dimanche 30 octobre 2011

Rwanda : attaque informatique pour dissimuler la vérité ?

(L'Humanite 29/10/2011) Piraté, Causette a failli ne pas pouvoir publier son enquête sur le viol de femmes tutsies par des soldats français. Enquête trop gênante ? Le mensuel féminin Causette publie dans son édition de novembre, en kiosque depuis hier, le récit de deux Rwandaises qui affirment avoir été violées par des soldats français au Rwanda en 1994, durant l’opération turquoise, lancée après le déclenchement du génocide. Des témoignages qui s’ajoutent à la plainte de trois autres femmes rwandaises, mais qui ont failli ne jamais sortir.
Le 19 octobre, en plein bouclage, la moitié des dossiers a subitement disparu du serveur informatique ! « Cela ne peut pas être un bug ou une maladresse, explique Bérangère Portalier, l’une des rédactrices en chef. Pour supprimer de tels dossiers, il faut une action humaine et décidée.» La rédaction a également reçu des courriers bizarres et des 
e-mails pleins de sous-entendus visant à intimider les destinataires. «L’auteur demandait, par exemple, si la famille du journaliste allait bien, explique l’une des rédactrices du dossier Rwanda. Le ton était à la fois très gentil et très suspect.» Le directeur de la publication de Causette, Grégory Lassus-Debat, a déposé plainte mardi contre X pour sabotage.
À lire l’enquête de Causette, on peut comprendre la gêne de certaines autorités. Les accusations des deux femmes sont accablantes. «Un des trois militaires m’a brisé l’auriculaire, m’a jetée sur le lit et m’a violée. Quand le premier a eu fini, l’autre m’a violée aussi. Le troisième assistait, il ne semblait pas intéressé (…). À chaque fois que je vois un Blanc, j’y repense et ça fait mal», déclare ainsi une paysanne de cinquante-quatre ans, surnommée Irène. Marie-Jeanne, autre prénom d’emprunt, raconte, elle, avoir été violée à plusieurs reprises dans le camp de Nyarushishi, à l’extrême sud-ouest du Rwanda. «Ils m’ont fait les pires choses, je hurlais pour que quelqu’un m’entende. Quand ils sont partis, j’étais presque morte.»
Les journalistes de Causette, qui ont passé plusieurs semaines à enquêter au Rwanda, ont aussi recueilli des témoignages faisant état de prostitution de Rwandaises dans les camps de réfugiés, impliquant des soldats français. Des déclarations qui rejoignent celles des trois femmes d’origine tutsie qui ont déposé plainte en octobre 2009 pour crime contre l’humanité, accusant des soldats français de les avoir systématiquement violées alors qu’elles étaient dans des camps de réfugiés sous la responsabilité de l’armée française.
Ces plaintes ont été jugées recevables par le juge d’instruction aux armées. Seulement voilà, l’enquête traîne aussi bizarrement que les dossiers informatiques s’évaporent. En juin dernier, le juge n’a même pas pu entendre les trois femmes spécialement venues du Rwanda car il s’était rompu le tendon d’Achille…

Laurent Mouloud
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Libye, Niger - La CPI a des "contacts informels" avec Saïf Al-Islam Kadhafi

(Le Monde 29/10/2011) Le procureur de la Cour pénale internationale a assuré vendredi 28 octobre avoir des "contacts informels" avec Saïf Al-Islam "via des intermédiaires". "Le bureau du procureur a signifié très clairement [au fils de Mouammar Kadhafi aujourd'hui en fuite] que s'il se rendait à la CPI, il aurait le droit d'être entendu devant la cour, il sera innocent jusqu'à preuve du contraire", a déclaré le procureur Luis Moreno-Ocampo, cité dans un communiqué.Recherché pour crimes contre l'humanité, à savoir meurtre et persécution, commis depuis le début de la révolte qui a balayé le régime de son père, Saïf Al-Islam fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI et de notices rouges d'Interpol.
De leur côté, les autorités libyennes de transition ont réaffirmé leur volonté de juger Saïf Al-Islam Kadhafi sur leur territoire. "S'il est attrapé en Libye, la loi libyenne prévoit qu'il soit jugé ici. Mais un procès équitable lui sera garanti", a assuré Mohammed Al-Allagy, le ministre de la justice du Conseil national de transition (CNT).
FUITE AU NIGER
Successeur officieux de l'ancien "Guide" libyen, Saïf Al-Islam se serait rendu mardi à la frontière du Niger pour y chercher refuge, selon un responsable touareg. Le quotidien sud-africain Beeld a assuré jeudi qu'un groupe de mercenaires sud-africains se trouvait toujours en Libye pour tenter de l'exfiltrer.
"Nous avons en outre appris par des voies informelles qu'un groupe de mercenaires a offert de transférer Saïf dans un Etat africain qui n'est pas un Etat partie au statut de Rome", le traité fondateur de la CPI, a ajouté M. Moreno-Ocampo. "Le bureau du procureur explore également les possibilités d'intercepter tout avion dans l'espace aérien d'un Etat partie pour procéder à une arrestation", a souligné le procureur argentin. La CPI avait rappelé mercredi que le Niger, Etat partie au statut de Rome, avait l'obligation de coopérer avec la Cour pour arrêter Saïf Al-Islam s'il venait à se trouver sur le territoire nigérien.
Egalement visé par un mandat d'arrêt de la CPI, l'ex-chef des services secrets militaires libyens, Abdallah Al-Senoussi, serait passé du Niger au Mali avec quelques-uns de ses hommes, selon des sources sécuritaires nigérienne et malienne.

LEMONDE.FR avec AFP
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Gabon-Tentative d’assassinat de notre bien-aimé Président ABO: A qui profite le crime ?

