jeudi 28 mars 2013

Côte d’Ivoire: attaques meurtrières à l’ouest, le gouvernement écarte le mobile politique

ABIDJAN -- Le porte-parole du gouvernement ivoirien Bruno Koné a indiqué mercredi à Abidjan qu'il y a lieu d'écarter le mobile politique dans les attaques meurtrières qui se sont succédé dans l'ouest du pays."Les auteurs peuvent être des bandits égarés ou d'anciens miliciens qui viennent se servir dans les villages", a noté M. Koné dans un entretien avec des journalistes.
"Ces jeunes ne gagnent rien à s'en prendre aux populations et aux forces armées nationales ", a-t-il ajouté.
Bruno Koné a ainsi annoncé le renforcement du dispositif militaire dans la région pour faire revenir la tranquillité.
"Ces actes ne vont pas freiner la détermination du gouvernement à assurer la sécurité des populations", a-t-il assuré, précisant que les autorités libériennes et les autorités ivoiriennes conjuguent leurs efforts pour contrôler la zone frontalière.
Le porte-parole du gouvernement a ainsi invité les autorités locales et les populations elles-mêmes à dénoncer les personnes suspectes et les situations anormales qui surviennent dans cette région du pays.
Après une période d'accalmie, l'ouest ivoirien est de nouveau le théâtre d'attaques sporadiques perpétrées par des inconnus armés.
Au moins trois attaques armées ont été enregistrées en 10 jours dans les villages de Zilébly, Tuobly et Petit-Guiglo dans les départements de Toulepleu et de Bloléquin, faisant au total une vingtaine de morts dont deux soldats ivoiriens et plusieurs assaillants.
Lors d'une réunion d'urgence, le président ivoirien avait donné des instructions "fermes" pour le renforcement du dispositif militaire dans la région afin de défendre le territoire et d'assurer la sécurité des personnes et des biens.

Xinhua
abidjan.net

L'ONU propose le déploiement de 11.200 hommes au Mali

(Le Figaro 28/03/2013) Le rapport du secrétaire général Ban Ki-moon sera examiné mercredi, à huis clos, par le Conseil de sécurité et devrait déboucher, en avril, sur une résolution prévoyant une force de stabilisation déployée avant l'été.
Le rapport de Ban Ki-moon, qui doit être discuté ce mercredi par le Conseil de sécurité, recommande le déploiement au Mali d'une opération de maintien de la paix (OMP) de 11.200 hommes, accompagnée d'une «force parallèle» chargée de poursuivre la lutte contre les djihadistes. Ces Casques bleus seraient principalement constitués par les effectifs de la Minuas, la force africaine, déjà présente au Mali avec quelque 7000 hommes qui ne feraient que «changer d'écusson». Le rapport suggère également l'envoi de 1440 policiers.
Une des deux options évoquées par le secrétaire général de l'ONU envisage de confier aux troupes africaines les opérations militaires contre les combattants d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Car dans son rapport, qui a commencé à circuler mardi à New York et que Le Figaro a pu consulter, Ban Ki-moon est clair: «Les Nations unies ne sont pas configurées pour superviser, au niveau stratégique, de telles opérations (militaires)», pour mener des combats qui iraient «au-delà de sa doctrine du maintien de la paix». Un diplomate martèle: «Il ne peut s'agir que d'une mission de stabilisation, pas d'interposition.»
La contribution de la France attendue au sein d'une «force parallèle»
De plus, prévient le patron de l'ONU, «il est douteux que l'Organisation ait la capacité d'absorber le nombre de pertes induites par ce type d'opérations». Car si l'opération Serval a fait des «progrès significatifs» en termes de sécurité au Nord-Mali, les groupes islamistes armés (Aqmi, Mujao, Ansar Dine) constituent toujours une «sérieuse menace», relève le rapport.
Ban Ki-moon, le 21 mars dernier.
Ban Ki-moon, le 21 mars dernier. Crédits photo : MARK GARTEN/AFP
D'où l'insistance de Ban Ki-moon sur la mise en place d'une «force parallèle» qui puisse faire face à «des attaques asymétriques contre les unités de l'ONU et contre les institutions gouvernementales, des démonstrations de force, des engins explosifs improvisés et des attentats suicides». Les pays susceptibles de contribuer à cette force ne sont pas nommés mais, selon les observateurs, il est clair que le secrétaire général des Nations unies songe à la France. «Il y aura une présence française au sein de cette force de réaction rapide qui devrait être positionnée au Mali ou au Niger», indique un diplomate.
L'argent pour organiser les élections n'est pas réuni
Tandis que les combats se poursuivent dans le nord du pays, le calendrier malien se précise. Sur la base du rapport de Ban Ki-moon, une résolution portée par la France devrait être votée «dans la deuxième quinzaine d'avril», indique-t-on, à New York. Un mois plus tard, la mission onusienne devrait débuter sur le terrain, avec le passage de relais de la Misma (forte alors de 9500 hommes, espère-t-on). Une élection présidentielle, envisagée le 7 et le 31 juillet, marquerait le coup d'envoi du processus de transition politique soutenu par l'ONU.
Des perspectives sur lesquelles pèsent des hypothèques, politiques, financières et sécuritaires. Quelque 151 millions de dollars sont nécessaires «de façon urgente» pour permettre notamment, dans les trois mois qui viennent, le retour des réfugiés, note le rapport. Le financement des élections (126 millions de dollars) n'est toujours pas réuni. Surtout, «ce que l'on craint, c'est que surviennent des événements graves sur le terrain après le départ des militaires français», s'alarme un diplomate. Le début du retrait des forces de l'opération Serval est annoncé pour la fin avril. «Pour déployer une mission de maintien de la paix, il faut qu'il y ait une paix à maintenir», ironise gravement un diplomate français.


Alain Barluet journaliste
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Centrafrique - Le Premier ministre centrafricain confirmé par Michel Djotodia

