jeudi 4 juin 2015

Le Cameroun veut sortir son secteur minier de l'exploitation informelle

« Poursuivre l’organisation de l’activité minière artisanale en vue de l’orienter vers le secteur formel, puis améliorer le cadre de vie des populations locales ». C’est la principale recommandation de la deuxième édition de la Conférence internationale et l’exposition sur les mines au Cameroun (Cimec 2015) qui s’est tenue du 27 au 29 mai 2015 à Yaoundé. Au cours de cette conférence internationale qui a regroupé près de 800 participants et 200 officiels et opérateurs de l’industrie minière et des activités connexes, le Cameroun a ainsi eu l’occasion de présenter son savoir-faire en matière minière et de profiter de l’expériences d’autres pays (d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe) pour peaufiner sa stratégie en vue de se positionner comme l’un des leaders en Afrique dans le domaine de l’industrie minière.
Les participants à cette conférence qui avait pour thème : «  Développement durable du secteur minier en Afriques centrale » ont proposé de « poursuivre la compatibilité de l’activité minière artisanale au développement durable ». Cela nécessite la mise sur pied qu’une politique de professionnalisation et de renforcement des capacités des acteurs du secteur. Cela passe également par un processus d’acquisition des infrastructures nécessaires au développement du secteur (engins, laboratoires, équipements de sondage). Il a été également recommandé de faire une prospection poussée des minerais pouvant entrer dans la confection des intrants (calcaire, phosphate…).
Le Cameroun qui dispose du plus grand gisement d’Afrique en nickel et cobalt, de la deuxième réserve d’Afrique en bauxite, du plus grand corridor d’Afrique centrale en gisement de fer, du rutile, de l’or, du diamant, de l’uranium et d’autres pierres précieuses, n’exploite jusqu’ici que 40% de son potentiel minier. Mais depuis peu et grâce au financement de la Banque mondiale, le pays est entrain d’étendre ses zones de recherche du sous-sol. L’Union européenne intervient également dans l’encadrement des artisans miniers à travers le Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance dans la gestion des ressources minières. C‘est dans cette optique que 147 millions de Fcfa ont été mis à la disposition de certaines communes de la région de l’Adamaoua dans la partie septentrionale du pays pour encadrer les artisans.
 
mediaterre.org

Centrafrique: La force française Sangaris va passer de 1.700 à 900 hommes fin juin, annonce l'armée

La force française Sangaris, engagée en Centrafrique depuis décembre 2013, va passer de 1.700 à 900 hommes d'ici la fin du mois de juin, a annoncé ce jeudi le porte-parole de l'armée française.
«Le volume des forces dans le mois à venir passera de 1.700 à 900 militaires», a déclaré le colonel Gilles Jaron, soulignant que ce retrait s'inscrivait dans un processus de désengagement amorcé il y a plusieurs mois.
20minutes.fr

mercredi 3 juin 2015

Côte d’Ivoire : tout n'est pas encore gagné

La bonne orbite économique sur laquelle est lancée la Côte d'Ivoire est menacée par toutes sortes de réalités sociales et politiques. Revue de détail.

Alors que le scrutin présidentiel doit se dérouler en octobre prochain, la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire n'est pas des plus sereines. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas au diapason de l'enthousiasme et de l'euphorie économiques actuellement de mise dès que l'on pense à Abidjan. C’est le constat fait par le groupe d’experts de l’ONU, dans son dernier rapport sur le pays. En dépit des progrès constatés et des appels du président Alassane Ouattara, l’ONU a donc décidé fin avril de maintenir les sanctions imposées à la Côte d’Ivoire jusqu’en avril 2016 et prolonge l’embargo sur les armes qui vise le pays. De nombreux éléments menacent en effet la stabilité nationale et internationale : alors que de vastes quantités d’armes et de munitions non identifiées sont en circulation, d’anciens dirigeants politiques et militaires du clan Gbagbo continuent d’influer sur le climat politique sur place, à partir du Libéria et du Ghana. Une source de déstabilisation potentielle pour la sous-région.

Le problème des ex-combattants toujours pas soldé

Priorité pour assurer la cohésion sociale, la démobilisation des anciens combattants. Issus des milices pro-Gbagbo ou des Forces nouvelles favorables à Ouattara, 45 000 éléments ont déjà été réintégrés à l’armée régulière, mais aussi via le secteur privé, largement sollicité par l’autorité chargée de ce programme. Mille jeunes devraient être employés cette année par les entreprises, dans les transports notamment. Mais quatre ans après la chute de Laurent Gbagbo et la crise post-électorale, leur resocialisation apparaît plus facile sur le papier que sur le terrain. Ils sont encore près de 30 000, hors du circuit. Entre trois mille et cinq mille d’entre eux ne seraient même pas enregistrés. Alors que la date limite officielle est fixée au 30 juin 2015, l’échéance pourrait ne pas être respectée. Toujours en activité, ces anciens combattants seraient aujourd’hui principalement employés au sein d’activités illégales, notamment dans l’exploitation de ressources naturelles. Parallèlement, la réforme de l’appareil de sécurité engagée en 2013 et destinée à assurer le contrôle et la stabilité du territoire accuse également un retard important. Les lois et réglementations tardent à voir le jour, tandis que l’armée manque d’unités pour jouer pleinement son rôle. L’Assemblée nationale, de la société civile et des médias, gages démocratiques, n’ont toujours pas été mis à contribution dans le processus de réforme.

L’ombre de Gbagbo plane toujours

Phénomène inquiétant dans ce contexte fragile, d’anciens commandants de zone liés à l’aile radicale pro-Gbagbo sont également toujours actifs. À la tête de réseaux composés de combattants irréguliers recrutés jusque dans les pays voisins, ils mènent des assauts sur les zones transfrontalières où les contrôles demeurent insuffisants, malgré les réformes engagées. Depuis février 2014, plusieurs séries d’attaques ont notamment eu lieu dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, à Grabo et Feteh. Mis sur le compte de conflits fonciers, ces assauts, planifiés et financés, s’inscrivent en réalité "dans un plan plus vaste visant à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité en Côte d’Ivoire", note le groupe d’experts de l’ONU. C’est ce qu’a affirmé l’un des commandants de zone, Théophile Zahourou, dit "Commando Binguiste", arrêté en début d’année. Passé aux aveux, il a expliqué recruter des combattants au Togo ou dans des camps de réfugiés au Ghana et réaliser des levées de fonds en Guinée-Bissau. La Compagnie Armageddon, formation liée à l’aile extrémiste des partisans de l’ancien président et dont la plupart des éléments sont exilés au Ghana, aurait également eu l’intention de mener des attentats contre des personnalités politiques et des institutions gouvernementales.

