(Le Post.fr 03/11/2011) Suite à l’élection présidentielle du 05 Décembre 1993 dont les résultats ont été donnés dans des conditions calamiteuses, le Gabon a connu des événements de Décembre 1993 à Février 1994, qui ont failli le basculer dans la guerre civile.
La classe politique a dû se retrouver pour aboutir aux accords de Paris de Septembre 1994, signés en présence de la Communauté Internationale dont les conclusions ont été entérinées par le peuple gabonais par voie référendaire en Juin 1995.
Ces accords ont consacré le principe de la parité (Majorité-Opposition) dans l’organisation des élections.
Ce principe a été repris et consacré par la loi 7/96 du 12 Mars 1996 portant Code électoral, qui a conduit à la mise en place de la Commission Nationale Electorale (CNE), structure paritaire (Majorité-Opposition) de gestion des élections.
Ce même principe a été réaffirmé lors des accords d’ARAMBO de 2006, avec l’existence de deux camps politiques : celui du Pouvoir et celui de l’Opposition.
C’est au terme de ces accords que la Classe Politique a donné naissance à la Commission Electorale Nationale AutonomePermanente (CENAP) qui, dans son esprit, consacrait la mise en commun des intelligences des deux camps politiques (Majorité-Opposition) pour en finir avec des lendemains électoraux hasardeux.
L’Ordonnance n° 009/PR/2011 du 14 Août 2011 remet en cause le fonctionnement paritaire de la CENAP conforme à la loi et aux principes, pour donner des coudées franches au Pouvoir dans l’organisation des élections.
L’Opposition gabonaise a aussitôt attaqué les actes posés par la CENAP en raison de la violation des dispositions de l’article 52 de la Constitution.
Elle va très prochainement attaquer au fond l’Ordonnance susvisée.
Le Pouvoir, pour se sortir de cette situation, est arrivé à se fabriquer sa propre Opposition afin créer la confusion auprès du peuple gabonais et de la Communauté Internationale.
Il s’agit en réalité des partis qui viennent d’être légalisés ou sont en cours de légalisation.
Toutefois, des dix partis signataires de la soit-disante Coalition des Partis Démocratiques de l’Opposition (CPDRO), il faut noter que l’UNAF (Union Nationale des Forgerons) n’a plus son existence légale depuis son absorption par le PDG en même temps que le MCD et le PUP lors du Congrès dit de la Refondation.
Les neuf autres formations de cette nébuleuse font partie, ou ont sollicité leur adhésion au Groupe politique au Pouvoir.
Il faut souligner que cet ensemble de partis se réclamait encore du Centre le 12 Octobre 2011 à la Primature.
Il s’agit là d’une escroquerie politique manifeste du Pouvoir qui indigne l’Opposition Gabonaise. Ce Pouvoir tente vaille que vaille de justifier la validité de l’organisation des élections législatives à venir dont les préparatifs se font actuellement dans des conditions anti-démocratiquesparce que remettant en cause un consensus politique approuvé par le peuple souverain il y a plus de quinze ans conformément à l’article 3 de la Constitution.
Ce « pouvoir émergent » qui se prévaut d’être défenseur de la Constitution en est, en fait, le plus grand fossoyeur.
L’Opposition gabonaise prend donc à témoin le peuple gabonais et la Communauté Internationale face à cette dérive autoritaire du Pouvoir.
Le Peuple gabonais doit, conformément à l’alinéa 21 de l’article 1er de la Constitution, défendre les acquis :
-De la Conférence Nationale ;
-Des accords de Paris ;
-Du référendum du 15 Juin 1995 ;
-Des accords d’Arambo.
Car chaque citoyen a le devoir de défendre la Patrie, de protéger et de respecter la Constitution, les lois et les règlements de la République.
En Conséquence de tout cela, l’Opposition gabonaise et la Société Civile affirment ce qui suit:
-Considérant que le Gabon a fait le choix de la démocratie pluraliste, qui induit la désignation des dirigeants politiques par des élections disputées, libres, justes, transparentes et crédibles ; que malgré sa réaffirmation par la Conférence Nationale de Mars-Avril 1990, cet objectif n’a jamais été atteint du fait de l’obstination du pouvoir à s’opposer à l’alternance politique et à se maintenir à tout prix au pouvoir par la fraude ;
-Considérant que sous ce prisme, la population du pays a été gonflée pour les besoins de la cause au point où le chiffre du dernier recensement ne reçoit pas l’assentiment de toutes les autorités compétentes ; que la liste électorale s’en ressent tant le nombre des électeurs n’est ni compatible avec la pyramide des âges de la population, ni conforme aux standards internationaux retenus par les Nations Unies ;
-Considérant que la liste électorale, support de toute élection, n’est pas fiable, parce que mal tenue par l’administration comme le montrent les inscriptions multiples, les faux électeurs, les radiations irrégulières ; qu’elle est à ce titre constamment dénoncée par les candidats, les partis politiques et la Cour Constitutionnelle. Elle donne lieu à la majeure partie du contentieux électoral ;
-Considérant que l’Opposition gabonaise, a toujours proposé des solutions pour améliorer cet aspect fondamental de la gouvernance dans notre pays, en demandant lors des grandes concertations politiques, au parlement ou chaque fois que nécessaire, la mise à plat du fichier électoral dont la liste électorale est la composante majeure. L’introduction des données biométriques dans le fichier électorale permettrait de mieux identifier les électeurs.
-Considérant dès lors que l’obstination du « pouvoir émergent » à organiser des élections traduit sa volonté de s’assurer une majorité conquise par la fraude, l’Opposition gabonaise a entrepris de prévenir des graves conséquences qu’un tel entêtement peut comporter en informant les missions diplomatiques et les organisations internationales.
-Considérant que l’attitude du « pouvoir émergent » a consisté depuis son avènement à pérenniser les pratiques des captations du pouvoir politique pour assurer sa permanence au pouvoir par la fraude électorale ;
-Considérant dès lors quele choix fait par l’Opposition gabonaise d’empêcher l’organisation des élections dans des conditions actuelles est le meilleur moyen de mettre fin à l’instrumentalisation de l’élection.
-Considérant donc cette incapacité notoire dans notre pays à organiser des scrutins dans des conditions de sérénité optimale et sincère ;
-L’Opposition gabonaise précise que son action ne se confond en rien à la politique de la chaise vide car, estime – t-elle, la chaise est vide lorsque celui qui a vocation de l’occuper est absent ; il y a absence également lorsqu’une présence ne sert à rien, lorsqu’elle ne peut en rien influencer le cours des événements qui se déroulent sous ses yeux. C’est très exactement le cas de l’Opposition à l’Assemblée Nationale aujourd’hui.
En conséquence l’Opposition gabonaise et la société civile appellent solennellement le Peuple gabonais à s’opposer et à empêcher l’organisation des élections législatives du 17 Décembre 2011.
Il en résulte que ceux qui décident d’aller malgré tout à cette élection s’excluent d’eux-mêmes du Groupe que nous constituons et du combat politique que nous menons pour l’alternance au Gabon.
A la date d’aujourd’hui, le Peuple gabonais doit savoir que les partis politiques suivants ne prendront pas part aux prochaines élections législatives :
-ACR : Union du Peuple Gabonais (UPG) ; Parti Socialiste Gabonais (PSG) ; - Parti Cercle Oméga (PCO) ; Rassemblement National des Bûcherons (RNB).
-CPPA: Congrès pour la Démocratie et la Justice (CDJ) ; Mouvement de Redressement National (MORENA) ; Mouvement de Redressement National Unioniste (MORENA UNIONISTE) ; Parti Gabonais du Progrès (PGP) ; Union Nationale (UN) ; Union Républicaine pour la Démocratie et le Progrès (URDP).
-FSG: Forum Africain pour la Reconstruction (FAR) ; Mouvement Emancipation Socialiste du Peuple (MESP).
-APPO: Forces Patriotiques Unies (FPU) ;
DECLARATION DE L’OPPOSITION
03/11/2011 à 04h22 | 766 vues | 0 réactions
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REPUBLIQUE GABONAISE
Union – Travail – Justice
Libreville, Mercredi 02 Novembre 2011
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jeudi 3 novembre 2011
R.D.C. - Les Nations Unies fournissent de grands soutiens pour la présidentielle de la RDC (PAPIER GENERAL)
(Xinhuanet 03/11/2011) KINSHASA -- Avec l'approche de l'élection présidentielle de la République démocratique du Congo (RDC), la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) fournit des soutiens importants pour contribuer à une organisation pacifique et transparente de l'élection du pays, où des conflits entre les manisfestants des partis de l'opposition et la police nationale ont fait au moins quatre morts depuis novembre."La Monusco a mobilisé 80 aéronefs constitués d'hélicoptères et des avions de plusieurs types pour le transport des matériels électoraux dans différents sites à travers le pays. Tous ces moyens sont mis à la disposition de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) conformément au mandat qui nous a été donné par le Conseil de sécurité consistant à fournir un appui logistique et technique à l'organisation des élections en RDC", a déclaré mercredi le porte-parole de la mission onusienne, Madnodje Mounoubaï, au cours du point de presse hebdomadaire des Nations Unies.
En ce qui concerne la prise en charge du transport des matériels électoraux destinés pour la ville de Bukavu (au Sud Kivu) , la Monusco soutient avoir déployé tous les kits reçus, soit 3. 215 kg pour les Bureaux de vote et de dépouillement (BVD), 3.501 kg d'isoloirs et 886 kg de matériels de sensibilisation et de formation.
Néanmoins, selon Madnodje Mounoubaï, "il reste encore à déployer 2.891kg sur 44.621 kg de matériels pour les bureaux de vote et de dépouillement, 12.390 kg sur 42.086 d'isoloirs et 3.847 sur 6.442 kg de matériels de sensibilisation et formation". En fait, la CENI s'attèle au déploiement des kits électoraux par route, tandis que la Monusco assure le transport aérien desdits matériels électoraux.
Pour sa part, le porte-parole militaire de la mission onusienne, Félix Prosper Basse, a affirmé que "les forces de la Monusco continue son soutien à la distribution du matériel électoral à travers la Province Orientale".
Du 26 au 29 octobre dernier, les forces onusiennes ont fourni des escortes héliportées pour le déploiement des kits électoraux à Poko, Niangara, Faradje, Dingila, Ango, Ikela et Bondo.
Parallèlement, la formation des formateurs électoraux provinciaux (FEP) financée par le Projet d'appui au processus électoral (PACE) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et supervisée par les experts de la CENI, de la Division électorale de la Monusco et du projet PNUD-PACE, se tient actuellement à Lubumbashi, Kananga, Mbuji Mayi et Matadi. Le lancement de cette formation dans d'autres provinces est prévu dans les jours à venir.
Selon le porte-parole de la mission onusienne, aucun dispositif particulier n'est mis en place pour la sécurisation des élections du 28 novembre 2011 par la Monusco.
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En ce qui concerne la prise en charge du transport des matériels électoraux destinés pour la ville de Bukavu (au Sud Kivu) , la Monusco soutient avoir déployé tous les kits reçus, soit 3. 215 kg pour les Bureaux de vote et de dépouillement (BVD), 3.501 kg d'isoloirs et 886 kg de matériels de sensibilisation et de formation.
Néanmoins, selon Madnodje Mounoubaï, "il reste encore à déployer 2.891kg sur 44.621 kg de matériels pour les bureaux de vote et de dépouillement, 12.390 kg sur 42.086 d'isoloirs et 3.847 sur 6.442 kg de matériels de sensibilisation et formation". En fait, la CENI s'attèle au déploiement des kits électoraux par route, tandis que la Monusco assure le transport aérien desdits matériels électoraux.
Pour sa part, le porte-parole militaire de la mission onusienne, Félix Prosper Basse, a affirmé que "les forces de la Monusco continue son soutien à la distribution du matériel électoral à travers la Province Orientale".
Du 26 au 29 octobre dernier, les forces onusiennes ont fourni des escortes héliportées pour le déploiement des kits électoraux à Poko, Niangara, Faradje, Dingila, Ango, Ikela et Bondo.
Parallèlement, la formation des formateurs électoraux provinciaux (FEP) financée par le Projet d'appui au processus électoral (PACE) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et supervisée par les experts de la CENI, de la Division électorale de la Monusco et du projet PNUD-PACE, se tient actuellement à Lubumbashi, Kananga, Mbuji Mayi et Matadi. Le lancement de cette formation dans d'autres provinces est prévu dans les jours à venir.
