par Daouda GUEYE le 2 novembre 2010 senegal-actu.com
Abdoulaye Wade, candidat à la présidentielle sénégalaise de 2012, est accusé de vouloir s’accrocher au pouvoir. « Wade n’a pas la classe de Diouf, il a une relation morbide avec le pouvoir », affirme Mamadou Ndoye.
L’ancien ministre de l’alphabétisation, Mamadou Ndoye a animé Samedi dernier une conférence sur le thème « faillite du régime libérale, quelle solution pour l’opposition ? ». Au cours de cette rencontre, il a voté pour la candidature de l’unité autour des partis de Benno favorables à la candidature unique. Dans le même registre, il s’est dit favorable à la candidature de Macky Sall et éventuellement celle de Idrissa Seck. Des points de vue personnels qui ne sont pas ceux des instances de la Ligue démocratique (LD), a précisé Abdoulaye Bathily.
Mamadou Ndoye, ancien ministre de l’alphabétisation, membre de la Ligue démocratique (Ld) a jeté samedi dernier une grosse pierre dans la marre de Benno Siggil Sénégaal. Dans une réflexion à haute voix, le membre du bureau politique de la Ld a évoqué la question de la candidature de la coalition contre le pouvoir, en perspective de la présidentielle de 2012. A ce sujet l’ancien de l’alphabétisation dira : « demander la candidature unique à Benno, c’est lui poser un problème insoluble » Ce que Benno peut faire de son faire vue, c’est la mise en place d’une plateforme commune pour un front large. Mais la candidature unique n’est à portée de Benno, car des partis membres de ladite coalition ont affiché les couleurs en annonçant leur candidature, donc ils ne sont pas dans cette perspective et que personne ne peut les exclure de Benno.
Poursuivant son analyse le conférencier est allé jusqu’à cautionner la candidature de Macky Sall de l’Alliance pour la République (Apr), parti membre de l’opposition et souhaité, celle de Idrissa Seck. Ces deux candidatures seront plutôt favorables à l’opposition. « Je souhaite que certains candidats se présentent, le cas échéant, ils grignoteraient l’électorat de Wade et non celui de Benno. Macky Sall doit se présenter et même Idy, si possible ».
Toutefois Mamadou Ndoye met en garde la gauche contre une dispersion de leurs voix, une telle perspective ne présente aucun intérêt pour eux, « sauf l’amour de la défaite ». Il invite les partis favorables à une candidature unique à prendre leur responsabilité pour matérialiser cette volonté. Pour lui, « un candidat de l’unité est possible face à la pluralité des candidatures. Il faut se mettre d’accord sur une procédure de sélection ».
copyright senegal-actu.com
mardi 2 novembre 2010
Boni Yayi contre Benoît Illassa
Par Jeune Afrique
Le blogueur et opposant béninois résidant en France, Benoît Illassa, est visé par une plainte en diffamation déposée par le président Boni Yayi.
Le 31 août dernier, Benoît Illassa, un ressortissant béninois résidant en France, a comparu devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, après une citation directe à la requête du président Boni Yayi et de la société de droit béninoise Groupement SCB Lafarge. L’intéressé est poursuivi pour avoir écrit sur son blog que « Yayi Boni s’offre deux appartements au 29, avenue de la Grande-Armée, à Paris », et que lesdits appartements se trouvent « dans le même immeuble qui abrite la résidence de l’ambassadeur Yaï Joseph de l’Unesco ». Des propos jugés diffamatoires par les demandeurs, et qui ont depuis été supprimés du blog par Illassa. Une audience de consignation aura lieu le 30 novembre. Plaidoiries attendues en mars 2011.
copyright Jeune Afrique
Le 31 août dernier, Benoît Illassa, un ressortissant béninois résidant en France, a comparu devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, après une citation directe à la requête du président Boni Yayi et de la société de droit béninoise Groupement SCB Lafarge. L’intéressé est poursuivi pour avoir écrit sur son blog que « Yayi Boni s’offre deux appartements au 29, avenue de la Grande-Armée, à Paris », et que lesdits appartements se trouvent « dans le même immeuble qui abrite la résidence de l’ambassadeur Yaï Joseph de l’Unesco ». Des propos jugés diffamatoires par les demandeurs, et qui ont depuis été supprimés du blog par Illassa. Une audience de consignation aura lieu le 30 novembre. Plaidoiries attendues en mars 2011.
copyright Jeune Afrique
Côte d'Ivoire -Les Ivoiriens attendent les résultats de l’élection avec impatience
France 24 02/11/2010)
La Commission électorale indépendante s’active pour être en mesure de donner les premières estimations mercredi, comme prévu. Nombre d’Ivoiriens craignent à présent que l’annonce des résultats ne s'accompagne de violences.
Au lendemain du lundi férié de la Toussaint, la capitale économique Abidjan a retrouvé le rythme des jours travaillés. Les commerçants tiennent de nouveau boutique et les klaxons, inhabituellement silencieux hier, ont repris leurs droits. La pluie aussi qui, selon l’agent de sécurité Alexandre posté à l’entrée d’un centre commercial du boulevard de la République, vient "nettoyer le pays" avant l’annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, qui s’est tenu dimanche dans le plus grand calme. Une nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire est en train de s’écrire. Peut-être un peu trop lentement aux yeux des militants des principaux candidats...
Pour l’heure, les Ivoiriens doivent se contenter des résultats provisoires du vote de la diaspora que la Commission électorale indépendante (CEI) a égrenés toute la journée d’hier sur l’antenne de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). Autre certitude : le taux de participation, qui, toujours selon la CEI, avoisinerait les 80 %. L’un des chiffres "les plus élevés au monde", s’est félicité le représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, le Sud-Coréen Young-jin Choi. Au niveau du contrôle du scrutin, les 120 observateurs de l'Union européenne ont pu inspecter 4,6 % des bureaux de vote. Ils ont constaté plusieurs irrégularités - dans un bureau sur cinq. Quatorze d'entre eux n'ont d'ailleurs pas eu accès au décompte des voix.
Quatorze candidats, mais seulement trois prétendants
Le scrutin a provoqué une mobilisation exceptionnelle, à la hauteur de cette élection considérée comme la plus ouverte depuis l’Indépendance, en 1960. Quatorze candidats briguent le fauteuil présidentiel, mais seulement trois d'entre eux font figure de favoris. En quête d’une légitimité par les urnes depuis la fin théorique de son mandat en 2005, le président sortant et candidat du Front populaire ivoirien (FPI), Laurent Gbagbo est, fait inédit, opposé à ses deux éternels rivaux : l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara, du Rassemblement des républicains (RDR), et l’ancien président déposé par un coup d’État en décembre 1999, Henri Konan Bédié, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).
Pour le reste, les procès-verbaux issus des bureaux de vote de l’intérieur du pays sont toujours en cours d’acheminement ou d’examen à Abidjan. Leur faible qualité (rédactionnelle notamment) devrait ralentir un peu plus le dépouillement. Un difficile travail qui, de l’aveu même du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, accuse quelques lenteurs. Le dépouillement des voix de la diaspora ivoirienne est également en cours. Il reste à établir les résultats pour quatre des 19 pays où le scrutin était organisé - dont la France (15 000 électeurs).
Initialement prévue dans la soirée d’hier, l’annonce des premières tendances pour la capitale économique Abidjan, qui concentre à elle seule plus d’un tiers de l’électorat du pays, devrait intervenir dans la journée.
Les résultats au plus tard mercredi
Soucieux de ménager les plus impatients, le patron de la CEI s’est engagé, hier soir, à délivrer les résultats provisoires dans les temps qui lui étaient impartis - à savoir mercredi au plus tard. Résultats que le Conseil constitutionnel devra ensuite valider.
En attendant, la tension se fait de plus en plus vive dans les quartiers généraux de campagne des principaux partis. Pressés par leurs bases, les responsables du FPI et du RDR affirment, chacun de leur côté, détenir des premières tendances les donnant en tête du premier tour, sinon vainqueur de la présidentielle.
Officiellement cependant, les différents candidats à la magistrature suprême exhortent leurs partisans à respecter le verdict des urnes. Eux-mêmes se sont engagés auprès de l’Onuci à accepter le choix des électeurs. Lundi, L'ONU et la France ont salué la bonne tenue du scrutin avant d’appeler les candidats au respect des résultats et à la "responsabilité".
Un éventuel second tour à la fin du mois
De leurs côtés, les observateurs s’accordent à dire qu’aucune majorité claire ne va se dégager à l’issue du scrutin. La date du 28 novembre est d'ailleurs avancée dans l’éventualité d’un deuxième tour.
Nombre d’Ivoiriens craignent que l’annonce des résultats ne s'accompagne de violences. Pour enrayer tout débordement, un millier de gendarmes, de policiers et de militaires sont postés depuis le début de la campagne aux points stratégiques d’Abidjan. Quelque 12 000 soldats de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), assistés de 900 militaires français de l’opération Licorne, sont également à pied d’œuvre dans l’ensemble du pays. Un important dispositif qui devrait demeurer en place jusqu’à la proclamation officielle d’un président. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue à l’issue du premier tour, les électeurs seront de nouveau appelés aux urnes à la fin du mois de novembre.
© Copyright France 24
La Commission électorale indépendante s’active pour être en mesure de donner les premières estimations mercredi, comme prévu. Nombre d’Ivoiriens craignent à présent que l’annonce des résultats ne s'accompagne de violences.
Au lendemain du lundi férié de la Toussaint, la capitale économique Abidjan a retrouvé le rythme des jours travaillés. Les commerçants tiennent de nouveau boutique et les klaxons, inhabituellement silencieux hier, ont repris leurs droits. La pluie aussi qui, selon l’agent de sécurité Alexandre posté à l’entrée d’un centre commercial du boulevard de la République, vient "nettoyer le pays" avant l’annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, qui s’est tenu dimanche dans le plus grand calme. Une nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire est en train de s’écrire. Peut-être un peu trop lentement aux yeux des militants des principaux candidats...
Pour l’heure, les Ivoiriens doivent se contenter des résultats provisoires du vote de la diaspora que la Commission électorale indépendante (CEI) a égrenés toute la journée d’hier sur l’antenne de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). Autre certitude : le taux de participation, qui, toujours selon la CEI, avoisinerait les 80 %. L’un des chiffres "les plus élevés au monde", s’est félicité le représentant spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, le Sud-Coréen Young-jin Choi. Au niveau du contrôle du scrutin, les 120 observateurs de l'Union européenne ont pu inspecter 4,6 % des bureaux de vote. Ils ont constaté plusieurs irrégularités - dans un bureau sur cinq. Quatorze d'entre eux n'ont d'ailleurs pas eu accès au décompte des voix.
Quatorze candidats, mais seulement trois prétendants
Le scrutin a provoqué une mobilisation exceptionnelle, à la hauteur de cette élection considérée comme la plus ouverte depuis l’Indépendance, en 1960. Quatorze candidats briguent le fauteuil présidentiel, mais seulement trois d'entre eux font figure de favoris. En quête d’une légitimité par les urnes depuis la fin théorique de son mandat en 2005, le président sortant et candidat du Front populaire ivoirien (FPI), Laurent Gbagbo est, fait inédit, opposé à ses deux éternels rivaux : l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara, du Rassemblement des républicains (RDR), et l’ancien président déposé par un coup d’État en décembre 1999, Henri Konan Bédié, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).
Pour le reste, les procès-verbaux issus des bureaux de vote de l’intérieur du pays sont toujours en cours d’acheminement ou d’examen à Abidjan. Leur faible qualité (rédactionnelle notamment) devrait ralentir un peu plus le dépouillement. Un difficile travail qui, de l’aveu même du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, accuse quelques lenteurs. Le dépouillement des voix de la diaspora ivoirienne est également en cours. Il reste à établir les résultats pour quatre des 19 pays où le scrutin était organisé - dont la France (15 000 électeurs).
Initialement prévue dans la soirée d’hier, l’annonce des premières tendances pour la capitale économique Abidjan, qui concentre à elle seule plus d’un tiers de l’électorat du pays, devrait intervenir dans la journée.
Les résultats au plus tard mercredi
Soucieux de ménager les plus impatients, le patron de la CEI s’est engagé, hier soir, à délivrer les résultats provisoires dans les temps qui lui étaient impartis - à savoir mercredi au plus tard. Résultats que le Conseil constitutionnel devra ensuite valider.
En attendant, la tension se fait de plus en plus vive dans les quartiers généraux de campagne des principaux partis. Pressés par leurs bases, les responsables du FPI et du RDR affirment, chacun de leur côté, détenir des premières tendances les donnant en tête du premier tour, sinon vainqueur de la présidentielle.
Officiellement cependant, les différents candidats à la magistrature suprême exhortent leurs partisans à respecter le verdict des urnes. Eux-mêmes se sont engagés auprès de l’Onuci à accepter le choix des électeurs. Lundi, L'ONU et la France ont salué la bonne tenue du scrutin avant d’appeler les candidats au respect des résultats et à la "responsabilité".
Un éventuel second tour à la fin du mois
De leurs côtés, les observateurs s’accordent à dire qu’aucune majorité claire ne va se dégager à l’issue du scrutin. La date du 28 novembre est d'ailleurs avancée dans l’éventualité d’un deuxième tour.
Nombre d’Ivoiriens craignent que l’annonce des résultats ne s'accompagne de violences. Pour enrayer tout débordement, un millier de gendarmes, de policiers et de militaires sont postés depuis le début de la campagne aux points stratégiques d’Abidjan. Quelque 12 000 soldats de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), assistés de 900 militaires français de l’opération Licorne, sont également à pied d’œuvre dans l’ensemble du pays. Un important dispositif qui devrait demeurer en place jusqu’à la proclamation officielle d’un président. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue à l’issue du premier tour, les électeurs seront de nouveau appelés aux urnes à la fin du mois de novembre.
© Copyright France 24
Le Togo de l’État de droit à l’État de répression
(Afriscoop 02/11/2010)
(AfriSCOOP Lomé) — Après les manifestations politiques, une marche pacifique des Organisations des Droits de l’Homme réprimée à coup de gaz lacrymogènes.
Décidément, le Togo que les derniers rapports nationaux et internationaux sur les droits de l’homme ont classé parmi les nations où les droits humains ont progressé, est en passe de retourner à la case départ.
Après les manifestations de protestation du FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), réprimées à coups de gaz lacrymogènes, de bastonnade et de tirs à balle blanche, c’est au tour des associations de défense des Droits de l’Homme, la LTDH, le CACIT, l’’ACAT-Togo, l’ATDH, l’ATDPDH et le CTDDH de faire les frais du régime de répression que l’Etat togolais est en train d’instaurer, interdisant toute manifestation de rue. Une interdiction qui va dans le sens diamétralement opposé des dispositions de la Constitution togolaise, qui reconnaissent aux populations le droit de manifester, une fois les autorités compétentes informées.
En tout cas, rassemblés tôt dans la matinée (7 h et 7 h 30 minutes) de ce samedi devant le siège de la structure du Groupement d’intérêt économique, ReDéMaRe (où devait s’ébranler une marche pacifique de protestation), dont le directeur, Sama Essohamlon, est détenu en prison de façon arbitraire et sans procès depuis le 20 juillet dernier, les responsables de ces six associations précitées et la foule de manifestants comprenant des adhérents de la structure et les défenseurs des droits humains au Togo ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par une détachement de la gendarmerie qui serait sous la direction du Commandant Rémy Boridja. Ceci, alors qu’aucune notification d’interdiction de la marche n’a été envoyée aux organisateurs par les autorités compétentes (le ministère de l’Administration territoriale et celui de la Sécurité), informées depuis le 26 octobre de la tenue de cette manifestation de rue.
Très énergique, du fait de la force disproportionnée déployée par la troupe de la gendarmerie, malgré les discussions enclenchées au départ par les organisateurs, il n’a fallu qu’une trentaine de seconde pour mettre en déroute les manifestants qui seront par la suite poursuivis à travers les ruelles desservant le Siège de ReDéMaRe au quartier Tokoin Soted à Lomé. Conséquences de ces courses poursuites qui n’ont pas épargné les populations de ce quartier de Lomé, non liées directement à la manifestation, c’est des blessés, des motos emportées… La situation ne reviendra à la normale dans ce quartier qu’aux environs de 11 heures, après le retrait des agents de la gendarmerie.
Retranchés finalement au siège de la LTDH (Ligue togolaise des droits de l’Homme), les défenseurs des droits humains ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont manifesté leurs inquiétudes par rapport à la situation des libertés et droits humains. Il est d’ailleurs envisagé le dépôt d’une plainte commune de ces six associations contre la Gendarmerie nationale, de l’étendre à l’internationale et d’autres mesures sont attendues dans les prochains jours pour contré l’Etat de répression systématique des manifestations quelques soient leurs caractères qui a court au Togo.
A titre de rappel, la marche pacifique des ODDH avait pour objectifs entre autres de réclamer la libération sans condition de Sama Essohamlon, la démission du président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh pour ses propos négationnistes et révisionnistes des exactions commises en 2005, la cessation des répressions et des interdictions des manifestations pacifiques… Sur ce dernier point, les organisateurs disent avoir obtenu, au-delà de la répression de leur marche ce samedi, une victoire vu que cet agissement est une preuve palpable du malaise qu’il y a au Togo sur les Droits humains, et ils comptent étendre la lutte vers les réseaux internationaux dont leurs structures sont membres ou en synergie.
Répression d’une marche des associations de droits de l’homme ce samedi à Lomé
© Copyright Afriscoop
(AfriSCOOP Lomé) — Après les manifestations politiques, une marche pacifique des Organisations des Droits de l’Homme réprimée à coup de gaz lacrymogènes.
Décidément, le Togo que les derniers rapports nationaux et internationaux sur les droits de l’homme ont classé parmi les nations où les droits humains ont progressé, est en passe de retourner à la case départ.
Après les manifestations de protestation du FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), réprimées à coups de gaz lacrymogènes, de bastonnade et de tirs à balle blanche, c’est au tour des associations de défense des Droits de l’Homme, la LTDH, le CACIT, l’’ACAT-Togo, l’ATDH, l’ATDPDH et le CTDDH de faire les frais du régime de répression que l’Etat togolais est en train d’instaurer, interdisant toute manifestation de rue. Une interdiction qui va dans le sens diamétralement opposé des dispositions de la Constitution togolaise, qui reconnaissent aux populations le droit de manifester, une fois les autorités compétentes informées.
En tout cas, rassemblés tôt dans la matinée (7 h et 7 h 30 minutes) de ce samedi devant le siège de la structure du Groupement d’intérêt économique, ReDéMaRe (où devait s’ébranler une marche pacifique de protestation), dont le directeur, Sama Essohamlon, est détenu en prison de façon arbitraire et sans procès depuis le 20 juillet dernier, les responsables de ces six associations précitées et la foule de manifestants comprenant des adhérents de la structure et les défenseurs des droits humains au Togo ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par une détachement de la gendarmerie qui serait sous la direction du Commandant Rémy Boridja. Ceci, alors qu’aucune notification d’interdiction de la marche n’a été envoyée aux organisateurs par les autorités compétentes (le ministère de l’Administration territoriale et celui de la Sécurité), informées depuis le 26 octobre de la tenue de cette manifestation de rue.
Très énergique, du fait de la force disproportionnée déployée par la troupe de la gendarmerie, malgré les discussions enclenchées au départ par les organisateurs, il n’a fallu qu’une trentaine de seconde pour mettre en déroute les manifestants qui seront par la suite poursuivis à travers les ruelles desservant le Siège de ReDéMaRe au quartier Tokoin Soted à Lomé. Conséquences de ces courses poursuites qui n’ont pas épargné les populations de ce quartier de Lomé, non liées directement à la manifestation, c’est des blessés, des motos emportées… La situation ne reviendra à la normale dans ce quartier qu’aux environs de 11 heures, après le retrait des agents de la gendarmerie.