(Le Post.fr 29/10/2011) Toute République vit de hochets et de distinction. Et c'est bien avec des hochets qu'on mène les hommes écrit Napoléon Bonaparte.La tentative d'assassinat de Zeus , qui n'a pas encore livré tous les complices, est édifiante à plus d'un titre, tant certains comportements depuis deux ans n'ont cessé d'étonner, mieux de tirer la sonnette d'alarme sur la sincérité de quelques responsables politiques.
C'est un sujet passionnant, tellement passionnant qu'il nous oblige à remonter le temps pour mieux comprendre les prises de position d'aujourd'hui, les attitudes, l'attentisme et le caractère totalement stoïque de certains leaders de la majorité face à l'acharnement dont fait l'objet Zeus, de la part de la société civile « Goldmanisée », de l'opposition communautaire et un traitement de choc exceptionnel sur Internet via le site Gabon énervant.
Tout se comprend d'ailleurs, quand on est énervé, on ne raisonne plus, on fait du langage automatique, à la manière des surréalistes qui eux, préféraient se cantonner à l'écriture.
En 2001, répondant à une question d'un confrère du magazine français Jeune Afrique, à propos de sa succession,Omar Bongo répond : « j'ai déjà détecté deux ou trois jeunes ayant des qualités et susceptibles de me remplacer. Mais je ne dirai pas leurs noms, on risque de leur donner le bouillon de onze heures ».
Tout est dit dans cette phrase et le chaînon manquant, ce sont ceux qu'Omar Bongo craignait précisement pour ses héritiers. Ils sont bien tapis dans l'appareil d'Etat, nourrissant des ambitions gargantuesques. Autrement dit, tout pour eux, rien pour les autres, et l'attitude du moins étrange de la classe politique actuelle, de l'opposition à la majorité, donne bien une indication suffisante pour bien comprendre ce qui se passe exactement.
Zeus : un président de transition.
Pour la classe politique actuelle, en commençant par le PDG, Zeus n'est là que pour terminer le mandat d'Omar Bongo Ondimba, autrement dit jusqu'en 2012. Après ce délai, une autre page de l'histoire politique doit s'ouvrir et chacun retient son appétit, même si les plats sont déjà à table.
Il y a comme une démission de fait, de la classe politique dans son ensemble. Personne n'assume quoi que ce soit, chacun veut garder ses chances intactes et un tour d'horizon de toutes ces instances nous montre bien le fossé qu'il y a entre eux et Zeus.
Personne n'a l'air pressé.Chacun va à son rythme parce que simplement chacun de ses roitelets tient à maîtriser son agenda.
Le parti démocratique gabonais.
Parti au pouvoir, le PDG est toujours à la traine, ayant des difficultés à s'adapter au contexte et au rythme imposé par Zeus. Jamais dans l'action, il est toujours à la défensive.
C'est l'opposition qui fait l'agenda, le PDG attend que le porte parole de Zeus prenne la parole pour qu'à son tour, il envoie deux tirailleurs dans les médias tirer à tort et à travers.
Zeus a mis le pays en chantier, les édifices poussent comme des champignons, cela ne semble pas être suffisant pour aider le PDG à prendre la parole pour soutenir ce qui se fait et expliquer aux populations le bien fondé de telles ou telles réformes.
Et pourtant, la pratique politique hexagonale enseigne bien au PDG comment agir lorsqu'on est un parti de gouvernement. L'UMP n'entend céder pour rien au monde le terrain à la gauche. Chaque phrase, chaque mot, chaque comportement de la gauche est analysé avec intelligence pour une réponse appropriée.
Il s'agit de répondre au mot pour mot et non aller lire de longs communiqués à la télévision. Cela veut dire que le porte parole du parti au pouvoir ou les principaux animateurs du contenu politique du parti doivent être imprégnés des techniques rhétoriques propres à la sémantique des débats contradictoires. Ce qui, évidemment, n'est visiblement pas le cas.
Le Gouvernement.
C'est le talon d'Achille de la politique de Zeus. A la limite, Zeus peut gouverner sans cette équipe de rugby avec ses remplaçants. Un groupe de « retardataires utiles » selon la terminologie de son inspirateur principal, Paul Biyoghe Mba.
Il vient d'ailleurs d'inventer un autre concept : « Zeus est l'architecte, Biyoghe Mba est le bâtisseur ou le chef de chantier ».
Peut-on être plus clair étant entendu que, officiellement, il dispute la paternité de la gouvernance du pays à Zeus.
Selon lui, le bilan de deux ans de Zeus, c'est le sien dès lors qu'il nous signifie qu'en 2009, l'homme que les Gabonais ont choisi pour conduire leur destin commun c'est lui, Biyoghe Mba. Il faut donc corriger l'histoire. Peut-il d' ailleurs en être autrement ?
En fait, c'est Zeus qui s'est trompé en appelant auprès de lui des compatriotes pour l'aider à mettre en place son projet de société. La trahison est à la mesure de sa déception puisque Biyoghe Mba ne se contente même plus de mettre les formes, il revendique que c'est lui qui fait tout.
C'est ce qu'il répète d'ailleurs en petit comité, que sans lui, Zeus n'aurait eu aucun résultat depuis deux ans. Autant dire une providence, un grand cadeau du ciel. L'homme n'a jamais fait mystère de son ambition à briguer la magistrature suprême.
A défaut bien entendu d'un mandat de sept ans à la primature. Il est d'ailleurs prêt à sacrifier tout Bikélé pour cette grande conquête du Graal suprême.
Dès 1990, Omar Bongo Ondimba avait vu juste, s'adressant à son conseiller juridique de l'époque, Feu le Professeur Joseph Ndong Obiang, parlant de Paul de Bikélé, Omar Bongo disait: « Cet homme que tu vois là est très dangereux, il rêve d'être Premier ministre mais je n'ai pas confiance en lui ».
Deux ans après, le sage de Lewaï avait vu juste, Biyoghe était devenu un opposant irréductible après avoir créé son Mouvement Commun de Développement. Il disait d'ailleurs dans ces nombreux meetings qu'Omar Bongo ne pouvait pas développer le Gabon et qu'en vingt ans de pouvoir, le pays était très en retard à cause de la mauvaise gestion et des mauvaises politiques mises en place.
Autrement dit, il tenait, lui, l'équation du développement du Gabon entre ses mains. On peut comprendre le nombre de fois qu'il a dû se servir de son tensiomètre à chaque fois qu'on nommait un nouveau premier ministre : Oye Mba, Obame Nguema, Ntoutoume Emane, Eyeghe Ndong.
L'homme aura rongé son frein, car il a attendu exactement 19 ans pour accéder enfin à la Primature. D'où, à peine arrivé, il a voulu donner l'impression qu'il était là depuis 19 ans : confiscation des véhicules des conseillers de son prédécesseur, sans bien entendu aller lui-même rendre ceux du ministère de l'Agriculture et du ministère du Commerce qui envahissent son parking privé à Bikélé, occupation systématique de la totalité de l'administration par les cadres du MCD, oubliant qu'il ne s'agissait pas d'une victoire du MCD, mais d'une victoire du PDG.
Mais rien n'y fera, Biyoghe Mba préfèrera la cohabitation. Pour lui, son règne est arrivé, il doit le consommer jusqu'au bout. Mais il n'occupe pas que l'administration, il entend bien entendu bousculer le PDG sur ses terres pour encourager le MCD.
Pour ne prendre que des exemples précis, Biyoghe Mba fait tout actuellement pour que le PDG ne remporte aucun siège dans le Woleu-Ntem, et le Gouverneur y serait presque mis à contribution. Pour preuve, de nombreux notables de la commune d'Oyem ont vu leur nom effacé sur les listes électorales. Eux qui ont toujours voté à Oyem depuis la nuit des temps.
Le Secrétaire communal est remplacé à un mois du vote et les prix des prestations de santé au centre hospitalier Régional ont subitement connu une hausse, comme si on voulait causer un soulèvement de la population du Woleu-Ntem et les pousser à aller tout droit tomber dans les bras d'AMO.
De toutes les façons, Paul Biyoghe vous dira qu'il n'est pas au courant, en tant que PM. Il n'est d'ailleurs jamais au courant, il lui revient toujours telle ou telle information venant de tel ou tel service de renseignement. Autrement dit, Biyoghe Mba veut mettre Zeus en minorité dans le pays.
Il n' y a que le MCD qui doit avoir des voix. Et quand sa presse calibre Zeus et tout son cabinet, sans un seul mot sur Paul de Bikélé, il savoure presque sa victoire car il trouve normal que la presse descende Zeus.
Seul lui est le saint. Sa personne est inviolable. Dès qu'on ose écrire un mot sur lui, toute la ville est au courant qu'on a écrit sur Biyoghe Mba, comme si on avait critiqué un Pape ou toucher à une Divinité comme Mahomet ou Jésus Christ.
A aucun moment, il n'a pris un risque pour Zeus. C'est plutôt le contraire, c'est Zeus qui prend des risques pour eux, pour leur offrir des fonctions qui leur permettent de l'attaquer en retour : triste récompense d'une équipe censée se dévouer pour aider Zeus à bien conduire le Gabon à bon port.
Les chantiers de Zeus, il s'en moque. Les seuls chantiers qui ont un intérêt pour lui, ce sont les cases qu'il construit à Bikélé, le futur 7e arrondissement de Libreville, et qu'il visite chaque matin avant d'aller à son bureau. En cas de retard, l'entrepreneur reçoit directement un coup de fil du PM lui-même.
On peut bien entendu constater qu'il n'agit pas avec la même diligence s'agissant des chantiers de tous les Gabonais que Zeus a lancés à travers tout le pays. Mais cela ne l'empêche pas de revendiquer la paternité de ces chantiers.
Il n'est d'ailleurs pas seul dans cette longue liste où trônent certains de ces ministres, les candidats ratés de 2009, comme Paul d'Olongo qui a mis notre diplomatie totalement aphone. On entend Alain Juppé, Hilary Clinton, les ministres africains des affaires étrangères, sauf, bien entendu lui.
Sa parole est sacrée. Il ne saurait gaspiller sa salive pour vanter l'émergence. Il a son programme à lui, celui qu'il a filé à AMO discrètement en 2009 : la nouvelle espérance. Que dire de plus. Sinon qu'il attend son jour et à entendre AMO, ce jour est proche.
On n'a pas besoin de carriéristes ; ni au sein du Gouvernement ni au sein du PDG. Un système politique a besoin d'hommes et de femmes mus par un seul intérêt, celui de l'amélioration du bien être de tous. Il a besoin de « spin doctors » qui investissent l'espace public pour prendre les coups à la place du Chef. C'est comme cela que ça fonctionne partout.
Le moindre mot sur Sarkozy entraine une réaction en chaîne et du Gouvernement et de l'UMP. Au Gabon, ces deux instances attendent toujours qu'on leur donne un mot d'ordre. S'il y a de nombreuses tortues de forêt qui ne veulent pas se mouiller, qu'elles tirent elles-mêmes les conséquences de leur attitude avant que celles-ci ne les rattrapent en retour.
L'opposition.
La difficulté de l'opposition dite radicale, c'est qu'elle n'a plus rien à gagner. Tous ses animateurs ou presque sont sortis de l'âge légal pour être candidat à la présidentielle, sauf bien sûr AMO.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il néglige ses camarades, car ils sont un boulet pour lui. De plus, le train de vie de tous ces retraités ne leur permet pas de gaspiller trop d'énergie.
Myboto a hérité de son statut de beau-père, tout comme AMO. Et ça a bien payé. Mais ils veulent encore plus.
Eyeghe Ndong et son neveu Oye Mba viennent de voir le bout de leur espérance avec le décret signé de Zeus sur la retraite des anciens premiers ministres : 150 millions de francs CFA annuel, un cabinet, un véhicule et trois billets d'avion première classe pour une destination de leur choix.
Et dire qu'ils ne reconnaissent pas Zeus comme Chef de l'Etat. Comment font-ils alors puisque les décaissements ont bien commencé ?Même si Cam le Doungourou ajoute à cette coquette somme une retraite additionnelle de la BEAC, où il a servi comme Gouverneur 13 ans durant.
Quant à AMO, son statut d'ancien premier flic du pays l'a totalement transformé. Voulant bien faire, il distille les indices à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Il y a un an sur RFI, il confiait qu'un groupe d'officiers l'avait contacté pour organiser un coup d'Etat à la Nigérienne.
Dans une interview organisée sur le bord de sa piscine, avec son monsieur Election, Ondo Edou, il confiait tout bonnement aux Gabonais qu'il ne servait à rien d'aller se faire inscrire sur des listes électorales, parce que disait-il, en pesant ses mots, « qu'il n y aura pas d'élections en décembre prochain ».
A-t-il parlé trop vite ?
La vérité s'est-elle échappée de sa bouche sans qu'il ne s'en rende compte ?
Mais ce qui est sûr, c'est que de la majorité à l'opposition en passant par le Gouvernement et certaines institutions de la République où certains se considèrent comme les parrains de Zeus, on peut penser que notre classe politique soit compromise. Non pas seulement en action, mais aussi en omission.
Depuis 2009 elle donne l'impression qu'il y a un vide institutionnel, elle le matraque dans les ondes à longueur de journée. Sans projet politique, l'opposition radicale a inventé une nouvelle manière de s'opposer, et son choix est d'ailleurs très étonnant.
Elle répond à toutes les convocations de Biyoghe Mba. Elle ne va jamais chez Zeus. Et cela ne dérange aucunement le locataire du Bureau du Vice-président de la République, puisqu'il considère que seul lui, Biyoghe Mba, est le seul élu légitime. Quant à savoir d'où il tire cette légitimité, ça c'est un autre débat sur lequel nous reviendrons très prochainement.
Il y a huit mois, notre confrère avait juste dans un article argumenté : « les conditions du coup d'Etat sont réunies ». Pour cet article, il avait reçu une fatwa de Biyoghe Mba. Reste à savoir maintenant pourquoi ? Il y a lieu de rééditer cet article.
La classe politique dans son ensemble a ensemencé la haine, une opposition systématique de l'autre, passant ainsi le relais à une société civile communautaire, afin qu'elle fasse la promotion, dans le monde entier, de cette nouvelle manière de penser.
La classe politique n'a pas su faire échec aux discours de la division, du repli identitaire, de la haine de l'ethnie, confondant revendication démocratique et lutte contre un clan : le clan Bongo Ondimba : tout un projet.
A leur décharge cependant, l'apprentissage d'un nouveau métier qu'ils ont toujours négligé quand ils étaient aux affaires : le métier d'opposant.Car tous sont presque tombés dedans par effraction ; comme des chômeurs à la recherche du premier emploi, et ils ont pris l'emploi qui leur donnait l'illusion du pouvoir : l'opposition.
Mais, tout de même, cela ne pourrait expliquer tant de haine et de discours anti- républicains. Il est plus qu'urgent de changer, parce que le Gabon ne retournera pas en arrière et parce que, aussi, tous les pyromanes qui soufflent sur les braises ne réussiront pas leur coup.
Notre avenir commun nous interpelle tous. Il commande que chacun de nous prenne ses responsabilités, dans le respect de l'autre. Ceux qui estiment qu'ils sont là où ils sont parce qu'ils sont les faiseurs de roi se trompent. Personne n'a fait un concours pour être là où il est, sauf bien sûr Zeus, qui a un mandat national.
Tous les autres ont un mandat de Zeus, auquel il peut mettre fin quand il veut. Que les choses soient bien claires. Pour être un Chef, il faut être capable de commander. Et commander n'a rien à voir avec le fait de donner des ordres, de régler des comptes aux petits fonctionnaires.
Il n'a rien à voir non plus avec le Mauvais Coeur Dur, ni la rancune tenace. C'est plus que cela : un sursaut de votre nature ontologique et votre capacité à regarder tous les citoyens avec le même regard.
Ce qu'aucune tortue au monde n'a la capacité de faire. On peut toujours rêver, c'est bien le rêve qui trace un idéal. Mais il y a du chemin à faire. Et bien du chemin. Et ce n'est pas pour demain.

