mercredi 15 avril 2015

Génocide au Rwanda: Ouverture du dernier procès en appel au Tribunal de l'ONU

(AFP 14/04/15)
Le bâtiment du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) au pied de Mont Meru à Arusha
Le dernier procès en appel devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) s'est ouvert mardi à Arusha, en Tanzanie, siège de cette Cour créée en 1994 par l'ONU pour juger les responsables du génocide de 800.000 personnes cette année-là au Rwanda.
Parmi les accusés, figure la seule femme jugée par le TPIR, l'ancienne ministre de la Famille, Pauline Nyiramasuhuko, 69 ans, condamnée en 2011 à la perpétuité en première instance, notamment pour génocide, entente en vue de commettre le génocide, extermination, viols et persécutions. Elle est la première femme condamnée pour génocide par une juridiction internationale.
Dans le box figurent aussi son fils, Arsène Shalom Ntahobali et l’ex-maire de Muganza (sud), Elie Ndayambaje, qui comme elle, ont écopé de la perpétuité, l'ex-maire de Ngoma (sud), Joseph Kanyabashi, condamné à 35 ans de prison et les anciens préfets de Butare (sud), Sylvain Nsabimana et Alphonse Nteziryayo respectivement condamnés à 25 et 30 ans d’emprisonnement.
La défense de l'accusée a demandé l'acquittement. Son avocate principale, Me Nicole Bergevin, a dénoncé "un acte d’accusation intégralement vicié" ne pouvant permettre à l’accusée de préparer sa défense.
Son autre avocat, Me Guy Poupart a estimé que sa cliente avait été condamnée sur la foi de "dépositions contradictoires et incohérentes" de témoins qui "se trouvant au même endroit, dans un espace restreint, n’ont pas vu ou entendu la même chose".
La représentante du Parquet, Alison McFarlane, a rappelé que l'accusée "était l’une des personnes les plus puissantes au Rwanda" pendant le génocide, l'accusant d'avoir "ordonné aux soldats (rwandais) et aux (miliciens hutus) Interahamwe de violer et tuer les femmes tutsies", à Butare en mai et juin 1994.
"Ils ont obéi, tué et violé parfois en sa présence. La chambre (de première instance) a conclu avec raison qu’elle avait de l’autorité sur les soldats et les Interahamwe", a-t-elle affirmé.
Le procès doit durer un peu plus d'une semaine. L'arrêt des juges, attendu en août, marquera la fin des travaux du TPIR. Ouvert sur le fond en juin 2001, ce procès est jusqu’à présent le plus long et sans doute aussi le plus coûteux de la justice pénale internationale.
Le TPIR devait initialement avoir clos tous ses dossier l'an dernier, 20 ans après le génocide qui fit, selon l'ONU, quelque 800.000 morts, principalement au sein de la minorité tutsie, entre avril et juillet 1994. Mais le Conseil de sécurité de l'ONU a été contraint de prolonger son mandat.

RCA: les ex-présidents Bozizé et Djotodia s'engagent pour la réconciliation à Nairobi

Les ex-présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia, longtemps accusés de saper la transition dans leur pays, ont signé mardi à Nairobi une déclaration dans laquelle ils s'engagent à rejoindre le processus de réconciliation, a constaté un journaliste de l'AFP.
Nairobi a accueilli depuis début décembre des pourparlers de paix entre les deux groupes armés rivaux en Centrafrique, les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka et les miliciens majoritairement chrétien anti-Balaka.
Les deux groupes ont déjà signé le 8 avril dans la capitale kényane un accord de cessation des hostilités et une "déclaration" à rejoindre le processus de réconciliation.
Assis à deux tables séparées dans une vaste salle de la présidence kényane, MM. Bozizé et Djotodia ont signé une "déclaration inconditionnelle soutenant l'accord de Brazzaville et s'engageant à participer au Forum (de réconciliation) de Bangui", prévu fin avril, a expliqué le maître de cérémonie.
Le texte signé mardi, pas plus que la déclaration de Nairobi signée le 8 avril, n'ont été rendus publics dans l'immédiat et il était difficile d'en apprécier la portée.
L'accord de Brazzaville, arraché en juillet, était censé garantir un cessez-le-feu mais celui-ci avait été immédiatement violé. Il devait aussi relancer une transition politique en panne, mais les nouvelles autorités de transition avaient été rapidement contestées.
François Bozizé a confié à l'AFP que le texte signé mardi ne contenait pas d'engagement de la part des deux anciens présidents à ne pas se présenter à la prochaine présidentielle prévue cet été. Les négociations à ce sujet "n'ont pas abouti", a-t-il simplement indiqué.
La cérémonie s'est déroulée en présence du président kényan Uhuru Kenyatta, de son vice-président William Ruto, des médiateurs kényans, et d'envoyés du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international pour la Centrafrique et du président ougandais Yoweri Museveni, mais en l'absence notable de représentants des autorités de transition en place à Bangui.
La Centrafrique a plongé dans la violence depuis que la Séléka, conduite par M. Djotodia, a renversé en mars 2013 le président Bozizé.
L'ex-rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après une intervention de l'armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices antibalaka.
(AFP 14/04/15)

mardi 14 avril 2015

Guinée : images des violentes manifestations à Conakry


Guinée : images des violentes manifestations à... par lemondefr

RDC : Les massacres répétitifs de «KABILA» constituent un crime contre l'humanité



imageNDALA WA NDALA - Vice-président national et secrétaire général a.i

Devant la mauvaise volonté manifeste du gouvernement d’occupation de « Joseph Kabila» qui ment d’une partpour tenter d’étouffer le crime, et refuse de l’autre de procéder à l’exhumation des corps des victimes pour leur identification et la déterminationexactedes dates et des origines réelles de leurs décès, et tout cela par peur que la vérité sur ce crime n’éclate au grand jour, l’APARECO exhorte instamment la Communauté internationale, dont particulièrement l'ONU et toutes les organisations tant nationales qu'internationales de défense des droits humains, desoustraire cette affaire à la compétence des autorités politiques, militaires et judiciaires congolaises et d’instituer sans délai une enquête internationale forte, indépendante, exhaustive et efficace sur ce charnier de Maluku, afin d'en établir les responsabilités tant politiques que pénales devant conduire leurs auteurs, exécutants et complices devant la Cour Pénale Internationale.