Une opposition en charpies

Dans ce contexte incertain, le paysage politique s’organise autour des préparatifs de l’élection présidentielle d’octobre 2015. Le dialogue qui a repris depuis la fin de l’année dernière entre le gouvernement et le FPI, ancien parti au pouvoir, s’inscrit dans une volonté de réconciliation nationale. Au sein du camp Ouattara, investi candidat fin avril par le RDR, "l’appel de Daoukro", lancé en septembre 2014 par Henri Konan Bédié, réclamait un rassemblement du RHDP et du PDCI avec la majorité, en vue d’une candidature unique de l’actuel président. En ordre de marche, malgré quelques oppositions internes, la majorité affiche sans ambages sa volonté de gagner dès le premier tour. Au sein de l’opposition en revanche, la crise se poursuit. Deux camps s’affrontent au FPI, entre loyalistes, restés fidèles à l’ancien président, et soutiens de Pascal Affi N’Guessan, son ancien Premier ministre et actuel président du parti. Les "frondeurs", dirigés par Aboudramane Sangaré, ont organisé un meeting fin avril à Mama, au cours duquel ils ont déclaré Laurent Gbagbo président du parti. Problème, alors que ce dernier attend son procès à La Haye, la justice a récemment tranché en faveur de Pascal Affi N’Guessan, confirmant son statut de président unique du parti. Une décision importante, qui lui permet de garder la main sur les comptes, alors que le gouvernement a annoncé son intention de participer au financement des partis politiques. Les arrestations de trois cadres du parti qui ont suivi cet événement ont encore attisé les divisions. Une situation tendue, exacerbée par le sentiment de "justice des vainqueurs", alors que les poursuites à l’encontre des partisans de l’ancien régime se succèdent. Sous l’impulsion de Konan Bédié du PDCI, une opposition semble néanmoins émerger : la Coalition nationale pour le changement (CNC), qui ratisse jusque chez les dissidents des partis de la majorité. Pour l’instant, le programme semble néanmoins limité à un seul mot d’ordre, "Tout sauf Ouattara".

Par 

http://afrique.lepoint.fr/

Fifa: l'Afrique du Sud défend la "légalité" des 10 M USD versés au foot caribéen

L'Afrique du Sud a défendu mercredi la "légalité" des 10 millions de dollars versés au football caribéen par fraternité panafricaine et soupçonnés par la justice américaine d'être un pot-de-vin pour remporter l'organisation du Mondial-2010.

Lors d'un point presse, le deuxième depuis que le scandale a éclaté, le ministre des Sports Fikile Mbalula s'est lancé dans un long plaidoyer hommage à ce grand moment de gloire nationale que fut l'organisation en Afrique du Sud du Mondial-2010 de foot, sport favori de la majorité noire.
"Que 10 millions de dollars aient été versés à un programme approuvé en toute légalité n'équivaut pas à un pot-de-vin. Ceux qui font de telles allégations doivent apporter des preuves", a déclaré le ministre.
"Nous sommes prêts à expliquer, y compris au FBI, pourquoi cet argent n'est pas un pot-de-vin. Ils peuvent nous appeler à n'importe quelle heure de la nuit. Nous sommes prêts à nous expliquer", a-t-il précisé.
"Si cet argent a été mal utilisé, nous n'en savons rien. On ne peut pas être tenus responsables, pas plus que nous ne pouvons accuser quiconque", a continué le ministre.
Et d'ajouter: "Nous refusons d'être pris en otage dans une bataille entre les autorités américaines et la Fifa".
Dans son acte d'accusation, rendu public le 27 mai, la justice américaine soupçonne le Trinidadien Jack Warner, alors président de la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbes), d'avoir empoché ces 10 millions de dollars en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud lors du vote pour l'attribution du Mondial-2010.
Le scandale n'a pas empêché la réélection de Sepp Blatter à la tête de la Fifa vendredi dernier, avant qu'il n'annonce sa démission mardi soir.
Selon le ministre sud-africain, l'obole de 10 millions de dollars au football caribéen s'inscrivait dans le projet sud-africain de faire du Mondial-2010 un motif de fierté pour toute l'Afrique et pour tous les Africains, alors que la compétition n'avait jamais été organisée sur le continent.
"Notre engagement en faveur du continent africain et de la diaspora est incontestable. Les faits parlent d'eux-mêmes", a-t-il dit, donnant d'autres exemples d'assistance de l'Afrique du Sud au football africain notamment au Mali, au Burundi, au Mozambique ou au-delà du continent.
Son directeur général Alec Moemi a renchéri: "L'argent a été versé sans condition et pour cette raison, nous n'avons jamais cherché à ce que l'on nous rende des comptes. Il devait être utilisé popur le développement du football partout", où les associations dépendent de la Concacaf.
Comme la semaine dernière, le ministre s'est posé en "victime collatérale d'une bataille géopolitique" dépassant l'Afrique du Sud. "Si votre but est la justice, alors vous êtez un ami. Mais sinon, vous ne l'êtes pas", a-t-il lancé, entre deux piques contre l'"impérialisme" et le "colonialisme".
Le Mondial-2010, parrainé par Nelson Mandela dont ce fut la dernière apparition publique, a été un temps fort pour l'Afrique du Sud depuis l'avènement de la démocratie et la fin du boycott sportif et culturel frappant le pays sous l'apartheid.

sports.yahoo.com

mardi 2 juin 2015

Elections en RDC: les grandes manœuvres reprennent à Kinshasa

L’équipe Kabila n’a pas abandonné l’espoir de se maintenir au pouvoir au-delà du second mandat présidentiel. Elle relance de grandes manœuvres. Vital Kamerhe, arrivé troisième à la présidentielle de 2011, commente ces opérations politiciennes pour "La Libre Belgique". Le maillon faible de l’opposition semble cette fois être... le fils d’Étienne Tshisekedi.
"Pourquoi pas un ticket Kamerhe/Katumbi?"
La nuit est tombée depuis quelques heures déjà sur la capitale congolaise. Dans "l’hôtel Kamerhe", comme les Kinois ont baptisé le quartier général du patron de l’UNC (Union pour la nation congolaise), personne ne semble s’en être aperçu. C’est l’effervescence. Dans son minuscule bureau, Vital Kamerhe, le président du parti, continue de recevoir ses cadres pour préparer les échéances électorales, qu’il attend de pied ferme.
Monsieur Kamerhe, vous avez annoncé que vous ne participeriez pas au Dialogue national que propose le président de la République et qui, pourtant, semble être accepté par certains leaders de l’opposition ?
Certains ? J’en vois un : Félix Tshisekedi, le fils de…, au nom de l’UDPS. Et cette décision a créé de vives tensions au sein de son parti.
lalibre.be