Selon le porte-parole de la mission onusienne, aucun dispositif particulier n'est mis en place pour la sécurisation des élections du 28 novembre 2011 par la Monusco.
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Le Mali et une société angolaise signent une convention pour la recherche du pétrole
(Xinhuanet 03/11/2011) BAMAKO -- Le gouvernement du Mali et la société Petro Plus Angola Ltd ont signé le 1er novembre 2011 à Bamako une convention de concession portant sur les blocs 1A et 1B du bassin de Taoudéni pour la recherche, l'exploitation, le transport et le raffinage des hydrocarbures liquides ou gazeux.Le représentant de la société Petro Plus Angola LTD, Miclet a remercié le gouvernement malien pour cette coopération avant de saluer la présente signature de convention qu'il qualifie d'acte solennel.
Prenant la parole, le ministre malien des Mines, Amadou Cissé a rappelé que sur les 29 blocs du Mali, 14 ont été distribués à d'autres sociétés.
A travers cette convention, pendant les quatre premières années (durée initiale du permis de recherche), la société Petro Plus Angola LTD, s'engage à dépenser sur le bloc 1A un montant total minimum de cinquante millions (50 000 000) de dollars américains soit environ vingt cinq milliards (25 000 000 000) francs CFA. Pour le bloc 1B et pour la même durée, elle s'engage à dépenser un total minimum de quarante deux millions de dollars américains (42 000 000 000), soit environ vingt un milliards (21 000 000 000) de francs CFA.
En outre, la société paiera des redevances à l'Etat malien sur la production journalière conformément aux prescriptions de l'article 46 du Décret N° 04-357/ P-RM du 8 septembre 2004 fixant les modalités d'application de la Loi n° 04-037 du 02 aout 2004 au Mali.
Par ailleurs, la société se propose de contribuer à la promotion de la recherche pétrolière au Mali ; à la formation et au perfectionnement du personnel de l'administration malienne selon un programme établi en accord avec l'Autorité pour la Promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP).
Il est à signaler que des forages sont envisagés pendant les deux périodes de renouvellement de trois ans sur chaque bloc, indique ladite convention.
Selon Miclet, le partenaire technique de Petro Plus Angola LTD est la société chinoise MI Energy Corporation, qui figure sur la liste des sociétés cotées à la bourse de Hong Kong.
Il a signalé que le groupement Petro Plus-MIE mène des travaux d'exploration pétrolière en Chine, en Angola et au Kazakhstan depuis 2001. Il est également spécialisé dans l'exploitation des puits pétroliers marginaux.
Miclet de préciser que le groupement n'exclut pas une prise de participation de la société nationale des Hydrocarbures de l'Angola (SONANGOL) dans le groupement, à hauteur de 20%.
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Prenant la parole, le ministre malien des Mines, Amadou Cissé a rappelé que sur les 29 blocs du Mali, 14 ont été distribués à d'autres sociétés.
A travers cette convention, pendant les quatre premières années (durée initiale du permis de recherche), la société Petro Plus Angola LTD, s'engage à dépenser sur le bloc 1A un montant total minimum de cinquante millions (50 000 000) de dollars américains soit environ vingt cinq milliards (25 000 000 000) francs CFA. Pour le bloc 1B et pour la même durée, elle s'engage à dépenser un total minimum de quarante deux millions de dollars américains (42 000 000 000), soit environ vingt un milliards (21 000 000 000) de francs CFA.
En outre, la société paiera des redevances à l'Etat malien sur la production journalière conformément aux prescriptions de l'article 46 du Décret N° 04-357/ P-RM du 8 septembre 2004 fixant les modalités d'application de la Loi n° 04-037 du 02 aout 2004 au Mali.
Par ailleurs, la société se propose de contribuer à la promotion de la recherche pétrolière au Mali ; à la formation et au perfectionnement du personnel de l'administration malienne selon un programme établi en accord avec l'Autorité pour la Promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP).
Il est à signaler que des forages sont envisagés pendant les deux périodes de renouvellement de trois ans sur chaque bloc, indique ladite convention.
Selon Miclet, le partenaire technique de Petro Plus Angola LTD est la société chinoise MI Energy Corporation, qui figure sur la liste des sociétés cotées à la bourse de Hong Kong.
Il a signalé que le groupement Petro Plus-MIE mène des travaux d'exploration pétrolière en Chine, en Angola et au Kazakhstan depuis 2001. Il est également spécialisé dans l'exploitation des puits pétroliers marginaux.
Miclet de préciser que le groupement n'exclut pas une prise de participation de la société nationale des Hydrocarbures de l'Angola (SONANGOL) dans le groupement, à hauteur de 20%.
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Guinée - Comparution de deux opposants guinéens devant la justice dans le cadre du procès de la manifestation du 27 septembre
(Xinhuanet 03/11/2011) CONAKRY -- Mouctar Diallo et Dr Faya Millimono, respectivement président du parti Nouvelles forces démocratiques (NFD) et directeur de campagne de la Nouvelle génération pour la république (NGR) se sont rendus au tribunal de Dixinn ce mercredi, suite à une convocation de cette Cour dans le cadre du procès des manifestants de l'opposition interpellés le 27 septembre dernier à Conakry, a constaté Xinhua.
Les deux opposants ont été cités à comparaître à titre de témoins particulièrement dans le cadre du procès d'Etienne Soropogui, le vice-président des Nouvelles forces démocratiques ( NFD) qui avait été interpellé le jour de la marche.
En plus de Mouctar et Dr Faya, un troisième opposant a été convoqué pour le même témoignage. Il s'agit de Dr Fodé Oussou Fofana, 4ème vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui n'a pas répondu à l'appel de la Cour.
Dr Fodé Oussou Fofana serait absent de Conakry, ayant quitté Conakry il y a 48 heures pour Paris, selon une source proche du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition.
La manifestation de l'opposition s'était soldée par la mort de 4 manifestants et de nombreux blessés. Les services de sécurité avaient aussi interpellé lors de cette journée 322 personnes, selon des sources judiciaires. Un procès a été ouvert pour faire la lumière sur cette affaire.
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Les deux opposants ont été cités à comparaître à titre de témoins particulièrement dans le cadre du procès d'Etienne Soropogui, le vice-président des Nouvelles forces démocratiques ( NFD) qui avait été interpellé le jour de la marche.
En plus de Mouctar et Dr Faya, un troisième opposant a été convoqué pour le même témoignage. Il s'agit de Dr Fodé Oussou Fofana, 4ème vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui n'a pas répondu à l'appel de la Cour.
Dr Fodé Oussou Fofana serait absent de Conakry, ayant quitté Conakry il y a 48 heures pour Paris, selon une source proche du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition.
La manifestation de l'opposition s'était soldée par la mort de 4 manifestants et de nombreux blessés. Les services de sécurité avaient aussi interpellé lors de cette journée 322 personnes, selon des sources judiciaires. Un procès a été ouvert pour faire la lumière sur cette affaire.
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Côte d'Ivoire : les chefs militaires étudient un plan de sécurisation des législatives
(Xinhuanet 03/11/2011) ABIDJAN-- Les chefs militaires des Forces armées ivoiriennes et des "Forces impartiales" en Côte d'Ivoire - la Force de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et la Licorne française - ont échangé mercredi à Abidjan sur la stratégie relative à la sécurisation des élections législatives prévues le 11 décembre.La rencontre visait à préciser le cadre dans lequel pourrait se dérouler la collaboration entre les différentes Forces afin de permettre une coordination "optimale et réussie" de la sécurisation.
Pour le commandant de l'ONUCI, le général Gnakoundé Béréna, les Forces impartiales et les Forces républicaines de Côte d'ivoire ( FRCI, nouvelle armée) doivent travailler ensemble pour éviter tous dérapages avant, pendant et après les législatives qui doivent doter le pays d'un nouveau parlement.
"Les Forces impartiales sont déjà déployées à travers tout le pays. Maintenant, il est question de voir les Forces républicaines déployées à travers tout le pays pour qu'ensemble, nous puissions amener le niveau d'insécurité à un seuil acceptable pour que les élections puissent se tenir", a expliqué le général Béréna.
Le chef d'état-major général des FRCI, le général Soumaïla Bakayoko, a pour sa part assuré que ses hommes et ceux de la police nationale sont prêts pour la sécurisation.
"Nous avons l'assurance de les avoir pour que les élections législatives soient sécurisées au mieux. Dans les semaines qui arrivent, des moyens seront donnés aux Forces qui sont au devant de la sécurisation", a-t-il indiqué.
Selon Soumaïla Bakayoko, les militaires renforceront les forces de première catégorie.
"Nous sommes déjà présents sur le terrain et nous pensons que les élections seront sécurisées au mieux", a-t-il dit.
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Pour le commandant de l'ONUCI, le général Gnakoundé Béréna, les Forces impartiales et les Forces républicaines de Côte d'ivoire ( FRCI, nouvelle armée) doivent travailler ensemble pour éviter tous dérapages avant, pendant et après les législatives qui doivent doter le pays d'un nouveau parlement.
"Les Forces impartiales sont déjà déployées à travers tout le pays. Maintenant, il est question de voir les Forces républicaines déployées à travers tout le pays pour qu'ensemble, nous puissions amener le niveau d'insécurité à un seuil acceptable pour que les élections puissent se tenir", a expliqué le général Béréna.
Le chef d'état-major général des FRCI, le général Soumaïla Bakayoko, a pour sa part assuré que ses hommes et ceux de la police nationale sont prêts pour la sécurisation.
"Nous avons l'assurance de les avoir pour que les élections législatives soient sécurisées au mieux. Dans les semaines qui arrivent, des moyens seront donnés aux Forces qui sont au devant de la sécurisation", a-t-il indiqué.
Selon Soumaïla Bakayoko, les militaires renforceront les forces de première catégorie.
"Nous sommes déjà présents sur le terrain et nous pensons que les élections seront sécurisées au mieux", a-t-il dit.
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Le Rwanda attend une croissance du transport aérien de plus de 20% en volume
(Xinhuanet 03/11/2011) KIGALI -- Le nombre de passagers utilisant les transports aériens à destination et en provenance du Rwanda devrait augmenter de plus de 21,2 % cette année grâce à son climat de paix et de sécurité et à son environnement économique attractif, a déclaré mercredi à Xinhua le directeur général de l' Autorité rwandaise de l'aviation civile (RCAA) Richard Masozera, à Kigali, capitale du Rwanda.
Dans une interview à l'Aéroport international de Kigali, M. Masozera a déclaré que le nombre de passagers des transports aériens depuis et vers ce pays d'Afrique de l'Est devrait dépasser les 400 000 d'ici la fin de l'année, contre 330 000 l'année dernière et 300 000 l'année précédente.
« C'est un bon considérable », a déclaré M. Masozera, ajoutant qu'il y avait de nombreux facteurs pour expliquer une telle croissance mais que la paix, la sécurité et l'environnement économique attractif du pays arrivaient au premier rang.
Le Rwanda prévoit également de construire un nouvel aéroport international, l'aéroport de New Bugesera (NBIA) qui serait situé à environ 45 minutes de route de la capitale et dont la construction coûterait pas moins de 400 millions de dollars. Le Rwanda reçoit actuellement les dossiers techniques et financiers d'entreprises candidates pour ce projet, a déclaré M. Masozera, indiquant que plusieurs entreprises de travaux publics internationales avaient envoyé leur offre, mais sans préciser leurs noms.
L'ancien aéroport de Kigali est actuellement en cours de rénovation et d'expansion en vue d'accueillir un trafic plus important, alors que le nouveau méga-aéroport devrait selon les prévisions être prêt à fonctionner pour 2016.
Par ailleurs, les compagnies aériennes desservant Kigali se sont multipliées au fil du temps et on en compte actuellement plus de cinq, donc Rwand Air, la compagnie nationale. La compagnie aérienne du Rwanda augmente actuellement sa flotte en vue de desservir de plus nombreuses destinations. RwandAir a récemment reçu un Boeing 737-800NG, en plus de celui qui lui avait été livré à Seattle aux États-Unis, au siège de Boeing Commercial Aviation.