COMMUNIQUE DE L'ALLIANCE DES PATRIOTES POUR LA REFONDATION DU CONGO (APARECO) CONCERNANT LA DECOUVERTE D'UN CHARNIER DE 425 MORTS DANS UN CIMETIERE DE LA COMMUNE DE MALUKU A KINSHASA EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Bruxelles, le 7 avril 2015
C'est avec colère et une profonde inquiétude que l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo a appris la découverte d'une fosse commune, une de plus, contenant 425 corps dans un cimetière situé dans la commune périphérique de Maluku à plus de 100 kilomètres de la ville de Kinshasa.
A ce sujet, l'APARECO considère non convaincantes les explications fallacieuses contenues dans lesdéclarations des ministres de l'Intérieur et celui de la Justice du gouvernement congolais tant sur l'heure et les conditions de l’enterrement de ces victimes que sur les victimes elles-mêmes qui seraient, selon eux, «des indigents et des bébés mort-nés». En effet, c'est un mensonge éhonté d'un gouvernement d’occupation criminel, habitué à mépriser la vie humaine, particulièrement celle des Congolais,alors que le respect de celle-ciconstitue pourtant l'un des droits les plus fondamentaux des tous les autres droits humains.Car, si ces victimes étaient des mort-nés et des indigents, les hôpitaux où seraient nés ces mort-nés devraient avoir enregistré l’identité de leurs parents et leurs services compétents auraient établi les attestations de décès des indigents comme partout ailleurs. Or, en lieu et place de ces documents qui devraient fournir des informations plus précises sur chaque personne décédée, le gouvernement fantoche de « Joseph Kabila», dans la précipitation et l’improvisation, vient de faire publier par la direction de la Morgue centrale de Kinshasa un document fabriqué à la hâte et qu’il a qualifié euphémiquement de «Statistiques des inhumations effectuées depuis juin 2014 ». Or, sans aucun effort d’analyse de cette feuille de choux, on constate aisément que les fameuses statistiques reprennent seulement 3 mois de 2014 et 1 seul mois de 2015.
L'APARECO qui a dénoncé, avec des témoignages des victimes rescapées à l’appui, les massacres des étudiants du campus universitaire et des Instituts supérieurs de Kinshasa lors des manifestations du mois de janvier dernier, l’APARECO disions-nous, n'est pas étonnée que le gouvernement fantoche de Kinshasa ne soit pas en mesure de fournir une seule explication cohérente sur choix de l'heure de l'enterrement, du lieu de l’enterrement et sur le fait que les morts aient étéenterréscomme de la viande pourrie, sans cercueil, dans des simples sacs en plastique, entassés dans une fosse commune, sanscroix ni une identification quelconque de la présence d’une dépouille humaine pour les villageois qui fréquentent les forêts environnantes. Et contrairement aux allégations des ministres congolais, des nombreux témoignages des habitants confirment plutôt que ces morts ne correspondentnià la taille, ni au volume des corps des bébés mort-nés.
Par ailleurs,à la lumière desdifférents témoignages recueillis auprès des agentsdes services spéciauxcivils et militaires à Kinshasa, l'APARECO confirme qu'il s'agit, bel et bien principalement, des étudiants des différentes universités et instituts supérieures de Kinshasa ayant pris part aux manifestations du 19, 20 et 21 janvier 2015, au cours desquellesplusieurs tueriessauvages, enlèvementsettorturesbarbares avaient été commis par les troupes étrangères rwandaises disséminées au sein de la garde prétorienne de «Joseph Kabila» et commandées par les généraux Kanyama, Bisengimana et Etumba. Les mêmes sources confirment que l’opération d’inhumation de ces victimes dans des fosses communes a été ordonnée par «Joseph Kabila» la nuit du 17 mars dernier et son exécution fut confiée aux trois responsables : monsieur KALEV, AG/A.N.R. et les généraux KANYAMA et BISENGIMANA avec l’appui logistique du Gouverneur de la ville de Kinshasa, monsieur KIMBUTA.
L'APARECO rappelle aussi que ces crimes ignobles ne sont pas des actes isolés, que plusieurs autres fosses communes cachant des massacres existent.Selon les indications fournies par des agents des services spéciaux, il existe d’autres charniers contenant plusieurs centaines de corps à Kibomango, aux alentours du camp militaire où sont basées les troupes rwandaises et tanzaniennes. Nous rappelons pour mémoire qu’il existe aussi plusieurs autres charniers à travers la République démocratique du Congo, issus de nombreux massacres dont notamment ceux des adeptes du pasteur Mukungubila en décembre 2013 (plus de 1000 morts), des adeptes de «Bundu dia Kongo» en février 2008 (plus de 400 morts).
L'APARECO rappelle queces massacres répétitifs de «Joseph Kabila» et de son gouvernement d'occupation contre les populations civiles congolaises innocentes constituent un crime contre l'humanité.
Pour toutes ces raisons, et devant la mauvaise volonté manifeste du gouvernement d’occupation de « Joseph Kabila» qui ment d’une partpour tenter d’étouffer le crime,et refuse de l’autre de procéder à l’exhumation des corps des victimes pour leur identification et la déterminationexactedes dates et des origines réelles de leurs décès, et tout cela par peur que la vérité sur ce crime n’éclate au grand jour, l’APARECO exhorte instamment la Communauté internationale, dont particulièrement l'ONU et toutes les organisations tant nationales qu'internationales de défense des droits humains, desoustraire cette affaire à la compétence des autorités politiques, militaires et judiciaires congolaises et d’instituer sans délai une enquête internationale forte, indépendante, exhaustive et efficace sur ce charnier de Maluku, afin d'en établir les responsabilités tant politiques que pénales devant conduire leurs auteurs, exécutants et complices devant la Cour Pénale Internationale.
Vice-président national et secrétaire général a.i
NDALA WA NDALA

