(Afrik.com 23/04/2012)
Détails sur le métier d’expert financier
Monsieur Paul Batasi, Directeur de « Africa Opportunity », a rejoint les rangs des Experts Financiers Camerounais le 11 Avril 2012, après avoir prêté serment à la Cour d’Appel du Littoral (Douala). Il répond aux questions d’Afrik.com
Afrik.com : Monsieur Paul Batasi, pouvez-vous décliner votre identité à nos lecteurs ?
Paul Batasi : Je suis Paul Batasi, Directeur de "Africa Opportunity", diplômé de l’Institut Technique de Banque de Paris (France), membre de l’Académie sur l’Economie Sociale et Solidaire de l’International Training Centre de Turin (International Labour Organisation), Formateur certifié en entrepreneuriat - SIYB et EYB- du Bureau International du Travail (BIT), Project Manager Professional en cours de certification, inventeur de la marque "Opportunity Express" et du "Porte Monnaie Virtuel Sécurisé", expert Financier assermenté, ancien Directeur des Opérations Bancaires (CAC et NISCAM), ancien Directeur général d’établissements de micro-finance (NISCAM, CECPROM Mature). Chef du Département des techniques bancaires de l’Institute Superior de Formación Professional y Linguistico (INSFOPLI) en Guinée équatoriale, ex-enseignant en faculté des sciences économiques de l’Université de Douala. Formateur, organisateur, coach en gestion d’entreprise, auditeur et ancien de l’Eglise. Vingt-six années d’expérience.
Afrik.com : En quoi consiste le travail d’un expert financier ?
Paul Batasi : Un expert en général est une personne qui, par l’expérience et par la pratique a acquis une certaine habileté dans sa profession ou une certaine maturité et clairvoyance lui permettant de donner un point de vue, de porter un jugement ou de prendre une position louable sur des questions concernant son domaine. Un expert financier est donc celui qui est appelé à apporter son éclairage sur des questions financières. C’est un guide pour tous ceux qui sont confrontés à des problèmes d’appréciation des états financiers, des situations financières à quelque niveau que ce soit, en entreprise, dans les collectivités, au niveau de la justice… Il peut également donner des orientations aux gestionnaires ou aux décideurs sur des questions financières.
Afrik.com : Quel est son apport dans la société ?
Paul Batasi : Son rôle dans la société est important et même indispensable ; il apporte des éclairages sur la gouvernance financière, la finance étant l’élément indispensable, le nerf dans le bon fonctionnement de toute organisation. L’expert financier se trouve donc au centre de la lutte contre la mauvaise gestion, la dilapidation et le détournement des deniers publics. Il est aussi un maillon indispensable dans l’élaboration et la mise en place des politiques et procédures de gestion financière dans les organisations, les collectivités, les Etats…
Afrik.com : Qu’est-ce qui a motivé votre choix pour ce secteur d’activité ?
Paul Batasi : Je ne peux pas dire que j’ai fait un choix, puisqu’il s’agit d’une profession que j’exerce depuis vingt-six ans. En fait, Je suis comptable de formation (titulaire d’un brevet de technicien supérieur en comptabilité et gestion des entreprises depuis 1986) et mon premier poste de travail a été à la banque, l’ancienne Société Camerounaise de Banque (SCB). Ensuite, j’ai travaillé au Crédit agricole du Cameroun (CAC) et j’en ai profité pour faire des études professionnelles supérieures de banque à l’Institut Technique de Banque. Depuis lors, je suis entré en plein dans cette profession, puisque j’ai été impliqué dans la création et la mise en œuvre de plusieurs institutions financières, comme personnel ou comme conseiller.
Afrik.com : Comment y accède-t-on ?
Paul Batasi : Je l’ai déjà dit plus haut, en définissant ce que c’est qu’un expert et en parlant de mon cursus. Il est vrai que tous les experts financiers n’ont pas le même cursus que le mien. Mais ce qu’il faut retenir en gros, c’est qu’il faut avoir un diplôme d’étude supérieure en finance spécialisée, avoir l’expérience nécessaire (au moins dix ans), jouir d’une moralité et d’une probité irréprochables, etc.
Afrik.com : Quelles difficultés rencontrez-vous dans l’exercice de votre profession ?
Paul Batasi : Les difficultés sont multiples, puisque l’on fait généralement appel à l’expert financier, lorsque la situation est pourrie ou lorsqu’il y a conflit. Dans ces conditions il est mal vu par la partie mise en cause. Dans la plus part du temps, toutes les batteries sont mises en marche pour l’empêcher de travailler, d’obtenir les résultats probants, de formuler ou de prononcer les résultats obtenus.
Afrik.com : Quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes Camerounais qui aimeraient en faire carrière ?
Paul Batasi : De travailler dur pour mériter cette place, mais surtout de rester intègre.
Afrik.com : Combien d’experts financiers compte notre pays à la date d’aujourd’hui ?
Paul Batasi : Il est impossible de donner le nombre exact, puisqu’il n’existe pas pour l’instant, un ordre ou une association réunissant tous les experts financiers du Cameroun. C’est donc l’occasion pour moi d’inviter mes pairs à entamer une réflexion dans ce sens, dans l’intérêt de faire connaître notre profession au public et de fixer les règles d’accès et des standards dans l’exercice des tâches qui nous sont confiées.
Afrik.com : Quel sentiment vous anime au moment où vous venez de prêter serment ?
Paul Batasi : C’est un sentiment de satisfaction, de joie. Je sais qu’il s’agit d’une nouvelle responsabilité, et que je dois travailler davantage pour continuer à mériter la confiance qui m’a été donnée par le Vice premier Ministre et Garde des Sceaux.
par Emmanuel Batamag
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mardi 24 avril 2012
Le Togo célèbre le 52e anniversaire de son indépendance
(Xinhuanet 23/04/2012)
LOME -- Les Togolais s'apprêtent à célébrer, le 27 avril, le 52e anniversaire de l'indépendance du pays.
Le 27 avril, un défilé militaire et civil et un concert gérant au Palais des congrès de Lomé sont prévus. Par ailleurs, la finale du tournoi de football de l'indépendance se jouera ce jour là.
La célébration de l'anniversaire de l'indépendance sont précédée par une messe catholique et un culte protestant le 26 avril, date à laquelle la flamme de l'indépendance sera ranimée dans la soirée.
Vencredi, une prière musulmane à la grande mosquée de Lomé a été organisée dans le cadre des festivités. Mardi, une opération " Togo propre" se déroulera sur toute l'étendue du territoire national.
© Copyright Xinhuanet
LOME -- Les Togolais s'apprêtent à célébrer, le 27 avril, le 52e anniversaire de l'indépendance du pays.
Le 27 avril, un défilé militaire et civil et un concert gérant au Palais des congrès de Lomé sont prévus. Par ailleurs, la finale du tournoi de football de l'indépendance se jouera ce jour là.
La célébration de l'anniversaire de l'indépendance sont précédée par une messe catholique et un culte protestant le 26 avril, date à laquelle la flamme de l'indépendance sera ranimée dans la soirée.
Vencredi, une prière musulmane à la grande mosquée de Lomé a été organisée dans le cadre des festivités. Mardi, une opération " Togo propre" se déroulera sur toute l'étendue du territoire national.
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Sénégal/Mali: Pour ATT, l’exil aura le goût du tiéboudiène
(Afriscoop 23/04/2012)
Tout est volatile dans la vie, et seul demeure le temps, "cette image mobile de l’éternité immobile" selon le mot d’Empedocle. Dans ce contexte, seule importe la fin. De son exil doré de Dakar, Amadou Toumani Touré (ATT) doit méditer sur le sens de sa vie ou plus exactement sur sa trajectoire de président de la République du Mali.
Le 22 mars 2012 aux environs de 18 heures, c’est un président clopinant qui dévalera le flanc de la colline du pouvoir vers le quartier Dar es salam, en fuite face à des putschistes qui, apparemment, étaient bien décidés à lui faire manger les pissenlits par la racine.
Pendant plusieurs jours, il restera claquemuré quelque part dans Bamako (camp militaire de Djikoroni ? ambassade des USA ? ambassade du Sénégal ?) avant de se faire entendre d’abord sur RFI, puis pour annoncer sa démission.
22 ans auparavant, même si l’oracle le plus infaillible du Mali avait prédit à ATT qu’il serait renversé par ses frères parachutistes, il l’aurait envoyé paître. Au demeurant, jusqu’à la dernière minute, le héros du 26 mars 1991 avait toujours cru à la réversibilité du coup d’Etat, mieux ou pire, c’est selon, à son irréalité.
Sinon comment comprendre son autisme face aux différentes alertes de certains de ses pairs, dont le burkinabè Blaise Compaoré, sur l’imminence d’un putsch ? Qu’est-ce qui explique qu’il croyait dur comme fer, lui, le tombeur de Moussa Traoré, qu’il était à l’abri d’une telle surprise ?
Sans doute, l’assurance de certains de ses conseillers en mysticisme n’est pas étrangère à cette attitude. En tout cas en moins de 24 heures, le Mali expérimentait son 3e pronunciamiento, et Amadou Haya Sanogo et Cie mettaient fin au mythe ATT, lequel a pris le chemin de l’exil.
Fuite et fin ? Pas si sûr, puisque même son départ pour l’extérieur a été houleux, la junte ayant voulu le garder pour le juger. Sera-t-il rattrapé un jour par certaines casseroles, notamment dans ce dossier avec les Touaregs du Nord, où, apparemment, l’homme n’est pas blanc comme neige ? En attendant, cet exil dakarois est salutaire pour l’ex-parachutiste, qui pourra se faire opérer du genou à Dantec ou à Fann, goûter un peu à un repos bien mérité et se remettre de ses frayeurs. Il revient de loin. Il pourra aussi savourer les délices du tiéboudiène ou tiepyap, et pourquoi pas envisager des projets communs avec son homologue sénégalais déchu, lui, par les urnes, Abdoulaye Wade, lequel, à 85 ans, entend toujours être sur la brèche.
