mardi 25 juin 2013

Egypte : le nouveau gouverneur controversé de Louxor démissionne

Le nouveau gouverneur de Louxor, membre d'une formation islamiste liée à un attentat dans cette cité touristique en 1997 et dont la nomination a provoqué un tollé en Egypte, a annoncé dimanche 23 juin avoir décidé de démissionner.
Adel Mohamed Al-Khayat a affirmé lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision qu'il avait décidé de "présenter sa démission au premier ministre Hicham Qandil" parce qu'il refusait qu'"une seule goutte de sang" soit versée en raison de sa nomination. Adel Mohamed Al-Khayat est un responsable du Parti de la construction et du développement, la branche politique du groupe islamiste radical Gamaa Islamiya. La Gamaa Islamiya fut à l'origine d'une vague d'attentats dans les années 1990 avant de renoncer à la violence. En 1997, elle avait revendiqué une attaque sur un site pharaonique de la région de Louxor, qui avait fait plus de 60 morts dont 58 touristes. COLÈRE DANS LE SECTEUR TOURISTIQUE Adel Mohamed Al-Khayat a été nommé gouverneur de Louxor par décret présidentiel il y a une semaine, dans le cadre d'un vaste mouvement au cours duquel 17 des 27 gouverneurs du pays ont été remplacés. Les nominations de plusieurs islamistes à ces postes autrefois presque exclusivement détenus par l'armée et les services de sécurité ont alourdi un contexte déjà tendu par des appels à des manifestations de masse contre M. Morsi le 30 juin, premier anniversaire de son investiture. Lire (édition abonnés) : Un ex-terroriste devient gouverneur de Louxor Pour protester contre la nomination de M. Al-Khayat, le ministre du tourisme, Hicham Zaazou, a présenté sa démission, que le premier ministre a dit avoir refusée. Cette nomination a aussi provoqué la colère dans le secteur touristique, très rentable avant la révolte de 2011 ayant conduit à la chute de Hosni Moubarak, mais qui a depuis grandement pâti de l'instabilité sur le plan sécuritaire et politique. Des employés du secteur touristique de Louxor avaient menacé de bloquer l'accès aux temples pharaoniques et d'autres sites antiques dont la région regorge si cette nomination était maintenue, en faisant valoir qu'elle risquait de ruiner les espoirs de reprise de cette activité. La nomination de M. Al-Khayat envoyait un signal d'ouverture de la présidence vers le puissant mouvement salafiste, tour à tour partenaire et concurrent des Frères musulmans, et qui avait recueilli près de 25 % des voix aux législatives de la fin 2011

. Le Monde.fr avec AFP -

jeudi 13 juin 2013

Afrique du Sud: Nelson Mandela réagit bien au traitement, selon le gouvernement

Par AFP
Libération
L’ancien président sud-africain Nelson Mandela «réagit bien au traitement» contre la pneumonie, a indiqué jeudi le gouvernement, au sixième jour d’hospitalisation du héros de la lutte anti-apartheid, bientôt 95 ans.
Devant le Parlement mercredi, le président Jacob Zuma s’était fait un plaisir d’annoncer que «Madiba réagissait mieux au traitement depuis le matin», appelant son illustre prédécesseur par son nom de clan, en signe de respect et d’affection.
Jeudi matin, le communiqué hebdomadaire du conseil des ministres s’est voulu également rassurant, soulignant que Mandela reçoit «les meilleurs soins médicaux» et qu'«il réagit bien au traitement».
Il s’agit exactement de l’expression utilisée par les autorités lors des précédents hospitalisations du prix Nobel de la paix.
Dans la nuit de vendredi à samedi, Nelson Mandela avait été conduit à l’hôpital «dans un état grave».
M. Zuma, toujours au Cap jeudi, n’a pas bougé une virgule de son emploi du temps qui doit le conduire à Maputo samedi pour un sommet sur le Zimbabwe, quand bien même les derniers jours ont été «difficiles» pour Mandela.
Fer de lance de l’avènement de la démocratie multiraciale en Afrique du Sud en 1994, Mandela doit fêter ses 95 ans le 18 juillet. Il souffre d’une infection pulmonaire à répétition, séquelle de ses 27 années de réclusion sous le régime raciste de l’apartheid.
Au fil des rechutes et des hospitalisations, la quatrième depuis début 2011, l’homme Mandela est apparu de plus en plus diminué et l’air absent sur les rares images de lui divulguées aux médias.
Ces derniers jours, ses proches se sont succédés à son chevet au Mediclinic Heart Hospital de Pretoria, sans livrer la moindre indication à son sujet.
Les médias en sont réduits à surveiller les allées et venus devant la clinique, un établissement privé, tandis que des anonymes de tout âge viennent témoigner de leur affection d’un petit mot gentil confié aux médias, d’une bougie ou d’une tasse de café apporté aux policiers en faction.
Un bouquet de fleurs a été déposé devant l’entrée, accompagné d’une carte disant «Sandu, le syndicat des forces armées, aime Madiba».
A chaque nouvelle alerte, les messages affluent. Mais cette fois, ceux qui l’ont connu préparent les esprits à une fin inévitable et rappellent que seul son combat restera immortel à condition que chacun, notamment en Afrique du Sud, le perpétue.
«Ce qui est important c’est de garder en mémoire la forme de son engagement. Nelson Mandela est très malade, Desmond Tutu est aussi très vieux. Naturellement ils disparaîtront un jour», a commenté le dalaï lama, lors d’un déplacement en Nouvelle-Zélande.
«Ce qui est important, c’est que perdurent leur enseignement et leur esprit», a poursuivi le leader tibétain, grand ami de l’archevêque noir Desmond Tutu. «Je considére comme étant de ma responsabilité qu’ils continuent à nous inspirer même après leur mort».
Denis Goldberg, 80 ans, l’un des derniers vétérans du procès de Rivonia à l’issue duquel Nelson Mandela fut condamné à perpétuité à l’âge de 45 ans en 1964, confiait jeudi au Star une certaine gêne devant l’insistance des médias autour la personne de Mandela.
«Cela contraste tellement avec l’altruisme de sa vie», a-t-il dit. Ce n’est pas lui faire honneur d’imaginer Nelson Mandela comme un homme qui aurait «apporté la liberté à lui tout seul. Mandela était un leader capable de mobiliser, d’inspirer l’action collective».
«On loue Mandela pour son sacrifice mais nous ne sommes toujours pas préparés à l’idée qu’il faut nous sacrifier nous-mêmes», a ajouté M. Goldberg, seul Blanc condamné à Rivonia et qui échappa à l’île-bagne de Robben Island où Mandela a passé 18 de ses 27 années de prison.
Libéré en 1990, Mandela a été de 1994 à 1999 le premier président noir de son pays, un dirigeant de consensus qui a su gagner le coeur de la minorité blanche dont il avait combattu l’oppression.
Retiré de la vie politique, il n’est plus apparu en public depuis 2010.

  • © Libération

  • "En finir avec la corruption en Afrique"

    Propos recueillis par

    Mohammed Ibrahim, 67 ans, dit "Mo Ibrahim", a créé sa fondation (www.moibrahimfoundation.org), qui évalue chaque année les pays du continent africain et publie un "indice de bonne gouvernance". Elle attribue également un prix à des dirigeants exceptionnels, Nelson Mandela en étant le lauréat d'honneur, et soutient des programmes éducatifs. Cet ancien ingénieur de British Telecom, natif du Soudan, avait précédemment revendu, en 2005, la société de téléphonie mobile panafricaine Celtel, qu'il avait créée : selon le magazine américain Forbes (mars 2013), la fortune de ce philanthrope s'élève à 1,1 milliard de dollars (830 millions d'euros).