La petite compagnie aérienne a annoncé qu'elle lancerait en décembre des vols directs vers Lagos au Nigeria, dans la région d' Afrique de l'Ouest. Le Rwanda cherche à s'imposer comme un centre du commerce régional en Afrique du Centre et de l'Est, ce qui augmentera le trafic aérien vers ce pays.
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Dans une interview à l'Aéroport international de Kigali, M. Masozera a déclaré que le nombre de passagers des transports aériens depuis et vers ce pays d'Afrique de l'Est devrait dépasser les 400 000 d'ici la fin de l'année, contre 330 000 l'année dernière et 300 000 l'année précédente.
« C'est un bon considérable », a déclaré M. Masozera, ajoutant qu'il y avait de nombreux facteurs pour expliquer une telle croissance mais que la paix, la sécurité et l'environnement économique attractif du pays arrivaient au premier rang.
Le Rwanda prévoit également de construire un nouvel aéroport international, l'aéroport de New Bugesera (NBIA) qui serait situé à environ 45 minutes de route de la capitale et dont la construction coûterait pas moins de 400 millions de dollars. Le Rwanda reçoit actuellement les dossiers techniques et financiers d'entreprises candidates pour ce projet, a déclaré M. Masozera, indiquant que plusieurs entreprises de travaux publics internationales avaient envoyé leur offre, mais sans préciser leurs noms.
L'ancien aéroport de Kigali est actuellement en cours de rénovation et d'expansion en vue d'accueillir un trafic plus important, alors que le nouveau méga-aéroport devrait selon les prévisions être prêt à fonctionner pour 2016.
Par ailleurs, les compagnies aériennes desservant Kigali se sont multipliées au fil du temps et on en compte actuellement plus de cinq, donc Rwand Air, la compagnie nationale. La compagnie aérienne du Rwanda augmente actuellement sa flotte en vue de desservir de plus nombreuses destinations. RwandAir a récemment reçu un Boeing 737-800NG, en plus de celui qui lui avait été livré à Seattle aux États-Unis, au siège de Boeing Commercial Aviation.
La petite compagnie aérienne a annoncé qu'elle lancerait en décembre des vols directs vers Lagos au Nigeria, dans la région d' Afrique de l'Ouest. Le Rwanda cherche à s'imposer comme un centre du commerce régional en Afrique du Centre et de l'Est, ce qui augmentera le trafic aérien vers ce pays.
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Nigeria - La Banque mondiale va prêter au Nigeria 515,3 millions de dollars pour améliorer l'environnement
(Xinhuanet 03/11/2011) ABUJA -- La Banque mondiale est sur le point d'accorder au Nigeria un prêt de 515,3 millions de dollars américains pour améliorer l'environnement, a annoncé Amos Abu, spécialiste de l'environnement à la Banque.M. Abu a fait cette annonce mercredi à Abuja quand Marie Françoise, directrice pays de la BM, a rencontré la ministre nigériane de l'Environnement, Hadiza Mailafia.
Il a indiqué que le prêt sera utilisé pour enrayer les problèmes environnementaux sur le changement climatique, l'érosion, la gestion des bassins et la protection de l'environnement.
Plus tôt, Mme Françoise avait déclaré à la ministre que le changement climatique était une affaire mondiale en raison de son impact sur l'agriculture, le bétail et les ressources hydrauliques au Nigeria.
Elle a expliqué que cela pourrait avoir des conséquences négatives sur la capacité du gouvernement à maintenir ses programmes de développement à moyen et long terme inclus dans la Vision 2020.
Mme Françoise a expliqué qu'en raison de son rôle éminent en Afrique, le Nigeria était bien placé pour jouer des rôles de leadership et de défenseur dans les délibérations internationales sur le changement climatique.
Présent également, Raffaello Cervigni, économiste environnementaliste et coordinateur régional, a déclaré que la Banque mondiale observera les secteurs clés de l'économie comme l'agriculture et la gestion de l'eau en raison de leur vulnérabilité face au changement climatique.
Il a souligné le besoin pour le gouvernement nigérian d'accroître l'accès à l'énergie, car le pays a de grands potentiels pour exploiter l'énergie solaire.
"Nous pouvons exploiter toutes les sources d'énergie; nous étudions le potentiel de réduction des émissions dans différents secteurs", a-t-il indiqué.
Le coordinateur a fait remarquer que les catastrophes liées au changement climatique avaient déjà affecté l'économie et la société du pays comme l'illustrent les inondations de 2010 qui ont fait plus de 2 millions de déplacés internes.
M. Cervigni a ajouté que la Banque mondiale allait renforcer la capacité du gouvernement fédéral et du secteur privé pour exploiter le potentiel des énergies renouvelables afin d'améliorer l'accessibilité à l'électricité et de réduire les émissions de pétrole et de gaz.
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Il a indiqué que le prêt sera utilisé pour enrayer les problèmes environnementaux sur le changement climatique, l'érosion, la gestion des bassins et la protection de l'environnement.
Plus tôt, Mme Françoise avait déclaré à la ministre que le changement climatique était une affaire mondiale en raison de son impact sur l'agriculture, le bétail et les ressources hydrauliques au Nigeria.
Elle a expliqué que cela pourrait avoir des conséquences négatives sur la capacité du gouvernement à maintenir ses programmes de développement à moyen et long terme inclus dans la Vision 2020.
Mme Françoise a expliqué qu'en raison de son rôle éminent en Afrique, le Nigeria était bien placé pour jouer des rôles de leadership et de défenseur dans les délibérations internationales sur le changement climatique.
Présent également, Raffaello Cervigni, économiste environnementaliste et coordinateur régional, a déclaré que la Banque mondiale observera les secteurs clés de l'économie comme l'agriculture et la gestion de l'eau en raison de leur vulnérabilité face au changement climatique.
Il a souligné le besoin pour le gouvernement nigérian d'accroître l'accès à l'énergie, car le pays a de grands potentiels pour exploiter l'énergie solaire.
"Nous pouvons exploiter toutes les sources d'énergie; nous étudions le potentiel de réduction des émissions dans différents secteurs", a-t-il indiqué.
Le coordinateur a fait remarquer que les catastrophes liées au changement climatique avaient déjà affecté l'économie et la société du pays comme l'illustrent les inondations de 2010 qui ont fait plus de 2 millions de déplacés internes.
M. Cervigni a ajouté que la Banque mondiale allait renforcer la capacité du gouvernement fédéral et du secteur privé pour exploiter le potentiel des énergies renouvelables afin d'améliorer l'accessibilité à l'électricité et de réduire les émissions de pétrole et de gaz.
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Tchad: De nouveaux prix seront fixés sur les produits pétroliers
(Xinhuanet 03/11/2011) N'DJAMENA -- Les prix sur les produits de la raffinerie locale, jugés exorbitants par la population tchadienne, seront revus, a déclaré le Premier ministre Emmanuel Nadingar, mercredi devant les députés. "Une nouvelle structure des prix sur les produits de la raffinerie de Djarmaya est en cours d'élaboration et sera adoptée de commun accord avec l'Assemblée nationale", a précisé le chef du gouvernement, lors de son interpellation par les élus du peuple sur des questions nationales, telles que la vie chère et les nombreuses mouvements qui paralysent le pays.Selon l'arrêté ministériel du 16 octobre 2011, le litre de super vaut 490 francs CFA, celui de gasoil 495 francs, celui de pétrole lampant 375 francs et celui de jet A1 529,36 francs. Le prix du gaz butane en vrac est de 660,66 francs; et celui conditionné 724,38 francs. La bouteille de gaz de 3 kilogrammes est vendue à 1.400 francs, celle de 6 kilogrammes à 2.900 francs, elle de 12,5 kilogrammes à 9.500 francs, celle de 25 kilogrammes à 18.200 francs, et celle de 32 kilogrammes à 23.200 francs. Les prix dans les autres localités du pays sont les prix à la pompe dans la capitale, majorés des frais de transport, en valeur absolue.
"Ces prix sont les moins chers en vigueur dans les pays de la sous-région", a rappelé le Premier ministre tchadien, distinguant les "prix officiels" et des "prix pratiqués sur le marché parallèle alimenté par la fraude".
"L'Etat tchadien a déjà fait beaucoup d'efforts en supprimant certaines dispositions dans la structure des prix (..) pour mettre à la disposition de la population des produits accessibles et pérennes", a-t-il ajouté. Il a appelé à une stabilisation des prix qui permettent d'éviter la fraude.
La semaine dernière, des dizaines de fûts de gasoil et d' essence de contrebande ont explosé dans une résidence particulière et sur un marché de la capitale, sans faire de dégâts humains.
La raffinerie de Djarmaya, située à une vingtaine de kilomètres à la sortie nord de N'Djaména, a été construite par un consortium chinois ( 60%) et tchadien (40%). En activité depuis trois mois, elle livre à la capitale tchadienne une trentaine de citernes de gasoil, autant d'essence et cinq citernes de gaz domestique par jour.
Dimanche dernier, en marge de la pose de la première pierre d'un nouvel aéroport international à N'Djaména, le président Idriss Déby Itno a déjà confié aux médias que, dans les jours à venir, le gouvernement essayera de voir comment ramener les prix des produits pétroliers à des proportions acceptables. "Il faut que les Tchadiens comprennent que les produits pétroliers deviendront de plus en plus chers par rapport au contexte et dans les prévisions économiques mondiales (..) Il ne faut pas se faire d'illusions", a-t-il averti.
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"Ces prix sont les moins chers en vigueur dans les pays de la sous-région", a rappelé le Premier ministre tchadien, distinguant les "prix officiels" et des "prix pratiqués sur le marché parallèle alimenté par la fraude".
"L'Etat tchadien a déjà fait beaucoup d'efforts en supprimant certaines dispositions dans la structure des prix (..) pour mettre à la disposition de la population des produits accessibles et pérennes", a-t-il ajouté. Il a appelé à une stabilisation des prix qui permettent d'éviter la fraude.
La semaine dernière, des dizaines de fûts de gasoil et d' essence de contrebande ont explosé dans une résidence particulière et sur un marché de la capitale, sans faire de dégâts humains.
La raffinerie de Djarmaya, située à une vingtaine de kilomètres à la sortie nord de N'Djaména, a été construite par un consortium chinois ( 60%) et tchadien (40%). En activité depuis trois mois, elle livre à la capitale tchadienne une trentaine de citernes de gasoil, autant d'essence et cinq citernes de gaz domestique par jour.
Dimanche dernier, en marge de la pose de la première pierre d'un nouvel aéroport international à N'Djaména, le président Idriss Déby Itno a déjà confié aux médias que, dans les jours à venir, le gouvernement essayera de voir comment ramener les prix des produits pétroliers à des proportions acceptables. "Il faut que les Tchadiens comprennent que les produits pétroliers deviendront de plus en plus chers par rapport au contexte et dans les prévisions économiques mondiales (..) Il ne faut pas se faire d'illusions", a-t-il averti.
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Mauritanie - La Banque mondiale va investir 330 millions USD en Mauritanie (officiel)
(Xinhuanet 03/11/2011)
NOUAKCHOTT -- La Banque mondiale (BM) investira 330 millions de dollars en Mauritanie, au cours des trois prochaines années, suite aux améliorations constatées de l' économie de ce pays, a indiqué, mardi à Nouakchott, Moctar Thiam représentant résident de la BM en Mauritanie. Moctar Thiam qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse conjointe a expliqué que les progrès de l'économie mauritanienne, notés « avec satisfaction »lors de la réunion annuelle de la BM, ont amené cette institution à augmenter ses investissements en Mauritanie.
« La BM mettra en place 85 millions de dollars d' investissement au cours de l'année 2012 et que le reste sera mis en place au cours des années 2013 et 2014 pour atteindre un chiffre global de 330 millions dedollars », a-t-il précisé.
Le responsable de la BM a, en outre précisé, que « ces investissements sont destinés aux secteurs de la pêche, des télécommunications, la santé, la sécurité alimentaire, l'emploi des jeunes, le développement locale, l'éducation et la recherche agricole ».
De son côté, le ministre mauritanien de l'économie a indiqué que les reformes entreprises au cours des deux dernières années en Mauritanie« ont concerné la redynamisation et le développement des organes de contrôle et de surveillance, ainsi que la stratégie nationale de lutte contre la gabegie ».
Par ailleurs, le ministre a rappelé que, par rapport aux engagements de la table ronde de Bruxelles, 924 milliards d' ouguiyas ont été versés à laMauritanie. « Ce qui représente 64% de cette aide destinée essentiellementa u développement des infrastructures de base », a-t-il conclu.
