jeudi 4 août 2011

"Malaise" de la presse après la comparution de Moubarak sur une civière

(Le Nouvel Observateur 04/08/2011)

La comparution sur une civière de l'ancien homme fort égyptien Hosni Moubarak, jugé pour meurtres et corruption, suscite à la fois espoir et malaise dans la presse française de jeudi.
"Malaise. Le procès Moubarak a démarré par une mise en scène sinistre visant l'humiliation de l'accusé, la justice ménageant une belle place à son contraire: la vengeance", écrit le directeur du quotidien de gauche Libération, Nicolas Demorand.
"Dans un pays qui tâtonne toujours sur la voie de la démocratie, l'enjeu pour l'appareil judiciaire sera d'échapper à l'arbitraire qui prévalait jusqu'ici", rappelle Jean-Christophe Ploquin dans le quotidien catholique La Croix.
"La scène n'est pas glorieuse mais nécessaire", écrit Olivier Berger dans le quotidien régional La Voix du Nord.
"Le procès de Moubarak et de ses fils a une valeur symbolique considérable", insiste Pierre Rousselin dans le quotidien conservateur Le Figaro, rappelant que l'ex-raïs égyptien est "le premier dictateur à devoir répondre de ses actes devant son peuple, qui l'a lui-même déposé".
Un procès qui n'aura jamais lieu ?
L'importance de cette audience est également soulignée par Xavier Panon dans La Montagne : "Le procès de Moubarak brise un tabou dans le monde arabe" et l'éditorialiste du journal auvergnat en espère "une vertu pédagogique, voire curative, pour d'autres potentats locaux".
C'est pourquoi "la première apparition d'Hosni Moubarak depuis sa démission représente malgré tout une victoire pour le mouvement démocratique", insiste Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.
Néanmoins, l'ajournement de l'audience au 15 août, inquiète plusieurs éditorialistes.
"Tout se passe comme si les autorités du Caire voulaient faire la démonstration que le raïs déchu ne pourrait supporter de trop nombreuses audiences dans un procès circonscrit à ses propres responsabilités et non à celles d'un système politique dominé par la hiérarchie militaire", analyse Jean-Paul Piérot dans le quotidien communiste L'Humanité.
Pour La Charente libre, sous la plume de Dominique Garraud, "le report au 15 août du procès augure d'un épilogue espéré par l'armée égyptienne: celui de voir Hosni Moubarak rejoindre rapidement outre-tombe, d'autres dictateurs comme Augusto Pinochet ou Slobodan Milosevic, dont la mort a interrompu les actions judiciaires engagées".

Le Nouvel Observateur - AFP
Publié le 04-08-11 à 07:35 Modifié à 07:45 par Le Nouvel Observateur avec AFP
© Copyright Le Nouvel Observateur

Ben Ali a été jugé trois fois par contumace

(Le Figaro 04/08/2011)

Le dictateur tunisien déchu se trouve toujours en Arabie saoudite, qui refuse pour le moment de l'extrader.
Chassé du pouvoir le 14 janvier dernier, Zine el Abidine Ben Ali a déjà été condamné à 66 ans de prison. Par contumace, puisque l'ancien président tunisien s'est réfugié en Arabie saoudite, jusqu'ici restée sourde aux demandes d'extradition formulées par les autorités tunisiennes. Déjà trois procès depuis fin juin, une centaine d'affaires à l'instruction et un éventail de charges qui laisse pantois: détournement de fonds, détention d'armes et de stupéfiants, vol et possession illégale de bijoux, fraudes immobilières, abus de pouvoir… Au total 93 chefs d'accusation dont 35 devant une juridiction militaire. Et ce n'est pas fini. Hosni Béji, l'un des avocats de l'ancien dictateur, s'attend au bout du compte à un verdict de 700 à 800 ans de prison.
Juteuses entreprises
D'abord curieux, les Tunisiens affichent aujourd'hui un certain scepticisme. D'abord, parce que l'accusé n'est pas là. Ensuite et surtout parce que Ben Ali et le clan Trabelsi, c'est-à-dire la famille de sa seconde épouse, Leïla, sont un peu l'arbre qui cache la forêt. «Les grands responsables, les personnages clés n'ont pas été cités à comparaître alors qu'ils devraient à tout le moins être entendus comme témoins», remarque l'ancien magistrat Mokhtar Yahyaoui. Le journaliste et militant des droits de l'homme Omar Mestiri estime lui aussi qu'«il est trop facile et dangereux de tout ramener à un seul homme, qui, de plus, n'est pas là pour répondre». Et de réclamer «le procès du système Ben Ali», de ses mécanismes et de ses nombreux bénéficiaires.
Outre l'ancien président tunisien, vingt-trois membres du clan familial sont actuellement jugés. Parmi les accusés, figurent plusieurs sœurs et neveux de Leïla Trabelsi (qui a fui avec son époux) arrêtés à l'aéroport de Tunis-Carthage, le 14 janvier, ainsi que le général Ali Seriati, ancien chef de la sécurité présidentielle, c'est-à-dire de la police, bras armé de l'ancien régime. Seriati est soupçonné d'avoir poussé Ben Ali à jeter l'éponge. Peut-être pour prendre ensuite sa succession.
Leïla a dix frères et sœurs. La Tunisie fut longtemps leur petite et juteuse entreprise. Diabolisée après avoir été adorée, la famille Trabelsi est aujourd'hui hors course. Mais d'autres clans, moins compromis et moins voyants, tirent toujours les ficelles économiques du pays. Ceux par exemple de Habib Ben Ali, frère de l'ancien président, de Kamel Eltayef, ancien conseiller occulte du dictateur, ou de Slim Chiboub, mari de l'une des filles que Ben Ali a eu avec sa première femme, Naïma Kefi. Tombés en disgrâce sous l'ère des Trabelsi, ils sont en train de reprendre le dessus. Avec une prudence de Sioux. Pour ne pas être dévorés à leur tour par la «révolution de jasmin».

Par Arielle Thedrel
© Copyright Le Figaro

mercredi 3 août 2011

Guinée - Alpha Condé "satisfait" de sa visite aux Etats-Unis

(Afriquinfos 03/08/2011)

Le président guinéen Alpha Condé, qui est rentré à Conakry mardi au terme de son séjour aux Etats- Unis, a été chaleureusement accueilli par les populations sorties de tous les quartiers et communes du gouvernorat de la capitale guinéenne.
De l'aéroport international de Conakry Gbéssia au Palais présidentielle dans la commune de Kaloum, sur près de 12 km, le président guinéen et sa suite ont été ovationnés par la population.
Sur les avantages de sa visite, le président Alpha Condé a confié à la presse que plusieurs questions d'ordre économique, sécuritaire, politique et diplomatique ont fait l'objet de larges discussions avec son homologue américain Barack Obama et d'autres structures étatiques et privées américaines.
"J'espère que ce voyage sera utile, car c'est une récompense pour la démocratie et pour tout le peuple de Guinée", a souligné le président juste à son arrivée au Palais présidentiel " Séhkoutouréyah".
Selon un communiqué officiel de la présidence, la visite du président guinéen aux Etats-Unis a permis de poser les bases d'une offensive diplomatique et d'une ouverture économique du pays, isolé depuis plus de 10 ans sur le plan économique et politique par la communauté internationale.
Quatre grands axes ont été au centre de la visite d'Alpha Condé, a ajouté le communiqué citant le renforcement de la sécurité nationale, la consolidation de l'Etat de droit et de la démocratie naissante en Guinée, le développement économique et les équilibres macroéconomiques et enfin de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale.

CONAKRY (Xinhua)
© Copyright Afriquinfos

Burkina Faso - Vandalisme sur la tombe de Thomas Sankara, des versions contradictoires

(Le Pays 03/08/2011)

L’acte de vandalisme perpétré sur la tombe du président du Faso, Thomas Sankara, et dont nous avons fait cas la semaine dernière dans nos colonnes (cf. « Le Pays » n°4917 du 28 juillet 2011), n’en finit pas de faire parler de lui. Après l’indignation et les condamnations de la veuve Mariam Sankara, du porte-parole du gouvernement burkinabè et de bien d’autres personnes, l’on se demande aujourd’hui qui peut bien avoir posé un tel acte. Nous étions aussi à ce questionnement lorsque nous avons appris deux versions sur les auteurs probables de l’ignominie. La première, qui émanerait d’un des gardiens du cimetière de Dagnoen, veut que l’acte ait été commis dans la nuit du 26 au 27 juillet.
Selon cette version, le gardien qui était de service la nuit des faits a entendu aux environs de 23h un bruit dans le cimetière du côté des tombes des suppliciés du 15 octobre 1987. Et au moment où il se dirigeait vers la source du bruit, deux personnes ont pris la fuite dans l’obscurité et se sont évanouies dans la nature en passant par-dessus le mur de clôture du cimetière. La deuxième version concernant cette affaire veut que la partie de la tombe du père de la révolution burkinabè où se trouve l’épitaphe ait été simplement démolie par un fou du quartier Dagnoen.
A ce que l’on dit, ce malade mental effraie par les armes blanches qu’il porte, et terrorise certains riverains du cimetière qu’il n’hésite pas à lapider, jusque dans leur cour, avec son lance-pierre. Quelle est la réalité dans cette affaire ? L’enquête en cours nous situera peut-être.

Le Pays
© Copyright Le Pays

Toutes les régions du Sud de l'Ethiopie bientôt touchées par la famine

(RTL.be 03/08/2011)

La famine menace de s'étendre en Somalie. Les populations de six nouvelles régions du sud du pays pourraient être rapidement touchées par ce fléau qui a déjà tué plusieurs dizaines de milliers de personnes. L'aide humanitaire promise par la communauté internationale reste bien en-dessous des besoins de la population.
Un milliard 700 millions d'euros sont nécessaires pour faire face à la famine qui sévit en Somalie. Et les agences des Nations Unies et leurs partenaires ont reçu jusqu'ici 700 millions d'euros...
Le défi est d'autant plus énorme que la crise menace de s'étendre. Pour la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, qui lance un véritable SOS pour la Somalie, si la famine n'est pas contrôlée rapidement, elle pourrait s'étendre dans les deux mois à six autres régions du pays. Autrement dit tout le sud du pays.
Des dizaines de milliers de Somaliens sont déjà morts mais beaucoup d'autres pourraient subir le même sort. 12 millions de personnes sont concernées par cette crise sans précédent: c'est la pire sécheresse de ces soixante dernières années.
La situation est aggravée par le chaos politique dans lequel se trouve la Somalie, avec un Sud, violent, aux mains des Shebab liés à Al-Qaïda.
Cette sécheresse, cette violence et le délabrement du pays ont engendré des déplacements de population inédits. 800 000 personnes sont actuellement réfugiées hors de leur pays. La moitié d'entre elles sont concentrées à Dadaab, au Kenya, le plus grand camp de réfugiés au monde.

Africa Gordillo
© Copyright RTL.be

Maroc - Des élections anticipées au Maroc en octobre, signe d'accalmie ?