(Liberation 28/03/2013) L’avocat centrafricain Nicolas Tiangaye a été reconduit mercredi dans ses fonctions de Premier ministre par le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia, trois jours après le renversement par la rébellion du président François Bozizé.«J’ai été reconduit Premier ministre, le décret a été signé», a annoncé à l’AFP Nicolas Tiangaye. Il a promis qu’il composerait un nouveau gouvernement représentant toutes les tendances, «sur la base des accords politiques de Libreville». L’avocat et ancien opposant dirigeait un gouvernement d’union nationale depuis seulement deux mois à Bangui, en application de l’accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, entre le camp du président Bozizé, la rébellion et l’opposition.
Arguant du non-respect de cet accord, les rebelles du Séléka («alliance» en langue sango) avaient lancé en fin de semaine dernière une nouvelle offensive éclair victorieuse, poussant le président au pouvoir depuis dix ans à fuir vers le Cameroun voisin.
Dès dimanche, le chef rebelle Michel Djotodia s’était posé en nouveau maître du pays. Cet ancien fonctionnaire ayant basculé en 2005 dans la rébellion a déclaré lundi qu’il comptait diriger la Centrafrique pendant «trois ans», jusqu’à l’organisation d’élections. Annonçant la suspension de la Constitution et la dissolution de l’Assemblée nationale, il a précisé qu’il allait à présent «légiférer par ordonnances».
Mercredi, le Premier ministre a lui-même a justifié cette situation, en jugeant «juridiquement impossible» le maintien de la Constitution «avec la situation actuelle». «Bien entendu, il faudra y revenir dans trois ans», a-t-il dit. Me Tiangaye a plaidé pour que la communauté internationale, qui a condamné le coup de force, continue d’aider son pays, parmi les plus pauvres du monde malgré les richesses de son sous-sol encore inexploitées : «Sans la communauté internationale, nous ne pouvons pas nous en sortir».
Mardi, Washington avait dénoncé «l’auto-proclamation comme président» de Djotodia et qualifié «d’inacceptables» les nombreux pillages dans le pays. Les Etats-Unis ont prévenu qu’ils pourraient geler près de 2,2 millions de dollars d’aide américaine, finançant notamment l’entraînement de militaires centrafricains ou des programmes de lutte contre des trafics. L’aide humanitaire de 22 millions de dollars ne serait, en revanche, pas affectée.
La Centrafrique a aussi été évoquée mercredi au Vatican: le nouveau pape François a appelé à «un arrêt immédiat des violences et pillages», mentionnant un conflit spécifique pour la première fois depuis son élection.
Priorité à «la sécurisation de Bangui»
Mercredi, à Bangui, l’électricité avait été rétablie et l’activité économique redémarrait lentement, même si les habitants s’impatientaient devant les pénuries. Les taxis sont réapparus et la radio nationale a recommencé à émettre.
Les rebelles du Séléka, parmi lesquels des «enfants-soldats», patrouillaient toujours, mercredi, en ville avec des membres de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac). «Nous sommes en train de procéder au casernement des gens du Séléka», a annoncé Nicolas Tiangaye. «Beaucoup de gens, des faux Séléka, circulent dans la ville terrorisant la population et puis les bandits s’y sont mêlés et donc, ça ne fait qu’aggraver la situation», a-t-il assuré.
«Tous les hommes en armes ont jusqu’à 18 heures pour se faire identifier», a ensuite annoncé le porte-parole du Séléka, Christophe Gazam Betty. «Tous ceux qui ne l’ont pas fait enfreindront la loi. Une loi qui sera appliquée sans ménagement», a-t-il menacé, à la radio nationale. Le bilan des violences n’a pu être établi depuis le coup de force. La Croix-Rouge a évoqué «un nombre important de blessés et de morts».
François Bozizé, était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003. Le président déchu est actuellement logé dans un grand hôtel de Yaoundé mais les autorités camerounaises souhaitent qu’il «parte le plus rapidement possible vers un autre pays». Le reste de sa famille a été accueillie en République démocratique du Congo, «dans le cadre de l’hospitalité africaine», a fait valoir mercredi à l’AFP le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo. Parmi ces 28 personnes figurent deux des trois épouses du président déchu, la troisième étant partie avec lui.
La Centrafrique, ancienne colonie française, n’a connu depuis son indépendance en 1960 qu’une série de coups d’Etat, scrutins contestés, rébellions et mutineries. Ce pays potentiellement riche (agriculture, forêt, uranium, diamants...), dont les cinq millions d’habitants restent globalement très pauvres, est au 180ème rang sur 186, au classement des pays suivant l’Indice de développement humain défini par les Nations unies.

Par AFP

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4 Africains à la Maison Blanche

(BBC Afrique 28/03/2013) Barack Obama va s'entretenir jeudi avec Macky Sall, du Sénégal, Joyce Banda, du Malawi, Ernest Bai Koroma, de Sierra Leone, et José Maria Pereira Neves, du Cap-Vert.
Le président américain s'est, au cours des derniers mois, surtout intéressé a l'Afrique du Nord et à la région sahélienne.
Il avait à gérer les retombées du renversement du colonel Khadafi et la montée en puissance d'Al-Qaida, de la Libye au Mali en passant par l'Algérie.
Mais la Maison Blanche indique que le président Obama accorde « une importance stratégique a la construction de partenariats avec l'Afrique sub-saharienne ».
Et ce sont notamment des pays comme le Sénégal, le Malawi, la Sierra Leone et le Cap-Vert avec lesquels Washington estime avoir « des valeurs démocratiques et des intérêts en commun ».
Lors de sa rencontre avec les quatre dirigeants africains, le chef de la Maison Blanche entend « discuter du renforcement des institutions démocratiques à travers la région ».
Il compte aussi parler des moyens de soutenir les démocraties émergentes en Afrique, en resserrant leurs relations économiques, commerciales et financières avec les Etats-Unis.
Ce n'est pas la première fois que Barack Obama réunit plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement africains a la Maison Blanche.
En juillet 2011, il y avait déjà invité les dirigeants béninois, guinéen, nigérien et ivoirien.
Il a également invité l'an dernier les dirigeants du Bénin, du Ghana, de Tanzanie et d'Ethiopie à participer au sommet du G-8, qui se tenait dans sa résidence d'été de Camp David.
Ils y ont discuté des moyens de mieux lutter contre l'insécurité alimentaire en Afrique.
Néanmoins, Barack Obama, pourtant originaire du Kenya par son père, a passé moins de 24 heures au total sur le sol africain depuis le début de sa présidence, en janvier 2009.
Aux Etats-Unis, commentateurs de politique étrangère et chroniqueurs de médias noirs américains estiment que l'Afrique et les intérêts des Etats-Unis sur ce continent mériteraient un engagement plus direct et plus important de la part d'Obama.


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RDC : Pourquoi l’école est malade ?