Burundi: reprise des manifestations, en attendant un possible report des élections

Au 38ème jour de leur mouvement, les manifestants opposés à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza ont de nouveau défié la police mardi à Bujumbura, en attendant un éventuel report des élections de vendredi exigé par la communauté internationale.
Des centaines de protestataires ont tenté de reprendre le pavé dans les habituels quartiers de la capitale, où les policiers déployés tirent à vue pour étouffer dans l'oeuf tout rassemblement.
A Cibitoke (nord), des dizaines de jeunes faisaient face à la police qui tirait en l'air et lançait des grenades lacrymogène. Même scénario à Musaga (sud). A Nyakabiga, des regroupements ont eu lieu tôt dans la matinée. Dans l'impossibilité de se rassembler sur une grande avenue tenue par les policiers, les manifestants s'asseyaient à même le sol dans les rues pavées, mains levées.
Comme de coutume, les consignes étaient ce mardi matin de "tenter de rejoindre le centre-ville", en évitant "toute confrontation avec la police".
"Il y a cinq mois, personne n'aurait pu imaginer un mouvement d'une telle ampleur au Burundi", a déclaré l'un des leaders du mouvement anti-troisième mandat, Pacifique Nininahazwe.
Les opposants au chef de l'Etat sortant, qui brigue un troisième mandat à la présidentielle du 26 juin, jugent cette candidature anticonstitutionnelle et contraire aux accords de paix d'Arusha, qui avaient mis fin à la guerre civile (1993-2006).
Les partisans du pouvoir estiment cette démarche parfaitement légale, M. Nkurunziza n'ayant pas été élu pour accéder au pouvoir en 2005, mais désigné par le parlement.
"L'objectif majeur d'une résistance non-violente est toujours de fatiguer le pouvoir en place, l'amener à comprendre que la situation est intenable s'il n'écoute pas", selon M. Nininahazwe.
"Nous n'avons plus le droit de nous arrêter (...). Si nous tenons bon, le pouvoir de Nkurunziza sera en lambeaux dans un mois et demi", a-t-il lancé, appelant à mener "progressivement d'autres actions de désobéissance civile".
- Bras de fer -
Depuis l'annonce de la candidature de M. Nkurunziza fin avril, les manifestations sont quasi-quotidiennes dans les rues de Bujumbura, et les affrontements nombreux avec la police qui fait un large usage de ses armes à feu. Plus d'une trentaine de personnes ont été tuées, et, dans ce contexte de très vives tensions politiques, la sécurité s'est fortement dégradée.
"Spirale de la violence", "pays au bord du gouffre", "atmosphère de peur et d'intimidation généralisée", "radicalisation" du camp présidentiel: tous les observateurs mettent en garde contre une catastrophe annoncée.
Dans le bras de fer engagé par les manifestants avec le pouvoir, qui vise clairement à mettre à genoux l'administration Nkurunziza, le pays tourne désormais au ralenti. L'économie, déjà chancelante, montre de très sérieux signe d'essoufflement, dans un pays considéré comme l'un des plus pauvres de la planète.
Des élections législatives et communales, déjà repoussées de 10 jours sous la pression de la communauté internationale, sont théoriquement prévues vendredi prochain, suivies du scrutin présidentiel le 26 juin, puis des sénatoriales le 17 juillet.
A l'exception du seul camp présidentiel, tous les acteurs de la crise et partenaires internationaux du Burundi ont jugé leur tenue aux dates prévues impossible et exigé leur report.
Réunis en sommet dimanche en Tanzanie, les pays d'Afrique de l'Est ont demandé que ce report aille au moins jusqu'à la mi-juillet.
Selon le président de la Commission électorale nationale (Céni), des discussions sont en cours sur ce report avec le gouvernement, qui pour l'instant n'a encore rien annoncé officiellement.
La défection la semaine dernière de deux de ses cinq commissaires nationaux, le retrait de l'Eglise catholique et de l'Union européenne, et le boycott de facto de l'opposition qui n'a même pas pu faire campagne face à un parti présidentiel tout-puissant, hypothèquent l'organisation matérielle de ces scrutins. Ceci alors que la quasi-totalité des médias privés et indépendants ont dû cesser d'émettre depuis le début de la crise.
Très en pointe sur la scène internationale contre le troisième mandat, les Etats-Unis ont de nouveau mis en garde mardi contre une candidature de M. Nkurunziza, qui menace "gravement la stabilité" du pays et est clairement "en violation" de l'accord de paix d'Arusha.
africatime.com

Togo: un planning de délestage du courant inquiète les consommateurs

Il y a une semaine, le directeur de la compagnie d’énergie électrique du Togo (CEET) a rendu public un programme de délestage, aussitôt mis en place. L’information a immédiatement suscité l'inquiétude auprès des petites et moyennes entreprises.
Living Sivomey est gérant d’une société de produits surgelés à Lomé. Depuis l’annonce du planning de rotation de l’énergie électrique par la CEET, il ne cache pas ses inquiétudes.
« Cela entraîne des surcoûts liés à l'approvisionnement du carburant ; surcoûts difficilement répercutables à la revente à cause du recul du pouvoir d'achat dans le pays », explique le gérant.
Quelques jours avant même cette annonce, les consommateurs avaient constaté des coupures de courant à Lomé, la capitale. Ces coupures, à en croire les sources de la CEET, sont dues à l’arrêt de la fourniture du courant par le Nigeria et la baisse de l’approvisionnement à partir du Ghana.
Stabiliser la production électrique
Pour le ministre des Mines et de l’Énergie, Noupokou Damipi, ce planning de rotation de la fourniture de l’énergie électrique n’a pourtant plus sa raison d’être, la situation tend à revenir à la normale après quatre jours de crise : « l'approvisionnement a repris normalement. Aujourd'hui, le délestage est derrière nous. Le programme de délestage qui a été présenté à la population n'a plus sa raison d'être puisque nous avons la fourniture et les groupes assurent la production localement », a martelé le ministre.
rfi.fr

Sénégal : selon l'ONU, la détention de Karim Wade est "arbitraire"