(L'Express 03/08/2011)
Le roi du Maroc souhaite la tenue d'élections législatives anticipées en octobre pour hâter des réformes dont il a jeté les bases mais ce dessein semble peu en mesure de satisfaire l'opposition qui demande des mesures contre la corruption et plus de pouvoirs pour la prochaine assemblée.
Mohammed VI était intervenu le 9 mars pour promettre des réformes constitutionnelles et tenter, semble-t-il, de désamorcer un début de mouvement de contestation dans le royaume semblable à ceux survenus en Tunisie et en Egypte.
Les électeurs ont, certes, approuvé le 1er juillet par référendum une nouvelle Loi fondamentale, mais cela n'a pas mis fin aux manifestations pacifiques à répétition organisées à l'appel des jeunes du Mouvement du 20-Avril.
Le journal Al Ittihad al Ichtiraki, de l'Union socialiste des Forces Populaires, deuxième plus grand parti de la coalition gouvernementale, s'attend toutefois à ce que ces élections "donnent un sens à la Constitution".
"Les élections représenteront le premier exercice d'après la nouvelle Constitution qui pourra se transformer en un rendez-vous avec l'histoire comme il peut répéter (...) les déséquilibres précédents".
Mais certains estiment que ces réformes pourront mettre fin à la contestation uniquement si la corruption est combattue.
Selon Ahmed el Bouz, professeur de sciences politiques a l'université Mohammed V de Rabat, des élections anticipées peuvent désamorcer la contestation dans la rue seulement si les autorités "font preuve d'une détermination plus sérieuse dans la lutte contre la corruption et en empêchant des personnes soupçonnées de malversations de se présenter aux élections".
Mohand Laenser, chef du parti Mouvement populaire, autre parti de la coalition, doute que ce scrutin puisse modifier le rapport des Marocains à la politique. "On ne peut pas changer de candidats et la mentalité de l'électeur en un an. C'est un processus qui exige du temps, des années peut-être".
Des élections législatives sont organisées depuis presque 50 ans au Maroc mais elles sont généralement considérées comme une façade. L'absentéisme est tel qu'à peine la moitié des parlementaires sont présents lors du vote du budget. Le pouvoir reste largement aux mains du monarque et de sa cour, qui nomment le gouvernement et s'occupent des sujets importants.
Le ministère de l'Intérieur a rencontré une dizaine de partis politiques afin de trouver un accord pour tenir les législatives le 7 octobre, plutôt qu'en septembre 2012.
"On travaille 24 heures sur 24 sur de nouvelles lois qui feront que ces élections transforment le Maroc en un vrai modèle de démocratie dans le monde arabe", a assuré un porte-parole du gouvernement.
Mais la tenue de ce scrutin n'est pas synonyme de changement pour Lahcen Daodi, membre du parti Justice et développement. "On ne veut pas que des élections anticipées nous contraignent à accepter des lois qui amèneront seulement des petits changements (...). On ne peut plus prendre les Marocains pour des imbéciles. Ils veulent des élections transparentes", dit-il.
Omar Radi, du Mouvement du 20-Février, redoute que des élections ne reconduisent "la vieille garde de parlementaires dans l'hémicycle".
"Le palais a tout intérêt à garder les mêmes profils pour enfoncer davantage cette idée prédominante dans la tête des Marocains qu'on ne peut pas faire confiance aux partis et que seul le roi est digne de notre confiance", dit-il.
De nombreux partis politiques s'inquiètent en outre du rôle du parti Authenticité et modernité, dont on dit qu'il a bénéficié de l'aide du palais et du ministère de l'Intérieur depuis sa création en 2008.
La presse économique salue toutefois l'organisation de ces élections anticipées, à l'image de L'Economiste.
"Il faut que les élections aient lieu en octobre (...). (Nous) jouons là notre survie économique et sociétale", écrit le quotidien. "Chacun le constate et s'en plaint tous les jours: l'économie se paralyse peu à peu, les désordres s'installent un peu partout, nul ne prend plus de décision, les déficits ne sont plus tenus par personne, les chantiers sont à l'arrêt", dit-il.

Par Reuters
© Copyright L'Express

Libye – Vers la mort du CNT

(Le Nouvel Observateur 03/08/2011)
C’est le champ du cygne pour le CNT et le retrait probable de l’Otan la queue entre les jambes…
La période estivale est un calvaire pour les sans-abris, mais aussi pour le Gouvernement français qui a honteusement misé sur un tocard en Libye. Saif el-Islam (vidéo en dessous) a nargué les soldats de l’apocalypse. Les 258 millions d’euros que Sarkozy vient d’octroyer aux renégats de Benghazi, ces islamistes assumés et traîtres à leur Nation sans contrepartie, ne serviront pas pour la guerre (paie des salaires des soldats de pacotille ou les achats d’armes). Cet argent a été donné simplement pour l’achat des consciences. Fichtre.
Depuis la mort violente du général Younès, la donne a changé sur place à Benghazi. On assiste désormais quotidiennement à des escarmouches entre les insurgés. Il y a d’abord le soulèvement de la tribu de Warfallah dont nous parlions ce matin. Ensuite, la révolte du clan Younès de la tribu surpuissante des Obeidi qui a juré de se venger de sa mort. Ce conflit interne au CNT a déjà causé la mort de pas moins de 300 personnes, sans oublier les enlèvements. A l’heure où nous bouclons ce billet, des combats sont toujours signalés à Benghazi entre les factions des galopins de Benghazi.
Ironie du sort, les victimes collatérales des heurts de Benghazi sont les Français et les Anglais. La tribu Obeidi, l’une des plus puissantes de Libye, a capturé 15 instructeurs étrangers (Français, Anglais, Qataris). Il faut donc payer des rançons pour espérer leur libération et les autorités françaises ont institué une omerta médiatique sur ces faits, de peur de courroucer l’opinion publique face à ce qui s’avère aujourd’hui comme un échec cuisant en Libye.
Ce qui est reproché aujourd’hui au CNT par ses propres membres et..l’Otan, c’est d’avoir permis son phagocytage par les islamistes d’Al Qaïda. Quand le vieux leader clamait haut et fort que ce groupuscule terroriste était derrière les fous de Benghazi, personne ne l’a cru. D’ailleurs, les responsables savaient mais, ils ont préféré s’allier à la pire racaille parce qu’il espéraient en tirer un avantage rapide. Hélas, rien ne se passe comme convenu ou espéré.
Plus de 2000 chefs de tribus ont refait allégeance à Mouammar Kadhafi, d’où la sortie triomphale de son fils Saif El-Islam hier. Il est venu remercié les Libyens, plus que jamais derrière son père. Pire, ces chefs de tribus demandent à leur tour l’arrêt immédiat des bombardements meurtriers de l’Otan qui ne peuvent plus que se concentrer sur les populations civiles ou les dépôts de nourritures. Le souhait étant que la population se soulève. Or, les autorités libyennes au courant de ce plan diabolique, ont vite réagi, pour mettre à l’abri des denrées alimentaires.
Les évènements récents à Benghazi ont démontré le degré avancé de putréfaction du nid de vipère caché derrière le CNT. Sans être devin, la dissolution, que dis-je, la dislocation du CNT arrive à la vitesse grand V. Sans jouer les Nostradamus du dimanche à l’image du duo de choc amateur Sarkozy-Cameron qui avaient misé sur une « guerre éclair » en Libye, le CNT ne survivra pas à la mort du général Younès.
La question aujourd’hui est de savoir, après l’ultimatum du clan Obeidi reçu par l’Otan d’arrêter ses bombardements sur le sol libyen, si ceux-ci vont s’exécuter. Toujours est-il que Moustapha Abdeljalil, le pseudo chef du CNT, a été rabroué par les révoltés de son camp. Personne à Benghazi n’écoute plus cet apprenti sorcier. Maintenant, songe-t-il finalement à un exil quelque part à Londres ou Paris ? C’est clair, Mouammar Kadhafi est entrain de gagner sa lutte contre la coalition impérialiste des bras cassés occidentaux…

parAllain Jules
http://allainjules.com/2011/08/02/libye-vers-la-mort-du-cnt/
© Copyright Le Nouvel Observateur