    Mo Ibrahim, vous avez créé une fondation pour promouvoir la bonne gouvernance en Afrique. Pourquoi ?
    La bonne gouvernance est l'enjeu crucial pour assurer le respect des droits humains et faire reculer la pauvreté. Nous réalisons un indice de bonne gouvernance en Afrique, pays par pays. Les données collectées sur nos quatre "piliers" – sécurité et sûreté, développement économique soutenable, participation des citoyens et démocratie, développement humain – émanent de toutes les institutions, y compris en Afrique, ce qui donne une note pour chaque gouvernement. Chacun peut voir comment les choses évoluent d'une année à l'autre.
    Depuis six ans, vous remettez un prix à un chef d'Etat exceptionnel, mais il n'a pas été attribué en 2012 et seulement trois fois au total. N'est-ce pas trop sévère ?
    Le leadership est important. C'est magnifique si certains dirigeants peuvent faire entrer leur pays dans la démocratie, le faire sortir de la pauvreté, promouvoir l'éducation, faire respecter les droits des femmes... Mais le comité du prix, dont je ne fais pas partie, doit récompenser des dirigeants politiques ayant accompli une oeuvre hors du commun et ayant quitté leur fonction. Nous recherchons des héros et n'avons pas à abaisser nos standards. En Europe aussi, y aurait-il chaque année un chef d'Etat sortant que l'on pourrait récompenser selon ces critères, à votre avis ?
    L'Afrique est vue comme un continent à fort potentiel de croissance. Partagez-vous cette vision ?
    Je suis d'accord. Je l'ai vécu avec ma société de téléphonie mobile en Afrique, Celtel. L'Afrique est un continent très riche avec des habitants très pauvres. La raison, c'est la gouvernance. Il n'y en a pas d'autre. La croissance est forte, mais ses bénéfices ne reviennent qu'à une petite partie de la population. C'est aussi le problème de beaucoup de pays développés.
    En Afrique, la montée en puissance de la société civile, la meilleure transparence permise par les médias sociaux et la téléphonie mobile, font avancer les choses. Les gens savent. Ils peuvent communiquer. C'est un énorme changement.
    Croyez-vous que le secteur privé peut être moteur ?
    Oui, l'activité économique est une force énorme pour le développement. Mais on a besoin d'améliorer les pratiques dans beaucoup de secteurs. On se focalise sur la gouvernance et la transparence du secteur public, mais on ne fait pas assez attention à celle des entreprises.
    En France, en Allemagne, au Royaume-Uni, on déclare combattre la corruption et on me pose des questions sur l'Afrique. Mais les officiels africains ne se corrompent pas eux-mêmes ! Ils le sont par seulement vingt, trente ou quarante personnes qui travaillent dans les pays développés. Combien y a-t-il eu de ces personnes condamnées au Royaume-Uni, en Allemagne ou en France ? Il faut en finir avec ces pratiques corruptrices, sinon rien ne changera.
    Vous avez réussi dans la téléphonie mobile en Afrique en rejetant toute corruption. C'est donc possible ?
    Oui c'est possible. Tous nos systèmes ont été organisés pour ne pas permettre la corruption. Les dirigeants de nos entreprises, dans chaque pays, n'avaient aucun moyen de signer un chèque ou de débloquer des fonds sans notre autorisation. Pour lutter contre la corruption, il faut une organisation sur le terrain.
    Nous avons besoin que les dirigeants se lèvent et commencent le changement de ces pratiques. Toutes ces entreprises qui jouent sur les prix de transferts ou sur les failles du droit fiscal pour ne pas payer leurs impôts, cela doit changer. Cette évasion fiscale coûte chaque année de 70 à 120 milliards de dollars au continent africain.
    Même en prenant l'hypothèse basse, c'est un énorme montant, bien supérieur à ce que peuvent offrir toute l'aide publique au développement ou les banques de développement.
    Quelle était votre philosophie de management ?
    Nous avions une entreprise par pays et leurs dirigeants savaient qu'ils devaient rendre des comptes à toutes les parties prenantes : les actionnaires, les salariés, les clients et la communauté. Cette dernière est importante, car l'entreprise est un poisson dans cette mer. Nous avons mené beaucoup de projets d'éducation, d'ordinateurs dans les écoles, d'aide technique... Il faut le faire.
    N'y a-t-il pas des conflits entre la satisfaction de ces différentes parties prenantes ?
    Les conflits sont simplissimes à régler ! En tant qu'actionnaires, nous avons intérêt à avoir une entreprise attrayante. C'est important pour recruter les meilleurs talents, en technologie, en gestion ou en marketing, pour développer l'entreprise. Chez Celtel, tout le monde avait des actions de l'entreprise et bénéficiait d'options d'achat intéressantes.
    Quand vous donnez des actions à vos salariés, les actionnaires gagnent moins sur le moment, mais plus dans la durée. Il faut être inclusif. Dans un pays, respecter l'environnement permet d'attirer des clients. Il n'y a pas de contradiction. C'est du capitalisme intelligent, à long terme. C'est du sens commun.

     © Le Monde.fr

    mardi 21 mai 2013

    Première grande tournée d’Obama en Afrique fin juin et début juillet

    Par AFP
    Libération
    Le président américain Barack Obama va effectuer du 26 juin au 3 juillet sa première grande tournée africaine depuis son arrivée au pouvoir, en se rendant au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie mais en évitant la terre natale de son père, le Kenya.
    «Le président insistera sur l’importance que les Etats-Unis accordent à nos liens en plein développement avec les pays d’Afrique subsaharienne», lors de ce voyage où il sera accompagné par son épouse Michelle, a indiqué la présidence américaine lundi dans un communiqué.
    La Maison Blanche a évoqué la nécessité d'«étendre la croissance économique, l’investissement et le commerce, de renforcer les institutions démocratiques, et d’investir dans une nouvelle génération de dirigeants africains».
    Sans donner de programme précis dans l’immédiat, la présidence a affirmé que M. Obama rencontrerait lors de son voyage «de nombreux dirigeants gouvernementaux, d’entreprises et de la société civile, dont des jeunes, pour discuter de nos partenariats».
    M. Obama, né aux Etats-Unis d’une mère américaine et d’un père kényan, ne s’est jusqu’ici rendu, en tant que président, que dans un seul pays d’Afrique noire, le Ghana, pour une courte visite en juillet 2009.
    Mme Obama, quant à elle, avait effectué une tournée en Afrique australe en juin 2011, lors de laquelle elle avait rencontré l’ancien président et héros nonagénaire de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela, en Afrique du Sud.
    Si M. Obama s’était rendu en 2006 au Kenya, terre natale de son père et où vivent encore des membres de sa famille étendue, après son élection au Sénat de Washington, l’absence de ce pays de la tournée annoncée lundi est aussi notable que peu surprenante.
    Le nouveau président du pays Uhuru Kenyatta est en effet poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), tout comme son vice-président William Ruto, pour leur responsabilité présumée dans les terribles violences qui avaient suivi la précédente présidentielle, fin 2007.
    Appui aux démocraties
    Fin mars, M. Obama avait reçu son nouvel homologue sénégalais Macky Sall et trois autres dirigeants africains élus, en saluant dans leurs pays des «démocraties solides et émergentes». Tout au long de sa présidence, il a promis que les Etats-Unis resteraient des «partenaires inconditionnels» des pays africains démocratiques.
    En juin 2012, M. Obama avait en outre dévoilé sa stratégie en faveur du développement de l’Afrique, avec l’objectif de renforcer la sécurité et la démocratie dans un continent qui fait face à la menace d’Al-Qaïda et à une offensive économique chinoise.
    Ce plan vise à encourager le potentiel économique «sensationnel» du continent en matière de croissance afin de tirer des millions d’Africains de la pauvreté en insistant sur quatre points: renforcer les institutions démocratiques, stimuler la croissance et les investissements, donner la priorité à la paix et la sécurité et promouvoir le développement.
    L’administration a souligné les progrès qui ont été enregistrés en Afrique sous le mandat de M. Obama, par exemple en accompagnant la naissance du Soudan du Sud, ou en envoyant des forces spéciales pour aider les troupes africaines à mettre la main sur le rebelle ougandais Joseph Kony.
    Dans son discours devant le parlement du Ghana en juillet 2009, Barack Obama avait proclamé que si le continent a besoin de dons et d’un soutien international, «l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains».
     
    © Libération

    Judo: en Afrique, «la terre de ses ancêtres», Riner impressionne

    Par AFP
    Libération
    «Et bien, il n’est pas petit», lance une Gabonaise en découvrant l’impressionnant Teddy Riner, la super star du judo mondial, en visite trois jours au Gabon pour son premier séjour en Afrique noire, «la terre de ses ancêtres».
    Le géant de 2,03 m a été accueilli comme une vedette au Gabon, petit pays africain de 1,5 million d’habitants très francophile et féru d’arts martiaux. C’est d’ailleurs dans ce domaine, en taekwondo, que le Gabon vient d’obtenir la seule médaille olympique de son histoire, à Londres, avec l’argent d’Anthony Obame.
    Riner, qui a notamment participé à la Nuit des arts martiaux samedi, en prenant part à une démonstration avec des jeunes et moins jeunes, a aussi encadré des entraînements dimanche et lundi, tout en visitant Libreville.
    «C’est la première fois que je viens en Afrique noire. J’avais déjà +fait+ le Maghreb, mais ça n’a rien à voir. C’est un honneur, une fierté», a-t-il déclaré.
    «C’est un honneur de fouler la terre de ses ancêtres», a expliqué le colosse guadeloupéen.
    «C’est une grande première pour moi d’être ici, mais je n’oublie pas ce qui s’est passé avant, ce qu’a dû faire un mec comme Nelson Mandela, ceux qui se sont battus pour que des Noirs et des Blancs puissent combattre sur un même tapis ou même que des Blancs et des Noirs puissent évoluer ensemble», a ajouté le champion olympique, quintuple champion du monde.
    Une main de fer
    «Ca fait partie de l’histoire, on avance, on fait avec, mais on n’oublie pas», a-t-il précisé.
    «C’est un grand jour pour le judo gabonais», a résumé avec fierté Mélanie Engouang, vedette locale du judo et ancienne championne d’Afrique militaire (1995), qui a participé à des jeux Olympiques.
    «Je suis impressionné par sa taille», a déclaré Jordi, 10 ans, après avoir été en contact avec le sportif. Pradel, 5 ans, a pu faire une photo, alors que Mike, lui, se félicitait de l’autographe obtenu.
    «Il a une main de fer», a souligné Marcel, 30 ans, membre du Judo club gabonais. «Il m’a appris comment saisir son adversaire et les astuces pour le terrasser», a expliqué Jean-Jacques, 27 ans.
    Riner a lui souligné que l’Afrique avait le potentiel pour briller au niveau mondial. «Il y a un bon niveau. Ils ont une force (importante). C’est toujours dur sur un tatami contre eux. Il n’y a plus de petits pays. Tout le monde peut prétendre à une médaille lors de championnats du monde ou de jeux Olympiques».
    «Dans certains pays, il y a un écart technique. C’est cet écart que certains pays d’Afrique doivent rattraper. Le judo peut s’implanter. Ils ont l’esprit de combattant», a commenté Riner.
    «C’est sur la technique, la tactique dans le combat, que je peux apporter. Si je suis là, c’est pour des échanges. Si des Gabonais veulent venir en France, je serai là pour les accueillir», a-t-il ajouté, soulignant: «Surtout avec la +pieuvre+ (le réseau, ndlr) que nous avons avec les entraîneurs, les clubs...»
    «Ca été une joie d’être là. Je suis heureux de partager mon expérience avec les jeunes africains», a-t-il ajouté, balayant les clichés sur la nourriture et les risques de maladie en Afrique: «Si on reste sur ces choses... On entend beaucoup de choses, mais je suis comme Saint Thomas, je veux voir. Je voyage beaucoup pour la compétition, je suis habitué à ces voyages vers l’inconnu.»
    «J’ai pris du plaisir avec les jeunes. Ce que j’ai fait n’est rien», a-t-il déclaré humblement, espérant toutefois: «J’espère que ça leur servira à l’avenir.»
     
