros comptes, c' est-à-dire les plus de 100 000 F CFA. Parallèlement, il continuera de recouvrer de l' argent auprès des débiteurs", souligne le ministre des Finances.
Le 18 février dernier, l' administrateur provisoire et liquidateur bancaire décide de fermer les agences de cet établissement de microfinance de seconde catégorie après une requête de certains actionnaires auprès d' un tribunal de Douala. Ces derniers s' opposent à ce qu' une décision de justice le désigne comme liquidateur judiciaire.
Ces fermetures déclenchent une ruée des épargnants vers les guichets de la COFINEST et plusieurs tentatives de protestation dans différentes localités du pays.
Le 23 février, le ministre des Finances promet des remboursements aux petits épargnants dès le lendemain et accuse les "actionnaires historiques" d' avoir provoqué la banqueroute de l' établissement en s' octroyant des crédits à hauteur de 5 milliards F CFA (10 millions de dollars USD).
Créée en 1996, la COFINEST est placée sous administration provisoire le 17 décembre 2007 par la Commission bancaire d' Afrique centrale (COBAC), le régulateur du système bancaire, après constat de la violation des règles prudentielles par les dirigeants. Le 19 juillet 2010, l' agrément lui est retiré.
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Ghana, Somalie - Le président ghanéen appelle à un travail d'équipe pour ramener la paix en Somalie
(Xinhuanet 01/03/2011)
ACCRA -- Le président ghanéen John Atta Mills a appelé lundi les dirigeants africains à collaborer dans leurs efforts pour ramener la paix en Somalie.
« Les échecs passés ne doivent pas affecter notre détermination », a-t-il déclaré lors de la session d'ouverture de la conférence de soutien de l'Union africaine et de la Mission de l'ONU en Somalie (AMISOM) pour la mise en oeuvre du processus de paix de Djibouti en Somalie.
Cette conférence réunit des députés du Parlement pan-africain (PAP) et du Parlement fédéral de transition de Somalie (TFP) avec pour thème "le Rôle de l'Union africaine pour soutenir le processus de paix de Djibouti pour la Somalie. »
Le dirigeant ghanéen a exprimé son espoir qu'avec la collaboration des dirigeants africains, la paix pourrait être réalisée dans ce pays africain ravagé par la guerre.
L'AMISOM est une mission de maintien de la paix régionale gérée par l'Union africaine avec l'aval des Nations unies.
Elle a été créée en 2007 par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine avec un mandat initial de six mois.
L'objectif principal de l'AMISOM est d'apporter un soutien aux institutions fédérales de transition dans leurs efforts de stabilisation et dans la poursuite du dialogue politique et de la réconciliation.
L'AMISOM est également mandatée pour faciliter l'aide humanitaire et créer les conditions nécessaires à la reconstruction, à la réconciliation et au développement durable en Somalie.
La Somalie est dépourvue de gouvernement effectif depuis le renversement en 1991 de son ex-dirigeant Mohammed Siad Barré, entraînant un conflit armé qui n'a cessé d'empirer depuis.
© Copyright Xinhuanet
ACCRA -- Le président ghanéen John Atta Mills a appelé lundi les dirigeants africains à collaborer dans leurs efforts pour ramener la paix en Somalie.
« Les échecs passés ne doivent pas affecter notre détermination », a-t-il déclaré lors de la session d'ouverture de la conférence de soutien de l'Union africaine et de la Mission de l'ONU en Somalie (AMISOM) pour la mise en oeuvre du processus de paix de Djibouti en Somalie.
Cette conférence réunit des députés du Parlement pan-africain (PAP) et du Parlement fédéral de transition de Somalie (TFP) avec pour thème "le Rôle de l'Union africaine pour soutenir le processus de paix de Djibouti pour la Somalie. »
Le dirigeant ghanéen a exprimé son espoir qu'avec la collaboration des dirigeants africains, la paix pourrait être réalisée dans ce pays africain ravagé par la guerre.
L'AMISOM est une mission de maintien de la paix régionale gérée par l'Union africaine avec l'aval des Nations unies.
Elle a été créée en 2007 par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine avec un mandat initial de six mois.
L'objectif principal de l'AMISOM est d'apporter un soutien aux institutions fédérales de transition dans leurs efforts de stabilisation et dans la poursuite du dialogue politique et de la réconciliation.
L'AMISOM est également mandatée pour faciliter l'aide humanitaire et créer les conditions nécessaires à la reconstruction, à la réconciliation et au développement durable en Somalie.
La Somalie est dépourvue de gouvernement effectif depuis le renversement en 1991 de son ex-dirigeant Mohammed Siad Barré, entraînant un conflit armé qui n'a cessé d'empirer depuis.
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Togo : Le Frac exige des préalables
(Afriscoop 01/03/2011)
(AfriSCOOP Lomé) — Pour la 8ème fois depuis le début de cette année, les opposants regroupés au sein du Frac (Front républicain pour l’alternance et le changement) ont encore battu le pavé. A travers les grandes voies de circulation de la capitale togolaise, Lomé, ils ont encore crié leur exaspération à l’égard des faits et gestes du régime Rpt (au pouvoir). Le clou de cette nouvelle marche a été le meeting qui l’a clôturée. Pour un éventuel nouveau dialogue, il faut des préalables significatifs, a averti le Frac.
En clôturant le 8ème rendez-vous populaire du Frac en cette année 2011, le président de l’Anc (la composante la plus populaire de ce Front), Jean-Pierre Fabre, a entretenu la foule au sujet d’un courrier que la présidence togolaise a adressé, le 24 février dernier, à son parti. Une missive que le président de l’Anc a clairement assimilé à une invite à une participation au prochain dialogue inter-togolais.
« Dans sa lettre, la présidence dit qu’elle veut rencontrer l’Anc lundi prochain (…) Nous avons répondu en signifiant qu’avant nous ne nous asseyions pour dialoguer, il y a beaucoup de réformes que l’exécutif doit opérer. Comment peut-on prétendre vouloir nous inviter à un dialogue tout en nous refusant l’organisation d’une marche jeudi dernier, à Zanguéra (banlieue ouest de Lomé) ? », a fulminé M. Fabre.