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NOUAKCHOTT -- La Banque mondiale (BM) investira 330 millions de dollars en Mauritanie, au cours des trois prochaines années, suite aux améliorations constatées de l' économie de ce pays, a indiqué, mardi à Nouakchott, Moctar Thiam représentant résident de la BM en Mauritanie. Moctar Thiam qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse conjointe a expliqué que les progrès de l'économie mauritanienne, notés « avec satisfaction »lors de la réunion annuelle de la BM, ont amené cette institution à augmenter ses investissements en Mauritanie.
« La BM mettra en place 85 millions de dollars d' investissement au cours de l'année 2012 et que le reste sera mis en place au cours des années 2013 et 2014 pour atteindre un chiffre global de 330 millions dedollars », a-t-il précisé.
Le responsable de la BM a, en outre précisé, que « ces investissements sont destinés aux secteurs de la pêche, des télécommunications, la santé, la sécurité alimentaire, l'emploi des jeunes, le développement locale, l'éducation et la recherche agricole ».
De son côté, le ministre mauritanien de l'économie a indiqué que les reformes entreprises au cours des deux dernières années en Mauritanie« ont concerné la redynamisation et le développement des organes de contrôle et de surveillance, ainsi que la stratégie nationale de lutte contre la gabegie ».
Par ailleurs, le ministre a rappelé que, par rapport aux engagements de la table ronde de Bruxelles, 924 milliards d' ouguiyas ont été versés à laMauritanie. « Ce qui représente 64% de cette aide destinée essentiellementa u développement des infrastructures de base », a-t-il conclu.
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Libye - Niger : Saadi Kadhafi demande à Interpol d’annuler le mandat d’arrêt
(Afriscoop 03/11/2011)
(AfriSCOOP) — Le troisième fils de feu Mouammar Kadhafi, Saadi réfugié au Niger, a appelé mercredi Interpol à annuler la notice rouge émise à son encontre au motif que les nouveaux dirigeants de la Libye sont incapables de fournir un procès juste, selon son avocat cité par la presse.
« La diffusion d’une notice rouge (en vue de l’arrestation de Saadi, ndlr) est une décision politique qui a pour but que le Cnt (Conseil national de transition, ndlr) poursuive sa répression contre mon client et les membres de sa famille », a indiqué l’avocat de Saadi, Me Nick Kaufman dans une lettre adressée au secrétaire général d’Interpol.
A la demande du Cnt, l’organisation internationale de police criminelle, basée à Lyon (centre-est de la France), a diffusé une « notice rouge » le 29 septembre dernier à l’encontre de Saadi, recherché par les nouvelles autorités de Libye pour avoir « utilisé la force et l’intimidation armée pour s’approprier des biens lorsqu’il dirigeait la Fédération libyenne de football ».
« Je voudrais que la notice rouge soit immédiatement annulée », a souligné l’avocat, avant d’ajouter qu’après la mort du colonel Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, une extradition vers la Libye de membres de cette famille n’était pas sans danger.
Homme d’affaires et ancien footballeur, Saadi Kadhafi est arrivé sur le territoire nigérien le 11 septembre dernier où il a obtenu le statut de réfugié. Le Niger, qui a officiellement reconnu le Cnt libyen, a annoncé le 16 septembre qu’il excluait de renvoyer Saadi en Libye.
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(AfriSCOOP) — Le troisième fils de feu Mouammar Kadhafi, Saadi réfugié au Niger, a appelé mercredi Interpol à annuler la notice rouge émise à son encontre au motif que les nouveaux dirigeants de la Libye sont incapables de fournir un procès juste, selon son avocat cité par la presse.
« La diffusion d’une notice rouge (en vue de l’arrestation de Saadi, ndlr) est une décision politique qui a pour but que le Cnt (Conseil national de transition, ndlr) poursuive sa répression contre mon client et les membres de sa famille », a indiqué l’avocat de Saadi, Me Nick Kaufman dans une lettre adressée au secrétaire général d’Interpol.
A la demande du Cnt, l’organisation internationale de police criminelle, basée à Lyon (centre-est de la France), a diffusé une « notice rouge » le 29 septembre dernier à l’encontre de Saadi, recherché par les nouvelles autorités de Libye pour avoir « utilisé la force et l’intimidation armée pour s’approprier des biens lorsqu’il dirigeait la Fédération libyenne de football ».
« Je voudrais que la notice rouge soit immédiatement annulée », a souligné l’avocat, avant d’ajouter qu’après la mort du colonel Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim, une extradition vers la Libye de membres de cette famille n’était pas sans danger.
Homme d’affaires et ancien footballeur, Saadi Kadhafi est arrivé sur le territoire nigérien le 11 septembre dernier où il a obtenu le statut de réfugié. Le Niger, qui a officiellement reconnu le Cnt libyen, a annoncé le 16 septembre qu’il excluait de renvoyer Saadi en Libye.
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Madagascar : le nouveau Premier ministre de consensus appelle à l'apaisement (PAPIER GENERAL)
(Xinhuanet 03/11/2011) ANTANANARIVO -- Le nouveau Premier ministre de consensus de Madagascar, Jean Omer Beriziky, a lancé un appel à l'apaisement, mercredi, lors de la passation de service entre lui et son prédécesseur, Albert Camille Vital.
«Je lance un appel à l'ensemble des acteurs politiques malgaches pour le restauration d'un climat d'apaisement politique à Madagascar », a dit Omer Beriziky, devant des politiciens signataires de la feuille de route, des chefs d'institution de la transition, des membres du gouvernement sortant et des ambassadeurs en fonction à Madagascar, invités à la primature.
Omer Beriziky, 61 ans, a également lancé « un appel vibrant aux chefs des mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka » à rejoindre le processus en cours, en disant qu' il est prêt à les approcher.
Le nouveau Premier ministre a terminé son appel en s'adressant à la communauté internationale, à l'Union Africaine et à la communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), qui dirige la médiation dans la crise politique dans le pays, à appuyer Madagascar dans son processus de sortie de crise.
Omer Beriziky, historien de formation, a annoncé le début à partir du jeudi 3 novembre de la consultation des groupements politiques signataires de la feuille de route en vue de mettre en place un gouvernement de consensus au plus tard le 17 novembre.
Ambassadeur de Madagascar auprès de la commission de l'Union Européenne à Bruxelles de 1993 à 2002, Omer Beriziky a été nommé Premier ministre de consensus par le président de la haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina, le 28 octobre dernier, pour remplacer le général Albert Camille Vital.
Mais la nomination de Beriziky a été contestée par les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Les chefs de ces mouvances disent que M. Rajoelina devrait demander leur avis avant de nommer Beriziky.
L'article 5 de la feuille de route stipule : « Le Premier ministre sera nommé par le Président de la Transition sur une liste de personnalités proposées par les Acteurs politiques malgaches, parties signataires de la Feuille de route. Il est attendu que le Premier ministre de consensus ne peut être originaire ni de la même province ni de la plateforme politique qui soutient le Président de la transition ».
La feuille de route a été signée le 17 septembre dernier par les groupements politiques malgaches, sous l'égide de la SADC pour sortir Madagascar de la crise politique.
Madagascar est tombé dans une crise politique depuis décembre 2008 suite à un bras de fer entre le président de l'époque Marc Ravalomanana et M. Rajoelina, qui était alors le maire d' Antananarivo. Les manifestations dirigées par Rajoelina ont entraîné la démission de Ravalomanana le 17 mars 2009. Ce dernier a pris le pouvoir le 21 mars 2009 tandis que son prédécesseur s' est exilé en Afrique du sud au lendemain de sa démission.
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«Je lance un appel à l'ensemble des acteurs politiques malgaches pour le restauration d'un climat d'apaisement politique à Madagascar », a dit Omer Beriziky, devant des politiciens signataires de la feuille de route, des chefs d'institution de la transition, des membres du gouvernement sortant et des ambassadeurs en fonction à Madagascar, invités à la primature.
Omer Beriziky, 61 ans, a également lancé « un appel vibrant aux chefs des mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka » à rejoindre le processus en cours, en disant qu' il est prêt à les approcher.
Le nouveau Premier ministre a terminé son appel en s'adressant à la communauté internationale, à l'Union Africaine et à la communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), qui dirige la médiation dans la crise politique dans le pays, à appuyer Madagascar dans son processus de sortie de crise.
Omer Beriziky, historien de formation, a annoncé le début à partir du jeudi 3 novembre de la consultation des groupements politiques signataires de la feuille de route en vue de mettre en place un gouvernement de consensus au plus tard le 17 novembre.
Ambassadeur de Madagascar auprès de la commission de l'Union Européenne à Bruxelles de 1993 à 2002, Omer Beriziky a été nommé Premier ministre de consensus par le président de la haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina, le 28 octobre dernier, pour remplacer le général Albert Camille Vital.
Mais la nomination de Beriziky a été contestée par les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Les chefs de ces mouvances disent que M. Rajoelina devrait demander leur avis avant de nommer Beriziky.
L'article 5 de la feuille de route stipule : « Le Premier ministre sera nommé par le Président de la Transition sur une liste de personnalités proposées par les Acteurs politiques malgaches, parties signataires de la Feuille de route. Il est attendu que le Premier ministre de consensus ne peut être originaire ni de la même province ni de la plateforme politique qui soutient le Président de la transition ».
La feuille de route a été signée le 17 septembre dernier par les groupements politiques malgaches, sous l'égide de la SADC pour sortir Madagascar de la crise politique.
Madagascar est tombé dans une crise politique depuis décembre 2008 suite à un bras de fer entre le président de l'époque Marc Ravalomanana et M. Rajoelina, qui était alors le maire d' Antananarivo. Les manifestations dirigées par Rajoelina ont entraîné la démission de Ravalomanana le 17 mars 2009. Ce dernier a pris le pouvoir le 21 mars 2009 tandis que son prédécesseur s' est exilé en Afrique du sud au lendemain de sa démission.
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Zimbabwe - Vente des diamants de Marange
(BBC Afrique 03/11/2011)
Les mines de diamants de Marange sont considérées comme les plus riches en Afrique Les pays membres du processus de Kimberley destiné à interdir le commerce des diamants "de sang" se sont mis d'accord mardi pour reprendre les exportations des pierres de deux sites miniers de la région de Marange au Zimbabwe.
Elles étaient suspendues depuis les révélations de violations des droits humains commises en 2008 par l'armée sur des civils contraints de remplacer des milliers de mineurs.
Mots-clésRépublique Démocratique du CongoSelon des organisations de défense de droits humains, environ deux cents personnes avaient été tuées, d'autres battues ou violées.
A l'époque le ministre des mines de la R.D.C. avaient qualifié les accusations de "ridicules".
La décision doit être officialisée jeudi à Kinshasa en clôture de la session plénière du processus de Kimberley, un système de certification internationale qui vise à interdire le commerce de diamants dont la vente finance des conflits.
Le Zimbabwe pourra à nouveau exporter les diamants extraits dans deux sites de la région des Marange, Marange Resources et Mbada.
L'exploitation des mines sera contrôlée
D'autres mines dans la région obtiendront le précieux certificat de Kimberley après avoir elles aussi reçu la visite d'experts spécialisés.
La région toute entière reste soumise à une surveillance spéciale et les représentants de la société civile devront pouvoir y accéder librement.
Le Zimbabwe avait jusqu'ici systématiquement refusé ces conditions, et les gouvernements d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Australie se sont opposés à l'exportation de pierres de cette région.
L'Union européenne a fait le forcing pour faire accepter ces conditions par toutes les parties et sa représentante pour les affaires étrangères Catherine Ashton a affirmé que cet accord préserve la crédibilité et l'intégrité du processus de Kimberley, dont les membres se sont profondément divisés sur le cas du Zimbabwe.
L'organisation professionnelle du commerce du diamant, le "World Diamond Council", a déjà autorisé ses membres à acheter et vendre les diamants des deux mines validées et son président Eli Izakhoff est optimiste malgré l'abstention des Etats-Unis et d'Israël lors de la décision.
Le Canada et l'Australie se sont finalement alignés sur le consensus.
Il est trop tôt pour dire si les O.N.G seront satisfaites : déçues par la gestion de cette crise lors de la dernière réunion du processus, elles ont boycotté la conférence de cette semaine.