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    L'armée de Joseph Kony a fait 100.000 morts

    CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ - L'armée de résistance du Seigneur, menée par Joseph Kony, a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces 25 dernières années, selon un rapport de l'ONU. Le criminel sanguinaire est recherché par la Cour pénale internationale et Washington.
    On connaissait Joseph Kony comme un criminel sanguinaire, les chiffres confirment qu'il est un tueur de masse. Depuis 25 ans qu'il écume l'Afrique centrale avec ses hommes, le seigneur de guerre ougandais a tué plus de 100 000 personnes, a déclaré lundi le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon. Son armée de résistance du Seigneur (LRA) a également enlevé 60 000 à 100 000 enfants et a causé le déplacement de 2,5 millions de personnes. Ce lourd bilan est le résultat d'une étude sur les crimes de la LRA depuis 1987, menée par le bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme, qui sera prochainement publiée.
    Les exactions se sont d'abord déroulées dans le nord de l'Ouganda à la fin des années 80, en rébellion contre le président Museveni. Depuis 2005, elles se sont déplacées vers le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique et au Soudan du Sud. Parmi leurs faits d'arme, les hommes de Joseph Kony pratiquent les pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants, ensuite utilisés comme soldats ou esclaves sexuels.
    La tête de Joseph Kony mise à prix
    Aujourd'hui, Joseph Kony se terre en Afrique centrale, plus précisément au Soudan, selon l'organisation américaine Resolve LRA crisis initiative. Recherché par la Cour pénale internationale, qui a émis contre lui un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité, il est en plus dans le viseur de Washington, qui a promis 5 millions de dollars de récompense pour toute information qui permettrait son arrestation.
    La LRA, considérée comme l'un des groupes armés les plus cruels au monde, poursuit encore ses attaques, notamment "dans les frontalières reculées" de la République centrafricaine et de la RDC, a indiqué Ban Ki-moon. En 2012, l'ONU estime à un peu plus de 200 le nombre d'attaques menées par les troupes de Kony, qui ont fait 45 morts et 220 enlèvements.
     
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    L’Afrique, une des clés de la sortie de crise pour les banques européennes

    Par Benoit Cougnaud
    Benoit Cougnaud est associé d’Azerrisk Advantage, un cabinet qui apporte des solutions en scoring et pilotage des risques financiers destinées aux pays émergents et européens.
    Si pour alléger leurs bilans, certaines banques européennes ont cédé des actifs en Afrique, paradoxalement, l’industrie des services bancaires en Afrique (et en particulier en Afrique francophone) offre aujourd’hui et demain des perspectives de profitabilité et une situation de complémentarité dont les banques européennes pourraient profiter pour assurer leur redressement.
    En Europe, sous la pression des réformes réglementaires (Bâle III), les perspectives de rentabilité sont durablement revues à la baisse. D’une part, les perspectives de chiffre d’affaires sont plafonnées par le mouvement de réduction de la taille des bilans. D’autre part, les perspectives de rentabilité sur fonds propres des groupes bancaires français ressortent divisées par des facteurs allant de 2 à 3 par simple hausse du coût du risque et des exigences de fonds propres. Face à ces perspectives sombres, l’Afrique francophone apparait à bien des égards comme un eldorado pour l’industrie bancaire.
    Face à ces perspectives sombres, l’Afrique francophone apparait à bien des égards comme un eldorado pour l’industrie bancaire.
    Certes les services bancaires pâtissent toujours de handicaps en Afrique, à l’instar de la difficulté de mobilisation des garanties ou de coefficients d’exploitation élevés. Ainsi une étude récente montre que les conditions d’exercice de l’activité bancaire en Afrique francophone s’établissent toujours à seulement 38% du niveau atteint dans les pays avancés de l’OCDE (1) que leurs homologues européennes s’efforcent de faire face tant bien que mal aux conséquences durables de la crise, les banques africaines commencent à capitaliser sur des évolutions structurelles majeures entamées depuis le début des années 2000.
    Tout d’abord, l’Afrique offre encore aux banques les taux de marge parmi les plus élevés du monde (soit plus de 5% de marge d’intérêt dans la plupart des cas). Ensuite, les ménages africains sont toujours sous-équipés en services bancaires (moins de 20% contre plus de 80% en Europe). Le crédit au secteur privé dépasse les 130% du PIB dans la zone euro quand il demeure inférieur à 30% en Afrique francophone, un tel écart offre des perspectives de développement et de rentabilité exceptionnelles, même après soustraction du coût du risque.
    De surcroît, le coût du risque, auquel il convient de ramener toute rentabilité, connaît dans le même temps un repli structurel en Afrique francophone. Certes, les risques pays peuvent être localement élevés, du fait des conflits persistants connus par le continent. Néanmoins la qualité des garanties s’améliore en raison du renforcement de leur cadre juridique et de la mise en place de fonds régionaux de garantie. Les coefficients d’exploitation se réduisent également en tirant parti des économies d’échelle permises par l’intégration régionale dont profitent en particulier les groupes bancaires panafricains (Bank of Africa, Ecobank…). Enfin et surtout, Bâle III et son cortège de baisses des rentabilités n’y sont encore qu’une perspective très lointaine, alors même que Bâle II reste encore cantonné aux portes de l’Afrique (au Maroc et en Afrique du Sud).
    En conclusion, alors que l’horizon de l’industrie bancaire européenne ressort durablement assombri par Bâle III et la crise des dettes souveraines, l’Afrique apparaît comparativement comme une terre d’opportunités pour les groupes bancaires. Pour radical qu’il ait été, ce changement doit être complètement intégré par les acteurs économiques. Si l’Afrique connut dans les années 90 une décennie perdue, il y a fort à parier que les années 2010 seront pour la banque africaine une décennie gagnée.
    (1) Etude Azerrisk Advantage 2013 : Perspectives de l’activité bancaire et financière en Afrique


    Lire l'article sur Jeuneafrique.com

    L'Afrique se tourne vers Tahiti

    (African Football Media)
    Les huit équipes concernées par la compétition préliminaire africaine, qui aura lieu du 22 au 26 mai à El Jadida, au Maroc, espèrent atteindre la finale et valider par la même occasion leur billet pour la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Tahiti 2013.
    Organisé la veille du tournoi, le tirage au sort a placé le Sénégal, lauréat de l'épreuve il y a deux ans, dans le Groupe A, aux côtés du Maroc, de Madagascar et du Ghana. Le Groupe B rassemble le Nigeria, la Côte d'Ivoire, l'Égypte et la Libye. Sénégalais et Nigérians sont donnés largement favoris, ces deux pays étant en effet les seuls en Afrique à avoir franchi la phase de groupes de l'épreuve suprême, en 2007 et 2011.
    Quatrième l'an passé, Madagascar nourrit également de grandes ambitions. De son côté, le Maroc organise le tournoi préliminaire pour la deuxième fois consécutive. Les hôtes espèrent devenir les premiers Nord-Africains à participer à la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA mais ils devront pour cela faire oublier leur bilan décevant : cinquièmes en 2011 et 2009, derniers en 2006.
    Ngalla Sylla est l'un des quatre vétérans de l'édition 2011 du grand rendez-vous mondial. Si besoin était, le capitaine sénégalais rappelle avec force les buts de son équipe : "Nous voulons gagner ce tournoi ou au moins être présents en finale, afin d'être du voyage à Tahiti". Amadou Diop, le sélectionneur, se veut lui aussi confiant : "L'équipe a beaucoup changé. Nous avons intégré de jeunes joueurs mais je reste convaincu que nous avons notre carte à jouer".
    Six ans après la création de son équipe nationale, le Ghana rêve d'effectuer une entrée en matière fracassante sur a scène continentale. Les joueurs ont préparé leur voyage au Maroc sous la direction du sélectionneur intérimaire Maxwell Kpeglo. "Nous partons vers l'inconnu mais en ce qui me concerne, c'est un défi que j'aurai plaisir à relever. C'est notre chance de faire honneur à notre pays et de nous faire connaître au plus haut niveau", estime l'intéressé.
    Les Supersand Eagles confiants
    Les Nigérians souhaitent quant à eux perpétuer une tradition qui les a vus représenter l'Afrique à quatre reprises en cinq éditions de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Les Supersand Eagles ont remporté les préliminaires à deux reprises et terminé par deux fois à la deuxième place. Ils débuteront leur parcours face à la Libye. Meilleur buteur de la Copa Lagos Beach l'an passé, Abu Azeez ne cache pas son optimisme. "Nous connaissons les enjeux. Nous allons faire le nécessaire pour que nos compatriotes soient fiers de nous", annonce-t-il. "Notre objectif ne se limite pas à la qualification, nous voulons aussi briller à Tahiti."
    Le sélectionneur compte plusieurs joueurs de renom dans son effectif, comme le capitaine Isiaka Olawale, Ogbonnaya Okemmiri ou encore Victor Tale, meilleur buteur nigérian lors de la dernière Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. L'ancien Auxerrois Taribo West, qui a suivi la préparation de cette équipe avec attention, semble lui aussi confiant. "Je pense qu'ils vont gagner et se qualifier. Cette équipe est incroyable. Je crois que les responsables savent ce qu'ils ont à faire pour la maintenir au plus haut niveau. Si les joueurs rééditent les performances de la Copa Lagos, je ne vois pas qui pourrait les battre. Ils sont extraordinairement forts."
    La Côte d'Ivoire et l'Égypte ont disputé les demi-finales des deux dernières compétitions préliminaires, sans toutefois parvenir à forcer les portes de l'épreuve reine. Ces deux équipes pourraient néanmoins donner du fil à retordre au Nigeria. La Libye reste sur une septième et une huitième place à l'échelle africaine. Elle cherchera donc avant tout à soigner son classement.
    À l'issue de la phase de groupes, les deux premiers de chaque section participeront aux demi-finales. Les deux finalistes représenteront l'Afrique lors de la prochaine Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, à Tahiti.
     