Selon le Groupe de travail sur la détention arbitraire du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, Karim Wade, incarcéré depuis avril 2013, doit faire l'objet d'une “réparation intégrale” pour "détention arbitraire". Ses avocats réclament sa libération immédiate.
C'est un camouflet dont les autorités sénégalaises se seraient bien passées. Dans un avis adopté lors de sa 72e session, du 19 au 20 avril (voir ci-dessous), le Groupe de travail sur la détention arbitraire, un organisme placé sous la tutelle du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a estimé "arbitraire" la privation de liberté dont fait l'objet Karim Wade, détenu à Dakar depuis avril 2013 pour enrichissement illicite. En conséquence, l'instance onusienne "demande au Gouvernement de la République du Sénégal de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale" au bénéfice de l'ancien "ministre du Ciel et de la Terre".
Dans ce document de neuf pages, le Groupe de travail reproduit la litanie des manquements dénoncés depuis 2012 par la défense de Karim Wade, mais aussi par les principales organisations sénégalaises de défense des droits de l'homme. En ligne de mire : la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), une juridiction d'exception demeurée en sommeil pendant près de trente ans avant d'être ressortie du grenier par Macky Sall au lendemain de son élection. Faute d'avoir dépoussiéré ses statuts d'un autre âge, qui consacrent le renversement de la charge de la preuve, contournent le privilège de juridiction censé bénéficier aux anciens ministres et ne prévoient pas de double degré de juridiction, le gouvernement sénégalais est donc aujourd'hui épinglé pour "détention arbitraire", telle une vulgaire république bananière.

lundi 1 juin 2015

Congo-Brazzaville: poursuite des consultations présidentielles

Le roi des Tékés, le président du Sénat et bien d'autres personnalités sont attendues ce lundi 1er juin au Palais du peuple de Brazzaville où ils doivent échanger avec le président Denis Sassou Nguesso dans le cadre de la reprise des consultations avec les forces vives sur la vie de la Nation et de l'Etat. Ces consultations, boudées par l'opposition, sont en partie axées sur l'avenir de la Constitution dont la modification devrait permettre au président de briguer un troisième mandat.
Toutes les femmes et tous les hommes qui ont été consulté jusque là ont affirmé à la presse que le président Denis Sassou Nguesso leur a bien prêté son oreille.
Ils ont mis à profit ces consultations pour lui exposer les vrais problèmes que vivent les Congolais au quotidien. L’accès à l’eau, l’électricité, l’éducation ou encore les transports en commun, devenu un casse-tête chinois. Mais la Constitution est le sujet dominant.
Inès Neffe Ngani, de la société civile, considère que le texte de 2002 est problématique.

« Nous avons exprimé clairement que nous sommes contre cette loi fondamentale du 20 janvier 2002 parce que lorsque nous voyons bien les choses, cette loi n’a jamais été en adéquation avec la politique sociale actuelle de notre pays », estime-t-elle.
Des opposants qui ont boycotté ces consultations pensent qu’elles auraient pu être organisées autrement. C'est en tout cas ce que pense Crépin Nguala, du Frocad, le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique.
« Dans une société comme la notre, on en peut pas organiser un dialogue de cette manière. Le président de la République devrait donc appeler les gens dans une grande salle et faire une adresse selon laquelle « moi j’ai entendu, j’ai écouté alors je vous réunis ici pour trouver une solution » », commente-t-il. Ces consultations doivent normalement conduire au dialogue.
rfi.fr

RDC : combien de femmes ont-elles été violées à Shabunda ?

Kikamba est un petit village situé dans une zone aurifère du territoire de Shabunda, dans l’est instable de la République démocratique du Congo (RDC). On y trouve quelques écoles, de rares structures de santé, des boutiques, des églises… Pour survivre, les habitants cultivent du riz, du maïs, du manioc, ou vendent des produits de première nécessité.
Le 1er mai, Kikamba a été attaqué. « Selon les victimes et d’autres habitants de Kikamba, dans la soirée du 1er mai, des dizaines d’hommes armés ont pris le village d’assaut, ont pillé les maisons, battu les hommes qu’ils ont rencontrés et violé de nombreuses femmes jusqu’à l’aube », écrit Médecins sans frontières (MSF) Espagne dans un communiqué daté du 15 mai.
La région souffre de l’activisme de groupes rebelles, comme les Congolais des Raïa Mutomboki (Citoyens en colère, en swahili) et les Rwandais hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont des membres sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsis au Rwanda, qui fit quelque 800 000 morts d’avril à juillet 1994.

Répudiation et exclusion sociale

MSF s’est rendue sur place vingt-quatre heures après l’attaque pour assister « de nombreuses victimes », dont « plusieurs femmes déclarant avoir été violées », bravant la stigmatisation associée au viol, qui peut entraîner la répudiation et l’exclusion sociale. Celles qui se sont présentées à temps ont reçu un kit de prophylaxie post-exposition, qui réduit le risque d’infection au VIH.
Le bilan fait débat. MSF, qui ne nomme pas les violeurs présumés, a conclu que « 127 femmes (âgées de 14 à 70 ans) ont signalé avoir été agressées sexuellement ». Mais le 7 mai, le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) a indiqué qu’« une dizaine de cas de viols » avait été recensée après une incursion des Raïa Mutomboki.
En outre, un travailleur humanitaire a interrogé le chef de village de Kikamba, qui lui a « déclaré que 19 femmes ont été violées », dont des mineures. Ce bilan est plus plausible, pour Arsène Mubuto, médecin chef de la zone de santé de la ville de Shabunda : les « assaillants, au nombre de sept, sont rentrés dans quelques foyers », où vivaient 17 femmes. « Au cas où on aurait systématiquement violé, le nombre ne pouvait pas aller au-delà de 17 », insiste-t-il, ajoutant que deux autres femmes auraient été violées en forêt.
Chez Ocha, on se cale désormais sur les conclusions de MSF. « Nous faisons foi lorsque le protocole a été respecté par le partenaire, et MSF a l’expertise nécessaire et est un partenaire crédible », confie une source.