Exclusif. Dossier: RDC - Au coeur des enjeux et dangers électoraux

le 3 août 2011
· La RDC est entrée en campagne, cinq mois avant son lancement légal, en toute impunité et en violation du calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante. La campagne électorale qui bat son plein à Kinshasa et à la télévision (surtout officielle) dévoile encore aujourd’hui et plus que jamais les insuffisances de la classe politique congolaise.
Un désordre indescriptible s’est emparé de l’Opposition qui organise l’alternance et de la Majorité qui ne développe pas clairement des stratégies visant à remporter la présidence et le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale. Les débats maussades et creux qui envahissent l’espace audiovisuel du pays sont un indice de ce que, 5 ans après les premières élections démocratiques en RDC, la classe politique est restée dans les travers de la démagogie. Les analystes continuent à percevoir les vestiges d’une politique du moindre effort. Et comme en 2006, il se présente une ombre de clivage Est-Ouest. Seulement, cette fois-ci, Joseph Kabila n’a plus la côte dans le Kivu, il n y a plus de Bemba à l’Ouest, ni de Gizenga. Cette fois-ci, il n’y aura qu’un seul tour pour la présidentielle, cette fois-ci, il y a l’entrée d’un certain Vital Kamerhe dans… l’Opposition, bien que ce statut lui soit contesté par les apparatchiks de l’UDPS, Tshisekedi en tête, la donne géopolitique est bouleversée à la veille des scrutins. Le paysage politique tel qu’il se présente aujourd’hui donne l’ancien speaker de l’Assemblée nationale en tête dans le Kivu. Ce sont les violences qui y ont élu domicile qui lui ouvrent ce boulevard dans les intentions de vote. Le président de l’UNC, polyglotte en plus, a le potentiel d’engranger dans toutes les provinces de la République suffisamment de suffrages. Si le centre est le fief incontestable du leader maximo de l’UDPS, le sphinx de Limete va devoir livrer bataille avec Joseph Kabila à Kinshasa, au Bas-Congo et au Bandundu. Et jusqu’au 28 juillet 2011 on croyait que le Katanga était aux mains de Joseph Kabila, une croyance volatilisée par le sphinx de Limete lors de sa descente à Lubumbashi. L’apparition de Léon Kengo wa Dondo et le retour « opportuniste » d’Oscar Kashala n’arrangent rien du tout. Pourtant, les jeux sont simples.
Dans la tête du candidat Kabila
Malgré tout cet imbroglio, Joseph Kabila Kabange, l’enfant terrible du Katanga, se présente en hyper favori de ces scrutins mais n’est pas non plus à l’abri d’une désagréable surprise. Celle-ci viendra de l’hypothétique accord de violon au sein de l’Opposition entre Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, Kengo et… Bemba. Bien sûr, en tant que président sortant, Kabila va tabler sur la correction des erreurs de la campagne 2006, surtout sur sa désastreuse communication qui ne s’est améliorée qu’au second tour avec l’arrivée des professionnelles. Kabila devra entretenir son avance dans les sondages, fiables ou bidon, pour ne pas prêter le flanc à un camouflet, ou plus précisément à un vote sanction. Plusieurs scénarii sont concoctés dans ses états-majors électoraux. Son discours bilan-programme du 30 juin à Lubumbashi est une véritable entrée en matière. Mais au regard de la virulence des attaques de ses challengers, Kabila pourrait se retrouver en position défavorable. Selon certaines officines, redoutant le ralliement bien que tardif de son ancien directeur de campagne à l’Opposition, lequel serait un de plus sérieux prétendant à la magistrature suprême et quelqu’un qui serait en possession de quelques stratégies du président sortant, l’Etat-major de campagne de Kabila pourra lui tendre la perche, l’approcher et négocier avec lui. Kamerhe serait encore plus abordable que Tshisekedi. D’autres officines évoquent carrément la carte Daniel Ngoy, qui aura beaucoup bénéficié du régime en place et qui s’avère être un proche parent du président. Peut-on verser dans ce registre le début de fraude électorale enregistré avec l’enrôlement des mineurs ? Rien n’est moins sûr. D’ailleurs, dans l’entourage du pasteur méthodiste, on dit de l’homme de Dieu qu’il est plus intègre que son prédécesseur Apollinaire Malumalu, le calotin. En le proposant à la tête de la CENI, Kabila a calculé ses risques et ses chances. Attendons voir.
Les législatives de tous les dangers
Le 28 novembres, les Congolais seront appelés aux urnes pour élire également les membres de l’Assemblée nationale. Des analystes prédisent un hémicycle renouvelé à 90%. Et c’est plus des novices qui auraient la côte. Si la Majorité est assuré de placer son chef à la tête du pays, elle a un morceau dur pour s’assurer une majorité à l’Assemblée nationale. La gestion des ambitions à ses joutes électorales est le premier défi de la majorité. Des jeunes loups aux dents longues veulent carrément tenter leur chance, écartant ainsi les députés sortant comme des vieux lions fatigués qui ont fait leur temps. De même, la question de l’étiquette se posera, comme il est de coutume en RDC. Justement les listes des partis de la Majorité et celles du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, porte étendard de l’Opposition, lesquelles sont visés par l’épée d Damoclès suspendue sur les anciens députés : Pour leur oui-oui pour la Majorité et pour leurs querelles byzantines pour l’Opposition qui n’est pas parvenue à un consensus en vue de désigner son principal animateur. Si Kabila n’arrive pas à aligner des vrais étalons aux législatives, il risque de se retrouver en situation de minorité et la cohabitation va lui être ingouvernable. Peut-il compter sur le Parti lumumbiste unifié ? Seulement, le PALU n’aurait pas la côte non plus, à en croire les analystes.
Les outsiders
A l’approche des hostilités de novembres, plusieurs figures vivant au pays ou venues de la diaspora commencent à afficher leurs ambitions de briguer la magistrature suprême. L’opinion a encore fraiche en esprit la candidature de Fabrice Puela, député de Matadi, viré depuis de l’ARC d’Olivier Kamitatu. Qu’à cela ne tienne, Joseph Kabila aura à croiser les fers avec des candidats de forte carrure politique, respectables, dignes d’assumer avec brio la direction du sous-continent Africain. Etienne Tshisekedi continue à donner l’image d’un homme d’Etat par excellence qui veut sortir la RDC d’un système qu’il a combattu depuis Mobutu et qu’il dit retrouver encore à travers le pouvoir actuel. Tshisekedi ne manque pas d’atout. Leader charismatique, il a fait ses preuves par le passé. On se souvient encore de la chute libre des prix et du taux de change du zaïre au lendemain de son élection au poste de Premier ministre à la Conférence nationale souveraine. Reste à savoir si ses recettes porteront encore aujourd’hui, autres temps autres mœurs. Ses chances demeurent cependant intactes malgré un sérieux handicap, qui n’est pas le fait de son âge, mais de son absence sur le terrain, maintenant lors de la précampagne. Vital Kamerhe fait lui aussi rêver. Après sa fulgurante ascension politique et sa brillante prestation à l’Assemblée nationale en qualité de président de l’Assemblée nationale, Kamerhe se présente aujourd’hui aux Congolais comme celui qui a la réponse à ‘‘Bakonzi batalela biso likambo oyo’’ (traduisez que les autorités nous sortent de cette situation) ou ‘‘eza ba coop na bango’’ (qui traduit les indices d’une certaine opacité dans la gestion des affaires publiques au grand dam et sur le dos de la population). Kamerhe paraît aux yeux d’une certaine opinion comme celui qui vendrait la mèche (pour un bon idéal) même si dans son camp d’origine on le taxe de ‘‘Mbwa alakisi bizaleli na ye’’, traduisez ‘‘traitre’’, ce qui n’est pas un bonnet convenable en politique. Kamerhe, le plus fort score aux législatives 2006, va disputer le Kivu, son fief, avec Kabila, où ce dernier a fait son meilleur score en 2006 (avec son aide, affirme-t-il). Sa dernière tournée dans cette partie du pays a projeté l’image du duel (au couteau) à venir. Les analystes ont déploré qu’on lui ait posé des lapins, ce qui ajouterait plutôt à sa popularité. Mais Kamerhe devra engranger des voix dans d’autres parties du pays où Kabila est largement et profondément implanté à travers le Parti du Peuple pour Reconstruction et le Développement (PPRD). L’ancien speaker de l’Assemblée nationale a l’arme qu’il faut. Il est polyglotte, faut-il le répéter, et volubile. Cette dernière qualité peut s’avérer un piège pour lui car ses adversaires politiques l’attendent au mot. Ses dernières critiques contre le gouvernement se sont retournées contre lui. ‘‘Pourquoi, en plein exercice de son mandat, n’avait-il pas dénoncé cette gestion’’, rétorquent ses pourfendeurs. Jean-Pierre Bemba Gombo espère sa libération prochaine pour prendre part aux élections. La libération (hypothétique) de Bemba peut cependant avoir un effet dévastateur sur les calculs parce qu’il utilisera la corde sensible du martyre qu’il a vécu pour expliquer sa détention et s’attirer des suffrages. Parmi les candidats, on compte également Oscar Kashala qui a fait un score honorable (5ème) en 2006 et probablement le pasteur Jean-Paul Moka. Que dire de Kengo ? Aux « parlements débout » les avis restent partagés, certains vois en lui un phélin qui va surprendre tout le monde en s’emparant du pouvoir, d’autres, un simple candidat manigancé par la Majorité Présidentielle pour s’emparer de l’Équateur (Province) et grignoter sérieusement la côte de l’opposition. Mais lui-même affirme vouloir le changement, appelant même à un candidat « consensuel » et non « unique » de l’opposition pour « battre » le fils de Laurent Désiré Kabila. Enfin, si l’Opposition arrivait à s’entendre (ce qui est toujours peu sûr au regard de la frivolité de la classe politique devant les enjeux cruciaux), elle pourra former une union sacrée du type ‘‘Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la Patrie’’ (RHDP, en Côte d’Ivoire) afin d’envisager une alternative. Mais les analystes continuent à croire que Tshisekedi (international socialiste), Kamerhe (socialisme à la brésilienne), Bemba (libéral) ne regarderaient pas tous dans la même direction et l’opinion déplore encore aujourd’hui le profil bas du PALU. Que dire de François Muamba ou Oscar Kashala ? Wait and see.
La recette du succès
‘‘On n’organise pas une élection pour la perdre’’, a énoncé feu Omar Bongo Ondimba. Kabila a le vent en poupe. ‘‘Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez au moins à mes œuvres’’, a-t-il martelé lors du discours du 8 décembre. Si le Congolais n’a pas encore récupéré la fierté de son identité, il n’a plus honte de son pays, indiquent les observateurs. Le Congo est désormais fréquentable, à compter les sommets internationaux et les visites officielles de haut niveau enregistrés ces dernières années du fait du coup de cravache de la diplomatie Kabila. Le Congo commence à bomber le torse. La position de faiblesse a disparu de son langage vis-à-vis de ses partenaires (Angola, Ouganda, Rwanda, France et USA). Kabila est sûr de rallier le soutien de la majorité des Congolais qui se disaient ‘‘Mbok’oyo ekobonga lisusu te’’, en terme d’infrastructures, d’injustices sociales et de la mauvaise distribution de la justice.
Oooh ok. On s’arrête, vous êtes déjà irrités en lissant ces phrases. Mais, c’est bel et bien ce que va dire Lembert Mende lors de la campagne électorale et ça marchera. Mais la Majorité sais aussi que les jeux sont simples : avec une présidentielle à un seul tour, Kabila doit compté sur la désunion de l’opposition pour l’emporter. Le triple K (Kamerhe, Kengo, Kashala), ne doit pas se rallier derrière Etienne Tshikededi wa Mulunda, sinon, bienvenue le chaumage pour le Président sortant, à seulement 40ans. L’opposition quant à elle, sait ce qu’il faut faire pour l’emporter.
Mais au-delà des candidats, alliances et tiraillements, d’autres facteurs devraient être tenus en compte. L’Est de la RDC reste toujours insécurisé. Qu’arrivera-t-il si les élections débouchaient sur un K.O. à l’Ivoirienne ? De Moïse « le libérateur » de Kisangani, en passant par les FDLR, Les Maï-Mäi, LRA aux Kivus, ou encore les ARP du Général Munene au Bas-Congo, la RD Congo est plus que jamais cernée par des groupuscules qui ont tous un agenda assez clair et précis. Les élections ne mettront pas terme à tout ça. Les élections ? Une simple étape, un test de démocratie pour la nation congolaise qui doit existée : avant et après ce processus. Alors, laissez-nous terminer sur cette question, une question plus particulière qui devrait intéressée l’opinion tant nationale qu’internationale, tant la majorité que l’opposition : « Et si Kabila perdait ?».

Benjamin Litsani Choukran
Copyright-.http://direct.cd

Famine en Afrique: L'Ouganda touché à son tour?

le 03.08.2011
Une sécheresse qui se répand comme une trainée de poudre et qui affame encore un peu plus la Corne de l'Afrique. L'Ouganda pourrait devenir le prochain pays de l'Afrique orientale touché par la famine après la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya et Djibouti, a-t-on appris ce mardi auprès de l'ONU.
«Les conditions de sécheresse doivent être surveillées car elles se répandent comme un feu sans contrôle», a déclaré Sandra Aviles, de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Des zones d'insécurité alimentaire ont été repérées dans le nord du pays, selon la même source.
L'Ouganda, pays enclavé qui compte près de 35 millions d'habitants, est la troisième économie d'Afrique de l'Est. Une population estimée à 600.000 personnes doit actuellement faire face à une «insécurité alimentaire modérée», ce qui correspond un niveau 2 sur une échelle de 5, le dernier étant l'état de famine. Les Nations unies ont jusqu'à présent décrété l'état de famine dans deux régions du sud de la Somalie, mais six nouvelles régions de ce pays déchiré par la guerre civile pourraient atteindre ce niveau d'alerte maximal.

—Reuters

Egypte - Procès Moubarak : qui juge-t-on aujourd’hui ?

