(Afrique 7 18/04/2013)
Dans le contexte de la mise en œuvre de sa nouvelle formule
de financement, le Fond Mondial (FM) a choisi la République Démocratique du
Congo « comme pays pilote », a annoncé Mark Troger, responsable portefeuille de
la RD Congo au Fond Mondial.
En effet, lors d’un atelier organisé à
Kinshasa, M. Troger a fait savoir que ce Fond a octroyé 215 millions de dollars
à l’Etat du Congo. Suivant ses dires, ce financement a pour but, pour une
période de trois années (de 2013 à 2016), de servir la cause de la lutte contre
le VIH/Sida ainsi que de la tuberculose dans ladite
République.
Contrairement aux anciennes formules, celle-ci veut que le
Fond communique, au préalable à chaque pays, le montant qu’il prévoit lui
allouer ; l’objectif étant justement de permettre à tout Etat bénéficiaire
d’élaborer « une stratégie nationale selon les besoins sur le terrain et la
particularité de la maladie à combattre ».
Institution financière
internationale, le Fond Mondial a pour mission d’attirer et de décaisser des
fonds pour la prévention et le traitement du sida, de la tuberculose et du
paludisme. Il encourage ainsi les partenariats entre les gouvernements, la
société civile, le secteur privé et la communauté affectée. De ses vues, ces
partenariats sont la solution la plus efficace pour atteindre celles et ceux qui
en ont besoin. C’est donc dans cette optique que s’inscrit son action vis-à-vis
de la RDC.
Les sommes décaissées par l’institution, en lien direct avec
son nouveau mode de financement, vont d’une part, servir à mettre sous
traitement antirétroviraux les personnes vivant avec l’infection (au moins 92
000 individus et plus de 2 000 femmes enceintes), et d’autre part, contribuer à
la poursuite de programme de prévention (par la distribution gratuite de plus de
sept millions de moustiquaires imprégnées, d’insecticides et de médicaments
antipaludéens).
Auteur : Meyya Furaha
© Copyright Afrique
7
jeudi 18 avril 2013
Sénégal - AFFAIRE KARIM WADE: où est passé l’avocat Wade ?
(Le Pays 18/04/2013) Depuis l’inculpation de Karim Wade jusqu’à son arrestation
pour des besoins d’enquêtes, Wade-père est resté muet comme une carpe. Le très
tonitruant « Gorgui », abonné aux coups d’éclat il y a moins de deux ans
seulement, quand il était sous le feu de l’action, est silencieux depuis le
début des déboires judiciaires de son fils tant choyé.
Où est donc passé l’avocat Wade qui, en temps normal, connait mieux que quiconque le dossier de son fils, pour l’avoir mis aux affaires dont on dit qu’il a profité pour s’enrichir illicitement ? En attendant qu’il refasse surface, « Gorgui » semble vivre l’histoire de la fable du lion blessé que les animaux les plus couards osent braver et provoquer impunément. Wade a risqué gros en faisant subir à son fils Karim l’épreuve d’ordalie à laquelle il a malencontreusement échoué. Et on est bien fondé de se demander s’il osera un jour sortir de son silence assourdissant.
A la vérité, le chiffre avancé de plus de 600 milliards de F CFA qu’aurait détournés Wade-fils donne des vertiges à l’ensemble des Sénégalais qui vivent dans une pauvreté endémique. En faisant de l’orthodoxie de la gestion des biens publics son leitmotiv, Macky Sall gagne complètement le cœur des Sénégalais qui avaient déjà vomi le régime de Wade dans les urnes il y a si peu. A part le PDS (Parti démocratique sénégalais) qui s’agite encore, l’ensemble des Sénégalais sont accrochés à la justice. Ils veulent savoir si oui ou non, Karim a acquis ses biens astronomiques à la sueur de son… front. Même la société civile sénégalaise qui a souvent la langue très bien acérée et qui contestait la forme du dossier ne semble plus s’émouvoir pour la famille Wade. On comprend donc le silence du père.
Il sait, « ab imo pectore », qu’il est en parfaite rupture de ban avec l’écrasante majorité de ses concitoyens qui le soupçonnaient déjà d’être un prédateur des deniers publics quand il était au sommet de l’Etat. Wade est tout aussi conscient que la Justice sénégalaise pourrait de sortir la grosse artillerie en le poursuivant, lui aussi, pour détournement de biens communs si jamais il faisait beaucoup de bruit sur l’affaire de son fils. En attendant qu’il prouve le contraire, tout porte à croire que « Gorgui » devrait assister, stoïque, à la descente aux enfers de son fils qui risque d’amorcer la débâcle de sa famille politique. A moins qu’il ait donné le feu vert à son parti, pour lancer la contre-offensive. Le PDS projette en effet d’organiser une marche de protestation ce 23 avril. Il a donc décidé d’amener l’affaire Karim Wade sur le terrain politique. Avec le risque de débordements que cela comporte.
Boulkindi COULDIATI
© Copyright Le Pays
Où est donc passé l’avocat Wade qui, en temps normal, connait mieux que quiconque le dossier de son fils, pour l’avoir mis aux affaires dont on dit qu’il a profité pour s’enrichir illicitement ? En attendant qu’il refasse surface, « Gorgui » semble vivre l’histoire de la fable du lion blessé que les animaux les plus couards osent braver et provoquer impunément. Wade a risqué gros en faisant subir à son fils Karim l’épreuve d’ordalie à laquelle il a malencontreusement échoué. Et on est bien fondé de se demander s’il osera un jour sortir de son silence assourdissant.
A la vérité, le chiffre avancé de plus de 600 milliards de F CFA qu’aurait détournés Wade-fils donne des vertiges à l’ensemble des Sénégalais qui vivent dans une pauvreté endémique. En faisant de l’orthodoxie de la gestion des biens publics son leitmotiv, Macky Sall gagne complètement le cœur des Sénégalais qui avaient déjà vomi le régime de Wade dans les urnes il y a si peu. A part le PDS (Parti démocratique sénégalais) qui s’agite encore, l’ensemble des Sénégalais sont accrochés à la justice. Ils veulent savoir si oui ou non, Karim a acquis ses biens astronomiques à la sueur de son… front. Même la société civile sénégalaise qui a souvent la langue très bien acérée et qui contestait la forme du dossier ne semble plus s’émouvoir pour la famille Wade. On comprend donc le silence du père.
Il sait, « ab imo pectore », qu’il est en parfaite rupture de ban avec l’écrasante majorité de ses concitoyens qui le soupçonnaient déjà d’être un prédateur des deniers publics quand il était au sommet de l’Etat. Wade est tout aussi conscient que la Justice sénégalaise pourrait de sortir la grosse artillerie en le poursuivant, lui aussi, pour détournement de biens communs si jamais il faisait beaucoup de bruit sur l’affaire de son fils. En attendant qu’il prouve le contraire, tout porte à croire que « Gorgui » devrait assister, stoïque, à la descente aux enfers de son fils qui risque d’amorcer la débâcle de sa famille politique. A moins qu’il ait donné le feu vert à son parti, pour lancer la contre-offensive. Le PDS projette en effet d’organiser une marche de protestation ce 23 avril. Il a donc décidé d’amener l’affaire Karim Wade sur le terrain politique. Avec le risque de débordements que cela comporte.
Boulkindi COULDIATI
© Copyright Le Pays
Côte d'Ivoire: plus de 5 milliards de francs CFA pour la relance rizicole dans l'ouest du pays
(Xinhuanet 18/04/2013)
ABIDJAN -- La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a débloqué une enveloppe de 5,3 milliards de francs CFA dans le cadre d'un projet de réhabilitation et de relance des activités rizicoles dans l'ouest de la Côte d'Ivoire durement affecté par la meurtrière crise post-électorale de 2010 et 2011.
Le projet dont l'accord de financement a été signé en décembre dernier entre l'Etat de Côte d'Ivoire et la BOAD a été officiellement lancé vendredi à Man (chef-lieu de région, 600 km d'Abidjan) et va s'étendre sur un an, selon une note d'information de la BOAD.
Il vise à contribuer à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale en facilitant le retour de plusieurs milliers de personnes déplacées de la région suite à la crise post-électorale et prévoit la mise en valeur de 3 000 ha de bas-fonds rizicoles dont 1 000 sont à réhabiliter.
Pour l'exploitation de cette superficie, 28 motos, neuf camions, des batteuses, 30 motoculteurs et des sacs d'engrais ont été distribués aux bénéficiaires.
Le riz est devenu l'aliment principal de la population vivant en Côte d'Ivoire estimée à 23,5 millions en 2011.
La production nationale, estimée à environ 600 000 tonnes de riz blanchi en moyenne par an depuis 2008, couvre près de 38% des besoins de la consommation intérieure de 1,6 millions de tonnes en 2010.
Pour combler ce déficit, la Côte d'Ivoire a recours à des importations massives de riz blanchi qui se sont chiffrés à près d'un million de tonnes en 2010 en provenance principalement des pays d'Asie.
La Côte d'Ivoire a finalisé sa stratégie pour le développement de la filière riz sur la période 2012-2016 qui devrait faire baisser les importations pour couvrir totalement les besoins au terme de sa mise en oeuvre.
© Copyright Xinhuanet
ABIDJAN -- La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a débloqué une enveloppe de 5,3 milliards de francs CFA dans le cadre d'un projet de réhabilitation et de relance des activités rizicoles dans l'ouest de la Côte d'Ivoire durement affecté par la meurtrière crise post-électorale de 2010 et 2011.
Le projet dont l'accord de financement a été signé en décembre dernier entre l'Etat de Côte d'Ivoire et la BOAD a été officiellement lancé vendredi à Man (chef-lieu de région, 600 km d'Abidjan) et va s'étendre sur un an, selon une note d'information de la BOAD.
Il vise à contribuer à la consolidation de la paix et de la cohésion sociale en facilitant le retour de plusieurs milliers de personnes déplacées de la région suite à la crise post-électorale et prévoit la mise en valeur de 3 000 ha de bas-fonds rizicoles dont 1 000 sont à réhabiliter.
Pour l'exploitation de cette superficie, 28 motos, neuf camions, des batteuses, 30 motoculteurs et des sacs d'engrais ont été distribués aux bénéficiaires.
Le riz est devenu l'aliment principal de la population vivant en Côte d'Ivoire estimée à 23,5 millions en 2011.
La production nationale, estimée à environ 600 000 tonnes de riz blanchi en moyenne par an depuis 2008, couvre près de 38% des besoins de la consommation intérieure de 1,6 millions de tonnes en 2010.
Pour combler ce déficit, la Côte d'Ivoire a recours à des importations massives de riz blanchi qui se sont chiffrés à près d'un million de tonnes en 2010 en provenance principalement des pays d'Asie.
La Côte d'Ivoire a finalisé sa stratégie pour le développement de la filière riz sur la période 2012-2016 qui devrait faire baisser les importations pour couvrir totalement les besoins au terme de sa mise en oeuvre.
© Copyright Xinhuanet
Mali - Le porte–parole du groupe islamiste Ansar Dine annonce sa prochaine reddition
(Xinhuanet 18/04/2013) NOUAKCHOTT (Xinhua) - Le porte-parole du groupe islamiste
Ansar Dine, Senda Ould Boumama, a annoncé, mercredi, son intention de se rendre
aux forces algériennes, dans une communication téléphonique avec l'Agence
Nouakchott d'information (ANI) généralement informée sur les activités des
jihadistes.
"Après avoir marché 80 km à pied pour arriver à la frontière de l'Algérie, je suis à quelques encablures de la ville algérienne de Borj Baji Elmoctar", a indiqué Senda dans la communication citée par l'ANI.
"J'ai fait l'objet, hier, mardi, d'une tentative d'assassinat de la part d'inconnus", a-t-il ajouté sans autres détails, conjurant le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz de " tout faire pour l'extrader vers la Mauritanie pour pouvoir y être jugé" étant donné qu'il est de nationalité mauritanienne.
Senda Ould Boumama se présente depuis l'occupation du nord malien par les islamistes armés comme porte-parole du mouvement Ansar Dine (Défenseurs de la Religion).
© Copyright Xinhuanet
"Après avoir marché 80 km à pied pour arriver à la frontière de l'Algérie, je suis à quelques encablures de la ville algérienne de Borj Baji Elmoctar", a indiqué Senda dans la communication citée par l'ANI.
"J'ai fait l'objet, hier, mardi, d'une tentative d'assassinat de la part d'inconnus", a-t-il ajouté sans autres détails, conjurant le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz de " tout faire pour l'extrader vers la Mauritanie pour pouvoir y être jugé" étant donné qu'il est de nationalité mauritanienne.
Senda Ould Boumama se présente depuis l'occupation du nord malien par les islamistes armés comme porte-parole du mouvement Ansar Dine (Défenseurs de la Religion).
© Copyright Xinhuanet
dimanche 14 avril 2013
Classement Fifa : le Cameroun retrouve le top 10 africain
Par RFI
La Fifa a dévoilé son classement des nations pour le mois d’avril 2013. Si l’Espagne est en tête du classement mondial, la Côte d’Ivoire, 12e, est toujours l’équipe africaine la mieux placée devant le Ghana (22e), le Mali (26e), le Nigeria (31e). Le Cameroun, 60e, réintègre le top 10 africain.
La Fifa a dévoilé son classement des nations pour le mois d’avril 2013. Si l’Espagne est en tête du classement mondial, la Côte d’Ivoire, 12e, est toujours l’équipe africaine la mieux placée devant le Ghana (22e), le Mali (26e), le Nigeria (31e). Le Cameroun, 60e, réintègre le top 10 africain.

Les Lions indomptables seraient-ils sur la bonne voie ? Leur victoire 2-1 face au Togo, en éliminatoires de la Coupe du monde 2014, leur a en tout cas fait du bien au classement Fifa du mois d’avril 2013. Les Camerounais font un bond de dix-neuf rangs et pointent désormais à la 60e place mondiale. Les voilà 10e meilleure équipe africaine, juste derrière la Guinée équatoriale, 59e.
Les Equato-Guinéens réalisent la meilleure progression du mois avec quarante-cinq places gagnées. Le Congo-Brazzaville réussit aussi une belle percée en passant du 111e au 77e rang (+24).
La Côte d’Ivoire reste en tête
En tête du top 10 africain, on trouve toujours la Côte d’Ivoire, désormais 12e (+1 place) au classement Fifa. Les Ivoiriens devancent le Ghana (22e, - 2 places), le Mali (26e, -2), le Nigeria (31e, -1), l’Algérie (35e, -1), la Tunisie (41e, +3), la Zambie (45e, -9), le Burkina Faso (50e, =).
A l’inverse, Djibouti, 204e, est la nation africaine la moins bien classée. Le Cap-Vert subit la plus forte dégringolade, passant de la 57e à la 75e place (-18). Avril est également un mauvais mois pour le Bénin (99e, -13) et la Centrafrique (64e, -12).
A noter que le classement mondial est toujours dominé par l’Espagne qui devance l’Allemagne et l’Argentine. La France, elle, est 18e.
rfi.fr
Les Equato-Guinéens réalisent la meilleure progression du mois avec quarante-cinq places gagnées. Le Congo-Brazzaville réussit aussi une belle percée en passant du 111e au 77e rang (+24).
La Côte d’Ivoire reste en tête
En tête du top 10 africain, on trouve toujours la Côte d’Ivoire, désormais 12e (+1 place) au classement Fifa. Les Ivoiriens devancent le Ghana (22e, - 2 places), le Mali (26e, -2), le Nigeria (31e, -1), l’Algérie (35e, -1), la Tunisie (41e, +3), la Zambie (45e, -9), le Burkina Faso (50e, =).
A l’inverse, Djibouti, 204e, est la nation africaine la moins bien classée. Le Cap-Vert subit la plus forte dégringolade, passant de la 57e à la 75e place (-18). Avril est également un mauvais mois pour le Bénin (99e, -13) et la Centrafrique (64e, -12).
A noter que le classement mondial est toujours dominé par l’Espagne qui devance l’Allemagne et l’Argentine. La France, elle, est 18e.
rfi.fr
Bryce Moon: le footballeur sud-africain reconnu coupable d’homicide !
Par Steven LAVON
Traduit devant la justice, Moon a été accusé d’assassinat, de conduite sous influence de l’alcool et de conduite imprudente ou négligée. Finalement, en l’absence de témoins le jour du drame, le joueur de Bidvest Wits (PSL) a été acquitté de toutes ces charges. La seule retenue contre lui reste l’homicide coupable.