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    Que cherche le Maroc en Afrique ?

    Business, sécurité, diplomatie... Un demi-siècle après la création de l'OUA - et un peu moins de trente ans après s'en être retiré -, le Maroc n'a jamais été aussi présent au sud du Sahara.
    Au moment où l'Union africaine (UA) se réunira à Addis-Abeba, les 24 et 25 mai, pour fêter son cinquantenaire, un État manquera à l'appel. En réalité, trois autres rateront la fête pour cause de suspension : Madagascar après la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine à la suite, là aussi, de putschs. Ces mises à l'écart ne durent qu'un temps, certains pays ont ainsi récemment réintégré l'organisation (Mali, Côte d'Ivoire, Niger, etc.). Reste donc le Maroc, le seul à s'être volontairement retiré il y a près de trente ans.
    Le 12 novembre 1984, la délégation marocaine avait quitté le 20e sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) pour protester contre la présence du président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz. Le conseiller royal Ahmed Réda Guédira, qui menait la délégation, avait alors lu ces quelques mots : « Voilà, et je le déplore, l'heure de nous séparer. En attendant des jours plus sages, nous vous disons adieu et nous vous souhaitons bonne chance avec votre nouveau partenaire. » L'UA ayant pris au début des années 2000 la suite de l'OUA en acceptant la République sahraouie, le Maroc est resté sur sa position. Rien de nouveau sous le soleil d'Addis-Abeba ? Tant que l'organisation maintiendra sa reconnaissance d'une République que le royaume considère comme partie intégrante de son territoire, il y a fort à parier que les timides appels, lancés à intervalles réguliers, au retour du Maroc dans l'organisation panafricaine resteront lettre morte.
    Discrétion
    Peu importe que le Maroc ait été l'un des pionniers de l'unité africaine, accueillant dès janvier 1961 la conférence de Casablanca, qui accoucha d'une charte revendiquant l'objectif de « faire triompher la liberté dans toute l'Afrique et de réaliser son unité ». Voeu pieux, mais le paradoxe demeure. Même si le royaume ne célébrera pas ses noces d'or avec l'UA, il développe depuis une dizaine d'années une véritable stratégie à destination du continent, dont il s'affirme résolument comme un acteur économique et diplomatique de premier plan.
    Tout en entretenant des relations personnelles excellentes avec nombre de chefs d'État (Félix Houphouët-Boigny, Mobutu, Omar Bongo Ondimba), Hassan II n'avait pas véritablement été un roi africain, préférant d'autres scènes pour déployer son talent pour les affaires internationales. Par contraste, son fils et successeur Mohammed VI a renoncé à cette diplomatie éclatante. Plutôt que ces grands sommets (Ligue arabe, Francophonie, etc.) où chacun parle beaucoup mais où, en définitive, on se fait peu entendre, le roi préfère la discrétion des relations bilatérales. Et depuis le début de son règne il a surtout voyagé au sud du Sahara. À l'occasion de grandes tournées ou de visites d'État, il s'est rendu dans de nombreux pays d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Niger, RD Congo, Sénégal. Avec ces pays, le Maroc partage une proximité liée à l'Histoire et à la langue française, mais aussi des intérêts économiques qu'illustre la vitalité des entreprises marocaines qui s'y implantent.
    Sur le continent, le Maroc cherche des amis, notamment sur la question du Sahara occidental. Pris dans le grand jeu de la guerre froide, le royaume avait cédé du terrain, au début des années 1980, dans un continent devenu le terrain privilégié de l'affrontement des deux grands. Résolument atlantiste, Hassan II menait de front la guerre contre le Front Polisario, ses soutiens militaires et diplomatiques. Tandis que les Sahraouis indépendantistes plaçaient leur lutte dans le sillage des guerres de libération nationale, le Maroc était sur la défensive. Depuis une dizaine d'années, le pays, qui considère le Sahara comme une cause sacrée, développe pourtant des relations avec des pays jugés plus proches de la RASD, comme l'Angola ou l'Éthiopie. Le Maroc met en avant une vision commune des questions de sécurité, d'intégration économique. « Dans son voisinage africain, le royaume déploie une doctrine cohérente. La résolution des conflits doit se faire avec tous les acteurs régionaux, dans le cadre de la légalité internationale et le respect de l'intégrité territoriale », indique un diplomate marocain.
    Sécurité
    "Sur la question malienne, l'Algérie agit en tant qu'actionnaire, le Maroc se positionne plutôt comme un acteur concerné."
    Rabat a soutenu sans ambages l'intervention française au Mali, autorisant rapidement le survol de son territoire par les Rafale. Dans un discours adressé au sommet de la Cedeao, à Yamoussoukro, fin février, Mohammed VI a souligné que « la crise aiguë qui secoue le Mali frère apporte la preuve éclatante de l'inefficacité des approches partielles, des démarches sélectives, ou encore des ripostes parcellaires » face aux risques criminels et extrémistes. « A contrario, cette crise illustre la pertinence de la stratégie globale et de l'action collective auxquelles le Maroc n'a cessé d'appeler depuis des années », ajoutait le message royal. Quand on sait que Rabat ne fait pas partie du Comité d'état-major opérationnel conjoint (Cemoc), basé à Tamanrasset, le message semble adressé à l'Algérie voisine. « Sur la question malienne, l'Algérie agit en tant qu'actionnaire (shareholder), le Maroc se positionne plutôt comme un acteur concerné (stakeholder) », estime notre diplomate. Bien sûr, l'attitude marocaine n'est pas désintéressée. Pour Rabat, la déstabilisation qui secoue la région apporte une confirmation à une thèse constante et déconcertante par sa simplicité : la conjonction de la faiblesse des États et de l'action de groupes criminels et terroristes affaiblit le Sahel, une région déjà minée par la pauvreté. La résolution du conflit au Sahara occidental devient « une nécessité pour la sécurité et la stabilité de toute la région ». CQFD.
    L'activité que déploie Rabat au sein de la Cen-Sad depuis la chute de Mouammar Kaddafi, en plus des liens établis avec la Cedeao, offre au Maroc le moyen de contourner l'UA. D'autant plus que les arguments marocains ne résonnent pas encore dans l'esprit des dirigeants de poids lourds du continent, Nigeria et Afrique du Sud en tête, dont les intérêts immédiats sont parfois en contradiction avec ceux du Maroc. À cet égard, l'arrivée de Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la Commission de l'UA risque de renforcer la méfiance du Maroc vis-à-vis de l'institution. Quand elle était ministre des Affaires étrangères, Pretoria avait basculé dans une ligne radicalement pro-Polisario, ce qui a conduit le Maroc à rappeler son ambassadeur, une décision que beaucoup regrettent aujourd'hui côté marocain. Le royaume, qui envoie ces dernières années des observateurs en marge des sommets de l'UA, va-t-il faire le dos rond ?
    Diplomatie : La RASD perd du terrain
    L'intense lobbying marocain pour isoler la République arabe sahraouie démocratique (RASD) porte ses fruits. Saint-Vincent-et-les-Grenadines est le dernier pays à avoir suspendu, en février, sa reconnaissance de la RASD, portant à 32 le nombre d'États à avoir fait défection depuis 2000. En Afrique, ils ne sont plus que 17 pays à la reconnaître depuis que la Zambie (2011) et le Burundi (2010) ont fait machine arrière. La plupart sont des pays d'Afrique australe et d'Afrique de l'Est.
    Depuis 1984, année où le Maroc a claqué la porte de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) après que la RASD y fut entrée deux ans plus tôt, Rabat privilégie l'approche bilatérale pour marginaliser la République sahraouie, qui bénéficie toujours du soutien de poids lourds comme l'Algérie et l'Afrique du Sud. Dans la pratique, peu d'États africains entretiennent encore des relations avec le Polisario, mais ils ne coupent pas les ponts de peur de s'attirer les foudres d'Alger et de Pretoria. « Le Mali nous a fait savoir en mai qu'il n'était pas hostile à l'intégrité territoriale de notre pays mais qu'il serait malvenu, dans le contexte actuel, de l'afficher politiquement », explique un diplomate marocain.
    Rabat célébrera en tout cas à sa manière le cinquantenaire de la création de l'OUA. Le 25 mai, journée mondiale de l'Afrique, les diplomates africains seront conviés à une série de conférences et de manifestations publiques. On y rappellera que les jalons de la future OUA ont été posés lors de la conférence de Casablanca en 1961, laquelle a rassemblé des leaders comme Mohammed V, Kwame Nkrumah, Julius Nyerere, Gamal Abdel Nasser, Ahmed Sékou Touré, Modibo Keita... P.A
    __________________
    Par Youssef Aït Akdim