Air Côte d’Ivoire prend deux Bombardier Q400 de plus


air-journal_Air Cote d'Ivoire Q400
Selon le communiqué de l’avionneur canadien du 13 avril 2015, le contrat passé la compagnie ivoirienne est d’un montant de 69 millions de dollars au prix catalogue. Air Côte d’Ivoire avait acquis ces deux options en vertu d’un contrat annoncé le 18 décembre 2013, qui prévoyait également une commande ferme de deux avions Q400 NextGen ; ces derniers, configurés pour accueillir 7 passagers en classe Affaires et 60 en Economie, ont été livrés en septembre dernier.
« Les performances exceptionnelles dont a fait preuve l’avion Q400 NextGen nous permettent de continuer à développer nos marchés nationaux court et moyen-courriers et d’étendre notre réseau de liaisons », a déclaré René Décurey, PDG d’Air Côte d’Ivoire. « C’est l’avion le plus productif, le plus polyvalent et le plus rentable pour notre stratégie de croissance. Sa cabine bi-classe correspond bien à notre offre de service globale qui a été merveilleusement bien accueillie par nos passagers. Nous plaçons cette commande supplémentaire puisque l’avion Q400 contribue de façon significative à nos bons résultats financiers ». John Kassis, vice-président régional des ventes pour le Moyen-Orient et Afrique pour Bombardier Avions commerciaux, souligne de son côté être « enchanté qu’Air Côte d’Ivoire continue de grandir avec notre avion Q400, qui offre une vitesse similaire à celle d’un avion à réaction et la meilleure rentabilité par siège de sa classe » ; il déclare que le Q400 « continue de faire preuve de ses capacités opérationnelles et de sa polyvalence sur le territoire africain dont le climat est chaud et la topographie variée ».
Air Côte d’Ivoire a débuté ses activités en novembre 2012 et dessert 22 destinations en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, incluant trois nouvelles destinations en Côte d’Ivoire ; elle a transporté quelque 400 000 passagers en 2014 et compte en transporter 600 000 en 2015. La société appartient en partie au gouvernement de Côte d’Ivoire (65 %), à Air France (20 %) et à l’investisseur privé Goldenrod Investissement (15 %). Sa flotte compte également trois Airbus A319 (12 places en classe Affaires, 96 en Economie) et unEmbraer E170 (8+60, qui va sortir de la flotte).
En incluant l’annonce d’hier, Bombardier a enregistré des commandes fermes totalisant 541 avions Q400 et Q400 NextGen. Dans le monde entier, les avions Q400 et Q400 NextGen ont transporté plus de 355 millions de passagers et accumulé plus de 5,7 millions d’heures de vol et plus de 6,1 millions de décollages et atterrissages. Le programme d’avions Q400 et Q400 NextGen touche plus d’une cinquantaine de clients et exploitants dans près d’une quarantaine de pays sur six continents.
air-journal.fr

Banques: UBA Cameroun reçoit le prix du produit prépayé innovant de l’année

Par Journalducameroun.com - 14/04/2015

La filiale du groupe bancaire nigérian UBA a été récompensée lors du Prepaid Summit Middle East 2015, tenu à la mi-mars à Dubaï, pour sa carte Visa prépayée en direction des étudiants

UBA Cameroun a reçu, le 18 mars 2015 à Dubaï, au Qatar, le prix «Prepaid Innovative Product of the Year» (produit prépayé innovant de l’année, traduction française, ndlr) lors de la sixième édition du Prepaid Summit Middle East, selon un communiqué publié cette semaine. par la marque internationale de carte de paiement électronique Visa.

La filiale camerounaise du groupe bancaire nigérian United Bank of Africa (UBA) a reçu ce prix grâce à son concept innovant de “Cobranded Student ID Visa Prepaid”, dont l’objectif est de munir les universités et les étudiants d’une carte Visa multi-fonctions. 

«Grâce à sa carte Visa prépayée Student UBA, UBA Cameroun a signé trois partenariats avec les universités les plus importantes du pays : Université de Douala, Université de Yaoundé 1 et Université de Yaoundé 2. Aujourd’hui, 50.000 cartes sont utilisées par les étudiants de l’Université de Douala et près de 100.000 autres sont en cours de production pour les Universités de Yaoundé 1 et Yaoundé 2, détaille le communiqué. 
© apo-opa.com

Commentant ce prix, Mohamed Touhami El Ouazzani, directeur général de Visa pour le Maroc et l'Afrique francophone, a déclaré: «L’Afrique est le continent qui enregistrera la plus forte hausse des paiements électroniques d’ici à 2016. Visa offre en ce sens de nombreux services et solutions bancaires mobiles basés sur l’innovation, grâce à ses partenariats avec des institutions financières et des entreprises mondiales de téléphonie mobile, notamment par le biais de Samsung Pay et Apple Pay. Grâce à la technologie Visa Token Service, ces deux nouveaux services facilitent les paiements sécurisés avec une large variété d'appareils connectés. Ils remplacent les informations sensibles d’un compte de paiement qui se trouvent sur les cartes en plastique par un numéro de compte numérique, qui peut être stocké en toute sécurité sur les appareils mobiles et utilisé pour régler des achats dans un magasin ou via des applications.»
Sponsorisé par Visa, le Prepaid Summit Middle East 2015, qui est une référence régionale dans l'industrie des paiements électroniques, a réuni plus de 150 participants et reçu des nominations en provenance de plus de cinquante pays, informe l’organisateur. Outre UBA Cameroun, un grand nombre d’institutions basées en Afrique et au Moyen-Orient ont été récompensés au cours de l’événement, à l’instar de: Al Ahli Bank of Kuwait, Banque Al Jazira, Banque Libano-Française, Commercial Bank of Qatar, SCC Bank, Kuwait Finance House. 

Gabon : l’UE octroie 10 milliards de FCFA pour gestion des parcs nationaux

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) –  L’Union européenne (UE) a accordé un financement de10 milliards de FCFA pour renforcer la gestion de ses 13 parcs nationaux qui représentent 11% du territoire national, a annoncé lundi dans une conférence de presse à Libreville, le chef de service aménagement à l’Agence nationale des parcs nationaux  (ANPN), Jean Baptiste Squarcini.

L’argent  permettra d’équiper des avions des éco-gardes en matériel très puissant pour faciliter la collecte des données. Celles-ci permettront de lutter contre le braconnage.
L’enveloppe permettra par ailleurs de « financer 375 heures de survols supplémentaires par an », a affirmé M. Squarcini. Les survols serviront à évaluer rapidement les menaces sur la faune des parcs nationaux.
Selon l’ANPN, les populations locales vivant autours des parcs nationaux seront impliquées dans ce projet. Il se sera créés des Comités consultatifs de gestion locale (CCGL) des parcs nationaux. Il y aura un comité pour le Tridom c’est-à-dire un groupe de trois parcs nationaux à savoir Minkébé, Mwangna, Ivindo (nord du Gabon. Il y aura aussi le comité du Chaillu avec pour parcs la Lopé, la Waka, le Mont Birougou et les plateaux Batéké.
Le financement met en relief donc le développement de l’éco-tourisme pour impliquer davantage les populations locales dans la gestion durable des parcs. Le parc national de la Lopé dans la province de l’Ogooué Ivindo (nord-est) classé comme patrimoine mondial de l’UNESCO servira  de projet pilote.  Un schéma directeur d’urbanisme pour le village de la Lopé sera élaboré. Il sera question d’attirer environ 1000 touristes par an, grâce à ce financement.
« L’idée est que le village de la Lopé puisse se développer de manière corrélée avec une montée en puissance du tourisme dans le parc national de la lopé », a indiqué M. Squarcini lors de la conférence de presse qui a vu la présence (droite) de Carine Mboumba, chargée de presse et information de l’UE. Le village la Lopé compte environ 1000 âmes.
Sydney IVEMB
gabonactu.com