Bryce Moon, 27 ans , a toujours nié être ivre au moment de l’accident encore moins en excès de vitesse. Il sera jugé bientôt.
fricatopsports.com
Bryce Moon, 27 ans , a toujours nié être ivre au moment de l’accident encore moins en excès de vitesse. Il sera jugé bientôt.
fricatopsports.com
dimanche 7 avril 2013
Le Mali sous la menace des putschistes
L'occupation du Nord et les djihadistes ne sont pas les seuls dangers au Mali. À Bamako, les putschistes qui ont fait et défait les ministères règnent en coulisses, y compris par la terreur. La démocratie de façade depuis la chute de Moussa Traoré en 1991 s'est effondrée quand les putschistes du 21 mars conduits par le capitaine Sanogo se sont retrouvés à la manoeuvre, non pas celle qu'il aurait fallu mener dans le désert contre les islamistes mais celle qui conduit à négocier les postes dans un gouvernement et une administration qui ne convainquent plus personne. Alors que les droits de l'Homme sont en recul.
Au début du conflit, pour un article qui avait déplu, le directeur du journal L'Indépendant, Saouti Haïdara, avait été passé à tabac et laissé pour mort dans un ravin. Le miraculé s'est refait depuis une santé à Dakar. Le président par intérim Dioncounda Traoré a subi à peu près le même sort et il n'a dû son salut qu'à une évacuation vers la France où, pendant deux mois, il a repris ses esprits avant de reprendre ses fonctions...
Son Premier ministre, l'ancien astronaute de la Nasa, Modibo Diarra, a eu moins de chance. Il a vu les hommes de Sanogo débarquer chez lui en pleine nuit : le lendemain matin, il démissionnait de son plein gré... Depuis, il se tait. D'autres se terrent.
Boukary Daou, le directeur du journal Le Républicain, vient de sortir de prison. Le 6 mars, il s'était retrouvé dans les geôles des putschistes : dénudé, humilié, torturé... Il a ensuite été transféré dans ce qu'on appelle « la grande prison » de Bamako d'où il pouvait donner de ses nouvelles. Qu'a-t-il donc fait ? Il a publié une lettre ouverte qui interpelle le président Traoré et raille le capitaine Sanogo, une lettre jugée de nature à saper le moral des troupes.
Nos confrères maliens se sont mobilisés, pour exiger sa libération immédiate et faire la lumière sur cette affaire. La France est également intervenue et Boukary a retrouvé une liberté provisoire et fragile en attendant son jugement...
Comment le président Traoré, lui qui a appelé la France à l'aide, peut-il tolérer une telle atteinte aux droits de l'Homme et à la liberté d'expression ! La classe politique se tait... L'indignité dont est victime Boukary Daou révèle alors la grande fragilité du pays où le droit est en panne...
La question du droit est essentielle dans ce pays qui n'a pas attendu les islamistes pour flirter gravement avec l'anarchie. Bien sûr, c'est à la représentation malienne de s'emparer de la question : des élections sont prévues en juillet.
Quand la France se retirera du champ de bataille, les forces politiques nouvelles sont appelées à prendre le relais et non pas simplement leur part, comme avant.
Il faut certes se méfier des pièges de l'ingérence et ne pas tomber dans le néocolonialisme de la françafrique. Mais la France n'a pas mené la guerre de libération du Mali pour que ce pays débarrassé de la peste des djihadistes souffre encore du choléra de la corruption et de la violence.
Au début du conflit, pour un article qui avait déplu, le directeur du journal L'Indépendant, Saouti Haïdara, avait été passé à tabac et laissé pour mort dans un ravin. Le miraculé s'est refait depuis une santé à Dakar. Le président par intérim Dioncounda Traoré a subi à peu près le même sort et il n'a dû son salut qu'à une évacuation vers la France où, pendant deux mois, il a repris ses esprits avant de reprendre ses fonctions...
Son Premier ministre, l'ancien astronaute de la Nasa, Modibo Diarra, a eu moins de chance. Il a vu les hommes de Sanogo débarquer chez lui en pleine nuit : le lendemain matin, il démissionnait de son plein gré... Depuis, il se tait. D'autres se terrent.
Boukary Daou, le directeur du journal Le Républicain, vient de sortir de prison. Le 6 mars, il s'était retrouvé dans les geôles des putschistes : dénudé, humilié, torturé... Il a ensuite été transféré dans ce qu'on appelle « la grande prison » de Bamako d'où il pouvait donner de ses nouvelles. Qu'a-t-il donc fait ? Il a publié une lettre ouverte qui interpelle le président Traoré et raille le capitaine Sanogo, une lettre jugée de nature à saper le moral des troupes.
Nos confrères maliens se sont mobilisés, pour exiger sa libération immédiate et faire la lumière sur cette affaire. La France est également intervenue et Boukary a retrouvé une liberté provisoire et fragile en attendant son jugement...
Comment le président Traoré, lui qui a appelé la France à l'aide, peut-il tolérer une telle atteinte aux droits de l'Homme et à la liberté d'expression ! La classe politique se tait... L'indignité dont est victime Boukary Daou révèle alors la grande fragilité du pays où le droit est en panne...
La question du droit est essentielle dans ce pays qui n'a pas attendu les islamistes pour flirter gravement avec l'anarchie. Bien sûr, c'est à la représentation malienne de s'emparer de la question : des élections sont prévues en juillet.
Quand la France se retirera du champ de bataille, les forces politiques nouvelles sont appelées à prendre le relais et non pas simplement leur part, comme avant.
Il faut certes se méfier des pièges de l'ingérence et ne pas tomber dans le néocolonialisme de la françafrique. Mais la France n'a pas mené la guerre de libération du Mali pour que ce pays débarrassé de la peste des djihadistes souffre encore du choléra de la corruption et de la violence.
Hervé Bertho
ouest-france.fr
Les chefs des Missions de l’ONU en Côte d’Ivoire et au Liberia se réunissent avec les représentants des gouvernements ivoirien et libérien à Monrovia
La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour le Liberia, chef de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), Karin Landgren, et le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la Côte d’Ivoire, chef par intérim de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Arnauld Akodjénou ont participé, ce vendredi 5 avril 2013, à Monrovia, à une rencontre quadripartite avec des représentants des gouvernements du Liberia et de la Côte d’Ivoire. Les délégations des deux pays étaient respectivement présidées par la Ministre des Affaires Etrangères du Liberia, Augustine Ngafuan et le Ministre d’Etat et Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko.
L’objet de cette rencontre était, pour les Gouvernements du Liberia et de la Côte d’Ivoire de discuter de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région de leur frontière commune, ainsi notamment, que de questions liées à la réconciliation. La réunion portait également sur la coopération entre les deux Gouvernements, avec l’appui de la MINUL et de l’ONUCI, et sur la mise en œuvre des recommandations issues de la précédente réunion quadripartite, qui s’était tenue le 13 juin 2012 à Abidjan.
Les chefs de la MINUL et de l’ONUCI ont félicité les deux Gouvernements pour l’organisation de cette rencontre. « En septembre dernier, le Conseil de sécurité a noté avec satisfaction le renforcement de la collaboration entre les deux pays voisins et avec les deux Missions de l’ONU s’agissant de la coordination de leurs activités en matière sécuritaire et judiciaire relatives à la zone frontalière » a dit la numéro un de la MINUL, Karin Landgren, « Je me réjouis de vous faire part de l’appui renouvelé des Nations Unies, y compris, à l’Opération ‘Restore Hope’, au renforcement des patrouilles des deux côtés de la frontière, et par l’utilisation partagée par la MINUL et l’ONUCI des trois hélicoptères de combats ».
Mme Landgren a également a fait part des appréciations formulées par le Conseil de sécurité à l’endroit des deux Gouvernements pour leurs efforts, tout en notant la fragilité qui continue de caractériser la zone frontalière. « L’appel du Conseil de sécurité aux deux Gouvernements pour le développement et la mise en œuvre d’une stratégie commune sur la zone frontalière reste valide ». Les Nations Unies, en particulier, continuent d’encourager l’engagement partagé des deux pays pour une stabilisation durable dans les domaines qui touchent le développement, la sécurité alimentaire, la réconciliation, les questions foncières ainsi que le désarmement, démobilisation et réintégration des combattants (DDR)».
Le Chef par intérim de l’ONUCI, Arnauld Akodjénou a pour sa part salué les efforts remarquables de la Côte d’Ivoire et du Liberia et a notamment souligné « les avancées significatives accomplies dans le cadre de la collaboration entre les Forces de sécurité et de défense des deux pays». Il a par ailleurs suggéré que les deux Gouvernements considèrent l’idée « d’une campagne de communication et de sensibilisation des populations vivant dans les zones affectées, afin de les informer sur leurs opérations et mécanismes de coopération, au niveau régional, national et local».
M. Akodjénou a par ailleurs encouragé « les investissements dans les zones de retour des réfugiés ». Il a également souligné l’importance que revêt la prise de mesures supplémentaires en vue de la restauration de la paix et du renforcement des relations de bon voisinage A ce titre, il a en particulier encouragé une plus grande implication des autorités locales et des leaders traditionnels dans la résolution des conflits frontaliers par le dialogue.
Les deux chefs de Mission ont réitéré le plein appui des Nations Unies aux deux pays dans leurs efforts conjoints en vue de la consolidation de la paix et de la sécurité dans la zone de leur frontière commune, et dans la sous-région.
news.abidjan.net
L’objet de cette rencontre était, pour les Gouvernements du Liberia et de la Côte d’Ivoire de discuter de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région de leur frontière commune, ainsi notamment, que de questions liées à la réconciliation. La réunion portait également sur la coopération entre les deux Gouvernements, avec l’appui de la MINUL et de l’ONUCI, et sur la mise en œuvre des recommandations issues de la précédente réunion quadripartite, qui s’était tenue le 13 juin 2012 à Abidjan. Les chefs de la MINUL et de l’ONUCI ont félicité les deux Gouvernements pour l’organisation de cette rencontre. « En septembre dernier, le Conseil de sécurité a noté avec satisfaction le renforcement de la collaboration entre les deux pays voisins et avec les deux Missions de l’ONU s’agissant de la coordination de leurs activités en matière sécuritaire et judiciaire relatives à la zone frontalière » a dit la numéro un de la MINUL, Karin Landgren, « Je me réjouis de vous faire part de l’appui renouvelé des Nations Unies, y compris, à l’Opération ‘Restore Hope’, au renforcement des patrouilles des deux côtés de la frontière, et par l’utilisation partagée par la MINUL et l’ONUCI des trois hélicoptères de combats ».
Mme Landgren a également a fait part des appréciations formulées par le Conseil de sécurité à l’endroit des deux Gouvernements pour leurs efforts, tout en notant la fragilité qui continue de caractériser la zone frontalière. « L’appel du Conseil de sécurité aux deux Gouvernements pour le développement et la mise en œuvre d’une stratégie commune sur la zone frontalière reste valide ». Les Nations Unies, en particulier, continuent d’encourager l’engagement partagé des deux pays pour une stabilisation durable dans les domaines qui touchent le développement, la sécurité alimentaire, la réconciliation, les questions foncières ainsi que le désarmement, démobilisation et réintégration des combattants (DDR)».
Le Chef par intérim de l’ONUCI, Arnauld Akodjénou a pour sa part salué les efforts remarquables de la Côte d’Ivoire et du Liberia et a notamment souligné « les avancées significatives accomplies dans le cadre de la collaboration entre les Forces de sécurité et de défense des deux pays». Il a par ailleurs suggéré que les deux Gouvernements considèrent l’idée « d’une campagne de communication et de sensibilisation des populations vivant dans les zones affectées, afin de les informer sur leurs opérations et mécanismes de coopération, au niveau régional, national et local».
M. Akodjénou a par ailleurs encouragé « les investissements dans les zones de retour des réfugiés ». Il a également souligné l’importance que revêt la prise de mesures supplémentaires en vue de la restauration de la paix et du renforcement des relations de bon voisinage A ce titre, il a en particulier encouragé une plus grande implication des autorités locales et des leaders traditionnels dans la résolution des conflits frontaliers par le dialogue.
Les deux chefs de Mission ont réitéré le plein appui des Nations Unies aux deux pays dans leurs efforts conjoints en vue de la consolidation de la paix et de la sécurité dans la zone de leur frontière commune, et dans la sous-région.
news.abidjan.net
Centrafrique: le nouveau gouvernement formalise le début de la transition
Par AFP
Libération
Le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia, a ordonné la création samedi d’un Conseil supérieur de transition, qui devrait désigner un nouveau président, première étape de taille dans l’ère post-Bozizé.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des troubles ont de nouveau éclaté dans un quartier de Bangui. De nombreux tirs ont été entendus malgré un couvre-feu et se sont prolongés dans le centre-ville samedi.
Dans la matinée, les nouvelles autorités ont annoncé la création de la nouvelle institution de transition, conformément aux recommandations des chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis en sommet à N’Djamena mercredi.
«Il est créé un organe constituant et législatif dénommé Conseil supérieur de transition (CST)», selon les termes d’une ordonnance signée par Michel Djotodia.
Le CST, selon le document, «a pour mission d’élire le président de la République pour un mandat de 18 mois, rédiger un avant-projet de Constitution à soumettre au peuple par voie de référendum, et assumer les prérogatives législatives ordinairement dévolues à un organe législatif».
Au total, le Conseil sera composé de 97 membres, dont 20 qui représenteront les partis politiques avec notamment neuf sièges pour l’ex-opposition démocratique, six pour l’ex-majorité présidentielle et cinq pour d’autres partis.
Dix sièges reviennent à la coalition rebelle Séléka au pouvoir, les autres étant occupés entre autres par des représentants de la société civile, des confessions religieuses, des syndicats ou encore de la magistrature.
Le mode de fonctionnement du CST n’a pas encore été défini mais il devra composer un bureau de 6 membres comprenant un Président et un vice-Président.
Les divers partis politiques représentés dans le nouveau conseil vont maintenant devoir désigner les membres qui les représenteront.
Djotodia toujours au centre du jeu
Le nouveau gouvernement centrafricain, formé il y a une semaine par le Premier ministre reconduit Nicolas Tiangaye, ne devrait pas être dissous, a-t-on appris de source proche du gouvernement.
La rébellion Séléka avait renversé le 24 mars le président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans, et qui s’est réfugié au Cameroun voisin.
Puis le 30 mars, M. Djotodia s’était autoproclamé président en annonçant qu’il «remettrait le pouvoir» en 2016, au terme d’une transition de trois ans.
Mais le président du Tchad, Idriss Deby Itno, très influent en Centrafrique, avait refusé mercredi «de reconnaître un président autoproclamé».
Les nouvelles dispositions pour la transition pourraient cependant permettre à M. Djotodia de rester au centre du jeu s’il devenait le président désigné, des élections n’étant prévues qu’en 2015.
Pour un ancien proche du régime Bozizé ayant requis l’anonymat, le «Séléka a gagné et on ne peut pas le faire disparaître comme ça».
Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU vendredi, plus de 35.000 Centrafricains se sont réfugiés dans le nord de la République Démocratique du Congo depuis le début de la crise en Centrafrique.
Dans l’arrière-pays centrafricain, des scènes de vols sont régulièrement rapportées dans des villes de l’ouest, tandis que le Séléka mène une offensive depuis plusieurs jours contre le groupe rebelle dissident du Front démocratique du peuple centrafricain d’Abdoulaye Miskine dans le nord-ouest, à la frontière camerounaise.
Dans la localité de Berberati (nord-ouest), les populations ont manifesté vendredi contre ces pillages avant d’être dispersées par le Séléka, a-t-on appris auprès d’un Banguissois qui a joint ses proches sur place.
liberation.fr
Dans la nuit de vendredi à samedi, des troubles ont de nouveau éclaté dans un quartier de Bangui. De nombreux tirs ont été entendus malgré un couvre-feu et se sont prolongés dans le centre-ville samedi.«Il est créé un organe constituant et législatif dénommé Conseil supérieur de transition (CST)», selon les termes d’une ordonnance signée par Michel Djotodia.
Le CST, selon le document, «a pour mission d’élire le président de la République pour un mandat de 18 mois, rédiger un avant-projet de Constitution à soumettre au peuple par voie de référendum, et assumer les prérogatives législatives ordinairement dévolues à un organe législatif».
Au total, le Conseil sera composé de 97 membres, dont 20 qui représenteront les partis politiques avec notamment neuf sièges pour l’ex-opposition démocratique, six pour l’ex-majorité présidentielle et cinq pour d’autres partis.
Dix sièges reviennent à la coalition rebelle Séléka au pouvoir, les autres étant occupés entre autres par des représentants de la société civile, des confessions religieuses, des syndicats ou encore de la magistrature.
Le mode de fonctionnement du CST n’a pas encore été défini mais il devra composer un bureau de 6 membres comprenant un Président et un vice-Président.
Les divers partis politiques représentés dans le nouveau conseil vont maintenant devoir désigner les membres qui les représenteront.
Djotodia toujours au centre du jeu
Le nouveau gouvernement centrafricain, formé il y a une semaine par le Premier ministre reconduit Nicolas Tiangaye, ne devrait pas être dissous, a-t-on appris de source proche du gouvernement.