Source : La Griffe du vendredi 28 octobre 2011
MICHEL OGANDAGA http://michelogandaga.blog.fr/ http://sylviabongondimba.blog.fr/
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Afrique du Sud - Les ministres chinois et sud-africain des AE discutent du sommet du G20 par téléphone

(CRI 29/10/2011) Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi et son homologue sud-africaine Maite Nkoana-Mashabane ont échangé par téléphone vendredi des points de vue sur le sommet du G20 qui aura lieu la semaine prochaine à Cannes, en France, et les deux parties ont promis de conjuguer leurs efforts pour contribuer au succès de ce sommet. Les deux ministres ont également discuté de sujets d'intérêt commun internationaux et régionaux.
Le G20, qui regroupe les principales économies du monde, est devenu une plate-forme multilatérale qui permet de promouvoir la coopération économique internationale.
Le sommet de Cannes devrait aider à restaurer la confiance du marché à un moment crucial pour la reprise économique mondiale et la crise de la dette européenne.
Le G20 regroupe les principales économies développées, avec les pays comme l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni (membres du G7) et d'autres pays comme l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie, ainsi que l'Union européenne.

2011-10-29 12:57:17 xinhua
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Togo : Les Forces armées entre rejet et confession

(Afriscoop 29/10/2011) (AfriSCOOP Lomé) — La Cvjr (Commission Vérité- Justice et Réconciliation) poursuit son chemin de croix dans le cadre de ses audiences publiques entamées voici près de deux mois. Elle est toujours à Aného (Sud-Togo) où les Fat (Forces armées togolaises) ont exercé ce jeudi 27 octobre 2011 un droit de réponse autour des évènements sanglants de 2005 (à Aného), après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle de cette année-là.Au 3ème jour du séjour de la Cvjr à Aného, les Fat ont fait une autre lecture des évènements violents d’avril 2005 qui ont endeuillé cette ville côtière. A côté d’Atakpamé (centre du Togo), la cité d’Aného a représenté l’une des principales agglomérations ayant payé un lourd tribut humain aux violences politiques inouïes qu’a connues le Togo en 2005.
Pas de répression, mais le rétablissement de l’ordre !
Contrairement aux témoignages de répressions disproportionnées des Fat dont ont fait état des victimes des violences de 2005, pendant leur contestation des résultats manifestement hyper frauduleux de la présidentielle du 24 avril 2005, les Fat y ont plutôt vu des « comportements réfractaires de militants de l’Opposition qui doutaient de la transparence du processus électoral ».
Dans un droit de réponse lu par le lieutenant-colonel Diabakaté Bako, les Fat estiment donc que « ce sont ces militants réfractaires qui ont exercé des actes de vandalisme et de violences sur le processus électoral, ainsi que sur certaines autorités administratives et politiques (d’Aného) ».
Dans l’exécution de la mission à elle confiée, ont poursuivi les Fat, « la Fosep (Forces de sécurisation de la présidentielle de 2005) est intervenue pour rétablir l’ordre, avec au passage des victimes regrettables ». Autrement dit, l’armée togolaise réfute la répression à Aného dont elle a été accusée. Aussi bien par des témoins de cet épisode politique sanglant que le rapport onusien sur ces faits dans lequel son nom a été cité.
Après ce geste, les Fat ont tout de même « exprimé leur compassion aux parents des victimes des violences de 2005, tout en implorant leur pardon ».
Toujours à Aného, en 2005, les Fat ont « reconnu que certains de leurs éléments ont interpellé et exercé des violences et voies de fait regrettables sur la personne du chef Lawson Zankli VIII, après des informations faisant de séquestration de certains de leurs compagnons d’armes au domicile de ce chef ». Sur cet aspect des évènements de 2005, la grande muette a « également demandé pardon pour ces actes répréhensibles isolés et exprimé sa compassion aux victimes de ces inconduites ».
Au regard de tout ce qui précède, relativement aux violences de 2005 à Aného, l’armée togolaise a recommandé ce jeudi à la Cvjr « d’envisager d’éventuelles réparations, de faire la lumière sur ces évènements et d’implorer le pardon de toutes les victimes ».

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Guinée - Le terminal à containers de Conakry paralysé par une grève ce vendredi

(Xinhuanet 29/10/2011) CONAKRY (Xinhua) - Les activités du port autonome de Conakry ont été paralysées ce vendredi par un mouvement de grève qui a éclaté au niveau du terminal à containers géré par la société française Bolloré, a constaté Xinhua Samedi 29 octobre 2011.Ce sont les travailleurs du terminal qui ont décidé d'arrêter le travail, tout en empêchant toute activité au niveau du port de Conakry, où la tension était palpable aujourd'hui. Les grévistes réclameraient en effet de meilleures conditions de travail.
Jugeant le "traitement minime par rapport à la tâche à accomplir'', selon une source proche de la direction du port autonome de Conakry.
La Guinée est devenue très attractive depuis l'avènement d'un pouvoir démocratiquement élu en décembre 2010. Les bateaux ne font que déverser des tonnes de marchandises sur la capitale. La capacité du port de Conakry s'avère très réduite face à l'affluence des bateaux.
De nombreux bateaux attendent d'ailleurs en rade aux larges de la capitale, ce, pendant des semaines avant d'être dépotés.
Les dockers au nombre de 400 n'en pouvant plus face à l'intensité des activités, auraient alors débrayé ce vendredi.
Bolloré a géré le terminal à containers suite à contrat le 11 mars 2011, au détriment de Getma international, une autre société française, qui avait été retenue lors d'un appel d'offres lancé par le gouvernement guinéen en 2008.
Getma a crié au scandale après avoir été dessaisie au profit de Bolloré, portant l'affaire devant un tribunal parisien.
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A Johannesburg, 3 000 Noirs marchent sur la Bourse