Sur la base de cette dénonciation, le candidat du Frac lors de la présidentielle du 04 mars 2010 a énuméré les principales conditions sine qua non à une éventuelle participation de l’Anc et du Frac au dialogue inclusif : « Nous exigeons la cessation de la violation de la Constitution (répression et/ou refus de laisser se tenir les marches pacifiques de contestation) ; le rétablissement des 09 députés Anc dans leurs droits au Parlement ; la réouverture des trois radios privées actuellement fermées au Togo et le respect de la liberté de presse ». Dans le même ordre d’idées, l’ancien lieutenant de Gil Olympio a cité : « Nous réclamons aussi l’élargissement sans conditions des détenus politiques de 2003, 2005, sans oublier celui de Kpatcha Gnassingbé. Dans le même sens, les députés Anc doivent avoir le droit de se constituer en groupe parlementaire, les matériels logistiques (motos voitures, etc.) saisis au cours de précédentes manifestations politiques doivent être restitués aux populations. Voilà les préalables que nous posons avant de nous prononcer sur une éventuelle participation à un dialogue ». Au passage, la figure de proue du Frac a lancé des piques à la communauté internationale qui, à ses yeux, adopte un mutisme devant les injustices de divers ordres au Togo. A ce titre, il a appelé les sympathisants du Frac à faire entendre davantage leurs voix, en se mobilisant un peu plus autour de la démarche de ce Front. « C’est parce que nous ne manifestons pas comme cela se doit », a déploré J.-P. Fabre.
Le chapelet des dénonciations diverses a été ressorti
Comme à l’accoutumée, les revendications sociales ou touchant le quotidien des Togolais n’ont pas manqué lors du rendez-vous politique de ce samedi. A titre d’exemple, Robert Olympio, responsable de la logistique à l’Anc a demandé à l’armée togolaise de rejoindre le Frac dans ses revendications hebdomadaires. « Les militaires font face comme nous à la cherté de la vie. Leurs pensions de retraite ont aussi été supprimées. Continuons la lutte ; c’est ce qui peut nous libérer », a exhorté M. Olympio.
Claude Ameganvi du Parti des travailleurs reprendra à son compte la fin des propos de l’opposant Olympio en ces termes : « (…) Une armée est par essence républicaine. La grande muette du Togo doit s’inspirer de la Tunisie, de l’Egypte et de la Libye avant qu’il ne soit trop tard (…) Les femmes doivent s’impliquer plus massivement dans nos revendications comme elles l’ont déjà fait de par le passé (…) Dans quelques jours, nous célébrerons le 1er anniversaire du dernier hold-up électoral en date du Rpt. A partir de cette date anniversaire, notre mobilisation populaire se fera plus entendre ! Nous exhortons les miliciens du Rpt qui sont parmi nous de dire à Faure Gnassingbé que nous voulons son départ du pouvoir », a dit Claude Ameganvi sur un ton mobilisateur. Par la même occasion, M. Ameganvi a salué la mémoire des Libyens et de tous les Togolais qui sont morts au nom des vertus démocratiques.
Dans le même registre, Aimé Gogué (président de l’Alliance des démocrates pour un développement intégral) embrayera : « Nous devons changer la gouvernance au Togo à travers la lutte populaire ; même quand nous ne sommes pas nombreux. Nous défendons une cause nationale. Le régime Rpt est un ressort. Si vous tirez sur lui et vous le relâchez, il reprendra sa force. Le Frac n’est pas contre l’armée togolaise. Nous la convions tout simplement à épouser notre cause ». Une posture que va pratiquement adopter le secrétaire général de l’Addi, Alphonse Kpogo, sur un air d’avertissement : « Les caciques du parti au pouvoir doivent penser à lâcher prise avant que la mobilisation populaire ne les y contraigne un jour » !
par Jacques GANYRA
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(AfriSCOOP Lomé) — Pour la 8ème fois depuis le début de cette année, les opposants regroupés au sein du Frac (Front républicain pour l’alternance et le changement) ont encore battu le pavé. A travers les grandes voies de circulation de la capitale togolaise, Lomé, ils ont encore crié leur exaspération à l’égard des faits et gestes du régime Rpt (au pouvoir). Le clou de cette nouvelle marche a été le meeting qui l’a clôturée. Pour un éventuel nouveau dialogue, il faut des préalables significatifs, a averti le Frac.
En clôturant le 8ème rendez-vous populaire du Frac en cette année 2011, le président de l’Anc (la composante la plus populaire de ce Front), Jean-Pierre Fabre, a entretenu la foule au sujet d’un courrier que la présidence togolaise a adressé, le 24 février dernier, à son parti. Une missive que le président de l’Anc a clairement assimilé à une invite à une participation au prochain dialogue inter-togolais.
« Dans sa lettre, la présidence dit qu’elle veut rencontrer l’Anc lundi prochain (…) Nous avons répondu en signifiant qu’avant nous ne nous asseyions pour dialoguer, il y a beaucoup de réformes que l’exécutif doit opérer. Comment peut-on prétendre vouloir nous inviter à un dialogue tout en nous refusant l’organisation d’une marche jeudi dernier, à Zanguéra (banlieue ouest de Lomé) ? », a fulminé M. Fabre.
Sur la base de cette dénonciation, le candidat du Frac lors de la présidentielle du 04 mars 2010 a énuméré les principales conditions sine qua non à une éventuelle participation de l’Anc et du Frac au dialogue inclusif : « Nous exigeons la cessation de la violation de la Constitution (répression et/ou refus de laisser se tenir les marches pacifiques de contestation) ; le rétablissement des 09 députés Anc dans leurs droits au Parlement ; la réouverture des trois radios privées actuellement fermées au Togo et le respect de la liberté de presse ». Dans le même ordre d’idées, l’ancien lieutenant de Gil Olympio a cité : « Nous réclamons aussi l’élargissement sans conditions des détenus politiques de 2003, 2005, sans oublier celui de Kpatcha Gnassingbé. Dans le même sens, les députés Anc doivent avoir le droit de se constituer en groupe parlementaire, les matériels logistiques (motos voitures, etc.) saisis au cours de précédentes manifestations politiques doivent être restitués aux populations. Voilà les préalables que nous posons avant de nous prononcer sur une éventuelle participation à un dialogue ». Au passage, la figure de proue du Frac a lancé des piques à la communauté internationale qui, à ses yeux, adopte un mutisme devant les injustices de divers ordres au Togo. A ce titre, il a appelé les sympathisants du Frac à faire entendre davantage leurs voix, en se mobilisant un peu plus autour de la démarche de ce Front. « C’est parce que nous ne manifestons pas comme cela se doit », a déploré J.-P. Fabre.