La rébellion Séléka avait renversé le 24 mars le président centrafricain François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans, et qui s’est réfugié au Cameroun voisin.
Puis le 30 mars, M. Djotodia s’était autoproclamé président en annonçant qu’il «remettrait le pouvoir» en 2016, au terme d’une transition de trois ans.
Mais le président du Tchad, Idriss Deby Itno, très influent en Centrafrique, avait refusé mercredi «de reconnaître un président autoproclamé».
Les nouvelles dispositions pour la transition pourraient cependant permettre à M. Djotodia de rester au centre du jeu s’il devenait le président désigné, des élections n’étant prévues qu’en 2015.
Pour un ancien proche du régime Bozizé ayant requis l’anonymat, le «Séléka a gagné et on ne peut pas le faire disparaître comme ça».
Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU vendredi, plus de 35.000 Centrafricains se sont réfugiés dans le nord de la République Démocratique du Congo depuis le début de la crise en Centrafrique.
Dans l’arrière-pays centrafricain, des scènes de vols sont régulièrement rapportées dans des villes de l’ouest, tandis que le Séléka mène une offensive depuis plusieurs jours contre le groupe rebelle dissident du Front démocratique du peuple centrafricain d’Abdoulaye Miskine dans le nord-ouest, à la frontière camerounaise.
Dans la localité de Berberati (nord-ouest), les populations ont manifesté vendredi contre ces pillages avant d’être dispersées par le Séléka, a-t-on appris auprès d’un Banguissois qui a joint ses proches sur place.
liberation.fr
Afrique du Sud: Nelson Mandela sort de l’hôpital après sa pneumonie
Par AFP
Le plus célèbre et le plus populaire de tous les Sud-Africains continuera à recevoir des soins à domicile, comme après sa précédente hospitalisation longue en décembre 2012, a précisé la présidence dans un communiqué.
Les médecins ont considéré que le héros de la lutte contre l’apartheid pouvait quitter leur établissement «en raison d’une amélioration constante et graduelle de son état général». Il a été ramené chez lui en ambulance, simplement escorté par un discret véhicule de sécurité noir.
Jeudi et vendredi déjà, le président Jacob Zuma en personne et l’épouse de Mandela Graça Machel, soulagés de rassurer le pays, avaient affirmé que l’illustre patient allait «de mieux en mieux».
Premier président noir de l’Afrique du Sud en 1994, celui que ses compatriotes appellent affectueusement «Madiba» avait déjà été hospitalisé en janvier 2011 puis en décembre 2012 pour des infections pulmonaires, probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.
C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.
La santé de Nelson Mandela est désormais un sujet de préoccupation régulier en Afrique du Sud, où chacun sait que le héros national n’est pas immortel. Ses derniers visiteurs, avant son hospitalisation, ont décrit un vieil homme en bonne santé, mais avec certaines absences cependant.
«Malheureusement, il oublie parfois que l’un ou l’autre sont décédés, ou son visage exprime l’incompréhension quand on lui dit que Walter Sisulu ou d’autres ne sont plus de ce monde», avait confié son ami l’avocat George Bizos dans une interview à l’agence d’information radio Eyewitness News le 11 mars, après avoir rendu visite à Nelson Mandela quelques jours auparavant.
Walter Sisulu, mort en 2003, a été l’une des figures emblématiques de la lutte contre l’apartheid, et très proche de Mandela pendant des années.
Mandela, qui n’est plus apparu en public depuis 2010, s’est complétement retiré de la vie politique et n’a plus exprimé aucune opinion publiquement depuis des années. Il n’est reste pas moins une idôle vénérée par tout un peuple, pour avoir réussi à éviter une explosion de violence raciale lors du passage entre le régime ségrégationniste d’apartheid et la démocratie en 1994.
Cette transition réussie lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.
L’archevêque Desmond Tutu, autre figure majeure de la lutte anti-apartheid et lui aussi prix Nobel de la paix, l’a qualifié un jour d'«icône mondiale de la réconciliation».
Derrière les barreaux, Mandela était devenu en effet le symbole de l’oppression de son peuple, tandis que le monde entier manifestait et organisait des concerts pour sa libération.
Mais avant même d’être libéré, en 1990, il s’est efforcé de comprendre ses adversaires --allant jusqu’à apprendre leur langue, l’afrikaans, et leur poésie--, de leur pardonner, puis de négocier avec eux sans esprit de vengeance.
Une fois libéré, il les a séduits par sa gentillesse, son élégance et son charisme.
Usé par ses années de prison, le détenu Mandela avait connu une première alerte de santé sérieuse en 1988. Il est alors admis, sous régime carcéral, à l’hôpital de Stellenbosch, près du Cap (sud-ouest) après s’être plaint d’une forte toux contractée dans l’humide cellule de sa prison.
Les médecins diagnostiquent une tuberculose, et drainent deux litres de liquide de ses poumons. Celui que le régime d’apartheid considérait déjà comme un possible interlocuteur passe six semaines à l’hôpital avant d’être transféré, convalescent, dans une clinique plus proche de sa prison dont il sera le tout premier patient noir.
En 2001, onze ans après sa libération, il est traité par radiothérapie pour un cancer de la prostate. L’année suivante, il déclare à des journalistes qu’il est définitivement guéri.
Quelques mois à peine après son élection à la présidence de la République en 1994, il est opéré de la cataracte. Des restrictions très rigoureuses interdisent aux photographes d’utiliser un flash en sa présence.
En décembre 2012 enfin, alors qu’il s’est retiré depuis quelques mois dans son village d’enfance de Qunu, dans la région du Cap oriental, il est ramené en avion à Pretoria. Il passe 18 jours à l’hôpital avant d’être autorisé à regagner son domicile de Johannesburg.
Son entourage n’avait ensuite pas souhaité le renvoyer à Qunu, au coeur d’une région rurale, alors que Johannesburg et Pretoria, à soixante kilomètres l’une de l’autre, regroupent la plupart des meilleurs hôpitaux du pays.
L’ex-président sud-africain Nelson Mandela, de santé désormais fragile à 94 ans, a été autorisé à regagner son domicile de Johannesburg samedi, après dix jours d’hospitalisation pour soigner une pneumonie.
Les médecins ont considéré que le héros de la lutte contre l’apartheid pouvait quitter leur établissement «en raison d’une amélioration constante et graduelle de son état général». Il a été ramené chez lui en ambulance, simplement escorté par un discret véhicule de sécurité noir.
Jeudi et vendredi déjà, le président Jacob Zuma en personne et l’épouse de Mandela Graça Machel, soulagés de rassurer le pays, avaient affirmé que l’illustre patient allait «de mieux en mieux».Premier président noir de l’Afrique du Sud en 1994, celui que ses compatriotes appellent affectueusement «Madiba» avait déjà été hospitalisé en janvier 2011 puis en décembre 2012 pour des infections pulmonaires, probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap.
C’est dans ce bagne qu’il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime de l’apartheid, cassant des cailloux dans une poussière qui a durablement endommagé ses poumons.
La santé de Nelson Mandela est désormais un sujet de préoccupation régulier en Afrique du Sud, où chacun sait que le héros national n’est pas immortel. Ses derniers visiteurs, avant son hospitalisation, ont décrit un vieil homme en bonne santé, mais avec certaines absences cependant.
«Malheureusement, il oublie parfois que l’un ou l’autre sont décédés, ou son visage exprime l’incompréhension quand on lui dit que Walter Sisulu ou d’autres ne sont plus de ce monde», avait confié son ami l’avocat George Bizos dans une interview à l’agence d’information radio Eyewitness News le 11 mars, après avoir rendu visite à Nelson Mandela quelques jours auparavant.
Walter Sisulu, mort en 2003, a été l’une des figures emblématiques de la lutte contre l’apartheid, et très proche de Mandela pendant des années.
Mandela, qui n’est plus apparu en public depuis 2010, s’est complétement retiré de la vie politique et n’a plus exprimé aucune opinion publiquement depuis des années. Il n’est reste pas moins une idôle vénérée par tout un peuple, pour avoir réussi à éviter une explosion de violence raciale lors du passage entre le régime ségrégationniste d’apartheid et la démocratie en 1994.
Cette transition réussie lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993, partagé avec le dernier président de l’apartheid, Frederik De Klerk.
L’archevêque Desmond Tutu, autre figure majeure de la lutte anti-apartheid et lui aussi prix Nobel de la paix, l’a qualifié un jour d'«icône mondiale de la réconciliation».
Derrière les barreaux, Mandela était devenu en effet le symbole de l’oppression de son peuple, tandis que le monde entier manifestait et organisait des concerts pour sa libération.
Mais avant même d’être libéré, en 1990, il s’est efforcé de comprendre ses adversaires --allant jusqu’à apprendre leur langue, l’afrikaans, et leur poésie--, de leur pardonner, puis de négocier avec eux sans esprit de vengeance.
Une fois libéré, il les a séduits par sa gentillesse, son élégance et son charisme.
Usé par ses années de prison, le détenu Mandela avait connu une première alerte de santé sérieuse en 1988. Il est alors admis, sous régime carcéral, à l’hôpital de Stellenbosch, près du Cap (sud-ouest) après s’être plaint d’une forte toux contractée dans l’humide cellule de sa prison.
Les médecins diagnostiquent une tuberculose, et drainent deux litres de liquide de ses poumons. Celui que le régime d’apartheid considérait déjà comme un possible interlocuteur passe six semaines à l’hôpital avant d’être transféré, convalescent, dans une clinique plus proche de sa prison dont il sera le tout premier patient noir.
En 2001, onze ans après sa libération, il est traité par radiothérapie pour un cancer de la prostate. L’année suivante, il déclare à des journalistes qu’il est définitivement guéri.
Quelques mois à peine après son élection à la présidence de la République en 1994, il est opéré de la cataracte. Des restrictions très rigoureuses interdisent aux photographes d’utiliser un flash en sa présence.
En décembre 2012 enfin, alors qu’il s’est retiré depuis quelques mois dans son village d’enfance de Qunu, dans la région du Cap oriental, il est ramené en avion à Pretoria. Il passe 18 jours à l’hôpital avant d’être autorisé à regagner son domicile de Johannesburg.
Son entourage n’avait ensuite pas souhaité le renvoyer à Qunu, au coeur d’une région rurale, alors que Johannesburg et Pretoria, à soixante kilomètres l’une de l’autre, regroupent la plupart des meilleurs hôpitaux du pays.
© Libération
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Regard sur le jeu vidéo africain
Cofondateur du studio Leti Games, Wesley Kirinya était invité à la Game Developers Conference 2013 pour parler de l'émergence du jeu vidéo africain. Entendons-nous bien, il ne s'agit pas de jeux vidéo situés en Afrique, mais bien de jeux développés sur le continent africain. En marge des grosses boîtes internationales, l'Afrique se découvre de nouveaux studios de développement indépendants tentant tous à leur façon de pousser le média pour le développer à travers 55 pays divisés en 3.000 cultures différentes pour un total d'1 milliard de personnes. Le défi semble de taille mais visiblement très excitant pour Leti Games créé en 2009 et les autres (Tasty Poison, Afroes, Kola Studios, Maliyo Games, Kuluya). Wesley Kirinya a eu l'amabilité de répondre à nos questions pour nous faire découvrir cette scène encore méconnue des joueurs occidentaux.
jeuxvideo.com > A quoi ressemble le paysage vidéoludique sur le continent africain ? Est-il dominé par le PC ? Les consoles ? Les mobiles ?
Wesley Kirinya : On ne parle pas beaucoup de consoles. C'est un investissement pour se procurer une console, et à part jouer avec, il n'y a rien d'autre à en faire. Aux Etats-Unis, vous pouvez regarder la télé sur Xbox et vous avez le Xbox Live. Il y a donc bien plus d'intérêt à avoir une console en Occident qu'en Afrique où il s'agit du moyen de jouer le moins populaire. Le PC est présent, mais il n'est pas aussi pratique que les mobiles. Et vous savez, les téléphones deviennent de plus en plus puissants et ils sont plus facilement accessibles aux enfants, n'importe quand. Avec tous les services qui évoluent autour du mobile, les téléphones sont devenus un outil important. Et puisqu'ils peuvent de plus supporter le jeu, les mobiles sont devenus la principale plate-forme de jeux en Afrique.
jeuxvideo.com > Quelle est la proportion entre plates-formes Android et iOS ?
Wesley Kirinya : Android est bien plus important, simplement parce que c'est moins cher. Un téléphone iOS coûte environ 1.000 dollars tandis qu'un téléphone Android revient à 100 dollars. Le calcul est vite fait !
jeuxvideo.com > Quels sont les genres de jeux les plus populaires en Afrique ? Vous disiez lors de votre présentation que les jeux à teneur éducative étaient très importants...
Wesley Kirinya : L'éducation est très estimée. Si vous réalisez un jeu et que vous y placez un élément éducatif, les gens donneront de l'importance à votre jeu, qu'importe si le jeu est amusant. Le fun d'un jeu tout seul n'est rien. Si vous ajoutez un aspect éducatif, c'est plus facile à vendre et cela donne envie aux joueurs de l'essayer. Une fois qu'ils l'auront essayé, ils pourront alors apprécier le côté amusant.
jeuxvideo.com > En parlant de faire essayer vos jeux, par quelles voies de communication parlez-vous aux joueurs afin de mettre vos titres en avant ? Y a-t-il une presse ou des sites Internet spécialisés pour relayer les informations jusqu'aux joueurs ?
Wesley Kirinya : Dans le cas d'un jeu réalisé en partenariat avec un constructeur mobile, ce dernier peut se charger de faire le buzz autour du jeu. Il y a aussi les portails de jeux mobiles et mettre votre titre sur un portail donne de la valeur au service de tel ou tel constructeur. Le meilleur moyen de faire parler de son jeu est à travers ces partenaires qui se chargent de la publicité.
jeuxvideo.com > Mais en dehors de la publicité, avez-vous des journalistes qui se consacrent à couvrir l'actualité jeu vidéo ?
Wesley Kirinya : Nous n'avons pas de presse spécialisée dans le jeu vidéo car il n'y a pas assez de jeux pour couvrir une actualité régulière. Il y a peut-être un nouveau jeu qui sort tous les six mois... Il y a des blogs ou même des joueurs en ligne qui parlent de ce genre d'informations. Il y a aussi quelques personnes que je connais qui écrivent de temps en temps dans des journaux ou parlent à la télé. Les jeux vidéo sont encore quelque chose de nouveau pour le continent. Il s'agit d'un nouveau type d'industrie qui existe ailleurs mais qui arrive sur le continent. C'est excitant.
jeuxvideo.com > Quelles sont les différences que l'on peut observer dans la production de jeux à travers le continent ?
Wesley Kirinya : Le nord est logiquement bien plus proche de l'Europe et du Moyen-Orient avec de grandes influences arabes. Et au sud, c'est essentiellement l'Afrique du Sud qui est plus occidentalisé … non pas vraiment … disons que l'Afrique du Sud est plus exposée aux courants modernes que le reste de l'Afrique. Avec les connexions européennes au nord et l'exposition de l'Afrique du Sud au reste du monde, ces deux zones de l'Afrique se retrouvent à créer des jeux pour les pays occidentaux. Ubisoft a par exemple un studio au Maroc, très proche de l'Europe. Développer en Afrique du Sud entraîne aussi probablement des avantages financiers. C'est peut-être moins cher de développer là-bas. En tant qu'ancienne colonie, l'influence hollandaise est aussi très importante en Afrique du Sud. Le pays a obtenu son indépendance bien plus tard et a logiquement eu une plus grande exposition à la culture occidentale. Il est donc naturellement davantage tourné vers l'Europe.
jeuxvideo.com > Cela veut-il dire que les studios à l'est et à l'ouest n'ont pas de contact avec l'Occident ? Travaillez-vous d'ailleurs avec des studios européens ou autres ? Que ce soit pour un partenariat ou du travail de commande ?
Wesley Kirinya : Le travail de commande à l'est et à l'ouest est principalement tourné vers d'autres studios africains. Il faut se rappeler que les pays à l'est et à l'ouest sont aussi d'anciennes colonies, mais des colonies qui ont obtenu leur indépendance bien avant l'Afrique du Sud. Les différents peuples ont alors tenté de retrouver leur propre culture. Dans notre cas, nous connaissons notre culture, et elle est comprise par l'ensemble de la population. Donc nous pouvons développer des jeux pour eux. Nous voyons le marché africain comme suffisamment grand pour nous. Même s'il n'est pas aussi vibrant qu'en Occident. Il est florissant et il nous suffit pour grandir. Donc nous souhaitons nous concentrer sur ce marché et continuer à le construire. Oui, nous pourrions travailler sur un produit de commande pour quelqu'un en dehors de l'Afrique, mais nous sommes si occupés à faire ce que nous faisons maintenant que nous n'avons même pas vraiment le temps d'essayer de mettre en place ce type de travail. Une autre raison est que nous n'avons pas les contacts pour être connectés avec le marché occidental. Le nord et le sud, parce qu'ils sont déjà connectés avec l'extérieur, ont probablement ce genre de contacts, donc c'est plus simple pour eux de travailler avec les studios occidentaux.
jeuxvideo.com > Comment se déroule la formation pour venir travailler dans le jeu vidéo ? Y a-t-il des écoles spécialisées ?