Retranchés finalement au siège de la LTDH (Ligue togolaise des droits de l’Homme), les défenseurs des droits humains ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont manifesté leurs inquiétudes par rapport à la situation des libertés et droits humains. Il est d’ailleurs envisagé le dépôt d’une plainte commune de ces six associations contre la Gendarmerie nationale, de l’étendre à l’internationale et d’autres mesures sont attendues dans les prochains jours pour contré l’Etat de répression systématique des manifestations quelques soient leurs caractères qui a court au Togo.
A titre de rappel, la marche pacifique des ODDH avait pour objectifs entre autres de réclamer la libération sans condition de Sama Essohamlon, la démission du président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh pour ses propos négationnistes et révisionnistes des exactions commises en 2005, la cessation des répressions et des interdictions des manifestations pacifiques… Sur ce dernier point, les organisateurs disent avoir obtenu, au-delà de la répression de leur marche ce samedi, une victoire vu que cet agissement est une preuve palpable du malaise qu’il y a au Togo sur les Droits humains, et ils comptent étendre la lutte vers les réseaux internationaux dont leurs structures sont membres ou en synergie.
Répression d’une marche des associations de droits de l’homme ce samedi à Lomé
© Copyright Afriscoop
Afrique du Sud : méga-centrale solaire de 5 GW en vue
(Enerzine 02/11/2010)
Pas un mois où les records mondiaux se succèdent dans la course à la puissance énergétique ... Le dernier en date concerne l'Afrique du Sud qui a dévoilé la semaine dernière un projet de centrales solaires qui dépassera d'un facteur 5 celui de Blythe en Californie.
D'un coût de 200 milliards de rands (20,5 milliards d'euros) ce projet pharaonique aurait pour objectif d'atteindre une capacité installée de 5 gigawatts (GW) d'ici la fin de la prochaine décennie, assurant ainsi un dixième des besoins énergétiques de l'Afrique du Sud.
Concrètement, des miroirs géants et des panneaux solaires seront répartis dans la province du Cap Nord, considérée comme faisant partie des 3% des régions les plus ensoleillées au monde.
Le gouvernement espère ainsi que le méga parc-solaire permettra de réduire les émissions de carbone de l'Afrique du Sud, encore grandement dépendante (à 90%) de centrales électriques au charbon.
Dans la phase initiale, un parc de 1.000 mégawatts serait construit, en utilisant un mixte des dernières technologies solaires disponibles. Pour se faire, 9 000 hectares de terres appartenant à l'État ont été réservées. D'autres sites sont également à l'étude pour ériger le futur "couloir solaire".
Ce n'est peut être pas du luxe dans un pays où le soleil abonde et où une personne sur six n'a toujours pas accès à l'électricité
© Copyright Enerzine
Pas un mois où les records mondiaux se succèdent dans la course à la puissance énergétique ... Le dernier en date concerne l'Afrique du Sud qui a dévoilé la semaine dernière un projet de centrales solaires qui dépassera d'un facteur 5 celui de Blythe en Californie.
D'un coût de 200 milliards de rands (20,5 milliards d'euros) ce projet pharaonique aurait pour objectif d'atteindre une capacité installée de 5 gigawatts (GW) d'ici la fin de la prochaine décennie, assurant ainsi un dixième des besoins énergétiques de l'Afrique du Sud.
Concrètement, des miroirs géants et des panneaux solaires seront répartis dans la province du Cap Nord, considérée comme faisant partie des 3% des régions les plus ensoleillées au monde.
Le gouvernement espère ainsi que le méga parc-solaire permettra de réduire les émissions de carbone de l'Afrique du Sud, encore grandement dépendante (à 90%) de centrales électriques au charbon.
Dans la phase initiale, un parc de 1.000 mégawatts serait construit, en utilisant un mixte des dernières technologies solaires disponibles. Pour se faire, 9 000 hectares de terres appartenant à l'État ont été réservées. D'autres sites sont également à l'étude pour ériger le futur "couloir solaire".
Ce n'est peut être pas du luxe dans un pays où le soleil abonde et où une personne sur six n'a toujours pas accès à l'électricité
© Copyright Enerzine
Tanzanie -Vers un second mandat du président Kikwete?
(BBC Afrique 02/11/2010)
Le vote pour les élections présidentielles en Tanzanie a pris fin, avec le président sortant Jakaya Kikwete largement pressenti pour assurer un second et dernier mandat.
M. Kikwete a été crédité d’avoir relancé l'économie de la nation, mais ses adversaires disent qu'il n'a pas réussi à réduire la pauvreté généralisée.
D’après les sondages, ses principaux rivaux sont Willibrod Slaa, un ancien prêtre, et le professeur d'université Ibrahim Lipumba.
Dimanche, les électeurs devaient également élire 239 membres du parlement.
Les résultats des élections sont attendus mercredi.
Dans ce pays d'Afrique orientale, plus de 19 millions d’électeurs devaient se prononcer hier.
Au total, 18 partis politiques étaient en lice, avec sept candidats briguant la présidence.
Scrutin à Zanzibar
Le président Kikwete, du parti CCM (Chama Cha Mapinduzi), avait été élu avec plus de 80% des voix en 2005, et s’attend à gagner de nouveau.
Samedi dernier, des milliers de ses partisans ont dansé et applaudi lors d'un rassemblement Dar es Salaam, capitale économique de la Tanzanie.
M. Kikwete a promis de réduire la pauvreté, d’améliorer la santé, l'éducation et les transports, selon Josphat Makori, correspondant de la BBC à Dar es-Salaam.
Mais toujours selon notre correspondant, les détracteurs de M. Kikwete accusent son gouvernement de n’avoir pas tenu des engagements similaires au cours de son premier mandat.
Plus de 50% des Tanzaniens vivent encore en dessous du seuil de pauvreté, d’après le FMI.
Dimanche dernier, les électeurs de l'archipel de Zanzibar, dans l'océan indien - qui jouit d'un degré d'autonomie par rapport à la Tanzanie – sont également allés aux urnes.
Ils élisaient leurs dirigeants pour la première fois depuis un accord de partage du pouvoir conclu entre les deux principaux partis politiques de Zanzibar.
L'accord visait à mettre un terme à la violence qui a éclaté lors des élections tenues à Zanzibar en 2000 et en 2005.
© Copyright BBC Afrique
Le vote pour les élections présidentielles en Tanzanie a pris fin, avec le président sortant Jakaya Kikwete largement pressenti pour assurer un second et dernier mandat.
M. Kikwete a été crédité d’avoir relancé l'économie de la nation, mais ses adversaires disent qu'il n'a pas réussi à réduire la pauvreté généralisée.
D’après les sondages, ses principaux rivaux sont Willibrod Slaa, un ancien prêtre, et le professeur d'université Ibrahim Lipumba.
Dimanche, les électeurs devaient également élire 239 membres du parlement.
Les résultats des élections sont attendus mercredi.
Dans ce pays d'Afrique orientale, plus de 19 millions d’électeurs devaient se prononcer hier.
Au total, 18 partis politiques étaient en lice, avec sept candidats briguant la présidence.
Scrutin à Zanzibar
Le président Kikwete, du parti CCM (Chama Cha Mapinduzi), avait été élu avec plus de 80% des voix en 2005, et s’attend à gagner de nouveau.
Samedi dernier, des milliers de ses partisans ont dansé et applaudi lors d'un rassemblement Dar es Salaam, capitale économique de la Tanzanie.
M. Kikwete a promis de réduire la pauvreté, d’améliorer la santé, l'éducation et les transports, selon Josphat Makori, correspondant de la BBC à Dar es-Salaam.
Mais toujours selon notre correspondant, les détracteurs de M. Kikwete accusent son gouvernement de n’avoir pas tenu des engagements similaires au cours de son premier mandat.
Plus de 50% des Tanzaniens vivent encore en dessous du seuil de pauvreté, d’après le FMI.
Dimanche dernier, les électeurs de l'archipel de Zanzibar, dans l'océan indien - qui jouit d'un degré d'autonomie par rapport à la Tanzanie – sont également allés aux urnes.
Ils élisaient leurs dirigeants pour la première fois depuis un accord de partage du pouvoir conclu entre les deux principaux partis politiques de Zanzibar.
L'accord visait à mettre un terme à la violence qui a éclaté lors des élections tenues à Zanzibar en 2000 et en 2005.
© Copyright BBC Afrique
Côte d'Ivoire -Vers un second tour Gbagbo- Ouattara en Côte d'Ivoire
(Liberation 02/11/2010)
De notre envoyé spécialC'est l'affiche inédite qui semble se dessiner après le scrutin très suivi de dimanche. Résultats officiels d'ici mercredi.
aurent Gbagbo contre Alassane Dramane Ouattara (dit «Ado»): à moins d'un coup de théâtre de dernière minute, la présidentielle en Côte d'Ivoire devrait se jouer, fin novembre, entre ces deux hommes. Malgré le silence pesant de la Commission électorale indépendante (CEI), des sources concordantes évoquaient toutes, ces dernières heures à Abidjan, cette affiche inédite pour un second tour prévu à la fin du mois. Lundi matin, le représentant de l'Onu sur place, Youn Jin Choi, a appelé les candidats à respecter le verdict des urnes, se félicitant de la bonne tenue du scrutin de la veille et d'un taux de participation exceptionnel: autour de 80%.
S'il se confirme, le coup serait rude pour le troisième homme, Henri Konan Bédié, qui se voyait déjà revenir au palais présidentiel, dont il a été chassé, à Noël 1999, par un groupe de sous-officiers. Malgré la machinerie de l'ancien parti unique – le PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) et son appartenance au principal groupe ethnique de Côte d'Ivoire (les Akans), il serait éliminé au terme d'une campagne menée sans conviction. Au sein du vieux parti d'Houphouët-Boigny, les règlements de compte ne vont pas tarder. Mais celui qu'on surnomme le «sphynx de Daoukro» (du nom de son village natal, ndlr) n'a pas encore dit son dernier mot dans cette campagne.
«Le boulanger»
Bédié, et son parti, détiendront en effet les clés du second tour. Selon toute vraisemblance, l'ex-président devrait appeler ses partisans à voter pour «Ado», dont il est l'allié au sein du Rassemblement des Houphouétistes depuis 2005. Mais sera-t-il suivi? Durant des années, Ouattara a été stigmatisé comme étant un «étranger», un imposteur voulant s'emparer de la Côte d'Ivoire et de ses richesses. Or, cette diabolisation n'est pas l'apanage du clan Gbagbo, loin de là, l'idéologie de l'ivoirité ayant d'abord émergé des rangs du PDCI.
La présence de Ouattara au second tour de la présidentielle sera déjà un véritable séisme à l'échelle de l'ancienne colonie française. En 2000, cet ancien Premier ministre d'Houphouët avait été écarté de la présidentielle pour cause de «nationalité douteuse» et ce n'est que sous une forte pression internationale que le pouvoir d'Abidjan l'a autorisé à concourir cette fois-ci. Va-t-il s'en mordre les doigts?
Certains observateurs affirment que Ouattara pourrait virer en tête à l'issue de ce premier tour. Porté par un parti très organisé et une campagne bien ciblée sur les enjeux socio-économiques, «Ado» fera face à un homme qu'on ne surnomme pas pour rien «le boulanger»: sa capacité à rouler dans la farine ses concurrents a permis, plusieurs fois, à Laurent Gbagbo de redresser des situations a priori très compromises.
THOMAS HOFNUNG, à Abidjan
© Copyright Liberation
De notre envoyé spécialC'est l'affiche inédite qui semble se dessiner après le scrutin très suivi de dimanche. Résultats officiels d'ici mercredi.
aurent Gbagbo contre Alassane Dramane Ouattara (dit «Ado»): à moins d'un coup de théâtre de dernière minute, la présidentielle en Côte d'Ivoire devrait se jouer, fin novembre, entre ces deux hommes. Malgré le silence pesant de la Commission électorale indépendante (CEI), des sources concordantes évoquaient toutes, ces dernières heures à Abidjan, cette affiche inédite pour un second tour prévu à la fin du mois. Lundi matin, le représentant de l'Onu sur place, Youn Jin Choi, a appelé les candidats à respecter le verdict des urnes, se félicitant de la bonne tenue du scrutin de la veille et d'un taux de participation exceptionnel: autour de 80%.
S'il se confirme, le coup serait rude pour le troisième homme, Henri Konan Bédié, qui se voyait déjà revenir au palais présidentiel, dont il a été chassé, à Noël 1999, par un groupe de sous-officiers. Malgré la machinerie de l'ancien parti unique – le PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire) et son appartenance au principal groupe ethnique de Côte d'Ivoire (les Akans), il serait éliminé au terme d'une campagne menée sans conviction. Au sein du vieux parti d'Houphouët-Boigny, les règlements de compte ne vont pas tarder. Mais celui qu'on surnomme le «sphynx de Daoukro» (du nom de son village natal, ndlr) n'a pas encore dit son dernier mot dans cette campagne.
«Le boulanger»
Bédié, et son parti, détiendront en effet les clés du second tour. Selon toute vraisemblance, l'ex-président devrait appeler ses partisans à voter pour «Ado», dont il est l'allié au sein du Rassemblement des Houphouétistes depuis 2005. Mais sera-t-il suivi? Durant des années, Ouattara a été stigmatisé comme étant un «étranger», un imposteur voulant s'emparer de la Côte d'Ivoire et de ses richesses. Or, cette diabolisation n'est pas l'apanage du clan Gbagbo, loin de là, l'idéologie de l'ivoirité ayant d'abord émergé des rangs du PDCI.
La présence de Ouattara au second tour de la présidentielle sera déjà un véritable séisme à l'échelle de l'ancienne colonie française. En 2000, cet ancien Premier ministre d'Houphouët avait été écarté de la présidentielle pour cause de «nationalité douteuse» et ce n'est que sous une forte pression internationale que le pouvoir d'Abidjan l'a autorisé à concourir cette fois-ci. Va-t-il s'en mordre les doigts?
Certains observateurs affirment que Ouattara pourrait virer en tête à l'issue de ce premier tour. Porté par un parti très organisé et une campagne bien ciblée sur les enjeux socio-économiques, «Ado» fera face à un homme qu'on ne surnomme pas pour rien «le boulanger»: sa capacité à rouler dans la farine ses concurrents a permis, plusieurs fois, à Laurent Gbagbo de redresser des situations a priori très compromises.
THOMAS HOFNUNG, à Abidjan
© Copyright Liberation
Niger -Le "oui" en tête au référendum
(Le Monde 02/11/2010)
Le "oui" l'emporte très largement au référendum qui a eu lieu dimanche au Niger sur une nouvelle Constitution, censée amorcer le retour à la démocratie après le coup d'Etat de février, selon de nouveaux résultats partiels officiels publiés lundi soir.
"Nous avons reçu les résultats de 172 communes sur les 266 que compte le pays, soit 64% de l'ensemble des résultats attendus", a déclaré à la télévision Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
"Le taux de participation actuel à l'échelle nationale est de 54,16%, avec 93,48% de +oui+", a-t-il indiqué, sans préciser combien d'électeurs, sur les quelque 6,7 millions d'inscrits, étaient représentés par les 172 communes prises en compte.
Les résultats communiqués plus tôt lundi portaient sur seulement un quart environ des communes.
L'ensemble des résultats du scrutin seront reçus à la Céni "au plus tard mardi après-midi", a-t-il dit.
Le taux de participation le plus bas (8%) a été enregistré dans la ville de Maradi (sud), le plus élevé (81,33%) à Tombo-Kireye dans la région de Dosso (sud).
La participation a été faible, à Niamey, la capitale, à seulement 20%.
Dès la fin des opérations de vote dimanche à 19H00 locales (18H00 GMT), la Céni a commencé à centraliser les résultats au Palais des congrès de Niamey.
Après vérifications, elle communique en direct à la radio et la télévision publiques les résultats partiels.
La junte au pouvoir depuis le putsch contre le président Mamadou Tandja (1999-2010) avait appelé à voter "oui" à ce texte approuvé par tous les partis.
Le référendum était censé marquer le coup d'envoi du processus de retour à un régime civil, prévu en avril 2011. Une présidentielle et des législatives sont fixées au 31 janvier 2011.
Le projet de Constitution fixe notamment la durée du mandat présidentiel à "cinq ans, renouvelable une seule fois". Cette disposition ne pourra être révisée.
En 2009, le président Tandja avait créé une grave crise en modifiant la Constitution pour se maintenir au pouvoir au terme de son second mandat.
© Copyright Le Monde
Le "oui" l'emporte très largement au référendum qui a eu lieu dimanche au Niger sur une nouvelle Constitution, censée amorcer le retour à la démocratie après le coup d'Etat de février, selon de nouveaux résultats partiels officiels publiés lundi soir.
"Nous avons reçu les résultats de 172 communes sur les 266 que compte le pays, soit 64% de l'ensemble des résultats attendus", a déclaré à la télévision Gousmane Abdourahamane, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
"Le taux de participation actuel à l'échelle nationale est de 54,16%, avec 93,48% de +oui+", a-t-il indiqué, sans préciser combien d'électeurs, sur les quelque 6,7 millions d'inscrits, étaient représentés par les 172 communes prises en compte.
Les résultats communiqués plus tôt lundi portaient sur seulement un quart environ des communes.
L'ensemble des résultats du scrutin seront reçus à la Céni "au plus tard mardi après-midi", a-t-il dit.
Le taux de participation le plus bas (8%) a été enregistré dans la ville de Maradi (sud), le plus élevé (81,33%) à Tombo-Kireye dans la région de Dosso (sud).
La participation a été faible, à Niamey, la capitale, à seulement 20%.
Dès la fin des opérations de vote dimanche à 19H00 locales (18H00 GMT), la Céni a commencé à centraliser les résultats au Palais des congrès de Niamey.
Après vérifications, elle communique en direct à la radio et la télévision publiques les résultats partiels.
La junte au pouvoir depuis le putsch contre le président Mamadou Tandja (1999-2010) avait appelé à voter "oui" à ce texte approuvé par tous les partis.
Le référendum était censé marquer le coup d'envoi du processus de retour à un régime civil, prévu en avril 2011. Une présidentielle et des législatives sont fixées au 31 janvier 2011.
Le projet de Constitution fixe notamment la durée du mandat présidentiel à "cinq ans, renouvelable une seule fois". Cette disposition ne pourra être révisée.
En 2009, le président Tandja avait créé une grave crise en modifiant la Constitution pour se maintenir au pouvoir au terme de son second mandat.
© Copyright Le Monde
Côte d'Ivoire: le satisfecit de la Cedeao.
(BBC Afrique 02/11/2010)
Alors que les résultats partiels ne sont toujours pas connus, les nombreuses missions d’observation à ce scrutin commencent à rendre leurs premières conclusions.
Celle de la cedeao, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a ouvert le bal ce lundi 1er novembre 2010.
Le chef de la mission a donné une conférence de presse pour se féliciter de l’absence d’irrégularités majeures dans la tenue de l’élection présidentielle ivoirienne.
Les observateurs de la cedeao disent avoir noté deux problèmes. Il s’agit d’abord du retard généralement observé dans l‘ouverture de certains bureaux de vote, en raison des difficultés logistiques et d’acheminement des matériels.
L’autre zone d’ombre selon la mission serait la lenteur dans le déroulement du processus, mais l’essentiel a été sauvé, tous les électeurs qui se sont déplacés ont pu accomplir leur devoir civique.
Malgré ces couacs, le chef de la délégation d’observation de la cedeao estime que tout s’est bien passe.
Le professeur Theodore Holo, entouré notamment du représentant de cette institution en Côte d’Ivoire et du chef de la délégation des observateurs de l’Union Africaine, a affirmé qu’il n’y a pas eu d’irrégularités majeures susceptibles d’entacher la liberté, la crédibilité et la transparence de la présidentielle ivoirienne de dimanche dernier en cote d’ivoire.
Les forces de sécurité étaient dans la plupart des lieux de vote mais surtout dans les zones urbaines. Le vote des personnes âgées a été facilité, et les quatorze candidats ont été représentés dans presque tous les bureaux de vote. La campagne électorale a été qualifiée d’apaisée.