(LibreAfrique.org 28/03/2013) L’école congolaise est gravement malade. C’est la conclusion unanime qui se dégage des critiques qui fusent de tous bords. Avec les avancées réalisées sur le plan qualitatif et quantitatif dans les années 70, on ne pouvait s’imaginer cinquante ans plus tard des élèves s’asseoir à même le sol, des écoles sans toilettes, ou encore des diplômés du secondaire ne pas parler correctement le français. Comment expliquer cet échec de l’école en RDC ?
Loin des « années bonheur » de l’école en RDC, actuellement le constat n’est pas très reluisant. L’enseignement primaire accuse une expansion insuffisante. Car même s’il a connu un accroissement de 7%, de 2006-2007 à 2007-2008, passant de 84% à 91%, le taux scolarisation n’a pas encore atteint 100% (Annuaire statistique scolaire 2008). En plus du faible niveau de fréquentation, la dégradation de la qualité de l’éducation primaire et secondaire est patente ; ceci se manifeste crûment dans le fait que la plupart des enfants d’école primaire n’acquièrent pas les compétences linguistiques indispensables pour la poursuite des études. Pour preuve, à des tests standardisés en français, le score moyen des élèves congolais de 4ième année est inférieur à celui d’élèves français de 2ième année. Respectivement 44,1% et 72,7% (Banque Mondiale 2003). Ce qui reflète les difficultés à maitriser la langue d’enseignement dans un contexte éducatif quasiment dépourvu d’écrits et de matériels pédagogiques. Les performances des élèves congolais sont par ailleurs affectées par leur handicap en lecture et dans d’autres disciplines comme les mathématiques.
En parallèle, la corruption s’est inscrite à l’école. L’assiduité et l’intelligence ne sont plus les seuls moyens de « réussite », un peu d’argent suffit pour passer dans la classe supérieure. D’ailleurs, il y sévit le phénomène dit « suivi » au niveau du secondaire : les gestionnaires d’écoles exigent des finalistes de l’argent pour motiver les inspecteurs chargés des examens d’État pour une éventuelle réussite de leurs écoles. Ces dernières délivrent des bulletins en contrepartie des cadeaux des parents d’élèves. La corruption est un indicateur probant de la pauvreté dans certaines écoles privées (et dans la plupart des écoles publique). Cette pauvreté se décline sous plusieurs facettes : les classes sont de plus en plus surpeuplées (taux de surpeuplement de classes de 39% en primaire et 24% en secondaire selon l’étude ENECO 2001), mal équipées avec des enfants assis par terre ; des enseignants sous-rémunérés et pris en charge financièrement par les parents, etc.
La situation actuelle de l’éducation s’explique par la crise économique qui s’est déclarée en RDC depuis le début des années 80. En fait, la part de la dépense publique pour l’éducation a commencé à baisser fortement passant ainsi de 17% en 1983 à 7% en 1985 (Banque Mondiale 2003). Cette chute brutale des dépenses d’éducation se produisit principalement en raison de la baisse des prix des matières premières et du PAS, qui a contraint l’Etat à réduire ses dépenses publiques. Cette crise s’est aggravée depuis le début des années 90 avec l’arrivée des conflits armés. Cependant la gestion des dépenses publiques est aussi loin d’être la meilleure.
Dans ce contexte de désengagement de l’Etat, le privé a pris le relais. La contribution du secteur privé au financement de l’éducation en RDC comprend des dépenses courantes comme les livres et fournitures scolaires, les transports, l’équipement et la maintenance des salles de classe, le salaire des enseignants et des dépenses en capital comme la construction des écoles.
Toutefois si ce sont les ménages qui supportent l’essentiel des dépenses privées d’éducation, ils contribuent aussi à la plus grosse partie des dépenses des écoles publiques. L’éducation en RDC est ainsi tributaire de la capacité des parents à l’assurer à leurs enfants. Cependant, étant donnés les niveaux actuels des revenus, la plupart des ménages ne sont pas en mesure d’envoyer leurs enfants à l’école. Ainsi, la pauvreté des parents constitue un facteur de faible demande scolaire (Mumpasi et Ngondo 2003).
Il s’observe une extension du privé en RDC. On estime que 70% de l’enseignement primaire est géré par le privé (PMPTR 2006). Par rapport au régime de gestion, le privé détient le plus grand nombre des écoles, soit 72%, ce pourcentage a même augmenté par rapport à 2008, où il était à 68% (ASS 2009). Ces écoles privées comprennent le meilleur comme le pire (Kitaev 1999).
Certes, l’efficacité du secteur privé est plus forte que celle du public, tant en termes de taux de redoublement, de maintien dans le cycle, que de rendement de l’éducation (Hennaff 2003). Néanmoins, le développement du privé s’est réalisé dans des conditions désastreuses (Vétusté et délabrement des infrastructures, absence d'équipement et manuels, surpopulation des salles de classe…). Ce qui conduit à une baisse de la qualité de l’enseignement. Au vu des insuffisances du marché de l’éducation, la corruption occasionne un laxisme dans l’acquisition des autorisations en vue de créer une école. Cette explosion du nombre d’écoles privées dans un cadre flou rend encore difficile d’évaluer la qualité des compétences (le processus de concurrence n’a pas encore sélectionné les « bonnes pratiques ») et donc la formation des étudiants sortant d’une école.
Fait marquant : il n’existe pas véritablement de développement industriel. Or, l’inexistence d’un « marché des compétences » permet aux pires écoles privées de faire de la mauvaise qualité – qui ne sera pas sanctionnée indirectement sur le marché du travail.
Bref, la situation de l’école congolaise est alarmante. L’enjeu est de parvenir à lui insuffler une dynamique de développement en réformant le secteur de l’éducation. L’État Congolais doit améliorer la qualité de la gouvernance ; endiguer la corruption, ce qui permettrait non-seulement de lutter contre la pauvreté par le biais d’une industrialisation mais susciterait également une saine concurrence de la part des acteurs privés de l’éducation en RDC.

Auteur : Darly kambamba
Darly kambamba est analyste sur LibreAfrique.org
Références :
(1) « Financement et qualité de l’enseignement primaire et secondaire en RDC », Banque Mondiale, 2003
(2) « Enquête menée par le Centre d’études et de Recherches sur les relations entre education et la population » (CERSEP) du Département de Démographie de l’univesité de kinshasa, 2001.
(3) Mumpasi L. & Ngondo S., « La demande d’éducation en République Démocratique du Congo », Paper commissionned for the EFA Global Monitoring report 2003/4, The leap to Equality.
(4) « Programme Minimum Pour la Transition et la Relance », Banque Mondiale, 2006
(5) Kitaev I., « Private Education in sub-Saharan Africa : A re-examination of theories and concepts related to its development and finance, mechanisms and strategies of educational finance », Paris, IIEP/UNESCO, 1999.
(6) Henaff N., « Quel financement pour l’école en Afrique? », Cahiers d’études Africaines, N°169-170 (2003).

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Mali : quel scénario international après la guerre?

(Le JDD.fr 28/03/2013) DECRYPTAGE - Dans un rapport, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon évoque l'après-guerre au Mali et recommande la conversion de la force africaine en mission de paix des Nations unies. Mais, précise-t-il, une "force parallèle" est absolument nécessaire. Un rôle qui pourrait revenir à la France. De la force africaine aux Casques bleus
Au terme de l'intervention française au Mali, une force africaine multinationale devait initialement prendre seule le relais pour stabiliser le pays. Mais la mission internationale de soutien au Mali (Misma) changera probablement de nature. Fin février, les dirigeants d'Afrique de l'Ouest avaient apporté leur soutien pour transformer cette force en mission de l'ONU. Réunis lundi et mardi en Côte d'Ivoire, les chefs d'Etat-major de la Misma ont confirmé que ce changement aurait lieu d'ici juillet.
Cette nouvelle force sera plus nombreuse, "beaucoup plus robuste et mieux équipée" et "nécessitera beaucoup plus de moyens financiers", a souligné mardi devant la presse le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko. Cette solution est l'une des "deux options possibles" qui seront soumises prochainement à l'examen du Conseil de sécurité de l'ONU. L'autre option consisterait à renforcer la mission politique de l'ONU au Mali tout en laissant à la Misma le soin d'assurer la sécurité.
Combien de soldats?
Dans un rapport remis mardi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, souligne que la future force onusienne pourrait compter 11.200 hommes au maximum. Cet effectif est inférieur à d'autres missions menées par l'ONU en Afrique, telle que la Monusco en République démocratique du Congo (17.000 soldats) et la Minuad au Darfour (15.600 soldats, avec l'appui de l'Union africaine).
La Misma, conduite par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), compte actuellement environ 6.300 soldats au Mali. Le contingent le plus important est celui du Tchad, Etat non-membre de la Cédéao, composé de plus de 2.000 hommes. Il s'agit du seul à participer aux combats aux côtés des troupes françaises dans le massif des Ifoghas, au Nord-Est du pays. A terme, la force africaine pourrait mobiliser au total jusqu'à 10.000 hommes, grâce à l'ajout de nouvelles unités, notamment venues du Burundi et de Mauritanie, deux autres pays non-membres de la Cédéao. La future mission de l'ONU serait composée en "majeure partie" de soldats de la Misma, précise Ban Ki-moon, et comprendrait également 1.440 policiers.
Une force parallèle française?
En appui de la mission des Nations unies, Ban Ki-Moon souhaite également une "force parallèle" qui aurait pour but "de mener des opérations importantes de combat et de contre-terrorisme", souligne-t-il dans son rapport. Le rapport ne précise pas la nature de cette "force parallèle". Mais selon plusieurs diplomates, elle pourrait être essentiellement constituée de soldats français, qui sont actuellement 4.000 au Mali. Sa présence "sera nécessaire pour un certain temps", précise Ban Ki-moon.
La semaine dernière, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault avait pourtant indiqué que le retrait des troupes françaises du Mali débuterait "à partir de la fin du mois d'avril", alors que le gouvernement avait évoqué dans un premier temps le mois de mars comme date de début du désengagement.
L'armée française est actuellement dans sa dernière phrase. Le président François Hollande avait assuré de son côté que la souveraineté serait rétablie sur "la quasi-totalité" du territoire malien dans "quelques jours". Le gouvernement prépare déjà le prochain débat prévu au Parlement sur l'engagement militaire français. Celui-ci est obligatoire, comme l'indique la Constitution, lorsqu'il dure plus de quatre mois. L'intervention, commencée le 11 janvier, ne pourra en effet être complètement terminée le 11 mai prochain.
Un contexte incertain
Le déploiement des Casques bleus de l'ONU est toutefois conditionné à la situation politique et sécuritaire du Mali, prévient Ban Ki-moon dans son rapport. Le secrétaire général est particulièrement pessimiste : "Les attaques terroristes, la prolifération des armes, le trafic de drogue et d'autres activités criminelles" font ainsi partie des "risques" qui subsisteront à l'intervention militaire. D'autre part, "le processus politique accuse un retard dangereux", estime le diplomate sud-coréen.
La feuille de route pour la transition, adoptée par le Parlement malien fin janvier, prévoit notamment des élections d'ici à fin juillet. Or, pour l'heure, "les conditions ne sont pas mûres pour la tenue dans le calme d'élections libres et crédibles et paisibles" dans le pays. Pis, des "élections pourraient provoquer un regain d'instabilité et même des violences", écrit-il. Mi-mars, à l'issue d'une visite sur place, le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, Edmond Mulet, avait lui aussi estimé "peu probable que les élections puissent se tenir d'ici juillet". Selon lui, l'ONU se prépare à affronter au Mali "des menaces inédites, jamais rencontrées dans un contexte de maintien de la paix".