Rideau sur 10 ans de pouvoir démocratique consensuel certes, mais sur fond de pagaille et de pratiques douteuses.
Le Mali derrière ATT n’est pourtant pas sorti du tunnel, loin s’en faut :
d’abord il y a cette espèce de dyarchie au sommet de l’Etat qu’il faut régler : d’un côté, le président intérimaire, Diocounda Traoré, et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, et de l’autre la junte, qui régente toujours le Mali.
Que ce soit le président ou le Premier ministre, tous ont fait le pèlerinage de Kati avant leur nomination. Et que dire de la vingtaine d’arrestations de personnalités ordonnées par les ex-putschistes ? Dans les faits, la junte gouverne toujours au Mali, et à l’évidence, l’Accord-cadre mérite d’être retoqué ;
le nouveau Premier ministre, qui a tenu un discours de vérité lors de sa première sortie solennelle le 21 avril dernier, devra rapidement marquer son territoire par... la formation d’une équipe compétente. Problème : les tractations pour trouver les hommes qu’il faut à la place qu’il faut butent apparemment sur les calculs personnels des uns et des autres ;
enfin il y a évidemment le brûlot du nord du Mali, concernant lequel le nouveau chef du gouvernement n’a pas transigé dans son premier discours. Mais entre ce discours musclé et sa marge de manœuvre sur le terrain, où Touaregs et Djiadistes s’en donnent à cœur joie, il y a un écart abyssal.
Que vont faire donc les chefs d’Etat de la CEDEAO, qui seront, de nouveau, ce jeudi 26 avril à Abidjan au chevet du Mali et de la Guinée-Bissau ?
Après avoir remporté une première demi-victoire, qui a consisté à faire remettre le pouvoir aux civils, l’institution régionale se trouve confrontée, dans le cas du Mali, au problème de l’omission de certains détails (à dessein ?) lors de la signature de l’Accord-cadre.
Cette énième réunion au sommet sur le Mali devra donc trancher les questions relatives à l’exercice du pouvoir sur une feuille de route très claire pour le pouvoir intérimaire. Les Maliens pourront alors s’occuper de leurs frères scessionnistes du Nord.
A défaut de vider le contentieux relatif au pouvoir suprême, il est à craindre qu’une prolongation de cette période de ni chair ni poisson n’entraîne le Mali dans le chaos.
L’Observateur Paalga
© Copyright Afriscoop
Tout est volatile dans la vie, et seul demeure le temps, "cette image mobile de l’éternité immobile" selon le mot d’Empedocle. Dans ce contexte, seule importe la fin. De son exil doré de Dakar, Amadou Toumani Touré (ATT) doit méditer sur le sens de sa vie ou plus exactement sur sa trajectoire de président de la République du Mali.
Le 22 mars 2012 aux environs de 18 heures, c’est un président clopinant qui dévalera le flanc de la colline du pouvoir vers le quartier Dar es salam, en fuite face à des putschistes qui, apparemment, étaient bien décidés à lui faire manger les pissenlits par la racine.
Pendant plusieurs jours, il restera claquemuré quelque part dans Bamako (camp militaire de Djikoroni ? ambassade des USA ? ambassade du Sénégal ?) avant de se faire entendre d’abord sur RFI, puis pour annoncer sa démission.
22 ans auparavant, même si l’oracle le plus infaillible du Mali avait prédit à ATT qu’il serait renversé par ses frères parachutistes, il l’aurait envoyé paître. Au demeurant, jusqu’à la dernière minute, le héros du 26 mars 1991 avait toujours cru à la réversibilité du coup d’Etat, mieux ou pire, c’est selon, à son irréalité.
Sinon comment comprendre son autisme face aux différentes alertes de certains de ses pairs, dont le burkinabè Blaise Compaoré, sur l’imminence d’un putsch ? Qu’est-ce qui explique qu’il croyait dur comme fer, lui, le tombeur de Moussa Traoré, qu’il était à l’abri d’une telle surprise ?
Sans doute, l’assurance de certains de ses conseillers en mysticisme n’est pas étrangère à cette attitude. En tout cas en moins de 24 heures, le Mali expérimentait son 3e pronunciamiento, et Amadou Haya Sanogo et Cie mettaient fin au mythe ATT, lequel a pris le chemin de l’exil.
Fuite et fin ? Pas si sûr, puisque même son départ pour l’extérieur a été houleux, la junte ayant voulu le garder pour le juger. Sera-t-il rattrapé un jour par certaines casseroles, notamment dans ce dossier avec les Touaregs du Nord, où, apparemment, l’homme n’est pas blanc comme neige ? En attendant, cet exil dakarois est salutaire pour l’ex-parachutiste, qui pourra se faire opérer du genou à Dantec ou à Fann, goûter un peu à un repos bien mérité et se remettre de ses frayeurs. Il revient de loin. Il pourra aussi savourer les délices du tiéboudiène ou tiepyap, et pourquoi pas envisager des projets communs avec son homologue sénégalais déchu, lui, par les urnes, Abdoulaye Wade, lequel, à 85 ans, entend toujours être sur la brèche.
Rideau sur 10 ans de pouvoir démocratique consensuel certes, mais sur fond de pagaille et de pratiques douteuses.
Le Mali derrière ATT n’est pourtant pas sorti du tunnel, loin s’en faut :
d’abord il y a cette espèce de dyarchie au sommet de l’Etat qu’il faut régler : d’un côté, le président intérimaire, Diocounda Traoré, et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, et de l’autre la junte, qui régente toujours le Mali.
Que ce soit le président ou le Premier ministre, tous ont fait le pèlerinage de Kati avant leur nomination. Et que dire de la vingtaine d’arrestations de personnalités ordonnées par les ex-putschistes ? Dans les faits, la junte gouverne toujours au Mali, et à l’évidence, l’Accord-cadre mérite d’être retoqué ;
le nouveau Premier ministre, qui a tenu un discours de vérité lors de sa première sortie solennelle le 21 avril dernier, devra rapidement marquer son territoire par... la formation d’une équipe compétente. Problème : les tractations pour trouver les hommes qu’il faut à la place qu’il faut butent apparemment sur les calculs personnels des uns et des autres ;
enfin il y a évidemment le brûlot du nord du Mali, concernant lequel le nouveau chef du gouvernement n’a pas transigé dans son premier discours. Mais entre ce discours musclé et sa marge de manœuvre sur le terrain, où Touaregs et Djiadistes s’en donnent à cœur joie, il y a un écart abyssal.
Que vont faire donc les chefs d’Etat de la CEDEAO, qui seront, de nouveau, ce jeudi 26 avril à Abidjan au chevet du Mali et de la Guinée-Bissau ?
Après avoir remporté une première demi-victoire, qui a consisté à faire remettre le pouvoir aux civils, l’institution régionale se trouve confrontée, dans le cas du Mali, au problème de l’omission de certains détails (à dessein ?) lors de la signature de l’Accord-cadre.
Cette énième réunion au sommet sur le Mali devra donc trancher les questions relatives à l’exercice du pouvoir sur une feuille de route très claire pour le pouvoir intérimaire. Les Maliens pourront alors s’occuper de leurs frères scessionnistes du Nord.
A défaut de vider le contentieux relatif au pouvoir suprême, il est à craindre qu’une prolongation de cette période de ni chair ni poisson n’entraîne le Mali dans le chaos.
L’Observateur Paalga
© Copyright Afriscoop
Bénin: mobilisation contre la révision de la constitution
(Xinhuanet 23/04/2012)
COTONOU -- Une mobilisation contre le projet de révision de la constitution béninoise s'est déroulée à Cotonou dans l'après-midi de dimanche à l'appel d'anciens députés regroupés au sein d'un creuset dénommé "sursaut patriotique", de certains de leurs collègues de l'actuelle législature, de mouvements de jeunes et de responsables syndicaux.
Le "sursaut patriotique" est le nom d'un groupe parlementaire de la précédente législature, dont les membres, qui était au départ partisan du chef de l'Etat Boni Yayi, ont rallié l'opposition vers la fin de son mandat. Pour la plupart, il n'ont pas été réélus, lors des élections législatives de 2011. Ce creuset a initié une grande campagne de mobilisation contre le projet de révision constitutionnelle au Bénin avec des affiches géantes portant le message "touche pas à ma constitution" dressées les grandes villes du Bénin.
Plusieurs députés de l'opposition ont participé à cette manifestation qui a mobilisé des milliers de personnes qui ont suivi des discours et des déclarations anti-révisionnistes de responsables de partis de personnalités et de leaders syndicaux qui ont jugé le projet de révision de la constitution béninoise opportuniste et non consensuelle.
Inscrit à l'ordre du jour d'une session extraordinaire du parlement béninois, en mars dernier, un projet de loi portant révision de la constitution a été déclaré "irrecevable" par la commission des lois de l'institution pour "défaut de consensus". Il est remis à l'ordre du jour de la première session ordinaire de l'institution qui s'est ouverte, il y a seulement quelques jours. Un front de députés s'est même constitué pour demander le retrait de ce projet de loi.
Ce projet de révision constitution, voulu par Boni Yayi, suscite depuis quelques mois des controverses, les anti-révisionnistes soupçonnant Boni Yayi de vouloir créer une nouvelle République pour briguer un troisième mandat en violation des dispositions de la constitution qui interdit de briguer plus de deux mandats présidentiels.