    Lire l'article sur Jeuneafrique.com

    Détérioration du climat social en Afrique du Sud

    Dix mineurs sud-africains travaillant dans une mine de chrome ont été hospitalisés mardi à la suite d'affrontements entre des grévistes et les agents de sécurité du site, rapporte la police.
    "Ils ont été blessés quand les gardiens ont tiré avec ce qui a été décrit comme étant des balles en caoutchouc," a dit un porte-parole de la police. Celle-ci est sur les lieux et maîtrise la situation, a-t-il ajouté.
    Les gardiens ont tiré des balles en caoutchouc contre les salariés en grève, a dit pour sa part l'exploitant du site, le groupe chimique allemand Lanxess.
    "Ils ont lancé des pierres sur notre service de sécurité et, d'après ce que j'ai compris, les gardiens ont tiré des balles en caoutchouc, pas des balles réelles, pour se défendre", a dit un porte-parole de Lanxess. "Certains gardiens ont été blessés."
    Dans un communiqué, l'entreprise contredit le bilan dressé par la police et dit que deux mineurs ont été touchés et que trois autres ont été blessés dans l'agitation qui a suivi.
    Par ailleurs, le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz a annoncé la fin d'une grève de deux jours dans son usine d'East London. La grève était liée à une enquête de l'entreprise sur des débrayages dans sa division peinture.
    Toutefois, le syndicat national des salariés de la métallurgie, le NUMSA, qui est fort de 230.000 membres, a anéanti tout espoir de règlement dans le secteur en réclamant une augmentation immédiate de 20% des salaires.
    "Si nos demandes ne sont pas entendues, nous n'aurons d'autre choix que de descendre dans la rue", a déclaré à Reuters Mphumzi Maqungo, trésorier national du NUMSA.
    Les dirigeants du secteur automobile ont jugé irrecevables les dernières revendications du NUMSA, ce qui semble présager d'une confrontation. Un accord triennal sur les salaires expire à la fin du mois de juin.

    esechos.fr

    lundi 29 avril 2013

    Les dérives du football africain

    par Jérôme Carlos
    Il faut décomplexer le football africain. L'extérieur pèse encore d'un poids trop lourd sur son avenir. L'essentiel de ses intérêts ne sont pas en Afrique. Pour dire que, en dépit des apparences, le destin de ce football se joue encore hors d'Afrique, loin d'Afrique, parfois sans l'Afrique, si ce n'est contre l'Afrique.
    Trois exemples pour l'illustrer. Connaissez-vous un équipementier africain ? Qui se charge de fournir les équipes d'Afrique en survêtements, maillots, shorts, chaussures, chaussettes et autres accessoires ? Le marché de l'équipement de nos équipes de football, toutes catégories confondues, pèse plusieurs milliards de nos francs. L'Afrique s'est exclue de ce marché. Une poignée d'Africains limitent leur appétit aux miettes du festin et au-dessous de tables occultes. Pour comble d'ironie, c'est l'Afrique sous-développée, perfusée à coup d'aide extérieure qui engraisse les multinationales de l'équipement. Telle est la vérité.Nationalisme en panne. Patriotisme en berne. Voilà le triste tableau de nos démissions, chaque fois que nous manquons de positionner favorablement l'Afrique. Notre pouvoir de décision ne profite bien souvent qu'aux autres. N'allez surtout pas croire que nous le faisons par souci de transparence, ou de bonne gouvernance. La vérité est ailleurs. Nous ne consommons pas les choses de chez nous. Nous ne consommons pas ce que nous produisons nous-mêmes. Nous n'avons d'yeux que pour l'étranger. Nous sommes encore bloqués par un lourd handicap mental. Nous croyons que la qualité est un privilège réservé aux autres. Nous avons tôt fait d'établir une relation de cause à effet entre notre sous-développement et nos productions. Tant que persistera un tel complexe d'infériorité, aucun équipementier africain, ou déclaré tel, ne s'aventurera sur un marché piégé à l'avance.Le second terrain sur lequel nous traînons un lourd complexe se situe au niveau de la direction de nos différentes sélections nationales. Pourquoi la plupart de nos équipes nationales, sont-elles en des mains d'entraîneurs expatriés ? Que faisons-nous alors de nos propres cadres dûment formés et qui ne demandent qu'à servir ? Ils se retrouvent sous-employés ou sans travail dans leur propre pays. Qu'ont-ils à envier aux autres ? Avec eux, ils ont été formés dans les mêmes institutions : même cursus, même diplômes. A l'arrivée, nous leur préférons les autres auxquels nous consentons des salaires astronomiques, assortis de mirobolants avantages. La mesure est comble quand nous les consacrons "Sorciers blancs". "A beau mentir, dit le proverbe, qui vient de loin".Le football contemporain, nous le concédons, est une affaire de gros sous. Et sur le marché international du coaching, la concurrence est hyper serrée. N'empêche que l'Afrique doit se décider enfin à promouvoir l'Afrique, en donnant une chance à ceux de ses entraîneurs qui ont le savoir et le savoir faire nécessaires. Redevenons les sorciers de nos équipes nationales. Oublions aux vestiaires tout complexe d'infériorité. Engageons-nous dans une politique délibérée de promotion de l'Afrique par les Africains eux-mêmes. Il faut commencer par avoir confiance en nous-mêmes, pour être en mesure de faire confiance à nos propres cadres. Personne ne respectera un continent qui abdique toutes ses responsabilités et remet en des mains étrangères les leviers de son football.Le troisième terrain de nos dérives est à lier aux impératifs d'un monde qui se globalise. L'Afrique tarde à en prendre la juste mesure. Dans un contexte où l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, nous nous comportons encore comme des ouvriers de la onzième heure. Nous restons des consommateurs passifs des productions des autres. Les demi-finales des coupes d'Europe ont été vécues, la semaine dernière, dans la plupart des villes africaines, comme un événement sportif national. Les différentes équipes européennes en compétition ont fait leur plein de supporters africains. On se serait cru à Barcelone ou à Munich. Au coup de sifflet final, les humeurs des uns, les propos et les attitudes des autres en disaient long sur notre dépendance des modèles extérieurs. Ce n'est pas innocent. L'Afrique joue au football, certes. Mais l'extérieur continue de se jouer de l'Afrique.

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    ALGÉRIE • Bouteflika président, plus pour longtemps ?

    (Courrier International 29/04/2013) L'hospitalisation d'Abdelaziz Bouteflika à Paris attise les craintes en Algérie sur son état de santé. Dans ces conditions, le président, peut-il continuer à gouverner ?, s'interroge l'éditorialiste.Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a fait hier [samedi 27 avril] à 12h30 un "accident ischémique transitoire sans séquelles", a annoncé le directeur du Centre national de la médecine sportive, le professeur Rachid Bougherbal, dans un communiqué laconique diffusé à 19h42 par l’APS. "Les premières investigations ont été déjà entamées et Son Excellence le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens", a-t-il ajouté, tout en assurant que son état de santé "n’occasionne aucune inquiétude".
    Un flou sur l'état de santé du président
    C’est la première fois depuis le fameux "ulcère hémorragique" qui avait nécessité une longue hospitalisation du chef de l’Etat à l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, en 2005, que la santé du Président fait l’objet d’une communication officielle. Mais on ne pouvait pas faire passer sous silence ses nouveaux ennuis de santé du fait que le président de la République est tenu de pointer mercredi au stade du 5 Juillet, pour assister à la finale de la Coupe d’Algérie de football.
    Un rendez-vous symbolique auquel il ne pouvait se soustraire, au risque d’alimenter les rumeurs les plus folles. Il ne faudrait donc pas soupçonner les autorités de vouloir informer le peuple de la santé de son Président. C’est un cas de force majeur qui a dû obliger les hauts responsables à communiquer même avec des pointillés…
    A commencer par le jour exact de cet "accident ischémique transitoire", daté officiellement [du 27 avril] à 12h30. Certaines sources ont confié en revanche que le Président a eu son attaque il y a une semaine environ. On notera ainsi que la dernière apparition publique du Président fut au cimetière El Alia, où il avait assisté le 18 avril à l’enterrement de l’ex-président du Haut-Comité d’Etat (HCE), feu Ali Kafi. Depuis, on n’a plus revu le président Bouteflika, disparu même des caméras de l’ENTV.
    Une annonce qui tombe mal
    Trois jours auparavant (le 15 avril), le Président s’affichait, tout sourire, aux côtés de son homologue sud-africain Jacob Zuma. Mais ce dernier a dû écourter son séjour en Algérie sans explication… Quoi qu’il en soit, l’annonce [samedi] de son hospitalisation pour des problèmes vasculo-cérébraux confirme tout haut ce que tous les Algériens d’en bas suspectaient : le président de la République est bien malade et sa santé constitue, visiblement, un frein à l’exercice de son pouvoir dans un pays aussi difficile que l’Algérie. Ironie du sort, la maladie du Président est annoncée en ce mois d’avril où il a fêté ses 14 années à la tête du pays…
    Mais pour lui, ses sponsors et ses supporters, cela tombe mal. Et ça fait mal. A une année presque jour pour jour de l’élection présidentielle, c’est un cheveu qui tombe sur la soupe de ceux qui chauffent les tambours du 4e mandat. La santé du président Bouteflika, qui aurait dû servir d’argument supplémentaire pour plaider une rallonge de sa présidence, devient désormais un vrai souci pour vendre un 4e mandat, le moins qu’on puisse dire controversé. Et voilà que "l’affaire d’avril 2014" se trouve subitement mal engagée…
    Même à supposer, comme le suggère le communiqué – sans doute lénifié –, que le Président reprendrait son activité, il serait difficile de faire avaler la pilule au peuple. Les éventuels prétendants, mais aussi les partis de l’opposition s’empareraient de ce thème pour structurer leur campagne anti-quatrième mandat en vue de disqualifier Abdelaziz Bouteflika. On s’en souvient, Me Ali Yahia Abdennour avait appelé publiquement à la veille de la présidentielle de 2009 de faire examiner le Président par une équipe médicale indépendante pour voir s’il était apte à exercer ses fonctions.
    Une exigence réitérée récemment par le duo Ahmed Benbitour-Soufiane Djilali alors que le RCD a carrément appelé à la destitution du Président en vertu de la disposition constitutionnelle relative à la vacance de la présidence. Mais faute de communication officielle, la maladie du président constitue depuis l’épisode du Val-de-Grâce un secret d’Etat. C’est l’une des graves maladies du pouvoir algérien…
    Le "mandat de trop" ?
    Or, beaucoup d’observateurs estiment que le 3e mandat de Bouteflika était un "mandat de trop". Terriblement diminué depuis 2005, le Président affiche une posture presque pathétique de devoir sourire même forcé devant les caméras quand il est contraint par ses obligations protocolaires. Signe que l’homme, connu pour son incroyable énergie, n’est que l’ombre de lui-même, il a pratiquement arrêté tout déplacement à l’étranger mis à part pour aller se refaire une petite santé…
    Gouverner par procuration n’est sans doute pas un signe de bonne santé. Surtout pas pour un pays comme l’Algérie qui fait face à une guerre à sa frontière avec le Mali couplée à des mouvements de protestation des jeunes des wilayas du Sud.
    Facteur aggravant, le Président assiste impuissant à de grands déballages de corruption mettant en cause ses proches et son entourage immédiat. Avec de telles braises entre les mains, les nerfs peuvent en effet lâcher sans préavis…