Arnaud Focraud - leJDD.fr
mercredi 27 mars 2013

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À Bangui, le manque d'eau inquiète les ONG

(Le Figaro 28/03/2013) INTERVIEW - Le chef de la mission française de MSF dans la capitale centrafricaine, Serge Saint-Louis, craint que les capacités médicales soient bientôt insuffisantes, notamment suite aux pillages qui ont eu lieu ces derniers jours.
Les rebelles de la coalition Séléka, qui ont pris les commandes de la Centrafrique après être entrés dans la capitale samedi, ont ordonné ce mercredi à tous les «hommes en armes» de se «faire identifier» pour tenter de mettre un terme aux pillages et à l'insécurité qui règnent à Bangui. Car, depuis plusieurs jours, cette ville de moins de 1 million d'habitants vit dans la peur des violences. Serge Saint-Louis, chef de mission pour la section française de Médecins sans frontières (MSF) à Bangui, témoigne.
LE FIGARO. - Comment votre organisation fait-elle face à la situation à Bangui?
Serge SAINT-LOUIS. - Trois sections de MSF - française, espagnole et hollandaise - sont présentes en Centrafrique. Leurs équipes de coordination se trouvent à Bangui, mais nous n'avons normalement pas de projet dans la capitale. Depuis la semaine dernière, toutefois, une opération d'urgence de sept personnes a été mise en place. Elle vient en appui à l'hôpital communautaire, le seul hôpital fonctionnel aujourd'hui dans la capitale. Car, dans les autres, le personnel n'est pas de retour, et l'approvisionnement en médicaments fait défaut. L'électricité revient tout juste mercredi matin dans la plupart des quartiers. Mais l'eau manque encore, ce qui complique le travail des secours.
Les pillages ont-ils affaibli vos capacités?
Deux des trois bureaux de MSF ont été victimes de pillages entre samedi et dimanche. Depuis lundi, on évalue le matériel volé. Les rebelles nous ont confisqué un grand nombre de véhicules, que l'on tente aujourd'hui de récupérer. Il y a aussi eu de la part des pilleurs - des civils ou des miliciens - des vols de meubles, de télévisions, d'effets personnels, même de cadres de fenêtres. Cependant, il n'y a eu aucune violence physique envers les expatriés.
Pouvez-vous vous déplacer librement?
Après l'entrée de la Séléka en ville samedi, Bangui ressemblait dimanche à une ville sous occupation. Les gens restaient terrés chez eux, personne ne bougeait, hormis les véhicules des miliciens qui roulaient à toute allure en tirant en l'air. C'était le chaos, avec les pillages, l'électricité coupée. Depuis lundi, on recommence à se déplacer plus librement, même si on ne peut pas encore se rendre partout.
Les éléments de la Séléka sont présents aux intersections, devant les bâtiments importants. Quant à l'armée centrafricaine, elle n'est plus présente dans la capitale. Beaucoup de ses membres ont quitté l'uniforme pour fuir dans les quartiers.
La ville parvient-elle à gérer l'afflux de blessés?
Depuis les premiers combats jusqu'à ce mercredi matin, l'hôpital communautaire, qui a reçu 95% des blessés, en a soigné plus de 160, la plupart ayant reçu des balles. La confusion a régné pendant des jours, il est trop tôt pour faire un bilan des victimes, mais je pense qu'elles se comptent par dizaines.
Avez-vous eu des contacts avec les membres de la Séléka?
MSF travaille depuis des années en Centrafrique, nous étions donc déjà en contact avec la Séléka. Cela fait partie de notre travail de nous présenter à tous les acteurs. Nous avons donc rencontré les nouvelles autorités pour réaffirmer les principes de l'organisation: ceux du libre accès aux services médicaux. Ils ne semblent pas vouloir entraver notre travail.
Comment voyez-vous la suite des événements?
La vie va reprendre son cours, mais à quelle vitesse? Cette question nous inquiète. Cela va être difficile pour les ONG, les commerçants, les plus pauvres, avec tous les pillages et les dommages causés. Si le chômage augmente encore, cela peut créer des tensions. Notre grande peur est le manque d'eau, qui pourrait entraîner des problèmes épidémiques, surtout dans une ville où les déplacés commencent à revenir.

Par Anne-Laure Frémont
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Tchad - Centrafrique : réunion de la CEEAC le 3 avril après un mini-sommet mercredi à Durban, selon Idriss Deby Itno (INTERVIEW)

(Xinhuanet 28/03/2013) DURBAN, 28 mars (Xinhua) -- Une réunion des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l' Afrique centrale (CEEAC), organisation régionale à laquelle la République centrafricaine (RCA) appartient avec huit autre pays, aura lieu le 3 avril à N' Djamena au Tchad après le putsch des rebelles de la Séléka dimanche à Bangui, a annoncé mercredi à Xinhua à Durban le président de la République du Tchad Idriss Deby Itno.
C' est une annonce faite au terme d' un mini-sommet consacré à cette crise en marge du 5e sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dans la principale ville de la province sud-africaine du Kwa-Zulu Natal.
"Il y a un échange que nous avons eu avec le président en exercice de l' Union africaine, la présidente de la Commission, profitant de la présence de certains chefs d' Etat de la CEEAC. Nous avons fait le tour de la question. Déjà à ce niveau il y a eu des positions qui sont déjà prises et qui sont rendues publiques", a déclaré le leader tchadien évoquant la décision de suspension de la RCA de l' Union africaine (UA).
Cette prise de pouvoir de l' alliance Séléka qui avait pris les armes depuis décembre et signé un accord de paix avec le président François Bozizé le 11 janvier à Libreville au Gabon, a été aussi condamnée par les Nations Unies, appelant au retour à l' ordre constitutionnel. Comme lors du coup d' Etat du dirigeant déchu lui-même en mars 2003 contre le président démocratiquement élu Ange-Félix Patassé.
"Nous sommes tous convenus de nous retrouver à N' Djamena le 3 avril pour voir comment faire -c' est ce que nous espérons tous - pour revenir sur les accords de Libreville qui ont été signés en janvier 2013", a fait en outre savoir Idriss Deby Itno.
Prenaient part à la réunion de Durban, le Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise,
l'Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Dessalegn, président en exercice de l' UA, la présidente de la Commission de l' UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.
De l' avis du président tchadien, la médiation se poursuit pour tenter d' obtenir le retour à l' ordre constitutionnel.
"La médiation reste. Elle reste saisie de la question de la RCA, la CEEAC reste saisie de la question de la RCA, l' Union africaine reste saisie de la question de la RCA tant que l' ordre constitutionnel n' est pas revenue".
C' est un défi difficile à relever dans la mesure où le propre putsch du 15 mars 2003 de François Bozizé, ex-chef d' état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), est un précédent, au même titre que les autres perpétrés par le passé. Car, la RCA est un pays pauvre d' Afrique centrale qui a toujours été en proie à des rébellions.
Malgré les divisions observées ces derniers temps dans ses rangs, la coalition Séléka composée de plusieurs mouvements a réussi à atteindre son objectif de chasser du pouvoir le président Bozizé, élu en 2007 et réélu en 2011 lors d' un scrutin qualifié de truqué par l' opposition qui s' est vu confier le poste de Premier ministre, confié à l' avocat Nicolas Tiangaye, par les accords de Libreville.
Ces accords conclus dans un délai court de trois jours sous les auspices des leaders de la CEEAC avaient décidé la mise en place d' un gouvernement d' union nationale, chargé d' assurer une transition
d'un an jusqu' à la tenue de nouvelles élections législatives en 2014.
Après leur prise de pouvoir, les rebelles ont logiquement désigné leur leader, Michel Am Nondokro Djotodia, comme le nouvel homme fort de Bangui. Visiblement, ils ne sont pas ébranlés par les sanctions annoncées par l' Union africaine, une organisation qui a appris s' accommoder de telles situations. Madagascar en est l' exemple le plus illustratif de l' heure depuis 2008.