(Les Afriques 03/08/2011)

Renversé le 11 février 2011 par un mouvement de rue, Hosni Moubarak est accusé de meurtres de civils et de corruption. Un procès très suivi. Mais qui juge-t-on au fait ? L’homme ou le système ?
L’audience aura duré à peine plus d’une heure ce mercredi 3 août avant d’être suspendue dans une ambiance explosive où des unités de la police anti-émeute n’arrivaient pas à contenir pros et adversaires de Moubarak. Le prévenu n’aura pas droit à un huis clos. A l’intérieur de l’Ecole de Police du Caire, les caméras de la télévision nationale égyptienne ont retransmis l’image d’un Hosni Moubarak diminué, couché sur une civière, qui comparaissait dans le box des accusés.
Agé de 83 ans, hospitalisé pour des problèmes cardiaques et atteint d’un cancer de l’estomac selon son avocat, l’ancien président égyptien était flanqué de ses deux fils, Alaa et Gamal. Ils sont tous deux accusés comme leur père de meurtres et de corruption durant la révolution qui a renversé le régime le 11 février.
Entre le 18 janvier et la date du départ de Hosni Moubarak, prés de 850 civils ont été tués. Le Raïs risque la peine de mort s’il est reconnu coupable. D’autres dignitaires de l’ancien régime figurent aussi dans le box des accusés. Il s’agit notamment de l’ancien ministre de l’Intérieur, Habib El Adli ainsi que de hauts responsables de la Police.
. Ce procès pourrait bien être une première dans le monde arabe suite à la tentative bâclée de juger l’ex-dictateur tunisien par contumace. Tout comme en Tunisie, le risque de voir ce qui devait être le procès d’un système se transformer au procès d’un homme demeure grand en Egypte. La retransmission du procès en direct vise selon Ahmed Refaat, président du Tribunal Pénal du Caire à «rassurer le peuple sur la crédibilité de la procédure ».

MBF
© Copyright Les Afriques

mardi 2 août 2011

RDC : l'UE va envoyer une mission d'observation aux élections de novembre

Une mission d’observation électorale de l’Union Européenne (UE) va être déployée en République Démocratique du Congo (RDC) avant les scrutins présidentiel et législatifs prévus le 28 novembre, a annoncé le 2 août Catherine Ashton.
Alors qu’à Kinshasa, les grandes manœuvres politiques en vue de la présidentielle de novembre débutent, l’Union européenne annonce qu’elle soutiendra les élections générales de novembre en RDC par l’intermédiaire d’une mission d’observation électorale.
Mise en place six à huit semaines avant les élections, cette mission d’observation électorale sera dirigée par la députée européenne bulgare Mariya Nedelcheva, a précisé la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton dans un communiqué ce mardi 2 août.
Soutien financier
Une mesure qui vient renforcer l’appui financier de l’UE à la préparation des élections. « Cette décision s'inscrit dans la continuité du soutien politique de l'Union européenne envers ce processus démocratique et s'ajoute au soutien financier pour le cycle électoral qui s'élève à 47,5 millions d'euros », a déclaré la haute-représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
L'élection présidentielle, à tour unique, et les législatives doivent se tenir le 28 novembre. La date de clôture du dépôt des candidatures pour la succession de Joseph Kabila est fixée au quatre septembre. (Avec AFP)

Jeuneafrique.com

Kenya : une campagne de vaccination pour les réfugiés...

Calmes débuts pour le nouveau train rapide Johannesburg-Pretoria

JOHANNESBURG (AFP) - 02.08.2011 14:30

Après des mois d'attente, des milliers de personnes qui font chaque jour le trajet entre Johannesburg et Pretoria ont enfin pu découvrir le Gautrain, le nouveau train rapide qui doit permettre d'échapper aux embouteillages entre les deux métropoles sud-africaines.
Après des mois d'attente, des milliers de personnes qui font chaque jour le trajet entre Johannesburg et Pretoria ont enfin pu découvrir le Gautrain, le nouveau train rapide qui doit permettre d'échapper aux embouteillages entre les deux métropoles sud-africaines.

Les passagers étaient relativement peu nombreux mardi, en cette première matinée d'exploitation. Mais certains parkings étaient déjà bien remplis, notamment dans la banlieue de la capitale Pretoria.
A bord, certaines annonces donnaient l'impression d'être dans un avion: "Nous roulons maintenant à 160 km/h. Détendez-vous, et bon voyage!" Mais l'impressionnant dispositif de sécurité rappelait qu'on était bien au raz du sol en Afrique du Sud, un pays où la criminalité est un problème majeur.
"Tout se passe parfaitement bien, les trains sont à l'heure", s'est réjoui Alain Estève, directeur général de la compagnie exploitante Bombela Operating Company, une filiale de la RATP parisienne.
Il attend davantage de monde ce week-end, quand les habitants de la région la plus dynamique du pays viendront "tester le train" entre les deux agglomérations distantes d'une cinquantaine de kilomètres, qui n'étaient jusqu'à présent reliées par aucun système de transports publics digne de ce nom.
"Le système est pour commencer conçu pour accueillir 100.000 voyageurs par jour. Il y en aura sans doute un peu moins au début, mais ça devrait augmenter, quand les gens réaliseront que ce train est pratique et rentable", explique Errol Braithwaite, porte-parole de la société concessionnaire Bombela.
Celle-ci rassemble notamment le groupe de BTP français Bouygues et le constructeur ferroviaire canadien Bombardier, qui ont construit la ligne, et l'entretiendront pendant quinze ans.
Certains avaient absolument voulu faire partie des premiers voyageurs, dès 05H30.
"Nous avons une très bonne impression. Un voyage sans problème et enthousiasmant", a raconté à l'AFP Grahame Gertsch, un habitant de Pretoria venu avec sa femme, "en tant que touristes locaux pour voir à quoi ça ressemble". Thermos de café dans son sac
Autre habitante de la capitale, Marié van Hoof a accompagné son mari pour un inhabituel petit-déjeuner à Rosebank, le terminus provisoire de la ligne à la périphérie nord de Johannesburg: "Il faisait la navette tous les jours jusqu'à Rosebank, où il travaille chez (la compagnie de pétrochimie) Sasol. Il devait se lever à 04H15. Maintenant, il se lèvera à 06H00, ça fait une grande différence!"
A la station de Midrand, à mi-chemin, Victoria Seipati, une étudiante se rendant à Pretoria, "pense que le train est pratique".
"Il va me permettre d'économiser du temps et de l'argent, par rapport aux taxis" collectifs, indique-t-elle. Son budget transport, très important, devrait diminuer de 40%.
"Je vais le prendre tous les jours, je ne serai pas coincée dans les embouteillages", homériques sur l'autoroute Johannesburg-Pretoria, sourit-elle.
Longue de 56 km, la nouvelle liaison permet de relier Rosebank à Hatfield, le quartier universitaire de Pretoria, en 38 minutes, via le quartier des affaires de Sandton et la gare de la capitale. Il faut plus de 2 heures en voiture aux heures de pointe.
La partie sud de la ligne, 6 km de tunnel entre Rosebank et le centre historique de Johannesburg, doit ouvrir d'ici fin de l'année, le temps de régler des problèmes d'infiltrations d'eau.
Un premier tronçon de 20 km avait ouvert le 8 juin 2010, juste à temps pour la Coupe du monde de football, entre Sandton et l'aéroport international OR Tambo.

© 2011 AFP

Grâce au réseau optique sous-marin, l'Afrique se connecte au haut débit

Alcatel commence cet été la pose du câble ACE entre l'Europe et l'Afrique pour un consortium emmené par France Télécom. Reportage dans une usine de fabrication et sur le pont d'un navire câblier. Dans le port de Calais, l'embarquement d'un des plus grands câbles sous-marins au monde vient de commencer. Deux navires câbliers chargent dans leurs vastes soutes des milliers de kilomètres de fibre optique fabriqués dans l'usine d'Alcatel Submarine Network (ASN). La pose du câble ACE (Africa Coast to Europe) va pouvoir commencer : 17.000 kilomètres de fibre optique sous-marine entre la pointe de la Bretagne et Le Cap en Afrique du Sud qui donnera accès à Internet à haut débit à 23 pays africains de la côte atlantique. Un consortium de 20 opérateurs, emmené par France Télécom, a lancé ce projet qui vise à développer la connectivité en Afrique mais aussi à sécuriser les accès Internet de l'Afrique en doublant les câbles déjà existants. Le projet ACE représente un investissement global de 700 millions de dollars. La fabrication et la pose du câble ont été confiées à la filiale d'Alcatel-Lucent. D'une capacité de 40 gigabits par seconde, il sera opérationnel au premier semestre 2012.
En compétition avec Tyco et nec
ASN revendique 40% du marché des réseaux optiques sous- marins, en compétition avec l'américain Tyco et le japonais NEC. Un marché qui s'est stabilisé à 2 milliards de dollars en 2010, après un fort rebond en 2006 dû aux besoins croissants de l'Internet à haut débit. Le groupe français a installé 24.000 km de câbles en 2010. Dans son usine de Calais, la fibre optique subit de nombreux traitements pour résister à la pression de l'océan. Elle est notamment enrobée d'une résine qui l'isole de l'eau et d'une gaine en cuivre pour alimenter en électricité les répéteurs. Ces équipements électroniques connectés aux câbles tous les 70 km servent à amplifier le signal lumineux dans la fibre optique. Plus de 200 répéteurs seront nécessaires pour le câble ACE. Enfin les câbles proches du rivage doivent être protégés des ancres et des activités de pêche par une armure d'acier torsadé et une gaine de bitume. Ces équipements ont une durée de vie de vingt ans. Autre temps fort avant la pose : le choix du parcours du câble grâce à une cartographie précise des fonds marins et des mesures géotechniques.
"En complément de la fabrication des câbles, nous avons développé une flotte de navires câbliers car nos clients veulent des systèmes complets livrés clé en main", explique Philippe Dumont, président d'Alcatel Submarine Networks. Le groupe s'est associé avec l'armateur Louis Dreyfus pour opérer depuis dix ans une flotte de six navires dédiée à la pose et la maintenance. ASN fournit et pose des câbles pour de grands consortiums qui investissent dans le renforcement des liaisons intercontinentales mais aussi pour des opérateurs télécoms souhaitant s'équiper d'un câble pour leur propre usage. C'est le cas du câble Perth-Singapour qui va permettre à un opérateur de la côte ouest de l'Australie d'être moins dépendant des liaisons via Sydney.