A plusieurs occasions, Boni Yayi, élu en mars 2011 dès le premier tour du scrutin, pour un second mandat, a déclaré qu'il briguait ainsi son "deuxième et dernier mandat". Un projet de loi portant recours au référendum, adopté en 2011 par le parlement, exclut de toute modification des dispositions de la constitution portant sur la limitation du nombre de mandat présidentiel à deux au maximum et l'âge des candidats à 40 au minimum et à 70 ans au maximum.
© Copyright Xinhuanet
COTONOU -- Une mobilisation contre le projet de révision de la constitution béninoise s'est déroulée à Cotonou dans l'après-midi de dimanche à l'appel d'anciens députés regroupés au sein d'un creuset dénommé "sursaut patriotique", de certains de leurs collègues de l'actuelle législature, de mouvements de jeunes et de responsables syndicaux.
Le "sursaut patriotique" est le nom d'un groupe parlementaire de la précédente législature, dont les membres, qui était au départ partisan du chef de l'Etat Boni Yayi, ont rallié l'opposition vers la fin de son mandat. Pour la plupart, il n'ont pas été réélus, lors des élections législatives de 2011. Ce creuset a initié une grande campagne de mobilisation contre le projet de révision constitutionnelle au Bénin avec des affiches géantes portant le message "touche pas à ma constitution" dressées les grandes villes du Bénin.
Plusieurs députés de l'opposition ont participé à cette manifestation qui a mobilisé des milliers de personnes qui ont suivi des discours et des déclarations anti-révisionnistes de responsables de partis de personnalités et de leaders syndicaux qui ont jugé le projet de révision de la constitution béninoise opportuniste et non consensuelle.
Inscrit à l'ordre du jour d'une session extraordinaire du parlement béninois, en mars dernier, un projet de loi portant révision de la constitution a été déclaré "irrecevable" par la commission des lois de l'institution pour "défaut de consensus". Il est remis à l'ordre du jour de la première session ordinaire de l'institution qui s'est ouverte, il y a seulement quelques jours. Un front de députés s'est même constitué pour demander le retrait de ce projet de loi.
Ce projet de révision constitution, voulu par Boni Yayi, suscite depuis quelques mois des controverses, les anti-révisionnistes soupçonnant Boni Yayi de vouloir créer une nouvelle République pour briguer un troisième mandat en violation des dispositions de la constitution qui interdit de briguer plus de deux mandats présidentiels.
A plusieurs occasions, Boni Yayi, élu en mars 2011 dès le premier tour du scrutin, pour un second mandat, a déclaré qu'il briguait ainsi son "deuxième et dernier mandat". Un projet de loi portant recours au référendum, adopté en 2011 par le parlement, exclut de toute modification des dispositions de la constitution portant sur la limitation du nombre de mandat présidentiel à deux au maximum et l'âge des candidats à 40 au minimum et à 70 ans au maximum.
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Soudan - Soudan du Sud : la crise perdure
(Afrik.com 23/04/2012)
Les champs pétroliers de Heglig, pomme de discorde entre les deux pays. Environ mille deux cents soldats sud-soudanais ont trouvé la mort dans les combats autour de la zone pétrolière et frontalière de Heglig. Depuis la proclamation d’indépendance du Sud-Soudan, le 14 juillet 2011, et la partition du pays, une rivalité s’est installée entre le Nord et le Sud. La zone frontalière de Heglig, qui représente la moitié de la production pétrolière soudanaise, suscite plus que jamais les convoitises des deux parties. La communauté internationale se dit très préoccupée.
Les derniers affrontements entre le Soudan et le Soudan du Sud dans la zone pétrolière et frontalière de Heglig auraient fait environ mille deux cents morts parmi les soldats sud-soudanais, a déclaré le commandant de l’armée soudanaise, Kamal Marouf. Il n’a pour l’instant pas donné de précisions relatives à ses troupes personnelles. Des informations difficilement vérifiables mais selon plusieurs sources crédibles : la zone a été la cible d’attaques ce weekend et des cadavres de soldats sud-soudanais ont été retrouvés dans les rues ce lundi. Heglig est depuis fin mars le théâtre d’affrontements Nord-Sud sans pareils depuis l’indépendance du Soudan du Sud. Une situation préoccupante selon l’Union africaine (UA), les Etats-Unis, les Nations unies et la communauté internationale.
Une recrudescence des combats
Ce lundi, des avions bombardiers soudanais auraient lancé un nouveau raid contre la ville frontalière de Bentiu, au Soudan du Sud, capitale de l’état pétrolifère d’Unité, selon l’AFP. De violentes explosions auraient été enregistrées dans la localité et plusieurs bombes larguées près d’un pont stratégique et d’un marché.
Ces annonces viennent semer le trouble. De multiples déclarations et signes d’apaisement ont été faites à la fois par les autorités soudaines et par celles du Sud-Soudan. Elles laissaient planer un semblant de retour au calme et donnaient à penser que les deux parties étaient prêtes à une sortie de crise pacifique.
Vendredi 20 avril, le gouvernement de Khartoum annonçait déjà avoir repris le contrôle de la zone frontalière contestée de Heglig à la suite de violents combats et le Soudan du Sud de son côté évoquait qu’il s’y était retiré « volontairement sous pression internationale ».
Nous allons « donner une leçon par la force au Soudan du Sud »
D’un côté, Khartoum laisse entendre que « [ses] troupes ont pu libérer la ville de Heglig par la force, et l’ont reprise à 11h20 GMT (14h20 heure locale, ndlr) aujourd’hui (vendredi, ndlr) », d’autant plus que le président soudanais, Omar el-Béchir promettait la veille de « donner une leçon par la force au Soudan du Sud ». Et de l’autre, Djouba annonce que les troupes de la SPLA, l’armée sud-soudanaise, ont reçu l’ordre de se retirer de Heglig, précisant par la suite qu’ « un retrait ordonné va commencer immédiatement et devra être terminé dans les trois jours ». Cependant le Sud-Soudan rappelle qu’il considère toujours Heglig comme une partie intégrante du territoire sud-soudanais.
La prise de Heglig est « illégale »
L’UA, les Etats-Unis, les Nations unies et la communauté internationale se sont dits « profondément préoccupés » par la situation entre les deux Soudan et n’ont eu de cesse, ces derniers jours, de multiplier les appels au calme et d’inviter les deux parties à la retenue, afin d’éviter de nouveaux affrontements.
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, avait jugé « illégale » la prise de Heglig par Djouba et exhorté par la même occasion le Soudan à « cesser immédiatement de bombarder » le Soudan du Sud. Il avait par ailleurs enjoint Khartoum à se retirer d’autres territoires faisant partie intégrante du Soudan du Sud.
Ce samedi, dans un message vidéo adressé aux dirigeants et populations des deux Soudan, Barack Obama a appelé à la fin des combats entre les deux pays et les a invités à entamer de nouvelles négociations pour pouvoir mettre un terme à leur conflit, enjoignant directement les deux présidents à « avoir le courage de revenir à table pour négocier et résoudre pacifiquement ces problèmes ».
lundi 23 avril 2012 / par Thomas Yonkeu
© Copyright Afrik.com
Les champs pétroliers de Heglig, pomme de discorde entre les deux pays. Environ mille deux cents soldats sud-soudanais ont trouvé la mort dans les combats autour de la zone pétrolière et frontalière de Heglig. Depuis la proclamation d’indépendance du Sud-Soudan, le 14 juillet 2011, et la partition du pays, une rivalité s’est installée entre le Nord et le Sud. La zone frontalière de Heglig, qui représente la moitié de la production pétrolière soudanaise, suscite plus que jamais les convoitises des deux parties. La communauté internationale se dit très préoccupée.
Les derniers affrontements entre le Soudan et le Soudan du Sud dans la zone pétrolière et frontalière de Heglig auraient fait environ mille deux cents morts parmi les soldats sud-soudanais, a déclaré le commandant de l’armée soudanaise, Kamal Marouf. Il n’a pour l’instant pas donné de précisions relatives à ses troupes personnelles. Des informations difficilement vérifiables mais selon plusieurs sources crédibles : la zone a été la cible d’attaques ce weekend et des cadavres de soldats sud-soudanais ont été retrouvés dans les rues ce lundi. Heglig est depuis fin mars le théâtre d’affrontements Nord-Sud sans pareils depuis l’indépendance du Soudan du Sud. Une situation préoccupante selon l’Union africaine (UA), les Etats-Unis, les Nations unies et la communauté internationale.
Une recrudescence des combats
Ce lundi, des avions bombardiers soudanais auraient lancé un nouveau raid contre la ville frontalière de Bentiu, au Soudan du Sud, capitale de l’état pétrolifère d’Unité, selon l’AFP. De violentes explosions auraient été enregistrées dans la localité et plusieurs bombes larguées près d’un pont stratégique et d’un marché.
Ces annonces viennent semer le trouble. De multiples déclarations et signes d’apaisement ont été faites à la fois par les autorités soudaines et par celles du Sud-Soudan. Elles laissaient planer un semblant de retour au calme et donnaient à penser que les deux parties étaient prêtes à une sortie de crise pacifique.
Vendredi 20 avril, le gouvernement de Khartoum annonçait déjà avoir repris le contrôle de la zone frontalière contestée de Heglig à la suite de violents combats et le Soudan du Sud de son côté évoquait qu’il s’y était retiré « volontairement sous pression internationale ».
Nous allons « donner une leçon par la force au Soudan du Sud »
D’un côté, Khartoum laisse entendre que « [ses] troupes ont pu libérer la ville de Heglig par la force, et l’ont reprise à 11h20 GMT (14h20 heure locale, ndlr) aujourd’hui (vendredi, ndlr) », d’autant plus que le président soudanais, Omar el-Béchir promettait la veille de « donner une leçon par la force au Soudan du Sud ». Et de l’autre, Djouba annonce que les troupes de la SPLA, l’armée sud-soudanaise, ont reçu l’ordre de se retirer de Heglig, précisant par la suite qu’ « un retrait ordonné va commencer immédiatement et devra être terminé dans les trois jours ». Cependant le Sud-Soudan rappelle qu’il considère toujours Heglig comme une partie intégrante du territoire sud-soudanais.