Wesley Kirinya : Nous avons des universités et des lycées qui enseignent l'informatique et le développement. En général, et je ne pense pas qu'il s'agisse d'un problème uniquement africain, la plupart des élèves qui terminent un cursus possèdent les bases mais pas l'expérience lorsqu'il s'agit de développer des jeux ou d'utiliser des programmes compliqués. Il nous faut trouver des gens qui ont une spécialité, comme les graphismes par exemple, mais qui comprennent aussi comment les ressources du système sont utilisées. Vous savez, parfois il vaut mieux laisser quelqu'un essayer quelque chose sur la durée. La plupart des personnes que nous avons engagées sont des personnes que nous avons formées nous-mêmes. Le cofondateur de Leti Games et moi-même nous sommes formés tout seuls sur une longue période de temps. Les gars de l'équipe, nous travaillons avec eux sur des projets, nous leur laissons voir notre code, nous les laissons jouer un peu avec et nous leur assignons des tâches spécifiques pour développer des jeux.
jeuxvideo.com > En mettant de côté les grosses structures, quelle est la taille moyenne d'un studio de développement en Afrique ?
Wesley Kirinya : De cinq à huit personnes environ.
jeuxvideo.com > Travaillez-vous parfois avec d'autres studios ?
Wesley Kirinya : Ah oui. Nous réalisons différentes parties d'un même jeu. L'avantage de notre compagnie est que nous sommes vraiment avancés techniquement et cela ne nous dérange pas de nous occuper de parties techniques. A l'inverse, nous ne sommes pas aussi doués dans certains domaines, le développement conceptuel, un peu le business, et il y a des compagnies qui sont bien meilleures à ce niveau. Oui, nous travaillons tous ensemble.
jeuxvideo.com > Vous parliez avant l'interview d'une Game Developers Conference en Afrique...
Wesley Kirinya : Oui, c'est quelque chose que nous pensons faire. Nous en sommes encore à la phase de préparation. Il y a plusieurs types de conférences qui commencent à se former, comme pour les comics. Nous pensons que si nous nous rassemblons tous, nous pourrions faire quelque chose.
jeuxvideo.com > Quand avez-vous commencé à travailler dans le milieu ? Quel jeu vous a donné envie de concevoir des jeux vidéo ?
Wesley Kirinya : Le premier jeu auquel j'ai joué... J'avais 10 ans. C'était Super Mario.
jeuxvideo.com > Sur la NES ?
Wesley Kirinya : Oui. A l'époque, il y avait quelques consoles par-ci par-là. Des copains en avaient et nous étions invités à la maison pour tous jouer à leurs jeux.
jeuxvideo.com > Y a-t-il une différence de prix en Afrique qui rend les machines encore plus chères qu'elles ne le sont déjà à la base ?
Wesley Kirinya : Les personnes qui vivent en ville peuvent s'offrir un PC car les prix ont vraiment baissé mais ils ne le font simplement pas. Moi-même, je n'ai pas de PC à la maison. Je n'ai pas de console non plus. J'ai le sentiment qu'il s'agit d'un gadget de plus à ajouter à la liste de choses à avoir. Le mobile est avec moi, il est toujours avec moi où que j'aille et vous savez, la plupart des jeux joués sont des jeux casual. Je ne passe pas du temps à brancher une machine, à l'allumer, à planifier une session de jeu... La plupart des jeux sur consoles exigent de passer une heure ou deux avant de pouvoir réellement être appréciés. La majorité des personnes n'ont pas ce temps à disposition. Les gens veulent juste jouer à quelque chose qui soit fun, rapide, pratique et qu'il est possible de continuer plus tard à sa propre convenance. Les gens ne choisissent pas de consacrer quelques heures à un jeu, c'est plutôt lorsqu'ils sont dans une file d'attente, ou dans le bus qu'ils se disent qu'ils n'ont qu'à s'occuper à faire autre chose, en l'occurrence jouer.
jeuxvideo.com > Le continent est divisé en plusieurs blocs de langues avec principalement deux gros blocs anglais et français, et de multiples autres langues moins répandues. Comment se déroule la localisation des jeux en Afrique ?
Wesley Kirinya : Quand vous prévoyez de développer un jeu, vous regardez à qui vous allez le vendre. Dans le cas d'une commande, on nous dit où il sera vendu. Généralement, les jeux sont simplement en anglais ou en français. Parfois, il y a d'autres langues, comme par exemple au Kenya où il y a l'anglais mais aussi le kiswahili. Le cœur du marché détermine quelles langues seront utilisées. Si le jeu vise des jeunes joueurs, l'anglais fonctionne très bien. Vous savez, de nombreuses personnes ne savent pas déchiffrer leur langue maternelle à l'écrit. Et si par bonheur ils y arrivent, ce n'est pas aussi simple à lire que l'anglais. Dès l'école, vous êtes habitué à lire en anglais et vous emmagasinez des mots assez rapidement. Même si le jeu cible une zone connue pour suivre sa culture traditionnelle, les gens connaissent l'anglais. Nous développerons donc le jeu en anglais. C'est aussi cette langue qu'ils lisent dans le journal. En revanche, si le jeu a besoin d'être réalisé dans leur langue maternelle, il sera alors probablement uniquement parlé. Moins de textes et plus de voix.
jeuxvideo.com > Vous parlez beaucoup de différents marchés visés pour tel ou tel jeu et vous mentionniez plus tôt les partenariats avec les constructeurs. Je suis curieux de connaître le processus initial de création d'un jeu. Avez-vous l'idée d'un jeu et vous cherchez alors un partenaire pour le financer ou est-ce l'inverse, une compagnie vous démarche pour développer un jeu ?
Wesley Kirinya : C'est un peu des deux en fait. Nous avons nos propres concepts que nous tentons de réaliser seuls mais nous cherchons aussi des partenaires pour nous aider à distribuer et à vendre le jeu. Lorsque quelqu'un nous contacte pour développer un titre, c'est généralement dans un but éducatif, un jeu pour enseigner quelque chose.
jeuxvideo.com > Quels genres d'enseignements ?
Wesley Kirinya : Nous en avons fait un pour une compagnie qui souhaitait que ses employés apprennent plus sur ses produits. Ils avaient beaucoup de produits et ils cherchaient un moyen de motiver leurs employés à mieux connaître leurs articles. Vous jouez au jeu, vous en apprenez plus sur les produits et vous êtes récompensé pour cela. Un autre jeu visait à apprendre à choisir de bons leaders en rassemblant des données sur les gens mais en gamifiant le processus. Vous deviez comprendre ce que les gens pensaient, et savoir si untel ferait un bon leader. Ce genre de choses. Lorsque les contrats viennent de compagnies externes, c'est principalement pour réaliser un jeu sérieux et éducatif.
jeuxvideo.com > Vous nous avez montré des concepts de Pharaon, d'Ananse et d'autres figures emblématiques de l'Histoire ou du folklore africain. Que comptez-vous faire avec ces personnages ? Quels types de jeux sont prévus ?
Wesley Kirinya : Il s'agit de jeux réalisés en interne chez Leti Games. Pour ceux-là nous voulons développer des jeux de plates-formes action. Nous voulons qu'une gamme de comics sorte en parallèle des jeux. Les jeux et les comics seront distribués séparément mais suivront la même histoire.
jeuxvideo.com > Les jeux sont-ils prévus pour rester sur le sol africain ? Y a-t-il une chance de les voir arriver en Occident ?
Wesley Kirinya : Il y a bien une chance. Mais encore une fois nous voulons d'abord faire grandir le marché africain. Et exporter le jeu en Occident exige bien plus de ressources. Nous sommes une petite compagnie et nous avons le temps de grandir. Nous avons des personnes de talent. J'ajoute que les compagnies en dehors du continent ne comprennent pas aussi bien la culture africaine que nous pour réaliser ce que nous voulons faire. Donc avec tous ces avantages, nous ne nous sentons pas particulièrement menacés. Si nous nous sentons menacés un jour, alors il sera peut-être temps de chercher un bon et grand partenaire. Ceci dit, nous pensons que si nous réussissons bien en Afrique, les jeux commenceront à s'exporter d'eux-mêmes en dehors du continent.
jeuxvideo.com > C'est tout ce que l'on vous souhaite. Merci Wesley Kirinya.
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jeudi 4 avril 2013
Centrafrique: les chefs d'Etat d'Afrique centrale veulent un président de transition
(Le Point 04/04/2013)
Les forces sud-africaines, font les effectifs sont d'environ 200 hommes, étaient présentes en Centrafrique dans le cadre d'un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l'armée centrafricaine.
Les chefs d'Etat d'Afrique centrale réunis à N'Djamena mercredi ont poussé la Centrafrique vers une issue démocratique, demandant le retrait des troupes sud-africaines et l'élection d'un président de transition pour une période de moins de 18 mois, après le coup d'Etat de la rébellion Séléka il y a 10 jours.
Jugeant "impossible" de reconnaître le "président autoproclamé" et chef rebelle Michel Djotodia, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) ont demandé à ce qu'un "collège" de transition soit élu "par les forces vives de la nation", avec à sa tête un président élu, pour une période qui "ne doit pas excéder 18 mois".
"On peut penser que ce sera Michel Djotodia (qui sera nommé à la tête du collège), qui n'est pas du tout rejeté du processus, au contraire" a estimé l'ambassadeur de l'Union européenne à Bangui, Guy Samzun, alors qu'après avoir pris le pouvoir, M. Djotodia avait annoncé qu'il présiderait son pays pour une durée de trois ans.
A l'issue du sommet, le président tchadien Idriss Déby a annoncé la "mise en place d'un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l'Assemblée".
"Dès demain, une mission composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la CEEAC, les partenaires et les représentants des Nations de l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie doivent se rendre à Bangui pour porter ce message aux Centrafricains" a ajouté le M. Déby.
La coalition rebelle Séléka a pris le pouvoir à Bangui le 24 mars, jugeant que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre.
Guy Samzun a, quant à lui, salué les décisions du sommet de N'Djamena.
"Comme prévu par l'accord de Libreville, il y a un exécutif au pouvoir renforcé qui est le Premier ministre Nicolas Tiangaye", issu de l'ancienne opposition à François Bozizé, "et la création d'un Comité national de transition (CNT)". "Ce Comité sera composé de toutes les parties présentes à Libreville. Son président sera élu en son sein et deviendra la président de la République", a commenté l'ambassadeur de l'Union européenne.
M. Tiangaye, reconduit le 27 mars dans ses fonctions, avait formé dimanche un nouveau gouvernement d'"union nationale" principalement composé de membres de la coalition Séléka, de l'opposition démocratique et de la société civile.
Les propositions de N'Djamena sont "une bonne chose, une bonne nouvelle", a pour sa part dit à l'AFP un ancien proche du régime Bozizé ayant requis l'anonymat.
A propos du CNT, il a déclaré : "Le général De Gaulle disait : +on ne fait pas de politique sans tenir compte de la réalité du terrain+. Il y a des vainqueurs et il faut en tenir compte. Séléka a gagné et on ne peut pas le faire disparaître comme ca (...) Raccourcir le délai de transition est une bonne chose également. Si on voit que ce n'est pas réalisable, on peut prolonger".
L'ancien Premier ministre et opposant centrafricain Martin Ziguélé, présent au sommet, a également réagi positivement : "La décision des chefs d'Etat est (...) un moyen de donner une légitimité à un homme ou une femme qui aura la redoutable tâche de mener cette transition", a-t-il déclaré à l'AFP.
Retrait des troupes sud-africaines
Le président sud-africain Jacob Zuma a de son coté annoncé ordonné le retrait des troupes sud-africaines de Centrafrique.
"Le président Zuma a décidé de retirer les forces sud-africaines qui sont à Bangui", a déclaré le président Déby.
Invité à se joindre aux discussions, Jacob Zuma en personne a fait le déplacement avec trois de ses ministres (Relations internationales et Coopération, Défense, Sécurité d'Etat), signe de l'importance de cette épineuse affaire pour l'Afrique du Sud. Au moins 13 soldats sud-africains avaient été tués le 24 mars par la rébellion qui faisait alors son entrée dans Bangui, quelques heures avant de renverser le régime de François Bozizé.
Les forces sud-africaines, font les effectifs sont d'environ 200 hommes, étaient présentes en Centrafrique dans le cadre d'un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l'armée centrafricaine.
Des sources centrafricaines, proches de la présidence et des services sécuritaires, dénoncent l'existence d'un "deal" entre MM. Zuma et Bozizé, avec à la clé accès d'entreprises sud-africaines à des richesses pétrolières, diamantifères et aurifères.
Au sein de la rébellion Séléka, un responsable assure : "Les accords de Bozizé avec l'Afrique du sud n'étaient pas dans l'intérêt du pays, mais du maintien au pouvoir de Bozizé. Ils ont perdu militairement. Ils doivent s'en aller et oublier".
Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont en outre appelé mercredi le président béninois Thomas Yayi Boni à accueillir François Bozizé "en tant que frère".
Ce dernier, qui avait fui au Cameroun après la prise de Bangui, a adressé une demande d'asile au Bénin, selon le ministre béninois des Affaires étrangères Arifari Bako.
Dans la capitale centrafricaine, un début de normalisation était en cours, après l'appel des nouvelles autorités à reprendre les activités administratives et économiques dès mardi.
Concernant la sécurité, le cantonnement des troupes de la rébellion Séléka, toujours très présentes à Bangui, a commencé. "Nous sommes dans une logique de désarmement", a souligné une source proche du Premier ministre.
Par Louise Cuneo
© Copyright Le Point
Les forces sud-africaines, font les effectifs sont d'environ 200 hommes, étaient présentes en Centrafrique dans le cadre d'un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l'armée centrafricaine.

Les chefs d'Etat d'Afrique centrale réunis à N'Djamena mercredi ont poussé la Centrafrique vers une issue démocratique, demandant le retrait des troupes sud-africaines et l'élection d'un président de transition pour une période de moins de 18 mois, après le coup d'Etat de la rébellion Séléka il y a 10 jours.
Jugeant "impossible" de reconnaître le "président autoproclamé" et chef rebelle Michel Djotodia, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) ont demandé à ce qu'un "collège" de transition soit élu "par les forces vives de la nation", avec à sa tête un président élu, pour une période qui "ne doit pas excéder 18 mois".
"On peut penser que ce sera Michel Djotodia (qui sera nommé à la tête du collège), qui n'est pas du tout rejeté du processus, au contraire" a estimé l'ambassadeur de l'Union européenne à Bangui, Guy Samzun, alors qu'après avoir pris le pouvoir, M. Djotodia avait annoncé qu'il présiderait son pays pour une durée de trois ans.
A l'issue du sommet, le président tchadien Idriss Déby a annoncé la "mise en place d'un organe législatif qui va rédiger la Constitution et jouer le rôle de l'Assemblée".
"Dès demain, une mission composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la CEEAC, les partenaires et les représentants des Nations de l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie doivent se rendre à Bangui pour porter ce message aux Centrafricains" a ajouté le M. Déby.
La coalition rebelle Séléka a pris le pouvoir à Bangui le 24 mars, jugeant que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre.
Guy Samzun a, quant à lui, salué les décisions du sommet de N'Djamena.
"Comme prévu par l'accord de Libreville, il y a un exécutif au pouvoir renforcé qui est le Premier ministre Nicolas Tiangaye", issu de l'ancienne opposition à François Bozizé, "et la création d'un Comité national de transition (CNT)". "Ce Comité sera composé de toutes les parties présentes à Libreville. Son président sera élu en son sein et deviendra la président de la République", a commenté l'ambassadeur de l'Union européenne.
M. Tiangaye, reconduit le 27 mars dans ses fonctions, avait formé dimanche un nouveau gouvernement d'"union nationale" principalement composé de membres de la coalition Séléka, de l'opposition démocratique et de la société civile.
Les propositions de N'Djamena sont "une bonne chose, une bonne nouvelle", a pour sa part dit à l'AFP un ancien proche du régime Bozizé ayant requis l'anonymat.
A propos du CNT, il a déclaré : "Le général De Gaulle disait : +on ne fait pas de politique sans tenir compte de la réalité du terrain+. Il y a des vainqueurs et il faut en tenir compte. Séléka a gagné et on ne peut pas le faire disparaître comme ca (...) Raccourcir le délai de transition est une bonne chose également. Si on voit que ce n'est pas réalisable, on peut prolonger".