Laurent Pericone, à Calais - 02/08/2011
latribune.fr

lundi 1 août 2011

Afrique du Sud -Les avancées du Black Empowerment

(Afrik.com 01/08/2011)

La politique d’émancipation économique des Noirs a permis l’émergence de quelques grosses fortunes et d’une classe moyenne chez les anciennes victimes de l’apartheid. Mais elle nécessite des améliorations pour aboutir à une société égalitaire.
Patrice Tlhopane Motsepe, 49 ans, a été classé 421e homme le plus riche du monde en 2010 par le magazine américain Forbes. Une performance plus qu’honorable pour cet avocat qui s’est lancé dans les affaires à la fin du système de l’apartheid. African Rainbow Minerals, sa société minière, cinquième entreprise d’extraction d’or dans le monde, lui a permis de gagner plus d’un milliard de dollars en 2009. En Afrique du Sud, où il se classe en tête des fortunes noires, Patrice Tlhopane Motsepe fait partie de ce qu’on appelle les « Big Five », en référence aux cinq prédateurs les plus dangereux de la savane : ce sont les cinq plus grands hommes d’affaires noirs du pays, tous d’anciens militants antiapartheid.
Dans ce groupe restreint, figure Mzilikazi (Mzi) Godfrey Khumalo, 56 ans, un ex-prisonnier (pendant douze ans) de la prison de Robben Island, célèbre pour avoir compté Nelson Mandela parmi ses pensionnaires. Fondateur du groupe Capital Alliance, celui-ci a également fait fortune dans le secteur minier où il mène l’essentiel de ses activités. Cyril Ramaphosa, 59 ans, en fait aussi partie. Un temps pressenti pour succéder à Nelson Mandela, il a préféré les affaires. Il s’est alors déployé dans des secteurs aussi variés que l’énergie, l’immobilier, les banques et les télécommunications, à travers son holding baptisé Shanduka Group. Un autre membre, Tokyo Sexwale, 58 ans, ministre de la Construction et de l’Habitat, préside en parallèle la Mvelaphanda Resources, troisième acteur mondial de 6 milliards de rands (640 millions d’euros). Enfin, Saki Macozoma, 54 ans, l’un des principaux actionnaires de Safika Holding, s’est tourné vers les médias, les services financiers et les ressources humaines.
Des Noirs dans les affaires
Les « Big Five » sont le porte-étendard de la nouvelle bourgeoisie noire sud-africaine. Il y a vingt ans encore, cette classe sociale n’existait pas. Il a fallu attendre, à la fin du système de l’apartheid, la mise en place de politiques volontaristes par les présidents noirs successifs, pour la voir émerger dans le monde des affaires. Ces politiques vont se traduire par la mise en place d’un système de discrimination positive, appelé « Affirmative Act », et du « Black Economic Empowerment » (BEE, promotion économique des Noirs), qui favorise « les personnes précédemment désavantagées ». Cet « Affirmative Act » permet, à compétence égale, de recruter prioritairement des Noirs, des Métis et des Indiens, plutôt que des Blancs. Le BEE, quant à lui, promeut l’ouverture du capital des entreprises à leur profit, surtout dans le secteur minier, principal pourvoyeur de richesses dans le pays. La Commission de promotion économique des Noirs (Black Economic Empowerment Commission, BEEC), qui gère ce programme, s’est fixé, à l’horizon 2012, de transférer 25 % des actions de la Bourse de Johannesburg entre des mains de couleur. Rebaptisé Broad Based Black Economic Empowerment (BBBEE) en 2003, le programme a porté des fruits significatifs. Plusieurs entreprises ont accepté de recruter des Noirs dans leurs organes de direction ; elles reçoivent en retour la fameuse accréditation BEE qui est d’un grand secours pour décrocher des contrats, notamment dans le secteur public. Depuis 1991, plus de 2 000 opérations de restructuration de capital ont été réalisées au profit d’actionnaires noirs, pour un montant de plus de 56 milliards d’euros.
Les « diamants noirs »
Le recrutement préférentiel des cadres noirs a permis l’apparition d’une classe moyenne appelée « diamants noirs ». Elle représente environ 3 millions de personnes, gagnant un salaire mensuel de plus de 6 000 rands (600 euros). À Johannesburg, cette bourgeoisie africaine s’est établie dans une banlieue mixte appelée Cosmo City, loin de Soweto, bidonville emblématique de l’extrême précarité des Noirs.
Tout est cependant loin d’être rose, pour les Noirs d’Afrique du Sud. Dans une très grande majorité, ils continuent de vivre sous le seuil de pauvreté et ne bénéficient pas des infrastructures de base comme l’eau et l’électricité. Les « diamants noirs » ne représentent en effet que 7, 5 % de la communauté noire. De nombreuses critiques se sont par ailleurs élevées contre les dérives du projet BEE. Dans son livre paru en 2009 et intitulé Architects of Poverty,Why African Capitalism Needs Changing, Moeletsi Mbeki, frère de l’ancien président Thabo Mbeki, dénonce ce qu’il appelle la création d’un groupe de « capitalistes noirs de copinage constitués de politiciens de l’ANC, certains retirés des affaires publiques, d’autres pas ». De leur côté, les chefs d’entreprises blancs se montrent réticents à jouer le jeu. Une étude parue en 2009 indique qu’environ 75 % d’entre eux ne respectent pas la politique des quotas. Les Blancs tiennent toujours les trois quarts des emplois à responsabilité dans le secteur privé contre seulement 12 % pour les Noirs. Moins de 5 % des entreprises cotées à la Bourse de Johannesburg sont contrôlées par des Noirs, lesquels éprouvent par ailleurs d’énormes difficultés à accéder aux lignes de crédit, les banques étant majoritairement aux mains des Blancs. Autre effet pervers du BEE, près de 16 % des Blancs, qui sont souvent les plus qualifiés, ont quitté le pays entre 1995 et 2005, tandis qu’une nouvelle catégorie de Blancs pauvres se développait. Le président Jacob Zuma a lui-même reconnu les limites du BEE et a promis de les corriger.
Article publié par afrik.com dans Africa24 Magazine : Les 500 qui font l’économie du continent
Combattre la corruption et le « tenderpreunariat »
L’État sud-africain doit faire face à une ennemie de taille : la corruption. En effet, le BEE profiterait surtout à des entrepreneurs ayant des connexions dans les cercles politiques. Une importante frange de la population pense que les appels d’offres pour les marchés publics sont truqués. C’est dans la rue qu’est ainsi né le terme « tenderpreneurs ». Contraction de tenderer (soumissionnaire d’appels d’offres) et d’entrepreneur, l’expression désigne des oligarques noirs qui ont réussi, en un temps record, à amasser une fortune colossale en emportant des contrats publics dans des conditions suspectes. En 2006, 50 000 personnes cumulant un emploi de fonctionnaire et de dirigeant d’entreprise ont été recensées. Plus de 600 millions de rands (61 millions d’euros) de marchés publics leur avaient été attribués, selon un rapport officiel. La corruption est institutionnalisée. Par exemple, pour Eskom (monopole d’État dans les télécommunications), les soumissionnaires s’entendent dire de s’associer avec telle firme amie du régime. Il y a des allégations selon lesquelles 10 % des contrats retournent à l’ANC. Le gouvernement promet régulièrement de s’attaquer aux tenderpreneurs. Et il a lancé des campagnes d’affichage contre la corruption.

© Copyright Afrik.com

Côte d'Ivoire -Alassane Ouattara se sépare du patron de la RTI

(Afrik.com 01/08/2011)

Le Directeur général de la Radio télédiffusion ivoirienne (Rti) et directeur par intérim de la radiodiffusion, Brou Aka Pascal, a été limogé dimanche par décret présidentiel. Il lui est officiellement reproché d’avoir manqué de réactivité lors de la couverture médiatique du retour au pays du président Alassane Ouattara, après sa visite aux Etats-Unis. Il a été remplacé par le journaliste Aka Sayé Lazare.
La décision de limoger Brou Aka a été prise par décret présidentiel dimanche dernier. Il lui est reproché, selon un communiqué du ministre de la Communication Diakité Coty, d’avoir fait attendre le président de la République 30 minutes durant dans l’avion qui le ramenait des Etats Unis, où il avait été reçu jeudi par son homologue américain, Barack Obama. L’équipe de reportage de la télévision publique se serait en effet déployée tardivement à l’aéroport d’Abidjan pour capter les images du président fraîchement rentré de son voyage à la Maison Blanche, l’obligeant à patienter dans son avion. Une faute qui lui a coûté son poste au patron des médias audiovisuels publics. « Cette décision est la conséquence de graves dysfonctionnements observés dans la gestion quotidienne de la RTI. Ces dysfonctionnements ont atteint leur paroxysme le samedi 30 juillet dernier », explique laconiquement dans un communiqué, le ministre de la Communication, Coty Souleymane DIAKITE.
Le mandat de Brou Aka à la tête de la télévision et de la radio d’Etat aura donc été de courte durée. Présenté comme un journaliste vedette de la Rti, il avait animé le débat d’entre-deux tours entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, lors de la dernière présidentielle ivoirienne. Pendant la crise post-électorale, il avait rejoint l’hôtel du Golf, où vivait retranché le camp Ouattara. Il avait été nommé en décembre 2010 à la tête de la Rti, pour remplacer Brou Amessan Pierre Israël, le dernier directeur général désigné par le président sortant, Laurent Gbagbo.
Le nouveau patron de l’audiovisuel public a pour nom Aka Sayé Lazare. Cet ancien de la télévision d’Etat qui y a déjà occupé le poste de Chargé du développement audiovisuel régional a été nommé, par Alassane Ouattara, directeur général par intérim de la Rti et directeur général adjoint par intérim de la Radiodiffusion, « pour assurer la continuité de la gestion de l’entreprise », selon le communiqué du ministre de la Communication.
Pour éviter toute nouvelle défaillance des médias publics, le Ministre de la Communication a convoqué une réunion de crise à laquelle ont pris part les principaux responsables de la presse d’Etat.

© Copyright Afrik.com

Libye -La fin de Kadhafi n’est pas pour aujourd’hui : CNT divisé, OTAN à bout de souffle

(Liberté 01/08/2011)