Ce satisfecit dans l’organisation et le déroulement du scrutin sera t-il confirmé par d’autres missions d’observation, notamment celles de l’Union Africaine, de l‘Union Européenne, de la Fondation Carter, ou de la francophonie ? Celles-ci devraient rendre public leur conclusion mardi.
La cedeao appelle déjà les uns et aux autres à respecter les résultats qui sortiront des urnes et à préserver la paix. Toute contestation, selon elle, doit se faire par des voies légales et non dans la rue.
© Copyright BBC Afrique
Alors que les résultats partiels ne sont toujours pas connus, les nombreuses missions d’observation à ce scrutin commencent à rendre leurs premières conclusions.
Celle de la cedeao, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a ouvert le bal ce lundi 1er novembre 2010.
Le chef de la mission a donné une conférence de presse pour se féliciter de l’absence d’irrégularités majeures dans la tenue de l’élection présidentielle ivoirienne.
Les observateurs de la cedeao disent avoir noté deux problèmes. Il s’agit d’abord du retard généralement observé dans l‘ouverture de certains bureaux de vote, en raison des difficultés logistiques et d’acheminement des matériels.
L’autre zone d’ombre selon la mission serait la lenteur dans le déroulement du processus, mais l’essentiel a été sauvé, tous les électeurs qui se sont déplacés ont pu accomplir leur devoir civique.
Malgré ces couacs, le chef de la délégation d’observation de la cedeao estime que tout s’est bien passe.
Le professeur Theodore Holo, entouré notamment du représentant de cette institution en Côte d’Ivoire et du chef de la délégation des observateurs de l’Union Africaine, a affirmé qu’il n’y a pas eu d’irrégularités majeures susceptibles d’entacher la liberté, la crédibilité et la transparence de la présidentielle ivoirienne de dimanche dernier en cote d’ivoire.
Les forces de sécurité étaient dans la plupart des lieux de vote mais surtout dans les zones urbaines. Le vote des personnes âgées a été facilité, et les quatorze candidats ont été représentés dans presque tous les bureaux de vote. La campagne électorale a été qualifiée d’apaisée.
Ce satisfecit dans l’organisation et le déroulement du scrutin sera t-il confirmé par d’autres missions d’observation, notamment celles de l’Union Africaine, de l‘Union Européenne, de la Fondation Carter, ou de la francophonie ? Celles-ci devraient rendre public leur conclusion mardi.
La cedeao appelle déjà les uns et aux autres à respecter les résultats qui sortiront des urnes et à préserver la paix. Toute contestation, selon elle, doit se faire par des voies légales et non dans la rue.
© Copyright BBC Afrique
Rwanda -30 ans de prison pour l'homme d'affaires Gaspard Kanyarukiga
(Le Figaro 02/11/2010)
L'homme d'affaires hutu rwandais Gaspard Kanyarukiga, deuxième personne jugée par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour le massacre de léglise de Nyange (ouest) mi-avril 1994, a été condamné lundi à 30 ans de réclusion.
La paroisse catholique de Nyange est située dans l'ancienne commune rwandaise de Kivumu, ancienne préfecture de Kibuye, l'une des régions où se concentrait le plus grand nombre de Tutsi en 1994.
"La chambre condamne Gaspard Kanyarukiga à une peine unique de 30 ans demprisonnement", a déclaré la présidente Taghrid Hikmet au terme de la lecture dun résumé du jugement en anglais.
L'église de Nyange fut rasée par un bulldozer dans la journée du 16 avril 1994, à linstigation, selon le jugement, de Kanyarukiga et dautres notables de Nyange, parmi lesquels le vicaire de la paroisse, Athanase Seromba, condamné à la perpétuité et lex-maire de Kivumu, Grégoire Ndahimana, en procès au TPIR.
Selon les conclusions de la chambre, Kanyarukiga a déclaré, lors dune réunion dans la matinée du 16 avril 1994, que léglise où sétaient réfugiés près de 2.000 Tutsis devait être démolie et quil se chargerait den construire une autre.
Il savait bien que la destruction de lédifice entraînerait la mort des personnes qui sy trouvaient, ont indiqué les juges, le reconnaissant ainsi coupable de "génocide" et "extermination".
"La chambre estime, au-delà de tout doute raisonnable, que l'accusé et d'autres ont planifié la destruction de l'église de Nyange et le massacre de ceux qui se trouvaient à l'intérieur", indique le jugement.
Pour sa défense, lhomme daffaires avait présenté un alibi, affirmant quil ne se trouvait pas à Nyange au cours de la période du 12 au 16 avril 1994.
"La preuve d'alibi de la défense n'est pas crédible", a tranché la chambre après avoir constaté que la plupart des témoins de cet alibi avaient des raisons de déposer en faveur de l'accusé.
Le TPIR, basé à Arusha dans le nord de la Tanzanie, est chargé de juger les principaux responsables présumés du génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement d'ethnie tutsi.
© Copyright Le Figaro
L'homme d'affaires hutu rwandais Gaspard Kanyarukiga, deuxième personne jugée par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour le massacre de léglise de Nyange (ouest) mi-avril 1994, a été condamné lundi à 30 ans de réclusion.
La paroisse catholique de Nyange est située dans l'ancienne commune rwandaise de Kivumu, ancienne préfecture de Kibuye, l'une des régions où se concentrait le plus grand nombre de Tutsi en 1994.
"La chambre condamne Gaspard Kanyarukiga à une peine unique de 30 ans demprisonnement", a déclaré la présidente Taghrid Hikmet au terme de la lecture dun résumé du jugement en anglais.
L'église de Nyange fut rasée par un bulldozer dans la journée du 16 avril 1994, à linstigation, selon le jugement, de Kanyarukiga et dautres notables de Nyange, parmi lesquels le vicaire de la paroisse, Athanase Seromba, condamné à la perpétuité et lex-maire de Kivumu, Grégoire Ndahimana, en procès au TPIR.
Selon les conclusions de la chambre, Kanyarukiga a déclaré, lors dune réunion dans la matinée du 16 avril 1994, que léglise où sétaient réfugiés près de 2.000 Tutsis devait être démolie et quil se chargerait den construire une autre.
Il savait bien que la destruction de lédifice entraînerait la mort des personnes qui sy trouvaient, ont indiqué les juges, le reconnaissant ainsi coupable de "génocide" et "extermination".
"La chambre estime, au-delà de tout doute raisonnable, que l'accusé et d'autres ont planifié la destruction de l'église de Nyange et le massacre de ceux qui se trouvaient à l'intérieur", indique le jugement.
Pour sa défense, lhomme daffaires avait présenté un alibi, affirmant quil ne se trouvait pas à Nyange au cours de la période du 12 au 16 avril 1994.
"La preuve d'alibi de la défense n'est pas crédible", a tranché la chambre après avoir constaté que la plupart des témoins de cet alibi avaient des raisons de déposer en faveur de l'accusé.
Le TPIR, basé à Arusha dans le nord de la Tanzanie, est chargé de juger les principaux responsables présumés du génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait, selon l'ONU, près de 800.000 tués, essentiellement d'ethnie tutsi.
© Copyright Le Figaro
Mali, Mauritanie -Sécurité-Mauritanie: La stratégie mauritanienne
(Afrique en ligne 02/11/2010)
C’est une stratégie à plusieurs axes dans laquelle ont dominé jusque là les interventions militaires qui sont mise en vigueur par Nouakchott pour booter le terrorisme hors du territoire mauritanien. Ce débat parait comme une autre flèche à l’arc anti-terroriste. Le récit.Depuis le 4 juin 2005, la Mauritanie est devenue la cible d’attentats attribués à ‘’un groupuscule de terroristes’’. Tout a commencé par une violente attaque contre la garnison de Lemgheitty tuant dix sept soldats. La dernière de ces nombreuses attaques fut celle dirigée contre la région militaire à Néma, le 24 août 2010. C’est pour juguler ce fléau que les autorités ont organisé au palais des Congrès de Nouakchott du 24 au 28 octobre 2010 un ‘’débat national’’ en présence d’invités nigériens, maliens, sénégalais et algériens.
Les religieux, au cours du débat national, ont tenu à apporter l’éclairage nécessaire sur la nature non islamique de ces actes qui ne relèvent donc que du ’’terrorisme et de l’extrémisme’’, la terreur des salafistes. « Ces actions sont contraires aux enseignements de notre sainte religion, aux valeurs culturelles de notre société et à la plus simple logique politique, leurs auteurs ne se sont pas privés d'alléguer des interprétations extrémistes étrangères au sens authentique de la Sunna et les finalités de la Charia », souligne le rapport de synthèse du débat national, à la lumière d’intenses débats découlant de ‘’l’axe religieux et doctrinal’’ qui s’est décliné en plusieurs thèmes de conférences : ‘’position de l’islam par rapport à la violence et l’extrémisme’’, ‘’rôle des oulémas mauritaniens dans la propagation de l’islam’’ et ‘’comment extirper les phénomènes de la violence et l’extrémisme’’, ‘’la théorie et la pratique des relations avec l’autre en Droit musulman’’ . Il y a eu également la lecture de certaines expériences de lutte contre le radicalisme et l’extrémisme. Les Oulémas et penseurs ont montré que le terrorisme et l'extrémisme sont des phénomènes étrangers à l'esprit de l'Islam et qu'ils sont uniquement engendrés par l'ignorance. Ils ont également rappelé que cette sainte religion ne s'est propagée dans ces contrées qu'à la force des mots, des arguments, du prêche et du Jihad basé sur le Coran et la Sunna. Les terroristes ne sont nullement des Jihadistes, soulignent-ils.
A l’instar de cet axe religieux et doctrinal, d’autres axes ont fait l’objet d’une perle de conférences comme ‘’axe culturel et académique’’, ‘’axe communication’’, ‘’axe politique’’ et enfin ‘’axe justice, défense et sécurité’’.
Formation
Dans le cadre de l'axe culturel et intellectuel, les universitaires, conférenciers et intervenants ont abordé les dimensions pédagogiques, sociales, psychologiques, juridiques et économiques du phénomène. A la suite des conférences et interventions, les participants ont souligné que les dimensions en question ne doivent être omises dans aucune approche sérieuse visant à identifier les causes du phénomène et à déterminer les solutions de nature à immuniser la société contre le fléau. L’injustice, l’inégalité devant l’accès à l’Education et devant l’emploi et bien d’autres maux de la société ont été identifiés comme étant à l’origine de l’extrémisme et du terrorisme. Les portes à toutes les aventures sont ouvertes à ces jeunes, généralement désœuvrés et qui n’ont plus rien à perdre qui sont recrutés par les terroristes au nom de la Jihad. Des appels à la raison ont été lancés à la faveur de l’ouverture d’un dialogue avec des jeunes mauritaniens qui ont intégré les réseaux de terrorisme.
Opérations militaires
Face à la menace d’Al Qaïda, puisqu’il s’agit bien de lui, même si les autorités de Nouakchott se défendent d’user de cette appellation, le pays de Mohamed Ould Abdelaziz en a fait une question de défense nationale, de sécurité du citoyen et de la patrie. C’est ce qui a conduit l’armée sur le terrain des opérations militaires pour faire face « avec détermination, aux bandes du terrorisme et du crime organisé là où elles constituent une menace réelle », affirment les autorités. A l’ouverture de ce débat, le Président Mohamed Abdelaziz ne disait pas le contraire en assurant : « nous sommes déterminés à défendre notre territoire et notre stabilité quel que soit le prix à payer, et l'objectif de ce colloque est de d'informer pleinement les citoyens sur les visées criminelles des bandes armées».
L’organisation d’un débat national sur le terrorisme et l'extrémisme a eu comme objectif premier d’apporter l’antithèse des raisons avancées par les salafistes pour justifier les actes de violence, et de ‘’clarifier leur contradiction avec notre sainte religion et les valeurs de notre société pacifique et hospitalière’’, indique la note de synthèse.
Le pouvoir a mis à profit le débat national sur le terrorisme et l’extrémisme pour fustiger l’opposition politique et la presse indépendante. Ainsi la rencontre a dénoncé les « idées défaitistes défendues par certains milieux politiques, qui se font l'écho de la propagande tendancieuse des bandes terroristes, au moment où la conjoncture nationale exige une union sacrée, pour faire face aux dangers de la criminalité transfrontalière ».
L’opposition et la presse terroristes
Si le débat n’a pas fait de cadeau à certains, en plus des terroristes, c’est bien la presse privée et l’opposition politique, qui sont à peine mises sur le banc des ‘’apatrides’’ pour avoir exprimé leur opinion sur les opérations militaires de l’armée mauritanienne. L’accent a été mis ‘’sur la nécessité de mettre les questions qui menacent la sécurité nationale au dessus des différends politiques et de pousser les formations politiques à assumer pleinement leur responsabilité en éclairant l'opinion publique sur les dangers du terrorisme et de l'extrémisme’’, souligne la conférence nationale. Quant à la presse, selon de nombreux intervenants, en livrant des informations liées aux actes des terroristes, elle ne fait que les renforcer et leur donner de la valeur. Mais rares sont ceux qui ont soutenu le droit à l’information, la liberté d’expression et le devoir d’informer du journaliste. Les sorties déraisonnées de certains intervenants, et même de certains responsables, ont souvent pris l’allure d’un procès ficelé contre les médias. Et sans doute contre l’opposition qui n’a vraiment pas saisi cette tribune. Elle a laissé passer l’opportunité, alors qu’elle était officiellement invitée.
Une partie de l’opposition avait choisi de jouer la politique de la chaise vide, tandis que certains opposants ont participé à ce débat multidimensionnel. Si certaines interventions ont sonné comme ceux d’opposants, mais vraiment pas sous cette bannière, la presse mauritanienne, elle, est restée muette comme une carpe. Attendait-elle de rentrer dans ses colonnes ? En tout cas, certains journalistes étrangers, qui en étaient réduits à ronger le pouce, ont craint un avenir proche sombre pour la presse libre en Mauritanie. Le pouvoir à Nouakchott n’est-il pas pour une presse libre, critique ? L’avenir nous le dira. Pour ce qui est du débat national, ‘’les participants ont insisté sur la nécessité d'enraciner la déontologie du métier de journaliste, de tenir compte de la dimension pédagogique de la presse qui porte un message visant les esprits des citoyens et qui doit par conséquent mettre en avant l'intérêt suprême de la Nation tout en faisant preuve d'un grand professionnalisme’’, souligne la note de synthèse.
Les participants ont reconnu l'adoption par la Mauritanie d'une ‘’approche militaire et sécuritaire orientée vers la lutte contre la criminalité par la force de la loi et sur une stratégie offensive préventive’’.
Boukary Daou - Envoyé spécial à Nouakchott
© Copyright Afrique en ligne
Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme - L’ouverture sous la présidence du Président de la république de Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, du ‘’Débat national sur le Terrorisme et l’extrémisme’’ et la cérémonie de clôture présidée par le Premier ministre, le Dr Moulaye Ould Mohamed Lagdhaf, sont assez édifiants sur l’intérêt qu’accorde le pouvoir en place à cette question.
C’est une stratégie à plusieurs axes dans laquelle ont dominé jusque là les interventions militaires qui sont mise en vigueur par Nouakchott pour booter le terrorisme hors du territoire mauritanien. Ce débat parait comme une autre flèche à l’arc anti-terroriste. Le récit.Les religieux, au cours du débat national, ont tenu à apporter l’éclairage nécessaire sur la nature non islamique de ces actes qui ne relèvent donc que du ’’terrorisme et de l’extrémisme’’, la terreur des salafistes. « Ces actions sont contraires aux enseignements de notre sainte religion, aux valeurs culturelles de notre société et à la plus simple logique politique, leurs auteurs ne se sont pas privés d'alléguer des interprétations extrémistes étrangères au sens authentique de la Sunna et les finalités de la Charia », souligne le rapport de synthèse du débat national, à la lumière d’intenses débats découlant de ‘’l’axe religieux et doctrinal’’ qui s’est décliné en plusieurs thèmes de conférences : ‘’position de l’islam par rapport à la violence et l’extrémisme’’, ‘’rôle des oulémas mauritaniens dans la propagation de l’islam’’ et ‘’comment extirper les phénomènes de la violence et l’extrémisme’’, ‘’la théorie et la pratique des relations avec l’autre en Droit musulman’’ . Il y a eu également la lecture de certaines expériences de lutte contre le radicalisme et l’extrémisme. Les Oulémas et penseurs ont montré que le terrorisme et l'extrémisme sont des phénomènes étrangers à l'esprit de l'Islam et qu'ils sont uniquement engendrés par l'ignorance. Ils ont également rappelé que cette sainte religion ne s'est propagée dans ces contrées qu'à la force des mots, des arguments, du prêche et du Jihad basé sur le Coran et la Sunna. Les terroristes ne sont nullement des Jihadistes, soulignent-ils.
A l’instar de cet axe religieux et doctrinal, d’autres axes ont fait l’objet d’une perle de conférences comme ‘’axe culturel et académique’’, ‘’axe communication’’, ‘’axe politique’’ et enfin ‘’axe justice, défense et sécurité’’.
Formation
Dans le cadre de l'axe culturel et intellectuel, les universitaires, conférenciers et intervenants ont abordé les dimensions pédagogiques, sociales, psychologiques, juridiques et économiques du phénomène. A la suite des conférences et interventions, les participants ont souligné que les dimensions en question ne doivent être omises dans aucune approche sérieuse visant à identifier les causes du phénomène et à déterminer les solutions de nature à immuniser la société contre le fléau. L’injustice, l’inégalité devant l’accès à l’Education et devant l’emploi et bien d’autres maux de la société ont été identifiés comme étant à l’origine de l’extrémisme et du terrorisme. Les portes à toutes les aventures sont ouvertes à ces jeunes, généralement désœuvrés et qui n’ont plus rien à perdre qui sont recrutés par les terroristes au nom de la Jihad. Des appels à la raison ont été lancés à la faveur de l’ouverture d’un dialogue avec des jeunes mauritaniens qui ont intégré les réseaux de terrorisme.
Opérations militaires
Face à la menace d’Al Qaïda, puisqu’il s’agit bien de lui, même si les autorités de Nouakchott se défendent d’user de cette appellation, le pays de Mohamed Ould Abdelaziz en a fait une question de défense nationale, de sécurité du citoyen et de la patrie. C’est ce qui a conduit l’armée sur le terrain des opérations militaires pour faire face « avec détermination, aux bandes du terrorisme et du crime organisé là où elles constituent une menace réelle », affirment les autorités. A l’ouverture de ce débat, le Président Mohamed Abdelaziz ne disait pas le contraire en assurant : « nous sommes déterminés à défendre notre territoire et notre stabilité quel que soit le prix à payer, et l'objectif de ce colloque est de d'informer pleinement les citoyens sur les visées criminelles des bandes armées».
L’organisation d’un débat national sur le terrorisme et l'extrémisme a eu comme objectif premier d’apporter l’antithèse des raisons avancées par les salafistes pour justifier les actes de violence, et de ‘’clarifier leur contradiction avec notre sainte religion et les valeurs de notre société pacifique et hospitalière’’, indique la note de synthèse.
Le pouvoir a mis à profit le débat national sur le terrorisme et l’extrémisme pour fustiger l’opposition politique et la presse indépendante. Ainsi la rencontre a dénoncé les « idées défaitistes défendues par certains milieux politiques, qui se font l'écho de la propagande tendancieuse des bandes terroristes, au moment où la conjoncture nationale exige une union sacrée, pour faire face aux dangers de la criminalité transfrontalière ».