(Le Monde 29/10/2011) On pourrait prendre cette marche à la légère. Se dire que finalement 3 000 personnes, c'est bien peu de monde dans les rues de la capitale économique d'Afrique du Sud, que ces portraits brandis de feu Mouammar Kadhafi, "l'anti-impérialiste", sont désormais d'un autre âge.On pourrait se dire qu'en montant sur le plateau de ce camion aménagé, le micro à la main, Julius Malema, le leader de la Ligue de la jeunesse de l'ANC, le parti au pouvoir, ne cherche pas tant à défendre les plus pauvres du pays en réclamant des emplois et une meilleure répartition des richesse, qu'à se défendre lui-même contre ses pairs qui l'ont traîné devant le tribunal du parti pour insubordination. Objectif : les prévenir avant le verdict que lui, "Juju", a encore un fort pouvoir de nuisance.
On pourrait manier l'ironie en rappelant que cette Bourse, l'une des étapes hier de cette marche, est située dans le riche quartier des affaires de Sandton, à quelques pas seulement de la résidence de Julius Malema, que le "défenseur des pauvres" aime les voitures de sports et les orgies aux champagnes, que des accusations de corruption plane sur l'origine de sa fortune.
On pourrait finalement se dire que les événements majeurs de la semaine, ce sont plutôt le limogeage de ces deux ministres accusés de corruption par un président Zuma qui reprend la main, ce plan de relance de 2,3 milliards d'euros pour stimuler l'économie, et l'élection de cette femme noire, Lindiwe Mazibuko, à la tête du groupe parlementaire de l'Alliance démocratique (DA), principale force d'opposition en Afrique du Sud et longtemps accusé d'être un "parti blanc".
Mais tout de même. Cette marche met le doigt là où cela fait mal à l'Afrique du Sud.
Elle rappelle que dans ce pays, seulement quelques kilomètres séparent les plus pauvres des plus riches, mais que cette distance est un fossé, le plus large du monde. Que d'habitude, ce sont des femmes de Soweto, levées très tôt, qui se rendent à Sandton pour faire le ménage dans les maisons cossues, que ce sont des adolescents du township d'Alexandra qui vont au Nelson Mandela Square, le luxueux centre commercial, pour faire du lèche-vitrine, faute de pouvoir faire plus.
Que malgré la mise en place du BEE, le programme de discrimination positive, le pouvoir économique n'a jamais été véritablement redistribué après l'apartheid. 83% des capitaux placés dans la Bourse de Johannesburg sont encore détenus par des Blancs. Un chiffre récemment publié qui relance un serpent de mer sud-africain : lors de la chute du régime de l'apartheid, Nelson Mandela a-t-il eu raison de préserver le pouvoir économique des Blancs au nom de la politique de réconciliation nationale ?
Que ce pays est assis sur une bombe à retardement (la moitié des 25-34 ans ne trouveront sans doute jamais de travail de toute leur vie) qui ne demande qu'à exploser si l'on ne fait rien. Les accès de colère hebdomadaires dans les townships ne sont pour l'instant que des amuse-gueules encore inoffensifs pour le pouvoir.
Elle rappelle que la "nation arc-en-ciel" est un mythe encore encensé à l'étranger mais qui est à bout de souffle à domicile (tiens, il faudrait penser un jour à changer le sous-titre de ce blog). Il fallait lire ces multiples rappels à la vigilance envoyés par email avant la marche ("ne sortez pas !"), il fallait voir ces images de rouleaux de barbelés déployés devant des bureaux à Sandton. Les manifestants ayant enfin quitté les lieux, on pouvait presque percevoir des soupirs de soulagement. "Nos biens sont sains et saufs". Le scénario du Zimbabwe voisin, ce n'est pas encore pour tout de suite.
Elle rappelle aussi que cette ambiance de défiance est cultivée par un jeune homme politique habile, fin stratège, l'un des meilleurs de sa génération, loin d'être l'idiot du village que l'on a parfois voulu dépeindre. Oui, Julius Malema est un populiste qui sait flatter une frange de la population délaissée et désorientée, mais il a surtout réintroduit avec force dans le débat public sud-africain un racisme anti-blanc (il y aura "du sang sur le sol") à l'heure où Nelson Mandela en est désormais réduit à attendre la mort patiemment dans le village de son enfance. Ce discours racial est en train de contaminer l'espace public. Même le second apôtre de la réconciliation, l'archevêque Desmond Tutu, s'est laissé aller en août dernier à évoquer un impôt spécial pour les Blancs.
Cette marche rappelle enfin que le combat électoral pour 2012 a bel et bien commencé. Dans les rangs des manifestants, des pancartes ont fleuri telles que "Zuma a oublié de se virer lui-même" [en début de semaine]. Les élections générales ne sont prévues qu'en 2014, mais l'ANC (66% du vote national en 2009) choisira son candidat dès la fin de l'année prochaine. Ce vendredi, le cortège s'est rendu jusque devant Union Buildings, l'Elysée sud-africain.
Après avoir juré à l'époque de "tuer pour Zuma", le chef de la Ligue de la jeunesse veut désormais tuer le père et l'empêcher d'obtenir un second mandat. A ses côtés, Kgalema Mothlante, vice-président, qui pourrait faire figure de successeur à la magistrature suprême. Mais aussi Winnie Madikizela-Mandela, Tokyo Sexwale. Cette bataille n'est pas qu'une querelle de personnes. Contrairement à l'ancien président Thabo Mbeki, Jacob Zuma a repris à son compte la politique de réconciliation nationale de Nelson Mandela en tendant la main à tous les communautés sud-africaines, y compris la minorité blanche.
S'il est renversé, l'exacerbation des tensions raciales pourrait s'accélérer. Julius Malema n'hésite pas à évoquer une rapide nationalisation des mines et une expropriation sans compensation des terres possédées par les Blancs. Des objectifs qui peuvent être jugés légitimes, mais dont la brutalité de la méthode pour y parvenir est crainte.
De nombreux hommes d'affaires noirs le soutiennent. Une partie d'entre eux ont décidé en septembre dernier de quitter l'organisation unitaire du patronat sud-africain pour former le Black Business Council et défendre leurs propres intérêts. Noirs riches ou Noirs pauvres, la guerre des appétits est déclarée.

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Sénégal - La FIDH proteste contre la rétention d'un de ses responsables au Sénégal

(Le Nouvel Observateur 29/10/2011) JOHANNESBURG — La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a dénoncé vendredi la rétention au Sénégal de son secrétaire général, Paul Nsapu, interpellé la veille à l'aéroport de Dakar alors qu'il venait présenter le 14e Rapport annuel de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme sur la situation des défenseurs dans le monde.
Sollicité, le porte-parole du gouvernement sénégalais n'a pas retourné les appels de l'Associated Press.
La FIDH, l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et leurs organisations membres et partenaires au Sénégal s'inquiètent dans un communiqué conjoint "de la multiplication des attaques et des menaces de la part du camp présidentiel (d'Abdoulaye Wade, NDLR) à l'encontre de toute voix contestataire s'exprimant sur la situation politique et démocratique du Sénégal".
Ces organisations "exhortent les autorités sénégalaises à faire cesser toutes actions violentes ou illégales, à engager des enquêtes sur leurs auteurs et à respecter pleinement le jeu démocratique", à l'approche des élections prévues pour 2012.
La FIDH estime que Paul Nsapu a été emmené au commissariat de la Police de l'air et des frontières pour l'empêcher de participer à la conférence de presse sur le rapport annuel. "La rétention de Paul Nsapu est symptomatique de la dérive des autorités sénégalaises vers le dénis de justice et de droit. Nous condamnons fermement cette mesure arbitraire et non fondée et dénonçons une atteinte majeure à la liberté d'expression", a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
L'organisation affirme également que la douane sénégalaise retient depuis le 19 octobre des exemplaires en français du 14e rapport annuel de l'Observatoire qui avaient été envoyés pour cette conférence de presse prévue vendredi à Dakar. "Selon les informations reçues" par la FIDH, "la Direction de la surveillance du territoire (DST) conditionne le dédouanement à la vérification du chapitre sur la situation des défenseurs au Sénégal". AP

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Sénégal - EXCLUSIF Neyret : Rencontre à haut risque au Sénégal