© Copyright BBC Afrique
Les mines de diamants de Marange sont considérées comme les plus riches en Afrique Les pays membres du processus de Kimberley destiné à interdir le commerce des diamants "de sang" se sont mis d'accord mardi pour reprendre les exportations des pierres de deux sites miniers de la région de Marange au Zimbabwe.
Elles étaient suspendues depuis les révélations de violations des droits humains commises en 2008 par l'armée sur des civils contraints de remplacer des milliers de mineurs.
Mots-clésRépublique Démocratique du CongoSelon des organisations de défense de droits humains, environ deux cents personnes avaient été tuées, d'autres battues ou violées.
A l'époque le ministre des mines de la R.D.C. avaient qualifié les accusations de "ridicules".
La décision doit être officialisée jeudi à Kinshasa en clôture de la session plénière du processus de Kimberley, un système de certification internationale qui vise à interdire le commerce de diamants dont la vente finance des conflits.
Le Zimbabwe pourra à nouveau exporter les diamants extraits dans deux sites de la région des Marange, Marange Resources et Mbada.
L'exploitation des mines sera contrôlée
D'autres mines dans la région obtiendront le précieux certificat de Kimberley après avoir elles aussi reçu la visite d'experts spécialisés.
La région toute entière reste soumise à une surveillance spéciale et les représentants de la société civile devront pouvoir y accéder librement.
Le Zimbabwe avait jusqu'ici systématiquement refusé ces conditions, et les gouvernements d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Australie se sont opposés à l'exportation de pierres de cette région.
L'Union européenne a fait le forcing pour faire accepter ces conditions par toutes les parties et sa représentante pour les affaires étrangères Catherine Ashton a affirmé que cet accord préserve la crédibilité et l'intégrité du processus de Kimberley, dont les membres se sont profondément divisés sur le cas du Zimbabwe.
L'organisation professionnelle du commerce du diamant, le "World Diamond Council", a déjà autorisé ses membres à acheter et vendre les diamants des deux mines validées et son président Eli Izakhoff est optimiste malgré l'abstention des Etats-Unis et d'Israël lors de la décision.
Le Canada et l'Australie se sont finalement alignés sur le consensus.
Il est trop tôt pour dire si les O.N.G seront satisfaites : déçues par la gestion de cette crise lors de la dernière réunion du processus, elles ont boycotté la conférence de cette semaine.
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Liberia : tout est fin prêt pour le second tour de la présidentielle
(Xinhuanet 03/11/2011) MONROVIA -- La Commission électorale nationale libérienne (NEC) a déclaré mercredi que tout est fin prêt pour le second tour de l'élection présidentielle prévue le 8 novembre et qui opposera la présidente sortante Ellen Johnson- Sirleaf au candidat du Congrès pour le changement démocratique (CDC) Winston A. Tubman.Dans une communiqué de presse, la nouvelle présidente de la commission Elizabeth Nelson a affirmé que le vote se déroulerait comme prévu.
"La NEC veut indiquer qu'elle est complètement prête pour conduire le second tour (...) Tous les matériels nécessaires sont en place, on a organisé la formation du personnel des élections", a déclaré Mme Nelson.
Il a précisé que le transport des matériels de vote vers les régions du sud-est avait été achevé, alors l'envoi d'une partie des matériels sensibles est en cours.
A Addis Abeba, l'Union africaine (UA) a appelé mercredi les Libériens à faire du second tour de la présidentielle un succès.
Selon un communiqué de presse, le président de la Commission de l'UA Jean Ping suit de près le développement au Liberai, après la publication des résultats du premier tour le 25 octobre.
Pour l'UA, le premier tour s'est déroulé dans des conditions jugées libres, justes et crédibles par les observateurs locaux et internationaux.
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"La NEC veut indiquer qu'elle est complètement prête pour conduire le second tour (...) Tous les matériels nécessaires sont en place, on a organisé la formation du personnel des élections", a déclaré Mme Nelson.
Il a précisé que le transport des matériels de vote vers les régions du sud-est avait été achevé, alors l'envoi d'une partie des matériels sensibles est en cours.
A Addis Abeba, l'Union africaine (UA) a appelé mercredi les Libériens à faire du second tour de la présidentielle un succès.
Selon un communiqué de presse, le président de la Commission de l'UA Jean Ping suit de près le développement au Liberai, après la publication des résultats du premier tour le 25 octobre.
Pour l'UA, le premier tour s'est déroulé dans des conditions jugées libres, justes et crédibles par les observateurs locaux et internationaux.
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Djibouti : Quel scénario de sortie de crise ? Chaos ou alternance démocratique ?"
(Afriques en Lutte 03/11/2011) Analyse . A l’heure où la Corne d’Afrique est frappée de plein fouet de la pire sécheresse depuis 60 ans où 12 millions de personnes sont menacées de mort, Djibouti n’a rien perdu de sa superbe stratégique où se bousculent les soldats américains, français, depuis peu japonais et de navires de guerre de plusieurs autres Etats qui participent à la lutte contre la piraterie sur les côtes somaliennes.
Si toutes ces présences paient rubis sur l’ongle au président Guelleh qui a aménagé les caisses du Trésor dans sa résidence de Haramous, elles restent coupables de non assistance à une population en danger, parce qu’incapables d’enrayer la mort à petit feu qui frappe des habitants du Nord et du Sud-Ouest, sous embargo alimentaire et sanitaire draconien par le régime de Djibouti.
Ces habitants laisssés pour compte entendent les vacarmes assourdissants des canons qu’utilisent les militaires américains et français pour leur service. Ces présences étrangères, peuvent-elles cependant sauver le régime de Djibouti de l’implosion à cause de ses démons internes, de ses turpitudes, de ses dérives ?
Force est de constater, que si le soutien des puissances étrangères, peut ralentir momentanément la chute du régime (comme cela a été le cas lors de l’interposition française en 1992 qui a empêché la déroute militaire djiboutienne face à l’avancée du FRUD – Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie), elle ne peut assurer la pérennité d’un groupe au pouvoir si ce dernier est profondément atteint.
Ce régime n’a pas pu amorcer une ouverture politique malgré deux accords de paix avec le FRUD. Guelleh a instrumentalisé les signataires du premier accord et a refusé d’appliquer le traité qu’il a signé en 2001 avec Ahmed Dini. Ce système n’a fait que se refermer sur luimême, évoluant comme son modèle somalien de Ziad Barré : du clanisme au caporalisme lignager pour échouer entre les mains du couple présidentiel.
Dès que le président Guelleh a entamé son deuxième mandat en 2005, on assiste à la montée en puissance de la première dame, Mme Kadra Haid, sur le plan politique, commercial et sécuritaire. Son frère Djama Haid gouverneur de la Banque nationale, contrôle les activités économiques du pays. Il accompagne le chef de l’Etat dans tous ses voyages officiels.
L’épouse du chef de l’Etat a mis en couple réglé le commerce : spoliant certains commerçants, confisquant les biens d’autres. Elle supervise aussi tout ce qui touche à la sécurité du pays. Ce rôle de plus en plus encombrant de la première dame, rappelle étrangement les agissements du couple tunisien Ben Ali-Leila Traboulsi. Pour ces raisons, ce deuxième mandat est apparu une éternité pour la population.
Hostilité quasi générale au troisième mandat du président Guelleh
C’est dans ce contexte que la volonté d’IOG de briguer un troisième mandat en tripatouillant la constitution en avril 2010 a 10 suscité une hostilité sans précédente de la population. Le premier à faire dissidence en 2009 fut l’homme d’affaires Abdourahman Borré, artisan du rapprochement entre Djibouti et Dubaï.
En représailles, tous ses biens ont été confisqués en toute illégalité. Le parti national djiboutien d’Aden Robleh, membre de la coalition présidentielle a refusé de cautionner la révision constitutionnelle en mars 2010. Le PND perdra sa légalité en juin 2011.
La déclaration du chef d’Etat Djiboutien du 26 novembre 2010 selon laquelle « il y a toujours une alternative aux armes pour résoudre les différends politiques », et que « l’espoir sera à la sortie des urnes... » n’a pas été suivie d’effet lors de l’élection, qui fut une nouvelle mascarade. Un candidat alibi a été présenté (l’ancien Président du Conseil Constitutionnel Warsama Mohamed) moyennant finances.
Ce fut une élection pliée d’avance. Tout indiquait que le pouvoir ne voulait pas changer ses pratiques. Guelleh a nommé un proche à la présidence du Conseil constitutionnel en novembre 2009, pour se mettre à l’abri d’une surprise.
Le régime a expulsé l’organisme américain Democraty International (DI) qui suivait le déroulement des élections en mars 2011. Si le chef de l’Etat a révisé la constitution, ce n’était sûrement pas pour perdre les élections ou préparer une quelconque transition démocratique, mais au contraire pour se maintenir au pouvoir indéfiniment.
La population ne s’y est pas trompée : elle s’est exprimée par des manifestations dans tout le pays de janvier à mars 2011 contre le régime. Encouragée par les évènements de la Tunisie, une manifestation d’une ampleur sans précédent (40 000 personnes) s’est déroulée dans la capitale pour demander le départ de Guelleh.
Pris de court, le régime de Djibouti, impressionné par le caractère unitaire de la protestation, tordant le cou à la politique de division, a réagi violemment par des tirs à balles réelles : cinq morts, et des dizaines de blessés, arrestations massives (jusqu’à 400 personnes) et tortures. Plus grave, n’ayant qu’une confiance limitée en sa police et son armée, le chef de l’Etat a fait intervenir 500 policiers somaliens en formation à Djibouti pour réprimer les manifestants, provoquant les protestations des opposants.
Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi a appelé le président Guelleh le soir du 18 février, pour l’assurer de son soutien. Autre conséquence, le pouvoir a interdit tout meeting légal de l’opposition, qui a été condamné par Human Rights Watch le 4 avril 2011.
Pour sa part, les habitants des campagnes où perdure un conflit larvé ont plus d’une fois rejeté le pouvoir de Gouled et de son neveu Guelleh. Dans ces conditions à quoi servent les élections dans ce pays ? Après le printemps des peuples arabes cela n’amuse même plus les dirigeants occidentaux, en tout cas ils sont obligés d’avoir les rires discrets.
Le chef de l’Etat, conscient que l’immense majorité de la population le rejette, n’hésite pas à introduire des ferments du chaos, comme Ziad l’avait fait en Somalie :
faire intervenir des policiers somaliens contre les manifestants pacifiques ;
distribuer 20 000 cartes électorales à des étrangers alors que plus de 100 000 citoyens djiboutiens sont privés de leurs droits civiques ;
blanchir l’argent de la piraterie investis dans l’immobilier ;
créer des affrontements entre différents quartiers sur des bases communautaires enfin, la politique de la terre brûlée menée dans les régions en guerre.
Violations massives et permanentes des Droits Humains
Le rapport de FIDH du 10 juillet 2010 est accablant à cet égard : « L’escalade de la répression à l’encontre des populations civiles opérée à Djibouti est le reflet d’un grave recul de l’espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans certaines régions, en particulier dans le Nord, l’Armée nationale Djiboutienne (AND) procède à des actes de représailles à l’encontre de la population civile perçue comme soutenant directement les rebelles : une politique de la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles, de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens Djiboutiens vers l’Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les éléments de l’armée régulière.
« Ces actes de violences s’inscrivent dans le contexte plus général d’un recul de l’espace démocratique à Djibouti et d’une atteinte quotidienne portée aux libertés individuelles.. Les atteintes à la liberté d’association (notamment des partis politiques d’opposition), les entraves aux activités menées par les défenseurs des droits de l’Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux libertés d’information et d’expression sont monnaie courante »
La répression s’est encore accentuée en 2011.
Des dizaines de manifestants contre la pénurie d’eau et la coupure de l’électricité, et des dizaines de cheminots réclamants les arriérés de salaires ont été emprisonnés dans le centre de tri de Nagad à Djibouti, en mai et juin 2011.
L’armée a rassemblé autour de casernes (Margoita, Galela et Garabtissan) de nombreuses familles, pour servir de bouclier humain en cas d’attaque de rebelles du FRUD.
Ceux qui refusent sont réprimés et sont privés d’aide alimentaire en cette période de famine. La pratique de la torture est courante à Djbouti. Elle se poursuit en toute impunité depuis 35 ans. La gendarmerie et l’armée sont les principaux responsables.