L’opposition et la presse terroristes
Si le débat n’a pas fait de cadeau à certains, en plus des terroristes, c’est bien la presse privée et l’opposition politique, qui sont à peine mises sur le banc des ‘’apatrides’’ pour avoir exprimé leur opinion sur les opérations militaires de l’armée mauritanienne. L’accent a été mis ‘’sur la nécessité de mettre les questions qui menacent la sécurité nationale au dessus des différends politiques et de pousser les formations politiques à assumer pleinement leur responsabilité en éclairant l'opinion publique sur les dangers du terrorisme et de l'extrémisme’’, souligne la conférence nationale. Quant à la presse, selon de nombreux intervenants, en livrant des informations liées aux actes des terroristes, elle ne fait que les renforcer et leur donner de la valeur. Mais rares sont ceux qui ont soutenu le droit à l’information, la liberté d’expression et le devoir d’informer du journaliste. Les sorties déraisonnées de certains intervenants, et même de certains responsables, ont souvent pris l’allure d’un procès ficelé contre les médias. Et sans doute contre l’opposition qui n’a vraiment pas saisi cette tribune. Elle a laissé passer l’opportunité, alors qu’elle était officiellement invitée.
Une partie de l’opposition avait choisi de jouer la politique de la chaise vide, tandis que certains opposants ont participé à ce débat multidimensionnel. Si certaines interventions ont sonné comme ceux d’opposants, mais vraiment pas sous cette bannière, la presse mauritanienne, elle, est restée muette comme une carpe. Attendait-elle de rentrer dans ses colonnes ? En tout cas, certains journalistes étrangers, qui en étaient réduits à ronger le pouce, ont craint un avenir proche sombre pour la presse libre en Mauritanie. Le pouvoir à Nouakchott n’est-il pas pour une presse libre, critique ? L’avenir nous le dira. Pour ce qui est du débat national, ‘’les participants ont insisté sur la nécessité d'enraciner la déontologie du métier de journaliste, de tenir compte de la dimension pédagogique de la presse qui porte un message visant les esprits des citoyens et qui doit par conséquent mettre en avant l'intérêt suprême de la Nation tout en faisant preuve d'un grand professionnalisme’’, souligne la note de synthèse.
Les participants ont reconnu l'adoption par la Mauritanie d'une ‘’approche militaire et sécuritaire orientée vers la lutte contre la criminalité par la force de la loi et sur une stratégie offensive préventive’’.
Boukary Daou - Envoyé spécial à Nouakchott
© Copyright Afrique en ligne
Cameroun -Elections Presidentielles au Cameroun : L’angoisse de l’indifférence..
(AgoraVox 02/11/2010)
Le sentiment de fatalité couplé à la crise de confiance renforcent ce déficit du devoir citoyen.. On a l’impression à écouter geindre les camerounais que l’envie n’y est pas, épuisés par les mêmes sérénades politiciennes, outrés par le déclin de la fonction publique, scandalisés jusqu’à l’indifférence par la prévarication intensive et stupéfaits par la culpabilisation dont ils sont l’objet de la part de moralisateurs dont l’intégrité souillée éclabousse les argumentaires..
Face aux défis du monde actuel et des enjeux d’aujourd’hui, les acteurs politiques camerounais n’offrent pas l’assurance d’être à même de comprendre les problématiques structurelles, infrastructurelles, culturelles, économiques, sociales qu’imposent l’ère de la mondialisation et les aspirations réelles, en dehors des fanfaronnades partisanes, de ceux qui subissent au quotidien la dureté d’une existence zombifiante.. Malgré le lancement d’une campagne tapageuse pour séduire les camerounais à s’inscrire sur des listes électorales révisées - il faut dire qu’il a fallu un certain temps aux barons du pouvoir pour accepter cette idée somme toute naturelle, il a fallu que des pressions externes intensifiées venues des chancelleries étrangères parviennent à persuader qu’une élection de cette envergure ne saurait souffrir d’aucune entorse aux principes fondamentaux de la démocratie - malgré toute la gesticulation politicienne disais-je les camerounais semblent restés de marbre..
Là où la déception pourrait servir d’incitation au vote, de moteur de l’engagement politique et citoyen, chez les jeunes camerounais, faiseurs de roi de la prochaine élection présidentielle, elle est l’argument de la résignation.. L’impression leur est donnée que le système est verrouillé et hermétique à toute évolution.. Avec un chômage qui atteint plus de quarante pour cent d’entre eux, des débouchés inexistants, l’absence de représentativité légitime de ceux que l’on aime à considérer comme le fer de lance de la nation aux postes de décision, la pléthoricité des gérontocrates dans les domaines d’influence, la fracture generationelle et le mépris dont témoignent les gouvernants nourrissent cette désaffection massive.. Le péril jeune se manifeste au travers du repli sur soi, du refus de cautionner la mascarade électorale qui se prépare bruyamment dans l’enthousiasme affligeant des irresponsables politiques préoccupés par leurs propres intérêts et leurs positionnements que par les attentes de cette majorité traitée avec condescendance.. Le péril jeune dans ce sens c’est avant tout de délégitimer le prochain président qu’une faible minorité aura élu, de le mettre dans une position inconfortable au point de lui nier toute autorité..
Ne pas s’inscrire sur les listes électorales revient dès lors à opposer au rituel de la désignation biaisée du chef de l’exécutif une muraille d’insatisfaits, de mécontents prêts le moment venu à prendre ce qui leur revient légitimement.. C’est un acte non pas de rébellion mais de révolte contre la mise-en-scene cynique et répétitive visant à reconduire au même poste le plus grand fossoyeur de la république.. Le même qui en 2008 fit pacifier dans le sang de la répression des milliers de jeunes descendus dans les rues pour revendiquer une vie moins abominable.. Le même qui fit taire la colère estudiantine à coups de matraques et de plomb.. Le même qui traita la jeunesse mobilisée contre les abus économiques et sociaux d’ « apprentis sorciers »..
Ne pas s’inscrire sur les listes électorales, c’est pour ces jeunes camerounais que l’on retrouve dans les activités informelles, clandestins d’un genre qui prend racine et s’amplifie, une manière de désapprouver politiquement au-delà du processus en soi ni équitable ni juste, un règne qui fera tout pour perdurer..
Durant des années, le pouvoir politique camerounais a incarné la parodie démocratique dans ses aspects les plus sombres, se fondant sur un appui populaire illusoire, boursouflé, il a su se convaincre qu’il est immuable.. Acculé dans une reforme de son système électoral dont l’accouchement fut laborieux, il est désormais confronté à une réalité impopulaire qui l’inquiète en le menaçant d’invalidation soit par un rejet électoral, ce qui au fond peut s’arranger avec les tricheries d’usage ; soit par la motion d’illégitimité, plus compliquée à nier.. Toutes les excitations enregistrées ces derniers temps au Cameroun de la part des poids lourds du gouvernement, du parti-Etat, et de certains opposants, la campagne orchestrée pour rappeler au près de la dizaine de millions de votants attendus que leur inscription est impérative à la crédibilité du scrutin présidentiel semblent ne pas susciter l’engouement tant espéré.. Après des mois de saturation médiatique, à peine cinq cent mille personnes se sont inscrites, le reste tente de survivre autant qu’il peut, loin du tumulte et du brouhaha de la sous-politique locale..
Si les jeunes camerounais se détournent ostentatoirement de cette élection, c’est aussi parce que les choix proposés ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.. D’un coté, il y a un président sortant, usé, dépassé, l’homme du passé et du passif.. De l’autre, quelques opposants dont le plus emblématique, John Fru Ndi, a montré toutes les limites de sa capacité à se renouveler, à s’inscrire dans le présent, à favoriser l’alternance dans son propre camps et l’accession des jeunes.. Petit tyran, convulsivement répressif, particulièrement ouvert à nul autre que lui-même, Fru Ndi est une caricature attristante de l’opposant qui a vécu sa vie entière à rêver d’un fauteuil présidentiel qu’il n’aura jamais.. La dizaine de candidats auto-designés qui émergent ça et là n’ont pas de programmes sérieux de gouvernance responsable.. Tous les ténors de la politique camerounaise souffrent du mal commun : manque de crédibilité avec son exigence d’intégrité.. Tous d’une façon directe ou indirecte sont allés à la mangeoire, mettant de l’avant leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt du peuple.. N’a-t-on pas vu de soit disants opposants s’époumoner dans la critique du régime Biya et aller dès que l’occasion s’est présentée piller en brillant par leur incompétence des ministères d’envergure ? Vendre ses convictions politiques, idéologiques quand il en existe pour quelques privilèges, c’est devenu une source d’enrichissement, l’expression d’un opportunisme aberrant.. Dans cette situation, comment demander aux jeunes camerounais de choisir ? Qu’importe le politique, le changement c’est la continuité..
La désastreuse qualité du débat politique, fortifiée par un journalisme-caniveau en dessous du minimum de professionnalisme, n’aide pas.. Entre démagogues et analphabètes de l’esprit, les protagonistes politiques hantant le moindre mètre carré de l’univers cathodique parviennent à faire régulièrement la démonstration de la pauvreté de leurs idées mais aussi de leurs incohérences.. La responsabilité des medias est cruciale dans l’accès à l’information, ils contribuent à la culture démocratique en favorisant une prise de conscience citoyenne.. Or lorsque l’on devient journaliste non pas par vocation mais pour avoir du pain et se remplir la panse, que l’on perde de son objectivité pour se conformer à la parole du puissant, non seulement on trahit sa mission première mais on participe de l’asservissement.. Les medias camerounais ont demissioné.. Les pressions politiques, les sirènes commerciales et économiques, la facilité du sensationnalisme, l’amateurisme contagieux ont fini par les achever.. Les journalistes locaux excellent plus que jamais dans la niaiserie, passant maîtres dans l’art de la propagande, agents dociles de la diffamation, pathétiques artistes du racolage.. Des éditorialistes manquant de hauteur de vue, de pertinence, tout ceci soupoudré d’une fadeur assez désagréable.. Les véritables, truculents et corrosifs, ont été contraints à l’exil, fuyant la répression implacable, à l’instar de J.P Remy Ngono, tournés vers des combats anti-bien-pensants à l’exemple de Charles Onana, ou simplement partis vers l’au-delà dans un brouillard de confusion comme Pius Njawé, Bibi Ngotta.. Et quand l’on observe ce qui est produit dans les écoles de journalisme, ces jeunes diplômés plus ou moins formés, avides de cupidité, si prématurément émancipés de toute éthique, on ne peut qu’être serein face à la pérennisation de l’incompétence..
On aurait pu espérer que cette jeunesse dégoûtée et amère au lieu d’être résignée puisse se parler, se mettre en mouvement, s’unir autour d’un unique objectif, avancer ensemble.. Mais la peur, la lâcheté aussi, la facilité de la résignation, les dissensions ridicules et les individualismes navrants, bref le misérabilisme mental ambiant sont comme des obstacles que le manque de volonté réelle rend insurmontables.. Et même les jeunes camerounais de la diaspora quelques fois perdus dans un intellectualisme productiviste en stérilités sociales et sociétales, illuminé ou rébarbatif, trop souvent en mendicité de reconnaissance occidentale, n’arrivent pas à mettre de coté leurs querelles indigestes, leurs détestations imbéciles pour incarner et porter une vision alternative..
Le malaise est donc durablement installé.. Les appels à la mobilisation sont un échec cuisant.. Le constat difficile à digérer, la jeunesse boude les listes électorales.. C’est l’angoisse de l’indifférence devenu un réel cauchemar, risquant de marquer de son sceau d’illégitimité l’actuel-futur président qui a poussé récemment les griots du statut quo à encourager l’entrée dans la danse de l’influence évangéliste dont la popularité est aussi croissante que l’est le désespoir de tout un peuple.. A grand renfort de tambourinage médiatique, le pasteur de la mission « Va et raconte » appelle les « enfants de Dieu », les « born again », les « vrais chrétiens rachetés par le sang du Christ », à se soumettre aux autorités publiques, à prier pour elles et accessoirement à s’inscrire sur les listes électorales.. Cet agité du bocal, comme la plupart de ses confrères, manipule à ses fins propres les versets d’une bible ayant tellement de fois servi de par le passé de caution pour des crimes abjects et innommables.. Il assène à ses quémandeurs du miracle divin, ses disciples agglutinés autour de la désespérance, une logique argumentaire si bancale qu’il est surprenant et inquiétant de la voir acclamée, sanctifiée, portée aux nues lors de ses grandes messes d’adulation de son ego.. L’anarchie de sens des propos de ce pasteur profondément vidé de toute connaissance dépasse, dangereusement, ce que l’intellect peut produire de débilités.. Le « Dr » Tsala Essomba n’est pas qu’une imposture parmi tant d’autres dans ce mouvement national du « christianisme nouveau » volontairement populiste, agressif envers la diversité d’opinion, intransigeant à l’extrême sur les questions dites morales, et aussi intolérant qu’ignorant ; c’est celui dont les brillances illusoires portent le plus de toxicité aux aspirations démocratiques et libérales des camerounais..
par Ludewic Mac Kwin De Davy lundi 1er novembre 2010 -
© Copyright AgoraVox
Le sentiment de fatalité couplé à la crise de confiance renforcent ce déficit du devoir citoyen.. On a l’impression à écouter geindre les camerounais que l’envie n’y est pas, épuisés par les mêmes sérénades politiciennes, outrés par le déclin de la fonction publique, scandalisés jusqu’à l’indifférence par la prévarication intensive et stupéfaits par la culpabilisation dont ils sont l’objet de la part de moralisateurs dont l’intégrité souillée éclabousse les argumentaires..
Face aux défis du monde actuel et des enjeux d’aujourd’hui, les acteurs politiques camerounais n’offrent pas l’assurance d’être à même de comprendre les problématiques structurelles, infrastructurelles, culturelles, économiques, sociales qu’imposent l’ère de la mondialisation et les aspirations réelles, en dehors des fanfaronnades partisanes, de ceux qui subissent au quotidien la dureté d’une existence zombifiante.. Malgré le lancement d’une campagne tapageuse pour séduire les camerounais à s’inscrire sur des listes électorales révisées - il faut dire qu’il a fallu un certain temps aux barons du pouvoir pour accepter cette idée somme toute naturelle, il a fallu que des pressions externes intensifiées venues des chancelleries étrangères parviennent à persuader qu’une élection de cette envergure ne saurait souffrir d’aucune entorse aux principes fondamentaux de la démocratie - malgré toute la gesticulation politicienne disais-je les camerounais semblent restés de marbre..
Là où la déception pourrait servir d’incitation au vote, de moteur de l’engagement politique et citoyen, chez les jeunes camerounais, faiseurs de roi de la prochaine élection présidentielle, elle est l’argument de la résignation.. L’impression leur est donnée que le système est verrouillé et hermétique à toute évolution.. Avec un chômage qui atteint plus de quarante pour cent d’entre eux, des débouchés inexistants, l’absence de représentativité légitime de ceux que l’on aime à considérer comme le fer de lance de la nation aux postes de décision, la pléthoricité des gérontocrates dans les domaines d’influence, la fracture generationelle et le mépris dont témoignent les gouvernants nourrissent cette désaffection massive.. Le péril jeune se manifeste au travers du repli sur soi, du refus de cautionner la mascarade électorale qui se prépare bruyamment dans l’enthousiasme affligeant des irresponsables politiques préoccupés par leurs propres intérêts et leurs positionnements que par les attentes de cette majorité traitée avec condescendance.. Le péril jeune dans ce sens c’est avant tout de délégitimer le prochain président qu’une faible minorité aura élu, de le mettre dans une position inconfortable au point de lui nier toute autorité..
Ne pas s’inscrire sur les listes électorales revient dès lors à opposer au rituel de la désignation biaisée du chef de l’exécutif une muraille d’insatisfaits, de mécontents prêts le moment venu à prendre ce qui leur revient légitimement.. C’est un acte non pas de rébellion mais de révolte contre la mise-en-scene cynique et répétitive visant à reconduire au même poste le plus grand fossoyeur de la république.. Le même qui en 2008 fit pacifier dans le sang de la répression des milliers de jeunes descendus dans les rues pour revendiquer une vie moins abominable.. Le même qui fit taire la colère estudiantine à coups de matraques et de plomb.. Le même qui traita la jeunesse mobilisée contre les abus économiques et sociaux d’ « apprentis sorciers »..
Ne pas s’inscrire sur les listes électorales, c’est pour ces jeunes camerounais que l’on retrouve dans les activités informelles, clandestins d’un genre qui prend racine et s’amplifie, une manière de désapprouver politiquement au-delà du processus en soi ni équitable ni juste, un règne qui fera tout pour perdurer..
Durant des années, le pouvoir politique camerounais a incarné la parodie démocratique dans ses aspects les plus sombres, se fondant sur un appui populaire illusoire, boursouflé, il a su se convaincre qu’il est immuable.. Acculé dans une reforme de son système électoral dont l’accouchement fut laborieux, il est désormais confronté à une réalité impopulaire qui l’inquiète en le menaçant d’invalidation soit par un rejet électoral, ce qui au fond peut s’arranger avec les tricheries d’usage ; soit par la motion d’illégitimité, plus compliquée à nier.. Toutes les excitations enregistrées ces derniers temps au Cameroun de la part des poids lourds du gouvernement, du parti-Etat, et de certains opposants, la campagne orchestrée pour rappeler au près de la dizaine de millions de votants attendus que leur inscription est impérative à la crédibilité du scrutin présidentiel semblent ne pas susciter l’engouement tant espéré.. Après des mois de saturation médiatique, à peine cinq cent mille personnes se sont inscrites, le reste tente de survivre autant qu’il peut, loin du tumulte et du brouhaha de la sous-politique locale..
Si les jeunes camerounais se détournent ostentatoirement de cette élection, c’est aussi parce que les choix proposés ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.. D’un coté, il y a un président sortant, usé, dépassé, l’homme du passé et du passif.. De l’autre, quelques opposants dont le plus emblématique, John Fru Ndi, a montré toutes les limites de sa capacité à se renouveler, à s’inscrire dans le présent, à favoriser l’alternance dans son propre camps et l’accession des jeunes.. Petit tyran, convulsivement répressif, particulièrement ouvert à nul autre que lui-même, Fru Ndi est une caricature attristante de l’opposant qui a vécu sa vie entière à rêver d’un fauteuil présidentiel qu’il n’aura jamais.. La dizaine de candidats auto-designés qui émergent ça et là n’ont pas de programmes sérieux de gouvernance responsable.. Tous les ténors de la politique camerounaise souffrent du mal commun : manque de crédibilité avec son exigence d’intégrité.. Tous d’une façon directe ou indirecte sont allés à la mangeoire, mettant de l’avant leurs ambitions personnelles au détriment de l’intérêt du peuple.. N’a-t-on pas vu de soit disants opposants s’époumoner dans la critique du régime Biya et aller dès que l’occasion s’est présentée piller en brillant par leur incompétence des ministères d’envergure ? Vendre ses convictions politiques, idéologiques quand il en existe pour quelques privilèges, c’est devenu une source d’enrichissement, l’expression d’un opportunisme aberrant.. Dans cette situation, comment demander aux jeunes camerounais de choisir ? Qu’importe le politique, le changement c’est la continuité..
La désastreuse qualité du débat politique, fortifiée par un journalisme-caniveau en dessous du minimum de professionnalisme, n’aide pas.. Entre démagogues et analphabètes de l’esprit, les protagonistes politiques hantant le moindre mètre carré de l’univers cathodique parviennent à faire régulièrement la démonstration de la pauvreté de leurs idées mais aussi de leurs incohérences.. La responsabilité des medias est cruciale dans l’accès à l’information, ils contribuent à la culture démocratique en favorisant une prise de conscience citoyenne.. Or lorsque l’on devient journaliste non pas par vocation mais pour avoir du pain et se remplir la panse, que l’on perde de son objectivité pour se conformer à la parole du puissant, non seulement on trahit sa mission première mais on participe de l’asservissement.. Les medias camerounais ont demissioné.. Les pressions politiques, les sirènes commerciales et économiques, la facilité du sensationnalisme, l’amateurisme contagieux ont fini par les achever.. Les journalistes locaux excellent plus que jamais dans la niaiserie, passant maîtres dans l’art de la propagande, agents dociles de la diffamation, pathétiques artistes du racolage.. Des éditorialistes manquant de hauteur de vue, de pertinence, tout ceci soupoudré d’une fadeur assez désagréable.. Les véritables, truculents et corrosifs, ont été contraints à l’exil, fuyant la répression implacable, à l’instar de J.P Remy Ngono, tournés vers des combats anti-bien-pensants à l’exemple de Charles Onana, ou simplement partis vers l’au-delà dans un brouillard de confusion comme Pius Njawé, Bibi Ngotta.. Et quand l’on observe ce qui est produit dans les écoles de journalisme, ces jeunes diplômés plus ou moins formés, avides de cupidité, si prématurément émancipés de toute éthique, on ne peut qu’être serein face à la pérennisation de l’incompétence..