(Paris-Match 29/10/2011) Comme nous l’avions révélé sur notre site, le n°2 de la PJ lyonnaise Michel Neyret a profité de son séjour à Marrakech, fin mars, pour rencontrer un escroc lyonnais en cavale. Il s’agit d’Albert Bénichou, frère de Gilles Bénichou, interpellé le même jour que le policier et mis en examen depuis dans l’affaire de corruption impliquant le numéro deux de la Pj lyonnaise. Depuis, nous avons appris que le divisionnaire avait déjà rencontré Albert Bénichou trois mois avant ce voyage marocain, au Sénégal.En ces premiers jours de janvier 2011, Michel Neyret et sa femme s’envolent pour le Sénégal. Comme tous les ans en plein hiver, le directeur adjoint de la Pj et sa femme prennent des vacances au soleil. Depuis quelques années ils partent se reposer au Club Med de Cap Skirring, au sud du pays. Mais cette fois, le commissaire aurait profité de ses congés payés pour rencontrer des criminels d’envergure internationale. Rendez-vous aurait été pris à Saly, la station touristique de la Petite Côte du Sénégal, avec Albert Bénichou, mais pas seulement. Deux autres individus peu recommandables auraient participé à ce rendez-vous à haut risque: un des cerveaux de l’affaire des 111 kg de cocaïne saisie dans un appartement de Neuilly en novembre 2010 et un narcotrafiquant colombien ! Selon nos informations, Albert Bénichou, qui ne peut évidemment pas voyager sous son identité, aurait rejoint Saly en empruntant un jet privé depuis le Maroc. La station balnéaire dispose d’un aérodrome, une simple piste d’atterrissage de terre rouge, bien connue des individus qui veulent éviter les contrôles de police aéroportuaires.
À ce jeu solitaire dangereux peut-être
est-il tombé sur beaucoup plus retors que lui
Depuis le milieu des années 2000, les trafiquants internationaux de cocaïne ont choisi le Sénégal comme principale porte d’entrée de la poudre sud américaine vers l’Europe. La drogue transite ensuite via le Maroc, soit par voie maritime, soit par la Mauritanie. Ce pays sub-saharien est surtout devenu le camp de base principal de l’organisation terroriste AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Elle est soupçonnée par les services de renseignements français et étrangers de se financer sur le trafic de cocaïne. Dès 2007, l’Office de lutte contre la drogue et le crime de l’Onu (UNODC) s’inquiétait de ce phénomène dans son « Rapport sur la situation du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest » : « L’importance grandissante de l’Afrique de l’Ouest comme région de transit et de stockage de la cocaïne est également apparente dans les statistiques des saisies récentes des pays européens et d’Amérique Latine. Sur les 5,7 tonnes de cocaïne saisies de janvier à septembre 2007 en Afrique, 99% ont été réalisées en Afrique de l’Ouest : 2,4 tonnes ont été saisies au Sénégal en juin et presque 1,5 tonne saisie en Mauritanie entre mai et août. » Ainsi c’est à 3 kilomètres de Saly, sur une plage de Mbour, qu’une cargaison d’1,2 tonne de cocaïne est découverte en juin 2007. L’autre tonne était cachée, non loin, dans une crevetterie industrielle. Trois narcotrafiquants sont arrêtés dans une villa sur la plage de Nianing, toute proche : un Equatorien, un Vénézuélien et un Colombien.
Pourquoi donc Neyret aurait-il été, seul, en vacances, au contact de deux trafiquants internationaux de cocaïne ? Quel rôle aurait joué Albert dans cette rencontre ? Mais surtout que serait venu donc faire dans ce rendez-vous un des protagonistes de l’affaire des 111 kg de cocaïne de Neuilly ? C’est par le truchement d’une écoute entre Gilles Bénichou et un des cerveaux de cette affaire que le nom de Neyret est apparu dans le volet trafic international de stupéfiants instruit par le juge Gachon. Cette écoute embarrassante semble être le point de départ de l’enquête de l’IGS sur Neyret… Et pour cause, dans cette conversation interceptée entre ce protagoniste de l’affaire de Neuilly et Gilles Bénichou, ce dernier se serait vanté de pouvoir arranger le sort de son interlocuteur auprès du juge en faisant intervenir Michel Neyret ! Dans le « deal » que voulaient soumettre les deux hommes à Neyret, il aurait été question d’informations sur deux assassinats commis à Paris… Visiblement le « flic à l’ancienne » imaginait pouvoir se frotter à des pointures de la grande criminalité internationale et les maîtriser : à ce jeu solitaire dangereux peut-être est-il tombé sur beaucoup plus retors que lui. Il se murmure que d’autres services que l’IGS se seraient intéressés au cas Neyret bien avant le déclenchement de l’enquête officielle…

Delphine Byrka - Parismatch.com
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Rwanda-France: peut-on seulement oublier?

(NPA 29/10/2011) Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler une amitié chaleureuse. Les 12 et 13 septembre 2011 a eu lieu une première historique: la première visite d’un président rwandais sur le sol français, alors que la France porte une responsabilité historique majeure dans les événements qui ont conduit au génocide d’avril à juin 1994. Paul Kagamé, chef de l’Etat rwandais depuis avril 2000, rencontra son homologue Nicolas Sarkozy pour déjeuner. Mais aucune conférence de presse, aucune apparition commune n’a été programmée. Seul un communiqué laconique de l’Elysée annonça que cette visite officielle constituait «une nouvelle étape dans le processus de rapprochement entre les deux pays».Au moment du génocide, en 1994, la France officielle avait pris fait et cause pour les tueurs. Ceux du «Hutu Power», mouvement raciste alors au pouvoir, qui ont exterminé 80 % de la minorité Tutsi vivant à l’époque au Rwanda. Le «Gouvernement intérimaire rwandais», GIR – la junte des tueurs, formée sous le contrôle du sinistre colonel Théoneste Bagosora, «cerveau» du génocide – fut formé le 09 avril 1994 dans les locaux de l’ambassade de France à Kigali. Pendant des années, la France officielle a choisi la négation du crime, sa banalisation, sa négation. Parlant, par exemple, de «deux génocides» (un contre les Tutsi, un autre commis par ceux-ci contre la majorité Hutu), qui feraient que les responsabilités se neutralisent.
Or, le nouveau président Nicolas Sarkozy comprit qu’une telle situation était dangereuse, à long terme, pour les intérêts français en Afrique. Telle une bombe à retardement, la vérité sur le rôle français au Rwanda risquait de ressurgir et d’éclater au grand jour, à un moment ou un autre. Animé par un pragmatisme stratégique sur ce point, Sarkozy décida de renouer avec le pouvoir rwandais actuel et rencontra son président Kagamé lors du sommet euro-africain de Lisbonne en décembre 2007. Puis Sarkozy se rendit lui-même au Rwanda en février 2010, n’y séjournant que pendant trois heures, mais évoquant quand même des «erreurs» et un «aveuglement» de la part de la France au moment du génocide.
C’est ainsi qu’en répondant à la visite de Sarkozy, Paul Kagamé vint en France, en ce mois de septembre 2011. Dans une interview parue dans «Libération» (15 septembre), il déclara qu’il s’était entretenu avec les officiels français «sur l’avenir» et qu’il ne fallait «pas se laisser piéger par le passé». Autrement dit, toutes les questions portant sur la responsabilité historique de cette France-là avaient été laissées de côté. Ce qui intéressait le pouvoir rwandais actuel au moment de cette visite, c’était d’ailleurs surtout les questions économiques: le pays cherche à attirer des investissements, notamment dans le secteur énergétique.
A nous, internationalistes, progressistes et révolutionnaires en France, de nous saisir de la question des responsabilités des complices français du dernier génocide en date. Certains protagonistes de ce génocide ont été condamnés à Arusha (Tanzanie), siège du Tribunal pénale internationale pour le Rwanda, TPIR. Aucun politique ou militaire français n’a été inculpé ou condamné à ce jour. Pourtant, ceux qui – à Paris ou ailleurs en France - portent des responsabilités écrasantes, derrière cet assassinat systématique et planifié d’un million de personnes, ne doivent pas échapper à jamais à leur juste sanction.
Bertold du Ryon

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Tunisie - Ennahda veut un nouveau gouvernement provisoire dans dix jours

(Le Monde 29/10/2011) Le parti islamiste tunisien Ennahda, grand vainqueur des élections du 23 octobre pour la future Assemblée constituante, a annoncé vendredi 28 octobre que le nouveau gouvernement provisoire serait formé dans les dix jours. "Nous allons accélérer la formation du nouveau gouvernement. Cela prendra entre une semaine et dix jours", a déclaré son secrétaire général, Hamadi Jebali.
L'Assemblée constituante, dont la composition a tardé à être annoncée, sera chargée de former ce nouveau gouvernement et de rédiger la nouvelle Constitution, avant des élections législatives et présidentielle qui devraient intervenir dans un délai d'un an environ.
M. Jebali, qui est pressenti pour devenir premier ministre du futur gouvernement, a précisé que des discussions étaient déjà en cours avec de possibles partenaires de gouvernement. Les discussions portent notamment sur la désignation du prochain président de la République provisoire, étant entendu qu'Ennahda revendique depuis le début le poste de chef de gouvernement pour son numéro deux.
Avant même la publication des résultats définitifs, Ennahda, qui revendiquait la victoire, avait tendu la main aux partis laïques de centre-gauche qui, selon les estimations, arrivaient derrière lui. Moncef Marzouki du CPR a indiqué cette semaine qu'il était prêt à participer à "un gouvernement de coalition le plus large, dès que possible". Le chef d'Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, a également confirmé l'ouverture de discussions avec les islamistes d'Ennahda.
RÉSULTATS DÉFINITIFS
Le parti Ennahda a remporté les élections en Tunisie avec 41,70 % des voix et obtient 90 sièges sur les 217 sièges de la future Assemblée constituante, selon les résultats définitifs publiés, jeudi 27 octobre, par l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Les islamistes, qui avaient déjà revendiqué la victoire, deviennent de loin la première formation politique du pays. Ils sont suivis du Congrès pour la république (CPR) de Moncef Marzouki (13,82 % des voix), qui obtient 30 sièges. En troisième position, le parti de gauche Ettakatol (9,68 %) obtient 21 sièges.
La surprise vient des listes Al-Aridah Chaabia, conduites par l'homme d'affaires Hechmi Haamdi, avec 8,19 % des voix et 19 sièges à l'Assemblée. L'ISIE a pourtant invalidé les listes d'Al-Aridah dans six circonscriptions, à Sidi Bouzid, Tatatouine, Sfax, Kasserine, Jendoub et dans la circonscription France-2. Les autorités électorales évoquent notamment "des irrégularités de financement". L'annonce des invalidations a provoqué des heurts dans la ville de Sidi Bouzid, où est né le soulèvement qui a renversé l'ancien président Ben Ali.
Viennent ensuite le Parti démocrate progressiste (PDP) – 7,86 % des voix et 17 sièges – la coalition de gauche du Pôle démocratique moderniste (PDM) – 5 sièges – et l'Initiative, parti dirigé par Kamel Morjane, ex-ministre de Ben Ali, avec 5 sièges.
"CONSENSUS"
Pour dissiper la vive appréhension que suscite sa prochaine accession au pouvoir, Ennahda multiplie les déclarations selon lesquelles la future Constitution ne pourra voir le jour "sans un consensus avec les partis et les partenaires qui y sont représentés". Il n'est pas question, a martelé Hamadi Jebali, d'"imposer une Constitution (...) qui abroge certaines libertés comme la liberté de croyance, les libertés individuelles, la situation juridique de la femme et sa place dans la société", un des acquis de l'indépendance tunisienne.
Il a toutefois exclu toute alliance avec Hachmi Hamdi, homme surprise du scrutin. Ennahda lui reproche notamment d'être soutenu par des nostalgiques du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), le parti de Ben Ali. Sa chaîne basée à Londres, Al-Mostakilla, est accusée d'avoir adopté ces dernières années une ligne éditoriale favorable à l'ancien autocrate.
Le chef du parti islamiste Ennahda, Rachid Ghannouchi, au siège de son parti à Tunis, le 27 octobre 2011.REUTERS/ZOHRA BENSEMRA
Le chef du parti islamiste, Rached Ghannouchi, a tendu la main aux autres forces politiques pour "construire un régime démocratique". "La démocratie, c'est pour tout le monde, nos cœurs sont ouverts à tout le monde, on demande à tous nos frères quelles que soient leurs orientations politiques de participer à l'écriture de la Constitution et l'instauration d'un régime démocratique", a insisté M. Ghannouchi.
Le chef islamiste a par ailleurs réaffirmé son "engagement envers les femmes de Tunisie pour renforcer leur rôle dans la prise de décision politique, afin d'éviter toute marche arrière sur leurs acquis". Il a souligné que 42 des 49 femmes élues au sein de l'Assemblée constituante étaient membres de son parti.