La prise de Heglig est « illégale »
L’UA, les Etats-Unis, les Nations unies et la communauté internationale se sont dits « profondément préoccupés » par la situation entre les deux Soudan et n’ont eu de cesse, ces derniers jours, de multiplier les appels au calme et d’inviter les deux parties à la retenue, afin d’éviter de nouveaux affrontements.
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, avait jugé « illégale » la prise de Heglig par Djouba et exhorté par la même occasion le Soudan à « cesser immédiatement de bombarder » le Soudan du Sud. Il avait par ailleurs enjoint Khartoum à se retirer d’autres territoires faisant partie intégrante du Soudan du Sud.
Ce samedi, dans un message vidéo adressé aux dirigeants et populations des deux Soudan, Barack Obama a appelé à la fin des combats entre les deux pays et les a invités à entamer de nouvelles négociations pour pouvoir mettre un terme à leur conflit, enjoignant directement les deux présidents à « avoir le courage de revenir à table pour négocier et résoudre pacifiquement ces problèmes ».
lundi 23 avril 2012 / par Thomas Yonkeu
© Copyright Afrik.com
samedi 21 avril 2012
Guinée Bissau - La Guinée-Bissau s'oppose à l'envoi d'une force d'interposition internationale
(Le Monde 21/04/2012) La Guinée-Bissau "défendra son intégrité territoriale" si
l'ONU décide d'y envoyer une "force d'interposition", a averti vendredi 20 avril
le porte-parole de la junte qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat le 12
avril."La Guinée-Bissau n'acceptera pas une force d'interposition car la
situation ne l'exige pas. Si on lui envoie une force, elle défendra son
intégrité territoriale", a déclaré le lieutenant-colonel Daba Na Walna, au cours
d'une conférence de presse, convoquée quelques heures après le début d'une
réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation en
Guinée-Bissau."RÉTABLIR L'ORDRE CONSTITUTIONNEL"
Les pays lusophones, au premier rang desquels le Portugal et l'Angola, ont plaidé devant le Conseil pour l'envoi d'une force mandatée par l'ONU afin de "rétablir l'ordre constitutionnel" dans le pays. "Une force d'interposition suppose l'existence de belligérants. Tel n'est pas le cas", a réagi le porte-parole de la junte.
Jeudi soir, le chef de la diplomatie portugaise, Paulo Portas, avait estimé que "le temps est venu de dire non à la domination des armes sur les urnes" en Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise qui a connu le 12 avril son quatrième coup d'Etat militaire en moins de quinze ans.
En outre, six chefs d'Etat ouest-africains, représentant la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest et l'Union africaine tiendront lundi à Conakry un sommet consacré à la crise en Guinée-Bissau, a annoncé vendredi un haut responsable en Guinée.
Ce putsch est intervenu à un peu plus de deux semaines du second tour de l'élection présidentielle, dont le premier ministre renversé Carlos Gomes Junior était le grand favori. M. Gomes Junior, arrêté par le putschistes, est toujours détenu par l'armée, de même que l'ancien président intérimaire Raimundo Pereira.
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Soudan: l'armée reprend Heglig par la force
(président) (Xinhuanet 21/04/2012)
KHARTOUM -- Le président soudanais Omar el-Bachir a annoncé vendredi que l'armée soudanaise avait repris la région riche en pétrole d'Heglig par la force, et que les troupes du Soudan du Sud avaient fui le champ de bataille, réfutant l'allégation de Juba selon laquelle ses troupes avaient commencé à se retirer de la région.Devant la foule à Khartoum réunie pour célébrer la libération de Heglig par les Forces armées soudanaises (FAS) le jour même, M. al-Bachir a déclaré que "les forces armées ont repris Heglig par la force, et les derniers envahisseurs ont fui. Ils continuent de fuir et nous les poursuivons".
"Ce que le gouvernement du Sud a dit, à savoir que ses forces se retiraient de Heglig, n'est pas vrai. Nous les avons expulsées par la force, et nous les expulserons de n'importe où au Soudan", a déclaré le président soudanais.
M. al-Bachir a promis de libérer toutes les zones toujours sous contrôle des rebelles dans les Etats du Kordofan Sud et du Nil Bleu, tous deux voisins du Soudan du Sud, où les forces du gouvernement soudanais se battent contre le Mouvement de libération du peuple soudanais-Secteur Nord depuis l'année dernière.
"Nous ouvrerons en faveur de la libération de toutes les zones et expulserons tous les insectes du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM) de tous les endroits", a ajouté M. al- Bachir.
Khartoum lance quatre conditions préalables pour la normalisation de ses relations avec Juba
Le gouvernement soudanais a lancé vendredi quatre conditions pour la normalisation de ses relations avec le Soudan du Sud, après avoir annoncé qu'il avait repris le contrôle de la région pétrolière de Heglig, capturée il y a une dizaine de jours par l'armée sud-soudanaise.
Selon un communiqué publié par le ministère soudanais des Affaires étrangères, "La préservation des relations normales avec le Soudan du Sud, dont le Soudan est désireux, dépendra de l'engagement du gouvernement sud-soudanais aux conditions établies par le gouvernement soudanais".
"Les conditions comprennent une reconnaissance sans réserve de tous les accords et mémorandums déjà signés, particulièrement les six accords sur les questions de la sécurité, dont le dernier est l'accord de non-agression et de coopération signé le 10 février 2012 à Addis-Abeba (Ethiopie)", indique le communiqué.
Selon les conditions, le Soudan du Sud doit reconnaître clairement la démarcation de la frontière du 1er janvier 1956 en vertu des accords conclus; arrêter les agressions répétées du territoire soudanais, retirer ses troupes des Etats de Blue Nile et de Kordofan du Sud, rompre les liens avec le Mouvement de libération du peuple du Soudan-Secteur du Nord (SPLM-N) et cesser de soutenir et abriter les mouvements rebelles au Darfour, qui refusent de signer le document de Doha pour la paix concernant le Darfour, précise le communiqué.
Le président soudanais Omar el-Bachir a annoncé vendredi que l'armée soudanaise avait repris la région riche en pétrole d'Heglig par la force, et que les troupes du Soudan du Sud avaient fui le champ de bataille.
Devant la foule à Khartoum réunie pour célébrer la libération de Heglig par les Forces armées soudanaises (FAS) le jour même, M. al-Bachir a déclaré que "les forces armées ont repris Heglig par la force, et les derniers envahisseurs ont fui. Ils continuent de fuir et nous les poursuivons".
M. al-Bachir a promis de libérer toutes les zones toujours sous contrôle des rebelles dans les Etats du Kordofan du Sud et du Nil Bleu, tous deux voisins du Soudan du Sud, où les forces du gouvernement soudanais se battent contre le SPLM-N depuis l'année dernière.
"Nous ouvrerons pour libérer toutes les zones et expulserons tous les insectes du Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM) de tous les endroits", a ajouté M. al-Bachir.
L'Armée populaire de libération du Soudan (APLS, armée sud-soudanise) ont pris la région d'Heglig le 10 avril, provoquant la suspension des négociations entre Khartoum et Juba sur les différends en suspens entre eux.
L'Union africaine a qualifié d''illégale" cette action du Soudan du Sud et demandé à Juba de retirer "immédiatement et sans condition préalable" ses troupes de la région d'Heglig.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné la prise de contrôle d'Heglig par le Soudan du Sud comme "un développement très grave", et a exigé le retrait immédiat de l'armée sud-soudanaise de la région.
Publié le 2012-04-21 08:41:07
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Zimbabwe - Le Zimbabwe et l'UE reprendront leur dialogue en mai
(Xinhuanet 21/04/2012) HARARE -- Le Zimbabwe et l'Union européenne reprendront le
dialogue le 10 mai à Bruxelles en vue de normaliser les relations entre ce pays
d'Afrique australe et le bloc européen de 27 membres.Le secrétaire
permanent aux Affaires étrangères du Zimbabwe Joey Bimha, cité par la chaîne ZBC
News, a déclaré vendredi qu'une normalisation des relations signifierait le
retrait des sanctions illégitimes qui ont affecté les secteurs sociaux et
économiques du pays.
M. Bimha a déclaré que les trois parties à l'Accord politique global de ce pays avaient convenu de la nécessité d'éliminer cet embargo illégal.
Les relations entre le Zimbabwe et l'UE ont été ternies suite à l'entreprise par le Zimbabwe d'un programme de redistribution des terres. Après le refus du Royaume-Uni d'honorer ses promesses d' indemniser les agriculteurs blancs, le gouvernement de Tony Blair, Premier ministre britannique d'alors, a impliqué la scène internationale dans son litige avec le Zimbabwe, en convainquant l'UE et les États-Unis qui ont à leur tour adopté des sanctions contre le Zimbabwe.
Le Zimbabwe et l'UE ont tenu leur première réunion de reprise du dialogue à Bruxelles en 2009, et celle-ci a été suivie d'une autre en 2010.
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M. Bimha a déclaré que les trois parties à l'Accord politique global de ce pays avaient convenu de la nécessité d'éliminer cet embargo illégal.
Les relations entre le Zimbabwe et l'UE ont été ternies suite à l'entreprise par le Zimbabwe d'un programme de redistribution des terres. Après le refus du Royaume-Uni d'honorer ses promesses d' indemniser les agriculteurs blancs, le gouvernement de Tony Blair, Premier ministre britannique d'alors, a impliqué la scène internationale dans son litige avec le Zimbabwe, en convainquant l'UE et les États-Unis qui ont à leur tour adopté des sanctions contre le Zimbabwe.