Le chapelet des dénonciations diverses a été ressorti
Comme à l’accoutumée, les revendications sociales ou touchant le quotidien des Togolais n’ont pas manqué lors du rendez-vous politique de ce samedi. A titre d’exemple, Robert Olympio, responsable de la logistique à l’Anc a demandé à l’armée togolaise de rejoindre le Frac dans ses revendications hebdomadaires. « Les militaires font face comme nous à la cherté de la vie. Leurs pensions de retraite ont aussi été supprimées. Continuons la lutte ; c’est ce qui peut nous libérer », a exhorté M. Olympio.
Claude Ameganvi du Parti des travailleurs reprendra à son compte la fin des propos de l’opposant Olympio en ces termes : « (…) Une armée est par essence républicaine. La grande muette du Togo doit s’inspirer de la Tunisie, de l’Egypte et de la Libye avant qu’il ne soit trop tard (…) Les femmes doivent s’impliquer plus massivement dans nos revendications comme elles l’ont déjà fait de par le passé (…) Dans quelques jours, nous célébrerons le 1er anniversaire du dernier hold-up électoral en date du Rpt. A partir de cette date anniversaire, notre mobilisation populaire se fera plus entendre ! Nous exhortons les miliciens du Rpt qui sont parmi nous de dire à Faure Gnassingbé que nous voulons son départ du pouvoir », a dit Claude Ameganvi sur un ton mobilisateur. Par la même occasion, M. Ameganvi a salué la mémoire des Libyens et de tous les Togolais qui sont morts au nom des vertus démocratiques.
Dans le même registre, Aimé Gogué (président de l’Alliance des démocrates pour un développement intégral) embrayera : « Nous devons changer la gouvernance au Togo à travers la lutte populaire ; même quand nous ne sommes pas nombreux. Nous défendons une cause nationale. Le régime Rpt est un ressort. Si vous tirez sur lui et vous le relâchez, il reprendra sa force. Le Frac n’est pas contre l’armée togolaise. Nous la convions tout simplement à épouser notre cause ». Une posture que va pratiquement adopter le secrétaire général de l’Addi, Alphonse Kpogo, sur un air d’avertissement : « Les caciques du parti au pouvoir doivent penser à lâcher prise avant que la mobilisation populaire ne les y contraigne un jour » !
par Jacques GANYRA
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Niger - Table ronde entre les partenaires techniques et financiers du secteur de l'élevage
(Xinhuanet 01/03/2011)
NIAMEY -- Une table ronde entre les partenaires techniques et financiers du Niger, dans le secteur de l'élevage, s'est ouverte, lundi matin à Niamey, sous la présidence du Ministre de l'Agriculture et de l'élevage M. Malik Sadelher.
Cette rencontre d'experts porte sur le partenariat destiné à garantir la participation efficace des éleveurs et pasteurs aux politiques et programmes de l'élevage au Niger.
La table ronde est organisée par le collectif des associations pastorales qu'accompagnent la Coopération Suisse et la Société Néerlandaise de Développement (SND). Elle vise deux objectifs essentiels : d'une part, arriver à un grand consensus entre les différents acteurs sur le contenu du plan stratégique 2011-2014 et d'autre part radicaliser le partenariat nécessaire sur la mobilisation des ressources.
"L'examen du plan stratégique du collectif des associations pastorales du Niger permettra, selon le président de ce collectif, Elh Bello Boubacar, d'identifier les domaines dans lesquels il faut s'engager afin d'accompagner ce collectif dans sa marche pour une meilleure prise en compte des préoccupations des éleveurs dans leur lutte contre la pauvreté et l' insécurité alimentaire."
Pour le ministre de l'Agriculture et de l'élevage, la mise en oeuvre du programme prioritaire, c'est-à-dire l'aménagement pastoral et la sécurisation des systèmes pastoraux, permettra à son département ministériel et aux acteurs concernés, "d'agir efficacement en matière de conduite d'élevage et de mieux garantir la contribution à la réduction de la pauvreté rurale et à la lutte contre l'insécurité alimentaire".
Pratiqué par plus 87% de la population active nigérienne, l'élevage constitue un levier important de la lutte contre la pauvreté, a soutenu, pour sa part, le représentant de la Coopération Suisse au Niger, M. Nicolas Anders.
© Copyright Xinhuanet
NIAMEY -- Une table ronde entre les partenaires techniques et financiers du Niger, dans le secteur de l'élevage, s'est ouverte, lundi matin à Niamey, sous la présidence du Ministre de l'Agriculture et de l'élevage M. Malik Sadelher.
Cette rencontre d'experts porte sur le partenariat destiné à garantir la participation efficace des éleveurs et pasteurs aux politiques et programmes de l'élevage au Niger.
La table ronde est organisée par le collectif des associations pastorales qu'accompagnent la Coopération Suisse et la Société Néerlandaise de Développement (SND). Elle vise deux objectifs essentiels : d'une part, arriver à un grand consensus entre les différents acteurs sur le contenu du plan stratégique 2011-2014 et d'autre part radicaliser le partenariat nécessaire sur la mobilisation des ressources.
"L'examen du plan stratégique du collectif des associations pastorales du Niger permettra, selon le président de ce collectif, Elh Bello Boubacar, d'identifier les domaines dans lesquels il faut s'engager afin d'accompagner ce collectif dans sa marche pour une meilleure prise en compte des préoccupations des éleveurs dans leur lutte contre la pauvreté et l' insécurité alimentaire."