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Libye. L'Otan se retire lundi

(Le Télégramme 29/10/2011) L'Otan a décidé, hier, de mettre fin, à compter de lundi, à l'opération «Protecteur unifié, lancée le 31mars en Libye pour mettre fin à la répression de la rébellion par les forces du colonel Mouammar Kadhafi, tué le 20octobre.«Le Conseil de l'Atlantique nord, élargi aux représentants des cinq pays non-membres - Qatar, Émirats arabes unis, Maroc, Jordanie et Suède - partenaires de l'opération, a confirmé la décision prise il y a une semaine. L'opération en Libye prendra donc fin le 31octobre. Notre mission militaire est désormais terminée», a annoncé, hier, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen. L'officialisation de cette décision de principe ne faisait plus de doutes depuis que le Conseil de sécurité de l'Onu avait mis fin, jeudi, au mandat autorisant le recours à la force en Libye. C'est sur la base des résolutions 1970et 1973 du Conseil de sécurité, qui avaient imposé des sanctions au régime du colonelMouammar Kadhafi et autorisé des mesures pour protéger les civils, que l'Otan avait entamé son opération.
«Opération réussie»
L'opération «Protecteur unifié» est «l'une des plus réussies dans l'histoire de l'Otan», s'est félicité Anders Fogh Rasmussen, tout en estimant que la victoire avait été remportée par le peuple libyen. Pour le patron de l'Otan, les Libyens ont toutefois «encore beaucoup de travail à faire pour bâtir une nouvelle Libye fondée sur la réconciliation, les droits de l'Homme et l'État de droit». Le peuple libyen «peut prendre son avenir en main fermement et en sécurité», a relevé AndersFogh Rasmussen. Ce dernier a toutefois voulu rassurer les nouvelles autorités libyennes en affirmant que «le monde restait aux côtés» du peuple libyen. L'Otan pourrait «aider les Libyens à réformer les institutions de sécurité et de défense dont toutes les démocraties ont besoin pour rester libres et en sécurité», a-t-il expliqué.
Seïf Al-Islam toujours introuvable
Le Conseil national de transition avait demandé, mercredi, le maintien de l'Otan au moins «jusqu'à la fin de l'année», assurant que, même après la mort de Mouammar Kadhafi, ses derniers fidèles représentaient une menace pour le pays. D'autant que SeïfAl-Islam, fils de Mouammar Kadhafi longtemps considéré comme son successeur officieux, reste introuvable. Un responsable touareg a assuré que le plus en vue des fils de l'ancien «Guide», âgé de 39ans, s'était rendu, mardi, à la frontière du Niger pour y chercher refuge. De son côté, le procureur de la Cour pénale internationale, LuisMoreno-Ocampo, a affirmé, hier, avoir des «contacts informels» avec lui, «via des intermédiaires», au sujet de son éventuelle reddition à la Cour, qui le recherche pour crimes contre l'humanité. «Le bureau du procureur lui a signifié très clairement que s'il se rendait à la CPI, il aurait le droit d'être entendu devant la cour, il sera innocent jusqu'à preuve du contraire», a indiqué la cour de LaHaye dans un communiqué.
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La France et la Grande-Bretagne en première ligne
L'opération «Protecteur unifié» a mobilisé pendant sept mois jusqu'à 18 pays, La France et la Grande-Bretagne étant en première ligne.
Huit pays de l'Otan et deux pays arabes (Émirats et Qatar) ont participé, dans le cadre de l'opération «Protecteur unifié», aux opérations aériennes offensives en Libye. Les plus engagés ont été la France et le Royaume-Uni, tandis que les États-Unis ont pris une position de soutien actif à partir d'avril. En sept mois, les appareils - avions et hélicoptères- de l'Otan ont mené plus de 26.000 sorties aériennes, dont plus de 9.650 dans un but «offensif», selon un bilan établi cette semaine par l'alliance militaire occidentale. Le nombre de bombardements avait fortement baissé ces deux derniers mois, après la chute de Tripoli. Pour la France, qui a notamment mobilisé des avions Rafale, des hélicoptères Puma et Gazelle, ainsi que son porte-avions Charles-de-Gaulle, le coût direct a été évalué à environ 300millions d'euros par le ministre de la Défense, Gérard Longuet. Le Royaume-Uni a mobilisé, lui, 1.200 soldats tandis ses jets ont effectué plus de 3.000 missions, représentant 1/5e des opérations. La mission lui a coûté 300millions de livres (344millions d'euros), dont 140millions de livres de munitions, selon un porte-parole militaire.
Pas de troupes terrestres
Les dépenses des États-Unis se sont élevées, quant à elles, à 1,1milliard de dollars, essentiellement d'équipements (drones, munitions de précision...). L'Otan n'a pas déployé de troupes terrestres depuis le début de cette opération, lancée le 31mars en application d'une décision du Conseil de sécurité de l'Onu. Certains pays ont toutefois envoyé, hors mission, des soldats, comme le Qatar, qui en a mobilisé plusieurs centaines, selon le chef d'état-major de son armée. Des journalistes et des experts ont également fait état de la présence de forces spéciales occidentales.
6.000 cibles atteintes
Sur mer, plusieurs dizaines de navires de l'Otan ont patrouillé en Méditerranée orientale pour faire respecter l'embargo sur les armes, contrôlant plus de 3.100bateaux, et participer aux missions humanitaires. Quelque 6.000 cibles ont été détruites ou fortement endommagées, dont 1.600 bases militaires, 1.300dépôts de munitions et des centaines de véhicules, de radars ou de lance-roquettes, selon l'Otan. À ce chiffre s'ajoutent les nombreuses infrastructures de la défense libyenne détruites entre le 19 et le 31mars, au début de l'intervention internationale avant son passage sous le contrôle de l'Otan. L'alliance, qui n'a subi aucune perte humaine, ne communique pas sur le nombre de morts provoquées par ces frappes mais estime avoir réussi à limiter au maximum les dégâts collatéraux grâce à des règles d'engagement très strictes.

29 octobre 2011
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Madagascar : Omer Beriziky nommé Premier ministre de consensus

(Afriquinfos 29/10/2011) ANTANANARIVO - Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, a nommé Omer Beriziky Premier ministre de consensus, par décret numéro 2011-653 pris par vendredi soir à Antananarivo, la capitale malgache.
Omer Beriziky, qui succède au général Albert Camille Vital, a 15 jours pour proposer les membres de son gouvernement. Ce dernier ainsi que son gouvernement avaient démissionné le 17 octobre.
Rajoelina l'a annoncé au Palais d'Etat d'Iavoloha en présence du vice-ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, du médiateur en chef de la Troïka de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), Marius Fransman, de quelques représentations diplomatiques à Madagascar ainsi que des politiciens malgaches venant de toutes les entités signataires de la feuille de route signée par les politiciens malgaches le 17 septembre dernier et destinée à sortir le pays de la crise politique de près de trois ans.
"Monsieur Omer Beriziky est un homme de confiance qui peut conduire la transition jusqu'à son terme. La décision de sa nomination ne relève que de moi, et moi uniquement, sans aucune pression de la part de qui que ce soit", a indiqué M. Rajoelina.
M. Beriziky, qui a pris la parole juste après sa nomination, s'est engagé à "respecter sans faille la feuille de route qui servira de cadre avec sa mise en oeuvre également dans un esprit d' ouverture et ramener le pays vers la normalité constitutionnelle par le biais de l'organisation des élections libres, transparents et crédibles".
Omer Beriziky, un cadre du parti politique Leader Fanilo, formation faisant partie de l'Union des Démocrates et des Républicains pour le changement (UDR-C) soutenant Rajoelina, a été proposé par la mouvance de l'ancien président Zafy Albert.
Enseignant-chercheur en service à l'Université de Toamasina ( est), M. Beriziky avait occupé les postes d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Madagascar en Belgique et de représentant permanent près les Communautés européennes en mars 1995 et avril 2006. Il était aussi le président du Comité des ambassadeurs Afrique-Caraîbes-pacifiques (ACP).
Aux termes de la feuille de route signée le 17 septembre par une dizaine des groupements politiques malgaches, le Premier ministre sera nommé par le président de la Transition sur une liste de personnalités proposées par les Acteurs politiques malgaches, parties signataires de la feuille de route.
Le Premier ministre de consensus ne peut être originaire ni de la même province ni de la plateforme politique qui soutient le président de la transition.
Selon le calendrier décrit dans le document-cadre de la mise en oeuvre de la feuille de route, la nomination du chef du gouvernement d'union nationale devrait être faite avant le 1er novembre prochain, celle des membres du gouvernement, avant le 17 novembre, et celle des membres du Congrès de Transition (CT) et du Conseil supérieur de la transition (CST) avant le 30 novembre prochain.
La crise politique à Madagascar a débuté en décembre 2008 suite à un bras de fer entre le président de l'époque Marc Ravalomanana et M. Rajoelina, qui était alors le maire d'Antananarivo. Les manifestations dirigées par Rajoelina ont entraîné la démission de Ravalomanana le 17 mars 2009. Ce dernier a pris le pouvoir le 21 mars 2009 tandis que son prédécesseur s'est exilé en Afrique du sud au lendemain de sa démission.
La feuille de route signée le 17 septembre est le troisième document officiel après les Accords de Maputo et l'Acte additionnel d'Addis-Abeba signés en 2009 pour sortir Madagascar de la crise.
(Xinhua)