Le Zimbabwe et l'UE ont tenu leur première réunion de reprise du dialogue à Bruxelles en 2009, et celle-ci a été suivie d'une autre en 2010.
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Mali : vers une rupture entre la junte et ses alliés politiques ?
(Analyse) (Xinhuanet 21/04/2012)
BAMAKO -- Le Comité national pour le redressement de la
démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE) , la junte militaire qui a
renversé le pouvoir de l'ancien président Amadou Toumani Touré le 22 mars
dernier et ses alliés politiques et ceux de la société civile réunis au sein de
la COPAM, vont-ils vers une rupture?L'interrogation mérite de se poser à
la lumière des propos tenus jeudi par les responsables de la Coordination des
organisations patriotiques du Mali (COPAM) lors d'une conférence de presse. De
l'avis du président de la COPAM, « après le retour à l'ordre constitutionnel
c'est la constitution de 1992 qui doit être appliquée et complétée par
l'accord-cadre, signé entre la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique
de l'Ouest, Ndlr) et le CNRDRE ».
A ce titre, M. Guindo a ajouté « L'intérim du président Dioncounda Traoré va prendre fin après 40 jours de gestion, conformément à l'article 36 de la constitution. Il n'aura pas un jour de plus. S'il refuse de partir nous allons le déloger ».
Sur ce point, visiblement, tel n'est pas le point de vue du président du CNRDRE, le capitaine Amadou Sanogo. « Après les 40 jours d'intérim du président de l'Assemblée nationale, Pr. Dioncounda Traoré à la tête du pays conformément à l'article 36 de la constitution, le CNRDRE et le médiateur de la CEDEAO procéderont à la mise en application de l'accord-cadre », avait-il déclaré le 9 avril dernier lors d'une conférence de presse organisée à Kati.
Pour rappel, il est à souligner que dans l'accord-cadre signé entre la CEDEAO et le CNRDRE, il n'est nullement question du maintien ou du départ de Dioncounda Traoré à la tête du pays après les 40 jours d'intérim.
S'agissant du mandat des députés, le président de la COPAM a rappelé qu'il doit s'achever le 10 août 2012 conformément à la constitution. « Après ce délai, ils ne seront plus des députés maliens, mais ceux de la CEDEAO ».
Sur ce point également, il y a une divergence de vue. En effet, dans l'accord-cadre il est clairement écrit dans l'article 7 que « un certain nombre de textes législatifs d'accompagnement du processus de transition seront votés par l'Assemblée nationale, notamment une loi portant prorogation du mandat des députés jusqu' à la fin de la transition ».
Il est à rappeler que le capitaine Sanogo avait également déclaré le 9 avril et de façon insistance que « Le CNRDRE veillera au respect strict de l'accord-cadre signé avec la CEDEAO. Je prévois la tolérance zéro pour quiconque qui tentera de remettre en cause cet accord-cadre ».
A la lumière de tous ces éléments, il y a des Maliens qui se permettent de dire que le CNRDRE et ses alliés (partis politiques et société civile) ne sont pas sur la même longueur d'onde. Cependant, d'autres Maliens voient en cette démarche de la COPAM, une manière de ''tromper'' la vigilance de l'opinion nationale et internationale en faisant ''en catimini'' le jeu du CNRDRE.
« Ce sont les leaders et responsables des regroupements politiques, notamment Dr Oumar Mariko du parti SADI, Pr. Younouss Hamèye Dicko du RDS et Hammadoun Amion Guindo, qui forment cette coordination », ont déclaré des acteurs politiques et de la société civile malienne non-favorables aux putschistes.
Ces mêmes acteurs ont ajouté « ce sont ces mêmes personnes qui ont soutenu et qui continuent de soutenir la junte militaire à travers le Mouvement populaire du 22 mars (MP22), l'Alliance pour la démocratie et la république (ADR), entre autres ».
Parmi les commentaires de ces anti-putschistes, on retient ceci : « il est temps que ces gens arrêtent d'amuser la galerie ou qu' ils soient francs avec le peuple en disant qu'ils font la politique des militaires putschistes ».
Par ailleurs, en dehors des discours et déclarations politiques des anti et pro putschistes, il y a une catégorie de Maliens qui n' ont qu'une seule '' préoccupation'', celle de la crise au nord du Mali. « A ce que je sache, le coup d'Etat militaire du 22 mars perpétré contre ATT (Amadou Toumani Touré, Ndlr) a été fait à cause de la rébellion touareg menée par les bandits armés du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) et les islamistes. Depuis quelques semaines, le Mali est coupé en deux et les militaires n'ont rien fait à présent, sinon comment comprendre que notre pays est toujours divisé en deux parties », a déclaré M. Ousmane Dembélé, enseignant du secondaire précisant qu'il n'avait aucun ''intérêt particulier'' avec le régime d'ATT et que d'autre part son seul ''camp est le Mali''.
De l'avis d'un observateur averti de la scène politique malienne, « l'action militaire ou le dialogue avec le MNLA et ses alliés dépend de l'existence d'un interlocuteur valable et cela est lié à la mise en place d'un gouvernement ».
A ce niveau, les choses semblent difficiles. En effet, de sources proches du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la république (FRD, anti-putsch), ses « responsables ne sont pas prêts à adhérer au gouvernement du Premier ministre Cheick Modibo Diarra tant que leurs camarades et les personnalités militaires détenus par la junte militaire ne sont pas libérés ».
Si les acteurs de ce Front maintenaient leur décision, le gouvernement de Cheick Modibo Diarra sera-t-il un gouvernement d' union nationale comme le prévoit l'accord-cadre signé entre la CEDEAO et la junte militaire ?
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A ce titre, M. Guindo a ajouté « L'intérim du président Dioncounda Traoré va prendre fin après 40 jours de gestion, conformément à l'article 36 de la constitution. Il n'aura pas un jour de plus. S'il refuse de partir nous allons le déloger ».
Sur ce point, visiblement, tel n'est pas le point de vue du président du CNRDRE, le capitaine Amadou Sanogo. « Après les 40 jours d'intérim du président de l'Assemblée nationale, Pr. Dioncounda Traoré à la tête du pays conformément à l'article 36 de la constitution, le CNRDRE et le médiateur de la CEDEAO procéderont à la mise en application de l'accord-cadre », avait-il déclaré le 9 avril dernier lors d'une conférence de presse organisée à Kati.
Pour rappel, il est à souligner que dans l'accord-cadre signé entre la CEDEAO et le CNRDRE, il n'est nullement question du maintien ou du départ de Dioncounda Traoré à la tête du pays après les 40 jours d'intérim.
S'agissant du mandat des députés, le président de la COPAM a rappelé qu'il doit s'achever le 10 août 2012 conformément à la constitution. « Après ce délai, ils ne seront plus des députés maliens, mais ceux de la CEDEAO ».
Sur ce point également, il y a une divergence de vue. En effet, dans l'accord-cadre il est clairement écrit dans l'article 7 que « un certain nombre de textes législatifs d'accompagnement du processus de transition seront votés par l'Assemblée nationale, notamment une loi portant prorogation du mandat des députés jusqu' à la fin de la transition ».
Il est à rappeler que le capitaine Sanogo avait également déclaré le 9 avril et de façon insistance que « Le CNRDRE veillera au respect strict de l'accord-cadre signé avec la CEDEAO. Je prévois la tolérance zéro pour quiconque qui tentera de remettre en cause cet accord-cadre ».
A la lumière de tous ces éléments, il y a des Maliens qui se permettent de dire que le CNRDRE et ses alliés (partis politiques et société civile) ne sont pas sur la même longueur d'onde. Cependant, d'autres Maliens voient en cette démarche de la COPAM, une manière de ''tromper'' la vigilance de l'opinion nationale et internationale en faisant ''en catimini'' le jeu du CNRDRE.
« Ce sont les leaders et responsables des regroupements politiques, notamment Dr Oumar Mariko du parti SADI, Pr. Younouss Hamèye Dicko du RDS et Hammadoun Amion Guindo, qui forment cette coordination », ont déclaré des acteurs politiques et de la société civile malienne non-favorables aux putschistes.
Ces mêmes acteurs ont ajouté « ce sont ces mêmes personnes qui ont soutenu et qui continuent de soutenir la junte militaire à travers le Mouvement populaire du 22 mars (MP22), l'Alliance pour la démocratie et la république (ADR), entre autres ».
Parmi les commentaires de ces anti-putschistes, on retient ceci : « il est temps que ces gens arrêtent d'amuser la galerie ou qu' ils soient francs avec le peuple en disant qu'ils font la politique des militaires putschistes ».
Par ailleurs, en dehors des discours et déclarations politiques des anti et pro putschistes, il y a une catégorie de Maliens qui n' ont qu'une seule '' préoccupation'', celle de la crise au nord du Mali. « A ce que je sache, le coup d'Etat militaire du 22 mars perpétré contre ATT (Amadou Toumani Touré, Ndlr) a été fait à cause de la rébellion touareg menée par les bandits armés du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) et les islamistes. Depuis quelques semaines, le Mali est coupé en deux et les militaires n'ont rien fait à présent, sinon comment comprendre que notre pays est toujours divisé en deux parties », a déclaré M. Ousmane Dembélé, enseignant du secondaire précisant qu'il n'avait aucun ''intérêt particulier'' avec le régime d'ATT et que d'autre part son seul ''camp est le Mali''.
De l'avis d'un observateur averti de la scène politique malienne, « l'action militaire ou le dialogue avec le MNLA et ses alliés dépend de l'existence d'un interlocuteur valable et cela est lié à la mise en place d'un gouvernement ».