Par Raphaël MVOGO

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Centrafrique - Pillages: Bangui veut rétablir l'ordre

(BBC Afrique 28/03/2013) Les autorités centrafricaines tentent de rétablir l'ordre à Bangui, où les pillages se poursuivent.
Des témoignages indiquent que des rebelles participent aux exactions.
Une situation qui a mené le ministre de la communication à demander à tous les hommes armés de se faire enregistrer et donner un badge d'identification.
Les contrevenants seront arrêtés, a indiqué Christophe Gazam Betty.
Le ministre, qui est également porte parole de la Seleka, a tenu à indiquer que certains rebelles faisaient bien leur travail de sécurisation de la capitale Bangui
D'après lui c'est une frange des combattants de la Seleka, associée à d'autres groupes de pilleurs, qui fait preuve d'indiscipline.
Ces personnes doivent être mises hors d'état de nuire, a-t-il indiqué.
Autre mission pour le retour de l'ordre dans la capitale: le démantèlement de milices armée qui avaient été mises en place par le régime de François Bozizé
D'après Christophe Gazam Betty, il reviendra aux patrouilles mixtes composées de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) et de la Seleka , appuyées par un contingent des forces francaices, de neutraliser tous ceux qui tous ceux qui enfreindront la loi.
Les pillages se sont poursuivis, 4 jours après la prise du pouvoir par la rébellion de la Seleka.
Plusieurs organes de presse ont notamment été pillés.
Et selon la porte parole du Comité International de la Croix-Rouge, les entrepôts et des résidences du CICR en Centrafrique ont été pillés mercredi.
Ces actes mettent en péril l'action du CICR, indique l'organisation, qui précise qu'une grande partie du matériel était destiné à répondre aux situations d'urgence.


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Sénégal: le gouvernement maintient le gel de l'octroi de licences de pêche aux chalutiers étrangers

(Xinhuanet 28/03/2013) DAKAR -- Le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a soutenu mercredi après-midi à Dakar que le gel de l'octroi des licences de pêche à des amateurs étrangers, décidé en mai 2012 par le gouvernement du Sénégal, "sera maintenu" en 2013.
M. Mbaye présidait l'ouverture de la 14ème session extraordinaire de la conférence des ministres de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP). La conférence réunit pendant deux jours à Dakar les ministres de la pêche du Cap-Vert de la Gambie, de la République de Guinée, de la Guinée Bissau, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Sierra Léone.
Le gouvernement sénégalais avait décidé en fin avril dernier de retirer des licences de pêche attribuées à 269 chalutiers étrangers par l'ex-régime du président Abdoulaye Wade, battu à la présidentielle de février-mars 2012.
"Ce gel de licences de pêche aux bateaux étrangers sera maintenu. Il s'inscrit dans le cadre d'une meilleure protection de nos ressources halieutiques menacées par ces navires qui pratiquent la pêche illicite et non réglementée et dont la capacité destructrice des écosystèmes aquatiques est sans pareille", a insisté le chef du gouvernement sénégalais.

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Kenya : attaque meurtrière d'un casino par des séparatistes

(Le Monde 28/03/2013) Une centaine de personnes membres d'un groupe séparatiste – le Conseil de la république de Mombasa (MRC) – ont attaqué jeudi matin tôt le casino de Malindi, une cité balnéaire kényane située sur l'océan Indien. Au moins sept personnes, dont un policier, ont trouvé la mort lors d'échanges de coups de feu. "Six des attaquants ont été abattus mais ils ont également tué l'un de nos policiers", a précisé un responsable de la police.
Quatre policiers se trouvaient dans le casino de Malindi, deuxième ville du Kenya, à une centaine de kilomètres du port de Mombasa, lors de l'attaque. "Il y a eu une violente fusillade devant le casino, parce qu'ils voulaient essayer d'entrer mais ils ont été repoussés", a indiqué ce policier. Quatre personnes ont été arrêtées. La police recherchait les autres attaquants, "nous les soupçonnons de se cacher dans les forêts autour de Malindi", a-t-il ajouté.
Malindi abrite plusieurs complexes touristiques haut de gamme. Le tourisme est une activité cruciale pour l'économie kényane. La côte bordant l'océan Indien est traditionnellement très prisée des touristes pendant le week-end de Pâques, qui commence dans quelques jours.

Le Monde.fr avec AFP |

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Guinée: la désignation des facilitateurs du dialogue influence la donne politique guinéenne (Synthèse)

(Xinhuanet 28/03/2013) CONAKRY -- La désignation des facilitateurs par les différents groupes politiques est de nature à influencer "négativement" la donne politique, compte tenu des modalités et du caractère des facilitateurs nationaux et internationaux, dont les noms ont été transmis au comité de dialogue.
Dans le souci de rendre opérationnel le comité de dialogue permanant, le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana, président du comité a demandé à toutes les parties prenantes du dialogue à désigner les personnes de leurs confiances afin de composer le collège des facilitateurs du dialogique politiques.
Après des séries de consultations à la base, les noms des facilitateurs, ont été connus en début de semaine, avec une liste de quatre personnalités désignées, par les différents courants politiques du pays.
Du coté de la mouvance présidentielle formée autour du RPG-Arc- en-ciel (parti au pouvoir), le choix du féliciteur a été porté sur Aboubacar Somparé, ancien président de l'Assemblée nationale guinéenne et ancien secrétaire général du Parti de l'Unité et du Progrès (parti de l'ancien président Lansana Conté mort en 2010), après 26 ans de pouvoir militaire.
Le choix de cette personne s'explique par son expérience politique et sa longue carrière de membre du bureau politique national du PUP et d'ancien diplomate averti.
Pour l'opposition, l'heureux élu est Salifou Sylla, ancien ministre de la justice, ancien ambassadeur et actuellement membre du Conseil national de Transition (CNT, organe parlementaire de la transition).
Il a été membre dynamique de la commission composée de magistrates et de juristes, ayant travaillé sur les dispositions juridiques de la constitution guinéenne.
Concernant la désignation d'un facilitateur pour le compte de la communauté internationale, dont le rôle est de jouer à l'équilibre des opinions, le gouvernement a choisi le général Lamine Cissé, ancien ministre sénégalais de la défense et ancien chef d'état-major des armées du même pays.
En 2010, le général Cissé a été mandaté par la Communauté économique des Etats Afrique de l'ouest (CEDEAO) et l'Union africaine (UA), afin de diriger une équipe technique de réforme des services de sécurité en Guinée et faciliter la passation du pouvoir entre les militaires et les civils, démocratiquement élus.
Pour sa part, le gouvernement a désigné Gouraissy Condé, comme étant le facilitateur principal du collège des facilitateurs désignés.
Homme politique guinéen, M. Condé fut ministre de l'intérieur et de la sécurité durant le régime défunt et ancien secrétaire général du CNT.
En 2010, le président de la transition legGénéral Sékouba Konaté l'avait nommé médiateur de la République, afin de s'occuper des questions relatives à la réconciliation nationale et à la préservation de la paix sociale et de l'unité nationale dans le pays.
Toutefois, l'opposition regroupée au sein du Collectif des partis pour la finalisation de la transition, de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR) , ont protesté mardi contre la désignation du représentant de la communauté internationale, sans aucune forme de consultation préalable avec les parties prenantes au dialogue.
Ils (les leaders de l'opposition) ont estimé que le monopole de la désignation du général Cissé, au nom de la communauté internationale, ne revient pas de facto au gouvernement, mais doit faire l'objet dans un esprit de consensus.
Cette divergence de vue a fini par créer une certaine " cacophonie" entre les acteurs politiques, qui peinent à redéfinir le cadre du dialogue permanant adapté et séquentiel, pour le démarrage effectif des travaux dudit dialogue.