L'ancien Premier ministre et opposant centrafricain Martin Ziguélé, présent au sommet, a également réagi positivement : "La décision des chefs d'Etat est (...) un moyen de donner une légitimité à un homme ou une femme qui aura la redoutable tâche de mener cette transition", a-t-il déclaré à l'AFP.
Retrait des troupes sud-africaines
Le président sud-africain Jacob Zuma a de son coté annoncé ordonné le retrait des troupes sud-africaines de Centrafrique.
"Le président Zuma a décidé de retirer les forces sud-africaines qui sont à Bangui", a déclaré le président Déby.
Invité à se joindre aux discussions, Jacob Zuma en personne a fait le déplacement avec trois de ses ministres (Relations internationales et Coopération, Défense, Sécurité d'Etat), signe de l'importance de cette épineuse affaire pour l'Afrique du Sud. Au moins 13 soldats sud-africains avaient été tués le 24 mars par la rébellion qui faisait alors son entrée dans Bangui, quelques heures avant de renverser le régime de François Bozizé.
Les forces sud-africaines, font les effectifs sont d'environ 200 hommes, étaient présentes en Centrafrique dans le cadre d'un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l'armée centrafricaine.
Des sources centrafricaines, proches de la présidence et des services sécuritaires, dénoncent l'existence d'un "deal" entre MM. Zuma et Bozizé, avec à la clé accès d'entreprises sud-africaines à des richesses pétrolières, diamantifères et aurifères.
Au sein de la rébellion Séléka, un responsable assure : "Les accords de Bozizé avec l'Afrique du sud n'étaient pas dans l'intérêt du pays, mais du maintien au pouvoir de Bozizé. Ils ont perdu militairement. Ils doivent s'en aller et oublier".
Les chefs d'Etat d'Afrique centrale ont en outre appelé mercredi le président béninois Thomas Yayi Boni à accueillir François Bozizé "en tant que frère".
Ce dernier, qui avait fui au Cameroun après la prise de Bangui, a adressé une demande d'asile au Bénin, selon le ministre béninois des Affaires étrangères Arifari Bako.
Dans la capitale centrafricaine, un début de normalisation était en cours, après l'appel des nouvelles autorités à reprendre les activités administratives et économiques dès mardi.
Concernant la sécurité, le cantonnement des troupes de la rébellion Séléka, toujours très présentes à Bangui, a commencé. "Nous sommes dans une logique de désarmement", a souligné une source proche du Premier ministre.
Par Louise Cuneo
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Ouganda - Une récompense de 5 millions de dollars pour l'arrestation du chef rebelle Joseph Kony
(Le Monde 04/04/2013) Les Etats-Unis ont promis mercredi 3 avril 5 millions de
dollars de récompense pour toute information qui permettrait l'arrestation du
chef rebelle ougandais Joseph Kony, a annoncé le département d'Etat.
Le dirigeant de l'Armée de résistance du Seigneur se cacherait aux confins de la Centrafrique, du Soudan du Sud et du Soudan. Comme ses trois adjoints, il est inculpé par la Cour pénale internationale de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, parmi lesquels viols, mutilations, meurtres et recrutements d'enfants.
Washington propose une récompense similaire pour l'arrestation de chacun des trois adjoints de Joseph Kony : Okot Odhiambo, Dominic Ongwen ainsi que Sylvestre Mudacumura, qui combat au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). La LRA est "l'un des groupes armés les plus cruels au monde", a affirmé l'ambassadeur des Etats-Unis pour les crimes de guerres, Stephen Rapp.
L'OUGANDA SUSPEND LA TRAQUE
La LRA est active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud. Ses attaques ont provoqué le déplacement d'environ 450 000 personnes en RDC, Centrafrique, Ouganda et au Soudan du Sud, selon l'ONU, qui enquête par ailleurs sur des sources de financement illicite de la LRA, notamment celles liées au trafic d'ivoire.
Le président américain, Barack Obama, avait autorisé l'an dernier l'envoi d'une centaine de forces spéciales afin d'aider l'armée ougandaise à fouiller la jungle pour retrouver Kony, un des hommes les plus recherchés au monde. Mais l'armée ougandaise a annoncé mercredi avoir suspendu sa traque de la LRA en Centrafrique, à la suite de la prise du pouvoir à Bangui par la rébellion Séléka, qui n'est pas reconnue par l'Union africaine (UA). L'UA appuie les recherches de l'Ouganda.
© Copyright Le Monde
Le dirigeant de l'Armée de résistance du Seigneur se cacherait aux confins de la Centrafrique, du Soudan du Sud et du Soudan. Comme ses trois adjoints, il est inculpé par la Cour pénale internationale de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, parmi lesquels viols, mutilations, meurtres et recrutements d'enfants.
Washington propose une récompense similaire pour l'arrestation de chacun des trois adjoints de Joseph Kony : Okot Odhiambo, Dominic Ongwen ainsi que Sylvestre Mudacumura, qui combat au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). La LRA est "l'un des groupes armés les plus cruels au monde", a affirmé l'ambassadeur des Etats-Unis pour les crimes de guerres, Stephen Rapp.
L'OUGANDA SUSPEND LA TRAQUE
La LRA est active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud. Ses attaques ont provoqué le déplacement d'environ 450 000 personnes en RDC, Centrafrique, Ouganda et au Soudan du Sud, selon l'ONU, qui enquête par ailleurs sur des sources de financement illicite de la LRA, notamment celles liées au trafic d'ivoire.
Le président américain, Barack Obama, avait autorisé l'an dernier l'envoi d'une centaine de forces spéciales afin d'aider l'armée ougandaise à fouiller la jungle pour retrouver Kony, un des hommes les plus recherchés au monde. Mais l'armée ougandaise a annoncé mercredi avoir suspendu sa traque de la LRA en Centrafrique, à la suite de la prise du pouvoir à Bangui par la rébellion Séléka, qui n'est pas reconnue par l'Union africaine (UA). L'UA appuie les recherches de l'Ouganda.
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Côte d'Ivoire : le plan de sécurisation des élections locales est prêt
(Xinhuanet 04/04/2013) Le plan de sécurisation des prochaines élections locales
prévues pour le 21 avril en Côte d'ivoire est prêt, a appris Xinhua mardi de
source militaire.
"Pour cette opération de sécurisation, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) seront en avant-garde, et obtiendront le soutien des forces partenaires comme l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI)", a expliqué le chef d'état-major général des FRCI le général Soumaïla Bakayoko.
Selon le chef de l'armée ivoirienne, plusieurs postes de commandement seront installés, et les militaire s'attèlent à capitaliser les actions.
"L'objectif est que nous soyons le plus opérationnel possible" , a expliqué le général Bakayoko.
Outre les élections, les FRCI ont également fait état des actions visant la sécurisation de l'ouest ivoirien en proie à des attaques répétées d'inconnus armés.
Les élections municipales et régionales couplées se dérouleront sur le territoire ivoirien le 21 avril.
Pour plusieurs observateurs, ces scrutins s'inscrivent dans le cadre de l'avancée du processus démocratique dans le pays.
A plusieurs occasions, les autorités sécuritaires ivoiriennes ont exprimé leur engagement à oeuvrer pour une sécurisation optimale des lieux de vote.
Plusieurs rencontres se sont ainsi tenues entre les officiers des FRCI, ceux des Casques bleus de l'ONUCI et de l'armée française.
Sur le terrain, des campagnes de sensibilisation se sont également succédé, pour des élections sans violence.
© Copyright Xinhuanet
"Pour cette opération de sécurisation, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) seront en avant-garde, et obtiendront le soutien des forces partenaires comme l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI)", a expliqué le chef d'état-major général des FRCI le général Soumaïla Bakayoko.
Selon le chef de l'armée ivoirienne, plusieurs postes de commandement seront installés, et les militaire s'attèlent à capitaliser les actions.
"L'objectif est que nous soyons le plus opérationnel possible" , a expliqué le général Bakayoko.
Outre les élections, les FRCI ont également fait état des actions visant la sécurisation de l'ouest ivoirien en proie à des attaques répétées d'inconnus armés.
Les élections municipales et régionales couplées se dérouleront sur le territoire ivoirien le 21 avril.
Pour plusieurs observateurs, ces scrutins s'inscrivent dans le cadre de l'avancée du processus démocratique dans le pays.
A plusieurs occasions, les autorités sécuritaires ivoiriennes ont exprimé leur engagement à oeuvrer pour une sécurisation optimale des lieux de vote.
Plusieurs rencontres se sont ainsi tenues entre les officiers des FRCI, ceux des Casques bleus de l'ONUCI et de l'armée française.
Sur le terrain, des campagnes de sensibilisation se sont également succédé, pour des élections sans violence.
© Copyright Xinhuanet
Rwanda : l’enquête Bruguière, une imposture française
(Afrikarabia 04/04/2013)
Journaliste belge, Philippe Brewaeys démonte l’une des plus extraordinaires machinations judiciaires de l’histoire de France : l’enquête biaisée menée par le juge Jean-Louis Bruguière sur l’attentat du 6 avril 1994 au Rwanda, attentat qui fut l’élément déclencheur du génocide des Tutsi.
Le 6 avril 1994 à 20 h 23, deux missiles sont tirés contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. L’appareil en phase d’atterrissage explose, ses occupants sont tués sur le coup. Parmi eux, les trois Français qui composent l’équipage et le président de la République du Burundi, Cyprien Ntaryamira. Presque aussitôt, les extrémistes hutu accusent les Casques bleus belges de la Mission des Nations unies pour le Rwanda (MINUAR). Au même moment, ils dressent partout des barrages, tuent les Tutsi qui passent, assassinent les personnalités modérées du gouvernement. Dix militaires belges de la MINUAR sont abattus. Le génocide commence. En cent jours, environ un million de personnes seront exterminées : les trois-quarts des Tutsi du Rwanda et aussi des Hutu démocrates ou qui ont le malheur de présenter “la morphologie tutsi”.
Aussi longtemps qu’ils contrôleront l’épave de l’avion présidentiel, les extrémistes hutu interdiront son accès. Et après le génocide, tous les protagonistes de la tragédie auront d’autres priorités que d’enquêter sur l’attentat. Tous ? Corrigeons : le mercenaire français Paul Barril, capitaine de gendarmerie en disponibilité, a été missionné par Agathe Habyarimana - la veuve du président rwandais - pour incriminer le Front patriotique rwandais dans l’attentat. Dès le mois de juillet 1994, Barril tente de déposer une première plainte en son nom et se répand dans les médias. Le quotidien Le Monde publie ses élucubrations. La plainte n’est pas considérée comme recevable.
Quatre ans plus tard, Barril est à la peine. Dans Le Figaro, le journaliste Patrick de Saint-Exupéry a produit une série de révélations sur l’implication de l’Etat français dans le génocide. Les parlementaires s’apprêtent à créer une mission d’information qui, inévitablement, convoquera le mercenaire. Astucieusement, Barril pousse Sylvie Minaberry, la fille du copilote du Falcon du président Habyarimana à porter plainte. Cette fois, un juge d’instruction est nommé : Jean-Louis Bruguière. Les parlementaires français n’ont pas le droit d’interférer dans le cours d’une procédure judiciaire : ils n’oseront pas interroger Paul Barril et se garderont de conclure sur l’identité des auteurs de l’attentat du 6 avril 1994.
Le responsable de cet attentat ? Le juge Jean-Louis Bruguière en est vite convaincu par Paul Baril et ses amis : c’est le Front patriotique rwandais et son chef militaire, Paul Kagame. En 2006, le juge français lance une série de mandats d’arrêt. Peu importe si l’une des personnes visées n’existe pas… Le Rwanda rompt ses relations diplomatiques avec la France.
Dans « Rwanda 1994. Noirs et Blancs menteurs » , le journaliste d’investigation Philippe Brewaeys démêle les fils de cette instruction biaisée, manipulée, qui visait à accuser Paul Kagame d’avoir délibérément voulu le génocide pour reprendre la guerre au Rwanda... et la gagner contre une armée mieux équipée et deux fois plus nombreuse. La vraisemblance et la mesure n’embarrassaient pas le juge Bruguière qui instruit ici “à la hussarde” avec des policiers orientés, des témoins manipulés, des journalistes et des universitaires stipendiés par certains services de renseignement, un “interprète assermenté” lui-même ancien espion d’Habyarimana et qui a des liens familiaux avec sa veuve, Agathe. Autant de « Noirs et blancs menteurs », un clin d’œil à l’ouvrage polémique de Pierre Péan qui faisait l’éloge de l’enquête Bruguière, « Noires fureurs, blancs menteurs ».
Philippe Brewaeys a eu accès à des milliers de documents judiciaires, à des dizaines d’interviews et des centaines de coupures de presse. Ce journaliste méticuleux et pragmatique démonte une enquête délirante. Ne dévoilons pas cet ouvrage qu’il faut lire par le menu : achetez-le. Sans aller au delà de ce que témoins et documents expliquent, Philippe Brewaeys permet de deviner que l’implication de l’Etat français dans le génocide des Tutsi a pour significatif reflet la manipulation de l’enquête Bruguière, pour continuer à dissimuler l’inavouable. On devine ainsi l’agitation dans l’ombre de personnages qui tirent les ficelles de Barril et qu’au XVIIIe siècle on appelait des “roués”. Des admirateurs de Talleyrand qui mériteraient le jugement que Napoléon Bonaparte portait sur ce dernier : “De la merde dans un bas de soie”.
Bien des vices rédhibitoires de l’instruction Bruguière ont été relevés ces dernières années. L’expertise balistique de l’attentat, décidée par les successeurs de Bruguière, les juges Nathalie Poux et Marc Trévidic, a démontré que les tireurs des missiles se trouvaient dans le camp militaire Kanombe, tenu par les extrémistes hutu, ou à sa proximité immédiate. La thèse négationniste accusant Paul Kagame et transformant les victimes en bourreaux a volé en éclats. Mais Philippe Brewaeys apporte beaucoup plus. Ayant eu accès aux archives judiciaires belges et à des témoins que le juge Bruguière s’était bien gardé d’interroger, il démontre mieux que personne à quel point le juge français a failli, sans qu’on sache la part de bêtise ou d’arrogance à l’origine de ce naufrage.
Autre grande qualité de son livre à la démonstration impeccable : il est court (160 pages), clair, très accessible. Inutile d’être un « spécialiste du Rwanda » pour comprendre toute l’affaire. Il faut aussi préciser que l’enquête de Philippe Brewaeys a été menée conjointement avec sa consoeur Catherine Lorsignol, de la télévision francophone belge (RTBF) qui diffusera un documentaire sur le même sujet, “Rwanda. Une intoxication française” sur Canal+ le 8 avril à 22 h 40 dans Spécial investigation, diffusé ensuite sur la RTBF le 10 avril à 20 h 15 dans Devoir d’enquête.
Jean-François DUPAQUIER
© Copyright Afrikarabia
Journaliste belge, Philippe Brewaeys démonte l’une des plus extraordinaires machinations judiciaires de l’histoire de France : l’enquête biaisée menée par le juge Jean-Louis Bruguière sur l’attentat du 6 avril 1994 au Rwanda, attentat qui fut l’élément déclencheur du génocide des Tutsi.
Le 6 avril 1994 à 20 h 23, deux missiles sont tirés contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. L’appareil en phase d’atterrissage explose, ses occupants sont tués sur le coup. Parmi eux, les trois Français qui composent l’équipage et le président de la République du Burundi, Cyprien Ntaryamira. Presque aussitôt, les extrémistes hutu accusent les Casques bleus belges de la Mission des Nations unies pour le Rwanda (MINUAR). Au même moment, ils dressent partout des barrages, tuent les Tutsi qui passent, assassinent les personnalités modérées du gouvernement. Dix militaires belges de la MINUAR sont abattus. Le génocide commence. En cent jours, environ un million de personnes seront exterminées : les trois-quarts des Tutsi du Rwanda et aussi des Hutu démocrates ou qui ont le malheur de présenter “la morphologie tutsi”.
Aussi longtemps qu’ils contrôleront l’épave de l’avion présidentiel, les extrémistes hutu interdiront son accès. Et après le génocide, tous les protagonistes de la tragédie auront d’autres priorités que d’enquêter sur l’attentat. Tous ? Corrigeons : le mercenaire français Paul Barril, capitaine de gendarmerie en disponibilité, a été missionné par Agathe Habyarimana - la veuve du président rwandais - pour incriminer le Front patriotique rwandais dans l’attentat. Dès le mois de juillet 1994, Barril tente de déposer une première plainte en son nom et se répand dans les médias. Le quotidien Le Monde publie ses élucubrations. La plainte n’est pas considérée comme recevable.