A ce niveau, les choses semblent difficiles. En effet, de sources proches du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la république (FRD, anti-putsch), ses « responsables ne sont pas prêts à adhérer au gouvernement du Premier ministre Cheick Modibo Diarra tant que leurs camarades et les personnalités militaires détenus par la junte militaire ne sont pas libérés ».
Si les acteurs de ce Front maintenaient leur décision, le gouvernement de Cheick Modibo Diarra sera-t-il un gouvernement d' union nationale comme le prévoit l'accord-cadre signé entre la CEDEAO et la junte militaire ?
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Guinée - Une vingtaine de blessées lors de l’affrontement au siège de la CENI
(Afriscoop 21/04/2012) Une vingtaine de personnes ont été blessées lors d’un
affrontement entre les forces de l’ordre et un groupe de femmes et de jeunes de
l’opposition, au cours d’une manifestation jeudi au siège de la Commission
électorale nationale indépendante (CENI), l’institution en charge de
l’organisation des élections politiques en Guinée, a-t-on appris vendredi de
source concordante.
Environ deux cent femmes de plusieurs partis d’opposition se sont dirigées vers le siège de la CENI en criant "A bas la CENI", puis se sont affrontées avec les forces de l’ordre, alors qu’elles tentaient de pénétrer dans le bâtiment qui est chargé de gérer les élections législatives attendues le 8 Juillet prochain, nous a rapporté des témoins de la scène.
La police a utilisé de gaz lacrymogène pour disperser le rassemblement non autorisé après que les manifestantes aient refusé de quitter les lieux. La loi guinéenne soumet l’autorisation de manifester à une demande préalable adressée à l’administration pour l’occupation de l’espace public.
"Ces manifestants ont été envoyés par leurs chefs’’, a déclaré un fonctionnaire de police présent sur les lieux, cité par des témoins. Qui poursuit : "Pourquoi ces partis qui utilisent ses pauvres femmes comme boucliers n’ont-ils pas fait une demande d’autorisation et pourquoi ont-ils eu recours à des actes de vandalisme ? "
L’opposition a appelé à la démission du président de la commission électorale, Lousény Camara, qui conduirait à des retards considérables dans l’organisation des élections législatives qui doivent mettre fin à la transition en Guinée après l’élection présidentielle du novembre 2010 qui a vu la victoire du président guinéen Alpha Condé après deux ans de transition militaire.
"Nous ne pouvons pas encore retarder ces élections législatives, en particulier avec le recul démocratique observé ces dernières semaines dans les pays voisins du Mali et de la Guinée-Bissau’’ a déclaré Alhoussein Makanéra, conseiller du ministre de l’administration du territoire et de la Décentralisation, avant d’ajouter que "la structure actuelle de la CENI a été créée bien avant la mise en place de l’actuelle administration, et modifier sa composition nécessite un vaste processus de consultation nationale qui ne peut être effectivement lancé dans le court terme’’.
"L’opposition se livre à des manoeuvres dilatoires à courte vue, afin de délégitimer le processus électoral parce qu’elle est consciente de ne pas obtenir la majorité des suffrages lors des prochaines élections législatives", a expliqué Ansoumane Camara, professeur à l’université de Sonfonia. Il a estimé que cette opposition devrait avoir une vision plus large, parce qu’il est vital pour la consolidation de la transition démocratique que les élections législatives réussissent, quel que soit le parti qui obtiendrait la majorité .
Selon lui, le pays doit se doter rapidement d’un organe législatif élu, ainsi, l’opposition aura un espace pour faire valoir ses revendications, au lieu de recourir à la politique de la rue. Cela ne peut compromettre la stabilité nationale.
© Copyright Afriscoop
Environ deux cent femmes de plusieurs partis d’opposition se sont dirigées vers le siège de la CENI en criant "A bas la CENI", puis se sont affrontées avec les forces de l’ordre, alors qu’elles tentaient de pénétrer dans le bâtiment qui est chargé de gérer les élections législatives attendues le 8 Juillet prochain, nous a rapporté des témoins de la scène.
La police a utilisé de gaz lacrymogène pour disperser le rassemblement non autorisé après que les manifestantes aient refusé de quitter les lieux. La loi guinéenne soumet l’autorisation de manifester à une demande préalable adressée à l’administration pour l’occupation de l’espace public.
"Ces manifestants ont été envoyés par leurs chefs’’, a déclaré un fonctionnaire de police présent sur les lieux, cité par des témoins. Qui poursuit : "Pourquoi ces partis qui utilisent ses pauvres femmes comme boucliers n’ont-ils pas fait une demande d’autorisation et pourquoi ont-ils eu recours à des actes de vandalisme ? "
L’opposition a appelé à la démission du président de la commission électorale, Lousény Camara, qui conduirait à des retards considérables dans l’organisation des élections législatives qui doivent mettre fin à la transition en Guinée après l’élection présidentielle du novembre 2010 qui a vu la victoire du président guinéen Alpha Condé après deux ans de transition militaire.
"Nous ne pouvons pas encore retarder ces élections législatives, en particulier avec le recul démocratique observé ces dernières semaines dans les pays voisins du Mali et de la Guinée-Bissau’’ a déclaré Alhoussein Makanéra, conseiller du ministre de l’administration du territoire et de la Décentralisation, avant d’ajouter que "la structure actuelle de la CENI a été créée bien avant la mise en place de l’actuelle administration, et modifier sa composition nécessite un vaste processus de consultation nationale qui ne peut être effectivement lancé dans le court terme’’.
"L’opposition se livre à des manoeuvres dilatoires à courte vue, afin de délégitimer le processus électoral parce qu’elle est consciente de ne pas obtenir la majorité des suffrages lors des prochaines élections législatives", a expliqué Ansoumane Camara, professeur à l’université de Sonfonia. Il a estimé que cette opposition devrait avoir une vision plus large, parce qu’il est vital pour la consolidation de la transition démocratique que les élections législatives réussissent, quel que soit le parti qui obtiendrait la majorité .
Selon lui, le pays doit se doter rapidement d’un organe législatif élu, ainsi, l’opposition aura un espace pour faire valoir ses revendications, au lieu de recourir à la politique de la rue. Cela ne peut compromettre la stabilité nationale.
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Centrafrique: Le pouvoir annonce des combats avec des rebelles soudanais
(20 minutes 21/04/2012)
La République centrafricaine a déclaré vendredi que des
rebelles soudanais avaient tué 11 de ses soldats au cours d'une embuscade à la
frontière qui visait à leur voler armes et munitions.
«Le contingent centrafricain a été attaqué mardi à Amdafok, à quelques kilomètres de la frontière. Onze soldats ont été tués et 11 autres blessés», a déclaré le gouvernement dans un communiqué diffusé sur les ondes de la radio nationale.
L'attaque a eu lieu à la frontière avec le Darfour
L'attaque s'est produite près de la frontière avec la région soudanaise du Darfour, disent des responsables centrafricains, selon lesquels les rebelles auraient voulu se ravitailler après des combats menés dans la ville soudanaise de Nyala.
Selon un officier de l'armée centrafricaine, évacué à Bangui après avoir reçu une balle dans la jambe, les rebelles sont arrivés à bord d'une cinquantaine de véhicules et 60 d'entre eux ont été tués au cours des combats qui ont suivi
—
Avec Reuters
© Copyright 20 minutes
«Le contingent centrafricain a été attaqué mardi à Amdafok, à quelques kilomètres de la frontière. Onze soldats ont été tués et 11 autres blessés», a déclaré le gouvernement dans un communiqué diffusé sur les ondes de la radio nationale.
L'attaque a eu lieu à la frontière avec le Darfour
L'attaque s'est produite près de la frontière avec la région soudanaise du Darfour, disent des responsables centrafricains, selon lesquels les rebelles auraient voulu se ravitailler après des combats menés dans la ville soudanaise de Nyala.
Selon un officier de l'armée centrafricaine, évacué à Bangui après avoir reçu une balle dans la jambe, les rebelles sont arrivés à bord d'une cinquantaine de véhicules et 60 d'entre eux ont été tués au cours des combats qui ont suivi
—
Avec Reuters
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RDC : le nouveau Premier ministre rassure sur son indépendance vis-à-vis des institutions de Bretton Woods
(Xinhuanet 21/04/2012) KINSHASA -- Le nouveau Premier ministre Augustin Matata
Mponyo a rassuré la population congolaise, au cours d'un entretien vendredi avec
la presse, que son gouvernement ne va pas faire la volonté des institutions de
Bretton Woods, à savoir le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque
mondiale (BM).
"Je ne suis pas là pour faire la volonté des institutions de Bretton Woods. Le gouvernement est libre. Lorsque ces institutions donnent des avis favorables, nous devons le suivre, mais à condition qu'ils soient conformes à la vision du chef de l'Etat", a-t-il souligné, révélant que dans les discussions entre le gouvernement et ces institutions, il y a certaines de leurs propositions qui ne sont pas prises.
Pour Matata Mponyo, ces institutions sont là pour appuyer le développement et non pour diriger le développement.
M. Mponyo était conseiller en charge des questions du FMI et de la BM. Il a été le directeur général du Bureau Central de Coordination (BCECO), une agence d'exécution née de la volonté commune du Gouvernement congolais et de la Banque Mondiale et qui sert de courroie de transmission entre l'appui financier international et les programmes du Gouvernement exécutés en faveur des populations, des entreprises publiques et de l'administration publique.
Nommé Premier ministre jeudi par le président Joseph Kabila, une certaine opinion fait croire qu'il est au service des institutions de Bretton Woods.
Le FMI et la BM sont nés des accords économiques de Bretton Woods ayant dessiné les grandes lignes du système financier international en 1944. Ces organisations monétaires mondiales ont été mises en place pour favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre.