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Des criquets à l'assaut de Madagascar

(BBC Afrique 28/03/2013) Près de la moitié de Madagascar est en proie à une infestation sévère de criquets menaçant les récoltes et faisant planer le spectre d'une pénurie alimentaire.
Selon l'organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Madagascar a besoin d'environ 41 millions de dollars, dont plus de 22 millions de manière urgente d'ici juin, pour commencer à lutter contre l'invasion de criquets.
Selon l'organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Madagascar a besoin d'environ 41 millions de dollars, dont plus de 22 millions de manière urgente d'ici juin, pour commencer à lutter contre l'invasion de criquets.
La FAO estime qu'environ les deux-tiers du pays seront affectés par l'invasion acridienne d'ici septembre 2013 si aucune mesure n'est prise.
L'infestation menace actuellement 60% de la production rizicole malgache, or le riz est le principal aliment de base à Madagascar, où 80% de la population vit avec moins d'un dollar par jour.

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Maroc- Gabon : un partenariat stratégique

(Les Afriques 28/03/2013) Dernière étape de la tournée du roi du Maroc, Mohammed VI, en Afrique de l’ouest, la visite au Gabon va donner une nouvelle impulsion aux relations maroco-gabonaises, selon plusieurs analystes.
Gabon, étape III de la visite du roi Mohammed VI dans la sous-région ouest-africaine. A la suite du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, le Gabon a réservé, dans l’après-midi du lundi 25 mars, un accueil très chaleureux au roi du Maroc. Libreville par le président de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba. D’ores et déjà, le porte-parole de la présidence de la république gabonaise donnait le ton de cette ultime étape. De son avis, « l’économie dominera les rencontres entre les parties gabonaises et marocaines. Ce qui va permettre aux deux Etats d’aboutir à la conclusion d’un accord sur la promotion et la protection réciproque des investissements ». Et de préciser que « le Gabon et le Maroc entretiennent des relations diplomatiques soutenues par un cadre juridique assez riche, depuis 1961 et une profonde amitié le long de l'exercice du président Omar Bongo Ondimba arrivé au pouvoir en 1967». Cependant, le volume global des échanges a atteint en 2011, les 60 millions de dollars. Malgré qu’il ne réponde pas aux ambitions des deux pays, ce chiffre représente une progression de 40% par rapport à l’année 2009. Les exportations marocaines vers le Gabon se sont élevées à 235,6 millions de dirhams au titre de l’année 2010 avec une progression de 7%. Quant aux importations marocaines du Gabon, elles ont atteint 220 millions de dirhams en 2011, soit une progression de 3%. Avec un montant de 24 millions de dollars, le Gabon accueille 20% des investissements extérieurs privés du Maroc en Afrique subsaharienne selon les statistiques de 2009.
Une coopération exemplaire
Il est à souligner dans ce cadre, que la Royale Air Maroc (RAM) a été la première grande entreprise a tenté l’aventure en la République du Gabon. Lui emboîtant le pas, Maroc Télécom (IAM) détient désormais, 51% du capital de l’opérateur Gabon Télécom. Placée sous le signe de coopération Sud-Sud, la plateforme régionale, créée par le groupe Attijariwafa bank, est en soi un exemple de réussite des entreprises marocaines au Gabon.
Par ailleurs, la convention d’exploitation de la mine de Bakoudou, qui a été signée entre le groupe Managem et le gouvernement gabonais en mai 2010, donne une touche de diversité des conventions entre les investisseurs marocains et le gouvernement gabonais. Cette dernière convention accorde les droits d’exploitation minière à la société Golden Gram, filiale locale du groupe Managem et qui travaille sur le projet d’or Etéké. Les gisements aurifères de la région d’Etéké sont situés dans la région de Mouila. Le projet est actuellement en phase d’exploration selon les détails publiés sur le site officiel du groupe Managem.

Sanae Taleb

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Mali : le récit d'une bataille entre Français et djihadistes