Quatre ans plus tard, Barril est à la peine. Dans Le Figaro, le journaliste Patrick de Saint-Exupéry a produit une série de révélations sur l’implication de l’Etat français dans le génocide. Les parlementaires s’apprêtent à créer une mission d’information qui, inévitablement, convoquera le mercenaire. Astucieusement, Barril pousse Sylvie Minaberry, la fille du copilote du Falcon du président Habyarimana à porter plainte. Cette fois, un juge d’instruction est nommé : Jean-Louis Bruguière. Les parlementaires français n’ont pas le droit d’interférer dans le cours d’une procédure judiciaire : ils n’oseront pas interroger Paul Barril et se garderont de conclure sur l’identité des auteurs de l’attentat du 6 avril 1994.
Le responsable de cet attentat ? Le juge Jean-Louis Bruguière en est vite convaincu par Paul Baril et ses amis : c’est le Front patriotique rwandais et son chef militaire, Paul Kagame. En 2006, le juge français lance une série de mandats d’arrêt. Peu importe si l’une des personnes visées n’existe pas… Le Rwanda rompt ses relations diplomatiques avec la France.
Dans « Rwanda 1994. Noirs et Blancs menteurs » , le journaliste d’investigation Philippe Brewaeys démêle les fils de cette instruction biaisée, manipulée, qui visait à accuser Paul Kagame d’avoir délibérément voulu le génocide pour reprendre la guerre au Rwanda... et la gagner contre une armée mieux équipée et deux fois plus nombreuse. La vraisemblance et la mesure n’embarrassaient pas le juge Bruguière qui instruit ici “à la hussarde” avec des policiers orientés, des témoins manipulés, des journalistes et des universitaires stipendiés par certains services de renseignement, un “interprète assermenté” lui-même ancien espion d’Habyarimana et qui a des liens familiaux avec sa veuve, Agathe. Autant de « Noirs et blancs menteurs », un clin d’œil à l’ouvrage polémique de Pierre Péan qui faisait l’éloge de l’enquête Bruguière, « Noires fureurs, blancs menteurs ».
Philippe Brewaeys a eu accès à des milliers de documents judiciaires, à des dizaines d’interviews et des centaines de coupures de presse. Ce journaliste méticuleux et pragmatique démonte une enquête délirante. Ne dévoilons pas cet ouvrage qu’il faut lire par le menu : achetez-le. Sans aller au delà de ce que témoins et documents expliquent, Philippe Brewaeys permet de deviner que l’implication de l’Etat français dans le génocide des Tutsi a pour significatif reflet la manipulation de l’enquête Bruguière, pour continuer à dissimuler l’inavouable. On devine ainsi l’agitation dans l’ombre de personnages qui tirent les ficelles de Barril et qu’au XVIIIe siècle on appelait des “roués”. Des admirateurs de Talleyrand qui mériteraient le jugement que Napoléon Bonaparte portait sur ce dernier : “De la merde dans un bas de soie”.
Bien des vices rédhibitoires de l’instruction Bruguière ont été relevés ces dernières années. L’expertise balistique de l’attentat, décidée par les successeurs de Bruguière, les juges Nathalie Poux et Marc Trévidic, a démontré que les tireurs des missiles se trouvaient dans le camp militaire Kanombe, tenu par les extrémistes hutu, ou à sa proximité immédiate. La thèse négationniste accusant Paul Kagame et transformant les victimes en bourreaux a volé en éclats. Mais Philippe Brewaeys apporte beaucoup plus. Ayant eu accès aux archives judiciaires belges et à des témoins que le juge Bruguière s’était bien gardé d’interroger, il démontre mieux que personne à quel point le juge français a failli, sans qu’on sache la part de bêtise ou d’arrogance à l’origine de ce naufrage.
Autre grande qualité de son livre à la démonstration impeccable : il est court (160 pages), clair, très accessible. Inutile d’être un « spécialiste du Rwanda » pour comprendre toute l’affaire. Il faut aussi préciser que l’enquête de Philippe Brewaeys a été menée conjointement avec sa consoeur Catherine Lorsignol, de la télévision francophone belge (RTBF) qui diffusera un documentaire sur le même sujet, “Rwanda. Une intoxication française” sur Canal+ le 8 avril à 22 h 40 dans Spécial investigation, diffusé ensuite sur la RTBF le 10 avril à 20 h 15 dans Devoir d’enquête.
Jean-François DUPAQUIER
© Copyright Afrikarabia
RD Congo : un pas de plus vers la libéralisation du secteur de l’électricité
(Agence Ecofin 04/04/2013)
(Agence Ecofin) - Le gouvernement de la RD Congo, enfin décidé de règlementer le secteur de l’électricité, avec en vue sa libéralisation et l’augmentation du taux d’accès à l’électricité, a soumis à l’Assemblée nationale, pour examen et adoption, un projet de loi relatif au secteur de l’électricité.
Jusque-là, le secteur « est régi par des textes datant de l’époque coloniale difficiles à mettre en œuvre et inadaptés par rapport à l’évolution de l’environnement politique, économique et social », déplore-t-on à Kinshasa.
La loi attendue comporte 128 articles et consacre notamment les principes directeurs de la libéralisation du secteur et l’ouverture du marché de l’électricité à tout opérateur et la déclaration de tout site hydroélectrique ou géothermique en site d’utilité publique.
Elle prévoit également la mise en place d’un Fonds national d’électrification, comme instrument de financement des projets d’électrification, qui sera géré par l’établissement public.
© Copyright Agence Ecofin
(Agence Ecofin) - Le gouvernement de la RD Congo, enfin décidé de règlementer le secteur de l’électricité, avec en vue sa libéralisation et l’augmentation du taux d’accès à l’électricité, a soumis à l’Assemblée nationale, pour examen et adoption, un projet de loi relatif au secteur de l’électricité.
Jusque-là, le secteur « est régi par des textes datant de l’époque coloniale difficiles à mettre en œuvre et inadaptés par rapport à l’évolution de l’environnement politique, économique et social », déplore-t-on à Kinshasa.
La loi attendue comporte 128 articles et consacre notamment les principes directeurs de la libéralisation du secteur et l’ouverture du marché de l’électricité à tout opérateur et la déclaration de tout site hydroélectrique ou géothermique en site d’utilité publique.
Elle prévoit également la mise en place d’un Fonds national d’électrification, comme instrument de financement des projets d’électrification, qui sera géré par l’établissement public.
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Cameroun : le cacao à l'étude des indications géographiques (PAPIERGENERAL)
(Xinhuanet 04/04/2013) Motivées par les progrès enregistrés pour le poivre de Penja
dans la région du Littoral et le miel d'Oku au Nord-ouest avec le concours de
l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), les autorités
camerounaises intensifient la réflexion sur la mise en place d'indications
géographiques protégées (IGP) dans la production du cacao.
Cinquième producteur mondial derrière la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Brésil et le Nigeria avec une production estimée à quelque 230.000 tonnes lors de la saison 2011-2012, le Cameroun entend tirer profit d'une série d'atouts déclarés de son produit pour en faire une référence commerciale internationalement reconnue et générant de substantielles dividendes financières.
« Le cacao camerounais a beaucoup d'atouts. Il y a essentiellement le fait qu'il est produit pour certains cas par du matériel végétal ayant pour ancêtre du matériel « Criollo » ou du matériel « Trinitario », donc un cacao qui a des spécificités en termes de flaveur, de couleur, d'arômes, des spécificités recherchées par les chocolatiers », a noté à Xinhua Pierre Etoa Abena, expert de la filière.
« Ayant ces spécificités-là, il n'est pas normal que ce cacao soit vendu comme du cacao commun, à un prix où nos parents ne trouvent pas leur compte », a-t-il poursuivi. « Les indications géographiques pour nous donc, c'est le meilleur moyen de redonner à ce cacao sa vraie identité et de bien rémunérer l'effort qui est fait par ces producteurs pour faire de la bonne qualité ».
C'est l'un des axes de réflexion d'un forum national sur la qualité du cacao organisé mardi et mercredi à Yaoundé, à l'initiative du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, à la suite d'un festival national du cacao « Festi-cacao » et une conférence internationale sur l'industrie cacaoyère organisés en novembre 2012 par le ministère du Commerce.
Cultivé par quelque 600.000 planteurs dans sept bassins de production (les régions du Centre, de l'Est, du Littoral, du Nord- ouest, de l'Ouest, du Sud et du Sud-ouest), le cacao camerounais représente environ 30% des exportations nationales, d'après les statistiques officielles. A 5% à peine de transformation locale, les fèves produites sont essentiellement orientées vers l'exportation.
Premier partenaire commercial du pays, l'Union européenne (UE) est le principal marché d'exportation de ce cacao. A eux seuls, les Pays-Bas en absorbent entre 85 et 90% des volumes exportés, selon des sources officielles.
DES DEFAUTS EN PLUS DES QUALITES
A en croire Michelle Akamba Ava, directeur du contrôle de qualité à l'Office national du cacao et du café (ONCC, organisme gouvernemental basé dans la métropole économique Douala), c'est un produit très apprécié des utilisateurs en raison, tout d'abord, de la grosseur de ses fèves, qui permet d'obtenir un pourcentage élevé de beurre.
« La deuxième qualité, c'est le grainage qui est stable et fort. Pour 100 grammes de cacao, on a 100 fèves, alors qu'en Côte d'Ivoire ils vont jusqu'à 120 fèves pour 100 grammes. Il y a aussi la couleur rouge brique qui est vraiment recherchée par les industriels », a par ailleurs mentionné à Xinhua cette responsable administrative.
Conforté par de tels atouts commerciaux, le Cameroun aurait pu tirer un énorme avantage de son produit. Ce n'est pourtant pas le cas. « Malheureusement, nos utilisateurs de produit ont relevé plusieurs défauts sur la fève camerounaise. Le premier, c'est l'odeur de fumée, c'est un défaut rédhibitoire. Un sac de cacao contenant l'odeur de fumée est en mesure de contaminer 500 sacs de cacao », déplore Akamba Ava.
A déplorer aussi, un taux de moisi élevé. « Pour le « feve fermented » par exemple, la Côte d'Ivoire est à 5% du taux de moisi, quand nous sommes à 10%. Les deux produits sont classé « feve fermented », mais le cacao d'origine Cameroun est moins bien payé, parce que le nombre de défauts est beaucoup plus élevé », indique encore le directeur du contrôle de qualité de l'ONCC.
Last but no least, les clients du cacao camerounais se plaignent en outre d'un taux d'humidité excessif, en plus d'une amertume assez élevée. Sans compter non plus un goût de jambon moisi, dû à une fermentation trop poussée. « La fermentation doit se passer pendant cinq ou sept jours. Quand nous allons à plus de sept jours, nous avons ce défaut », explique Michelle Akamba Ava.
Les experts reconnaissant que les planteurs camerounais savent produire un cacao de qualité. La faute, de l'avis des participants au forum national sur la qualité du cacao, c'est aux acheteurs qui, à défaut de faire eux-mêmes un mélange préjudiciable de produit de bonne qualité et de qualité discutable, poussent les planteurs à violer les prescriptions techniques.
Conseiller technique au ministère de l'Agriculture, Rabelais Yankam Ndjonou est formel : « Aujourd'hui, il y a des menaces qui pèsent sur le cacao camerounais sur le marché international. Il y a deux principales menaces. Il y a la menace de refoulement de nos produits, il y a la menace de décote. Ces menaces existent parce que la qualité de notre cacao est en train de prendre un coup ».
Ce produit fait pourtant face à un marché international de plus en plus exigeant. En ligne de mire par exemple, l'entrée en vigueur en 2020 d'une nouvelle règlementation de l'UE en matière de métaux lourds dans le cacao et d'autres normes.
SE REPOSITIONNER SUR LE MARCHE
« Il est important pour nous de prendre le taureau par les cornes à partir d'aujourd'hui pour nous repositionner sur ce marché. Même si nous devons diversifier nos marchés, en allant vers les pays émergents, il est important de respecter la qualité, parce que la qualité des fèves détermine la qualité des produits finis, la qualité du chocolat », professe alors Yankam Ndjonou.
Un objectif de 600.000 tonnes de production annuelle est recherché à l'horizon 2020. Depuis le début des années 2000, la recherche s'emploie à développer de nouvelles variétés de cacaoyer plus productives et résistantes aux aléas climatiques. Ce sont des variétés à la fois hybrides (le Trinitario, issu du croisement entre le Criollo dit cacao noble et le Forastero) et clonales.
De l'avis de Bruno Efombagn, chercheur en service dans cet organisme étatique, l'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) recense actuellement « une centaine de variétés qui sont à l'essai et pour lesquelles on a environ 10 à 15% qui donnent des informations intéressantes sur l'aspect organoleptique. Ces variétés sont en cours de diffusion en milieu paysan ».
« On a une carte pédoclimatique de la production au Cameroun qui peut servir également à la production cacaoyère, notamment en permettant d'implémentation les systèmes d'information géographiques ciblées sur la qualité », fait en outre savoir Efombagn.
Dans le cadre de son Projet d'appui à la mise en place d'indications géographiques dans les pays membres, financé à 5 millions d'euros par l'Agence française de développement (AFD) et portant sur quatre produits pilotes dont le miel d'Oku et le poivre de Penja, les toiles de Korogho en Côte d'Ivoire et le café Ziama en Guinée, l'OAPI encourage la réflexion sur ce cacao qu'elle estime à fort potentiel.
Trois sites pilotes sont répertoriés : Nkondjock dans le Littoral, le Mbam-et-Inoubou dans le Centre et Tonga à l'Ouest. « On se rend compte que ce sont des zones qui ont quelque à apporter en termes de guide pour faire la bonne qualité et en s'inspirant de ce qui a été fait dans ces zones-là en termes de matériel végétal, d'encadrement et de production, il y a de fortes chances de réaligner notre production dans le bon sens », affirme Pierre Etoa Abena.
© Copyright Xinhuanet
Cinquième producteur mondial derrière la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Brésil et le Nigeria avec une production estimée à quelque 230.000 tonnes lors de la saison 2011-2012, le Cameroun entend tirer profit d'une série d'atouts déclarés de son produit pour en faire une référence commerciale internationalement reconnue et générant de substantielles dividendes financières.
« Le cacao camerounais a beaucoup d'atouts. Il y a essentiellement le fait qu'il est produit pour certains cas par du matériel végétal ayant pour ancêtre du matériel « Criollo » ou du matériel « Trinitario », donc un cacao qui a des spécificités en termes de flaveur, de couleur, d'arômes, des spécificités recherchées par les chocolatiers », a noté à Xinhua Pierre Etoa Abena, expert de la filière.
« Ayant ces spécificités-là, il n'est pas normal que ce cacao soit vendu comme du cacao commun, à un prix où nos parents ne trouvent pas leur compte », a-t-il poursuivi. « Les indications géographiques pour nous donc, c'est le meilleur moyen de redonner à ce cacao sa vraie identité et de bien rémunérer l'effort qui est fait par ces producteurs pour faire de la bonne qualité ».
C'est l'un des axes de réflexion d'un forum national sur la qualité du cacao organisé mardi et mercredi à Yaoundé, à l'initiative du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, à la suite d'un festival national du cacao « Festi-cacao » et une conférence internationale sur l'industrie cacaoyère organisés en novembre 2012 par le ministère du Commerce.
Cultivé par quelque 600.000 planteurs dans sept bassins de production (les régions du Centre, de l'Est, du Littoral, du Nord- ouest, de l'Ouest, du Sud et du Sud-ouest), le cacao camerounais représente environ 30% des exportations nationales, d'après les statistiques officielles. A 5% à peine de transformation locale, les fèves produites sont essentiellement orientées vers l'exportation.
Premier partenaire commercial du pays, l'Union européenne (UE) est le principal marché d'exportation de ce cacao. A eux seuls, les Pays-Bas en absorbent entre 85 et 90% des volumes exportés, selon des sources officielles.
DES DEFAUTS EN PLUS DES QUALITES
A en croire Michelle Akamba Ava, directeur du contrôle de qualité à l'Office national du cacao et du café (ONCC, organisme gouvernemental basé dans la métropole économique Douala), c'est un produit très apprécié des utilisateurs en raison, tout d'abord, de la grosseur de ses fèves, qui permet d'obtenir un pourcentage élevé de beurre.
« La deuxième qualité, c'est le grainage qui est stable et fort. Pour 100 grammes de cacao, on a 100 fèves, alors qu'en Côte d'Ivoire ils vont jusqu'à 120 fèves pour 100 grammes. Il y a aussi la couleur rouge brique qui est vraiment recherchée par les industriels », a par ailleurs mentionné à Xinhua cette responsable administrative.
Conforté par de tels atouts commerciaux, le Cameroun aurait pu tirer un énorme avantage de son produit. Ce n'est pourtant pas le cas. « Malheureusement, nos utilisateurs de produit ont relevé plusieurs défauts sur la fève camerounaise. Le premier, c'est l'odeur de fumée, c'est un défaut rédhibitoire. Un sac de cacao contenant l'odeur de fumée est en mesure de contaminer 500 sacs de cacao », déplore Akamba Ava.