Somalie : le ministère de l'Education attaqué à Mogadiscio (police)

Les insurgés islamistes shebab ont attaqué mardi le ministère de l'Education à Mogadiscio, faisant exploser une voiture piégée et lançant un commando armé à l'intérieur.
"Une voiture chargée d'explosifs a enfoncé le portail et une fusillade a suivi à l'intérieur du ministère", a déclaré un policier, Mohamed Dahir.
Un témoin, Idil Malim, a dit avoir vu plusieurs cadavres sur place. "Plusieurs morts jonchaient le sol", a-t-il dit à l'AFP.
Le ministère de l'Education est situé dans le quartier dit K5 de la capitale somalienne, un quartier qui a déjà été la cible d'attaques des shebab au cours des derniers mois.
Les islamistes liés à Al-Qaïda ont rapidement revendiqué l'attaque en cours.
Leur porte-parole Abdulaziz Abu Musab a déclaré à l'AFP que des militants armés étaient à l'intérieur du ministère de l'Education, prétendant qu'ils en avaient "pris le contrôle", alors que des tirs étaient toujours entendus.
Il a également affirmé que des hommes armés avaient pénétré à l'intérieur du ministère du Pétrole, dont le bâtiment est voisin, ce qui n'a pas été confirmé.
Les shebab ont souvent adopté la tactique de l'attentat à la voiture piégée pour forcer l'accès à des bâtiments fortifiés tandis que des hommes armés s'engouffrent ensuite dans la brèche.
Les insurgés qui luttent contre le gouvernement soutenu par la communauté internationale et les forces de l'Union africaine ont essuyé depuis août 2011 une série ininterrompue de revers militaires, perdant un à un leurs fiefs dans le centre et le sud du pays.
Ils multiplient depuis les actions de guérilla, notamment à Mogadiscio où ils visent régulièrement des sites officiels.
Ils ont aussi visé à plusieurs reprises le Kenya voisin, en représailles à l'intervention de l'armée kényane en Somalie dans le cadre de la mission de l'UA.
Les insurgés ont notamment revendiqué l'attaque de l'université de Garissa, le 2 avril, où 148 personnes, en majorité des étudiants chrétiens, ont été massacrées.
(AFP 14/04/15)

CENTRAFRIQUE FORUM DE BANGUI : L'EXIGENCE DE LA REUSSITE

Les Centrafricains déboussolés, et angoissés assistent médusés, au jeu de rôle inquiétant. Que se livrent l’Exécutif et les partis politiques. C’est choquant et indécent. Ce ‘est pas le moment de se livrer, à des joutes politiques stériles. L’heure est cruciale pour la Nation centrafricaine. Une Nation, qui  ne cesse de saigne,r depuis près de six décennies. Le peuple centrafricain en a assez des morts, des souffrances, et de l’injustice sociale. Il veut une aube nouvelle pour son pays. Il réclame, des hommes et des femmes politiques sérieux qui ont le sens de l’Etat. Des hommes et des femmes politiques, qui  se dévouent, d’une manière désintéressé au service de leurs concitoyens.  Le Forum de Bangui est la première occasion, donné au peuple centrafricain de s’exprimer.  Ce qu’il a fait pendant les consultations à la base. Il est clairement apparu, au cours de ces consultations, que le citoyen Centrafricain rejette, avec force les pratiques politiques du passé. Les auteurs des coups d’Etat et leurs complices. Les bourreaux des populations et leurs milices armées. Il faut saisir l’occasion de ce Forum de Bangui  pour démontrer enfin que la classe politique centrafricaine a atteint la maturité. Cette maturité, doit exprimer, par une recherche inlassable de la réconciliation nationale et de la paix, qui passe, par le Forum de Bangui.
  Pour ce faire, il est urgent que les responsables politiques de ce pays cessent leurs chamailleries. Qu’ils abandonnent l’égocentrisme pour le collectif. Qu’ils apaisent le pays, au lieu d’attiser les querelles. Les différences, qui divisent. Les rancœurs et les revanches qui sont sources de divisions.  La priorité de l’heure, est de créer un cadre de dialogue. Entre tous les Centrafricains. Pour ce faire il faut dresser la table de la fraternité et partager le manioc  de la paix. Pour rechercher un consensus. Un seul : LA REUSSITE DU FORUM DE BANGUI. La seule condition, pour voir surgir la Grande  Conférence Nationale de Réconciliation attendue ardemment, par tous. Si  l’exécutif,  La C.N.T. et les partis politiques,  continuent leurs vaines disputes. Il faudra faire appel à des personnalités de bon sens. Pour que le FORUM DE BANGUI ne capote pas.  Ceux qui,  en Centrafrique, pour des intérêts partisans ont perdu le sens de l’intérêt du peuple. Risque demain d’être désavoué et jugé par lui.
 On apprend  le limogeage de Madame Béatrice  Epaye.  Présidente de la commission préparatoire  du FORUM DE BANGUI. Ce limogeage, s’il se confirme est une faiblesse politique.  De l’Exécutif et de la Commission Nationale de Transition. Cela ressemble à un début, de capitulation, devant les groupes de pression, qui tentent de saborder la tenue du FORUM DE BANGUI. Pour favoriser le retour de leurs mentors chassés du pouvoir. La Présidente de Transition et la C.N.T.  Ils ne doivent céder, à aucune pression, aucun lobby. Les recommandations du peuple doivent être leur seule priorité.  Ce peuple réclame massivement la tenue du FORUME DE BANGUI. Qui  doit tracer les chemins de la  réconciliation,  de la paix et du pardon.  
 La paix est à porté de mains. Les Centrafricains la réclament. Et vont bientôt l’exiger. Leur patience est à bout. Devant la persévérance du personnel politique, dans ses errements. Le peuple ne pardonnera pas.  Si, l’obstination de certains, pour sauver leurs prébendes. Fait capoter le FORUM DE BANGUI.
A  MOLENGUES TI KODRO ALLA GBOU NI NGANGOU ;  ALLA ZIA NI A TI PEPE (Enfants de Centrafrique tenez bon. Ne laissez pas tomber.)
                          A DE KITIKI           
http://blogs.mediapart.fr/