La section de documentation et de recherche de la gendarmerie s’est particulièrement illustrée dans les tortures en ce premier semestre de 2011.
L’OMCT (Organisation mondiale contre la torture), l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et l’ORDHD (Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti) ont dénoncé l’usage de la torture dans ce pays. La situation sociale n’a cessé de se dégrader ces dernières années.
Famine, crises sociales, pénurie d’eau
L’UNICEF dans un rapport de juin 2010 sur la pauvreté enfantine avait révélé que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté « abjecte », qui les expose à des menaces de mort.
Aujourd’hui la famine menace 300 000 personnes en particulier des nomades qui ont perdu jusqu’à 80% de leur cheptel. « Depuis avril la situation se détériore. Le nombre des enfants victimes de malnutrition sévère augmente tous les jours », explique le coordinateur du programme de nutrition pour le Nord de Djibouti cité par l’AFP du 20 août 2011.
À ce facteur climatique s’ajoute dans ces zones la volonté du pouvoir d’utiliser la famine comme arme de destruction lente. Si les civils refusent de collaborer avec l’armée, ils sont privés d’aide alimentaire. La soif reste un problème récurrent pour ces régions. La pénurie d’eau affecte aussi la capitale.
Tentation d’un scénario à la Bahrein
Le FRUD se maintient dans le Nord et Sud-Ouest du pays, malgré les répressions, et en dépit de la présence des bases militaires étrangères.
Le régime craint par-dessus tout le renforcement du FRUD et développe plusieurs axes de lutte à son endroit : mise en cause de l’Erythrée, accusée de soutenir le FRUD ; le renforcement des liens sécuritaires entre Djibouti et l’Ethiopie (illustré par les patrouilles fréquentes de l’armée éthiopienne en territoire djiboutien où elle a arrêté au début août une douzaine d’éleveurs qui furent extradés à Djibouti où ils sont emprisonnés, accusés de soutenir le FRUD) ; arrestations des civils, de Mohamed Ahmed dit Jabha sympathisants, de membres du FRUD (dont le plus célèbre est Mohamed Jabha détenu depuis mai 2010 après avoir été torturé).
Cette crainte est aggravée par plusieurs défections au sein de l’armée, dont certains auraient rejoint les rangs de FRUD. Les partis politiques de l’opposition regroupés au sein de l’UAD et de l’UMD restent très combatifs malgré les harcèlements dont ils sont l’objet en permanence, pour les empêcher d’organiser de nouvelles manifestations contre le régime.
Hassan Amine, défenseur des Droits Humains et membre dirigeant du Parti djiboutien pour le développement est emprisonné avec sept autres personnes à la prison de Gabode, depuis le 1er août.
L’Appel du Mans à l’unité de l’opposition lancé le 7 mai 2011 par l’ensemble des forces de l’opposition et de la société civile djiboutienne en France sera-t-il entendu ? L’opposition sera-t-elle capable de rompre avec son mauvais génie de la division et rassembler ses forces éparses, pour tracer un nouvel horizon et proposer un récit qui parle à tous. La responsabilité de l’opposition est tellement importante dans cette étape de sortie de crise face aux agissements de Guelleh qui veut privilégier le chaos ou le scénario à la Bahrein en sollicitant l’intervention éthiopienne
3 novembre 2011 par Pierre Sidy
Paru dans la revue "Aujourd’hui l’Afrique", N° 121 datée de Septembre 2011
Source : http://www.afaspa.com
© Copyright Afriques en Lutte
Si toutes ces présences paient rubis sur l’ongle au président Guelleh qui a aménagé les caisses du Trésor dans sa résidence de Haramous, elles restent coupables de non assistance à une population en danger, parce qu’incapables d’enrayer la mort à petit feu qui frappe des habitants du Nord et du Sud-Ouest, sous embargo alimentaire et sanitaire draconien par le régime de Djibouti.
Ces habitants laisssés pour compte entendent les vacarmes assourdissants des canons qu’utilisent les militaires américains et français pour leur service. Ces présences étrangères, peuvent-elles cependant sauver le régime de Djibouti de l’implosion à cause de ses démons internes, de ses turpitudes, de ses dérives ?
Force est de constater, que si le soutien des puissances étrangères, peut ralentir momentanément la chute du régime (comme cela a été le cas lors de l’interposition française en 1992 qui a empêché la déroute militaire djiboutienne face à l’avancée du FRUD – Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie), elle ne peut assurer la pérennité d’un groupe au pouvoir si ce dernier est profondément atteint.
Ce régime n’a pas pu amorcer une ouverture politique malgré deux accords de paix avec le FRUD. Guelleh a instrumentalisé les signataires du premier accord et a refusé d’appliquer le traité qu’il a signé en 2001 avec Ahmed Dini. Ce système n’a fait que se refermer sur luimême, évoluant comme son modèle somalien de Ziad Barré : du clanisme au caporalisme lignager pour échouer entre les mains du couple présidentiel.
Dès que le président Guelleh a entamé son deuxième mandat en 2005, on assiste à la montée en puissance de la première dame, Mme Kadra Haid, sur le plan politique, commercial et sécuritaire. Son frère Djama Haid gouverneur de la Banque nationale, contrôle les activités économiques du pays. Il accompagne le chef de l’Etat dans tous ses voyages officiels.
L’épouse du chef de l’Etat a mis en couple réglé le commerce : spoliant certains commerçants, confisquant les biens d’autres. Elle supervise aussi tout ce qui touche à la sécurité du pays. Ce rôle de plus en plus encombrant de la première dame, rappelle étrangement les agissements du couple tunisien Ben Ali-Leila Traboulsi. Pour ces raisons, ce deuxième mandat est apparu une éternité pour la population.
Hostilité quasi générale au troisième mandat du président Guelleh
C’est dans ce contexte que la volonté d’IOG de briguer un troisième mandat en tripatouillant la constitution en avril 2010 a 10 suscité une hostilité sans précédente de la population. Le premier à faire dissidence en 2009 fut l’homme d’affaires Abdourahman Borré, artisan du rapprochement entre Djibouti et Dubaï.
En représailles, tous ses biens ont été confisqués en toute illégalité. Le parti national djiboutien d’Aden Robleh, membre de la coalition présidentielle a refusé de cautionner la révision constitutionnelle en mars 2010. Le PND perdra sa légalité en juin 2011.
La déclaration du chef d’Etat Djiboutien du 26 novembre 2010 selon laquelle « il y a toujours une alternative aux armes pour résoudre les différends politiques », et que « l’espoir sera à la sortie des urnes... » n’a pas été suivie d’effet lors de l’élection, qui fut une nouvelle mascarade. Un candidat alibi a été présenté (l’ancien Président du Conseil Constitutionnel Warsama Mohamed) moyennant finances.
Ce fut une élection pliée d’avance. Tout indiquait que le pouvoir ne voulait pas changer ses pratiques. Guelleh a nommé un proche à la présidence du Conseil constitutionnel en novembre 2009, pour se mettre à l’abri d’une surprise.
Le régime a expulsé l’organisme américain Democraty International (DI) qui suivait le déroulement des élections en mars 2011. Si le chef de l’Etat a révisé la constitution, ce n’était sûrement pas pour perdre les élections ou préparer une quelconque transition démocratique, mais au contraire pour se maintenir au pouvoir indéfiniment.
La population ne s’y est pas trompée : elle s’est exprimée par des manifestations dans tout le pays de janvier à mars 2011 contre le régime. Encouragée par les évènements de la Tunisie, une manifestation d’une ampleur sans précédent (40 000 personnes) s’est déroulée dans la capitale pour demander le départ de Guelleh.
Pris de court, le régime de Djibouti, impressionné par le caractère unitaire de la protestation, tordant le cou à la politique de division, a réagi violemment par des tirs à balles réelles : cinq morts, et des dizaines de blessés, arrestations massives (jusqu’à 400 personnes) et tortures. Plus grave, n’ayant qu’une confiance limitée en sa police et son armée, le chef de l’Etat a fait intervenir 500 policiers somaliens en formation à Djibouti pour réprimer les manifestants, provoquant les protestations des opposants.
Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi a appelé le président Guelleh le soir du 18 février, pour l’assurer de son soutien. Autre conséquence, le pouvoir a interdit tout meeting légal de l’opposition, qui a été condamné par Human Rights Watch le 4 avril 2011.
Pour sa part, les habitants des campagnes où perdure un conflit larvé ont plus d’une fois rejeté le pouvoir de Gouled et de son neveu Guelleh. Dans ces conditions à quoi servent les élections dans ce pays ? Après le printemps des peuples arabes cela n’amuse même plus les dirigeants occidentaux, en tout cas ils sont obligés d’avoir les rires discrets.
Le chef de l’Etat, conscient que l’immense majorité de la population le rejette, n’hésite pas à introduire des ferments du chaos, comme Ziad l’avait fait en Somalie :
faire intervenir des policiers somaliens contre les manifestants pacifiques ;
distribuer 20 000 cartes électorales à des étrangers alors que plus de 100 000 citoyens djiboutiens sont privés de leurs droits civiques ;
blanchir l’argent de la piraterie investis dans l’immobilier ;
créer des affrontements entre différents quartiers sur des bases communautaires enfin, la politique de la terre brûlée menée dans les régions en guerre.
Violations massives et permanentes des Droits Humains
Le rapport de FIDH du 10 juillet 2010 est accablant à cet égard : « L’escalade de la répression à l’encontre des populations civiles opérée à Djibouti est le reflet d’un grave recul de l’espace démocratique dans ce pays. Sous prétexte de vouloir mettre un terme à la rébellion armée qui sévit dans certaines régions, en particulier dans le Nord, l’Armée nationale Djiboutienne (AND) procède à des actes de représailles à l’encontre de la population civile perçue comme soutenant directement les rebelles : une politique de la terre brûlée, des actes de torture et de mauvais traitements, des violences sexuelles, de même que des procédures illégales de refoulement de citoyens Djiboutiens vers l’Ethiopie seraient ainsi perpétrés dans la plus complète impunité par les éléments de l’armée régulière.
« Ces actes de violences s’inscrivent dans le contexte plus général d’un recul de l’espace démocratique à Djibouti et d’une atteinte quotidienne portée aux libertés individuelles.. Les atteintes à la liberté d’association (notamment des partis politiques d’opposition), les entraves aux activités menées par les défenseurs des droits de l’Homme, les atteintes aux libertés syndicales ou aux libertés d’information et d’expression sont monnaie courante »
La répression s’est encore accentuée en 2011.
Des dizaines de manifestants contre la pénurie d’eau et la coupure de l’électricité, et des dizaines de cheminots réclamants les arriérés de salaires ont été emprisonnés dans le centre de tri de Nagad à Djibouti, en mai et juin 2011.
L’armée a rassemblé autour de casernes (Margoita, Galela et Garabtissan) de nombreuses familles, pour servir de bouclier humain en cas d’attaque de rebelles du FRUD.
Ceux qui refusent sont réprimés et sont privés d’aide alimentaire en cette période de famine. La pratique de la torture est courante à Djbouti. Elle se poursuit en toute impunité depuis 35 ans. La gendarmerie et l’armée sont les principaux responsables.
La section de documentation et de recherche de la gendarmerie s’est particulièrement illustrée dans les tortures en ce premier semestre de 2011.
L’OMCT (Organisation mondiale contre la torture), l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et l’ORDHD (Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti) ont dénoncé l’usage de la torture dans ce pays. La situation sociale n’a cessé de se dégrader ces dernières années.
Famine, crises sociales, pénurie d’eau
L’UNICEF dans un rapport de juin 2010 sur la pauvreté enfantine avait révélé que la majorité des enfants de Djibouti vivent dans une pauvreté « abjecte », qui les expose à des menaces de mort.
Aujourd’hui la famine menace 300 000 personnes en particulier des nomades qui ont perdu jusqu’à 80% de leur cheptel. « Depuis avril la situation se détériore. Le nombre des enfants victimes de malnutrition sévère augmente tous les jours », explique le coordinateur du programme de nutrition pour le Nord de Djibouti cité par l’AFP du 20 août 2011.
À ce facteur climatique s’ajoute dans ces zones la volonté du pouvoir d’utiliser la famine comme arme de destruction lente. Si les civils refusent de collaborer avec l’armée, ils sont privés d’aide alimentaire. La soif reste un problème récurrent pour ces régions. La pénurie d’eau affecte aussi la capitale.