    Hassan Moali _ El-Watan29 avril 2013

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    Libye : des ministères encerclés par des miliciens

    (Le Figaro 29/04/2013) A Tripoli, des hommes armés exigent l'exclusion de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères, notamment. Le pouvoir appelle la population à lutter contre ces appels aux purges massives.
    Les coups de force des groupes armés se multiplient pour purger les administrations des ex-kadhafistes. Dimanche, des milices ont encerclé à Tripoli le ministère des Affaires étrangères, avant de tenter de prendre le ministère de l'Intérieur et le siège de l'agence nationale de presse (Lana). Lundi matin, le ministère de l'Intérieur et le siège de la Lana étaient dégagés. En revanche, les Affaires étrangères restaient encerclées par des hommes en armes qui réclament l'adoption d'une loi qui exclurait les anciens kadhafistes des postes de haut rang dans la nouvelle administration.
    «Le ministère des Affaires étrangères restera fermé jusqu'à la mise en œuvre de la loi sur l'isolement politique (des anciens responsables kadhafistes, ndlr)», a averti le commandant de la milice.
    Dimanche, une trentaine de véhicules, dont plusieurs armés de canons antiaériens, ainsi que des dizaines de miliciens, ont encerclé le bâtiment. Un responsable du ministère des Affaires étrangères a déploré des méthodes «extrêmement offensantes», même si les demandes sont «légitimes», soulignant que cela ne justifiait pas de «paralyser le travail de tout un ministère».
    Appel aux citoyens
    Cette offensive des groupes armés coïncide avec l'examen par la plus haute autorité politique, le Congrès général national (CGN), de la loi sur l'exclusion politique des collaborateurs du régime déchu, qui risque de mettre sur la touche plusieurs hauts responsables. Cette loi provoque des remous au sein de la classe politique libyenne. Récemment, les membres du CGN avaient été encerclés durant plusieurs heures par des miliciens, qui s'en étaient pris ensuite à leur président, Mohammed al-Megaryef.
    Le pouvoir, qui a du mal à asseoir son autorité à travers le pays face aux nombreuses milices armées, paraît décidé à contrer ces actions. Au cours d'une conférence tenue dimanche, le premier ministre Ai Zeidan a appelé la population à se placer du côté des autorités contre les miliciens. «Il y a des gens qui veulent déstabiliser le pays et terroriser les étrangers et les ambassades. J'espère que les citoyens leur feront face», a-t-il ajouté.
    M. Zeitan a estimé que le siège du ministère des Affaires étrangères, qui intervient cinq jours après l'attentat perpétré contre l'ambassade de France à Tripoli, est de nature à «faire fuir les étrangers, les compagnies et les ambassades occidentales».
    «L'exclusion politique est une obligation», lui a répondu un protestataire devant le ministère des Affaires étrangères.
    Ces développements rappellent la débaassification forcée conduite par les nouveaux maîtres de l'Irak à la chute du dictateur Saddam Hussein en 2003, avant de se raviser quelques années plus tard sous le poids des réalités, lorsque les violences se sont nourries du vide créé par la purge des anciens cadres du régime irakien.

    Georges Malbrunot journaliste

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    Guinée Bissau - ur à Bissau du président de la transition après plus d'un mois d'absence

    (Xinhuanet 29/04/2013) BISSAU -- Après une absence d'un peu plus d'un mois pour des raisons de santé, le président bissau- guinéen Serifo Nhamadjo est rentré dimanche à Bissau par un vol spécial nigérian.
    "Je vais bien, mais je suis maintenant sous dépendance médicale", a-t-il déclaré à la presse à sa descente d'avion.
    Le président de transition rentre à Bissau au moment où règne dans son pays un climat de grande incertitude, suite à l' arrestation début avril du contre-amiral Bubo Na Tchuto et des accusations de la justice américaine contre de hautes personnalités de l'Etat et de l'armée bissau-guinéenne, pour implication présumée dans le trafic de drogue et d'armes avec une organisation terroriste colombienne.
    A ce sujet, le président Serifo Nhamadjo et le Premier ministre, Rui Duarte Barros, avaient été cités par certains des suspects arrêtés par l'agence américaine de lutte contre la drogue (DEA).
    "Ce sont des rumeurs colportées par des gens mal intentionnés", a affirmé le chef de l'Etat, réfutant toutes les allégations sur un lien avec le suspect.
    Parti à Abuja le 20 mars, pour une mission d'explication de la transition dans son pays, le président Serifo Nhamadjo n'était pas revenu à Bissau. Il s'était rendu directement en Allemagne pour un traitement médical.
    C'est pendant son absence que le contre-amiral Na Tchuto a été capturé et conduit aux Etats-Unis par la DEA qui l'accuse d'être un baron du trafic de drogue.
    De son côté, la justice américaine a lancé un mandat d'arrêt contre le chef de l'état-major général des forces armées, Antonio Injai, pour trafic de drogue et d'armes à destination de la rébellion colombienne.


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    Côte d'Ivoire - L'Onu dénonce la corruption en C.I

    (BBC Afrique 29/04/2013) Un rapport d'experts des Nations unies affirme que d'anciens chefs rebelles, désormais cadres dans l'armée ivoirienne, continuent de se livrer au pillage des ressources de la Côte d'ivoire qui leur rapporte des centaines de millions de dollars.
    "Les commandants ("com-zone") des Forces nouvelles - rébellion qui contrôlait le nord du pays depuis 2002 - ayant choisi le camp du président Alassane Ouattarra contre son rival, l'ex-président Laurent Gbagbo, forment "un réseau militaro-économique" tirant profit de la contrebande et d'un système de taxation parallèle, selon le rapport au Conseil de sécurité des experts chargés de vérifier l'application de l'embargo sur les armes à destination de la Côte d'Ivoire.
    Ces chefs militaires ont été intégrés dans l'armée régulière "sans que les commandants aient abandonné leur activités économiques prédatrices, qu'ils ont aujourd'hui étendues à l'ensemble du territoire ivoirien", selon le texte.
    La Côte d'Ivoire est le premier exportateur mondial de cacao mais, pendant la saison 2011-2012, la contrebande a concerné 153.000 tonnes sur un total de 1,47 million de tonnes, essentiellement via le Ghana, précise le rapport citant des chiffres gouvernementaux.
    Les exportations de la production ivoirienne de cacao transitent par le port de San Pedro.
    La perte a été estimée à 400 millions de dollars, évaluent les experts.
    Autre exemple cité: un tiers de la production nationale de 450.000 tonnes de noix de cajou a aussi été victime de la contrebande.
    Le document chiffre le manque à gagner à environ 130 millions de dollars pour le deuxième producteur mondial de noix de cajou.
    Les experts dont le mandat a été renouvelé par le Conseil de sécurité la semaine dernière font aussi part de leurs soupçons concernant le commerce de l'or, des diamants, du coton, du bois et d'autres ressources.
    La sécurité reste précaireIls notent aussi que l'équilibre du pouvoir et la sécurité restent "précaires" en Cote d'Ivoire où le président Gbagbo a été chassé par la force en avril 2011 avec le soutien des forces françaises et de l'ONU après plusieurs mois de refus d'accepter sa défaite à l'élection de novembre 2010.
    Il est aujourd'hui détenu par la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne d'être coauteur de crimes contre l'humanité lors des troubles qui ont fait quelque 3.000 morts.
    Alors que l'économie ivoirienne a rebondi en 2012, "les réseaux politiques et économiques liés aux combattants des ex-Forces nouvelles se sont renforcés" avec l'intégration dans l'armée ivoirienne d'anciens commandants au lourd passif, estime le rapport.
    Il cite notamment la nomination à "des postes de commandement stratégiques" de gens comme Martin Kouakou Fofié (déjà sous sanctions de l'ONU), Issiaka Ouattara (alias "Wattao"), Hervé Touré ("Vetcho"), Zakaria Koné et Cherif Ousmane.
    Traffiques d'armesTous disposent d'importantes quantités d'armes, ajoutent les experts.
    Malgré l'embargo sur les armes, les experts de l'ONU "ne peuvent pas exclure la possibilité" que ces commandants continuent de chercher à acquérir des armes et autres matériels.
    Selon des informations qu'ils citent, des armes sont entrées en Côte d'Ivoire par le Mali et le Niger voisins.
    Une série d'attaques meurtrières de groupes armés a visé au second semestre 2012 les forces de sécurité et des sites sensibles, attribuées par le pouvoir à des pro-Gbagbo notamment basés au Ghana.
    Les experts disent enquêter sur des "connections entre les partisans de l'ancien régime et le financement d'actes d'insurrection grâce aux bénéfices de ventes de diamants et d'or".
    En conclusion ils appellent le gouvernement à "démanteler immédiatement le réseau militaro-économique, combattre tous types d'imposition illégale et de renforce la sécurité intérieure pour éviter le racket, les vols et le pillage de la part de groupes armés illégaux".
    Le gouvernement est invité notamment à lutter contre la contrebande à grande échelle transitant par le Ghana.