(Le Figaro 28/03/2013) REPORTAGE - Le 1er mars, à Imènas, près de Gao, une section franco-malienne s'est retrouvée prise dans des combats très violents, à la lisière d'une forêt où se cachaient des djihadistes et leur armes.En ce lundi matin, Gao se méfie encore. La veille, une poignée de djihadistes, entre quatre et six hommes bien armés, se sont infiltrés dans la cité du Nord-Est malien. Il aura fallu plus de quatre heures et un mort à l'armée malienne pour réduire cette petite bande de combattants suicidaires qui fuyait de maison en maison, mitraillant tout sur son passage. Le Mujao (Mouvement unicité et jihad en Afrique de l'Ouest), le groupe islamiste qui occupait Gao jusqu'à l'intervention française, signait là sa troisième incursion urbaine.
Alors que, dans le grand nord, dans l'adrar des Iforas, Aqmi a mis un genou à terre sous les coups des troupes françaises, Gao et sa région deviennent la priorité sécuritaire des officiers. La zone, où stationne un millier d'hommes, est renforcée. «La stratégie du Mujao est différente de celle d'Aqmi. Al-Qaida avait choisi, au moins au début, une confrontation frontale avec nous. Le Mujao lui a opté pour une guerre asymétrique, une guerre de harcèlement et de guérilla», souligne le général Bernard Barrera, le chef des opérations au Mali.
À Gao et dans les villages des alentours, profitant des cachettes offertes par les arbres de cette brousse sèche, le Mujao n'a jamais vraiment lâché prise. Depuis la fin février, les accrochages s'y multiplient, presque quotidiens, autour de Bourem, Djebok ou Gao. Chaque fois l'histoire est la même: un groupe de quelques djihadistes est débusqué puis «traité».
Mais rien jusqu'alors n'avait vraiment préparé les militaires français à la bataille Imènas. «C'était un scénario qui avait été planifié», reprend le colonel Bruno Bert. Le 1er mars, à la tête d'une colonne de 200 hommes et de 16 blindés du 92e régiment d'infanterie (RI) de Clermont-Ferrand, appuyés par autant de soldats maliens, l'officier s'approche d'Imènas à l'aube. Trois jours que la troupe ratisse la région, dans un calme relatif. Imènas est le dernier objectif. Ce gros village, signalé par les renseignements comme un possible site de transit de l'ennemi, doit être fouillé. Quelques djihadistes, surpris, tentent une vague résistance, puis préfèrent fuir. Le plan est mis en place: le capitaine Jean-Baptiste place ses véhicules pour assiéger la bourgade et l'armée malienne entreprend de visiter les maisons. Imènas se révèle sans grand intérêt. «La population était très calme, tout se passait bien», souligne le capitaine.
On les voyait dans les yeux
Le capitaine Jean-Baptiste
Avant le départ, les militaires se décident néanmoins à vérifier les alentours, une forêt touffue, d'aspect innocent sous la chaleur. La section envoyée pour cette mission n'atteindra pas le sous-bois. «Ils ont tout de suite été pris sous un feu extrêmement intense et violent», rapporte le colonel Bert. Des dizaines de Gad («Groupe armé djihadiste» dans le jargon français) se ruent hors du couvert, kalachnikov en mains. Plusieurs roquettes RPG7 frôlent les blindés. Pris de court, les Français manœuvrent à la hâte. Le QG mobile, un transport de troupes blindé, est presque submergé par l'ennemi. Pour se dégager, la mitrailleuse 25 mm crache sur l'ennemi à moins de 20 mètres. Les fantassins prennent position comme ils le peuvent, vidant leurs chargeurs. Même les officiers doivent prendre leurs pistolets et tirer. «C'était très dur», commente le capitaine. «On les voyait dans les yeux.»
La colonne française finit par se réorganiser, et prendre deux petites hauteurs qui surplombent ce qui devenu un champ de bataille. «Il nous fallait garder l'initiative pour ne pas subir», expliquer le jeune officier. Des hélicoptères sont dépêchés sur place, pour pilonner les arrières du Mujao et le priver de tout espoir d'obtenir des renforts ou de se réapprovisionner. Le combat durera toute la journée. Par deux fois au moins, les djihadistes relanceront des assauts insensés. Les vagues s'approchent parfois à moins de dix mètres des fantassins français, qui encore et encore ouvrent un feu nourri.
Caches d'armes dans la forêt
À ces souvenirs, le regard des soldats, les plus jeunes d'abord, se perd un peu. «Ils étaient juste là. Les têtes éclataient comme des melons», décrit l'un. Ce combat de près, qui n'a rien de virtuel, va laisser des traces. Les Maliens, moins armés moins protégés que leurs homologues français, sont eux aussi violemment engagés. «On tirait, on tirait et ils revenaient encore. J'avais pris 100 balles et j'ai tout utilisé», se rappelle le soldat Ousman, qui n'en revient pas. L'ennemi espérait profiter de la relative faiblesse malienne pour briser l'offensive. «Les djihadistes n'étaient pas du tout désorganisés. Ce n'était pas du suicide. Ils bougeaient. Ils ont tenté à plusieurs reprises de nous contourner tant par la droite que par la gauche. Ils ont combattu», analyse le colonel Bert.
Les têtes éclataient comme des melonsCe n'est que le soir tombant que la fusillade cesse. Le bilan côté franco-malien est vierge. «Un vrai miracle. Le fruit de l'entraînement sans doute», assure un deuxième classe. Toute la nuit, le 92e RI veille. Aux premières lueurs, les forces coalisées lancent l'attaque. Cette fois, le bois tombe sans mal. Profitant de l'obscurité, les djihadistes ont fui. Sous les arbres les Français retrouvent 51 corps abandonnés. Seuls les blessés ont été emmenés par les islamistes.
Combien étaient-ils au plus fort de cette bataille? «Vraisemblablement pas moins d'une centaine», estime le colonel Bert. Au moins le double, selon un responsable des renseignements. Le mystère des effectifs restera entier. La visite, serrée et tendue, des taillis d'Imènas lèvera en revanche celui de la motivation des djihadistes. Sous des bâches et branchages, dans des trous, on découvre des dizaines de caches d'armes de tous calibres. Des postes de combats bien préparés sont aussi mis au jour. Un arsenal qui n'étonne pas les officiers français.
Fondus dans la population
«C'est leur stratégie. Ils cachent leurs armes et vont les chercher quand ils veulent», rappelle le colonel Bert. Entre-temps, les islamistes se fondent dans la population, se muant en bergers ou en artisans. Comme en Afghanistan, l'ennemi peut donc être partout, n'ayant besoin que de quelques heures pour surgir ou se cacher à nouveau. Chaque village peut être un jour un Imènas. Et difficile de savoir si, dans cette guérilla des plus classique, les civils sont les otages ou les complices du Mujao.
«L'une des grandes différences entre la région de Gao et le reste du Mali, c'est qu'ici les islamistes ont réussi à convaincre une partie des habitants du bien-fondé de leur thèse. Cela fait au moins une dizaine d'années que les salafistes se sont implantés avec succès», explique l'un des rares humanitaires à être resté en ville au cours des derniers mois. Paris n'ignore rien de cette imprégnation. Les morts retrouvés sur le champ de bataille étaient tous de jeunes Noirs. Des gamins perdus recrutés sur place et qui forment aujourd'hui l'ossature du Mujao. Alors, même si après le choc d'Imènas le Mujao s'est fait nettement plus discret, les militaires se gardent bien de crier victoire.

Par Tanguy Berthemet

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Burundi: Le gouvernement interpellé à renforcer le système de protection sociale

(Xinhuanet 28/03/2013) Une équipe de chercheurs faite de professeurs burundais et ougandais vient de mener une étude sur la protection sociale d'un échantillon de 529 ménages en province de Ngozi au nord du pays et les implications pour le bien- être de ces ménages et a interpellé le gouvernement burundais à renforcer le système de protection sociale.
"Le système de protection sociale est faible, les actions qui sont menées sont souvent celles des ONG et des bailleurs, le gouvernement n'intervient qu'un pourcentage assez limité eu égard à la situation économique du pays. Le défi est donc de renforcer les mécanismes de protection sociale", a soulevé Charles Kabwigiri, doyen de la Faculté des Sciences Economiques et Administratives à l'Université du Burundi.
L'étude a montré que la plupart des programmes de protection sociale formels du gouvernement ont un champ d'intervention et une couverture limités au niveau national.
A titre d'exemple, l'Institut National de Sécurité Sociale ( INSS) avait couvert seulement 2,5% de la main- d'oeuvre en 2010 tandis que l'Office National des Pensions couvre seulement les fonctionnaires civils retraités, les magistrats et les agents de la justice.
Il existe un petit groupe de bailleurs bien coordonné qui appuie les initiatives de protection sociale, et les ménages sont obligés de se rabattre au système de protection sociale informelle.
Au gouvernement du Burundi, l'étude a également recommandé d' étudier et de comprendre comment les systèmes de protection sociale informelle fonctionnent et de développer des stratégies de politique afin des les renforcer.
Cette étude s'est également rendue compte que la plupart des programmes de protection sociale au Burundi sont largement financés des sources externes, ce qui pose un grand défi quant à leur durabilité. D'où également la nécessité de l'implication de la communauté et des organisations privées dans les processus de conception, de prise de décision et de mise en exécution de ces programmes.



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Togo - AFFAIRE INCENDIES DES MARCHES AU TOGO: la fin de l’acharnement judiciaire ?