Pour le ministre de l'Agriculture et de l'élevage, la mise en oeuvre du programme prioritaire, c'est-à-dire l'aménagement pastoral et la sécurisation des systèmes pastoraux, permettra à son département ministériel et aux acteurs concernés, "d'agir efficacement en matière de conduite d'élevage et de mieux garantir la contribution à la réduction de la pauvreté rurale et à la lutte contre l'insécurité alimentaire".
Pratiqué par plus 87% de la population active nigérienne, l'élevage constitue un levier important de la lutte contre la pauvreté, a soutenu, pour sa part, le représentant de la Coopération Suisse au Niger, M. Nicolas Anders.
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Le Rwanda profite déjà du marché commun est-africain
(Le Griot 01/03/2011)
Il y a, à peine, 6 mois, le Rwanda et 4 autres pays de l’Afrique de l’Est (Le Burundi, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie) instauraient le premier marché commun dans l’histoire du continent noir. Comme il fallait s’y attendre, cela a énormément booster les échanges commerciaux au sein de cet espace, lesquels ont augmenté de 50 % depuis.
Le Rwanda, particulièrement, jouit pleinement de la situation. Alors que ses exportations n’ont pas dépassé 170 millions de dollars US en 2009, elles ont carrément explosé en 2010 avec un total de 269 millions de dollars US. Pour cause, aujourd’hui, les produits rwandais peuvent atteindre, moyennant certification, les 120 millions de personnes qui peuplent la Communauté d’Afrique de l’Est. Pourtant, il y a peu, la même production n’était destinée qu’aux 10 millions de rwandais.
Autre bénéfice, du fait de l’union douanière, les couts des biens de consommation ont baissé de 20 % au Rwanda, suite à l’allègement des frais de douane au niveau des frontières. De même, les délais d’acheminement des marchandises au sein de l’espace communautaire est-africain se sont amplement raccourcis. Ainsi, la navette entre le port de Dar-es-Salaam en Tanzanie et la capitale rwandaise, Kigali, se fait présentement en deux jours, chose impensable il y a quelques années à cause des nombreuses tracasseries administratives.
Bien que le marché commun d’Afrique de l’Est soit une aubaine pour le Rwanda, ses autorités ne doivent pas perdre de vue le revers de la médaille. Le pays aux milles est désormais ouvert à la concurrence des entreprises de ses voisins, lesquelles, si elles en ont l’occasion, écraseront certainement les sociétés locales. Le Rwanda doit donc savoir se protéger.
Écrit par Corinna Leblanc-Justin
© Copyright Le Griot
Il y a, à peine, 6 mois, le Rwanda et 4 autres pays de l’Afrique de l’Est (Le Burundi, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie) instauraient le premier marché commun dans l’histoire du continent noir. Comme il fallait s’y attendre, cela a énormément booster les échanges commerciaux au sein de cet espace, lesquels ont augmenté de 50 % depuis.
Le Rwanda, particulièrement, jouit pleinement de la situation. Alors que ses exportations n’ont pas dépassé 170 millions de dollars US en 2009, elles ont carrément explosé en 2010 avec un total de 269 millions de dollars US. Pour cause, aujourd’hui, les produits rwandais peuvent atteindre, moyennant certification, les 120 millions de personnes qui peuplent la Communauté d’Afrique de l’Est. Pourtant, il y a peu, la même production n’était destinée qu’aux 10 millions de rwandais.
Autre bénéfice, du fait de l’union douanière, les couts des biens de consommation ont baissé de 20 % au Rwanda, suite à l’allègement des frais de douane au niveau des frontières. De même, les délais d’acheminement des marchandises au sein de l’espace communautaire est-africain se sont amplement raccourcis. Ainsi, la navette entre le port de Dar-es-Salaam en Tanzanie et la capitale rwandaise, Kigali, se fait présentement en deux jours, chose impensable il y a quelques années à cause des nombreuses tracasseries administratives.
Bien que le marché commun d’Afrique de l’Est soit une aubaine pour le Rwanda, ses autorités ne doivent pas perdre de vue le revers de la médaille. Le pays aux milles est désormais ouvert à la concurrence des entreprises de ses voisins, lesquelles, si elles en ont l’occasion, écraseront certainement les sociétés locales. Le Rwanda doit donc savoir se protéger.
Écrit par Corinna Leblanc-Justin
© Copyright Le Griot
Guinée Conakry : Une économie en reconstruction.
(Le Griot 01/03/2011)
Quelques mois seulement après son élection, M. Alpha Condé a procéder le 22 février dernier au lancement des travaux de reconstruction du chemin de fer reliant Conakry la capitale à Kankan, la deuxième plus grande ville du pays. Ce projet en collaboration avec Vale, la deuxième plus grande entreprise minière au monde entend contribuer au développement économique et social du pays à travers la création de plusieurs milliers d’emplois. Action importante quant on sait que cette ligne dirigée par l’Office National des Chemins de Fer de Guinée n’était plus opérationnelle depuis 1995, gênant la liaison entre plusieurs villes du pays ainsi que l’accessibilité à l’ensemble de la sous-région.
De plus, le Chef de l’Etat a annoncé la modification prochaine du code minier de la Guinée Conakry par le gouvernement. Selon ses propos, M. Alpha Condé a soutenu que son pays est un scandale géologique dont les ressources n’ont jamais profité à la population. En outre, il a déclaré que les sociétés minières en Guinée ne décideront plus d’elles mêmes l’exploitation des richesses du sous-sol guinéen tout en informant l’opinion nationale du fait que les recettes de l’exploitation minière entreront directement dans les caisses du trésor public pour soutenir les efforts de développement local. C’est ainsi, selon le président, que le gouvernement pourra construire des infrastructures scolaires, des hôpitaux, créer des emplois et payer au mieux les fonctionnaires.
L’économie guinéenne retrouve aujourd’hui un nouveau visage après tant de difficultés éprouvées les années antérieures.