On aurait pu espérer que cette jeunesse dégoûtée et amère au lieu d’être résignée puisse se parler, se mettre en mouvement, s’unir autour d’un unique objectif, avancer ensemble.. Mais la peur, la lâcheté aussi, la facilité de la résignation, les dissensions ridicules et les individualismes navrants, bref le misérabilisme mental ambiant sont comme des obstacles que le manque de volonté réelle rend insurmontables.. Et même les jeunes camerounais de la diaspora quelques fois perdus dans un intellectualisme productiviste en stérilités sociales et sociétales, illuminé ou rébarbatif, trop souvent en mendicité de reconnaissance occidentale, n’arrivent pas à mettre de coté leurs querelles indigestes, leurs détestations imbéciles pour incarner et porter une vision alternative..
Le malaise est donc durablement installé.. Les appels à la mobilisation sont un échec cuisant.. Le constat difficile à digérer, la jeunesse boude les listes électorales.. C’est l’angoisse de l’indifférence devenu un réel cauchemar, risquant de marquer de son sceau d’illégitimité l’actuel-futur président qui a poussé récemment les griots du statut quo à encourager l’entrée dans la danse de l’influence évangéliste dont la popularité est aussi croissante que l’est le désespoir de tout un peuple.. A grand renfort de tambourinage médiatique, le pasteur de la mission « Va et raconte » appelle les « enfants de Dieu », les « born again », les « vrais chrétiens rachetés par le sang du Christ », à se soumettre aux autorités publiques, à prier pour elles et accessoirement à s’inscrire sur les listes électorales.. Cet agité du bocal, comme la plupart de ses confrères, manipule à ses fins propres les versets d’une bible ayant tellement de fois servi de par le passé de caution pour des crimes abjects et innommables.. Il assène à ses quémandeurs du miracle divin, ses disciples agglutinés autour de la désespérance, une logique argumentaire si bancale qu’il est surprenant et inquiétant de la voir acclamée, sanctifiée, portée aux nues lors de ses grandes messes d’adulation de son ego.. L’anarchie de sens des propos de ce pasteur profondément vidé de toute connaissance dépasse, dangereusement, ce que l’intellect peut produire de débilités.. Le « Dr » Tsala Essomba n’est pas qu’une imposture parmi tant d’autres dans ce mouvement national du « christianisme nouveau » volontairement populiste, agressif envers la diversité d’opinion, intransigeant à l’extrême sur les questions dites morales, et aussi intolérant qu’ignorant ; c’est celui dont les brillances illusoires portent le plus de toxicité aux aspirations démocratiques et libérales des camerounais..
par Ludewic Mac Kwin De Davy lundi 1er novembre 2010 -
© Copyright AgoraVox
Niger -Pas de «niveau bac +3 obligatoire» pour le futur président
(Les Afriques 02/11/2010)
Complètement éclipsé par les présidentielles ivoiriennes, le référendum organisé au Niger ce 31 octobre signe un nouveau départ. Des compromis de taille ont été apportés à la 7e république.
C’était l’une des conditions phares du référendum nigérien sur la nouvelle constitution. L’éligibilité du président de la république soumise à un minimum de «Bac +3 obligatoire » ne mentionne plus le niveau académique. Cette exigence innovante en Afrique aurait signé la mort politique prématurée de nombre de députés issus pour la part des milieux d’affaires traditionnalistes qui n’ont pas eu le temps d’aller à l’école. La junte au pouvoir qui craint un boycott massif d’un référendum, qui n’apporte fondamentalement rien de nouveau, ne pouvait se payer l’animosité des élus du peuple. Au final, seule exigence figurant dans le texte faisant objet du référendum : l’âge. Le futur président devrait avoir au moins 35 ans. L’âge limite, fixé initialement à 70 ans, ne figure plus dans le texte final voté ce dimanche.
Détails
Du reste, le chef de l’Etat est élu pour cinq ans renouvelables une seule fois. Le premier ministre peut être révoqué par le chef de l’Etat. Le président de l’assemblée nationale qui devra prêter serment peut être destitué par une majorité de deux tiers. Les parlementaires devront au moins être titulaires du BEPC (niveau brevet du secondaire) pour les ¾. Les membres du gouvernement feront l’objet d’une enquête de moralité et doivent procéder à une déclaration de leurs biens. Au final, dans cette 7e république qui s’annonce à l’horizon, le chef de l’Etat sort renforcé à la tête de l’exécutif au détriment des pouvoirs législatifs et judiciaires. Reste, côté économique, à décrypter le sens de la «souveraineté énergétique » qui figure dans ce texte et la portée de l’obligation d’employer des nigériens adressée aux compagnies minières. Au vu de cette sommation légère, il est clair que les compagnies minières ci-nommées ont pesé dans la rédaction de ce texte.
MBF
01-11-2010
© Copyright Les Afriques
Complètement éclipsé par les présidentielles ivoiriennes, le référendum organisé au Niger ce 31 octobre signe un nouveau départ. Des compromis de taille ont été apportés à la 7e république.
C’était l’une des conditions phares du référendum nigérien sur la nouvelle constitution. L’éligibilité du président de la république soumise à un minimum de «Bac +3 obligatoire » ne mentionne plus le niveau académique. Cette exigence innovante en Afrique aurait signé la mort politique prématurée de nombre de députés issus pour la part des milieux d’affaires traditionnalistes qui n’ont pas eu le temps d’aller à l’école. La junte au pouvoir qui craint un boycott massif d’un référendum, qui n’apporte fondamentalement rien de nouveau, ne pouvait se payer l’animosité des élus du peuple. Au final, seule exigence figurant dans le texte faisant objet du référendum : l’âge. Le futur président devrait avoir au moins 35 ans. L’âge limite, fixé initialement à 70 ans, ne figure plus dans le texte final voté ce dimanche.
Détails
Du reste, le chef de l’Etat est élu pour cinq ans renouvelables une seule fois. Le premier ministre peut être révoqué par le chef de l’Etat. Le président de l’assemblée nationale qui devra prêter serment peut être destitué par une majorité de deux tiers. Les parlementaires devront au moins être titulaires du BEPC (niveau brevet du secondaire) pour les ¾. Les membres du gouvernement feront l’objet d’une enquête de moralité et doivent procéder à une déclaration de leurs biens. Au final, dans cette 7e république qui s’annonce à l’horizon, le chef de l’Etat sort renforcé à la tête de l’exécutif au détriment des pouvoirs législatifs et judiciaires. Reste, côté économique, à décrypter le sens de la «souveraineté énergétique » qui figure dans ce texte et la portée de l’obligation d’employer des nigériens adressée aux compagnies minières. Au vu de cette sommation légère, il est clair que les compagnies minières ci-nommées ont pesé dans la rédaction de ce texte.
MBF
01-11-2010
© Copyright Les Afriques
Sudan -Obama prolonge les sanctions contre le Soudan
(Le Monde 02/11/2010)
Le président américain, Barack Obama, a décidé de maintenir pour au moins un an supplémentaire les sanctions économiques américaines contre le Soudan, a annoncé lundi 1er novembre la Maison Blanche, à deux mois d'un référendum d'autodétermination du sud du pays. Les actions et la politique du régime soudanais sont "hostiles aux intérêts des Etats-Unis et représentent une menace permanente, inhabituelle et extraordinaire contre la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis", a indiqué M. Obama dans une lettre au Congrès informant les élus de la prolongation de ces sanctions instaurées en 1997 et reconduites depuis d'année en année.
L'émissaire américain Scott Gration était lundi à Khartoum pour des entretiens, avant une étape mardi à Juba, a par ailleurs annoncé le département d'Etat. M. Gration doit ensuite prendre part à de nouvelles négociations à Addis Abeba sur l'organisation des référendums prévus début janvier 2011. Ces sanctions, qui restreignent le commerce et les investissements américains au Soudan, constituent un moyen de pression sur le gouvernement de Khartoum à l'approche d'une consultation en faveur de laquelle M. Obama s'est engagé avec force.
Le 24 septembre à l'ONU à New York, le président Obama avait exigé que le référendum sur l'avenir du Soudan s'effectuât dans le calme et à la date prévue et prévenu que le sort de millions de personnes était en jeu.
Le Soudan a été déchiré par deux décennies de guerre civile entre le Nord et le Sud, violences qui ont fait quelque 2 millions de morts avant de se terminer sur un accord de paix en 2005. Le scrutin doit être organisé le 9 janvier, mais les diplomates soulignent que sa préparation a pris beaucoup de retard. Nombre de dirigeants craignent que si le vote est retardé, le Sud Soudan puisse déclarer une indépendance unilatérale, déclenchant un nouveau conflit.
LEMONDE.FR
© Copyright Le Monde
Le président américain, Barack Obama, a décidé de maintenir pour au moins un an supplémentaire les sanctions économiques américaines contre le Soudan, a annoncé lundi 1er novembre la Maison Blanche, à deux mois d'un référendum d'autodétermination du sud du pays. Les actions et la politique du régime soudanais sont "hostiles aux intérêts des Etats-Unis et représentent une menace permanente, inhabituelle et extraordinaire contre la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis", a indiqué M. Obama dans une lettre au Congrès informant les élus de la prolongation de ces sanctions instaurées en 1997 et reconduites depuis d'année en année.
L'émissaire américain Scott Gration était lundi à Khartoum pour des entretiens, avant une étape mardi à Juba, a par ailleurs annoncé le département d'Etat. M. Gration doit ensuite prendre part à de nouvelles négociations à Addis Abeba sur l'organisation des référendums prévus début janvier 2011. Ces sanctions, qui restreignent le commerce et les investissements américains au Soudan, constituent un moyen de pression sur le gouvernement de Khartoum à l'approche d'une consultation en faveur de laquelle M. Obama s'est engagé avec force.
Le 24 septembre à l'ONU à New York, le président Obama avait exigé que le référendum sur l'avenir du Soudan s'effectuât dans le calme et à la date prévue et prévenu que le sort de millions de personnes était en jeu.
Le Soudan a été déchiré par deux décennies de guerre civile entre le Nord et le Sud, violences qui ont fait quelque 2 millions de morts avant de se terminer sur un accord de paix en 2005. Le scrutin doit être organisé le 9 janvier, mais les diplomates soulignent que sa préparation a pris beaucoup de retard. Nombre de dirigeants craignent que si le vote est retardé, le Sud Soudan puisse déclarer une indépendance unilatérale, déclenchant un nouveau conflit.
LEMONDE.FR
© Copyright Le Monde
Cameroun -Cacao-café : un fonds de pérennisation de 300 millions FCFA au profit des producteurs camerounais (ENCADRE)
(Xinhuanet 02/11/2010)
YAOUNDE -- En place depuis 2003, un Fonds de pérennisation doté de plus de 300 millions de francs CFA (environ 600.000 USD) permet aux producteurs de la filière du cacao et du café au Cameroun d'améliorer leurs rendements estimés entre 200 et 500 kilos à l'hectare en moyenne.
Expérience similaire à celle du Mali par exemple dans le domaine du coton, ce mécanisme est promu par le comité de pilotage du Projet d'appui à la protection du verger cacao et café (PPVCC) exécuté par le gouvernement pour permettre l'amélioration de la production nationale de ces deux produits d'exportation.
"Le Fonds de pérennisation, c'est en fait une stratégie élaborée par le projet (de protection du verger cacao et café, ndlr) afin de pérenniser ses activités en milieu rural. Le projet étant opérationnel depuis 2003, c'est à ce moment-là qu'on a commencé avec le Fonds de pérennisation", a expliqué à Xinhua Paul Mawo, responsable inter-régional pour le Littoral et le sud-ouest au PPVCC.
"Jusqu'à présent, nous cheminons avec et ce fonds à ce jour, nous le tablons autour de 300 millions (de francs CFA) dans l'ensemble, en moyenne ", a-t-il ajouté. Plus exactement, le montant de l'épargne est déclaré à 303.800.501 FCFA, pour taux de réalisation de 53%, selon les chiffres officiels.
Le Fonds est alimenté par les producteurs de cacao et de café eux-mêmes, en l'occurrence ceux en milieu rural. Son système de financement veut que " lorsqu'on appuie un producteur, à concurrence par exemple d'un matériel qui a coûté 100 francs (CFA, environ 0,2 USD), nous lui demandons qu'après la vente de son produit il puisse épargner dans un compte spécial appartenant à tout le groupe, au moins 25% du coût des appuis octroyés ", précise M. Mawo.
Ces producteurs sont organisés en associations et unions dotées de structures dirigeantes dont le rôle consiste à défendre les intérêts de la filière et de servir d'interface vis-à-vis des pouvoirs publics. En dehors du ministère de l'Agriculture et du Développement rural à travers le PPVCC, le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), l'Office national du cacao et du café (ONCC) et le Fonds de développement des filières cacao et café (FODECC) figurent parmi les partenaires institutionnels.
Dans une ambition d'être un pays émergent à l'horizon 2035, le Cameroun s'est fixé l'objectif d'atteindre une croissance de 5,5% moyenne annuelle au cours de la période 2010-2020. Parmi les secteurs prioritaires, le Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) adopté en 2009 met l'accent sur l'augmentation des productions agricoles en vue de la conquête des marchés extérieurs.
Sont particulièrement visés, les espaces économiques du Nigeria et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) à laquelle le Cameroun fait partie avec l'Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.
Deuxième produit d'exportation derrière le pétrole, le cacao à lui seul représente 25% du produit intérieur brut (PIB), de sources officielles. Mais en rapport avec l'ambition d'émergence, les autorités camerounaises insistent de plus en plus sur la transformation locale qui, pour le cacao, atteint difficilement les 7%, selon le directeur général de l'ONCC, Michaël Ndoping, récemment interrogé par Xinhua.
Pour cela, un appui plus accru aux producteurs est envisagé pour l'amélioration de leur productivité. En 7 ans, à en croire le comité de pilotage, le Projet d'appui à la protection du verger cacao et café comptabilise ainsi 2.051 atomiseurs, 1.550 pulvérisateurs, 367.500 litres d'insecticides, 337.000 sachets de doses d'insecticides et 1525 kits de protection corporelle à environ 400.000 planteurs.
"un sixième du verger traité ", le bilan appelle des efforts plus soutenus.
© Copyright Xinhuanet
YAOUNDE -- En place depuis 2003, un Fonds de pérennisation doté de plus de 300 millions de francs CFA (environ 600.000 USD) permet aux producteurs de la filière du cacao et du café au Cameroun d'améliorer leurs rendements estimés entre 200 et 500 kilos à l'hectare en moyenne.
Expérience similaire à celle du Mali par exemple dans le domaine du coton, ce mécanisme est promu par le comité de pilotage du Projet d'appui à la protection du verger cacao et café (PPVCC) exécuté par le gouvernement pour permettre l'amélioration de la production nationale de ces deux produits d'exportation.
"Le Fonds de pérennisation, c'est en fait une stratégie élaborée par le projet (de protection du verger cacao et café, ndlr) afin de pérenniser ses activités en milieu rural. Le projet étant opérationnel depuis 2003, c'est à ce moment-là qu'on a commencé avec le Fonds de pérennisation", a expliqué à Xinhua Paul Mawo, responsable inter-régional pour le Littoral et le sud-ouest au PPVCC.
"Jusqu'à présent, nous cheminons avec et ce fonds à ce jour, nous le tablons autour de 300 millions (de francs CFA) dans l'ensemble, en moyenne ", a-t-il ajouté. Plus exactement, le montant de l'épargne est déclaré à 303.800.501 FCFA, pour taux de réalisation de 53%, selon les chiffres officiels.
Le Fonds est alimenté par les producteurs de cacao et de café eux-mêmes, en l'occurrence ceux en milieu rural. Son système de financement veut que " lorsqu'on appuie un producteur, à concurrence par exemple d'un matériel qui a coûté 100 francs (CFA, environ 0,2 USD), nous lui demandons qu'après la vente de son produit il puisse épargner dans un compte spécial appartenant à tout le groupe, au moins 25% du coût des appuis octroyés ", précise M. Mawo.
Ces producteurs sont organisés en associations et unions dotées de structures dirigeantes dont le rôle consiste à défendre les intérêts de la filière et de servir d'interface vis-à-vis des pouvoirs publics. En dehors du ministère de l'Agriculture et du Développement rural à travers le PPVCC, le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), l'Office national du cacao et du café (ONCC) et le Fonds de développement des filières cacao et café (FODECC) figurent parmi les partenaires institutionnels.
Dans une ambition d'être un pays émergent à l'horizon 2035, le Cameroun s'est fixé l'objectif d'atteindre une croissance de 5,5% moyenne annuelle au cours de la période 2010-2020. Parmi les secteurs prioritaires, le Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) adopté en 2009 met l'accent sur l'augmentation des productions agricoles en vue de la conquête des marchés extérieurs.
Sont particulièrement visés, les espaces économiques du Nigeria et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) à laquelle le Cameroun fait partie avec l'Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA), la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.
Deuxième produit d'exportation derrière le pétrole, le cacao à lui seul représente 25% du produit intérieur brut (PIB), de sources officielles. Mais en rapport avec l'ambition d'émergence, les autorités camerounaises insistent de plus en plus sur la transformation locale qui, pour le cacao, atteint difficilement les 7%, selon le directeur général de l'ONCC, Michaël Ndoping, récemment interrogé par Xinhua.
Pour cela, un appui plus accru aux producteurs est envisagé pour l'amélioration de leur productivité. En 7 ans, à en croire le comité de pilotage, le Projet d'appui à la protection du verger cacao et café comptabilise ainsi 2.051 atomiseurs, 1.550 pulvérisateurs, 367.500 litres d'insecticides, 337.000 sachets de doses d'insecticides et 1525 kits de protection corporelle à environ 400.000 planteurs.
"un sixième du verger traité ", le bilan appelle des efforts plus soutenus.
© Copyright Xinhuanet
Libye, Tchad -Kadhafi appelle à étudier les véritables causes des problèmes mondiaux
(Afrique en ligne 02/11/2010)
Le guide Mouammar Kadhafi a appelé dimanche à N'Djamena le monde à chercher les véritables raisons qui sont à l'origine de la course aux armements, à l'accroissement du phénomène de l'immigration clandestine et à la propagation des maladies tel que le sida.
S'exprimant devant le huitième Forum mondial du développement durable, il a déploré l'absence de sommets mondiaux traitant de tels problèmes et cherchant des solutions aux problèmes de l'eau, de l'alimentation et des médicaments.
"Malheureusement, nous entendons parler des missiles, des missiles nucléaires, de couverture de missiles anti-missiles, du terrorisme, ainsi que de la terreur du sida et autres fléaux sans, toutefois, penser aux causes qui ont poussé le monde vers le terrorisme et l'immigration ou même vers l'adoption de comportements engendrant la contamination au virus du sida ou incitant à la fabrication des missiles et des missiles anti-missiles", a déclaré le leader libyen.
Le guide Kadhafi a condamné divers comportements pratiqués par plusieurs pays et grandes sociétés comme le trafic des médicaments, des aliments et des armes, et appelé le monde à mettre fin à de tels comportements afin qu'il n'y ait plus de trafic de l'alimentation ni des médicaments ni de bénéfices provenant de la commercialisation de la nourriture et des médicaments.