Tentation d’un scénario à la Bahrein
Le FRUD se maintient dans le Nord et Sud-Ouest du pays, malgré les répressions, et en dépit de la présence des bases militaires étrangères.
Le régime craint par-dessus tout le renforcement du FRUD et développe plusieurs axes de lutte à son endroit : mise en cause de l’Erythrée, accusée de soutenir le FRUD ; le renforcement des liens sécuritaires entre Djibouti et l’Ethiopie (illustré par les patrouilles fréquentes de l’armée éthiopienne en territoire djiboutien où elle a arrêté au début août une douzaine d’éleveurs qui furent extradés à Djibouti où ils sont emprisonnés, accusés de soutenir le FRUD) ; arrestations des civils, de Mohamed Ahmed dit Jabha sympathisants, de membres du FRUD (dont le plus célèbre est Mohamed Jabha détenu depuis mai 2010 après avoir été torturé).
Cette crainte est aggravée par plusieurs défections au sein de l’armée, dont certains auraient rejoint les rangs de FRUD. Les partis politiques de l’opposition regroupés au sein de l’UAD et de l’UMD restent très combatifs malgré les harcèlements dont ils sont l’objet en permanence, pour les empêcher d’organiser de nouvelles manifestations contre le régime.
Hassan Amine, défenseur des Droits Humains et membre dirigeant du Parti djiboutien pour le développement est emprisonné avec sept autres personnes à la prison de Gabode, depuis le 1er août.
L’Appel du Mans à l’unité de l’opposition lancé le 7 mai 2011 par l’ensemble des forces de l’opposition et de la société civile djiboutienne en France sera-t-il entendu ? L’opposition sera-t-elle capable de rompre avec son mauvais génie de la division et rassembler ses forces éparses, pour tracer un nouvel horizon et proposer un récit qui parle à tous. La responsabilité de l’opposition est tellement importante dans cette étape de sortie de crise face aux agissements de Guelleh qui veut privilégier le chaos ou le scénario à la Bahrein en sollicitant l’intervention éthiopienne
3 novembre 2011 par Pierre Sidy
Paru dans la revue "Aujourd’hui l’Afrique", N° 121 datée de Septembre 2011
Source : http://www.afaspa.com
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La Libye face au danger des armes
(Afrik.com 03/11/2011) L’ONU a appelé lundi les autorités libyennes à mettre tout en œuvre pour empêcher la prolifération des armes en Libye et dans la région du Sahel. Le risque que des groupes terroristes tels qu’Al-Qaida au Maghreb islamique ou des trafiquants d’armes s’en emparent est réel.
La traque des armes a commencé en Libye. Le pays est dangereusement équipé d’armes de toutes sortes. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi à l’unanimité une résolution appelant les nouvelles autorités à prendre toutes les mesures pour mettre un terme à leur prolifération dans le pays et la région du Sahel en particulier. L’ONU craint que des groupes terroristes ou des trafiquants d’armes s’accaparent d’armes tels que des missiles sol-air portable appelés manpads. Très prisés par les groupes radicaux, ils peuvent être utilisés pour abattre des avions et des hélicoptères.
Des armes aux mains d’AQMI
Pour les experts anti-terroristes, une grande partie des armes seraient déjà aux mains de groupes tels qu’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Ils mettent en garde contre un risque de déstabilisation de la région du Sahel. « L’arsenal de systèmes de missiles anti-aériens portables dont dispose la Libye, le plus important au monde en dehors des pays qui les fabriquent, a été largement volé, comme par ailleurs les stocks de munitions et de mines en tout genre », selon Ian Martin, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, un haut responsable de l’OTAN, l’amiral Giampaolo di Paola, aurait indiqué lors d’une réunion à huit clos avec des députés allemands que l’Alliance atlantique a perdu la trace de 10 000 missiles de ce type appartenant aux pro-Kadhafi. Des diplomates ont affirmé, pour leur part, que certaines armes utilisées lors du conflit libyen se trouvaient déjà au Soudan, dans la région du Darfour. Face au danger, l’ONU encourage ainsi tous les pays frontaliers notamment à la Libye tels que l’Algérie, l’Egypte, le Niger à coopérer pour localiser les armes.
Mettre la main sur l’ensemble de cet arsenal militaire ne sera pas une mince affaire. Le Conseil national de transition (CNT) est loin d’avoir le contrôle total du pays et ne dispose pas des moyens nécessaires pour récupérer les armes qui se baladent librement dans le pays. Il a appelé les organisations des Nations unies compétents « à fournir aux autorités libyennes et aux Etats de la région l’assistance nécessaire pour lutter contre cette prolifération », notamment des armes chimiques.
Le gaz moutarde neutralisé
Le nouveau pouvoir libyen a annoncé lundi avoir neutralisé deux sites de stockage contenant du gaz moutarde soigneusement dissimulé durant le conflit par le régime de Mouammar Kadhafi. Ils ont été surveillés durant toute la période du conflit par une équipe spécial œuvrant dans l’ombre. L’un contient des armes « prêtes à l’usage militaire immédiat », selon l’expert libyen Youssef Safi ad-Din, en charge du problème. « Ces deux sites sont sécurisés » et ne présentent aucun risque sanitaire, a-t-il ajouté. Un troisième site situé près de Waddan, dans le sud du pays, dans l’oasis de Djoffra, était connu de l’ONU qui l’avait inspecté dès 2004. L’élimination de son stock de gaz a débuté en 2010 sous contrôle international et a continué jusqu’en février 2011, au début de l’insurrection.
Sécuriser tout le territoire libyen ne peut se faire sans d’importants moyens financiers. Les Etats-Unis, qui connaissent les risques que comporte l’insécurité en Libye, ont de leur côté décidé de financer un programme de 30 millions de dollars pour aider les nouvelle autorités à neutraliser les armes de l’ancien régime, a indiqué, le 13 octobre, Andrew Shapiro, sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires militaires. Selon lui, Washington a envoyé 14 experts en Libye et compte en envoyer 50 autres pour éviter leur dispersion. Il a précisé que Londres a donné son accord pour envoyer des experts et a indiqué ne « pas être en mesure d’évaluer le nombre d’armes disparues ». « Des milliers avaient été détruites », a-t-il ajouté, lors de bombardements. Le régime de Mouammar Kadhafi aurait acquis quelque 20 000 missiles SAM-7, dont plusieurs milliers auraient disparues depuis le début du conflit en mars.
par Assanatou Baldé
© Copyright Afrik.com
La traque des armes a commencé en Libye. Le pays est dangereusement équipé d’armes de toutes sortes. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi à l’unanimité une résolution appelant les nouvelles autorités à prendre toutes les mesures pour mettre un terme à leur prolifération dans le pays et la région du Sahel en particulier. L’ONU craint que des groupes terroristes ou des trafiquants d’armes s’accaparent d’armes tels que des missiles sol-air portable appelés manpads. Très prisés par les groupes radicaux, ils peuvent être utilisés pour abattre des avions et des hélicoptères.
Des armes aux mains d’AQMI
Pour les experts anti-terroristes, une grande partie des armes seraient déjà aux mains de groupes tels qu’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Ils mettent en garde contre un risque de déstabilisation de la région du Sahel. « L’arsenal de systèmes de missiles anti-aériens portables dont dispose la Libye, le plus important au monde en dehors des pays qui les fabriquent, a été largement volé, comme par ailleurs les stocks de munitions et de mines en tout genre », selon Ian Martin, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, un haut responsable de l’OTAN, l’amiral Giampaolo di Paola, aurait indiqué lors d’une réunion à huit clos avec des députés allemands que l’Alliance atlantique a perdu la trace de 10 000 missiles de ce type appartenant aux pro-Kadhafi. Des diplomates ont affirmé, pour leur part, que certaines armes utilisées lors du conflit libyen se trouvaient déjà au Soudan, dans la région du Darfour. Face au danger, l’ONU encourage ainsi tous les pays frontaliers notamment à la Libye tels que l’Algérie, l’Egypte, le Niger à coopérer pour localiser les armes.
Mettre la main sur l’ensemble de cet arsenal militaire ne sera pas une mince affaire. Le Conseil national de transition (CNT) est loin d’avoir le contrôle total du pays et ne dispose pas des moyens nécessaires pour récupérer les armes qui se baladent librement dans le pays. Il a appelé les organisations des Nations unies compétents « à fournir aux autorités libyennes et aux Etats de la région l’assistance nécessaire pour lutter contre cette prolifération », notamment des armes chimiques.
Le gaz moutarde neutralisé
Le nouveau pouvoir libyen a annoncé lundi avoir neutralisé deux sites de stockage contenant du gaz moutarde soigneusement dissimulé durant le conflit par le régime de Mouammar Kadhafi. Ils ont été surveillés durant toute la période du conflit par une équipe spécial œuvrant dans l’ombre. L’un contient des armes « prêtes à l’usage militaire immédiat », selon l’expert libyen Youssef Safi ad-Din, en charge du problème. « Ces deux sites sont sécurisés » et ne présentent aucun risque sanitaire, a-t-il ajouté. Un troisième site situé près de Waddan, dans le sud du pays, dans l’oasis de Djoffra, était connu de l’ONU qui l’avait inspecté dès 2004. L’élimination de son stock de gaz a débuté en 2010 sous contrôle international et a continué jusqu’en février 2011, au début de l’insurrection.
Sécuriser tout le territoire libyen ne peut se faire sans d’importants moyens financiers. Les Etats-Unis, qui connaissent les risques que comporte l’insécurité en Libye, ont de leur côté décidé de financer un programme de 30 millions de dollars pour aider les nouvelle autorités à neutraliser les armes de l’ancien régime, a indiqué, le 13 octobre, Andrew Shapiro, sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires militaires. Selon lui, Washington a envoyé 14 experts en Libye et compte en envoyer 50 autres pour éviter leur dispersion. Il a précisé que Londres a donné son accord pour envoyer des experts et a indiqué ne « pas être en mesure d’évaluer le nombre d’armes disparues ». « Des milliers avaient été détruites », a-t-il ajouté, lors de bombardements. Le régime de Mouammar Kadhafi aurait acquis quelque 20 000 missiles SAM-7, dont plusieurs milliers auraient disparues depuis le début du conflit en mars.
par Assanatou Baldé
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mercredi 2 novembre 2011
RDC : 250 observateurs de la SADC pour les élections de novembre 2011
(Xinhuanet 02/11/2011)
KINSHASA -- La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), enverra 250 observateurs aux élections de novembre 2011 en RDC, a annoncé mardi le secrétaire exécutif de la SADC, Dr Tomaz Augusto Salomao.
« La SADC enverra des observateurs en RDC parce que c'est un pays membre de la communauté », a déclaré le Dr Tomaz Augusto Salomao, ajoutant que a présence en RDC de la Mission d' observateurs de la communauté est conforme aux principes de la SADC en matière d'élections.
Le Dr Tomaz Augusto Salomao a salué la population congolaise pour l'organisation de ce scrutin. En vue de s'assurer de la crédibilité des opérations électorales, la SADC avait dépêché en 2006, sur invitation de la Commission électorale indépendante (CEI) de la RDC , 193 observateurs électoraux dont 43 militaires qui étaient déployés sur toutes les juridictions électorales du pays.
Créée en I980, la SADC compte 15 pays, à savoir l'Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, la Namibie, l'Afrique Sud, l'Ile Maurice, la RDC, Madagascar et les Seychelles. La RDC a rejoint le groupe le 8 septembre 1997. Cette communauté économique est consacrée aux idéaux du libre échange, de la libre circulation des personnes, de la démocratie et du respect pour des droits de l'homme.
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KINSHASA -- La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), enverra 250 observateurs aux élections de novembre 2011 en RDC, a annoncé mardi le secrétaire exécutif de la SADC, Dr Tomaz Augusto Salomao.
« La SADC enverra des observateurs en RDC parce que c'est un pays membre de la communauté », a déclaré le Dr Tomaz Augusto Salomao, ajoutant que a présence en RDC de la Mission d' observateurs de la communauté est conforme aux principes de la SADC en matière d'élections.
Le Dr Tomaz Augusto Salomao a salué la population congolaise pour l'organisation de ce scrutin. En vue de s'assurer de la crédibilité des opérations électorales, la SADC avait dépêché en 2006, sur invitation de la Commission électorale indépendante (CEI) de la RDC , 193 observateurs électoraux dont 43 militaires qui étaient déployés sur toutes les juridictions électorales du pays.