A déplorer aussi, un taux de moisi élevé. « Pour le « feve fermented » par exemple, la Côte d'Ivoire est à 5% du taux de moisi, quand nous sommes à 10%. Les deux produits sont classé « feve fermented », mais le cacao d'origine Cameroun est moins bien payé, parce que le nombre de défauts est beaucoup plus élevé », indique encore le directeur du contrôle de qualité de l'ONCC.
Last but no least, les clients du cacao camerounais se plaignent en outre d'un taux d'humidité excessif, en plus d'une amertume assez élevée. Sans compter non plus un goût de jambon moisi, dû à une fermentation trop poussée. « La fermentation doit se passer pendant cinq ou sept jours. Quand nous allons à plus de sept jours, nous avons ce défaut », explique Michelle Akamba Ava.
Les experts reconnaissant que les planteurs camerounais savent produire un cacao de qualité. La faute, de l'avis des participants au forum national sur la qualité du cacao, c'est aux acheteurs qui, à défaut de faire eux-mêmes un mélange préjudiciable de produit de bonne qualité et de qualité discutable, poussent les planteurs à violer les prescriptions techniques.
Conseiller technique au ministère de l'Agriculture, Rabelais Yankam Ndjonou est formel : « Aujourd'hui, il y a des menaces qui pèsent sur le cacao camerounais sur le marché international. Il y a deux principales menaces. Il y a la menace de refoulement de nos produits, il y a la menace de décote. Ces menaces existent parce que la qualité de notre cacao est en train de prendre un coup ».
Ce produit fait pourtant face à un marché international de plus en plus exigeant. En ligne de mire par exemple, l'entrée en vigueur en 2020 d'une nouvelle règlementation de l'UE en matière de métaux lourds dans le cacao et d'autres normes.
SE REPOSITIONNER SUR LE MARCHE
« Il est important pour nous de prendre le taureau par les cornes à partir d'aujourd'hui pour nous repositionner sur ce marché. Même si nous devons diversifier nos marchés, en allant vers les pays émergents, il est important de respecter la qualité, parce que la qualité des fèves détermine la qualité des produits finis, la qualité du chocolat », professe alors Yankam Ndjonou.
Un objectif de 600.000 tonnes de production annuelle est recherché à l'horizon 2020. Depuis le début des années 2000, la recherche s'emploie à développer de nouvelles variétés de cacaoyer plus productives et résistantes aux aléas climatiques. Ce sont des variétés à la fois hybrides (le Trinitario, issu du croisement entre le Criollo dit cacao noble et le Forastero) et clonales.
De l'avis de Bruno Efombagn, chercheur en service dans cet organisme étatique, l'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) recense actuellement « une centaine de variétés qui sont à l'essai et pour lesquelles on a environ 10 à 15% qui donnent des informations intéressantes sur l'aspect organoleptique. Ces variétés sont en cours de diffusion en milieu paysan ».
« On a une carte pédoclimatique de la production au Cameroun qui peut servir également à la production cacaoyère, notamment en permettant d'implémentation les systèmes d'information géographiques ciblées sur la qualité », fait en outre savoir Efombagn.
Dans le cadre de son Projet d'appui à la mise en place d'indications géographiques dans les pays membres, financé à 5 millions d'euros par l'Agence française de développement (AFD) et portant sur quatre produits pilotes dont le miel d'Oku et le poivre de Penja, les toiles de Korogho en Côte d'Ivoire et le café Ziama en Guinée, l'OAPI encourage la réflexion sur ce cacao qu'elle estime à fort potentiel.
Trois sites pilotes sont répertoriés : Nkondjock dans le Littoral, le Mbam-et-Inoubou dans le Centre et Tonga à l'Ouest. « On se rend compte que ce sont des zones qui ont quelque à apporter en termes de guide pour faire la bonne qualité et en s'inspirant de ce qui a été fait dans ces zones-là en termes de matériel végétal, d'encadrement et de production, il y a de fortes chances de réaligner notre production dans le bon sens », affirme Pierre Etoa Abena.
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Sénégal : Sindiély Wade poursuivie pour détournement de 400 millions de F CFA
(Afrik.com 04/04/2013) Quelques jours après la mise en demeure de Karim Wade, fils
de l’ancien président de la république sénégalaise, c’est autour de la fille,
Sindiély, d’être poursuivie par la justice. Elle est accusée d’avoir détourné
quatre cent millions de FCFA.
Quelques jours après la mise en demeure de
Karim Wade, le 15 mars dernier pour une affaire de 694 milliards de FCFA (1
milliard d’euros), Sindiély Wade est aujourd’hui mise en cause par l’Inspection
générale d’Etat pour une affaire de détournement d’un montant de 400 millions de
FCFA (610.000 euros). C’est dans le cadre de l’organisation du Festival mondial
des arts nègres dont l’organisation lui avait été « confiée » par son père,
Abdoulaye Wade, ancien Président du Sénégal.
Epinglée au Sénégal…
Selon l’Inspection générale d’Etat (IGE), qui vient de communiquer son pré-rapport sur la gestion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) aux intéressés pour recueillir leurs réponses, a formellement mise en cause la fille de l’ex-Président sénégalais, Abdoulaye Wade, pour un détournement de deniers publics d’un montant de 400 millions FCFA (610.000 euros). L’ancien Chef de l’Etat aurait été informé de la mise en cause de sa fille dans le cadre de cet audit par Nafissatou Ngom Keïta, patronne de l’IGE. Cette dernière était venue rencontrer Wade à Versailles pour lui notifier les dispositions prises par Macky Sall et afférentes à son traitement d’ancien Chef d’Etat, apprend-on du quotidien sénégalais Libération.
…Et en France
La fille de l’ex-Président sénégalais est également soupçonnée de détenir un nombre important de biens immobiliers en Europe, notamment en France. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’on a appris que l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s’intéresse de très près aux conditions d’acquisition d’un luxueux appartement dans le 16ème Arrondissement de Paris. Il s’agit du n°27, Avenue Pierre 1er de Serbie, siège de deux sociétés civiles immobilières (Sci) liées aux Wade, note-t-on dans Libération. Il s’agit des Sci Synka (« Syn » comme Syndiély et « Ka » comme Karim, enfants de Wade) et Yakaar dont le capital est détenu majoritairement par Sindiély.
Viviane Wade née Viviane Madeleine Vert et sa fille Aïda Sindiély Rose Wade auraient comparu devant Me Olivier Macron, notaire à Versailles, au 38 rue de l’Orangerie pour monter la Sci Yakaar. Elle est déclarée au greffe du Tribunal de Paris le 2 janvier 2005 sous le numéro 2328 par acte du 16 décembre 2004. Ce qui est troublant dans cette affaire est que les deux Sci n’ont jamais publié de bilan financier après des années d’existence. Une nébuleuse qui pourrait porter préjudice à la fille d’Abdoulaye Wade.
Dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis par le régime de Wade, le gouvernement de Macky Sall avait porté plainte contre Karim Wade et X au niveau du Parquet de Paris. C’était pour cerner les contours du poids financier des Wade en France. Ce qui a abouti à la découverte des deux Sci liées à la famille de l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade.
© Copyright Afrik.com
Quelques jours après la mise en demeure de
Karim Wade, le 15 mars dernier pour une affaire de 694 milliards de FCFA (1
milliard d’euros), Sindiély Wade est aujourd’hui mise en cause par l’Inspection
générale d’Etat pour une affaire de détournement d’un montant de 400 millions de
FCFA (610.000 euros). C’est dans le cadre de l’organisation du Festival mondial
des arts nègres dont l’organisation lui avait été « confiée » par son père,
Abdoulaye Wade, ancien Président du Sénégal.Epinglée au Sénégal…
Selon l’Inspection générale d’Etat (IGE), qui vient de communiquer son pré-rapport sur la gestion du Festival mondial des arts nègres (Fesman) aux intéressés pour recueillir leurs réponses, a formellement mise en cause la fille de l’ex-Président sénégalais, Abdoulaye Wade, pour un détournement de deniers publics d’un montant de 400 millions FCFA (610.000 euros). L’ancien Chef de l’Etat aurait été informé de la mise en cause de sa fille dans le cadre de cet audit par Nafissatou Ngom Keïta, patronne de l’IGE. Cette dernière était venue rencontrer Wade à Versailles pour lui notifier les dispositions prises par Macky Sall et afférentes à son traitement d’ancien Chef d’Etat, apprend-on du quotidien sénégalais Libération.
…Et en France
La fille de l’ex-Président sénégalais est également soupçonnée de détenir un nombre important de biens immobiliers en Europe, notamment en France. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’on a appris que l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) s’intéresse de très près aux conditions d’acquisition d’un luxueux appartement dans le 16ème Arrondissement de Paris. Il s’agit du n°27, Avenue Pierre 1er de Serbie, siège de deux sociétés civiles immobilières (Sci) liées aux Wade, note-t-on dans Libération. Il s’agit des Sci Synka (« Syn » comme Syndiély et « Ka » comme Karim, enfants de Wade) et Yakaar dont le capital est détenu majoritairement par Sindiély.
Viviane Wade née Viviane Madeleine Vert et sa fille Aïda Sindiély Rose Wade auraient comparu devant Me Olivier Macron, notaire à Versailles, au 38 rue de l’Orangerie pour monter la Sci Yakaar. Elle est déclarée au greffe du Tribunal de Paris le 2 janvier 2005 sous le numéro 2328 par acte du 16 décembre 2004. Ce qui est troublant dans cette affaire est que les deux Sci n’ont jamais publié de bilan financier après des années d’existence. Une nébuleuse qui pourrait porter préjudice à la fille d’Abdoulaye Wade.
Dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis par le régime de Wade, le gouvernement de Macky Sall avait porté plainte contre Karim Wade et X au niveau du Parquet de Paris. C’était pour cerner les contours du poids financier des Wade en France. Ce qui a abouti à la découverte des deux Sci liées à la famille de l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade.
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Kenya : des milliers de déplacés à la suite d'inondations
(Xinhuanet 04/04/2013) Des milliers de personnes ont été déplacées à la suite des
pluies torrentielles qui se déversent sur plusieurs parties du Kenya, et en
particulier sur les régions occidentales et côtières de ce pays d'Afrique de
l'Est, a déclaré mardi une agence humanitaire dans son dernier rapport
d'évaluation.
La Société kenyane de la Croix-Rouge (KRCS) a déclaré que 330 foyers au moins, représentant 1.650 personnes, avaient été affectées par les fortes pluies dans la région Ouest, avec des destructions de maisons et des pertes de bétail.
"Le bureau de la KRCS dans la région Ouest a effectué des évaluations des besoins dans les zones affectées et les besoins immédiats concernent des abris de substitution et des équipements de couchage, hydrauliques et sanitaires, ainsi que des alertes pour informer les populations toujours exposées à un risque de déplacement", indique cette évaluation.
Selon cette agence, les fortes pluies ont également frappé toute la région des camps de réfugiés de Dadaab depuis la semaine dernière, endommageant les tentes et inondant les routes.
"Au moins 14.280 personnes ont été affectées par les inondations. La KRCS a Dadaan a collaboré avec d'autres agences pour venir en aide aux personnes affectées", indique ce communiqué.
À Kisumu, les habitants doivent traverser de l'eau à hauteur d' épaule pour fuir les inondations, tandis que d'autres s'inquiètent de la sécurité de leurs jeunes et de leur bétail suite au débordement de la rivière Nyando.
Les rivières Nyando, Ayweyo, Nyamasaria et Ombeyi, sujettes à de fortes variations selon les saisons, s'écoulent actuellement à des débits rapides, et si les précipitations se poursuivent, il est probable qu'elles déborderont de leur lit pour perturber encore davantage les habitations humaines et animales.
Par ailleurs, la région côtière est exposée à des fortes pluies depuis le 20 mars et des pertes de bétail ont été signalées.
Le gouvernement a commencé à déployer par avance des denrées alimentaires ou non-alimentaires dans les zones où des inondations ou torrents de boue sont prévisibles, pour pouvoir les distribuer facilement aux personnes affectées en cas d'urgence.
La plupart des régions affectées sont situées dans l'Ouest du Kenya et dans des régions de la Vallée du Rift où les pluies torrentielles ont inondé des ponts et rendu de nombreuses routes infranchissables, ce qui complique grandement les efforts pour atteindre des milliers de personnes sinistrées.
© Copyright Xinhuanet
La Société kenyane de la Croix-Rouge (KRCS) a déclaré que 330 foyers au moins, représentant 1.650 personnes, avaient été affectées par les fortes pluies dans la région Ouest, avec des destructions de maisons et des pertes de bétail.
"Le bureau de la KRCS dans la région Ouest a effectué des évaluations des besoins dans les zones affectées et les besoins immédiats concernent des abris de substitution et des équipements de couchage, hydrauliques et sanitaires, ainsi que des alertes pour informer les populations toujours exposées à un risque de déplacement", indique cette évaluation.
Selon cette agence, les fortes pluies ont également frappé toute la région des camps de réfugiés de Dadaab depuis la semaine dernière, endommageant les tentes et inondant les routes.
"Au moins 14.280 personnes ont été affectées par les inondations. La KRCS a Dadaan a collaboré avec d'autres agences pour venir en aide aux personnes affectées", indique ce communiqué.
À Kisumu, les habitants doivent traverser de l'eau à hauteur d' épaule pour fuir les inondations, tandis que d'autres s'inquiètent de la sécurité de leurs jeunes et de leur bétail suite au débordement de la rivière Nyando.
Les rivières Nyando, Ayweyo, Nyamasaria et Ombeyi, sujettes à de fortes variations selon les saisons, s'écoulent actuellement à des débits rapides, et si les précipitations se poursuivent, il est probable qu'elles déborderont de leur lit pour perturber encore davantage les habitations humaines et animales.
Par ailleurs, la région côtière est exposée à des fortes pluies depuis le 20 mars et des pertes de bétail ont été signalées.
Le gouvernement a commencé à déployer par avance des denrées alimentaires ou non-alimentaires dans les zones où des inondations ou torrents de boue sont prévisibles, pour pouvoir les distribuer facilement aux personnes affectées en cas d'urgence.
La plupart des régions affectées sont situées dans l'Ouest du Kenya et dans des régions de la Vallée du Rift où les pluies torrentielles ont inondé des ponts et rendu de nombreuses routes infranchissables, ce qui complique grandement les efforts pour atteindre des milliers de personnes sinistrées.
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Gabon, Niger - Uranium : un poison légal
(Afriques en Lutte 04/04/2013)
Ce documentaire est une enquête sur les conséquences de l’exploitation de l’uranium faite par la société française Areva au Gabon et au Niger.
Le documentaire commence à Mounana, au Gabon, sur le site d’une mine d’uranium, propriété de la COMUF, une filiale d’Areva. Après la fermeture de la mine en 1999, les expatriés sont partis, mais les mineurs gabonais et leurs familles sont, eux, toujours là. Depuis, personne – pas plus les autorités locales que leur ancien employeur – ne s’inquiète de leur santé. Un danger invisible, le radon, pourtant, les menace. Des stériles miniers radioactifs ont en effet été utilisés pour les fondations de leurs maisons. Si cette radioactivité est sans danger immédiat, elle peut dépasser la dose maximale admissible recommandée sur l’année. La pollution radioactive est partout, même dans les lieux publics.
Pendant des années, l’usine a rejeté ses déchets radioactifs dans la rivière où les femmes continuent d’aller laver le linge et de tremper le manioc. La filiale a démoli l’usine et déversé les gravats au fond d’une ancienne mine à ciel ouvert, aujourd’hui remplie d’eau et profonde d’une centaine de mètres. L’eau rejoint une rivière où les habitants se lavent et pêchent le poisson. Tous les habitants ont la sensation d’avoir été laissés exprès dans l’ignorance.
Au Niger, l’uranium contamine les mineurs
Au Niger, à quelques kilomètres des deux mines d’uranium toujours en activité exploitées pour Areva, les 85 000 habitants d’Arlit sont eux aussi menacés. « Il y a une pollution de l’air, de l’eau, une dispersion de solides radioactifs », assure Bruno Chareyron, un ingénieur en physique nucléaire venu enquêter pour la CRIIRAD. Les mineurs travaillent dans une mine souterraine à 250 mètres de profondeur ; plusieurs tombent malades et meurent d’infections pulmonaires et de cancers.
Une situation insupportable pour les juristes et les avocats de l’association Sherpa, spécialisés dans la défense des populations victimes de crimes économiques. En 2009, lorsque ce documentaire a été tourné, Sherpa était parvenue à négocier avec Areva la mise en place d’observatoires de la santé sur ces sites au Gabon et au Niger avec la collaboration de Médecins du Monde et de la Criirad. Trois ans plus tard, à la fin de l’année dernière, l’association constate que ces engagements ont été insuffisamment respectés par Areva.
© Copyright Afriques en Lutte
Ce documentaire est une enquête sur les conséquences de l’exploitation de l’uranium faite par la société française Areva au Gabon et au Niger.