Burkina Faso: séance d’explication du gouvernement face aux diplomates

Au Burkina Faso, le gouvernement de transition a rencontré les diplomates en poste à Ouagadougou. Un rendez-vous qui s’est transformé en séance d'explications après l'arrestation des plusieurs ministres de l'ancien régime et le vote d’un nouveau code électoral qui exclu certains proches de Blaise Compaoré des prochaines élections.
Face aux le nouveau code électoral reflète la volonté du peuple, soulignant au passage, que cela ne relève aucunement de l'exclusion. Mais pour Alain Holleville, chef de la mission de l'Union européenne et Tunilabo Mushingi l'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, la transition ne doit exclure personne : « Ce que nous souhaitons, c’est que le processus de la transition évolue comme ça a été prévu, c'est-à-dire en respectant le calendrier qui a été annoncé et le caractère inclusif du processus ».
diplomates, le ministre délégué en charge de la Coopération régionale a expliqué que
Abordant la question des arrestations d'anciens ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ainsi que d'anciens maires, Auguste Barry, ministre de la Sécurité et de l'Administration du territoire, assure qu'elles n'ont aucun caractère politique : « Le gouvernement a décidé de l’ouverture ou de la réouverture d’un certain nombre de dossiers, des crimes de sang et des crimes économiques. Nous avons voulu accélérer le processus et ça donne l’impression que c’est une justice, n’est-ce pas, d’un vainqueur sur un certain nombre de personnes qui se [font] passer pour des victimes alors qu’il n’y a pas bien longtemps c’était bel et bien eux les bourreaux ».
Au total, une quinzaine de personnes ont été interpellées et auditionnées et d'autres investigations sont en cours, selon le ministre de la Sécurité.
Par 

Un an après, que sont devenues les 276 lycéennes enlevées par Boko Haram?

Leur enlèvement avait suscité une indignation mondiale. Le 14 avril 2014, 276 lycéennes étaient victimes d'un rapt à Chibok, dans l'Etat de Borno, fief de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Malgré une mobilisation internationale -via la campagne #bringbackourgirls mais aussi dans les recherches entreprises-un an après, 219 d’entre elles sont toujours portées disparues.
Parmi les 57 autres, «la plupart se sont échappées dans les heures ou les semaines qui ont suivi le rapt, par leurs propres moyens -parce qu’elles en ont eu le courage, ont saisi l’opportunité de le faire-, et quelques-unes ont été libérées -on ignore pour quelles raisons. Mais ce qui est notable, c’est qu’à ce jour, aucune n’a été libérée par les forces nigérianes», martèle Anneke Van Woudenberg, directrice du plaidoyer pour la division Afrique de Human Rights Watch.

«On ignore si elles sont toutes encore vivantes»

Et, «un an après leur enlèvement et trois sommets internationaux, nous avons toujours très peu d’informations sur le devenir des 219 autres lycéennes», explique Aymeric Elluin, chargé de campagne Armes et Impunité chez Amnesty International France. «On ignore même si elles sont toutes encore vivantes, si certaines se sont échappées, ont été rattrapées et tuées… Il serait possible qu’elles aient été séparées en plusieurs groupes, et certaines se trouveraient autour du lac Tchad, au Tchad même également.»
Dans une vidéo, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau avait indiqué que toutes les jeunes filles avaient été mariées de force à ses soldats après leur conversion à l’islam. «Ces filles et ces femmes connaissent une vie terrible en captivité, forcées de se convertir, mariées de force à leurs kidnappeurs, probablement violées et battues», souligne Anneke Van Woudenberg.

«Il y a des centaines et des centaines d'autres jeunes femmes aux mains de Boko Haram»

Mais ce n'est pas tout. D’autres ont pu être utilisées comme combattantes, ont été initiées au combat, au tir, au maniement d’explosifs…, indique Aymeric Elluin. Car, si l’attention internationale s’est focalisée sur les lycéennes de Chibok, ce sont plus de 2.000 femmes et jeunes filles qui ont été enlevées par le groupe islamiste depuis début 2014, selon le décompte établi par Amnesty International dans un rapport publié ce mardi et intitulé Notre métier est d’abattre, de massacrer et de tuer: Boko Haram fait régner la terreur. «Elles sont peut-être même plus, compte tenu du conflit, qui est toujours aujourd’hui en évolution et qui peut faire gonfler ce chiffre», ajoute Aymeric Elluin.
«Il y a des centaines et des centaines d’autres jeunes femmes aux mains de Boko Haram», confirme Anneke Van Woudenberg, confirmant que  des filles et des femmes enlevées sont utilisées par Boko Haram lors d’opérations militaires, et que HRW a également documenté des cas de captives utilisées comme kamikazes: «L’un des derniers cas que nous avons pu documenter est une jeune femme de 16 ans, qui avait été enlevée en novembre 2013, et qui a été utilisée comme kamikaze en décembre. Cependant, on ne sait pas si cela a été le cas pour des filles de Chibok.»

Stigmatisées

Autre rumeur, l’exécution d’une centaine de captives lors des derniers affrontements à Damask, dans le nord de l'état de Borno. «Parmi elles, il y aurait eu des captives de Chibok. Mais HRW n’a pas pu confirmer cette information.»
Et, même lorsqu’elles ont réussi à fuir, la vie de ces jeunes femmes reste très difficile. «Une majorité de celles de Chibok ont pu bénéficier de bourse pour étudier, mais ce n’est pas le cas de toutes les autres, reprend Anneke Van Woudenberg: la plupart n’ont pas pu rentrer chez elles, stigmatisées et rejetées par leur communauté car considérées comme des “femmes de Boko Haram“.» Dans une région très conservatrice, où l’on ne parle pas des violences sexuelles, sans soutien médical ni assistance psycho-sociale, difficile de s’en sortir et de retrouver un semblant de vie normale.
20minutes.fr/