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    Mali : après l’apocalypse « islamo-terroriste », l’apocalypse « politico-diplomatique » ?

    (La dépèche diplomatique 29/04/2013) Quand, dans l’extrême urgence (mais non sans avoir été rigoureusement préparée à défaut d’être pensée dans le long terme), la France est intervenue militairement au Mali le 11 janvier 2013 (bientôt quatre mois !), c’était pour empêcher une apocalypse « islamo-terroriste » qui devait submerger l’Afrique de l’Ouest avant de frapper l’Europe du Sud et en premier lieu la France.
    Il n’aura pas fallu longtemps (mais beaucoup de moyens techniques et humains) pour faire déguerpir les « islamistes » devenu, par la grâce de la diplomatie, des « terroristes ». Dans cette affaire, quoi qu’on en dise, Bamako est restée l’arme au pied. Et la Cédéao a beaucoup plus discutaillé que bataillé. L’intervention française – soutenue par les troupes tchadiennes (36 tués et 74 blessés !) – a désorganisé les réseaux « islamo-terroristes »*, détruit des tonnes d’armes et désintégré plusieurs centaines de combattants.
    Mais, plus d’un an après la chute du régime d’Amadou Toumani Touré (qui se la coule douce du côté de Dakar), on est revenu à la case départ. A Bamako. Et ceux qui pensent qu’élections et réconciliation vont permettre de changer le donne devraient jeter un œil sur Abidjan où, avec plus de moyens diplomatiques, économiques et humains, la situation est loin d’être stabilisée deux ans après la prestation de serment du nouveau président de la République.
    Il n’est plus personne pour croire les balivernes qui nous ont été assénées au cours de l’année passée. Et quand on relit les déclarations des Maliens comme de leurs partenaires on est atterré. Après avoir, nous dit-on, évité le pire (la prise de Bamako par les « islamo-terroristes ») on nous a promis le meilleur : stabilisation ; élections ; réconciliation. Stabiliser, c’est le job de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) dont le conseil de sécurité vient de décider, aujourd’hui (jeudi 25 avril 2013), la création : 12.640 Casques bleus** (dont 1.440 policiers) – y compris les bataillons de réserve – devraient être déployés à compter du 1er juillet 2013 pour une période initiale de douze mois. Un millier de soldats français vont rester au Mali pour intervenir « en soutien à des éléments de Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande » du secrétaire général de l’ONU ».
    Autrement dit personne ne peut croire que tout va bien se passer pour la Minusma : les effectifs français, actuellement de 3.850 soldats, seront encore 2.000 en juillet et 1.000 à la fin de l’année. Les Casques bleus, dans cette affaire, feront de la figuration : stabilisation des centres urbains essentiels, protection des civils et du patrimoine culturel, contrôle du respect des droits de l’homme, aide aux autorités maliennes pour instaurer « un dialogue politique national », organiser des élections « libres, équitables et transparentes », promouvoir la réconciliation avec les Touareg. Une mission pour laquelle un représentant spécial de l’ONU pour le Mali va être nommé (on évoque les noms d’Aïchatou Mindaoudou, numéro deux de la mission de l’ONU au Darfour, ex-ministre nigérienne des Affaires étrangères, et de Bert Koenders, un Néerlandais, chef de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire).
    Mais le déploiement de cette mission ne sera possible qu’avec « la fin des principales opérations de combat par les forces armées internationales » et une « nette réduction de la capacité des forces terroristes de constituer une menace importante ». Autrement dit, il est peu probable que le calendrier soit respecté.
    A New York, personne n’est dupe. « Il est inhabituel de lancer une opération de maintien de la paix alors qu’il n’y a pas de paix à maintenir », note un diplomate tandis que d’autres évoquent « un certain défi » pour l’ONU, de « nombreux risques », « des menaces inédites ».
    Jean-Yves Le Drian, notre ministre de la Défense, est sur le terrain pour « préparer l’après-guerre » : Bamako, Gao mais aussi Niamey et N’Djamena. Dans la capitale malienne, il va « adresser un message de confiance aux autorités politiques maliennes afin que les Maliens se saisissent de l’avenir de leur pays » souligne un communiqué du ministère de la Défense. C’est une façon de dire que personne ne fait confiance aux Maliens. Ni les diplomates, ni les militaires. « Inertie » est le mot employé au Quai d’Orsay pour caractériser le comportement de la classe politique. Du côté de l’hôtel de Brienne, c’est pire encore. Et les commentaires (Le Monde daté du 23 avril 2013) du colonel Bruno Heluin, qui dirige le détachement de liaison de la mission européenne de formation de l’armée malienne (UETM), ont fait tilt : « L’exemple n’est pas donné par en haut. Le clientélisme est le mode de promotion ».
    Héluin évoque les 104 généraux que comptait l’armée malienne (20.000 hommes) avant le coup d’Etat de 2012 rappelant qu’il y en a 150 en France pour 120.000 hommes ! Bamako s’agace de ces commentaires ; c’est oublier que la France « paye » : plus de 200 millions d’euros depuis le 11 janvier 2013 ! Lors du débat au parlement français sur la poursuite de l’opération militaire (342 députés et 326 sénateurs ont voté pour, aucune voix contre, seuls les élus du Front de gauche se sont abstenus), le député UMP Pierre Lellouche a posé la bonne question : « A qui allons-nous rendre les clés ? ».
    Un expert français, quant à lui, évoque la nécessité d’une « diplomatie du coup de pied au cul ». La France a la chicotte qui la démange et le nouvel ambassadeur, Gilles Huberson, a pour consigne de « tenir les rênes courtes » aux responsables politiques. Tout le monde a conscience, désormais, que le problème du Nord-Mali est d’abord le problème de la gouvernance à Bamako. C’est pourtant un problème qui ne date pas d’aujourd’hui.
    Et encore, tous ces commentaires font l’impasse sur la situation qui prévaut à Kidal et la place que le MNLA peut occuper dans la politique de réconciliation. Or, c’est là que le bât blesse depuis toujours. Nous voilà donc revenus à la veille des événements du 17 janvier 2012 quand les Touareg ont déclenché la « guerre » contre Bamako. Et, seize mois plus tard, c’est Rémy Ourdan qui, dans Le Monde (daté du 23 avril 2013), pose les bonnes questions : « Pourquoi déployer des armées dans un pays où il n’y a plus de guerre à mener ? Pourquoi envoyer des guerriers sur un « champ de bataille » où ils n’ont plus d’ennemi ? Et pourquoi, lorsqu’il s’estime libéré et souhaite prendre son destin en main, occuper militairement un pays ? ».
    C’est Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la Cédéao, qui a donné les réponses à ces questions à l’issue des travaux de la 4ème réunion du groupe de suivi et de soutien (GSS) sur le Mali : 1 – « La situation est favorable au retour d’une paix durable. Il s’agit maintenant de parachever les acquis en réussissant l’organisation des élections prochaines » ; 2 – « La renonciation du MNLA à la violence et de son projet sécessionniste est une condition minimale à remplir avant son acceptation dans tout processus de dialogue » ; 3 – « L’ennemi a, pour le moment, disparu mais il peut resurgir à tout moment et en tout lieu ».
    Autrement dit, la commission « dialogue et réconciliation » doit faire son boulot. Et son boulot c’est d’aboutir à la « réconciliation » par le « dialogue ». Sans quoi, il est clair et net pour tout le monde que le Mali va retomber dans les errements des mois et des années passées. La question finale est de savoir si les Maliens ont cette volonté et sont prêts à s’en donner les moyens. Il faut l’espérer : la situation de ce pays occupé par des armées étrangères et sous tutelle des Nations unies est honteuse.
    * On n’évoque plus les réseaux mafieux qui ont fructifié dans le Nord-Mali et ont « nourri » les rébellions au cours des dernières décennies. Et dont nombre de protagonistes (et profiteurs) ont été des « élites » du Nord mais aussi du Sud.
    ** A noter que la MISMA, la force panafricaine, compte 6.300 hommes, y compris les Tchadiens. C’est dire qu’il va falloir du temps, beaucoup de temps, pour que la Minusma monte en puissance.