Le documentaire commence à Mounana, au Gabon, sur le site d’une mine d’uranium, propriété de la COMUF, une filiale d’Areva. Après la fermeture de la mine en 1999, les expatriés sont partis, mais les mineurs gabonais et leurs familles sont, eux, toujours là. Depuis, personne – pas plus les autorités locales que leur ancien employeur – ne s’inquiète de leur santé. Un danger invisible, le radon, pourtant, les menace. Des stériles miniers radioactifs ont en effet été utilisés pour les fondations de leurs maisons. Si cette radioactivité est sans danger immédiat, elle peut dépasser la dose maximale admissible recommandée sur l’année. La pollution radioactive est partout, même dans les lieux publics.
Pendant des années, l’usine a rejeté ses déchets radioactifs dans la rivière où les femmes continuent d’aller laver le linge et de tremper le manioc. La filiale a démoli l’usine et déversé les gravats au fond d’une ancienne mine à ciel ouvert, aujourd’hui remplie d’eau et profonde d’une centaine de mètres. L’eau rejoint une rivière où les habitants se lavent et pêchent le poisson. Tous les habitants ont la sensation d’avoir été laissés exprès dans l’ignorance.
Au Niger, l’uranium contamine les mineurs
Au Niger, à quelques kilomètres des deux mines d’uranium toujours en activité exploitées pour Areva, les 85 000 habitants d’Arlit sont eux aussi menacés. « Il y a une pollution de l’air, de l’eau, une dispersion de solides radioactifs », assure Bruno Chareyron, un ingénieur en physique nucléaire venu enquêter pour la CRIIRAD. Les mineurs travaillent dans une mine souterraine à 250 mètres de profondeur ; plusieurs tombent malades et meurent d’infections pulmonaires et de cancers.
Une situation insupportable pour les juristes et les avocats de l’association Sherpa, spécialisés dans la défense des populations victimes de crimes économiques. En 2009, lorsque ce documentaire a été tourné, Sherpa était parvenue à négocier avec Areva la mise en place d’observatoires de la santé sur ces sites au Gabon et au Niger avec la collaboration de Médecins du Monde et de la Criirad. Trois ans plus tard, à la fin de l’année dernière, l’association constate que ces engagements ont été insuffisamment respectés par Areva.
© Copyright Afriques en Lutte
Congo : deux syndicalistes enseignants arrêtés après un mois de grêve
(Le Nouvel Observateur 04/04/2013)
Deux représentants syndicaux, membres d'une plate-forme de syndicats d'enseignants en grève depuis début mars pour des augmentations de salaires, ont été arrêtés par la police, ont annoncé leurs confrères à l'AFP.
"Nos deux amis, Daniel Ngami et Luc Mban Mongo, ont été arrêtés -voire enlevés- par des policiers en civil. Le premier dans la nuit de lundi à mardi et le deuxième mardi dans la journée", a affirmé Christophe Poaty, un responsable de la Concertation pour la revalorisation de la profession d'enseignants (CRPE, qui regroupe six syndicats).
Joint par l'AFP, un porte-parole de la police, le colonel Jean-Aive Allakoua, a confirmé ces arrestations sans préciser leurs motivations.
Depuis début mars, les 9.500 enseignants du primaire et secondaire observent une grève "générale et illimitée" qui paralyse toute l'école. La fin des vacances de Pâques prévue le 8 avril ne devrait pas voir de reprise des cours.
"Nous revendiquons un statut particulier qui doit donner lieu à des augmentations de salaires. Nous voulons surtout la revalorisation du point d'indice des enseignants de 60%", a précisé M. Poaty
"En lieu et place des négociations avec le gouvernement, qui ne nous donne pas toujours de réponses précises, on nous sert des arrestations, des intimidations et de la manipulation", a-t-il poursuivi.
"La police veut nous contraindre à lever ou suspendre la grève. Si la grève est maintenue, elle menace de nous arrêter tous", a dénoncé Fidèle Nkouka, un autre syndicaliste.
Le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire, Hellot Mampouya Matson, a affirmé il y a quelques jours que cette grève était "illégale. On ne peut pas la maintenir alors que les négociations sont en cours" a-t-il dit. "Le statut particulier que les enseignants revendiquent est en train d'être rédigé", a-t-il assuré.
© Copyright Le Nouvel Observateur
Deux représentants syndicaux, membres d'une plate-forme de syndicats d'enseignants en grève depuis début mars pour des augmentations de salaires, ont été arrêtés par la police, ont annoncé leurs confrères à l'AFP.
"Nos deux amis, Daniel Ngami et Luc Mban Mongo, ont été arrêtés -voire enlevés- par des policiers en civil. Le premier dans la nuit de lundi à mardi et le deuxième mardi dans la journée", a affirmé Christophe Poaty, un responsable de la Concertation pour la revalorisation de la profession d'enseignants (CRPE, qui regroupe six syndicats).
Joint par l'AFP, un porte-parole de la police, le colonel Jean-Aive Allakoua, a confirmé ces arrestations sans préciser leurs motivations.
Depuis début mars, les 9.500 enseignants du primaire et secondaire observent une grève "générale et illimitée" qui paralyse toute l'école. La fin des vacances de Pâques prévue le 8 avril ne devrait pas voir de reprise des cours.
"Nous revendiquons un statut particulier qui doit donner lieu à des augmentations de salaires. Nous voulons surtout la revalorisation du point d'indice des enseignants de 60%", a précisé M. Poaty
"En lieu et place des négociations avec le gouvernement, qui ne nous donne pas toujours de réponses précises, on nous sert des arrestations, des intimidations et de la manipulation", a-t-il poursuivi.
"La police veut nous contraindre à lever ou suspendre la grève. Si la grève est maintenue, elle menace de nous arrêter tous", a dénoncé Fidèle Nkouka, un autre syndicaliste.
Le ministre de l'Enseignement primaire et secondaire, Hellot Mampouya Matson, a affirmé il y a quelques jours que cette grève était "illégale. On ne peut pas la maintenir alors que les négociations sont en cours" a-t-il dit. "Le statut particulier que les enseignants revendiquent est en train d'être rédigé", a-t-il assuré.
© Copyright Le Nouvel Observateur
France-Maroc : Hollande et Mohammed VI pour une coopération réussie
(Afrik.com 04/04/2013) Reçu à l’aéroport de Casablanca par le Roi Mohammed VI, le
président Français François Hollande a entamé mercredi sa première visite
officielle au Maroc. Selon les autorités françaises, ce déplacement vient
consolider la relation de haut niveau entre les deux pays.
La visite qui se veut d’abord politique, revêt également un intérêt économique pluriel, dans la mesure où elle est l’occasion d’imprégner une nouvelle dynamique au partenariat entre les deux pays. « La relation avec le Maroc est très dense, très saine. Zéro problème », affirme une source diplomatique au quotidien Le Monde. Des relations privilégiées dont témoignent, entre autres, les liens économiques entre le royaume et l’Hexagone. Un partenariat d’exception, qu’il faut cependant entretenir, en raison d’une grande concurrence.
En effet, la France qui a jusqu’aujourd’hui gardé son rang du premier partenaire économique du Maroc, ne doit cependant pas « se reposer sur ses lauriers », et doit œuvrer afin de maintenir à un niveau d’excellence ses rapports avec son premier partenaire économique au Maghreb, surtout que d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Espagne ne cessent de manifester un grand intérêt pour le marché marocain.
En Espagne, après l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, les entreprises espagnoles se sont vues contraintes de trouver d’autres marchés, surtout au Maroc. A la suite de quoi, la coopération bilatérale entre les deux voisins a été dopée. L’Espagne est depuis la fin de l’année dernière le premier partenaire commercial du Maroc, détrônant ainsi la France, qui était en tête depuis une dizaine d’années. La part de marché de la France a donc chuté de 25% en 1990, et ne représente que 12 % des importations (4,2 milliards d’euros) en 2012.
Durant cette visite, François Hollande essaie donc de rattraper le coup et faire pencher la balance en faveur de son pays. Il s’est armé d’une importante délégation ministérielle et patronale composée de pas moins de huit ministres et d’une soixantaine d’opérateurs économiques qui ont signé une série de conventions dans plusieurs domaines, notamment les énergies renouvelables, les projets d’infrastructure, et le traitement de l’eau. A cet effet, et en plus de l’inauguration à la commune de Mejjatia Ouled Taleb d’une station d’assainissement des eaux de Mediouna, une convention de 30 millions d’euros au profit de l’office nationale de l’électricité et de l’eau potable a été signée. Elle porte sur le financement d’un programme visant l’amélioration des réseaux de l’eau potable.
Concernant les projets d’infrastructure, on peut citer l’accord qui concerne la création d’une joint-venture entre la CNSF et l’ONCF signé par Guillaume Bibet et Mohammed Rabie Khlie.
La France, premier investisseur, premier bailleur de fonds et premier client du royaume
Les énergies renouvelables ont également une place de choix dans la coopération bilatérale entre le Maroc et l’Hexagone, surtout que le royaume dispose de véritables atouts naturels, avec à la fois un potentiel éolien considérable (250000 MW sur l’ensemble du territoire) et des gisements solaires importants (3000h/an d’ensoleillement). « Si nos entreprises sont déjà bien présentes s’agissant de l’éolien, nous voulons nous impliquer davantage dans la mise en œuvre du plan solaire marocain et portons ainsi beaucoup d’espoir dans le prochain appel d’offres lancé sur la 2ème tranche de la centrale solaire d’Ouarzazate », a déclaré Charles Fries lors de la conférence "Maroc-France : les nouvelles autoroutes de croissance" tenue en mars dernier. Dans ce sens, un accord qui concerne le parc éolien de Taza, a été signé par Fabienne Demol directrice exécutive à EDF Energies Nouvelle, et Ali Elfassi Lfihri directeur général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable.
Malgré un léger fléchissement des exportations françaises, Paris confirme sa position de premier partenaire économique du Maroc Si la France a cédé sa place de premier fournisseur à l’Espagne, elle maintient son rang de premier investisseur, premier bailleur de fonds et premier client du royaume, avec des échanges de huit milliards d’euros.
Renault, Véoloia, AXA, Total, Crédit Agricole… de grands groupes français se sont implantés au Maroc. Cette solide présence française dans différents projets et activités économiques lui vaut le titre du premier investisseur étranger au Maroc, ainsi qu’un impact important sur le développement de l’économie du royaume.
Par exemple, la nouvelle usine du groupe Renault installé à Tanger, devrait créer environ 6000 emplois directs et 30 000 emplois indirects à l’horizon 2015. Des centaines de milliards de dirhams ont également été investis dans de grands projets d’infrastructure à savoir les tramways de Rabat et Casablanca, le TGV Casablanca-Tanger (20 milliards de dirhams), la construction d’autoroutes (26 milliards de dirhams)…
Outre ces projets, la République française contribue directement au développement du Maroc en lui octroyant des aides publiques. La France occupe la première place comme bailleur de fonds bilatéral du Maroc, avec 2,2 milliards d’euros accordés par l’Agence Française de Développement.
Elle est également le premier client du Maroc, avec 20,3% des exportations absorbées par le marché français en 2011. Il s’agit notamment de produits agroalimentaires, de produits textiles, des composants électriques.
Rappelons qu’en décembre dernier, Jean-Marc Ayrault a effectué une visite au Maroc qui s’est globalement focalisée sur le partenariat économique entre les deux pays. 300 millions d’euros de contrats ont été signés dans plusieurs domaines y compris l’Offshoring, l’automobile, le tourisme, l’agroalimentaire.
La visite de François Hollande vient donc apporter une sorte d’accompagnement à ces projets et capitaliser les relations entre les deux pays.
par Amal Amellal
© Copyright Afrik.com

La visite qui se veut d’abord politique, revêt également un intérêt économique pluriel, dans la mesure où elle est l’occasion d’imprégner une nouvelle dynamique au partenariat entre les deux pays. « La relation avec le Maroc est très dense, très saine. Zéro problème », affirme une source diplomatique au quotidien Le Monde. Des relations privilégiées dont témoignent, entre autres, les liens économiques entre le royaume et l’Hexagone. Un partenariat d’exception, qu’il faut cependant entretenir, en raison d’une grande concurrence.
En effet, la France qui a jusqu’aujourd’hui gardé son rang du premier partenaire économique du Maroc, ne doit cependant pas « se reposer sur ses lauriers », et doit œuvrer afin de maintenir à un niveau d’excellence ses rapports avec son premier partenaire économique au Maghreb, surtout que d’autres pays comme les Etats-Unis ou l’Espagne ne cessent de manifester un grand intérêt pour le marché marocain.
En Espagne, après l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, les entreprises espagnoles se sont vues contraintes de trouver d’autres marchés, surtout au Maroc. A la suite de quoi, la coopération bilatérale entre les deux voisins a été dopée. L’Espagne est depuis la fin de l’année dernière le premier partenaire commercial du Maroc, détrônant ainsi la France, qui était en tête depuis une dizaine d’années. La part de marché de la France a donc chuté de 25% en 1990, et ne représente que 12 % des importations (4,2 milliards d’euros) en 2012.
Durant cette visite, François Hollande essaie donc de rattraper le coup et faire pencher la balance en faveur de son pays. Il s’est armé d’une importante délégation ministérielle et patronale composée de pas moins de huit ministres et d’une soixantaine d’opérateurs économiques qui ont signé une série de conventions dans plusieurs domaines, notamment les énergies renouvelables, les projets d’infrastructure, et le traitement de l’eau. A cet effet, et en plus de l’inauguration à la commune de Mejjatia Ouled Taleb d’une station d’assainissement des eaux de Mediouna, une convention de 30 millions d’euros au profit de l’office nationale de l’électricité et de l’eau potable a été signée. Elle porte sur le financement d’un programme visant l’amélioration des réseaux de l’eau potable.
Concernant les projets d’infrastructure, on peut citer l’accord qui concerne la création d’une joint-venture entre la CNSF et l’ONCF signé par Guillaume Bibet et Mohammed Rabie Khlie.
La France, premier investisseur, premier bailleur de fonds et premier client du royaume
Les énergies renouvelables ont également une place de choix dans la coopération bilatérale entre le Maroc et l’Hexagone, surtout que le royaume dispose de véritables atouts naturels, avec à la fois un potentiel éolien considérable (250000 MW sur l’ensemble du territoire) et des gisements solaires importants (3000h/an d’ensoleillement). « Si nos entreprises sont déjà bien présentes s’agissant de l’éolien, nous voulons nous impliquer davantage dans la mise en œuvre du plan solaire marocain et portons ainsi beaucoup d’espoir dans le prochain appel d’offres lancé sur la 2ème tranche de la centrale solaire d’Ouarzazate », a déclaré Charles Fries lors de la conférence "Maroc-France : les nouvelles autoroutes de croissance" tenue en mars dernier. Dans ce sens, un accord qui concerne le parc éolien de Taza, a été signé par Fabienne Demol directrice exécutive à EDF Energies Nouvelle, et Ali Elfassi Lfihri directeur général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable.
Malgré un léger fléchissement des exportations françaises, Paris confirme sa position de premier partenaire économique du Maroc Si la France a cédé sa place de premier fournisseur à l’Espagne, elle maintient son rang de premier investisseur, premier bailleur de fonds et premier client du royaume, avec des échanges de huit milliards d’euros.
Renault, Véoloia, AXA, Total, Crédit Agricole… de grands groupes français se sont implantés au Maroc. Cette solide présence française dans différents projets et activités économiques lui vaut le titre du premier investisseur étranger au Maroc, ainsi qu’un impact important sur le développement de l’économie du royaume.
Par exemple, la nouvelle usine du groupe Renault installé à Tanger, devrait créer environ 6000 emplois directs et 30 000 emplois indirects à l’horizon 2015. Des centaines de milliards de dirhams ont également été investis dans de grands projets d’infrastructure à savoir les tramways de Rabat et Casablanca, le TGV Casablanca-Tanger (20 milliards de dirhams), la construction d’autoroutes (26 milliards de dirhams)…
Outre ces projets, la République française contribue directement au développement du Maroc en lui octroyant des aides publiques. La France occupe la première place comme bailleur de fonds bilatéral du Maroc, avec 2,2 milliards d’euros accordés par l’Agence Française de Développement.
Elle est également le premier client du Maroc, avec 20,3% des exportations absorbées par le marché français en 2011. Il s’agit notamment de produits agroalimentaires, de produits textiles, des composants électriques.
Rappelons qu’en décembre dernier, Jean-Marc Ayrault a effectué une visite au Maroc qui s’est globalement focalisée sur le partenariat économique entre les deux pays. 300 millions d’euros de contrats ont été signés dans plusieurs domaines y compris l’Offshoring, l’automobile, le tourisme, l’agroalimentaire.
La visite de François Hollande vient donc apporter une sorte d’accompagnement à ces projets et capitaliser les relations entre les deux pays.
par Amal Amellal
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