Kadhafi donne du fil à retordre aux Occidentaux. Ses insurgés sont divisés et l’OTAN ne sait plus où donner de la tête, enregistrant elle aussi des défections dans ses rangs.
L'enquête se poursuivait dimanche après la mort du général Younes, un ex-pilier du régime Kadhafi devenu chef d'état-major des insurgés. Le Conseil national de transition (CNT), organe politique de l’insurrection, a nommé une commission d'enquête et promet de publier tous les faits autour de la mort de son chef militaire. La mort de ce dernier est énigmatique, elle rend compte de divisions aiguës au sein de l’opposition où l’unité affichée ne serait en fin de compte que de façade. Son unification est loin d’être achevée. Au point où le président du CNT, certainement sous la pression des Occidentaux, a promulgué un décret ordonnant à toutes les milices de se dissoudre pour se confondre dans l’organe représentant l’insurrection, plus ou moins reconnu comme tel par la communauté internationale. “Le temps est venu de dissoudre ces brigades, quiconque refusera d'appliquer ce décret sera jugé”, a menacé le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, également haut responsable dans le régime de Kadhafi, en qualité, entre autre de chef de ses services de renseignements. Le général Younes a été abattu jeudi dernier par un groupe armé après avoir été rappelé du front pour un interrogatoire sur des questions militaires à Benghazi, le fief des insurgés. Un autre membre du CNT, Ali Tarhuni, devait indiquer que ceux qui ont attaqué le chef militaire de l’insurrection étaient des membres de la brigade Jarah Ibn Al-Obeïdi, sans en dire plus. Comme pour exacerber ce dossier, Libya Al-Hurra, la télévision des insurgés indiquait pour sa part, que le groupe rebelle du “17 février” était derrière l'assassinat du général. Son corps criblé de balles et partiellement calciné a été retrouvé vendredi matin dans les faubourgs de Benghazi, mais le CNT avait été informé de sa mort la veille, quand le chef d'une bande armée à l'origine de sa mort a avoué le crime, a annoncé Moustapha Abdeljalil, soulignant que celui-ci est en prison et que ses complices étaient encore recherchés. Le numéro un du CNT rajoute une couche à la confusion : “Leurs motivations n'étaient pas claires, nous ne savons pas pour qui ils travaillaient” ! Plusieurs membres du CNT ont accusé le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi d'être derrière l'assassinat, tandis que des rumeurs affirment que le général a été exécuté par des rebelles qui le soupçonnaient de trahison. Le porte-parole de Kadhafi a accusé Al-Qaïda d'avoir commis le meurtre pour marquer sa présence et son influence dans les régions tombées entre les mains de l’insurrection. La mort dans des circonstances mystérieuses de ce chef militaire pourrait masquer de profondes divisions au sein de l’insurrection. La France qui est aux avant-postes dans la guerre contre Kadhafi, et donc qui est informée sur ce qui bruit au sein de l’insurrection, notamment chez le CNT, est inquiète et n’a pas manqué de le faire savoir, enjoignant ses nouveaux amis libyens de mettre de l’ordre dans leurs affaires intérieures. Paris a appelé à la prudence sur les explications et les responsabilités dans cette affaire. “Ce qui s'est exactement passé reste peu clair”, a de son côté renchéri Londres, autre acteur-clé au sein de la coalition occidentale contre Kadhafi. L’assassinat de Younes et de deux colonels porte un coup sévère à l’opposition libyenne au moment où celle-ci lance une nouvelle offensive dans l'ouest du pays pour essayer de conquérir Tripoli, sinon ses banlieues. La France craint en effet la propagation de ces divisions sur le front diplomatique et sur le terrain militaire, avec les questionnements qui agitent ses partenaires de l’OTAN, laquelle enregistre des défections, comme vient de le faire la Norvège en décidant de ne plus participer aux opérations contre Tripoli. Même inquiétude chez les États-Unis qui ont exhorté les insurgés à rester unis et concentrés sur leur objectif de renverser le colonel Kadhafi : “Ce qui est important, c'est qu'ils œuvrent de manière à la fois rapide et transparente à assurer l'unité de l'opposition libyenne”, a déclaré le département d'État. Il y avait déjà l'enlisement militaire. Se profile désormais le spectre de la discorde chez les rebelles libyens. D’ores et déjà, des voix s’élèvent en Occident se demandant si leur pouvoir ne s’étaient pas précipités en reconnaissant le CNT comme seule institution représentant le peuple libyen, de livrer des armes à des “rebelles mal connus”, “combattants indisciplinés aux loyautés changeantes ?” En France, on se demande si Nicolas Sarkozy savait-on vraiment où il mettait les pieds ? Pour des élus, des experts en géopolitique et les opinions publiques de France, d’Angleterre et d’Amérique, pour ne citer que les pays les plus engagés dans la “croisade” en Libye, les leçons des désastres afghans et irakiens auraient dû être tirées. Politiquement, les engagements du CNT apparaissent sujets à caution. Combien de fois ses hiérarques, relayés par les chancelleries occidentales, n'ont-ils assuré que la chute de Kadhafi n'était pas “une question de mois, mais de semaines” ! Au début de ce mois, Bengazi avait exposé un scénario à la Stallone : les Berbères du Djebel Nefousa, auxquels la France a livré des armes, devaient prendre en tenaille Tripoli, avec l'aide des combattants de Misrata, qui, eux, attaqueraient la capitale par l'est. Et, à l'arrivée des forces de l’insurrection, la population de Tripoli se soulèverait et adieu Kadhafi ! Le tyran de Tripoli est toujours chez lui.

© Copyright Liberté

Gabon -Biens mal acquis: cachez ces biens mal acquis que je ne saurais voir !

(NPA 01/08/2011)

Il serait vraiment injuste de reprocher au gouvernement français le manque d’ardeur et de volonté pour étouffer les plaintes pour «recel de détournement de fond public», appelées plus communément les Biens Mal Acquis, de trois présidents africains Sassou Nguesso pour le Congo Brazzaville, Ali Bongo pour le Gabon et Teodoro Obiang pour la Guinée Equatoriale.
La première plainte a été déposée en 2007. Huit mois plus tard, le Parquet qui dans le système judiciaire français représente le ministère de la justice, classe la plainte sans suite.
Quelques mois plus tard, en 2008, l’association Transparency International France remet le couvercle et, coup de théâtre, la doyenne des juges d’instruction du pôle financier accepte d’instruire le dossier. Le Parquet fait de nouveau appel. En vain, la Cour de cassation donne son feu vert, l’enquête peut commencer. Deux juges sont donc désignés et demandent un réquisitoire supplétif afin d’étendre leurs instigations avant la plainte de 2008. Fait exceptionnel cela sera refusé par le vice procureur de la République à Paris qui dépend hiérarchiquement du ministère de la justice.
Pourtant, les services de douane, Tracfin chargé de la lutte contre le blanchiment de l’argent et l’Office centrale pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ont tous remis des rapports détaillés particulièrement accablants. La Bentley d’Ali Bongo à 200000 euros dans un pays où l’espérance de vie arrive tout juste à 52 ans. L’épouse de Nguesso qui s’offre une Mercedes type E. Son neveu qui porte son dévolu sur une Porsche à 137000 euros et soupape sur le moteur! Le fils Obiang, lui, a un parc automobile dont la valeur est estimée à plus de 18 millions d’euros ce qui représente le tiers des dépenses annuelles de santé de son pays!
Mais à côté des quatre roues, on pourrait évoquer les comptes bancaires…Une centaine pour les Nguesso, les sociétés, les villas, les hôtels particuliers à Paris, plus d’une trentaine pour Bongo, les objets d’arts …
Contrairement à la sérénité affichée, ces présidents africains sont inquiets du risque de la condamnation qui pourrait aboutir à la saisie de leurs biens et qui empêcherait leurs proches de venir en France, sans parler des répercussions à l’intérieur de leur propre pays, au moment où les révolutions arabes ont mis en exergue l’importances des sommes détournées par les clans de Moubarak et de Ben Ali.
Obiang a porté plainte contre le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) pour son rapport «Biens mal acquis, à qui profite le crime?», et récemment Bongo vient d’ester en justice contre un élu européen d’Europe Ecologie Les Verts (EELV). Mais ces contre feux juridiques de plainte pour diffamation apparaissent bien dérisoires et risquent de se retourner contre leur auteur, d’autant que le CCFD et l’élu d’EELV restent ferme et entendent bien faire de ces procès ceux de la corruption et du pillage des pays africains.
A coups de claquements de talonnette, Sarkozy nous avait promis de moraliser le capitalisme, de lutter contre les paradis fiscaux, d’instaurer une nouvelle gouvernance… il avait seulement oublié de nous dire que cela ne concernait ni la France ni ses amis africains…

© Copyright NPA

Congo : la société malaisienne Atama autorisée à occuper une réserve foncière de 180.000 ha

(Xinhuanet 01/08/2011)

BRAZZAVILLE -- Le gouvernement congolais a adopté un projet de décret autorisant à la société malaisienne Atama à occuper une réserve foncière de l'Etat d'une superficie de 180.000 hectares dans le nord du pays, a annoncé vendredi soir à Brazzaville son ministre des affaires, Emilienne Raoul, dans un compte rendu du conseil des ministres.
"La société malaisienne Atama, un des leaders mondiaux du palmier à huile, a choisi d'investir dans la culture du palmier sur une superficie de 180.000 ha, soit 140.000 ha dans la Cuvette (nord) et 40.000 ha dans la Sangha (nord-ouest)", a précisé Emilienne Raoul.
Le ministre congolais de l'Agriculture Rigobert Maboundou et le ministre des Affaires foncières Pierre Mabiala avaient signé le 17 décembre 2010 à Brazzaville, avec les présidents directeurs généraux d'Atama Plantations Sarl et d'Atama Ressources INC, Chua Seong Yong et Robert Tan, un contrat "d'autorisation expresse" d' occuper une réserve foncière de l'Etat congolais.
Par cet accord, la société Atama Plantation Sarl est autorisée à implanter un complexe agro-industriel de palmiers à huile, pour un investissement d'environ 150 milliards de F CFA, devant lui permettre de mettre en valeur 470.000 hectares de terre dont 180. 000 ha de palmeraies, pour une production industrielle d'huile de palme estimée à 900.000 tonnes par an.
Atama Plantation Sarl et Atama Ressources INC sont deux groupes à capitaux malaisiens spécialisés dans les plantations de palmier à huile, l'invention des moulins d'huile de palme, les combustibles, l'huile et le gaz, les soins médicaux, la fabrication des ascenseurs, les bâtiments et travaux publics.

© Copyright Xinhuanet

Bénin - Le président bénin annonce la création d'une banque agricole

(Xinhuanet 01/08/2011)

NATITINGOU (Bénin) -- Le président du Bénin, M. Boni Yayi, a annoncé dans un message adressé à la nation samedi, à l'occasion du 51e anniversaire de l'indépendance de son pays, la création « prochaine » d'une banque agricole qui financera la création d'entreprises agricoles au profit des jeunes.
Le président Boni Yayi a par ailleurs annoncé la création de deux agences chargées respectivement de la mécanisation agricole et de l'aménagement des périmètres hydro agricoles, précisant que le « marché nigérian constitue une opportunité qu'il faudrait davantage exploiter, en vue d'intensifier nos échanges à la faveur de notre proximité avec ce pays de près de 160 millions de consommateurs ».
M. Boni Yayi a en outre annoncé un programme de développement de l'économie numérique en faveur des jeunes, le lancement du programme portant institution du « corps national des jeunes volontaires pour le développement » ainsi que la « réinstauration à compter de la rentrée 2011-2012 de l'enseignement de l' instruction civique et de la morale dans les programmes d' enseignement maternel et primaire ».

© Copyright Xinhuanet

Ouganda, Rwanda - Le président ougandais en visite d'Etat de quatre jours au Rwanda

(Le Point 01/08/2011)

Les présidents ougandais, Yoweri Museveni, et rwandais, Paul Kagame, se sont affichés ensemble ce week-end à Kigali pour couper court aux rumeurs de tension entre leurs pays.
Yoweri Museveni a entamé vendredi un voyage officiel de quatre jours au Rwanda, alors que les médias font état d'un climat de méfiance entre les deux voisins. Kigali craindrait, selon ces sources, un appui de Kampala à d'anciens proches de M. Kagame passés dans l'opposition en exil.
Samedi, les deux présidents ont participé dans un quartier de Kigali à la construction de salles de classe dans le cadre de travaux mensuels communautaires, des "umuganda" en rwandais.
"Museveni est un ami et un frère du Rwanda," a déclaré M. Kagame devant la population. "Ce n'est pas la première fois qu'il apporte son umuganda au Rwanda", a-t-il ajouté en allusion à l'aide du président ougandais durant la lutte armée qui a mis fin au génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda.
"Je suis vraiment content", a répondu son invité ougandais en swahili après avoir salué les habitants en rwandais.
MM. Kagame et Museveni, qui devaient se retrouver samedi soir pour un dîner à la maison de campagne du président rwandais, dans l'est du pays, n'ont pas abordé les relations entre les deux pays, laissant le soin à leurs ministres des Affaires étrangères de s'en charger sur les ondes de Radio Rwanda.
"Lorsque les gens se rendent des visites, ce n'est pas un signe qu'ils cherchent à résoudre certains problèmes, c'est au contraire un signe qu'ils sont amis", a déclaré le chef de la diplomatie ougandais Sam Kutesa.
Son homologue rwandaise, Louise Mushikiwabo, a renchéri en affirmant que son gouvernement tenait à vivre en paix avec tous les pays, et en particulier les voisins.
Mais le Rwanda n'a pas apprécié l'accueil temporaire accordé par Kampala ces dernières années à d'anciens hauts responsables rwandais qui ont eu maille à partir avec l'homme fort de Kigali.
Parmi eux, figurent l'ancien chef d'état-major de l'armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, et l'ancien patron des renseignements extérieurs, le colonel Patrick Karegeya, tous deux tutsi anglophones ayant grandi en Ouganda comme le président Kagame.
Avec d'autres transfuges du régime, ils ont fondé l'an dernier un parti d'opposition en exil, le Congrès national rwandais (RNC), qui appelle au départ du "dictateur".
Kampala soupçonne de son côté Kigali d'entretenir des liens suspects avec l'opposition au président Museveni, selon la presse ougandaise.
Les deux chefs d'état sont des frères d'armes, M. Kagame et d'autres anciens réfugiés tutsi rwandais en Ouganda ayant participé sous la direction de M. Museveni à la lutte armée qui a porté ce dernier au pouvoir en 1986.
M. Museveni ne s'est de son côté pas montré ingrat : son appui militaire et diplomatique à la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) fut déterminant pour la prise de Kigali en juillet 1994.
Mais dans les années qui ont suivi, les relations entre les deux capitales ont traversé des moments difficiles.
Les deux pays se sont ainsi militairement affronté en août 1999, pour le contrôle de la ville de Kisangani, en République démocratique du Congo (RDC) où ils soutenaient des groupes rebelles opposés au gouvernement central de Kinshasa. Les armées rwandaise et ougandaise ont encore été aux prises en mai 2000, puis en juin 2002.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés. Plus »
© Copyright Le Point