Écrit par Corinna Leblanc-Justin
© Copyright Le Griot
Quelques mois seulement après son élection, M. Alpha Condé a procéder le 22 février dernier au lancement des travaux de reconstruction du chemin de fer reliant Conakry la capitale à Kankan, la deuxième plus grande ville du pays. Ce projet en collaboration avec Vale, la deuxième plus grande entreprise minière au monde entend contribuer au développement économique et social du pays à travers la création de plusieurs milliers d’emplois. Action importante quant on sait que cette ligne dirigée par l’Office National des Chemins de Fer de Guinée n’était plus opérationnelle depuis 1995, gênant la liaison entre plusieurs villes du pays ainsi que l’accessibilité à l’ensemble de la sous-région.
De plus, le Chef de l’Etat a annoncé la modification prochaine du code minier de la Guinée Conakry par le gouvernement. Selon ses propos, M. Alpha Condé a soutenu que son pays est un scandale géologique dont les ressources n’ont jamais profité à la population. En outre, il a déclaré que les sociétés minières en Guinée ne décideront plus d’elles mêmes l’exploitation des richesses du sous-sol guinéen tout en informant l’opinion nationale du fait que les recettes de l’exploitation minière entreront directement dans les caisses du trésor public pour soutenir les efforts de développement local. C’est ainsi, selon le président, que le gouvernement pourra construire des infrastructures scolaires, des hôpitaux, créer des emplois et payer au mieux les fonctionnaires.
L’économie guinéenne retrouve aujourd’hui un nouveau visage après tant de difficultés éprouvées les années antérieures.
Écrit par Corinna Leblanc-Justin
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Niger - Présidentielle nigérienne, 2ème tour : Seini Oumarou - Mahamadou Issoufou, la "Continuité" contre la "Rupture"
(Xinhuanet 01/03/2011)
NIAMEY -- Les Nigériens sont appelés à choisir le 12 mars prochain lors du second tour de l'élection présidentielle entre la "Continuité" de l'ancien système incarnée par le candidat du Mouvement national pour la Société de Développement (MNSD), Seini Oumarou, et la "Rupture" prônée par Mahamadou Issoufou du Parti nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNSD).
A la tête de fortes délégations, les deux candidats, chacun de son coté, sillonnent depuis le week-end le Niger en profondeur pour demander les suffrages de leurs concitoyens sur la base de deux programmes d'actions qui font contraste.
Plusieurs fois ministre, Premier ministre puis président de l'Assemblée nationale, sous la bannière du MNSD, dont il est le président, Seini Oumarou promet aux Nigériens, s'il est élu président de la République, de "consolider les acquis et de poursuivre l'oeuvre entamée par l'ancien président de la République Mamadou Tandja".
Il s'agit pour le candidat du NASSARA de parachever les "grands chantiers" de l'ex-Président qui sont "le port sec de Dosso, l'abattoir frigorifique ultra moderne de Niamey, l'exploitation du bloc pétrolier d'Agadem et de la raffinerie de pétrole Diffa- Zinder, le barrage de Kandadji dans la région de Tillabéry, le gisement d'uranium dans celle d'Agadez, etc. "Vous étés appelés à parachever la restauration de l'ordre républicain interrompu par le coup d'Etat du 18 février 2010", a-t-il lancé aux électeurs.
Tandis que Mahamadou Issoufou, qualifié de "l'homme de la renaissance du Niger" par ses militants, a conduit pendant une décennie l'opposition contre le régime du Mouvement national pour la Société de Développement (MNSD) de Seini Oumarou, ancien parti au pouvoir jusqu'au coup d'Etat du 18 février 2010. Mahamadou Issoufou a, à l'occasion de toutes ses sorties publiques, réaffirmé son "engagement et sa conviction de candidat de l'alternance à la magistrature suprême pour bâtir un Niger nouveau ". Le candidat propose aux Nigériens un programme d'actions qui nécessitera la mobilisation de plus de 6.000 milliards de francs les 5 ans de mandat.
Aussi, à l'attention de toutes les forces qui le soutiennent pour ce second tour, il a lancé un appel à la mobilisation pour concrétiser les acquis du premier tour.
Les manoeuvres politiques d'entre-tours ont, en effet, largement tourné en faveur du candidat du PNSD. Arrivé en tête du premier tour avec 36%, Mahamadou Issoufou part favoris à ce scrutin avec le soutien notamment de l'ancien Premier ministre Hama Amadou (19, 8%), ainsi que d'autres candidats malheureux comme les anciens chefs de gouvernement Cheiffou Amadou (4%) et Amadou Boubacar Cissé (1,6%) ainsi que l'ex colonel Moumouni Djermakoye (3%). Ce qui constitue, sur la base des résultats du premier tour, une majorité mathématique d'environ 70% des suffrages.
Toutefois, Seini Oumarou, arrivé 2ème au premier tour avec 23%, espère renverser la tendance en sa faveur avec le soutien de 20 formations regroupées au sein de l'Alliance pour la Réconciliation nationale (ARN), dont la Convention démocratique et sociale de l'ancien président de la République (1993-1996) Mahamane Ousmane, 5ème force sur l'échiquier politique en présence.
© Copyright Xinhuanet
NIAMEY -- Les Nigériens sont appelés à choisir le 12 mars prochain lors du second tour de l'élection présidentielle entre la "Continuité" de l'ancien système incarnée par le candidat du Mouvement national pour la Société de Développement (MNSD), Seini Oumarou, et la "Rupture" prônée par Mahamadou Issoufou du Parti nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNSD).
A la tête de fortes délégations, les deux candidats, chacun de son coté, sillonnent depuis le week-end le Niger en profondeur pour demander les suffrages de leurs concitoyens sur la base de deux programmes d'actions qui font contraste.
Plusieurs fois ministre, Premier ministre puis président de l'Assemblée nationale, sous la bannière du MNSD, dont il est le président, Seini Oumarou promet aux Nigériens, s'il est élu président de la République, de "consolider les acquis et de poursuivre l'oeuvre entamée par l'ancien président de la République Mamadou Tandja".