(Le Pays 28/03/2013) L’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara, au Togo, est-elle en train de faire « pschitt », comme dirait Jacques Chirac ? La question est devenue inéluctable avec le revirement spectaculaire, le 21 mars dernier, du principal accusateur et unique témoin à charge des deux opposants politiques et de responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST), Jean-Pierre Fabre et Gabriel Agbeyomé Kodjo.
En effet, l’intéressé, du nom de Mohamed Loum alias Toussaint Tomety, a mis hors de cause, au cours d’une confrontation devant le doyen des juges d’instruction et le procureur de la république du Togo, le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et l’ancien Premier ministre togolais. Le plus sérieusement du monde, celui qui reconnaît avoir mis le feu à l’un des marchés a déclaré avoir été manipulé pour faire porter la responsabilité des incendies au CST qui donne du fil à retordre au pouvoir du jeune Faure Gnassingbé. Comme pour qu’un doigt accusateur ne soit pas rapidement pointé vers le régime en place, il a rapidement désigné trois officiers de gendarmerie et un journaliste comme ses manipulateurs.
Grondé par sa conscience, il dit qu’il a même adressé deux lettres d’excuses à Jean-Pierre Fabre qui a été inculpé et laissé en liberté dans cette affaire. Agbeyomé Kodjo qui a été spectaculairement arrêté et détenu avant d’être libéré, ainsi que les responsables du CST mis en cause dans cette affaire n’ont pas encore bénéficié, officiellement et à notre connaissance, de cet égard de la part du « manipulé ». Pourtant, ils ont eux aussi souffert et continuent de souffrir de cette affaire. Ce revirement vient confirmer le doute que certains avaient par rapport à ce dossier.
L’acharnement contre tous ceux qui avaient le malheur de ne pas voir les choses de la même manière que le régime en place confinait à un règlement de comptes par justice interposée. L’indépendance de la justice mise en avant ainsi que les nécessités d’enquête n’étaient en fait qu’un écran de fumée destiné à masquer la volonté de certains puissants du moment d’avoir le scalp d’opposants qu’ils ne veulent pas, voir même en peinture. Le pouvoir semble prêt à fabriquer des preuves afin que ses opposants ne puissent jamais s’en sortir. Mais, comme on le dit couramment, le mensonge a beau courir pendant des années, la vérité le rattrape en un jour.
Et, à n’en pas douter, c’est ce qui est en train de se passer avec cette rétractation du principal accusateur. Un revirement dont comptent bien profiter Jean-Pierre Fabre et Agbeyomé Kodjo qui, à l’unisson, demandent la libération de toutes les personnes « arbitrairement détenues » dans le cadre de cette affaire. Pour dissiper l’épais brouillard des incendies des marchés d’une manière sereine et impartiale, le patron de l’ANC exige une enquête internationale. Seulement, les deux opposants seront-ils entendus par la Justice et les autorités togolaises ?
L’acharnement judiciaire dont ils sont l’objet prendra-t-il fin avec leur disculpation par le principal accusateur ? On n’en est pas trop sûr, vu que la Justice togolaise continue de faire état d’autres indices qui accablent les inculpés de luxe même après le revirement de Toussaint Tomety. Toutefois, on se gardera de trop spéculer car, ne sachant pas de quoi demain pourrait être fait dans cette affaire que le même Jacques Chirac pourrait bien qualifier d’abracadabrantesque. C’est donc le « wait and see ».

Séni DABO

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Egypte : les élections législatives repoussées à Octobre ?

(EuroNews 28/03/2013) Prévu pour Avril, le scrutin serait finalement reporté en raison d’une nouvelle loi électorale, adoptée ce mardi. L’annonce a été faite par le président Mohammed Morsi. Celle-ci intervient dans un climat très tendu avec des violences entre les partis d’opposition et les Frères musulmans, les deux camps se rejetant la responsabilité de ces affrontements.De son côté, le président Mohamed Morsi a prévenu que les “agitateurs seraient arrêtés et traînés en justice”. Une attitude “sans rapport avec la démocratie” répliquent les opposants au chef de l’Etat. Ils évoquent notamment la censure médiatique et la mise en place progressive d’un régime fasciste et dictatorial.
“Nous soutenons le mouvement islamique qui va protester devant le Centre des médias. C’est aussi notre droit de manifester devant le siège des Frères musulmans car c’est là que se trouve le pouvoir central du gouvernement. Vous, qui êtes d’Euronews, vous savez bien que cela est partie prenante d’une démocratie”, s’est exclamé Hussein Abdel-Ghani, l’un des porte-parole de l’opposition lors d’une conférence de presse.
L’opposition a aussi condamné les attaques subies par les journalistes devant le siège des Frères musulmans. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs vu leur matériel détruit par les autorités.
“Les agressions contre les professionnels de l’information, les arrestations à l’encontre des activistes et les menaces de traîner en justice des chefs de l’opposition sont des développements qui menacent la démocratie égyptienne. C’est le message affiché par les détracteurs de la politique de Mohamed Morsi. Ce dernier a répliqué en disant que la démocratie doit être étrangère à tout acte de violence.”

(Avec notre correspondant au Caire, Mohammed Shaikhibrahim)

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mardi 26 mars 2013

Mali : l'ONU envisage une mission de 11 200 hommes, soutenue par une "force parallèle"

Le Monde.fr avec AFP |
Les Nations unies envisagent une mission de maintien de la paix au Mali forte de 11 200 hommes au maximum mais qui aura besoin d'une "force parallèle" antiterroriste, selon un rapport du secrétaire général Ban Ki-moon, rendu public mardi 26 mars.
"Etant donné le niveau et la nature de la menace résiduelle, il y aura absolument besoin d'une force parallèle opérant au Mali [et potentiellement dans la sous-région] aux côtés de la mission de l'ONU afin de mener des opérations importantes de combat et de contre-terrorisme", souligne le rapport.L'exigence d'une "force parallèle", non précisée, semble indiquer que l'ONU souhaite le maintien d'une présence militaire française en appui à sa "mission de stabilisation". L'implication de la force parallèle en appui aux casques bleus "sera nécessaire pour un certain temps".
DEUX OPTIONS
Le texte ne fait pas référence explicitement aux troupes françaises et présente ce dispositif comme une des "deux options possibles soumises à l'examen du Conseil de sécurité". L'autre option consiste à "renforcer la mission politique" de l'ONU au Mali tout en laissant à la Misma, la force panafricaine, le soin d'assurer la sécurité. La Misma serait assistée par "des efforts militaires bilatéraux, en soutien aux forces maliennes". Elle aurait alors un rôle "offensif et de stabilisation centré sur les groupes extrémistes armés".
Dans le cadre de l'option casques bleus, la "majeure partie" des troupes qui composent la Misma "seraient transférées dans une mission de stabilisation de l'ONU" qui comprendrait également 1 440 policiers. Elle serait déployée "essentiellement dans le Nord, avec pour base logistique possible Gao ou Sevaré".
Les casques bleus de l'ONU seront juste assez nombreux pour sécuriser "les zones de population considérées comme présentant le plus grand risque", précise le rapport, qui a été soumis aux 15 pays membres du Conseil. Avant de déployer des casques bleus, souligne le texte, il faudra d'abord que "les conditions politiques et de sécurité nécessaires soient en place" et il reviendra au secrétariat général de l'ONU d'en juger.

lemonde.fr

Centrafrique : Bozizé à Yaoundé

Par Europe1.fr avec AFP
Le président centrafricain déchu François Bozizé, arrivé dimanche au Cameroun, a passé la nuit de lundi à mardi dans un hôtel de luxe de Yaoundé, mais pourrait repartir vers un autre pays, a-t-on appris mardi de sources concordantes. "M. Bozizé est arrivé hier soir à Yaoundé. Il a été logé à l'hôtel Hilton. Des négociations sont en cours pour qu'il parte le plus rapidement possible vers un autre pays", a affirmé une autorité administrative. Selon une source proche des services de sécurité, "M. Bozizé est arrivé discrètement dans la nuit. Une escorte légère a été mise à sa disposition".
Plusieurs agents de la surveillance du territoire (renseignements) quadrillaient le hall de l'hôtel, habillés en civil, a constaté un journaliste de l'AFP. Un agent de sécurité ayant requis l'anonymat a confirmé la présence du chef d'Etat dans l'établissement: "il est là depuis la nuit. Nous avons reçu des instructions spéciales mais je ne peux pas en dire plus. On ne parle pas de ça".
Lundi, la présidence camerounaise avait annoncé avoir accueilli M. Bozizé "dans l'attente de son départ vers un autre pays d'accueil". Une partie de la famille de François Bozizé est arrivée mardi matin à Kinshasa après s'être réfugiée en République démocratique du Congo

europe1.fr