Nigeria - Abuja veut négocier avec Boko Haram

(BBC Afrique 01/08/2011)

Le gouvernement nigérian a nommé un comité chargé d'initier des négociations avec le groupe islamiste armé.
Les huits membres de cet organe ont pour mission générale d'examiner la question de l'instabilité dans le nord-est du Nigéria, mais c'est la question du dialogue avec les islamistes qui est la plus épineuse et la plus controversée.
Les récents accrochages entre la secte islamiste Boko Haram et l'armée ont fait de nombreux morts et provoqué l'exode de milliers d'habitants de la région.
Jusqu'ici les islamistes ont ignoré les précédentes offres de négociations.
Ces derniers-mois, les membres de Boko Haram ont mené des attaques, principalement contre les forces de sécurité.
L'armée a reçu des renforts et a répliqué, tuant parfois des civils.
Le président Goodluck Jonathan aime à décrire sa stratégie comme celle "du bâton et de la carotte", mais jusqu'à maintenant, le bâton n'a fait qu'aggraver la situation, provoquant la fuite de milliers de personnes.
Personne ne semble intéressé par la carotte.
Le chef de l'Etat nigérian espère reproduire dans le nord, le modèle du Delta du Niger, où une amnistie assortie de financements a ramené un calme relatif dans la région naguère en proie à la violence.
Mais rien n'indique que Boko Haram soit disposé à discuter.
Ils ont toujours posé le retrait de l'armée comme préalable à toute négociation.

© Copyright BBC Afrique

Vital Kamehre désigné et investi candidat à la présidentielle de 2011

C’est la résolution du premier congrès de l’Union pour la nation congolaise (UNC), tenu du 28 au 31 juillet à Kinshasa. Après quatre jours de travail, le parti cher à Vital Kamerhe place le social, l’emploi, et la reforme de l’armée et de la police parmi ses priorités.
Pour le porte-parole de l’UNC de la diaspora, Embroise Lumbala, si son parti gagne les élections de novembre 2011, il se penchera sur aussi sur la question de la double nationalité.
«Ce n’est pas le fait de vivre en dehors du Congo qu’on n’est plus congolais, nous allons résoudre le problème de la double nationalité. Nous avons soif du changement. Le vrai changement », a déclaré Embroise Lumbala.
Il a affirmé que l’UNC va également s’impliquer dans la sécurisation des frontières de la RDC.
«Pour y parvenir, nous allons travailler avec deux forces, la police et l’armée. Nous allons aussi faire quelque chose qui ne se fait pas. La police n’aura plus le droit d’arrêter et de juger quelqu’un » a-t-il ajouté.

sur radiookapi.net:

Vues d’un pacifiste sur Obama et sur son anti-africanisme

L'Afrique trahie, c'est très classique.
C'est le contraire qui étonne, en général.
Mais que ce sentiment de trahison vienne d' Obama, l'audacieux, selon lui-même, cela fait plus mal aux africains.
Ils croyaient qu'il était un de leurs. Au moins à moitié.
Les fêtes qui avaient suivi son triomphe électoral étaient plus bruyantes à Lagos, Kinshasa qu'à Washington.
Se taire quand Licorne dératisait Bagbo reste dans les conversations des africains. Rappelez vous la marche des femmes ivoiriennes du mois passé sous nos fenêtres.
Bpmbarder ou permettre de bombarder la Libye est toujours en travers de la gorge de Zuma et de beaucoup d'Africains. Son prédécesseur vient de réaliser combien a avait été utilisé et il est dans une colère réelle.
Mais sa voix ne porte plus très loin.
Obama recevait donc quatre démocrates, en même temps.
Mais, recevoir quatre présidents africains, groupés comme pour un baptême ou une fessée, c'est selon, a quelque de plus qu'une trahison pour l'Afrique qui voudrait être digne.
D'autant que ces chefs d'Etat semblent y être aller sur injonction de Paris. Y sont ils allés en Sarko one ?
Comme le sénile de Dakar est allé à Bengazi sur ordre du petit.
Il doit s'en mordre les doigts, quand une nuit, effrayé, par ses soldats que l'on devrait appeler autrement parce qu'ils n'ont pas de solde digne dépuis Mathusalem, il va appeler un "oncle" de la Françafrique pour venir calmer sa rue.
Il sera, non seulement abandonné seul devant ses frères( quelle perspective terrible !), mais, l'oncle, à l'autre bout du fil, en parlera en public !
La françafrique perd ses bonnes habitudes. Surtout quand elle comprend que le vent tourne et qu'il faut vite s'allier les nouveaux venus. La cécité tunisienne ne devra plus se répéter.
Les hommes reçus par Obama ne sont pas des démocrates et leur pays, ne sont pas des démocraties naissantes, comme les médias digne du Goulag l' injectent dans nos cerveaux.
Et des illustrations abondent.
grand parti d'opposition gabonnais viennent d'être dissous sans que Paris" le rappelle à l'ordre". Ali assure.
Selon un journaliste qui vient d'Abidjan, Le outtara ne tiendrait pas une semaine si licorne quittait Abidjan parce qu'il n'est pas majoritaire.
Il a "arrêté" son prédécesseur. Ce n'est pas une cour ou quelque chose ressemblant à un organe de justice qui l'a fait. Lui même, le Rambo de la LIcorne ! Il est omnipotent tant qu'il n'est pas devant un caporal français.
Les avocats de Bagbo n'ont pas droit de le voir à leur guise. Et comme Ocampo et l'Onuci sont aux ordres de Paris, il s'empresse de vouloir le remettre aux mains de la triste et illégitime CPI, pour les africains. En fait, il sera placé sous contrôle des mêmes chefs de la Licorne.
Les mêmes méthodes qui ont assuré la paix à Kabila et éloigné Bemba, le vrai gagnant des élections dans son pays.
Depuis, les hommes de Licorne écument ce pays là. Mais les Congolais n'ont pas encore de paix !
Quelle mise en scène, ces quatre présidents chez Obama. !
On a l'impression que leur réception en bande a été orchestrée par l'Elysée : c'est elle qui les a habitué à rester groupés devant le chef. Regarder les photos des rencontres annuelles de la françafrique. Atterrant de servilité.
Le guinéen, lui, a été rappelé à l'ordre quand, l'étourdi, va décréter un silence radio sur tout ce qui touche à l'attentat auquel il venait d'échapper sans se rendre compte que ce même ordre fermait aussi le signal de rfi !
Suprême blasphème !
Immédiatement reouvert sur ordre de Ruan Gomez, le journaliste-savant de rfi qui répond à toutes les question des africains débiles à souhait.
Il ne faut pas plus gradé pour effrayer ce démocrate .
Est ce un réflexe de démocrate ça ?
Obama fait du mal à l'Afrique autant que Bush , si pas plus.
Au moins Bush ne donnait aucun espoir vain aux africains, ni par l'origine de son père, ni par ses convictions, elles clairement affichées de droite.
C'est toujours la CIA qui met en place les doudous sages. Plus ils sont aux ordres, plus leur longévité est assurée.
Obama, l'audacieux dans le livre, est très indécis dans la vie réelle.
Il cherche le compromis partout même si c'est pour trancher dans du beurre au soleil africain !
Cette attitude est exploitée à fond par les défenseurs/envoyés de l'oligarchie que sont Cameron et Sarko. Ils attaquent l'Afrique avec une haine qui n'a d'égale que l'allégeance à l'aile dure des marchés financiers et pétroliers.
La Libye, c'était presque bouclé. Mais, de façon évidente, Le Général Younes n'est pas le dernier tué de ces heureux élus au paradis des dominants.
Et si c'était vrai que sont les fondamentalistes alquaidien qui l'ont tué ? BHL ne devrait il fait pas attention et ne plus aller leur apprendre les vertus civilisatrices de l'argent qu'on vous arrache ?
Et s'ils s'alliaient aux fondamentalistes egyptiens qui, pas plus tard qu'hier, ont montré un petit bout du nez, mais bout assez gros pour que les stratèges de l'oligarchie en viennent à regretter Mou-Barack.
Le Barack dur, l'audacieux, lui n'en dort pas, c'est sûr. Ne va-t-on regretter le folklorique Kadhaffi, apparemment dompté par l'âge, la luxure et Cécilia ?
Le Malawi a osé expulser l'Ambassadeur de Cameron. Les émeutes n'ont pas tardé. La rhétorique est l'exacte réplique de celle qui a suivi les audaces de Mugabe. Un vrai audacieux, celui-là ! La similitude est frappante !
Ocampo suivra bientôt.
L'Union Africaine se taira : elle a été prévenue que si elle ne soutient pas le soulèvement du peuple opprimé de Malawi, elle ne recevra pas la somme qui vient de l'union européenne.
Pour l'Afrique, qu'est ce qui est le plus meurtrier ? Cette action vicieuse, permanente de cette aumône imposée pour que des pseudo-présidents ne développent pas leur pays ?
Ou les jérémiades du toutou qui ose aboyer contre son maître et dont il paiera le prix ?
Ce peuple était déjà opprimé. Seul le président ne l'était pas. Comme c'est souve,t le cas en Afrique.
C'est comme l'anecdote de ce Ministre de Mobutu, qui, quand il est arrêté pour insultes, va pachéter des pages dans les journaux pour qu'ils crient à la face du peuple qu'il a entamé une grève de la fin et qu'il ne l'arrêtera que si le peuple le lui demandait.
"Ah bon, lui mangeait encore !" répondra ce bon peuple.
Revenons à la Libye, si vous le voulait bien...
La mort du Général Younes va t elle les amener à réfléchir. Que nenni. Ils ont décidé , dès le début, de ne pas réfléchir.
Mais là, des nouveaux nouveaux éléments vont les amener à choisir quelle patrie défendre en premier.
Celui des aïeux ou celui qui les a laissé se hisser à ces fonctions suprêmes ? Même si pour arriver à ces postes, les méthodes utilisées n'ont pas été catholiques, ils en sont aux commandes.
Pour le Brit, je ne doute pas qu'il n'a pas que profiter de l'argent de Murdoch pour sa campagne électorale. De ces écoutes téléphoniques peut-être aussi. Il a déclenché une enquête. On verra la suite.
L'autre y est arrivé par une succession des trahisons : Pasqua, Claude et papa Chirac, et autres, en savent quelque chose. Chemin parsemé des casseroles du genre Karachi, Takedine, fregâtes.
Casseroles tellement grosses que Madoff est un novice et la presse semble semble avoir cassé ses stylos pour parler !
Tiens, Madoff un autre membre de l'oligarchie...
Ces membres de l'oligarchie devront reconsidérer leurs calculs. Les éléments nouveaux qui sont sur leurs tables sont trop importants pour les ignorer :
- Des armes d'une sophistication prouvée viennent d'être trouvées en possession des affreux de l'AQMI. Ces affreux semblent s'intéresser plus aux français qu'aux autres européens. Niger et uranium, Algérie et autres raisons sont leurs excuses fallacieuses.
Récemment, ces mêmes affreux ont été impliqués dans un trafic de drogue qui arrivait à prendre leur marchandise du Sahara et la faire arriver en France par petits porteurs atterrissants pratiquement partout où ils voulaient !
Vous avez entendu parler du boeing du désert ?
Le Président Malien, ce brave ancien de Saint-Cyr, ne me contredira pas.
Voilà pourquoi, il y a quelques jours, j'écrivais ici que les armes parachutées à ces hurlubelus arriveront en France, si on n'y prête pas attention. Les casses des bijoux avec des armes de guerre sont arrivées plusieurs fois pour ne pas se poser des questions de comment elles sont arrivées ici.
Quand je l'avais écrit ici un malin, des services sûrement, va vite me contre-dire..
Barack et Boehner semblent se détester à fleur de peau. Il y a des fortes chances que ça dure.
- Le Congrès américain, va continuer à se déchirer et il y a risque d'arriver à la date limite sans accord et donc, au défaut de paiement du Gouvernement USA.
Dans ce cas, les USA ne pourront pas continuer leur appui logistique à cette croisade coloniale indéfendable.
Or, comme disait l'autre, la France n'a pas les moyens des ses ambitions.
Sans les USA, il faudra donc arrêter la casse. Enfin.
Et en venir à la négociation, comme l'Union Africaine le dit depuis.
Ou alors, continuer des actions ridicules comme bombarder des antennes des télévisions pour protéger ces farouches rebelles aguerris, des prêches des Kadhafiens, eux, si meurtrières ?
Les stratèges de la coalition tronquée savent ils comment la société libyenne fonctionne ?
Ce sont des tribus où tout se passe de bouche à oreille. Autour d'un café très fort. Bombarder la TV tient plus de Pinocchio que de Bourne.
La télévision servait plus les intérêts de l'Otan que les autres, me semblait il.
Comment va -t-on les rallier aux sauveurs s'ils ne sont plus au courant des motivantes victoires de CNT, déclenchant les ralliements des opportunistes ?
Victoires éclatantes mais si vite volatiles et éphémères du CNT.
La patrie de Napoléon ira en guerre sans Obama, l'audacieux, l'Africain de Thulé ?
Je ne le crois pas. Elle n'a pas les moyens.
Elle a beau voulu impliquer l'Allemagne, une vraie puissance financière, elle, mais elle n'y est pas parvenue. C'est si facile de faire la guerre aux Africains en utilisant l'ONU et les moyens des autres mais quand l'on veut multiplier cette technique, ce n'est pas toujours évident que ça marche.
Surtout quand on veut impliquer l'Allemagne en détournant le sens d'une résolution
Et les allemands ne sont encore soumis au diktat du seul pays qui compte sur la Méditerranée. Heureusement.
Pour les pacifistes comme moi, c'est donc une bonne chose qu'au Congrès américain il n'y ait pas d'accord sur le déficit américain et que Sarko et son sosie, soient obligés de répéter qu'il faut savoir arrêter une guerre.
Il faut bien que l'ONU redevienne un organe qui est là pour la paix mondiale et pas un organe utilisé par deux ou trois personnes, qui s'appellent elles mêmes, sans sourciller, " la communauté internationale", pour justifier les guerres déclenchées par ces gaillards que les finances et les médias nous imposent.
Obama, Sarko, Camer, le confident de Murdoch.
Murdoch, belle illustration des tares de notre époque, et enfant, si pas parent, du couple argent-média, paraît il, démarchait pour recevoir un Prix Nobel.
Obama en a un déjà. Rien n'est prévu pour le retirer au cas où on l'a eu trop vite ?
Obama a t il une dent contre l'Afrique ? Dans tous les cas, les dentistes à voir, ce ne sont pas ses amis Sarko et Camer.
Je ne serai pas étonné qu'ils reçoivent le prix nobel pour leur salut permanent de l'Afrique
Des toutes les façon, ils arrivent à avoir tout ce qu'ils veulent.