Il s'agit pour le candidat du NASSARA de parachever les "grands chantiers" de l'ex-Président qui sont "le port sec de Dosso, l'abattoir frigorifique ultra moderne de Niamey, l'exploitation du bloc pétrolier d'Agadem et de la raffinerie de pétrole Diffa- Zinder, le barrage de Kandadji dans la région de Tillabéry, le gisement d'uranium dans celle d'Agadez, etc. "Vous étés appelés à parachever la restauration de l'ordre républicain interrompu par le coup d'Etat du 18 février 2010", a-t-il lancé aux électeurs.
Tandis que Mahamadou Issoufou, qualifié de "l'homme de la renaissance du Niger" par ses militants, a conduit pendant une décennie l'opposition contre le régime du Mouvement national pour la Société de Développement (MNSD) de Seini Oumarou, ancien parti au pouvoir jusqu'au coup d'Etat du 18 février 2010. Mahamadou Issoufou a, à l'occasion de toutes ses sorties publiques, réaffirmé son "engagement et sa conviction de candidat de l'alternance à la magistrature suprême pour bâtir un Niger nouveau ". Le candidat propose aux Nigériens un programme d'actions qui nécessitera la mobilisation de plus de 6.000 milliards de francs les 5 ans de mandat.
Aussi, à l'attention de toutes les forces qui le soutiennent pour ce second tour, il a lancé un appel à la mobilisation pour concrétiser les acquis du premier tour.
Les manoeuvres politiques d'entre-tours ont, en effet, largement tourné en faveur du candidat du PNSD. Arrivé en tête du premier tour avec 36%, Mahamadou Issoufou part favoris à ce scrutin avec le soutien notamment de l'ancien Premier ministre Hama Amadou (19, 8%), ainsi que d'autres candidats malheureux comme les anciens chefs de gouvernement Cheiffou Amadou (4%) et Amadou Boubacar Cissé (1,6%) ainsi que l'ex colonel Moumouni Djermakoye (3%). Ce qui constitue, sur la base des résultats du premier tour, une majorité mathématique d'environ 70% des suffrages.
Toutefois, Seini Oumarou, arrivé 2ème au premier tour avec 23%, espère renverser la tendance en sa faveur avec le soutien de 20 formations regroupées au sein de l'Alliance pour la Réconciliation nationale (ARN), dont la Convention démocratique et sociale de l'ancien président de la République (1993-1996) Mahamane Ousmane, 5ème force sur l'échiquier politique en présence.
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Djibouti, Tanzanie - Prisons secrètes de la CIA: plainte déposée par un Yéménite contre Djibouti
(Romandie.com 01/03/2011)
WASHINGTON - Un Yéménite a déposé plainte contre Djibouti devant la Commission africaine des droits de l'homme pour avoir été transféré en 2003 pour interrogatoire dans ce petit pays de la Corne de l'Afrique à la demande de la CIA, selon une copie de la plainte rendue publique lundi.
Mohammed Al Asad, 51 ans, habitait avec sa famille en Tanzanie depuis 1985 quand il a été arrêté et emmené en avion vers un pays inconnu qu'il a ensuite identifié comme étant Djibouti.
Il y a, selon la plainte déposée en décembre 2009 par deux organisations américaines de défense des droits de l'homme et restée jusqu'ici confidentielle, passé quinze jours seul dans une cellule sommaire, subissant plusieurs interrogatoires menés par une femme se présentant comme américaine et un Djiboutien.
Il a alors compris qu'il était soupçonné de soutien matériel à l'association de charité musulmane Al Haramain, que les Etats-Unis ont classée dans la liste des organisations soutenant le terrorisme en janvier 2004.
Ensuite, il a été à nouveau transporté en avion vers une autre prison, selon la plainte, qui précise que sa famille n'a jamais été mise au courant du lieu de sa détention.
A chaque fois violemment déshabillé, fouillé dans l'anus, protographié nu, rhabillé et enchaîné yeux bandés, oreilles bouchées, allongé sur le sol de l'avion, M. Al Asad a été, après Djibouti, "transféré et détenu dans trois autres prisons secrètes américaines en différents points du globe", dont l'Afghanistan, selon la plainte.
Finalement, l'homme a été renvoyé au Yémen en mai 2005 et est sorti de prison un an plus tard. Il n'a jamais été poursuivi pour aucun fait de terrorisme.
La Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples, instance juridique basée en Gambie, doit décider maintenant si elle estime la plainte recevable.
"C'est la première fois qu'une plainte pour transfèrement illégal en Afrique par la CIA est déposée", a expliqué dans un communiqué Solomon Sacco, avocat pour Interights, une des organisations travaillant sur ce dossier. "Les Etats (africains) qui ont collaboré avec les Etats-Unis dans ce programme d'interrogatoires, en enfreignant leurs propres lois, doivent en répondre devant la Commission africaine des droits de l'homme", a-t-il ajouté.
"La commission africaine peut aujourd'hui saisir l'occasion historique non seulement de défendre la souveraineté africaine et les droits de l'homme mais aussi de rendre une justice trop longtemps attendue à un homme qui a été enlevé, emprisonné et torturé au nom de la sécurité nationale", a ajouté Jayne Huckerby, du Centre pour les droits de l'homme et la Justice internationale de la New York University.
(©AFP / 01 mars 2011 02h11)
© Copyright Romandie.com
WASHINGTON - Un Yéménite a déposé plainte contre Djibouti devant la Commission africaine des droits de l'homme pour avoir été transféré en 2003 pour interrogatoire dans ce petit pays de la Corne de l'Afrique à la demande de la CIA, selon une copie de la plainte rendue publique lundi.
Mohammed Al Asad, 51 ans, habitait avec sa famille en Tanzanie depuis 1985 quand il a été arrêté et emmené en avion vers un pays inconnu qu'il a ensuite identifié comme étant Djibouti.
Il y a, selon la plainte déposée en décembre 2009 par deux organisations américaines de défense des droits de l'homme et restée jusqu'ici confidentielle, passé quinze jours seul dans une cellule sommaire, subissant plusieurs interrogatoires menés par une femme se présentant comme américaine et un Djiboutien.