© Copyright Xinhuanet
"Je ne suis pas là pour faire la volonté des institutions de Bretton Woods. Le gouvernement est libre. Lorsque ces institutions donnent des avis favorables, nous devons le suivre, mais à condition qu'ils soient conformes à la vision du chef de l'Etat", a-t-il souligné, révélant que dans les discussions entre le gouvernement et ces institutions, il y a certaines de leurs propositions qui ne sont pas prises.
Pour Matata Mponyo, ces institutions sont là pour appuyer le développement et non pour diriger le développement.
M. Mponyo était conseiller en charge des questions du FMI et de la BM. Il a été le directeur général du Bureau Central de Coordination (BCECO), une agence d'exécution née de la volonté commune du Gouvernement congolais et de la Banque Mondiale et qui sert de courroie de transmission entre l'appui financier international et les programmes du Gouvernement exécutés en faveur des populations, des entreprises publiques et de l'administration publique.
Nommé Premier ministre jeudi par le président Joseph Kabila, une certaine opinion fait croire qu'il est au service des institutions de Bretton Woods.
Le FMI et la BM sont nés des accords économiques de Bretton Woods ayant dessiné les grandes lignes du système financier international en 1944. Ces organisations monétaires mondiales ont été mises en place pour favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre.
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RD Congo : L’agriculture, pivot de la Croissance économique
(Le Griot 21/04/2012) Après sa première analyse économique détaillée faite sur
l’économie de la République Démocratique, « Resilience of an African Giant:
Boosting Growth and Development in the Democratic Republic of Congo », la Banque
Mondiale estime que la croissance annuelle du pays dépendra essentiellement des
matières premières. En effet la RDC est l’un des rares pays africains «
naturellement riches » doté d’un potentiel de ressources naturelles
immense.
Mais pour l’heure c’est l’agriculture qui assure la stabilité économique du pays avec une croissance moyenne de 7% sur la période 2007-2010, soit plus du double des chiffres publiés par la Banque centrale qui, elle, ne faisait état que de 3,1% en moyenne sur 2007-2010. Le pays bénéficie ainsi de son agriculture plus de subsistance qui génère quelque 40% du PIB et emploie environ 60% de la main d’œuvre nationale. Le plus gros absorbeur de tous les secteurs d’activités.
Une proportion assez considérable quand l’on sait que la RDC totalise environ 71 millions de personnes et 85 millions prévues d’ici 2020. Avec une superficie de 264 millions d’hectares, le pays dispose de la plus importante forêt tropicale du monde après le Brésil et on y trouve près de 80 millions d’hectares de terres arables. Par contre le secteur privé formel, excepté les entreprises publiques récemment privatisées, ne génère que 300 000 emplois environ, soit 1,2% de la main d’œuvre disponible. Ce qui induit donc un taux de chômage toujours aussi élevé notamment dans les rangs des jeunes diplômés.
La plupart des jeunes n’ont donc pas d’autre solution que de se tourner vers l’agriculture de subsistance ou le secteur informel. Toutefois cette agriculture de subsistance n’arrive pas encore à s’internationalisé et reste encore limité faute d’être industrialisée.
Écrit par Corinna Leblanc-Justin
© Copyright Le Griot
Mais pour l’heure c’est l’agriculture qui assure la stabilité économique du pays avec une croissance moyenne de 7% sur la période 2007-2010, soit plus du double des chiffres publiés par la Banque centrale qui, elle, ne faisait état que de 3,1% en moyenne sur 2007-2010. Le pays bénéficie ainsi de son agriculture plus de subsistance qui génère quelque 40% du PIB et emploie environ 60% de la main d’œuvre nationale. Le plus gros absorbeur de tous les secteurs d’activités.
Une proportion assez considérable quand l’on sait que la RDC totalise environ 71 millions de personnes et 85 millions prévues d’ici 2020. Avec une superficie de 264 millions d’hectares, le pays dispose de la plus importante forêt tropicale du monde après le Brésil et on y trouve près de 80 millions d’hectares de terres arables. Par contre le secteur privé formel, excepté les entreprises publiques récemment privatisées, ne génère que 300 000 emplois environ, soit 1,2% de la main d’œuvre disponible. Ce qui induit donc un taux de chômage toujours aussi élevé notamment dans les rangs des jeunes diplômés.
La plupart des jeunes n’ont donc pas d’autre solution que de se tourner vers l’agriculture de subsistance ou le secteur informel. Toutefois cette agriculture de subsistance n’arrive pas encore à s’internationalisé et reste encore limité faute d’être industrialisée.
Écrit par Corinna Leblanc-Justin
© Copyright Le Griot
Côte d'Ivoire : réconciliation et insécurité au centre de la visite d'Alassane Ouattara à l'ouest
(Xinhuanet 21/04/2012) ABIDJAN -- Le président ivoirien Alassane Ouattara effectue
à partir de samedi une visite de trois jours, sa première à l'intérieur du pays,
dans l'ouest montagneux, une région qui a connu les pires atrocités lors de la
rébellion armée de septembre 2002 et la crise post-électorale de novembre
2010.La région, où l'insécurité, les conflits fonciers, l'exil des
autochtones constituent le degré le plus élevé des défis à relever dans le cadre
de la reconstruction post-crise, renaît et veut croire en un lendemain
meilleur.
De Duékoué à Man, en passant par Bangolo, Guiglo, Bloléquin et Toulepleu, tout le Tonkpi, nouvelle dénomination de la région, est en chantier à travers le bitumage des principales artères, la rénovation d'édifices publics, la réparation de l'éclairage public, l'adduction en eau potable et le reprofilage des routes secondaires.
"Tout sera fin prêt pour ce samedi", assurent les organisateurs qui veulent faire de la visite présidentielle une fête populaire.
D'où les appels à la mobilisation des populations en vue d'un accueil chaleureux du président Ouattara.
A côté de l'aspect festif de l'événement, le président ivoirien est surtout attendu sur les questions d'insécurité dont le secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, admettait jeudi qu'elle restait préoccupante dans la région, à l'issue de sa visite de quatre jours en Côte d'Ivoire.
Groupes armés disséminés dans la forêt, bandits sur les axes routiers appelés communément "coupeurs de routes" et chasseurs traditionnels "dozos" continuent d'entretenir un climat d'insécurité dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.
La réconciliation des populations après les sanglants affrontements entre autochtones et allogènes à Duékoué, le retour des déplacés, la restitution des plantations et habitations aux autochtones, la justice pour les victimes, la reconstruction et le développement du Tonkpi sont les dossiers que le président Alassane Ouattara aura à gérer pendant son séjour qui s'achève lundi.
© Copyright Xinhuanet
De Duékoué à Man, en passant par Bangolo, Guiglo, Bloléquin et Toulepleu, tout le Tonkpi, nouvelle dénomination de la région, est en chantier à travers le bitumage des principales artères, la rénovation d'édifices publics, la réparation de l'éclairage public, l'adduction en eau potable et le reprofilage des routes secondaires.
"Tout sera fin prêt pour ce samedi", assurent les organisateurs qui veulent faire de la visite présidentielle une fête populaire.
D'où les appels à la mobilisation des populations en vue d'un accueil chaleureux du président Ouattara.
A côté de l'aspect festif de l'événement, le président ivoirien est surtout attendu sur les questions d'insécurité dont le secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, admettait jeudi qu'elle restait préoccupante dans la région, à l'issue de sa visite de quatre jours en Côte d'Ivoire.
Groupes armés disséminés dans la forêt, bandits sur les axes routiers appelés communément "coupeurs de routes" et chasseurs traditionnels "dozos" continuent d'entretenir un climat d'insécurité dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.
La réconciliation des populations après les sanglants affrontements entre autochtones et allogènes à Duékoué, le retour des déplacés, la restitution des plantations et habitations aux autochtones, la justice pour les victimes, la reconstruction et le développement du Tonkpi sont les dossiers que le président Alassane Ouattara aura à gérer pendant son séjour qui s'achève lundi.
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Congo : Perspectives après les explosions meurtrières
(AgoraVox 21/04/2012) Le mois dernier, des explosions meurtrières ont eu lieu au
Congo Brazzaville. Présent dans ce pays depuis dix ans, le Gret, ONG de
développement solidaire, a vu les projets qu’il soutenait détruits dans la
catastrophe. Le 4 mars 2012, la ville de Brazzaville est secouée entre 8h et 11h par une série d’explosions. Selon la version officielle, un court-circuit dans l’installation électrique du principal dépôt de munitions de l’armée congolaise en serait l’origine. Cinq fortes détonations ont amené des milliers de personnes à quitter leur maison dans les quartiers de Talangaï (6e arrondissement) et d’Ouénzé (5e arrondissement). Officiellement, on dénombre près de 250 morts et 15 000 déplacés et sans abris. Les dégâts matériels ne sont pas évalués à ce jour, mais plusieurs habitations ont été détruites sur un rayon de 5 à 6 km.
Talangaï et Mfilou sont des zones historiques d’intervention du Gret à Brazzaville. Plusieurs projets ont été réalisés dans le cadre du programme de microréalisations en milieu urbain (PMRU) de 2002 à 2006 et des microprojets communaux et associatifs à Brazzaville (Micab) de 2008 à 2011. Tous les ouvrages construits à l’occasion de ces projets ont été détruits par la catastrophe : à Talangaï, les deux collecteurs de l’école Fleuve Congo, les deux latrines au port de Yoro et le bâtiment du Lycée de la révolution, réhabilité dans le cadre du PMRU ; à Ouénzé, les latrines du marché et le système d’éclairage de l'aire du basket club Avenir du Rail.