Samedi 29 octobre 2011 | 01:22 UTC
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vendredi 28 octobre 2011

Côte d'Ivoire - Le FPI de Gbagbo boycottera les urnes en Côte d`Ivoire

(Reuters 28/10/2011)

Le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo boycottera les élections législatives de décembre pour protester contre le maintien en détention de l`ancien président et l`insécurité qui, estime Sylvain Miaka Ouretto dans une interview accordée mercredi à Reuters, menace l`équité du scrutin.
La décision du FPI augure mal du processus de réconciliation amorcée en Côte d`Ivoire après la guerre civile qui a suivi le scrutin présidentiel de novembre 2010 et fait 3.000 morts et plus d`un million de déplacés.
"Nous sommes complètement pour les élections, mais il ne faut pas y aller juste pour légitimer un pouvoir", a expliqué Ouretto, ancien député ivoirien.
"Ils veulent avoir une assemblée de monopole, avec tout le monde disant `Oui, oui, oui`, mais nous, nous n`entrons pas dans ce chemin", a-t-il ajouté.
Les législatives du 11 décembre doivent doter la Côte d`Ivoire de son premier parlement légitime depuis 2005 et sont censées poursuivre le retour à la normale dans un pays longtemps privé d`élections - le scrutin présidentiel de l`année dernière aurait normalement dû se tenir en 2005.
Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara, a été capturé en avril avec l`aide des soldats français de l`opération Licorne et des casques bleus de l`Onuci, la mission de l`Onu en Côte d`Ivoire.
Détenu dans le nord du pays, il doit être jugé pour "crimes économiques" en Côte d`Ivoire, a annoncé le mois dernier le président Ouattara.
Il pourrait aussi être poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui a ouvert une enquête sur de possibles crimes de guerre commis lors de la guerre civile.
"HYPOCRISIE"
Ouretto y voit la preuve d`un double langage des nouveaux dirigeants ivoiriens.
"Leurs paroles, dit-il, sont encourageantes mais malheureusement leurs actes ne sont pas dans le même esprit. Ils pourchassent les partisans de Gbagbo hors du pays. Nous, nous voulons une réconciliation véritable, et pas cette réconciliation de façade."
Le FPI réclame la libération de Gbagbo et dénonce une justice partiale, soulignant qu`aucun partisan du camp de Ouattara n`a à ce jour été arrêté ou inquiété par la justice en dépit de preuves établissant que des crimes ont été commis par les deux camps.
Ouretto veut aussi que toute enquête remonte aux origines de la crise, bien avant l`élection présidentielle de l`an dernier, jusqu`à la tentative de coup d`Etat de septembre 2002 contre Laurent Gbagbo, qui avait conduit à la partition de fait du pays.
La CPI a précisé elle que ses investigations ne porteraient que sur la période récente, ayant suivi le scrutin de novembre 2010, et s`appuie pour cela sur une série de lois d`amnistie approuvées lors du processus de paix qui a abouti à la présidentielle.
"C`est de l`hypocrisie, dénonce Ouretto, lors de la rébellion de 2002 et 2003, des atrocités et des crimes de sang ont été commis. Des officiers supérieurs ont été exécutés de sang-froid."
Le FPI souhaite aussi être représenté au sein de la commission électorale et conteste les listes électorales.
En outre, les conditions de sécurité actuelles en Côte d`Ivoire ne permettraient pas la tenue d`un scrutin équitable.
"L`insécurité, c`est grave. Il faut aller sur le terrain pour voir comment l`insécurité règne encore (...) Des hommes en armes régentent la vie dans les villages. Comment peut-on aller aux élections dans ces conditions?"

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Sénégal : Deux morts dans un affrontement entre habitants d'un village pour des terres attribuées à des Italiens

(Xinhuanet 28/10/2011)

DAKAR -- Deux personnes ont trouvé la mort mercredi dans un affrontement entre les habitants de Fanaye ( nord) pour ou contre l'installation d un projet italien d' investissement dans le biocarburant, rapporte jeudi la presse locale.
Vingt blessés ont été notés dans les affrontements entre les partisans et les adversaires du projet agricole qui doit couvrir 20 000 hectares dans cette communauté rurale située dans la vallée du fleuve Sénégal.
Ces terres avaient été attribuées aux investisseurs italiens par la Communauté rurale qui régit les problèmes fonciers de la localité, sans aviser les populations.
Mercredi, ces dernières ont tenté de profiter de la réunion de la communauté rurale pour protester contre ce projet et leur manifestation a viré à un affrontement avec les partisans du projet.

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Cameroun - REELECTION DE BIYA: Fru N’Di jette-t-il l’éponge ?

(Le Pays 28/10/2011)

L’opposant camerounais John Fru N’Di qui dénonçait une "mascarade" électorale à l’issue de la présidentielle du 9 octobre dernier, dit qu’il prend désormais acte de la victoire du président Biya. Autrement dit, l’homme qui tirait à boulets rouges sur le président Biya a reconnu sa défaite.
L’acte est si solennel et magnanime qu’il mérite d’être salué à sa juste valeur si l’on sait que très souvent, en Afrique, les périodes postélectorales sont marquées par des contestations houleuses sur fond de chasse à l’homme. John Fru N’Di fait preuve de responsabilité puisque, par cette attitude qui n’est rien moins qu’une amende honorable faite à Biya, il épargne son pays du cycle infernal de la violence. Et c’est sans conteste le président Biya qui se frottera les mains : lui qui, lâché par l’ancienne puissance coloniale qui dénonçait "des irrégularités à tous les niveaux" lors du dernier scrutin, s’accrochait à tout pour légitimer son pouvoir.
On se rappelle d’ailleurs les primesautières réactions de ses thuriféraires quand la France avait reconsidéré sa position, appelant le pouvoir camerounais à prendre des mesures pour que les législatives et les municipales de 2012 ne soient pas entachées d’irrégularités. En tout cas, le principal opposant camerounais, par cet acte républicain, montre la voie à suivre à certains opposants africains qui, groggy par leur impopularité, ruent généralement dans les brancards au lendemain des consultations électorales. Toutefois, on ne peut cependant s’empêcher de se poser quelques questions embarrassantes. Que s’est-il passé pour que l’homme qui menaçait d’appeler ses militants à descendre dans la rue pour protester tous azimuts contre la réélection du président Biya, lui fasse finalement allégeance ? Pourquoi ce revirement spectaculaire ?
L’a-t-on réduit à quia avec des espèces sonnantes et trébuchantes ? Rien n’est moins sûr, puisque, l’un dans l’autre, ce rétropédalage traduit un esprit défaitiste. L’homme qui a passé toute sa vie à lutter pour le pouvoir semble finalement avoir jeté l’éponge. Peut-être s’est-il in fine résigné, étant donné que son rival Biya au pouvoir depuis des lustres, ne lui laisse aucune marge de manoeuvre.
La preuve : toutes ses manifestations publiques annoncées ont été annulées parce qu’interdites par l’autorité. Il n’est pas non plus exclu, comme le pensent certains, que l’opposant Fru N’Di ait décidé de faire profil bas en espérant que des portefeuilles ministériels lui seront proposés pour la formation du futur gouvernement. Mais en attendant, c’est le wait and see.