Il a alors compris qu'il était soupçonné de soutien matériel à l'association de charité musulmane Al Haramain, que les Etats-Unis ont classée dans la liste des organisations soutenant le terrorisme en janvier 2004.
Ensuite, il a été à nouveau transporté en avion vers une autre prison, selon la plainte, qui précise que sa famille n'a jamais été mise au courant du lieu de sa détention.
A chaque fois violemment déshabillé, fouillé dans l'anus, protographié nu, rhabillé et enchaîné yeux bandés, oreilles bouchées, allongé sur le sol de l'avion, M. Al Asad a été, après Djibouti, "transféré et détenu dans trois autres prisons secrètes américaines en différents points du globe", dont l'Afghanistan, selon la plainte.
Finalement, l'homme a été renvoyé au Yémen en mai 2005 et est sorti de prison un an plus tard. Il n'a jamais été poursuivi pour aucun fait de terrorisme.
La Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples, instance juridique basée en Gambie, doit décider maintenant si elle estime la plainte recevable.
"C'est la première fois qu'une plainte pour transfèrement illégal en Afrique par la CIA est déposée", a expliqué dans un communiqué Solomon Sacco, avocat pour Interights, une des organisations travaillant sur ce dossier. "Les Etats (africains) qui ont collaboré avec les Etats-Unis dans ce programme d'interrogatoires, en enfreignant leurs propres lois, doivent en répondre devant la Commission africaine des droits de l'homme", a-t-il ajouté.
"La commission africaine peut aujourd'hui saisir l'occasion historique non seulement de défendre la souveraineté africaine et les droits de l'homme mais aussi de rendre une justice trop longtemps attendue à un homme qui a été enlevé, emprisonné et torturé au nom de la sécurité nationale", a ajouté Jayne Huckerby, du Centre pour les droits de l'homme et la Justice internationale de la New York University.
(©AFP / 01 mars 2011 02h11)
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Tunisie - Démission de deux ministres de l'ère Ben Ali
(Radio Canada 01/03/2011)
Les deux derniers ministres tunisiens qui ont fait parti du cabinet du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali ont démissionné lundi, au lendemain du départ du premier ministre intérimaire Mohamed Ghannouchi.
Mohamed Nouri Jouini, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, et Mohamed Afif Chelbi, ministre de l'Industrie et de la Technologie, ont ainsi renoncé à leur place au sein du gouvernement de transition comme l'exigeait la rue.
L'agence de presse officielle Tap, qui a annoncé ces deux démissions, n'a fourni aucune explication sur ces gestes ou indication sur leurs possibles successeurs.
Depuis la fin du régime de Ben Ali, renversé par le peuple le 14 janvier dernier, la population continuait de manifester à Tunis en réclamant le départ du personnel politique qui oeuvrait à l'époque du raïs.
Les protestataires craignaient que le soulèvement soit détourné par des membres de l'ancien régime encore en position d'autorité, dont faisait partie Mohamed Ghannouchi.
Ce dernier a été remplacé à la tête du gouvernement par Béji Caïd Essebsi, 84 ans. Il a longtemps dirigé la diplomatie tunisienne à l'ère du « père de l'indépendance », Habib Bourguiba.
Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé qu'elle suspendait ses activités jusqu'à nouvel ordre « en raison de la situation actuelle et dans le but de préserver l'épargne investie dans des titres ».
La Tunisie, dont la « révolution de jasmin » a fait des émules dans le monde arabe, tente de rétablir sa stabilité depuis la chute de l'homme qui l'a gouvernée d'une main de fer pendant 23 ans en se présentant comme le rempart contre l'islamisme.
Le gouvernement de transition a promis des élections d'ici le 15 juillet.
Radio-Canada.ca avec
Reuters et Al-Jazira
© Copyright Radio Canada
Les deux derniers ministres tunisiens qui ont fait parti du cabinet du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali ont démissionné lundi, au lendemain du départ du premier ministre intérimaire Mohamed Ghannouchi.
Mohamed Nouri Jouini, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, et Mohamed Afif Chelbi, ministre de l'Industrie et de la Technologie, ont ainsi renoncé à leur place au sein du gouvernement de transition comme l'exigeait la rue.
L'agence de presse officielle Tap, qui a annoncé ces deux démissions, n'a fourni aucune explication sur ces gestes ou indication sur leurs possibles successeurs.
Depuis la fin du régime de Ben Ali, renversé par le peuple le 14 janvier dernier, la population continuait de manifester à Tunis en réclamant le départ du personnel politique qui oeuvrait à l'époque du raïs.
Les protestataires craignaient que le soulèvement soit détourné par des membres de l'ancien régime encore en position d'autorité, dont faisait partie Mohamed Ghannouchi.
Ce dernier a été remplacé à la tête du gouvernement par Béji Caïd Essebsi, 84 ans. Il a longtemps dirigé la diplomatie tunisienne à l'ère du « père de l'indépendance », Habib Bourguiba.
Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé qu'elle suspendait ses activités jusqu'à nouvel ordre « en raison de la situation actuelle et dans le but de préserver l'épargne investie dans des titres ».
La Tunisie, dont la « révolution de jasmin » a fait des émules dans le monde arabe, tente de rétablir sa stabilité depuis la chute de l'homme qui l'a gouvernée d'une main de fer pendant 23 ans en se présentant comme le rempart contre l'islamisme.
Le gouvernement de transition a promis des élections d'ici le 15 juillet.
Radio-Canada.ca avec
Reuters et Al-Jazira
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Libye - Washington veut porter le coup de grâce à Kadhafi
(Le Figaro 01/03/2011)
L'Amérique veut faire chuter Kadhafi et garde ouvertes «toutes les options» pour y parvenir, y compris l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne qui empêcherait le régime d'envoyer ses avions réprimer les populations. Tel est le message qu'a porté lundi la secrétaire d'État Hillary Clinton à la communauté internationale à Genève, dans le but de définir dans l'urgence, avec ses alliés européens, arabes et africains, une stratégie musclée qui permette de protéger la population libyenne de la répression orchestrée par le régime et de porter le coup de grâce à Kadhafi. La veille, elle n'avait pas exclu «toute forme d'aide» à l'opposition libyenne en révolte.