    Jean-Pierre BEJOT
    La Dépêche Diplomatique

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    Madagascar : une liste provisoire de 49 candidats à la présidentielle de juillet 2013

    (Xinhuanet 29/04/2013) ANTANANARIVO -- La Cour électorale spéciale (CES), chargée d'enregistrer les dossiers des candidats prétendants aux élections présidentielles du 24 juillet prochain à Madagascar, a arrêté une liste provisoire de 49 noms, a-t-on appris dimanche auprès de cette entité.
    Le dépôt de candidatures aux élections présidentielles, ouvert le 8 avril dernier, a clôturé le dimanche 28 avril, selon le calendrier du processus électoral de la Commission Electorale Nationale Indépendante pour la transition (CENIT).
    Parmi les 49 personnes retenuss figurent le vice-premier ministre chargé du développement et de la décentralisation, Hajo Andrianainarivelo, le ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, l'ancien Premier ministre de la transition, Camille Vital, le président de la délégation spéciale d'Antananarivo, Edgard Razafindravahy, et l'épouse de l'ancien président, Lalao Ravalomanana.
    Il appartient à la CES de contrôler les conditions de recevabilité des candidatures et les conditions d'éligibilité des candidats telles qu'elles résultent de la loi organique relative à l'élection du premier président de la Quatrième République. Elle arrêtera et publiera la liste définitive des candidats au plus tard le 3 mai 2013.
    Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendra le 24 juillet prochain sur tout le territoire national malgache et le deuxième tour, en jumelé avec les législatives se tiendront le 25 septembre prochain. La CENIT a prévu d'utiliser le bulletin unique pour ces élections présidentielles.

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    Mali - Un djihadiste franco-malien tué en mars à Tombouctou

    (Le Monde 29/04/2013)
    D'après un rapport confidentiel, l'enquête ouverte au Mali sur l'attentat-suicide du 20 mars à Tombouctou vient d'être bouclée et révèle qu'un Franco-Malien figurait parmi les djihadistes qui ont été tués pendant l'assaut. Il s'agissait de la première attaque kamikaze de cette ville à plus de 900 km au nord de Bamako.
    Les preuves formelles confirment que le dénommé Moussa Thiam, alias Abou Hafs, djihadiste tué le 20 mars à Tombouctou, est un Franco-Malien de 24 ans. Le document précise que la famille du jeune homme a largement contribué à son identification. Dans le rapport, on voit notamment une photo de l'homme décédé : l'image a été prise par un habitant de Tombouctou et authentifiée par les services de sécurité du Mali, d'après une source sécuritaire malienne. On y voit un homme à la peau noire, avec une fine moustache et une petite barbe, gisant au sol, sur le dos. Il est vêtu d'une tunique de couleur marron, où sont visibles plusieurs impacts de balles.
    ARRESTATIONS A BAMAKO
    Par ailleurs, selon une source policière malienne, une cellule du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes islamistes présents dans le nord du Mali depuis 2012, a été démantelée à Bamako par les services de sécurité, qui ont arrêté sept personnes récemment. Aucun détail n'a pu être obtenu sur les dates des interpellations et les lieux de détention des sept personnes, âgées de 16 à 57 ans et formées militairement et idéologiquement dans le nord du Mali par les islamistes.
    Le Mujao et d'autres groupes jihadistes armés, dont Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), ont occupé pendant plusieurs mois en 2012 les principales villes du nord du Mali, y commettant exactions et destructions de mausolées au nom de la charia. Depuis janvier, une opération militaire de troupes françaises et africaines a permis de déloger les combattants islamistes des grands centres de ces régions, notamment Tombouctou et Gao. Mais des djihadistes armés restent actifs dans certaines zones et ils ont quelques fois réussi à s'infiltrer dans des villes libérées pour y mener des attentat-suicides.

    Le Monde.fr avec AFP | 29.04.2013 à 02h25 • Mis à jour le 29.04.2013 à 08h05
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    Cameroun : Charles Metouck, ancien DG de la Sonara, condamné à 9 ans de prison ferme

    (Agence Ecofin 29/04/2013) (Agence Ecofin) - Le Tribunal de grande instance du Fako à Limbe, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun a rendu le 24 avril 2013 dans la nuit, le verdict dans l’affaire opposant Charles Metouck, ancien directeur général de la Sonara (Société nationale de raffinage), à cette entreprise publique camerounaise. Selon les informations recueillies par l’agence Ecofin, l’ancien Dg a été condamné à 9 ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 2 millions de FCFA.
    En rappel, Charles Metouck, selon les sources officielles, avait été surpris dans son ancien bureau le 18 février 2013, soit 3 jours après son limogeage, et avait été accusé de destruction de documents. Interpellé avec six de ses anciens collaborateurs, l’ancien Dg de la Sonara avait été aussitôt gardé à vue à la police judiciaire, avant d’être présenté au procureur de la République qui va finalement l’inculper, entre autres choses, pour destruction de documents de l’entreprise et signature a postériori d’un accord avec Glencore, pour la livraison du pétrole à la Sonara.
    Des accusations niées en bloc par Charles Metouck, qui ira jusqu’à faire publier dans la presse un document signé du PCA de la Sonara, Ebong Ngolle John, autorisant l’ex-Dg, avec l’accord du nouveau Dg, Ibrahim Talba Malla, à se retrouver dans les locaux d la Sonara à des jours indiqués, afin de présenter les dossiers de l’entreprise au nouveau promu. Un document que le PCA, au tribunal, a déclaré ne pas reconnaître.
    Cet épisode qui présageait déjà de la descente aux enfers de M. Metouck va être suivi quelques semaines plus tard par la publication par le Contrôle supérieur de l’Etat, de sanctions (interdiction pendant 7 ans de diriger un service ou entreprise publique et 2 millions d’amende spéciale) contre Charles Metouck, reconnu coupable de 20 fautes de gestion pendant son magister de 10 ans à la tête de la Sonara, fautes ayant causé à la Sonara un préjudice financier estimé à 26 milliards de FCFA.

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    Côte d'Ivoire : élections locales, un tournant décisif pour la normalisation? (ANALYSE)

    (Xinhuanet 29/04/2013)
    ABIDJAN-- Le cycle électoral ivoirien vient d'être bouclé avec l'organisation des élections des Conseillers régionaux et des Conseillers municipaux.
    Pour des observateurs, ces scrutins qui se sont déroulés dans un climat globalement apaisé en dépit de quelques actes de violence constituent un pan important du processus de normalisation et du processus démocratique du pays.
    "Ces élections locales constituent un véritable baromètre et un signal fort de la normalisation institutionnelle et de al stabilité", a estimé le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire Albert Koenders.
    Pour sa part, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) a exprimé l'engagement de cette structure à organiser en toute transparence, impartialité et équité les élections générales et les élections locales de sortie de crise, et notamment son souci d'oeuvrer à la consolidation de la jeune démocratie ivoirienne.
    Le responsable de la Commission électorale s'est ainsi réjoui de la "mobilisation significative" de la classe politique ivoirienne, notant le caractère inclusif de ces élections locales, tel que souhaité par tous.
    DES ELECTIONS DE DÉVELOPPEMENT
    Pour nombre d'observateurs de la vie politique ivoirienne, la spécificité de ces élections locales réside dans le fait qu'elles sont moins des élections politiques que des élections de développement.
    "Les conseillers municipaux et conseillers régionaux qui ont été choisis sont des acteurs de développement. Les réalisations qu'ils vont entreprendre seront au profit des populations de toutes tendances politiques et c'est ce qu'il faut retenir", a énoncé le leader de l'Organisation ivoirienne pour la paix et la démocratie (OIPD) Jérôme Koné.
    Pour celui-ci, le pays peut pleinement mettre le cap sur la relance économique avec l'implication de ces nouveaux acteurs de développement.
    "Il n'y a pas de développement sans paix, c'est pourquoi il importe de maintenir un climat post électoral apaisé, dans l'intérêt supérieur de notre pays", a-t-il ajouté.
    OEUVRER POUR UN APAISEMENT DURABLE
    A plusieurs occasions, les autorités nationales, internationales et organisations non gouvernementales ont exhorté l'ensemble des acteurs politiques à consolider la paix, et surtout à oeuvrer pour un apaisement durable après la proclamation des résultats.
    Dans un communiqué qui a sanctionné un conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Affoussiata Bamba-Lamine avait rappelé l'existence de juridictions compétentes en matière de contentieux électoral.
    Celle-ci a ainsi invité les acteurs s'étant sentis lésés après la proclamation des résultats à saisir par le truchement de la CEI la cambre administrative de la cour suprême, conformément à la loi, afin d'éviter toute violence qui compromettrait le processus de paix.
    Pour les autorités ivoiriennes, il y a lieu que tous les ivoiriens s'engagent dans l'oeuvre de construction de la paix, afin que la Côte d'Ivoire renoue avec la prospérité.
    POURSUIVRE LES EFFORTS VERS LA RÉCONCILIATION
    Les élections locales ont pris fin, mais les efforts vers la réconciliation nationale méritent d'être poursuivis, de l'avis de plusieurs observateurs.
    "Les élections se sont certes tenues dans un climat globalement satisfaisant, mais il faut noter qu'elles ont été boycottées par le Front populaire ivoirien (FPI, parti de l'ex-président Laurent Gbagbo", a rappelé la président de l'Action des femmes pour la justice et le développement (AFJD) Joséphine Kadja.
    Pour Mme Kadja, le dialogue avec les pro-Gbagbo qui constituent "une force politique non négligeable" mérite d'être repris afin que la réconciliation soit de mise et que la normalisation soit effective.
    "Après les élections locales qui constituent un point décisif, si un autre acte fort qui est la réconciliation est posé, le pays ira en avant en roue libre", a-t-elle estimé.
    La Côte d'ivoire retrouve de manière progressive la normalité après une crise post-électorale aiguë qui a secoué le pays après le scrutin présidentiel de fin 2010.
    Après les élections législatives, le pays vient de poser un pas dans le processus de décentralisation avec l'organisation des élections municipales et régionales couplées.

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