"Nous n'avons pas, toutefois, entendu dire que le monde s'est accordé sur le règlement du problème de l'eau et l'accès à ce produit vital afin que les jeunes retournent vers la terre, lui soit attaché, la cultive et s'occupent du travail au lieu de s'adonner à des comportements négatifs et pour que les communautés s'orientent vers la production des aliments", a-t-il poursuivi.
Le guide Kadhafi a affirmé que penser à la fabrication des mines et des anti- missiles au détriment du règlement du problème de l'eau et de l'alimentation est une déviation grave dont la responsabilité incombe aux dirigeants du monde et signalé que les peuples ne veulent ni missiles ni bombes.
N'Djamena - Pana
© Copyright Afrique en ligne
Le guide Mouammar Kadhafi a appelé dimanche à N'Djamena le monde à chercher les véritables raisons qui sont à l'origine de la course aux armements, à l'accroissement du phénomène de l'immigration clandestine et à la propagation des maladies tel que le sida.
S'exprimant devant le huitième Forum mondial du développement durable, il a déploré l'absence de sommets mondiaux traitant de tels problèmes et cherchant des solutions aux problèmes de l'eau, de l'alimentation et des médicaments.
"Malheureusement, nous entendons parler des missiles, des missiles nucléaires, de couverture de missiles anti-missiles, du terrorisme, ainsi que de la terreur du sida et autres fléaux sans, toutefois, penser aux causes qui ont poussé le monde vers le terrorisme et l'immigration ou même vers l'adoption de comportements engendrant la contamination au virus du sida ou incitant à la fabrication des missiles et des missiles anti-missiles", a déclaré le leader libyen.
Le guide Kadhafi a condamné divers comportements pratiqués par plusieurs pays et grandes sociétés comme le trafic des médicaments, des aliments et des armes, et appelé le monde à mettre fin à de tels comportements afin qu'il n'y ait plus de trafic de l'alimentation ni des médicaments ni de bénéfices provenant de la commercialisation de la nourriture et des médicaments.
"Nous n'avons pas, toutefois, entendu dire que le monde s'est accordé sur le règlement du problème de l'eau et l'accès à ce produit vital afin que les jeunes retournent vers la terre, lui soit attaché, la cultive et s'occupent du travail au lieu de s'adonner à des comportements négatifs et pour que les communautés s'orientent vers la production des aliments", a-t-il poursuivi.
Le guide Kadhafi a affirmé que penser à la fabrication des mines et des anti- missiles au détriment du règlement du problème de l'eau et de l'alimentation est une déviation grave dont la responsabilité incombe aux dirigeants du monde et signalé que les peuples ne veulent ni missiles ni bombes.
N'Djamena - Pana
© Copyright Afrique en ligne
Le Togo de l’État de droit à l’État de répression
(Afriscoop 02/11/2010)
(AfriSCOOP Lomé) — Après les manifestations politiques, une marche pacifique des Organisations des Droits de l’Homme réprimée à coup de gaz lacrymogènes.
Décidément, le Togo que les derniers rapports nationaux et internationaux sur les droits de l’homme ont classé parmi les nations où les droits humains ont progressé, est en passe de retourner à la case départ.
Après les manifestations de protestation du FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), réprimées à coups de gaz lacrymogènes, de bastonnade et de tirs à balle blanche, c’est au tour des associations de défense des Droits de l’Homme, la LTDH, le CACIT, l’’ACAT-Togo, l’ATDH, l’ATDPDH et le CTDDH de faire les frais du régime de répression que l’Etat togolais est en train d’instaurer, interdisant toute manifestation de rue. Une interdiction qui va dans le sens diamétralement opposé des dispositions de la Constitution togolaise, qui reconnaissent aux populations le droit de manifester, une fois les autorités compétentes informées.
En tout cas, rassemblés tôt dans la matinée (7 h et 7 h 30 minutes) de ce samedi devant le siège de la structure du Groupement d’intérêt économique, ReDéMaRe (où devait s’ébranler une marche pacifique de protestation), dont le directeur, Sama Essohamlon, est détenu en prison de façon arbitraire et sans procès depuis le 20 juillet dernier, les responsables de ces six associations précitées et la foule de manifestants comprenant des adhérents de la structure et les défenseurs des droits humains au Togo ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par une détachement de la gendarmerie qui serait sous la direction du Commandant Rémy Boridja. Ceci, alors qu’aucune notification d’interdiction de la marche n’a été envoyée aux organisateurs par les autorités compétentes (le ministère de l’Administration territoriale et celui de la Sécurité), informées depuis le 26 octobre de la tenue de cette manifestation de rue.
Très énergique, du fait de la force disproportionnée déployée par la troupe de la gendarmerie, malgré les discussions enclenchées au départ par les organisateurs, il n’a fallu qu’une trentaine de seconde pour mettre en déroute les manifestants qui seront par la suite poursuivis à travers les ruelles desservant le Siège de ReDéMaRe au quartier Tokoin Soted à Lomé. Conséquences de ces courses poursuites qui n’ont pas épargné les populations de ce quartier de Lomé, non liées directement à la manifestation, c’est des blessés, des motos emportées… La situation ne reviendra à la normale dans ce quartier qu’aux environs de 11 heures, après le retrait des agents de la gendarmerie.
Retranchés finalement au siège de la LTDH (Ligue togolaise des droits de l’Homme), les défenseurs des droits humains ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont manifesté leurs inquiétudes par rapport à la situation des libertés et droits humains. Il est d’ailleurs envisagé le dépôt d’une plainte commune de ces six associations contre la Gendarmerie nationale, de l’étendre à l’internationale et d’autres mesures sont attendues dans les prochains jours pour contré l’Etat de répression systématique des manifestations quelques soient leurs caractères qui a court au Togo.
A titre de rappel, la marche pacifique des ODDH avait pour objectifs entre autres de réclamer la libération sans condition de Sama Essohamlon, la démission du président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh pour ses propos négationnistes et révisionnistes des exactions commises en 2005, la cessation des répressions et des interdictions des manifestations pacifiques… Sur ce dernier point, les organisateurs disent avoir obtenu, au-delà de la répression de leur marche ce samedi, une victoire vu que cet agissement est une preuve palpable du malaise qu’il y a au Togo sur les Droits humains, et ils comptent étendre la lutte vers les réseaux internationaux dont leurs structures sont membres ou en synergie.
Répression d’une marche des associations de droits de l’homme ce samedi à Lomé
© Copyright Afriscoop
(AfriSCOOP Lomé) — Après les manifestations politiques, une marche pacifique des Organisations des Droits de l’Homme réprimée à coup de gaz lacrymogènes.
Décidément, le Togo que les derniers rapports nationaux et internationaux sur les droits de l’homme ont classé parmi les nations où les droits humains ont progressé, est en passe de retourner à la case départ.
Après les manifestations de protestation du FRAC (Front Républicain pour l’Alternance et le Changement), réprimées à coups de gaz lacrymogènes, de bastonnade et de tirs à balle blanche, c’est au tour des associations de défense des Droits de l’Homme, la LTDH, le CACIT, l’’ACAT-Togo, l’ATDH, l’ATDPDH et le CTDDH de faire les frais du régime de répression que l’Etat togolais est en train d’instaurer, interdisant toute manifestation de rue. Une interdiction qui va dans le sens diamétralement opposé des dispositions de la Constitution togolaise, qui reconnaissent aux populations le droit de manifester, une fois les autorités compétentes informées.
En tout cas, rassemblés tôt dans la matinée (7 h et 7 h 30 minutes) de ce samedi devant le siège de la structure du Groupement d’intérêt économique, ReDéMaRe (où devait s’ébranler une marche pacifique de protestation), dont le directeur, Sama Essohamlon, est détenu en prison de façon arbitraire et sans procès depuis le 20 juillet dernier, les responsables de ces six associations précitées et la foule de manifestants comprenant des adhérents de la structure et les défenseurs des droits humains au Togo ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par une détachement de la gendarmerie qui serait sous la direction du Commandant Rémy Boridja. Ceci, alors qu’aucune notification d’interdiction de la marche n’a été envoyée aux organisateurs par les autorités compétentes (le ministère de l’Administration territoriale et celui de la Sécurité), informées depuis le 26 octobre de la tenue de cette manifestation de rue.
Très énergique, du fait de la force disproportionnée déployée par la troupe de la gendarmerie, malgré les discussions enclenchées au départ par les organisateurs, il n’a fallu qu’une trentaine de seconde pour mettre en déroute les manifestants qui seront par la suite poursuivis à travers les ruelles desservant le Siège de ReDéMaRe au quartier Tokoin Soted à Lomé. Conséquences de ces courses poursuites qui n’ont pas épargné les populations de ce quartier de Lomé, non liées directement à la manifestation, c’est des blessés, des motos emportées… La situation ne reviendra à la normale dans ce quartier qu’aux environs de 11 heures, après le retrait des agents de la gendarmerie.
Retranchés finalement au siège de la LTDH (Ligue togolaise des droits de l’Homme), les défenseurs des droits humains ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle, ils ont manifesté leurs inquiétudes par rapport à la situation des libertés et droits humains. Il est d’ailleurs envisagé le dépôt d’une plainte commune de ces six associations contre la Gendarmerie nationale, de l’étendre à l’internationale et d’autres mesures sont attendues dans les prochains jours pour contré l’Etat de répression systématique des manifestations quelques soient leurs caractères qui a court au Togo.
A titre de rappel, la marche pacifique des ODDH avait pour objectifs entre autres de réclamer la libération sans condition de Sama Essohamlon, la démission du président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh pour ses propos négationnistes et révisionnistes des exactions commises en 2005, la cessation des répressions et des interdictions des manifestations pacifiques… Sur ce dernier point, les organisateurs disent avoir obtenu, au-delà de la répression de leur marche ce samedi, une victoire vu que cet agissement est une preuve palpable du malaise qu’il y a au Togo sur les Droits humains, et ils comptent étendre la lutte vers les réseaux internationaux dont leurs structures sont membres ou en synergie.
Répression d’une marche des associations de droits de l’homme ce samedi à Lomé
© Copyright Afriscoop
Afrique du Sud -Jacob Zuma remanie son gouvernement
(Le Temps.ch 02/11/2010)
Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé un remaniement de son cabinet avec le limogeage de sept ministres, afin notamment d’améliorer l’efficacité de son action dans la lutte contre la pauvreté. Parmi les principales victimes du remaniement figure le ministre des Communications, Siphiwe Nyanda, soupçonné d’irrégularités. «Nous sommes guidés par la mission de ce gouvernement qui est d’améliorer la qualité de vie de tous les Sud-Africains, en particulier des pauvres», a déclaré Jacob Zuma, élu président en 2007.
«Etant donné que nous avons toujours des difficultés graves en matière de chômage, de pauvreté et d’inégalité dans ce pays, le gouvernement se doit de travailler plus vite», a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse. Responsable important du parti au pouvoir ANC (Congrès national africain), Siphiwe Nyanda est un ancien chef des Forces armées d’Afrique du Sud: il avait été publiquement critiqué lorsque la compagnie qu’il possède en partie avait été choisie pour des appels de l’armée valant plusieurs millions de rands.
Inégalités persistantes
Parmi les nouveaux promus au gouvernement figure Fikile Mbalula, un ancien membre radical des jeunesses de l’ANC, comme ministre des Sports. Il est récompensé pour avoir dirigé la campagne électorale de Jacob Zuma. Paul Mashatile, déjà influent comme chef du parti de la province de Gauteng (le cœur économique du pays où se trouve Johannesburg), est nommé ministre des Arts et de la culture.«L’accès aux services de base, a poursuivi le président, reste aussi important que lorsque nous avons obtenu notre liberté en 1994», à la fin de l’apartheid et de la domination blanche. Le chef de l’ANC, qui a été critiqué pour la persistance d’inégalités sociales criantes en Afrique du Sud, a souligné: «Il faut que nos compatriotes perçoivent une amélioration visible dans la fourniture d’eau, d’électricité, des services de santé, d’éducation, de sécurité sociale, des services administratifs, de sécurité.»
LT/AFP
© Copyright Le Temps.ch
Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé un remaniement de son cabinet avec le limogeage de sept ministres, afin notamment d’améliorer l’efficacité de son action dans la lutte contre la pauvreté. Parmi les principales victimes du remaniement figure le ministre des Communications, Siphiwe Nyanda, soupçonné d’irrégularités. «Nous sommes guidés par la mission de ce gouvernement qui est d’améliorer la qualité de vie de tous les Sud-Africains, en particulier des pauvres», a déclaré Jacob Zuma, élu président en 2007.
«Etant donné que nous avons toujours des difficultés graves en matière de chômage, de pauvreté et d’inégalité dans ce pays, le gouvernement se doit de travailler plus vite», a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse. Responsable important du parti au pouvoir ANC (Congrès national africain), Siphiwe Nyanda est un ancien chef des Forces armées d’Afrique du Sud: il avait été publiquement critiqué lorsque la compagnie qu’il possède en partie avait été choisie pour des appels de l’armée valant plusieurs millions de rands.
Inégalités persistantes
Parmi les nouveaux promus au gouvernement figure Fikile Mbalula, un ancien membre radical des jeunesses de l’ANC, comme ministre des Sports. Il est récompensé pour avoir dirigé la campagne électorale de Jacob Zuma. Paul Mashatile, déjà influent comme chef du parti de la province de Gauteng (le cœur économique du pays où se trouve Johannesburg), est nommé ministre des Arts et de la culture.«L’accès aux services de base, a poursuivi le président, reste aussi important que lorsque nous avons obtenu notre liberté en 1994», à la fin de l’apartheid et de la domination blanche. Le chef de l’ANC, qui a été critiqué pour la persistance d’inégalités sociales criantes en Afrique du Sud, a souligné: «Il faut que nos compatriotes perçoivent une amélioration visible dans la fourniture d’eau, d’électricité, des services de santé, d’éducation, de sécurité sociale, des services administratifs, de sécurité.»
LT/AFP
© Copyright Le Temps.ch
Gabon -500 millions de francs CFA pour les partis politiques
(Afriscoop 02/11/2010)
L’Etat gabonais a récemment procédé au paiement d’une cagnotte de 500 millions de francs CFA (1,04 millions de dollars) relative à la subvention annuelle allouée aux partis politiques ayant un élu local ou national, a-t-on appris lundi de source proche du ministère de l’Intérieur.
"Le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou a officiellement annoncé aux leaders politiques gabonais le paiement de cette subvention lors d’une réunion vendredi avec les représentants de tous les partis au siège de son ministère", a confié à Xinhua un conseiller du département.
L’argent est directement viré dans les comptes bancaires de chaque parti. Seul les formations politiques ayant des élus bénéficient de cette manne destinée à aider les partis politiques à fonctionner.
Le paiement se fait au prorata des élus. Ce mode de calcul procure au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968), la plus grosse part de cette enveloppe. Créé le 12 mars 1968, le PDG détient la majorité absolue à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les communes et les assemblées départementales.
A l’Assemblée nationale, le PDG totalise à lui seule plus de 80 députés sur 125. Toute l’opposition réunie ne compte que 16 députés.
Outre les partis politiques, le Gabon, pays pétrolier du golfe de Guinée, alloue une subvention annuelle à la presse indépendante et à tous les clubs évoluant en première division du championnat national de football.
© Copyright Afriscoop
L’Etat gabonais a récemment procédé au paiement d’une cagnotte de 500 millions de francs CFA (1,04 millions de dollars) relative à la subvention annuelle allouée aux partis politiques ayant un élu local ou national, a-t-on appris lundi de source proche du ministère de l’Intérieur.
"Le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou a officiellement annoncé aux leaders politiques gabonais le paiement de cette subvention lors d’une réunion vendredi avec les représentants de tous les partis au siège de son ministère", a confié à Xinhua un conseiller du département.
L’argent est directement viré dans les comptes bancaires de chaque parti. Seul les formations politiques ayant des élus bénéficient de cette manne destinée à aider les partis politiques à fonctionner.
Le paiement se fait au prorata des élus. Ce mode de calcul procure au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968), la plus grosse part de cette enveloppe. Créé le 12 mars 1968, le PDG détient la majorité absolue à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les communes et les assemblées départementales.
A l’Assemblée nationale, le PDG totalise à lui seule plus de 80 députés sur 125. Toute l’opposition réunie ne compte que 16 députés.
Outre les partis politiques, le Gabon, pays pétrolier du golfe de Guinée, alloue une subvention annuelle à la presse indépendante et à tous les clubs évoluant en première division du championnat national de football.
© Copyright Afriscoop
lundi 1 novembre 2010
Côte d'Ivoire: le dépouillement se poursuit sans violence
ABIDJAN (AP) — Le dépouillement des bulletins de vote se poursuivait lundi en Côte d'Ivoire, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, sans qu'aucune violence ne soit pour le moment signalée. L'émissaire des Nations unies a salué l'organisation du scrutin, affirmant avoir reçu la garantie que les candidats respecteraient les résultats.
La commission électorale avait espéré donner les premiers résultats dès dimanche, mais son porte-parole Bamba Yacouba a indiqué que les autorités "étudiaient et compilaient" les résultats lundi au siège de la commission à Abidjan. Au total, environ 20.000 bureaux de vote étaient ouverts dimanche.
Ce retard est dû à des problèmes de logistique, selon le porte-parole. Un autre membre de la commission, Auguste Mirmont, a, lui, invoqué de fortes pluies dans certaines régions du pays.
La force des Nations unies, qui compte environ 9.000 hommes, participait au transport des bulletins de vote. Le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Young-jin Choi, a déclaré lundi à des journalistes que les candidats lui avaient tous donné "la garantie personnelle qu'ils respecteraient les résultats -certains pas plus tard que lundi matin". "Je suis certain que les résultats seront respectés et qu'il n'y aura pas de violence", a-t-il dit.
Maintes fois reportée, l'élection présidentielle doit marquer un tournant pour la Côte d'Ivoire, après plus de dix ans de crises et de violences.
Favori, le président sortant Laurent Gbagbo, 65 ans, dont le mandat officiel de cinq ans a expiré en 2005, a face à lui 13 rivaux, dont deux poids-lourds: le chef de l'opposition et ancien Premier ministre Alassane Ouattara, 68 ans, très populaire dans le Nord, et l'ancien président Henri Konan Bédié, 76 ans, renversé en 1999 lors du premier putsch des années troublées de la Côte d'Ivoire, considérée autrefois comme le bastion de stabilité de l'Afrique du temps de son premier président, Felix Houphouët-Boigny.
Si aucun candidat n'est élu dès le premier tour, un second tour est prévu le 28 novembre. AP
Copyright nouvelObs
La commission électorale avait espéré donner les premiers résultats dès dimanche, mais son porte-parole Bamba Yacouba a indiqué que les autorités "étudiaient et compilaient" les résultats lundi au siège de la commission à Abidjan. Au total, environ 20.000 bureaux de vote étaient ouverts dimanche.
Ce retard est dû à des problèmes de logistique, selon le porte-parole. Un autre membre de la commission, Auguste Mirmont, a, lui, invoqué de fortes pluies dans certaines régions du pays.
La force des Nations unies, qui compte environ 9.000 hommes, participait au transport des bulletins de vote. Le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Young-jin Choi, a déclaré lundi à des journalistes que les candidats lui avaient tous donné "la garantie personnelle qu'ils respecteraient les résultats -certains pas plus tard que lundi matin". "Je suis certain que les résultats seront respectés et qu'il n'y aura pas de violence", a-t-il dit.
Maintes fois reportée, l'élection présidentielle doit marquer un tournant pour la Côte d'Ivoire, après plus de dix ans de crises et de violences.
Favori, le président sortant Laurent Gbagbo, 65 ans, dont le mandat officiel de cinq ans a expiré en 2005, a face à lui 13 rivaux, dont deux poids-lourds: le chef de l'opposition et ancien Premier ministre Alassane Ouattara, 68 ans, très populaire dans le Nord, et l'ancien président Henri Konan Bédié, 76 ans, renversé en 1999 lors du premier putsch des années troublées de la Côte d'Ivoire, considérée autrefois comme le bastion de stabilité de l'Afrique du temps de son premier président, Felix Houphouët-Boigny.