Boundi OUOBA
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Côte d'Ivoire : élections législatives du 11 décembre, préparatifs sur fond de cacophonie (ANALYSE)

(Xinhuanet 28/10/2011)

ABIDJAN -- Le compte à rebours a commencé pour les élections législatives ivoiriennes officiellement prévues pour le 11 décembre prochain. Toutefois, à l'approche de cette date, des sons discordants se font entendre autour des préparatifs et du chronogramme du scrutin.
Les premiers éclats de voix ont retenti au sein même des partis politiques devant prendre part au scrutin.
C'est l'exemple du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, parti d'Henri Konan Bédié allié à Alassane Ouattara) où l'élaboration de la liste des candidats a été laborieuse.
Des "candidats à la candidature", en majorité des jeunes, ont crié leur frustration de ne pas figurer sur la liste des retenus pour défendre les couleurs de leur parti politique aux législatives.
"Les responsables du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition pro-Ouattara) ont recommandé une candidature unique pour cette coalition dans les circonscriptions électorales, mais cela suscite toujours des grincements de dents et des frustrations", a fait remarquer Marcellin Konan, leader d'un mouvement de jeunesse à Yopougon (ouest d'Abidjan).
Du côté des partis pro-Gbagbo, la situation n'est pas non plus reluisante. En témoignent les hésitations et des avis contradictoires donnés par des responsables de ces partis concernant leur participation aux législatives ou le boycott du scrutin.
L'annonce du report de la date butoir du dépôt des candidatures au 31 octobre que vient de faire la Commission électorale indépendante (CEI) constitue l'une des conséquences directes de cette cacophonie au sein des participants à la course aux législatives.
La date initiale du 26 octobre (mercredi) n'était plus tenable, la Commission électorale n'ayant enregistré qu'une soixantaine de candidatures, sur 255 postes à pourvoir au Parlement.
"Ce constat nous a amené à octroyé une rallonge de cinq jours", a confessé le porte-parole de la CEI Yacouba Bamba.
UNE DATE IMMUABLE ?
Celui-ci a toutefois déclaré que cette mesure n'aura pas d'incidence sur la date du 11 décembre retenue pour le scrutin, assurant même qu'il s'agit d'une date "immuable".
Pour M. Bamba, toutes les dispositions ont été prises par la CEI en interne pour une organisation efficace des élections, selon le chronogramme établi.
"Le léger réaménagement que nous avons porté à ce chronogramme est conforme à la loi. Nous restons dans le délai défini par les dispositions légales", a-t-il précisé.
Mais pour certains observateurs, après le report de la date du dépôt des candidatures, c'est au tour de la date même de l'élection d'être menacée.
"La date du 11 décembre pourrait connaître un changement au regard des pressions qui commencent à voir le jour", ont-ils estimé.
LA PRESSION DES PRO-GBAGBO POUR UN REPORT
Sur le terrain, le Congrès national pour la résistance et la démocratie (CNRD, mouvements et partis politiques pro-Gbagbo) a donné le ton de ces pressions.
Dans une déclaration publiée mardi, les membres de ce regroupement pro-Gbagbo ont interpellé le pouvoir et demandé le report du scrutin législatif "pour donner une chance à la démocratie, la paix et la réconciliation".
Pour ceux-ci, les élections peuvent constituer un élément important du processus de réconciliation nationale, si elles se déroulent dans un climat de confiance et de sérénité.
"Aller aux élections dans la précipitation, en éludant les problèmes en amont, ne fera qu`amplifier, en aval, la situation actuelle avec son cortège de drames et de souffrances indicibles. Nous en avons eu la malheureuse expérience avec les élections présidentielles de 2000, puis de 2010 dont les conséquences sont encore très visibles", a averti le CNRD.
Les pro-Gbagbo qui se disent "disposés à jouer pleinement leur rôle dans un processus électoral équitable" ont égrené certaines conditions telles que la libération de leurs camarades détenus, le retour des exilés et des déplacés, la révision de la composition de la CEI, le dégel des avoirs des cadres de l'opposition.
Par ailleurs, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé de la démocratie et des droits de l'homme Daniel Baer en visite le 19 octobre dernier en Côte d'Ivoire avait souhaité une participation du Front populaire ivoirien (FPI, opposition, parti de Laurent Gbagbo) aux législatives pour permettre à la Côte d'Ivoire de mettre en place une Assemblée nationale représentative.
LA SERENITE DU POUVOIR
Face à ces faits, le président ivoirien Alassane Ouattara a choisi de jouer la carte de la sérénité et de la constance.
"Dans ce processus de démocratisation, le gouvernement ivoirien met tout en œuvre pour organiser les élections législatives le 11 décembre prochain", a insisté M. Ouattara lors d'une intervention mercredi à la tribune de l'UNESCO à Paris.
Pour le chef de l'Etat ivoirien qui entend ainsi rester constant sur sa position, les législatives, tout comme les élections présidentielles, seront conformes aux accords conclus entre les parties ivoiriennes, notamment dans le cadre de l'Accord Politique de Ouagadougou.
La Côte d'Ivoire tente de retrouver la normalité après une crise post-électorale aigüe qui a secoué le pays cinq mois durant.
Les Ivoiriens se trouvent dans l'attente des élections législatives devant permettre le renouvellement du Parlement ivoirien.

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Burundi - Le parti CNDD condamne l'arrestation de son secrétaire général

(Xinhuanet 28/10/2011)

BUJUMBURA -- Le porte-parole du parti Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD) de Léonard Nyangoma, aujourd'hui en exil, a condamné jeudi l' arrestation par les agents du Service national de renseignements ( SNR), mercredi soir, de son secrétaire général, l'ancien sénateur de la dernière législature William Munyembabazi.
Le porte-parole du CNDD, François Bizimana, a demandé la libération immédiate de William Munyembabazi afin qu'il comparaisse devant la justice étant libre.
Il a indiqué que cette arrestation de William Munyembabazi et celles de certains autres leaders des partis de l'opposition constituent un obstacle à la voie tracée par le président de la République Pierre Nkurunziza pour ouvrir un dialogue avec tous les partenaires politiques, y compris les partis politiques de l' opposition.
"Ceux qui l'ont arrêté sont en train de mettre à rude épreuve la politique qui a été tracée par le chef de l'Etat le 1er juillet 2011 quand il a annoncé qu'il allait engager un dialogue avec les partis politiques particulièrement les partis de l'opposition", a ajouté François Bizimana.
Il a demandé en même temps au gouvernement de s'asseoir avec tous les partenaires pour analyser ensemble les origines de l' insécurité au Burundi.
"Je lui demande de s'asseoir avec tous les partenaires politiques, y compris les partis de l'opposition, pour analyser la situation qui prévaut dans le pays et pourquoi cette perturbation de l'insécurité. Je le dis parce qu'il y a d'autres voix qui disent que l'insécurité qui règne dans le pays est l'oeuvre plutôt de certains membres des corps qui sont au service du gouvernement", a ajouté le porte-parole du parti CNDD.

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Afrique du Sud - Une Noire élue chef de l'opposition officielle au Parlement sud-africain

(African Manager 28/10/2011)

Mme Lindiwe Mazibuko a écrit ce jeudi une nouvelle page de l'histoire politique de l'Afrique du Sud en devenant la première personnalité politique noire à remporter l'élection du chef du groupe parlementaire du parti d'opposition officielle, Alliance démocratique (DA) devant le caucus parlementaire.
Mme Mazibuko, le porte-parole national du parti, faisait face au sortant, Athol Trollip et leur course à l'élection menaçait de semer la division au sein du parti.
En annonçant le résultat à l'Assemblée nationale au Cap, le leader de la DA, Helen Zille, a dit que cette nomination renforçait le parti en vue des élections nationales de 2014 et 2019.
Mme Mazibuko a, pour sa part, déclaré que la DA travaillait au recueillement de 30% du vote national aux élections générales de 2014, tandis que Mme Zille croit que le parti pourrait renverser le Congrès national africain (ANC) aux élections de 2019.
Mme Mazibuko est née au Swaziland en 1980 et a été élevée à Durban.
Elle est devenue candidate du parti pour la première fois aux élections générales de 2009.
Elle est arrivée troisième sur la liste de la DA au KwaZulu-Natal, lui permettant ainsi d'accéder au Parlement.
Elle a été par la suite désignée responsable adjointe de la communication de la DA, avant de succéder à Donald Lee comme porte-parole national du parti.
Elle est la quatrième parlementaire la plus jeune du pays, après Mduduzi Manana de l'ANC, Luzelle Adams de Cope et sa collègue de la DA Masizole Mnqasela.

PANA
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Tchad : Polémique sur les nouveaux prix pétroliers

(Afrique 7 28/10/2011)

Les nouveaux prix pétroliers qui ont été récemment fixés par le gouvernement tchadien font à nouveau objet d’une grosse polémique. Tandis que plusieurs organisations de la société civile demandent leur annulation les trouvant excessifs, les autorités tchadiennes pensent plutôt que ces prix ne peuvent pas être rapportés car tout le monde y trouve son compte. Ainsi ce lundi, devant la presse locale, plusieurs autorités du pays ont réaffirmé d’une voix unanime que les nouveaux prix pétroliers ne sauraient être revus à la baisse. « Ces prix sont raisonnables, compte tenu des investissements réalisés pour avoir ces produits », a notamment souligné le Secrétaire général adjoint du ministère tchadien de l’Energie et du Pétrole.
Par ailleurs d’après les consommateurs, le pouvoir d’achat du pays ne leur permet pas de supporter une telle hausse des prix. Rappelons qu’avec ces nouveaux prix, la hausse est quand même de 160 francs le litre pour l’essence, 121 francs pour le gasoil et 400 francs pour la bouteille de gaz de 5 kilogrammes. Quant aux autorités de tels prix s’expliquent essentiellement par trois facteurs : le prix de cession du brut, son coût de traitement à la raffinerie et la marge de la raffinerie. Or le prix de cession convenu entre le gouvernement tchadien et la China National Petroleum Company Incorporated (CNPCI) après de rudes négociations est de 68 dollars US, alors que le coût de traitement d’un baril à la raffinerie s’élève, quant à lui, à 54,2 dollars US. Ce qui explique donc, selon les autorités tchadiennes, l’état actuel des prix. Et pour ces dernières, tout le monde y trouve son compte, de l’Etat tchadien, aux consommateurs en passant par la CNPCI, la Société de Raffinage de N’Djaména, et même les transporteurs.

Auteur : Patrice Garner
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