Bilan invraisemblable

Le docteur Mubuto continue cependant de juger « invraisemblable » le nombre de 127 viols. « « Nous avons organisé une contre-vérification », commente le Dr Mubuto. Or, à leur retour, les agents ont rapporté que les femmes avaient simplement fait des déclarations et n’avaient pas été examinées, ce qui rend les données « pas fiables ». En matière de violences sexuelles – un fléau dans l’est de la RDC – « on doit être très prudent », répète le médecin.
MSF dément toute légèreté. « Les femmes ont été vues en consultation par notre équipe médicale. Elles sont venues progressivement sur plus d’une semaine et ont bénéficié d’un suivi médical et psychologique », assure Francisco Otero y Villar, chef de mission de MSF à Bukavu, à environ 420 km à l’est de Kikamba.
Le Dr Mubuto reste sceptique et estime que les 127 cas déclarés pourraient s’expliquer par un effet pervers de l’aide humanitaire. « MSF a donné un pagne, du savon, des biscuits… aux femmes. Nous pensons que (…) des femmes ce sont dit : ’Nous pouvons en recevoir aussi si on déclare avoir été violées’ . Il y a bien des gens qui s’inscrivent sur la liste des déplacés [de guerre] pour recevoir de l’assistance. » Francisco Otero y Villar réfute catégoriquement cette thèse : « il n’y a aucune relation entre l’assistance et l’arrivée de ces femmes » .

lemonde.fr/

CHAN 2015 : la Sierra Léone vole la qualif’ au Cameroun

Fin de l’aventure. Le Cameroun n’ira pas plus loin que le second tour de ces éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (Can) U23 de Sénégal 2015. Tenus en échec (0-0) par la Sierra Léone en match aller, les Lions Espoirs ont été incapables de s’imposer ce samedi en match retour au stade Omnisports de Yaoundé.
Après avoir mené au score (1-1), Tabi Manga et ses coéquipiers se faisaient rattraper à la dernière minute du temps additionnel sur penalty (1-1).
Patrons sur toutes les lignes, les Lionceaux sont les premiers à tirer avec cette lourde frappe de Junior Mfédé difficilement captée par le gardien adverse (3e). La bonne forme physique et la vivacité des joueurs comme Garita, Minala, Yanki et Kenné obligent les visiteurs à se réfugier dans leur défense. Auteurs d’un jeu alléchant avec un pressing constant et des passes intéressantes, les Camerounais frôlent pourtant le pire sur cette balle perdue par le capitaine, Tabi Manga dans sa propre surface de réparation. Cette perte de balle profite à Abdul Bangura qui frappe ensuite. La balle est d’abord repoussée par André Onana, avant d’embrasser la barre transversale (11e).
Minala ouvre son compteur
Les moins de 23 ans camerounais se remettent à presser, et finalement leurs adversaires craquent : sur un contre sur le couloir gauche, Joseph Yanki centre et trouve Joseph Minala seul devant le gardien pour l’ouverture du score (1-0, 32e). Garita est ensuite à deux doigts d’aggraver le score mais sa frappe manque le cadre, alors que le gardien est resté au sol (34e). Les visiteurs tentent de surprendre les Camerounais, mais c’était sans compter sur André Onana qui, à l’aide d’une superbe parade repoussait in extrémis ce coup de tête d’Abdul Bangura (39e).
Un penalty à la dernière minute
De retour des vestiaires, les moins de 23 ans sierra-léonais envahissent le camp camerounais, mais leur engagement n’inquiète pas André Onana, auteur deux belles parades pour contrer un Kwane proche de l’égalisation (52e) et de la prise du contrôle du match (54e). Les Lionceaux se replacent rapidement, mais en face, les Leone Stars ne reculent pas. A la 66e, c’est sur une balle de Takawallie que le jeune portier de l’Ajax Amsterdam s’illustrait encore en allant capter le cuire dans les airs. Acculés, les Lionceaux terminent le match à genou avec ce penalty accordé dans les dernières secondes du temps additionnel, pour une main « discutable ». Tarawallie frappe, Onana plonge et repousse la balle, mais l’attaquant sierra-léonais lance ensuite le pied qui renvoie le cuir au fond des filets (1-1, 90e+3). L’arbitre mettait ensuite un terme à la rencontre. Les Lions espoirs n’avaient que leurs yeux pour pleurer.
Arthur Wandji 
camfoot.com

Spéculations sur l'absence de Kagame au sommet de Dar es Salaam

Outre le président Pierre Nkurunziza, le président rwandais Paul Kagame a été l'un des grands absents du sommet de Dar es Salaam sur la crise au Burundi. Le Rwanda, pays pourtant incontournable dans la région, a été représenté par sa ministre en charge de l'Afrique de l'Est, Valentine Rugwabiza. Aucune explication n'a été donnée à cette absence et les spéculations vont bon train.
Coup sur coup, jeudi dernier, le 28 mai, la communauté est-africaine a appris le désistement de Pierre Nkurunziza, puis de Paul Kagame, selon des sources diplomatiques. Ce n'est pas seulement le président rwandais qui n'a pas fait le déplacement, mais également sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.
Un mouvement d'humeur manifeste. Peut-on voir dans cette décision une nouvelle étape dans la brouille entre le Rwanda et son voisin burundais ? Début mai, en pleine crise burundaise Paul Kagame avait fustigé l'entêtement de son homologue à vouloir briguer un troisième mandat en dépit du mouvement de protestation.
« Paul Kagame avait été le seul à se prononcer ouvertement contre la candidature de Pierre Nkurunziza », détaille un observateur de la vie politique rwandaise. Selon cette source, le président rwandais savait que le sommet ne satisferait pas ses attentes et n'aurait donc pas jugé nécessaire de s'y rendre.
« Paul Kagame n'a jamais été très diplomate », note cet observateur. Cette source - comme une autre source diplomatique - évoque également un possible « embarras » du chef de l'Etat Rwandais devant le débat sur le troisième mandat alors que lui-même est soupçonné de vouloir changer la Constitution de son pays afin de se représenter en 2017. D'autres estiment que cette décision serait surtout une manière de marquer son désintérêt pour un sommet en l'absence de Pierre Nkurunziza, le premier intéressé.

rfi.fr

Samedi meurtrier à Maiduguri, quelques heures après l'investiture du président nigérian