Si aucun candidat n'est élu dès le premier tour, un second tour est prévu le 28 novembre. AP
Copyright nouvelObs
Le TP Mazembé est tout près
Sévèrement battue 5-0 au stade de la Kenya de Lubumbashi (RD Congo), l'Espérance de Tunis a vécu le pire des scénarii en première période face au TP Mazembé, le champion d'Afrique en titre. Le club tunisien a concédé deux buts dont un penalty et a évolué à dix à la suite de l'expulsion du défenseur Mohamed Ben Mansour (24e). Dans la foulée, le coach Faouzi Benzarti a été contraint de prendre une initiative qui s'est avérée catastrophique. Il a remplacé le milieu de terrain Oussama Darragi, l'homme le plus en forme de ces dernières semaines, par Zied Derbali, privant le buteur nigérian Michael Eneramo de son meilleur passeur. Mais c'est l'arbitre togolais Kokou Adjepoué qui a joué un rôle central dans la déroute Tunisienne. Le premier but inscrit par Kasongo (18e) a été entaché d'un hors-jeu et le penalty exécuté par Kaluyituka (45e+2) n'était guère justifié.
L'Espérance de Tunis en totale perdition
La deuxième période a tourné à la démonstration. Les hommes du Sénégalais Lamine N'Diaye ont profité de leur supériorité numérique pour passer à la vitesse supérieure devant une formation en totale perdition. Tout à tour, Singuluma en 5 minutes (56e, 59e) puis Kasongo (74e) signaient chacun un doublé, enfonçant l'Espérance. Le handicap sera difficile à surmonter le 13 novembre lors du match retour à Tunis. Mais le football africain est capable de miracles, surtout avec des arbitres comme le Togolais Koko Adjepoué qui est passé à côté de son match. À noter que face aux soupçons qui pèsent sur les joueurs du TP Mazembé, la Confédération africaine de football (CAF) a dépêché le médecin ougandais James Sekajugo pour effectuer des tests antidopage. - ABL
Copyright lequipe
L'Espérance de Tunis en totale perdition
La deuxième période a tourné à la démonstration. Les hommes du Sénégalais Lamine N'Diaye ont profité de leur supériorité numérique pour passer à la vitesse supérieure devant une formation en totale perdition. Tout à tour, Singuluma en 5 minutes (56e, 59e) puis Kasongo (74e) signaient chacun un doublé, enfonçant l'Espérance. Le handicap sera difficile à surmonter le 13 novembre lors du match retour à Tunis. Mais le football africain est capable de miracles, surtout avec des arbitres comme le Togolais Koko Adjepoué qui est passé à côté de son match. À noter que face aux soupçons qui pèsent sur les joueurs du TP Mazembé, la Confédération africaine de football (CAF) a dépêché le médecin ougandais James Sekajugo pour effectuer des tests antidopage. - ABL
Copyright lequipe
RDC - Le Sénat vote la loi instituant la Cour Constitutionnelle
Lundi, 01 Novembre 2010 13:15
Kinshasa, 1er novembre 2010 – DIA - La loi organique harmonisée portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été votée le vendredi 29 octobre 2010 à la chambre haute du Parlement. Cette loi organise la procédure et les modes de saisine de cette cour ainsi que les divers effets de ses décisions.
Sous la conduite de leur président, Léon Kengo wa Dondo, les 75 sénateurs présents à cette plénière sur les 108 que compte cette chambre ont exprimé un vote positif à ce scrutin qui n’a pas nécessité de débat. Ainsi, les 120 articles repartis en sept titres ont été votés par les honorables sénateurs sans difficulté.
La loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle consacre la séparation du contentieux constitutionnel de celui administratif et judiciaire. Elle vise également à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire face aux pouvoirs législatifs et exécutifs.
La Cour constitutionnelle est la juridiction pénale du Président de la République et du Premier ministre. Elle est dotée des compétences en matière électorale. Elle juge, a cet effet, la régularité du processus des élections présidentielles et législatives au niveau national et du référendum. (Agence catholique D.I.A. www.dia-afrique.org )
Copyright dia-afrique
Kinshasa, 1er novembre 2010 – DIA - La loi organique harmonisée portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été votée le vendredi 29 octobre 2010 à la chambre haute du Parlement. Cette loi organise la procédure et les modes de saisine de cette cour ainsi que les divers effets de ses décisions.
Sous la conduite de leur président, Léon Kengo wa Dondo, les 75 sénateurs présents à cette plénière sur les 108 que compte cette chambre ont exprimé un vote positif à ce scrutin qui n’a pas nécessité de débat. Ainsi, les 120 articles repartis en sept titres ont été votés par les honorables sénateurs sans difficulté.
La loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle consacre la séparation du contentieux constitutionnel de celui administratif et judiciaire. Elle vise également à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire face aux pouvoirs législatifs et exécutifs.
La Cour constitutionnelle est la juridiction pénale du Président de la République et du Premier ministre. Elle est dotée des compétences en matière électorale. Elle juge, a cet effet, la régularité du processus des élections présidentielles et législatives au niveau national et du référendum. (Agence catholique D.I.A. www.dia-afrique.org )
Copyright dia-afrique
Eto'o : "J'aurais aimé jouer à l'OM"
"Je t'aime, moi non plus". Ce titre de Serge Gainsbourg pourrait résumer l'histoire de Samuel Eto'o avec la France. De passage à Carpentras (Vaucluse) et Paris durant son adolescence, le jeune Samuel retournera ensuite faire ses gammes à Douala (Cameroun) avant de faire des essais, non concluants à Paris et au Havre, pour finalement intégrer le Real Madrid, puis exploser à Majorque.
Invité du Canal Football Club ce dimanche, le joueur a expliqué que le Paris Saint-Germain ne l'avait pas retenu pour des raisons administratives : "J'étais un sans-papier donc c'était un peu compliqué. J'ai fait un essai à Paris et on m'a dit : 'jeune homme tu n'as pas de papiers tu peux pas rester ici'".
Quelques années plus tard et avec trois Ligues des Champions en poche, l'attaquant camerounais fait les beaux jours de l'Inter Milan. Cependant, c'est bien du côté de Marseille qu'Eto'o aurait pu faire rêver les foules : "J'ai un appartement à deux pas du Parc des Princes. J'aime bien Paris mais j'aurais souhaité jouer à Marseille. Je serai au Parc dimanche (pour PSG - OM, NDLR)", a révélé le triple Ballon d'Or africain qui n'a jamais caché son attirance pour le public du Stade Vélodrome.
Pour accentuer les regrets des supporters marseillais, rappelons qu'Eto'o aurait pu être le remplaçant de Didier Drogba en 2004 si les dirigeants de l'époque avaient suivi le souhait de feu Robert-Louis Dreyfus, qui souhaitait recruter celui qui flambait à l'époque à Majorque. La Canebière a dû se contenter de Luyindula...
copyright afriquefoot
Invité du Canal Football Club ce dimanche, le joueur a expliqué que le Paris Saint-Germain ne l'avait pas retenu pour des raisons administratives : "J'étais un sans-papier donc c'était un peu compliqué. J'ai fait un essai à Paris et on m'a dit : 'jeune homme tu n'as pas de papiers tu peux pas rester ici'".
Quelques années plus tard et avec trois Ligues des Champions en poche, l'attaquant camerounais fait les beaux jours de l'Inter Milan. Cependant, c'est bien du côté de Marseille qu'Eto'o aurait pu faire rêver les foules : "J'ai un appartement à deux pas du Parc des Princes. J'aime bien Paris mais j'aurais souhaité jouer à Marseille. Je serai au Parc dimanche (pour PSG - OM, NDLR)", a révélé le triple Ballon d'Or africain qui n'a jamais caché son attirance pour le public du Stade Vélodrome.
Pour accentuer les regrets des supporters marseillais, rappelons qu'Eto'o aurait pu être le remplaçant de Didier Drogba en 2004 si les dirigeants de l'époque avaient suivi le souhait de feu Robert-Louis Dreyfus, qui souhaitait recruter celui qui flambait à l'époque à Majorque. La Canebière a dû se contenter de Luyindula...
copyright afriquefoot
Le Togo fourbit ses armes
Par Mohamed, le 01 novembre 2010
Mal embarqué dans les éliminatoires de la CAN 2012, le Togo s’offre un stage de préparation avant d’affronter le Tchad, le 17 novembre prochain, au cours d’une rencontre dont le résultat sera déjà décisif.
Pour aborder aux mieux ce match, le sélectionneur des Eperviers, Thierry Froger, a décidé de réunir à Lomé 20 joueurs issus de championnats locaux.
A l’issue de ce stage, qui devrait durer deux semaines, certains de ces joueurs rallieront ensuite la liste définitive des Eperviers qui disputeront la rencontre contre le Tchad.
Avant-derniers du groupe K, les Togolais se sont inclinés à domicile face aux Tunisiens lors de la dernière journée des qualifications de la CAN, le 10 octobre dernier.
Ne comptant que deux points à leur compteur, les Eperviers sont distancés par le Botswana (10 points), la Tunisie (7) et le Malawi (6). Le Tchad ferme la marche avec un seul point.
La liste des 20 Tchadiens :
Salifou salifou (Dyto), Mawugbé Atsu (Maranatha), Kinvi- Boh Alex(Us Masseda), Bossou Vincent (Maranatha), Ouro-Akoriko Sadate (Etoile filante), Dadzie Kodjo (Gomido), Guyazi Kassim, Tawali Magnima (Gomido), Camara Koupossitéré (Asko), Ségnéfia Alikem Sélom (Gomido), Womé Dové( Maranatha), Salimou Wassiyou (Dyto), Kuma Blaise (Etoile filante), Folley Assiongbon (Gomido), Towodo Edem (Dyto), Yacoubou chérif (Kotoko), Saibou salifou, Salifou Badarou (As douane), Aguidi Foovi Komi (Maranatha) Togada Komlan (Club sportif sfaxien)
copyright afriquefoot.fr/
Mal embarqué dans les éliminatoires de la CAN 2012, le Togo s’offre un stage de préparation avant d’affronter le Tchad, le 17 novembre prochain, au cours d’une rencontre dont le résultat sera déjà décisif.
Pour aborder aux mieux ce match, le sélectionneur des Eperviers, Thierry Froger, a décidé de réunir à Lomé 20 joueurs issus de championnats locaux.
A l’issue de ce stage, qui devrait durer deux semaines, certains de ces joueurs rallieront ensuite la liste définitive des Eperviers qui disputeront la rencontre contre le Tchad.
Avant-derniers du groupe K, les Togolais se sont inclinés à domicile face aux Tunisiens lors de la dernière journée des qualifications de la CAN, le 10 octobre dernier.
Ne comptant que deux points à leur compteur, les Eperviers sont distancés par le Botswana (10 points), la Tunisie (7) et le Malawi (6). Le Tchad ferme la marche avec un seul point.
La liste des 20 Tchadiens :
Salifou salifou (Dyto), Mawugbé Atsu (Maranatha), Kinvi- Boh Alex(Us Masseda), Bossou Vincent (Maranatha), Ouro-Akoriko Sadate (Etoile filante), Dadzie Kodjo (Gomido), Guyazi Kassim, Tawali Magnima (Gomido), Camara Koupossitéré (Asko), Ségnéfia Alikem Sélom (Gomido), Womé Dové( Maranatha), Salimou Wassiyou (Dyto), Kuma Blaise (Etoile filante), Folley Assiongbon (Gomido), Towodo Edem (Dyto), Yacoubou chérif (Kotoko), Saibou salifou, Salifou Badarou (As douane), Aguidi Foovi Komi (Maranatha) Togada Komlan (Club sportif sfaxien)
copyright afriquefoot.fr/
R.D.C. -La participation, seul véritable enjeu du référendum constitutionnel au Niger
(lEuromag 01/11/2010)
Les Nigériens ont voté ce dimanche 31 octobre pour adopter leur nouvelle Constitution. Les bureaux de vote ont officiellement fermé à 18h, heure locale.
L’adoption de la nouvelle Constitution ne fait aucun doute, la réelle inconnue est la mobilisation des électeurs.
Selon la Céni, le vote s’est globalement bien déroulé sur l’ensemble du territoire.
Cependant à Niamey les observateurs notent une participation modeste et surtout des couacs dans la mise en place des bureaux de vote.
AFP
Rédigé par kianpour
© Copyright lEuromag
Les Nigériens ont voté ce dimanche 31 octobre pour adopter leur nouvelle Constitution. Les bureaux de vote ont officiellement fermé à 18h, heure locale.
L’adoption de la nouvelle Constitution ne fait aucun doute, la réelle inconnue est la mobilisation des électeurs.
Selon la Céni, le vote s’est globalement bien déroulé sur l’ensemble du territoire.
Cependant à Niamey les observateurs notent une participation modeste et surtout des couacs dans la mise en place des bureaux de vote.
AFP
Rédigé par kianpour
© Copyright lEuromag
Côte d'Ivoire -PRESIDENTIELLE: le vainqueur du scrutin connu ce soir
(Le Parisien 01/11/2010)
Les Ivoiriens se sont massivement rendus aux urnes, dimanche, et apparemment dans le calme, pour élire leur président. C'est une élection historique après onze années de crise politico-militaire et six reports depuis 2005.
A Abidjan, la capitale, comme à Bouaké (centre du pays), fief de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui tient le Nord du pays depuis son putsch manqué de 2002, les électeurs ont afflué dans les bureaux de vote, qui ont fermé peu après 17 heures locales. Aucun incident notable n'avait été rapporté au cours de la journée.
Les brigades mixtes loyalistes/FN chargées de sécuriser le scrutin n'ont déployé qu'environ 6.600 éléments sur les 8.000 prévus. Elles ont été épaulées par les ex-rebelles au nord et la police et la gendarmerie au sud. L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci, plus de 8.500 hommes) et la force française Licorne (900 hommes) étaient en appui.
Les forces armées loyalistes avaient annoncé la fermeture des frontières terrestres jusqu'à mardi 18 heures, afin d'empêcher les «éventuels fauteurs de troubles» de «fuir le pays après y avoir mis le feu».
Les résultats attendus lundi soir
Quelque 5,7 millions d'Ivoiriens étaient appelés aux urnes pour ce scrutin qui devait départager 14 candidats, dont les trois ténors de la politique ivoirienne, pour la première fois opposés : le président sortant Laurent Gbagbo, 65 ans, au pouvoir depuis 2000 malgré la fin de son mandat en 2005, l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, 76 ans, et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, 68 ans.
Ces trois hommes, qui tiennent le devant de la scène politique de la Côte d'Ivoire depuis deux décennies, ont salué le bon déroulement de l'élection. Mais le président sortant craint des violences de la part des «mauvais perdants» à l'annonce des résultats attendus probablement lundi soir.
«Je suis très fier d'avoir voté», a lancé Nastase Kehi, étudiant de 26 ans, après avoir glissé son bulletin dans l'urne «pour la première fois». Une longue file s'était formée dès 5 heures devant ce centre du quartier de Port-Bouët (sud d'Abidjan). La bouillonnante capitale économique offrait un aspect inhabituellement calme, dû dans certains quartiers à une quasi-absence de transports en commun.
A Bouaké, dans une file d'attente de plusieurs centaines de personnes, les discussions allaient bon train dans une atmosphère détendue. «Depuis dix ans qu'il n'y a pas d'élection, il faut qu'on prenne part pour qu'il y ait un changement, parce que les Ivoiriens souffrent, surtout nous les jeunes», a confié Mylène Kouassi, étudiante de 22 ans, venue spécialement d'Abidjan pour rejoindre son lieu d'inscription.
Leparisien.fr
© Copyright Le Parisien
Les Ivoiriens se sont massivement rendus aux urnes, dimanche, et apparemment dans le calme, pour élire leur président. C'est une élection historique après onze années de crise politico-militaire et six reports depuis 2005.
A Abidjan, la capitale, comme à Bouaké (centre du pays), fief de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui tient le Nord du pays depuis son putsch manqué de 2002, les électeurs ont afflué dans les bureaux de vote, qui ont fermé peu après 17 heures locales. Aucun incident notable n'avait été rapporté au cours de la journée.
Les brigades mixtes loyalistes/FN chargées de sécuriser le scrutin n'ont déployé qu'environ 6.600 éléments sur les 8.000 prévus. Elles ont été épaulées par les ex-rebelles au nord et la police et la gendarmerie au sud. L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci, plus de 8.500 hommes) et la force française Licorne (900 hommes) étaient en appui.
Les forces armées loyalistes avaient annoncé la fermeture des frontières terrestres jusqu'à mardi 18 heures, afin d'empêcher les «éventuels fauteurs de troubles» de «fuir le pays après y avoir mis le feu».
Les résultats attendus lundi soir
Quelque 5,7 millions d'Ivoiriens étaient appelés aux urnes pour ce scrutin qui devait départager 14 candidats, dont les trois ténors de la politique ivoirienne, pour la première fois opposés : le président sortant Laurent Gbagbo, 65 ans, au pouvoir depuis 2000 malgré la fin de son mandat en 2005, l'ex-chef d'Etat Henri Konan Bédié, 76 ans, et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, 68 ans.
Ces trois hommes, qui tiennent le devant de la scène politique de la Côte d'Ivoire depuis deux décennies, ont salué le bon déroulement de l'élection. Mais le président sortant craint des violences de la part des «mauvais perdants» à l'annonce des résultats attendus probablement lundi soir.
«Je suis très fier d'avoir voté», a lancé Nastase Kehi, étudiant de 26 ans, après avoir glissé son bulletin dans l'urne «pour la première fois». Une longue file s'était formée dès 5 heures devant ce centre du quartier de Port-Bouët (sud d'Abidjan). La bouillonnante capitale économique offrait un aspect inhabituellement calme, dû dans certains quartiers à une quasi-absence de transports en commun.
A Bouaké, dans une file d'attente de plusieurs centaines de personnes, les discussions allaient bon train dans une atmosphère détendue. «Depuis dix ans qu'il n'y a pas d'élection, il faut qu'on prenne part pour qu'il y ait un changement, parce que les Ivoiriens souffrent, surtout nous les jeunes», a confié Mylène Kouassi, étudiante de 22 ans, venue spécialement d'Abidjan pour rejoindre son lieu d'inscription.
Leparisien.fr
© Copyright Le Parisien
Tanzanie: les observateurs satisfaits
(Le Figaro 01/11/2010)
Les observateurs du Commonwealth ont exprimé aujourd'hui leur satisfaction quant au déroulement des élections générales tenues la veille en Tanzanie, pour lesquelles aucun résultat partiel significatif n'était encore disponible en début de matinée.
Les élections dans ce vaste pays d'Afrique orientale ont été "paisibles, ordonnées et bien organisées", a indiqué à la presse Paul East, chef de la mission d'observation envoyée par le Commonwealth, à l'exception de "quelques irrégularités, comme des électeurs ne trouvant pas leur nom sur la liste électorale".
"Nous avons également observé le dépouillement, qui a été mené selon les règles. Il s'agit d'une élection raisonnablement bien organisée", a conclu M. East.
Les premiers résultats partiels disponibles lundi matin ne permettaient pas encore de prédire l'issue des différents scrutins, et notamment de l'élection présidentielle pour laquelle le président sortant Jakaya Kikwete et son parti le Chama Cha Mapinduzi (Parti révolutionnaire en swahili, CCM) étaient donnés largement favori selon les sondages.
Parmi les cinq adversaires de M. Kikwete, les deux principaux étaient Wilbrod Slaa, pour le parti CHADEMA, et Ibrahim Lipumba pour le Front civique uni (CUF selon l'acronyme anglais).
Le chef de l'Etat sortant, âgé de 60 ans et candidat à un second et dernier mandat de 5 ans, a lui-même prédit dimanche une "victoire écrasante" du parti qui dirige le pays depuis son indépendance en 1961.
AFP
© Copyright Le Figaro
Les observateurs du Commonwealth ont exprimé aujourd'hui leur satisfaction quant au déroulement des élections générales tenues la veille en Tanzanie, pour lesquelles aucun résultat partiel significatif n'était encore disponible en début de matinée.