lundi 13 avril 2015

RD Congo – Les Clinton : Compte à rebours pour une apocalypse au Congo

La nouvelle n’a pas fait grand bruit, et pourtant elle devrait : Hilary Clinton est candidate à la présidence des Etats-Unis. Une information anodine mais qui pourrait être le point de départ des bouleversements géopolitiques catastrophiques dans la région des Grands Lacs. Pour rappel, c’est l’administration Clinton qui provoqua les deux Guerres du Congo derrière les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni, essentiellement autour de l’enjeu des gisements miniers congolais dont le coltan indispensable à la fabrication des nos téléphones portables. L’aventure meurtrière va causer la mort de six millions de Congolais, la moitié étant des enfants, et occasionné le viol de plus de cinq cent mille femmes. Si les temps ont changé, les objectifs stratégiques des Américains sur le Congo sont restés quasiment les mêmes, et ils sont terriblement nocifs. Le moins qu’on puisse dire est que les Clinton, en cas de victoire des démocrates en décembre 2016, reviennent à la Maison Blanche pour « finir le boulot »
Ne nous berçons pas d’illusion : la justice pour les millions de morts du Congo et les centaines de femmes violées et contaminées, ce n’est pas pour demain. Le Congo est, au contraire, au point d’entrer dans les pires moments de son histoire. Autant on devrait être préoccupé pour les Irakiens en cas d’un retour des Bush à la Maison Blanche, autant il faut se préoccuper pour les populations congolaises en cas de retour des Clinton à la Maison Blanche.
Les objectifs des Américains sur le Congo
Lorsqu’éclate la Première Guerre du Congo en 1996, les Américains ont au moins trois objectifs stratégiques : chasser Mobutu et les Français de la région des Grands Lacs, prendre possession des gisements miniers de l’Est du Congo et entraîner le pays vers sa dislocation (balkanisation).Les riches régions de l’Est doivent être annexées au Rwanda de Kagame et à l’Ouganda de Museveni, ce que Herman Cohen va affirmer sans se gêner[1]. Les populations autochtones congolaises vont toutefois s’opposer aussi bien aux agressions contre leur pays qu’à l’occupation qui préparait son démembrement. Américains, Rwandais et Ougandais vont alors « faire simple » : cibler directement ces populations par des massacres, des viols et des déplacements forcés afin de briser leur sentiment national, tout en assurant la totale impunité aux généraux rwandais et ougandais qui organisaient ces atrocités. L’idée qui se dissimule à peine est qu’à force de massacrer ces populations, de les violer, de les chasser de leurs terres et de les humilier, elles finiraient par se persuader que le pouvoir de Kinshasa les a abandonnées et se soumettre, malgré elles, aux pouvoirs de leurs oppresseurs rwandais et ougandais[2]. Mais deux décennies plus tard, le projet peine à se réaliser. Les Congolais restent toujours attachés à l’unité de leur pays malgré les massacres qui se poursuivent en toute impunité, ce qui doit terriblement agacer les stratèges de la coalition américano-rwando-ougandaise.
Le retour des Clinton à la Maison Blanche va sûrement donner un coup d’accélérateur à ce projet inspiré de la stratégie du « chaos constructeur »[3]. Le malheur pour les Congolais est qu’ils ne disposent d’aucun moyen pour véritablement faire face. Ni les autorités actuelles de Kinshasa, ni l’armée nationale ne sont en situation de dissuader les Américains de relancer une nouvelle aventure meurtrière au Congo. Encore moins la Monusco (Mission des Nations unies au Congo).
Un Etat et une armée rongés de l’intérieur
Une nation ne peut efficacement faire face à une menace de l’extérieur que si elle est bâtie et structurée sur une solide cohésion intérieure. Sur ce point, le Congo, depuis l’arrivée de Joseph Kabila à la tête du pays, a créé toutes les conditions de sa propre vulnérabilité. Les Congolais découvrent année après année que l’homme à la tête de leurs institutions est, en réalité, un agent au service des pouvoirs tutsi/hima du Rwanda et de l’Ouganda, les deux pays par lesquels Américains et Britanniques organisent des agressions contre le Congo. Les Congolais découvrent également que ce qu’ils croient être leur « armée nationale » est en réalité une institution contrôlée par des généraux rwandais massivement infiltrés dans les institutions congolaises en application d’une série d’accords secrets entre Kabila et Kagame. Cette armée-là est si peu fiable qu’en dépit de la bravoure de nombreux soldats, au front, les Congolais sont une nation condamnée d’avance à des défaites face aux agresseurs rwando-ougandais. Ils contrôlent la hiérarchie de l’armée qui, sur ordre de Kigali ou de Kampala, sabotent sans état d’âme les opérations sur terrain. Cette armée-là ne protégera donc pas la population, et c’est le moins qu’on puisse dire.
Les amis du peuple congolais ?
Les Congolais peuvent-ils compter sur des pays amis ? Pas si sûr. Depuis la création du Congo en 1885, les puissances occidentales aiment le Congo pour ses richesses mais pas pour ses habitants, quelle que soit l’ampleur des massacres qui se déroulent dans le pays. Quant aux pays africains, trop peu ont les moyens et la motivation d’intervenir pour aider la population. En 2013, les soldats tanzaniens sont vigoureusement intervenus dans le Kivu pour chasser les hommes de Kagame. Mais il ne s’agissait pas de venir aider les populations congolaises. Il s’agissait, pour le président tanzanien Jakaya Kikwete de montrer ses muscles à Paul Kagame avec qui il était en conflit ouvert. Depuis, les Tanzaniens ont amorcé un processus d’apaisement avec le régime de Kagame. Les Congolais doivent donc inventer d’autres moyens de se protéger, ce qui n’est pas évident. Leurs propres autorités sont tellement impliquées dans les complots contre le Congo qu’elles n’attendent que le signal pour livrer le territoire national à l’ennemi et abandonner leurs populations à la merci des agresseurs, comme elles ont pu le faire à de trop nombreuses occasions[4].
Comment donc ce peuple peut-il se protéger contre la menace américaine puisqu’il ne peut même pas compter sur ses dirigeants ? C’est la question à laquelle il va falloir méditer d’ici au retour annoncé des Clinton à la Maison Blanche. Mais même si le Congo avait un Etat crédible et une armée solide, on ne l’imagine pas pouvoir faire face à la poussée destructrice des Américains. La destruction de la Libye de Kadhafi en 2011 et de l’Irak de Saddam Hussein en 2003 nous enseigne qu’il faut un autre niveau de capacités militaires pour dissuader les Américains.
La piste de Moscou ?
En désespoir de cause, on peut envisager le scenario d’une alliance stratégique entre le Congo et la Russie, la seule puissance à l’heure actuelle capable de tenir tête aux Américains. Mais une telle alliance est le produit de difficiles négociations entre chefs d’Etat. On n’imagine pas Joseph Kabilaallant rencontrer Vladimir Poutine pour le prier de venir en aide aux populations congolaises dont la vie est maintenant menacée par les changements annoncés à la Maison Blanche. Non seulement les hommes de Kagame qui contrôlent les institutions de Kinshasa ne laisseraient pas Kabila faire venir les Russes au Congo, mais surtout les Russes ne sont pas dupes. Ils ne vont pas risquer la vie de leurs agents dans un pays où les autorités ont sciemment fait entrer les ennemis de leurs populations dans tous les rouages de l’appareil d’Etat. Il faudrait avant tout que les Congolais se débarrassent des infiltrés. Un casse-tête. La dernière fois qu’ils l’ont fait, le pays a sombré dans la Guerre, la Deuxième Guerre du Congo, le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre Mondiale. Et le président qui a fait partir les infiltrés, Laurent-Désiré Kabila, a été assassiné dans son palais[5]. On en est donc là.
Un pays est menacé dans son intégrité, des populations vont être massacrées, violées et chassées de leur terre, mais aucune mesure préventive n’est envisageable. Il faudra juste, au fil de la campagne présidentielle américaine, habituer les Congolais à l’idée que « la mort arrive ». Une fois de plus. Mais, curieusement, peu de politiciens de Kinshasa perçoivent la menace. Par opportunisme ou ignorance, ils sont nombreux à se rendre à Washington pour solliciter de devenir calife à la place du « calife Kabila ». Ils oublient naïvement que les Américains ne peuvent aider un dirigeant congolais à devenir « le prochain président » que si celui-ci souscrit à leurs objectifs stratégiques qui passent par le démantèlement du pays, le pillage de ses ressources et l’anéantissement de ses populations[6]. Si Dieu existe, c’est au Congo qu’il va falloir le loger dans la perspective du retour des Clinton à la Maison Blanche. A défaut, préparons-nous à visionner de nouvelles images macabres en provenance du Congo.
Boniface MUSAVULI
agoravox.fr