Reconnu à Brazzaville pour ses interventions dans le développement urbain, le Gret a été sollicité. Il appuiera notamment les ONG locales à participer au montage des projets de réhabilitation des systèmes d’approvisionnement en eau potable, y compris dans les quartiers détruits. Talangaï fait partie des zones ciblées par le Gret dans le cadre du projet Micab 2, qui vient d’être accepté par l’Union européenne. Le choix des secteurs et les types d’intervention seront à définir.
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Gabon - Le Gabon adhère à la Commission internationale du Bassin du Congo-Oubangui-Sangha
(Xinhuanet 21/04/2012)
KINSHASA -- Le Gabon devient le 5ème pays membre de la
Commission internationale du bassin Congo-Oubangui- Sangha (CICOS), après son
adhésion officielle à cette institution à la fin de l'année dernière, a fait
savoir vendredi à la presse le secrétaire général de la CICOS, Simon
Sakibede.
M. Sakibede a également annoncé l'entrée prochaine à la CICOS de l'Angola, qui bénéficie au stade actuel du statut d'observateur.
La CICOS, dont le siège est à Kinshasa, regroupe jusque là le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo et la RDC.
Elle poursuit entre autres visions la durabilité des ressources en eau du bassin du Congo pour le bien-être des populations et la gestion intégrée des ressources en eau, rappelle-t-on. Elle s'inscrit dans les objectifs de l'Union Africaine visant à intensifier la coopération entre les Etats africains en vue de la création d'institutions communes et le renforcement de celles existantes.
Il s'agit d'un espace de solidarité pour l'usage équitable des voies d'eau du Bassin d'un côté et l'usage sans nuire à autrui de l'autre.
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M. Sakibede a également annoncé l'entrée prochaine à la CICOS de l'Angola, qui bénéficie au stade actuel du statut d'observateur.
La CICOS, dont le siège est à Kinshasa, regroupe jusque là le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo et la RDC.
Elle poursuit entre autres visions la durabilité des ressources en eau du bassin du Congo pour le bien-être des populations et la gestion intégrée des ressources en eau, rappelle-t-on. Elle s'inscrit dans les objectifs de l'Union Africaine visant à intensifier la coopération entre les Etats africains en vue de la création d'institutions communes et le renforcement de celles existantes.
Il s'agit d'un espace de solidarité pour l'usage équitable des voies d'eau du Bassin d'un côté et l'usage sans nuire à autrui de l'autre.
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Cameroun : Moralisation ou opération de renflouage des caisses de l’Etat
(Le Griot 21/04/2012) 139, c’est le nombre d’entreprises dont plusieurs multinationales sises au Cameroun et qui viennent d’écoper des amendes de la part de gouvernement camerounais. Des poursuites sont même engagées contre certaines. En effet le gouvernement camerounais accuse ces dernières de polluer considérablement les ressources exploitables du pays (le sol, l’eau, et l’air) dans le cadre de l’exercice de leurs activités. Parmi les grandes multinationales amendées il y a par exemple Bolloré Africa Logistics et Navire MV Swift-Split Panama à qui il a été reproché de déverser des hydrocarbures dans le fleuve Wouri. Et ce grief leur coûtera la bagatelle de 25 millions de FCFA (40 000 €). Le géant Groupe français Total n’a pas été épargné par cette pluie d’amendes qui a déferlé sur la capitale camerounaise. Ainsi donc le groupe a vu 35 de ses stations accusées d’avoir déversé des huiles et des eaux usées au sol.
Leurs amendes cumulées font environ 94,5 millions FCFA (140 000 €). Quant à Orange et MTN, ils ont respectivement été accusés de pollution de l’air et de dégradation du sol, et de défaut d’audit d’impact environnemental. Par ailleurs des entreprises locales aussi ont été amendées. C’est le cas de la Société immobilière du Cameroun et trois autres communes qui sont également à l’index pour divers manquements et pollutions. Voilà de quoi renflouer un peu les caisses de l’Etat.
Le laxisme des gouvernements africains notamment sur les questions de protection environnementale a incité les entreprises à ne plus être très exigeantes et attentives à la pollution générée par leurs enseignes. Cette première opération pourrait être la première d’une longue série, où l’objectif sera de préserver l’environnement.
Écrit par Steven Addamah
© Copyright Le Griot
Bénin : Une perte de 79 millions USD chaque année à cause de mort prématurée
(Afriquinfos 21/04/2012)
Le Bénin perd 79 millions de dollars américains chaque année
à cause de la mort prématurée, indique une étude sur les Impacts économiques
d'un mauvais assainissement au Bénin, réalisée par le Programme eau et
assainissement (PEA) de la Banque mondiale. Selon ce document dont on a
obtenu une copie, environ 7.000 Béninois, notamment 4.300 enfants de moins de
cinq ans, meurent chaque année de diarrhée."Ces décès sont à presque 90% directement attribués à l'impureté de l'eau et au manque d'assainissement et d'hygiène", indique la même source.
En outre, la même étude de la Banque mondiale précise que, le mauvais assainissement est un facteur contributif, de par son impact sur les taux de malnutrition, aux autres causes principales de mortalité infantile, notamment le paludisme, les maladies respiratoires graves et la rougeole.
© Copyright Afriquinfos
Sudan - La prise de Heglig par le Soudan du Sud est "un acte illégal", selon Ban Ki-moon
(Xinhuanet 20/04/2012) NEW YORK (Nations Unies) -- Le secrétaire général de l'ONU,
Ban Ki-moon, a indiqué jeudi que la prise de Heglig, ville stratégique dans
l'État soudanais du Kordofan-Sud, par le Soudan du Sud est "un acte clairement
illégal".Il s'agit d'"une violation de la souveraineté du Soudan", a
affirmé M. Ban, qui a appelé les deux parties à faire preuve de retenue et à
reprendre les négociations"Le secrétaire général de l'ONU a tenu ses propos lors d'une conférence de presse, après que le président soudanais Omar al- Béchir eut déclaré la guerre au Soudan du Sud et juré de faire tomber le gouvernement du Soudan du Sud.
"J'appelle le Soudan du Sud à retirer immédiatement ses forces de Heglig", a dit M. Ban.
Les Nations Unies et l'Union africaine ont demandé au Soudan du Sud de retirer leurs troupes de Heglig, tandis que Juba affirme revendiquer ce territoire.
M. Ban Ki-moon a aussi demandé au Soudan d'arrêter les bombardements sur le territoire sud-soudanais et de retirer ses troupes de la zone disputée, notamment Abyei, ville sur la frontière.
L'ONU appelle le Soudan et le Soudan du Sud à éviter la guerre
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi le Soudan du Sud à retirer ses troupes du Soudan et le Soudan à cesser de bombarder le territoire sud-soudanais. Il a encouragé les dirigeants des deux pays à retourner à la table de négociations.
« La dernière chose dont les peuples de ces deux pays ont besoin est une nouvelle guerre, une guerre qui ferait de nombreuses victimes, détruirait l'espoir et ruinerait les perspectives de paix, de stabilité, et de prospérité pour tous les Soudanais », a dit M. Ban lors d'un point de presse à New York.
Le secrétaire général a appelé les deux parties à un maximum de retenue, à retourner à la table de négociations et à résoudre leurs différends.
« J'appelle le Soudan du Sud à retirer immédiatement ses forces d'Heglig. Il s'agit d'une violation de la souveraineté du Soudan et un acte clairement illégal », a-t-il dit. « J'appelle aussi le gouvernement du Soudan à arrêter immédiatement le bombardement du territoire sud-soudanais et à retirer ses troupes des territoires disputés, en particulier Abyei. »
« Les deux côtés doivent cesser de soutenir des forces irrégulières l'un contre l'autre », a-t-il ajouté.Ban Ki-moon a encouragé les gouvernements des deux pays à cesser les combats et à reprendre les négociations. « Nous devons poursuivre nos efforts et nous tenir prêts à aider les deux parties. Les pays qui ont de l'influence sur les deux gouvernements doivent s'impliquer en ce moment critique », a-t-il ajouté.
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Mali, Sénégal - L'ex-président du Mali s'est réfugié au Sénégal
(France TV Info 20/04/2012)
Les évènements se sont accélérés jeudi 19 avril au Mali. L'ex-président Amadou Toumani Touré est parti en exil au Sénégal voisin. Plusieurs responsables civils et militaires arrêtés en début de semaine sur instruction des putschistes maliens, dont des proches de l'ancien président, ont cependant été libérés.Amadou Toumani Touré, 63 ans, a été renversé le 22 mars. Le 6 avril, un accord sur le retour à l'ordre constitutionnel a été arraché à la junte par la médiation ouest-africaine, qui a ouvert la voie à la mise en place d'institutions de transition. L'ex-président de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, 70 ans, a été investi chef de l'Etat par intérim le 12 avril.
L'ex-Premier ministre et d'autres responsables toujours sous surveillance
Amadou Toumani Touré et sa famille ont quitté Bamako à bord de l'avion présidentiel sénégalais, en compagnie du ministre sénégalais des Affaires étrangères Alioune Badara Cissé. Touré "était serein, il était avec toute sa famille", forte "d'une quinzaine de personnes", il a été installé dans une résidence dakaroise réservée aux hôtes de marque du Sénégal, a affirmé un porte-parole du président sénégalais Macky Sall.
Les 22 responsables civils et militaires libérés sont toujours sous le coup d'enquêtes et susceptibles de poursuites judiciaires selon les forces de l'ordre maliennes. Parmi eux, on compte l'ex-Premier ministre Modibo Sidibé, l'ex-ministre Soumaïla Cissé, l'avocat, député et homme politique Kassoum Tapo ou encore le responsable de patronat et leader politique Tièman Coulibaly.
FTVi avec AFP
Publié le 20/04/2012 | 08:37 , mis à jour le 20/04/2012 | 08:37
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