Les élections dans ce vaste pays d'Afrique orientale ont été "paisibles, ordonnées et bien organisées", a indiqué à la presse Paul East, chef de la mission d'observation envoyée par le Commonwealth, à l'exception de "quelques irrégularités, comme des électeurs ne trouvant pas leur nom sur la liste électorale".
"Nous avons également observé le dépouillement, qui a été mené selon les règles. Il s'agit d'une élection raisonnablement bien organisée", a conclu M. East.
Les premiers résultats partiels disponibles lundi matin ne permettaient pas encore de prédire l'issue des différents scrutins, et notamment de l'élection présidentielle pour laquelle le président sortant Jakaya Kikwete et son parti le Chama Cha Mapinduzi (Parti révolutionnaire en swahili, CCM) étaient donnés largement favori selon les sondages.
Parmi les cinq adversaires de M. Kikwete, les deux principaux étaient Wilbrod Slaa, pour le parti CHADEMA, et Ibrahim Lipumba pour le Front civique uni (CUF selon l'acronyme anglais).
Le chef de l'Etat sortant, âgé de 60 ans et candidat à un second et dernier mandat de 5 ans, a lui-même prédit dimanche une "victoire écrasante" du parti qui dirige le pays depuis son indépendance en 1961.
AFP
© Copyright Le Figaro
Niger - La participation, seul véritable enjeu du référendum constitutionnel au Niger
(lEuromag 01/11/2010)
Les Nigériens ont voté ce dimanche 31 octobre pour adopter leur nouvelle Constitution. Les bureaux de vote ont officiellement fermé à 18h, heure locale.
L’adoption de la nouvelle Constitution ne fait aucun doute, la réelle inconnue est la mobilisation des électeurs.
Selon la Céni, le vote s’est globalement bien déroulé sur l’ensemble du territoire.
Cependant à Niamey les observateurs notent une participation modeste et surtout des couacs dans la mise en place des bureaux de vote.
AFP
Source : http://www.rfi.fr/afrique/20101031-participation-s...
Rédigé par kianpour
© Copyright lEuromag
Les Nigériens ont voté ce dimanche 31 octobre pour adopter leur nouvelle Constitution. Les bureaux de vote ont officiellement fermé à 18h, heure locale.
L’adoption de la nouvelle Constitution ne fait aucun doute, la réelle inconnue est la mobilisation des électeurs.
Selon la Céni, le vote s’est globalement bien déroulé sur l’ensemble du territoire.
Cependant à Niamey les observateurs notent une participation modeste et surtout des couacs dans la mise en place des bureaux de vote.
AFP
Source : http://www.rfi.fr/afrique/20101031-participation-s...
Rédigé par kianpour
© Copyright lEuromag
Guinée Bissau, Sénégal -Bacaï Sanha prolonge son séjour à Dakar pour raisons de santé
(Romandie.com 01/11/2010)
DAKAR - Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, hospitalisé depuis huit jours à Dakar, a prolongé son séjour dans la capitale sénégalaise pour "se reposer", mais se porte bien, ont assuré dimanche des sources officielles bissau-guinéenne et sénégalaise.
Le dirigeant de la Guinée-Bissau, âgé de 63 ans, n'était pas rentré comme prévu samedi à Bissau et des rumeurs avaient aussitôt couru que son état de santé s'était dégradé.
"Le président se porte à merveille et se repose", a assuré dimanche matin à l'AFP le chef du protocole de la présidence bissau-guinéenne, Dino Seidi, joint par téléphone à Dakar.
"Il se porte bien, il est sorti de l'hôpital, il se repose dans une résidence. Il devrait rentrer mardi" à Bissau, a confirmé une source à la présidence sénégalaise, sous couvert de l'anonymat.
Une autre source à la présidence sénégalaise a déclaré de son côté, pour mettre un terme aux rumeurs: "Il est bien vivant, il va bientôt rentrer à Bissau".
Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 82 ans, très proche du président bissau-guinéen qui a l'habitude de l'appeler "papa", lui avait rendu visite à l'hôpital vendredi, selon les mêmes sources.
Malam Bacaï Sanha avait été évacué le 23 octobre vers Dakar, par avion militaire, à la suite d'un malaise. Aucune précision n'a été apportée, depuis, sur les raisons médicales de cette hospitalisation.
En décembre 2009, le président avait déjà passé quatre semaines à l'étranger pour raisons médicales. D'abord évacué vers la capitale sénégalaise à la suite d'un malaise, il avait ensuite été hospitalisé à Paris puis avait poursuivi sa convalescence aux îles Canaries (Espagne).
Sans jamais dire précisément de quel mal il souffrait, le président avait alors simplement déclaré: "on parle de +chute d'hémoglobine+ dans le sang. (...) Il est vrai que je souffre aussi de diabète mais ce n'est pas si grave qu'on veut le faire croire". Il avait cependant indiqué avoir été "longuement sous perfusion".
Malam Bacaï Sanha avait remporté l'élection présidentielle de juillet 2009 avec 67% des voix au second tour, quatre mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira par des militaires.
(©AFP )
© Copyright Romandie.com
DAKAR - Le président bissau-guinéen, Malam Bacaï Sanha, hospitalisé depuis huit jours à Dakar, a prolongé son séjour dans la capitale sénégalaise pour "se reposer", mais se porte bien, ont assuré dimanche des sources officielles bissau-guinéenne et sénégalaise.
Le dirigeant de la Guinée-Bissau, âgé de 63 ans, n'était pas rentré comme prévu samedi à Bissau et des rumeurs avaient aussitôt couru que son état de santé s'était dégradé.
"Le président se porte à merveille et se repose", a assuré dimanche matin à l'AFP le chef du protocole de la présidence bissau-guinéenne, Dino Seidi, joint par téléphone à Dakar.
"Il se porte bien, il est sorti de l'hôpital, il se repose dans une résidence. Il devrait rentrer mardi" à Bissau, a confirmé une source à la présidence sénégalaise, sous couvert de l'anonymat.
Une autre source à la présidence sénégalaise a déclaré de son côté, pour mettre un terme aux rumeurs: "Il est bien vivant, il va bientôt rentrer à Bissau".
Le président sénégalais Abdoulaye Wade, 82 ans, très proche du président bissau-guinéen qui a l'habitude de l'appeler "papa", lui avait rendu visite à l'hôpital vendredi, selon les mêmes sources.
Malam Bacaï Sanha avait été évacué le 23 octobre vers Dakar, par avion militaire, à la suite d'un malaise. Aucune précision n'a été apportée, depuis, sur les raisons médicales de cette hospitalisation.
En décembre 2009, le président avait déjà passé quatre semaines à l'étranger pour raisons médicales. D'abord évacué vers la capitale sénégalaise à la suite d'un malaise, il avait ensuite été hospitalisé à Paris puis avait poursuivi sa convalescence aux îles Canaries (Espagne).
Sans jamais dire précisément de quel mal il souffrait, le président avait alors simplement déclaré: "on parle de +chute d'hémoglobine+ dans le sang. (...) Il est vrai que je souffre aussi de diabète mais ce n'est pas si grave qu'on veut le faire croire". Il avait cependant indiqué avoir été "longuement sous perfusion".
Malam Bacaï Sanha avait remporté l'élection présidentielle de juillet 2009 avec 67% des voix au second tour, quatre mois après l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira par des militaires.
(©AFP )
© Copyright Romandie.com
Niger - Référendum constitutionnel pour valider la transition au Niger
(Le Nouvel Observateur 31/10/2010)
NIAMEY - Les Nigériens étaient appellés ce dimanche à ratifier par référendum une nouvelle Constitution visant à ouvrir la voie au retour à un régime civil d'ici le printemps 2011.
Les frontières de ce pays enclavé du pourtour sahélo-saharien ont été fermées le temps de la consultation, organisée quelques semaines après l'arrestation par la junte militaire au pouvoir de quatre officiers supérieurs accusés d'ourdir un nouveau coup d'Etat.
"C'est un jour exceptionnel. Je viens d'accomplir mon devoir avec l'espoir que la 7e République sera pour le Niger un nouveau départ vers la création d'un système démocratique porteur de stabilité et de progrès", a déclaré, après avoir glissé son bulletin dans l'urne, le général Djibo Salou.
Cet officier préside le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) qui a renversé en février le président Mamadou Tandja, désavoué par ses compagnons d'armes et rendu très impopulaire pour ses tentatives visant à perpétuer son pouvoir.
Le général Salou s'est attiré les faveurs de la communauté internationale et des bailleurs de fonds du Niger en s'engageant à rendre le pouvoir aux civils d'ici avril 2011.
Le scrutin de dimanche, entouré d'un dispositif de sécurité important, s'inscrit dans un processus électoral qui culminera par l'investiture, d'ici au printemps prochain, du successeur civil du général Djibo et le retour des militaires nigériens à la caserne.
La Loi fondamentale soumise à référendum prive le chef de l'Etat des prérogatives nouvelles que s'était arrogées Mamadou Tandja avant sa déposition. Elle a aussi pour ambition d'améliorer la gouvernance de la filière de l'uranium, le Niger étant notamment le premier fournisseur de ce minerai stratégique de la France, l'ancienne puissance coloniale.
Le CSRD espère dimanche un taux de participation d'au moins 70% après la consigne de boycottage du référendum lancée par des groupes et associations musulmanes, très influents dans ce pays, qui estiment que le texte proposé néglige l'islam.
Le projet de Constitition officialise en effet la séparation de l'Etat et de l'islam dans ce pays à 98% musulman.
En cas de victoire du "oui", la nouvelle Constitution garantira l'immunité aux putschistes de février et s'engage à ce que la junte provisoire remette ses pouvoirs d'ici le 6 avril 2011, date à laquelle le nouveau chef de l'Etat doit prendre ses fonctions.
Reuters)
par Abdoulaye Massalaatchi
Version française Jean-Loup Fiévet
© Copyright Le Nouvel Observateur
NIAMEY - Les Nigériens étaient appellés ce dimanche à ratifier par référendum une nouvelle Constitution visant à ouvrir la voie au retour à un régime civil d'ici le printemps 2011.
Les frontières de ce pays enclavé du pourtour sahélo-saharien ont été fermées le temps de la consultation, organisée quelques semaines après l'arrestation par la junte militaire au pouvoir de quatre officiers supérieurs accusés d'ourdir un nouveau coup d'Etat.
"C'est un jour exceptionnel. Je viens d'accomplir mon devoir avec l'espoir que la 7e République sera pour le Niger un nouveau départ vers la création d'un système démocratique porteur de stabilité et de progrès", a déclaré, après avoir glissé son bulletin dans l'urne, le général Djibo Salou.
Cet officier préside le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) qui a renversé en février le président Mamadou Tandja, désavoué par ses compagnons d'armes et rendu très impopulaire pour ses tentatives visant à perpétuer son pouvoir.
Le général Salou s'est attiré les faveurs de la communauté internationale et des bailleurs de fonds du Niger en s'engageant à rendre le pouvoir aux civils d'ici avril 2011.
Le scrutin de dimanche, entouré d'un dispositif de sécurité important, s'inscrit dans un processus électoral qui culminera par l'investiture, d'ici au printemps prochain, du successeur civil du général Djibo et le retour des militaires nigériens à la caserne.
La Loi fondamentale soumise à référendum prive le chef de l'Etat des prérogatives nouvelles que s'était arrogées Mamadou Tandja avant sa déposition. Elle a aussi pour ambition d'améliorer la gouvernance de la filière de l'uranium, le Niger étant notamment le premier fournisseur de ce minerai stratégique de la France, l'ancienne puissance coloniale.
Le CSRD espère dimanche un taux de participation d'au moins 70% après la consigne de boycottage du référendum lancée par des groupes et associations musulmanes, très influents dans ce pays, qui estiment que le texte proposé néglige l'islam.
Le projet de Constitition officialise en effet la séparation de l'Etat et de l'islam dans ce pays à 98% musulman.
En cas de victoire du "oui", la nouvelle Constitution garantira l'immunité aux putschistes de février et s'engage à ce que la junte provisoire remette ses pouvoirs d'ici le 6 avril 2011, date à laquelle le nouveau chef de l'Etat doit prendre ses fonctions.
Reuters)
par Abdoulaye Massalaatchi
Version française Jean-Loup Fiévet
© Copyright Le Nouvel Observateur
Afrique du Sud - Remaniement en profondeur de Zuma
(Le JDD.fr 01/11/2010)
Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé dimanche un profond remaniement de son gouvernement, marqué par le départ de sept ministres, dont ceux des Communications et du Travail. Lors d'une conférence de presse, le chef de l'Etat a expliqué que ces changements visaient à renforcer son équipe et à contribuer à améliorer l'offre de services publics et le niveau de vie des couches les plus défavorisées. "Compte tenu des graves défis que constituent le chômage, la pauvreté et les inégalités dans ce pays, le gouvernement doit redoubler d'efforts pour modifier la vie des plus pauvres", a-t-il dit.
Parmi les principales victimes du remaniement figure le ministre des Communications Siphiwe Nyanda, soupçonné d'irrégularités.
"Nous sommes guidés par la mission de ce gouvernement qui est d'améliorer la qualité de vie de tous les Sud-Africains, en particulier des pauvres", a déclaré Jacob Zuma, élu président en 2007.
"Etant donné que nous avons toujours des difficultés graves en matière de chômage, de pauvreté et d'inégalité dans ce pays, le gouvernement se doit de travailler plus vite pour arriver", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse.
Responsable important du parti au pouvoir ANC (Congrès national africain), Siphiwe Nyanda est un ancien chef des Forces armées d'Afrique du Sud : il avait été publiquement critiqué lorsque la compagnie qu'il possède en partie avait été choisie pour des appels d'offre de l'Armée valant plusieurs millions de rands (euros).
M. Nyanda avait aussi des actions dans une entreprise de télécommunications alors qu'il était ministre.
On lui reproche encore d'avoir préféré descendre dans un hôtel cinq étoiles lors d'une réunion au Cap, alors qu'un logement officiel était prévu.
Parmi les nouveaux promus au gouvernement figure Fikile Mbalula, un ancien membre radical des jeunesses de l'ANC, comme ministre des Sports. Il est récompensé pour avoir dirigé la campagne électorale de M. Zuma.
Paul Mashatile, déjà influent comme chef du parti de la province de Gauteng (le coeur économique du pays où se trouve Johannesburg), est nommé ministre des Arts et de la culture.
Un autre ancien dirigeant des jeunesses de l'ANC, Malusi Gigaba, qui était vice-ministre de l'Intérieur, est nommé ministre des entreprises publiques.
En revanche plusieurs ministères clés comme les finances, les Affaires étrangères et l'Intérieur gardent leurs titulaires.
"L'accès aux services de base, a poursuivi le président, reste aussi important que lorsque nous avons obtenu notre liberté en 1994", à la fin de l'apartheid et de la domination blanche.
Le chef de l'ANC, qui a été critiqué pour la persistance d'inégalités sociales criantes en Afrique du Sud, a souligné: "il faut que nos compatriotes perçoivent une amélioration visible dans la fourniture d'eau, d'électricité, des services de santé, d'éducation, de sécurité sociale, de services administratifs, de sécurité et une série de besoins fondamentaux".
"Nous avons les ressources, notamment des cadres compétents et expérimentés: ils doivent faire en sorte que ces services arrivent bien aux gens, sous la direction des ministres et des vice-ministres".
Le chef du groupe parlementaire de l'Alliance démocratique, principal parti d'opposition, Athol Trollip, a estimé que ce remaniement donnait "le signal positif d'un exigence accrue de responsabilité".
Il s'est félicité du départ de M. Nyanda ainsi que du ministre chargé des femmes, de l'enfance et des handicapés Mme Noluthando Mayende-Sibiya, critiquée pour avoir échoué faire vivre ce nouveau ministère, ou encore de Richard Baloyi, ministre de la Fonction publique, mis en cause pour sa mauvaise gestion de la grève des enseignants et personnels soignants cet été.
"Ces ministres n'ont pas donné satisfaction, et le président Zuma a pris la bonne décision en les remplaçant", a-t-il dit.
© Copyright Le JDD.fr
Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé dimanche un profond remaniement de son gouvernement, marqué par le départ de sept ministres, dont ceux des Communications et du Travail. Lors d'une conférence de presse, le chef de l'Etat a expliqué que ces changements visaient à renforcer son équipe et à contribuer à améliorer l'offre de services publics et le niveau de vie des couches les plus défavorisées. "Compte tenu des graves défis que constituent le chômage, la pauvreté et les inégalités dans ce pays, le gouvernement doit redoubler d'efforts pour modifier la vie des plus pauvres", a-t-il dit.
Parmi les principales victimes du remaniement figure le ministre des Communications Siphiwe Nyanda, soupçonné d'irrégularités.
"Nous sommes guidés par la mission de ce gouvernement qui est d'améliorer la qualité de vie de tous les Sud-Africains, en particulier des pauvres", a déclaré Jacob Zuma, élu président en 2007.
"Etant donné que nous avons toujours des difficultés graves en matière de chômage, de pauvreté et d'inégalité dans ce pays, le gouvernement se doit de travailler plus vite pour arriver", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse.
Responsable important du parti au pouvoir ANC (Congrès national africain), Siphiwe Nyanda est un ancien chef des Forces armées d'Afrique du Sud : il avait été publiquement critiqué lorsque la compagnie qu'il possède en partie avait été choisie pour des appels d'offre de l'Armée valant plusieurs millions de rands (euros).
M. Nyanda avait aussi des actions dans une entreprise de télécommunications alors qu'il était ministre.
On lui reproche encore d'avoir préféré descendre dans un hôtel cinq étoiles lors d'une réunion au Cap, alors qu'un logement officiel était prévu.
Parmi les nouveaux promus au gouvernement figure Fikile Mbalula, un ancien membre radical des jeunesses de l'ANC, comme ministre des Sports. Il est récompensé pour avoir dirigé la campagne électorale de M. Zuma.
Paul Mashatile, déjà influent comme chef du parti de la province de Gauteng (le coeur économique du pays où se trouve Johannesburg), est nommé ministre des Arts et de la culture.
Un autre ancien dirigeant des jeunesses de l'ANC, Malusi Gigaba, qui était vice-ministre de l'Intérieur, est nommé ministre des entreprises publiques.
En revanche plusieurs ministères clés comme les finances, les Affaires étrangères et l'Intérieur gardent leurs titulaires.
"L'accès aux services de base, a poursuivi le président, reste aussi important que lorsque nous avons obtenu notre liberté en 1994", à la fin de l'apartheid et de la domination blanche.
Le chef de l'ANC, qui a été critiqué pour la persistance d'inégalités sociales criantes en Afrique du Sud, a souligné: "il faut que nos compatriotes perçoivent une amélioration visible dans la fourniture d'eau, d'électricité, des services de santé, d'éducation, de sécurité sociale, de services administratifs, de sécurité et une série de besoins fondamentaux".
"Nous avons les ressources, notamment des cadres compétents et expérimentés: ils doivent faire en sorte que ces services arrivent bien aux gens, sous la direction des ministres et des vice-ministres".
Le chef du groupe parlementaire de l'Alliance démocratique, principal parti d'opposition, Athol Trollip, a estimé que ce remaniement donnait "le signal positif d'un exigence accrue de responsabilité".
Il s'est félicité du départ de M. Nyanda ainsi que du ministre chargé des femmes, de l'enfance et des handicapés Mme Noluthando Mayende-Sibiya, critiquée pour avoir échoué faire vivre ce nouveau ministère, ou encore de Richard Baloyi, ministre de la Fonction publique, mis en cause pour sa mauvaise gestion de la grève des enseignants et personnels soignants cet été.
"Ces ministres n'ont pas donné satisfaction, et le président Zuma a pris la bonne décision en les remplaçant", a-t-il dit.
© Copyright Le JDD.fr
Inscription à :
Articles (Atom)