Pour relancer le tourisme, le Sénégal mise sur la suppression des visas

« Pour la relance du tourisme, le visa payant pour l’entrée au Sénégal sera supprimé à compter du 1er mai 2015 », a annoncé le président sénégalais. Depuis sa mise en vigueur le 1er juillet 2013, le visa – appelé d’abord de réciprocité car exigé aux seuls ressortissants de pays réclamant aux Sénégalais un visa – puis biométrique, était accusé d’être un frein au tourisme au pays de la Téranga (l’hospitalité, en wolof).
Le secteur touristique souffre depuis quelques années et les chiffres sont éloquents. De 491 552 en 2008, le nombre de visiteurs débarquant à Dakar est passé à 444 432 en 2012 au moment où Youssou N’Dour, alors ministre du tourisme, annonçait un objectif d’un million par an.
Lors de sa mise en vigueur, « il y avait 1 500 réservations par jour » pour l’obtention du visa, déclarait Amadou Diallo, consul général du Sénégal à Paris. Les autorités sénégalaises n’ont pas manqué de communiquer sur les bons chiffres lors de la mise en place de ce visa payant.

La verte et culturelle Casamance

Dans un hôtel chic du 16e arrondissement de Paris, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre sénégalais de l’intérieur, annonçait en novembre 2013 : « 85 736 visas ont été délivrés en quatre mois. » Mais depuis, les communications sur les « bons chiffres » sont devenues rares.
Selon le consul du Sénégal à Paris, il y a eu « 19 738 visas délivrés » en 2014 dans la capitale française où « près des deux tiers des visas d’entrée au Sénégal sont délivrés ». La baisse s’est poursuivie au premier trimestre de 2015 avec 3 577 visas attribués de janvier à avril 2015.
Le Sénégal est l’un des pionniers africains en matière de tourisme, où il s’est développé à partir des années 1970 grâce à la verte et culturelle Casamance puis au niveau de la station balnéaire de Saly, au sud de Dakar. En 2013, le pays avait choisi d’exonérer de visas les touristes voyageant avec les tours-operators, une mesure qui a été reconduite en 2014 puis en 2015.
image: http://s2.lemde.fr/image/2015/04/10/768x0/4613691_6_21c0_au-consulat-du-senegal-de-paris-en-juillet_4e8115caa58083e66f02a814775613c5.jpg
Au consulat du Sénégal de Paris, en juillet 2013.
Au consulat du Sénégal de Paris, en juillet 2013. Crédits :
« Ils représentent 70 % des touristes voyageant en circuit », estime Blandine Leguichaoua, gérante d’Origin’Africa, une agence internationale organisatrice de séjours au Sénégal. « Le visa est un faux problème mais une vraie contrainte pour les touristes, formule-t-elle. Plus l’accès à la destination est facile plus les touristes sont nombreux. »
Saluant la future suppression du visa d’entrée au Sénégal comme « une décision importante », Saoudatou Ndongo, responsable de la promotion touristique à l’ambassade du Sénégal à Paris, estime qu’il « est faux de dire que le visa est un manque à gagner pour le tourisme, car la mesure concernait très souvent les binationaux, qui n’étaient pas à jour avec leurs papiers sénégalais. »
Il y a effectivement une forte présence de Français d’origine sénégalaise dans les files d’attente au consulat du Sénégal à Paris, comme à l’aéroport de Dakar, deux centres principaux d’obtention du visa sur les treize dans le monde.

« On signe des deux mains »

La fin du partenariat entre le Sénégal et la Snedai, la société de l’homme d’affaires ivoirien Adama Bictogo chargée de l’impression des visas, devrait faire des heureux. « Cette mesure a servi à enrichir indûment des amis à travers la société Snedai, dont le chiffre d’affaires est estimé à 32 milliards de F CFA, accuse Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais, la principale formation de l’opposition. Les chiffres du ministère de l’intérieur révèlent que l’Etat ne gagnait que 1,5 milliard par trimestre. »
L’accord stipulait que le Sénégal et la Snedai se partageaient à parts égales le coût de chaque visa (52,5 euros). « Le PDS signe des deux mains la suppression du visa, poursuit Babacar Gaye. Même si elle va engendrer une perte d’une centaine d’emplois. » Quid des investissements effectués aux quatre consulats du Sénégal en France (Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux) ?
La suppression du visa relancera-t-il pour autant le tourisme ? Rien n’est moins sûr. « Le pays devrait maintenant axer sa communication sur le tourisme de découverte et proposer autre chose que du balnéaire, avec plus de visibilité sur le marché français [43 % des touristes viennent de France] », conseille Blandine Leguichaoua.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/10/pour-relancer-le-tourisme-le-senegal-mise-sur-la-suppression-des-visas_4613692_3212.html#3yKTHT8ICwfdpbhR.99