Mouammar Kadhafi recourt à «des mercenaires et des voyous» pour éliminer son propre peuple, a dénoncé Clinton devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, appelant à son départ immédiat. Le dictateur et son entourage «devront rendre compte pour ces agissements», a-t-elle martelé, en référence à la Cour pénale internationale.
Le fait que le Pentagone annonce au même moment qu'il allait «repositionner» certaines forces, aériennes et navales, à proximité de la Libye «pour avoir la flexibilité nécessaire le jour où les décisions seront prises» en dit long sur le coup d'accélérateur que les États-Unis entendent donner sur la crise libyenne, maintenant qu'ils ont mis leurs ressortissants à l'abri. Il ne s'agit pas de se lancer, dès demain, dans une intervention militaire proprement dite, comme s'est empressé de le souligner Washington, excluant «une action militaire impliquant ses navires». Mais tous les moyens à disposition sont passés en revue dans le but d'isoler Kadhafi et de le priver de ses derniers soutiens. «La zone d'exclusion aérienne est une option que nous considérons activement… J'ai consulté nos alliés sur ce sujet», a dit Clinton, évoquant des «mesures supplémentaires» aux sanctions déjà adoptées à l'ONU. Celles-ci comprennent un embargo sur les armes, le gel des avoirs des dirigeants libyens et une interdiction de visas.
La «possibilité» de l'exil
L'Amérique entend coordonner son effort avec les Européens, acteurs clés de l'équation libyenne. L'UE a entériné lundi le régime de sanctions, en ajoutant d'autres. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a indiqué qu'une nouvelle idée en discussion était «de geler tout paiement à la Libye pendant soixante jours» pour stopper «la tuerie».
Clinton n'a pas caché que parallèlement à ces efforts, l'Administration planchait déjà sur l'après-Kadhafi. «Nous prenons activement des contacts avec ceux qui en Libye travaillent à mettre sur pied un gouvernement respectant les droits du peuple libyen», a dit lundi le porte-parole présidentiel, parlant de l'exil de Kadhafi comme «d'une possibilité». Les sénateurs républicain John McCain et démocrate Joseph Lieberman, poussent à armer l'opposition et à instaurer immédiatement une zone d'exclusion aérienne. Mais l'Administration se contente pour l'instant d'en brandir la possibilité théorique, en espérant qu'elle suffira. Les zones d'exclusion aériennes sont souvent impuissantes à influencer le rapport de force de manière déterminante et comportent le risque de se faire aspirer par le conflit au sol. Dans l'esprit des Américains, l'Europe serait en première ligne pour une telle mission en Libye. Un mandat de l'ONU serait en outre indispensable. Or la Chine et la Russie pourraient brandir leur veto.
Par Laure Mandeville
© Copyright Le Figaro
L'Amérique veut faire chuter Kadhafi et garde ouvertes «toutes les options» pour y parvenir, y compris l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne qui empêcherait le régime d'envoyer ses avions réprimer les populations. Tel est le message qu'a porté lundi la secrétaire d'État Hillary Clinton à la communauté internationale à Genève, dans le but de définir dans l'urgence, avec ses alliés européens, arabes et africains, une stratégie musclée qui permette de protéger la population libyenne de la répression orchestrée par le régime et de porter le coup de grâce à Kadhafi. La veille, elle n'avait pas exclu «toute forme d'aide» à l'opposition libyenne en révolte.
Mouammar Kadhafi recourt à «des mercenaires et des voyous» pour éliminer son propre peuple, a dénoncé Clinton devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, appelant à son départ immédiat. Le dictateur et son entourage «devront rendre compte pour ces agissements», a-t-elle martelé, en référence à la Cour pénale internationale.
Le fait que le Pentagone annonce au même moment qu'il allait «repositionner» certaines forces, aériennes et navales, à proximité de la Libye «pour avoir la flexibilité nécessaire le jour où les décisions seront prises» en dit long sur le coup d'accélérateur que les États-Unis entendent donner sur la crise libyenne, maintenant qu'ils ont mis leurs ressortissants à l'abri. Il ne s'agit pas de se lancer, dès demain, dans une intervention militaire proprement dite, comme s'est empressé de le souligner Washington, excluant «une action militaire impliquant ses navires». Mais tous les moyens à disposition sont passés en revue dans le but d'isoler Kadhafi et de le priver de ses derniers soutiens. «La zone d'exclusion aérienne est une option que nous considérons activement… J'ai consulté nos alliés sur ce sujet», a dit Clinton, évoquant des «mesures supplémentaires» aux sanctions déjà adoptées à l'ONU. Celles-ci comprennent un embargo sur les armes, le gel des avoirs des dirigeants libyens et une interdiction de visas.
La «possibilité» de l'exil
L'Amérique entend coordonner son effort avec les Européens, acteurs clés de l'équation libyenne. L'UE a entériné lundi le régime de sanctions, en ajoutant d'autres. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a indiqué qu'une nouvelle idée en discussion était «de geler tout paiement à la Libye pendant soixante jours» pour stopper «la tuerie».
Clinton n'a pas caché que parallèlement à ces efforts, l'Administration planchait déjà sur l'après-Kadhafi. «Nous prenons activement des contacts avec ceux qui en Libye travaillent à mettre sur pied un gouvernement respectant les droits du peuple libyen», a dit lundi le porte-parole présidentiel, parlant de l'exil de Kadhafi comme «d'une possibilité». Les sénateurs républicain John McCain et démocrate Joseph Lieberman, poussent à armer l'opposition et à instaurer immédiatement une zone d'exclusion aérienne. Mais l'Administration se contente pour l'instant d'en brandir la possibilité théorique, en espérant qu'elle suffira. Les zones d'exclusion aériennes sont souvent impuissantes à influencer le rapport de force de manière déterminante et comportent le risque de se faire aspirer par le conflit au sol. Dans l'esprit des Américains, l'Europe serait en première ligne pour une telle mission en Libye. Un mandat de l'ONU serait en outre indispensable. Or la Chine et la Russie pourraient brandir leur veto.
Par Laure Mandeville
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