KW
agoravox.fr/tribune-libre

Côte d'Ivoire : retour des militaires exilés, le triomphe de la diplomatie souterraine ? (ANALYSE)

(Xinhuanet 01/08/2011)

ABIDJAN -- La chute de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo le 11 avril dernier a entraîné une vague de départs en exil dans les rangs des militaires pro-Gbagbo.
Plusieurs ex-combattants parmi lesquels figurent des officiers de renom se sont ainsi retrouvés du côté du Ghana voisin et dans d'autres pays non encore identifiés.
A l'initiative de deux membres du gouvernement Ouattara, le ministre de l'Intégration africaine Adama Bictogo et le ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi, un processus de retour de ces soldats semble être amorcé.
Quatre haut-gradés de l'Armée ivoirienne proches de l'ancien président ont ainsi regagné le pays vendredi en provenance du Ghana, après plus de 100 jours d'exil.
DES TRACTATIONS DANS L'OMBRE
Selon des observateurs, le retour de ces officiers est le fruit d'une diplomatie souterraine, notamment de longues tractations entre les autorités ivoiriennes et les autorités ghanéennes d'une part, et d'autre part entre les autorités militaires ivoiriennes et les soldats concernés.
Ces tractations qui se sont déroulés dans l'ombre ont abouti à un résultat plutôt tonitruant.
"Le Ghana a pris l'option de laisser partir les militaires ivoiriens exilés pour préserver sa stabilité", a estimé Elise Dia Lou, une juriste ivoirienne, indiquant que la stabilité de la sous-région était à l'ordre du jour lors de la récente visite du Premier ministre français François Fillon au Ghana.
Dans cette mouvance, les autorités sécuritaires ivoiriennes annoncent un retour progressif des militaires et civils ivoiriens exilés à l'extérieur depuis plus de trois mois.
"L'arrivée du colonel-major Boniface Konan, du lieutenant- Delafosse Oulai et des officiers Zoin Honoré et Sama sonne le retour de nos compatriotes qui sont à l'extérieur", avait déclaré vendredi le ministre délégué ivoirien à la Défense Paul Koffi Koffi.
L'un des ex-exilés, le colonel-major Boniface Konan, avait lui-même reconnu que leur retour au pays sains et saufs constituait un gage de confiance pour les autres exilés qui pourraient ainsi leur emboîter le pas.
L'ULTIMATUM DE OUATTARA
Toutefois, au-delà de la diplomatie menée, certains Ivoiriens soutiennent pour leur part que l'ultimatum du président Ouattara a été pour quelque chose dans ce retour au bercail.
Lors d'une rencontre avec le Haut commandement militaire le 21 juillet dernier, Alassane Ouattara avait invité les militaires, policiers, gendarmes, douaniers et agents des Eaux et Forêts en exil à rentrer avant la fin du mois, au risque d'être radiés des effectifs.
Le chef de l'Etat ivoirien avait rassuré les uns et les autres qui accepteraient de retourner quant à leur sécurité.
"Je constate que ces quatre officiers sont revenus au pays deux jours avant le délai donné par le président. C'est dire qu'ils n'ont pas voulu prendre le risque d'être renvoyés puisque le président de la République qui a lancé cet avertissement est le chef suprême des armées", a commenté un leader du Rassemblement des jeunes pour la démocratie et la paix (RJDP) d'Abobo (quartier populaire au nord d'Abidjan), Mamadou Sangaré.
Qu'il s'agisse de diplomatie, de négociation ou de menace, toujours est-il que l' absence remarquée de certaines têtes fortes de l'armée ivoirienne en exil a suscité des interrogations au sein des populations.
Des ex-combattants pro-Gbagbo à l'exemple du commandant de gendarmerie Jean Noël Abéhi, partis eux aussi en exil, n'aient pas du voyage retour organisé vendredi dernier.
Nombreux sont alors ceux qui se demandent si les autorités gouvernementales et militaires ivoiriennes réussiront à ramener le commandant Abéhi, parti du pays il y a plusieurs semaines pour une destination jusque là inconnue.
SIGNE D'APAISEMENT ?
Toujours est-il que le retour progressif des exilés ivoiriens est une réalité qui, pour certains habitants, apporte une bouffée d'oxygène en ces moments où les rumeurs de déstabilisation ont pignon sur rue dans le pays.
Des soldats supposés être au centre des actions de déstabilisation contre le régime Ouattara selon ces informations véhiculées de manière récurrente, font partie de ceux qui viennent de rentrer au pays.
"Je pense que le retour de ceux-ci est un signe d'apaisement. C'est un soulagement pour les personnes qui étaient tétanisées par la crainte de nouvelles violence", a énoncé Frérédic Edoukou, cadre du ministère ivoirien de l'Intérieur.
De l'avis de celui-ci, la fièvre de la rumeur ne tardera pas à tomber et plusieurs personnes croiront de moins en moins en la prophétie du religieux qui a prédit le chaos en Côte d'Ivoire, d'autant que les présumés acteurs de ce bouleversement sont pour la plupart de retour et vivent quotidiennement avec les autres.
"De mon point de vue, ces militaires sont officiellement en liberté mais en réalité sous surveillance des autorités, pour une question de vigilance", a-t-il évoqué.
Pour des observateurs, les "vaillants" soldats pro-Gbagbo encore en exil pourraient représenter toujours un danger, mais cela ne doit pas "gravement" alarmer l'opinion.
"Les autorités sont conscientes de cette psychose, et elles ont pris toutes les dispositions sécuritaires pour parer à toute éventualité", a énoncé un officier des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), sous couvert de l'anonymat.
Face aux rumeurs persistantes, le gouvernement ivoirien est monté au créneau, à travers une déclaration vendredi du ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi et un communiqué samedi du Premier ministre Guillaume Soro, appelant les populations à la sérénité et au calme.
La Côte d'Ivoire retrouve de manière progressive la normalité, après une crise post-électorale aigüe qui a secoué le pays cinq mois durant et qui a occasionné au moins 3.000 morts et un million de déplacés.

© Copyright Xinhuanet