Par Moussa Diop Le Monde Afrique

Côte d'Ivoire : personne ne sera plus transféré à la CPI, selon Ouattara

Les suspects des crimes commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire seront jugés dans le pays, a annoncé dimanche le président Ouattara. Qui se refuse à tout nouveau transfèrement devant la Cour pénale internationale (CPI).
"Personne n'ira à la CPI, nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d'Ivoire", a martelé Alassane Ouattara, dimanche 12 mars, lors d’une rencontre avec des victimes de la crise postélectorale ivoirienne. Et d'annoncer sur un ton martial : "Nous n'allons épargner personne (. . . ) où que ce soit sur le territoire national".
Tout en invitant les pro-Gbagbo à demander "pardon", le chef de l’État a réfuté toute partialité dans le traitement des responsables de violences. "J'entends ici et là, la justice des vainqueurs, est-ce qu'on a déjà vu une justice des vaincus ?", a-t-il feint de s'interroger.
Pourtant, depuis la fin de la crise postélectorale, les personnes inculpées par la justice ivoirienne sont principalement des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo. Considérée comme une protagoniste majeure de la crise, l'ex-Première dame Simone Gbagbo a été récemment condamnée à Abidjan à 20 ans de prison. Elle est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité" par la Cour pénale internationale mais Abidjan refuse de la transférer à la Haye, où sont incarcerés déja Laurent Gbagbo et l'ancien Leader de la jeunesse "patriotique", Charles Blé Goudé.
Pas de pardon, pas d’amnistie
Pour Ouattara, il est nécessaire que les pro-Gbagbo demande pardon  aux Ivoiriens et aux victimes pour ce qu’ils ont fait. "S'ils ne demandent pas pardon aux Ivoiriens et aux victimes pour ce qu'ils ont fait, il n'y aura pas de grâce (présidentielle), il n'y aura pas d'amnistie. Je veux que cela soit clair", a t-il fermement déclaré.
La Côte d'Ivoire a connu cinq mois de violences postélectorales, qui ont fait plus de 3 000 morts entre décembre 2010 et avril 2011. Violences survenues après le refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara. Pour Ouattara, la présidentielle d'octobre prochain, qu'il "compte remporter dès le premier tour (...), devra tourner définitivement la page de cette crise".


jeuneafrique.com

La Chine construira un centre Météorologie au Cameroun

entretien-robert-nkili-ambassadeur-chineC’était l’un des sujets d’échange entre le nouvel ambassadeur reçu le ministre Robert Nkili, vendredi.
Après la rencontre de mardi dernier à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, lors de la réception des aéronefs MA60, Wei Wenhua, ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun a rendu une visite « plus officielle »,
vendredi dernier au ministre des Transports, Robert Nkili. Occasion, selon le diplomate, de « parler de la coopération entre la Chine et le Cameroun dans le domaine des transports, où de beaux résultats ont été enregistrés ces dernières années », estime-t-il. Wei Wenhua souligne d’ailleurs que « ces dernières semaines, les deux pays ont échangé beaucoup de notes, en vue précisément du renforcement des infrastructures météorologiques ». Le ministre Nkili précise à ce propos que « la météorologie est aujourd’hui un grand dossier dans le monde et la Chine a décidé de créer un centre d’appui météorologique en Afrique. Le Cameroun qui figurait dans la short-list de cinq pays africains pressentis pour abriter ce centre, a finalement été choisi pour être le lieu de développement de cette technologie sur le continent ». D’ici un an maximum, a relevé le ministre, « on aura une meilleure visibilité sur ce dossier ».

Les discussions entre les deux personnalités ont également porté sur la coopération sino-camerounaise en matière de chemin de fer, infrastructures portuaires et autoroutes. Le ministre Nkili a indiqué au diplomate chinois que la mise en service du port en eau profonde de Kribi nécessite l’apport de deux autres modes de transport : ferroviaire et routier.
En marge de cette audience, face à la presse, le ministre des Transports a évoqué les conditions de mise en service des aéronefs MA60. « Mercredi, 22 avril prochain, j’organise dans mon département ministériel une réunion avec les responsables de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), les experts de l’aviation civile chinoise et ceux de l’autorité aéronautique du Cameroun, pour cocher ensemble les exigences qu’il y a afin qu’un avion soit déclaré apte à voler dans le civil. C’est après cette réunion que le OK sera donné, pour que les MA60 puissent véritablement se déployer », a annoncé Robert Nkili. Il a souligné que c’est également à ce moment-là que Camair-Co, destinataire de ces aéronefs, va pouvoir faire son plan d’occupation et de vol de ces appareils.entretien-robert-nkili-ambassadeur-chine

Un opposant Gabonais meurt à Yaoundé. André Mba Obam était en escale pour un voyage à destination de l’Afrique du Sud

André Mba Obame n’est plus. L’illustre homme politique du Gabon est décédé ce dimanche 12 avril 2015 à Yaoundé des suites d’une longue maladie.

Si le mystère plane encore sur le lieu exact du décès d’André Mba Obame, son entourage fait savoir que ce dernier est arrivé la semaine dernière de Niamey, la capitale du Niger pour la capitale politique du Cameroun où il attendait un visa d’entrée en Afrique du Sud. «Il était question qu’il retourne en Afrique du Sud pour la suite de ses soins. Malheureusement, le sort en a voulu autrement» se désole notre source.

Âgé de 58 ans, André Mba Obame a été un ponte du régime qui a dirigé pendant 42 ans, le Gabon avec aux commandes Omar Bongo. Au lendemain du décès de ce dernier en 2009, celui qui était alors ministre de l’intérieur, bascule dans l’opposition contre son ex grand ami Ali Bongo Ondimba, devenu président de la République du Gabon après des élections controversées d’aout 2009.

Candidat malheureux à cette présidentielle, André Mba Obama a sombré dans une grave maladie trois ans plus tard. Depuis lors, il n’a plus repris une vie politique normale.

Il décède deux jours après la disparition à Paris, de Rose Francine Rogombé, ex présidente du Senat Gabonais qui est devenu célèbre quand elle avait été appelée à assurer l’intérim de la Présidence du Gabon après le décès des suites de maladie de Omar Bongo.

Le Gabon, pays limitrophe du Cameroun, sort donc d’un week-end très éprouvant.

YAOUNDE - 12 AVRIL 2015
© Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net