Maiduguri, grande ville dans le nord-est du Nigeria, a été la cible samedi d'un assaut de Boko Haram, repoussé par l'armée nigériane, puis d'un sanglant attentat-suicide dans une mosquée, le tout quelques heures seulement après la prestation de serment du nouveau président nigérian.
Lors de son discours d'investiture, vendredi midi, Muhammadu Buhari a promis d'installer à Maiduguri-même, plutôt qu'à Abuja, un nouveau centre de commandement de l'armée afin de mieux coordonner la contre-insurrection contre Boko Haram, "un groupe de gens fous et sans Dieu".
La riposte ne s'est pas faite attendre. Dans la nuit de vendredi à samedi, peu après minuit (23H00 GMT vendredi), des habitants du quartier périphérique de Dala, dans le sud de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, se sont réveillés au son de roquettes tirées en rafales, a expliqué à l'AFP un habitant, Modu Karumi.
Son récit a été confirmé par plusieurs autres habitants. Selon eux, durant plusieurs heures, des centaines de combattants islamistes ont tenté d'avancer vers la ville, qui abrite des centaines de milliers de Nigérians chassés de chez eux par les violences dans le nord-est du pays.
"Des roquettes n'arrêtaient pas de voler au-dessus de nos têtes et de tomber sur nos maisons", "c'était un cauchemar", témoigne Malam Yusuf, qui habite le quartier de Dala. Sa maison a été touchée et le pied de son épouse a "volé en éclats".
Un journaliste de l'AFP vivant dans le quartier a entendu ce qui ressemblait à des transports de troupes se déployer sur les limites sud de Maiduguri pour bloquer l'avancée des insurgés.
Plusieurs autres habitants ont fait état de roquettes frappant des habitations, sans savoir si elles avaient fait des victimes.
Trois hauts responsables sécuritaires à Maiduguri ont assuré, sous couvert d'anonymat, que l'attaque avait été repoussée. "Tout est sous contrôle", a dit l'un d'eux à l'AFP.
Mais, quelques heures plus tard, un kamikaze pénétrait dans une mosquée de la ville et se faisait exploser, tuant 26 personnes et en blessant 28. La mosquée, dont le toit s'est effondré, jouxte le Monday Market, un marché qui ces derniers mois a essuyé de nombreux attentats-suicides attribués à Boko Haram.
Les observateurs doutent que Boko Haram ait actuellement les capacités de prendre Maiduguri, régulièrement ciblée, mais une attaque d'ampleur pourrait entraîner de lourdes pertes civiles. C'est dans cette ville qu'est né en 2002 le groupe islamiste avant de se lancer en 2009 dans de sanglantes attaques.
- 'Une approche plus pragmatique' -
Le président sortant, Goodluck Jonathan, a été très critiqué pour son incapacité à circonscrire l'insurrection, qui depuis 2009 a fait plus de 15.000 morts et 1,5 million de déplacés. Ce n'est qu'en février que l'armée nigériane a commencé à remporter de réels succès contre Boko Haram, grâce à l'aide de ses voisins, le Tchad, le Cameroun et le Niger. Les islamistes semblent désormais se regrouper dans les zones reculées de l'Etat de Borno, notamment sur la frontière camerounaise.
Son successeur, Muhammadu Buhari, un ancien haut gradé, assure que l'insurrection peut être vaincue et en a fait une priorité de son mandat.
Pour Yan Saint-Pierre, qui dirige le centre d'analyse Modern Security Consulting Group, son projet de transférer d'Abuja à Maiduguri le centre de coordination est "très judicieux". Selon lui, "cela montre une approche plus pragmatique pour lutter contre Boko Haram".
Ryan Cummings, analyste chez Red24, lui voit plutôt ce transfert comme "un geste symbolique". "Je pense que Buhari essaie de faire mentir la perception selon laquelle le nord-est du Nigeria serait de peu d'importance pour l'Etat nigérian et que la sécurité de cette région ne serait pas une priorité pour le régime d'Abuja", dit l'expert.
Pour M. Saint-Pierre, diriger les opérations au plus près des événements pourrait aussi améliorer la coordination régionale, car si une coalition s'est bien créée contre Boko Haram, jusqu'à présent, les différents pays la composant ont agi de manière totalement indépendante.
Dans son discours de vendredi, M. Buhari s'est contenté de remercier ses voisins "pour avoir engagé leurs forces armées afin de combattre Boko Haram au Nigeria", mais il n'a pas indiqué s'il souhaitait poursuivre cette coopération militaire. De son côté, il y a dix jours, le Tchad a pourtant voté en faveur d'une prolongation de son intervention.
Les observateurs jugent qu'une coopération régionale est nécessaire pour vaincre Boko Haram dont les combattants ont été chassés des villes et repoussés vers les zones frontalières.

fr.news.yahoo.com

Tombouctou: Un élu local assassiné par des hommes armés

Un élu local a été assassiné par des hommes armés à Tombouctou (nord du Mali), une région où des milliers de personnes fuient l'insécurité.
«Mohamedou el Maouloud Ag Mohamedoun, élu communal de la région de Tombouctou, a été assassiné vendredi par des hommes armés sur un site de déplacés», a affirmé à l'AFP une source sécuritaire malienne contactée par l'AFP depuis Bamako par téléphone.
L'information a été confirmée par un membre de la famille de la victime, qui a précisé que M. Ag Mohamedoun a été tué à Halima, une localité située à environ 100 km de Tombouctou.
«Les assassins sont venus en voiture. Ils ont tiré sur mon oncle. Tout le monde a fui. Nous vivons vraiment dans l'insécurité la plus totale. Les populations se déplacent, se sauvent à cause de l'insécurité», a affirmé la même source.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué cette semaine, dans un communiqué, qu'«environ 31.000 personnes ont été obligées de fuir au cours des deux dernières semaines, la plupart dans la région de Tombouctou, suite à une escalade d'attaques par des groupes armés». Plus de 500 autres personnes ont traversé la frontière vers le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso voisins, a-t-il ajouté.
L'organisation affirme fournir actuellement «une assistance alimentaire à quelque 29'000 personnes déplacées suite à la recrudescence de (la) violence dans le nord du Mali» dans la région de Tombouctou, sans donner d'autres précision.
Sous la coupe des jihadistes
L'organisation humanitaire OCHA avait estimé début mail à environ 15'000 le nombre de personnes déplacées dans la région de Tombouctou, à cause de l'insécurité.
Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.
Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l'opération Serval, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France - relayée depuis août 2014 par Barkhane, dont le rayon d'action couvre l'ensemble du Sahel - des zones entières échappent encore au contrôle des autorités. 

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Burkina: deux jours d’hommage national aux victimes du soulèvement qui a emporté Compaoré

Ouagadougou, Le Burkina Faso a mis ses drapeaux en berne samedi et dimanche en hommage aux victimes de l’insurrection populaire qui avait chassé du pouvoir l’ex-président Blaise Compaoré fin octobre, après 27 ans de règne.
35 personnes ont été tuées dans les manifestations populaires des 30 et 31 octobre qui ont entraîné la chute de M. Compaoré, aujourd’hui réfugié en Côte d’Ivoire.
Seules 28 d’entre elles ont été décorées et élevées au rang de "héros nationaux" par le président Michel Kafando, lors d’une cérémonie à Ouagadougou samedi. Les autres victimes n’ont pas reçu les honneurs, "car certains ont trouvé la mort lors des pillages qui ont accompagné les manifestations populaires contre le régime déchu", a justifié le ministère de l’Administration territoriale.
En hommage aux morts, le gouvernement a ordonné la mise en berne samedi et dimanche des drapeaux dans les édifices publics et missions diplomatiques du Burkina Faso et la suspension des festivités et manifestations de réjouissances.
Le président Kafando a posé la première pierre d’une stèle qui sera construite au pied du "Monument des héros nationaux", érigé sous l’ère Compaoré dans le quartier huppé de Ouaga2000, dans le sud de la capitale.
Le représentant des familles de victimes, Babou Bamouni, a réclamé "vérité et justice" pour les personnes tuées pour la plupart par balles.
"Martyrs des 30 et 31 octobre nous, vos familles (...) marquons notre disponibilité à aller vers la réconciliation mais à deux conditions: d’abord la vérité et la justice", a déclaré M. Bamouni.
Les blessés, estimés à 660, ont également réclamé justice.
Et "justice sera rendue", a assuré M. Kafando.
Selon le ministère de la Justice, neuf dossiers sont en cours d’instruction.
Le peuple burkinabè s’était soulevé les 30 et 31 octobre pour protester contre le projet du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, de modifier la Constitution pour lui permettre de se maintenir au pouvoir à la fin de son mandat en 2015.
M. Kafando, un ancien diplomate de 73 ans qui a succédé à M. Compaoré, doit céder le pouvoir en novembre prochain à l’issue du scrutin présidentiel prévu le 11 octobre.

roh/eak/mba

Côte d’Ivoire-Maroc : arrivée du roi Mohammed VI à Abidjan pour une visite officielle

Abidjan,- Le roi du Maroc Mohammed VI est arrivé à Abidjan Samedi en début de soirée, pour une visite officielle de six jours, a constaté l’AIP.
Vêtu d’un boubou beige à rayures marrons surmonté d’un chapeau beige, Mohammed VI dont l’avion a atterri à 18 H à l’aéroport d’Abidjan, a été accueilli par le président ivoirien, Alassane Ouattara.
Lundi, le souverain chérifien échangera avec le Président Alassane Ouattara au palais de la Présidence de la République au Plateau, où des accords bilatéraux seront signés par les deux gouvernements.
Le roi du Maroc procédera mardi à 15 H à la pose de la première pierre du complexe de formation du lycée professionnel de Yopougon (Abidjan-Ouest), avant de se rendre à 16h30 sur la baie de Cocody pour une "visite explicative du projet de sauvegarde de la baie de Cocody".
Il se rendra mercredi à Grand-Lahou (Sud, région des Grands Ponts) pour procéder au lancement d’un nouveau village de pêche.
Mohammed VI qui avait séjourné en Côte d’ivoire en février 2014, vient pour la troisième fois à Abidjan en trois années consécutives.
Le président Alassane Ouattara a quant était quand à lui en visite officielle au Maroc en janvier dernier.

tm

Burundi: l'Afrique de l'Est demande un report des élections, l'opposition "déçue"

Les pays d'Afrique de l'Est ont demandé dimanche un report des élections d'au moins un mois et demi au Burundi, une proposition à laquelle Bujumbura s'est dite ouverte, mais jugée insuffisante par l'opposition, arc-boutée sur la question d'un 3e mandat du président Pierre Nkurunziza.
Réunis en sommet à Dar es Salaam, les chefs d'Etat de la région se sont abstenus d'évoquer la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat et se sont contentés d'appeler "à un long report des élections", censées se dérouler ce vendredi, "pas moins d'un mois et demi".
Par ailleurs, les présidents ougandais, tanzanien, kényan et sud-africain, ainsi que la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, ont exigé de "toutes les parties burundaises qu'elles mettent fin aux violences".
Dans leur déclaration finale, ils ont enfin appelé "au désarmement urgent de tous les mouvements de jeunesse armés" et "encouragé le gouvernement à créer toutes les conditions nécessaires pour le retour des réfugiés (burundais) dans leur pays".
Quelques heures après cette déclaration en provenance de Tanzanie, le gouvernement burundais "a accueilli positivement la proposition des chefs de l'Etat" sur le report des élections.
Selon le calendrier officiel, des législatives et des communales sont prévues le 5 juin, suivies de la présidentielle le 26 juin, et de sénatoriales le 17 juillet.
Le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, a par ailleurs estimé que les chefs d'Etat est-africains n'avaient "pas discuté" de la question du troisième mandat "car elle relève de la souveraineté de chaque Etat". Il a par conséquent jugé "cette question vidée".
A Bujumbura, les opposants à un 3e mandat de Pierre Nkurunziza se disaient "déçus parce que le sommet n'a rien dit sur la question qui nous préoccupe".
"Nous ne sommes pas descendus dans la rue pour obtenir le report d'un mois et demi des élections", a ainsi déclaré à l'AFP l'un des leaders de la contestation, Pacifique Nininahazwe, promettant qu'ils allaient "encore manifester plus fort que nous l'avons fait jusqu'ici pour que Nkurunziza parte".
- 'Un risque de faire imploser le pays' -
En Tanzanie, le sommet s'est déroulé en l'absence du principal intéressé: le président Pierre Nkurunziza, officiellement resté au Burundi pour y "faire campagne", mais surtout victime d'un coup d'Etat --finalement mis en échec-- le 13 mai alors qu'il participait, déjà à Dar es Salam, à un premier sommet sur la crise burundaise.
Autre grand absent, le président rwandais Paul Kagame, pourtant incontournable dans la région, et qui ne cache plus désormais son mécontentement croissant envers son homologue Nkurunziza.
Le Burundi est secoué par une grave crise politique depuis que le président Nkurunziza a annoncé il y a un mois son intention de se présenter à la présidentielle du 26 juin. Il fait face depuis lors à un vaste mouvement de contestation populaire à Bujumbura, où, malgré une sévère répression policière, les manifestations quotidiennes ne faiblissent pas.
Les protestataires jugent un troisième mandat anticonstitutionnel et contraire aux accords de paix d'Arusha qui avaient mis fin à la guerre civile (1993-2006). Les partisans du pouvoir estiment cette candidature légale, M. Nkurunziza n'ayant pas été élu pour accéder au pouvoir en 2005, mais désigné par le parlement.
"Spirale de la violence", "pays au bord du gouffre", "atmosphère de peur et d'intimidation généralisée", "radicalisation": tous les observateurs mettent en garde contre une catastrophe annoncée. En un mois, les violences ont fait plus d'une trentaine de morts, souvent victimes des tirs de la police.
Le camp présidentiel avait clairement prévenu que le troisième mandat était une "ligne rouge" non négociable. Selon un diplomate ayant participé aux discussions de Dar es Salaam dimanche, ce scénario a été écarté car "risquant de faire imploser le pays".
Les chefs d'Etat se sont donc contentés de demander un report, au plus tôt à la mi-juillet, des élections générales, un report que seul le camp Nkurunziza refusait jusque-là. Selon le diplomate cité, pour les pays de la région, il s'agit sans doute également d'obtenir du pouvoir burundais un minimum de garanties dans la préparation des élections, "de laisser les partis politiques et les médias travailler et s'exprimer librement".
On voit mal de toutes les façons comment les élections pourraient se tenir à la date prévue. L'Église catholique et l'Union européenne ont annoncé cette semaine leur retrait du processus, l'opposition, qui n'a même pas pu faire campagne, n'avait aucune intention d'y participer. Et vendredi, on apprenait la fuite à l'étranger de la vice-présidente de la Commission électorale et la défection d'une autre commissaire sur les cinq que compte l'institution, ce qui de facto l'empêche de siéger.

fr.news.yahoo.com

Nigeria : double attaque de Boko Haram à Maiduguri

Maiduguri, grande ville dans le nord-est du Nigeria, a été la cible samedi 30 mai d'une attaque de Boko Haram, repoussée par l'armée nigériane, puis d'un attentat-suicide dans une mosquée qui a fait au moins 26 morts, le tout quelques heures seulement après la prestation de serment du nouveau président nigérian.
Lors de son discours d'investiture, vendredi midi, Muhammadu Buhari a promis d'installer à Maiduguri-même, plutôt qu'à Abuja, un nouveau centre de commandement de l'armée afin de mieux coordonner la contre-insurrection contre Boko Haram, « un groupe de gens fous et sans Dieu ».

Tirs de roquettes au sud de la ville

La riposte ne s'est pas faite attendre. Dans la nuit de vendredi à samedi, peu après minuit, des roquettes ont été tirées en rafales vers le sud de Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno. Selon les habitants, des centaines de combattants islamistes ont tenté d'avancer vers la ville, qui abrite des centaines de milliers de Nigérians chassés de chez eux par les violences dans le nord-est du pays.
Trois hauts responsables sécuritaires de la ville ont assuré que l'attaque avait été repoussée et que « tout [était] sous contrôle ». Pourtant, quelques heures plus tard, un kamikaze pénétrait dans une mosquée de la ville et se faisait exploser, tuant au moins 26 personnes, selon la police. La mosquée, dont le toit s'est effondré, jouxte le Monday Market, un marché qui ces derniers mois a essuyé de nombreux attentats-suicides attribués à Boko Haram.

L'aide cruciale des pays voisins

Les observateurs doutent que Boko Haram ait actuellement les capacités de prendre Maiduguri, ville où est né en 2002 le groupe islamiste avant de se lancer en 2009 dans de sanglantes attaques.
Le président sortant, Goodluck Jonathan, a été très critiqué pour son incapacité à circonscrire l'insurrection, qui depuis 2009 a fait plus de 15 000 morts et 1,5 million de déplacés. Ce n'est qu'en février que l'armée nigériane a commencé à remporter de réels succès contre Boko Haram, grâce à l'aide de ses voisins, le Tchad, le Cameroun et le Niger. Son successeur, Muhammadu Buhari, un ancien haut gradé, assure que l'insurrection peut être vaincue et en a fait une priorité de son mandat.
 
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jeudi 28 mai 2015

Intérêt américain : Le Congo est une très grande priorité des Etats-Unis

Depuis l’avènement du Congo  à l’Independence, en passant par la sécession katangaise puis  le soutien à l’UNITA de Jonas Savimbi pour contrer l’expansionnisme soviétique en Afrique, l’intérêt américain pour ce pays n’a point décru, au contraire. Les documents publiés par différents départements et agences américains soulignent l’importance stratégique du  Congo liée à sa grande superficie, sa position dominatrice au cœur du continent africain, ses frontières avec  neuf  différents pays, sa richesse commensurable en minerais, en ressources hydrauliques et ses potentielles agricoles. Pour les Etats-Unis, la stabilité en RDC est liée de loin ou de près à celle de leur pays ; de façon sure, celle  d’une grande partie de l’Afrique. En ordre d’importance, le Congo est une très grande priorité des USA, beaucoup plus que les « lilliputiens » Rwanda ou Burundi. Si le Congo était divisé en provincettes aussi  petit que le Rwanda, le pays en totaliserait 89 !

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Elim CAN 2017: Côte d’Ivoire – Gabon, Serge Aurier pas sûr d’être là

C’est peut-être sans Serge Aurier que la Côte d’Ivoire affrontera le Gabon le 13 juin prochain en éliminatoires de la CAN 2017. Le latéral du Paris saint-Germain rumine encore des griefs contre les dirigeants de la FIF (Fédération ivoirienne de football) et réserve sa ,participation.
« En ce qui me concerne, je ne suis pas certain de disputer le match amical au Gabon le 12 juin. Depuis que je joue pour la sélection, j’avais l’habitude d’une organisation carrée. Mais cette affaire de primes et l’attitude vis-à-vis de Renard me font réfléchir. Je n’ai pas envie quand je suis avec les Éléphants d’être tracassé par ce genre de problèmes« , a confié Aurier dans un entretien exclusif à Jeune Afrique. Le défenseur reste marqué par le départ du sélectionneur des Eléphants et accuse les responsables de la fédération.
« Nous avons été trahis par certaines personnes. Vous savez, entre joueurs, on se parle beaucoup. Et je ne suis pas le seul à être déçu. Il faut peut-être s’attendre à ce que les cadres de la sélection prennent les choses en main. Je n’avais rien dit jusqu’à maintenant, mais j’estime que c’est le moment. Car ces faits peuvent mettre en danger l’équipe. Il faut que des choses changent. Mais il faut qu’elles changent vite« , a t-il conclu.

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