Créée en I980, la SADC compte 15 pays, à savoir l'Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, la Namibie, l'Afrique Sud, l'Ile Maurice, la RDC, Madagascar et les Seychelles. La RDC a rejoint le groupe le 8 septembre 1997. Cette communauté économique est consacrée aux idéaux du libre échange, de la libre circulation des personnes, de la démocratie et du respect pour des droits de l'homme.
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Niger : décès de l'ex-président Ali Saibou
(Xinhuanet 02/11/2011)
NIAMEY-- L'ancien président nigérien le général Ali Saibou est décédé lundi à Niamey à l'âge de 71 ans des suites d'une maladie, a-t-on appris de source officielle mardi.
"Le président de la République a le profond regret de vous annoncer le décès de Son excellence le général Ali Saibou, ancien président de la République, Grand chancelier des ordres nationaux lundi 31 octobre 2011", indique un communiqué publié mardi.
Selon le communiqué, "un deuil national de trois jours a été décrété sur l'ensemble du territoire national et les drapeaux sont mis en berne pendant cette période".
"Le programme des obsèques nationales sera communiqué ultérieurement" mais, selon des sources, l'ex- président devrait être inhumé mercredi dans son village de Dingagi Banda, région de Tillabéry, au nord-ouest de la capitale nigérienne.
Le général Ali Saibou a présidé aux destinées du Niger du 10 novembre 1987 au 27 mars 1993.
A la tête du Conseil militaire Suprême (CMS), le général Ali Saibou, a succédé a son ami et cousin, le général Seyni Kountché, décédé en novembre 1987.
Il a décidé de jouer la carte de la décrispation en déclarant une amnistie générale pour tous les condamnés politiques, faisant ainsi libérer tous les prisonniers.
Le 2 août 1988, il crée le Mouvement national pour la société de développement (MNSD) qui devient le parti-Etat.
Ali Saibou fait adopter par référendum, le 24 septembre 1989, la constitution de la 2ème République qui consacre l'arrivée des civils au pouvoir, dans le cadre du parti unique, le MNSD.
Le 10 décembre 1989, Ali Saibou a été élu président de la République avec 99,5% des suffrages.
Devant l'exigence des forces démocratiques, Ali Saibou instaure le multipartisme le 15 novembre 1990.
Trois ans plus tard, il cède le pouvoir à un régime civil après des élections libres et transparentes.
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NIAMEY-- L'ancien président nigérien le général Ali Saibou est décédé lundi à Niamey à l'âge de 71 ans des suites d'une maladie, a-t-on appris de source officielle mardi.
"Le président de la République a le profond regret de vous annoncer le décès de Son excellence le général Ali Saibou, ancien président de la République, Grand chancelier des ordres nationaux lundi 31 octobre 2011", indique un communiqué publié mardi.
Selon le communiqué, "un deuil national de trois jours a été décrété sur l'ensemble du territoire national et les drapeaux sont mis en berne pendant cette période".
"Le programme des obsèques nationales sera communiqué ultérieurement" mais, selon des sources, l'ex- président devrait être inhumé mercredi dans son village de Dingagi Banda, région de Tillabéry, au nord-ouest de la capitale nigérienne.
Le général Ali Saibou a présidé aux destinées du Niger du 10 novembre 1987 au 27 mars 1993.
A la tête du Conseil militaire Suprême (CMS), le général Ali Saibou, a succédé a son ami et cousin, le général Seyni Kountché, décédé en novembre 1987.
Il a décidé de jouer la carte de la décrispation en déclarant une amnistie générale pour tous les condamnés politiques, faisant ainsi libérer tous les prisonniers.
Le 2 août 1988, il crée le Mouvement national pour la société de développement (MNSD) qui devient le parti-Etat.
Ali Saibou fait adopter par référendum, le 24 septembre 1989, la constitution de la 2ème République qui consacre l'arrivée des civils au pouvoir, dans le cadre du parti unique, le MNSD.
Le 10 décembre 1989, Ali Saibou a été élu président de la République avec 99,5% des suffrages.
Devant l'exigence des forces démocratiques, Ali Saibou instaure le multipartisme le 15 novembre 1990.
Trois ans plus tard, il cède le pouvoir à un régime civil après des élections libres et transparentes.
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Les parlementaires nigériens adoptent la loi créant le Conseil national de sécurité
(Xinhuanet 02/11/2011)
NIAMEY -- Les parlementaires nigériens, en session ordinaire, ont examiné et adopté lundi dans l'après-midi, le projet de loi déterminant les attributions, la composition et les règles de fonctionnement du Conseil national de sécurité (CNS).
Le CNS est un organe consultatif qui donne son avis sur les questions relatives à la sécurité et à la défense de la Nation, à la politique étrangère et de manière générale sur toutes questions liées aux intérêts vitaux et stratégique du Niger.
Ce texte de loi, a expliqué aux parlementaires le ministre chargé de Relations avec les Institutions, Elhadj Laouali Chaïbou, a le mérite de permettre au gouvernement de prendre immédiatement des mesures face aux défis sécuritaires du moment dont le Niger fait face.
Le Conseil national de sécurité, aux côtés du Conseil supérieur de la défense, assiste le chef de l'Etat dans ses prises de décisions relatives aux questions sécuritaires et stratégiques du pays.
C'est à l'unanimité des 105 députés présents dans l'hémicycle que cette loi a été votée.
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NIAMEY -- Les parlementaires nigériens, en session ordinaire, ont examiné et adopté lundi dans l'après-midi, le projet de loi déterminant les attributions, la composition et les règles de fonctionnement du Conseil national de sécurité (CNS).
Le CNS est un organe consultatif qui donne son avis sur les questions relatives à la sécurité et à la défense de la Nation, à la politique étrangère et de manière générale sur toutes questions liées aux intérêts vitaux et stratégique du Niger.
Ce texte de loi, a expliqué aux parlementaires le ministre chargé de Relations avec les Institutions, Elhadj Laouali Chaïbou, a le mérite de permettre au gouvernement de prendre immédiatement des mesures face aux défis sécuritaires du moment dont le Niger fait face.
Le Conseil national de sécurité, aux côtés du Conseil supérieur de la défense, assiste le chef de l'Etat dans ses prises de décisions relatives aux questions sécuritaires et stratégiques du pays.
C'est à l'unanimité des 105 députés présents dans l'hémicycle que cette loi a été votée.
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Côte d'Ivoire : la tenue des législatives le 11 décembre, un "impératif" (Ouattara)
(Xinhuanet 02/11/2011)
ABIDJAN -- Le président ivoirien Alassane Outtara a affirmé lundi à Abidjan que l'organisation des élections législatives le 11 décembre dans son pays est un "impératif", tout en appelant le partisans de l'ex président Laurent Gbagbo à participer à la compétition.
"Les élections doivent se tenir le 11 décembre et c'est un impératif pour la bonne marche de la démocratie", a déclaré Alassane Ouattara au sortir d'une séance de travail avec son allié au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Henri Konan Bédié.
Pour Alassane Ouattara, "il faut en finir avec l'élection des députés avant la fin de l'année".
La Commission électorale indépendante (CEI) a prorogé de quelques heures, jusqu'à minuit ce lundi, la date butoir de dépôt des dossiers de candidature.
Le Front populaire ivoirien (FPI), de Laurent Gbagbo, qui a demandé le report du scrutin menace de le boycotter si la CEI qu'il juge déséquilibré au profit des partisans de M. Ouattara n'est pas recomposée et si Laurent Gbagbo et ses proches assignés à résidence ou emprisonnés ne sont pas libérés.
En réponse, Alassane Ouattara a annoncé, sans plus, la création d'un poste de vice-président à la Commission centrale de la CEI pour le FPI.
Initialement prévue mercredi dernier, la date butoir de dépôt des candidatures à été reportée à ce lundi avant d'être repoussée jusqu'à minuit.
"Il serait bien que le FPI participe à cette compétition, car c'est la démocratie et un parlement où les (trois) grands partis sont représentés serait une bonne chose", a estimé le président Ouattara après sa rencontre avec Henri Konan Bédié.
Il s'est dit "heureux de savoir que la CEI a prorogé le dépôt des candidatures".
Les élections législatives sont censées mettre fin à la transition politique en Côte d'Ivoire après l'élection présidentielle de novembre dernier marquée par des violences et une guerre de deux semaines à Abidjan qui ont fait au moins 3.000 morts.
© Copyright Xinhuanet
ABIDJAN -- Le président ivoirien Alassane Outtara a affirmé lundi à Abidjan que l'organisation des élections législatives le 11 décembre dans son pays est un "impératif", tout en appelant le partisans de l'ex président Laurent Gbagbo à participer à la compétition.
"Les élections doivent se tenir le 11 décembre et c'est un impératif pour la bonne marche de la démocratie", a déclaré Alassane Ouattara au sortir d'une séance de travail avec son allié au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Henri Konan Bédié.
Pour Alassane Ouattara, "il faut en finir avec l'élection des députés avant la fin de l'année".
La Commission électorale indépendante (CEI) a prorogé de quelques heures, jusqu'à minuit ce lundi, la date butoir de dépôt des dossiers de candidature.
Le Front populaire ivoirien (FPI), de Laurent Gbagbo, qui a demandé le report du scrutin menace de le boycotter si la CEI qu'il juge déséquilibré au profit des partisans de M. Ouattara n'est pas recomposée et si Laurent Gbagbo et ses proches assignés à résidence ou emprisonnés ne sont pas libérés.
En réponse, Alassane Ouattara a annoncé, sans plus, la création d'un poste de vice-président à la Commission centrale de la CEI pour le FPI.
Initialement prévue mercredi dernier, la date butoir de dépôt des candidatures à été reportée à ce lundi avant d'être repoussée jusqu'à minuit.
"Il serait bien que le FPI participe à cette compétition, car c'est la démocratie et un parlement où les (trois) grands partis sont représentés serait une bonne chose", a estimé le président Ouattara après sa rencontre avec Henri Konan Bédié.
Il s'est dit "heureux de savoir que la CEI a prorogé le dépôt des candidatures".
Les élections législatives sont censées mettre fin à la transition politique en Côte d'Ivoire après l'élection présidentielle de novembre dernier marquée par des violences et une guerre de deux semaines à Abidjan qui ont fait au moins 3.000 morts.
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La Côte d'Ivoire multiplie des missions de prospection économique pour relever le niveau de l'investissement (SYNTHESE)
(Xinhuanet 02/11/2011)
ABIDJAN -- La Côte d'Ivoire s'attèle depuis plusieurs semaines à multiplier des missions de prospection économique à l'extérieur en vue de relever le niveau d'investissement dans le pays.
Pour les dirigeants ivoiriens, il s'agit d'aller vers les partenaires extérieurs pour les convaincre des avantages de choisir la destination Côte d'Ivoire, tout en donnant une garantie à ceux-ci du retour de la normalité dans le pays après l'épisode tumultueux de la crise post-électorale liée au scrutin présidentiel.
Pour le président ivoirien Alassane Ouattara, toute visite officielle se veut également une opportunité de rencontrer des investisseurs susceptibles de contribuer à la reconstruction post- crise en marche dans le pays.
Le chef de l'Etat ivoirien a ainsi rencontré plusieurs opérateurs économiques et plusieurs personnalités du monde des affaires et des finances lors du voyage qu'il a effectué aux Etats- Unis dans le cadre de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations-Unies (ONU).
RENFORCER LA PRESENCE DES INVESTISSEURS
A une date plus récente, Alassane Ouattara s'est réjoui d'avoir établi des contacts importants à Paris en marge d'une rencontre de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
"Nous avons rencontré des investisseurs, et ceux-ci se disent prêts à renforcer leur présence en Côte d'Ivoire", avait déclaré M. Ouattara à son retour de paris, assurant que "cela permettra de résoudre le problème de l'emploi des jeunes".
De leurs côtés, les membres du gouvernement Ouattara se mettent également à la tâche en glanant des opportunités d'investissements multisectoriels, dans la perspective de dynamiser l'économie.
De retour d'une mission au Barhein dans le Golfe persique, le ministre ivoirien du Plan et du développement Albert Mabri Toikeusse a déclaré lundi avoir rencontré durant son séjour plusieurs groupes financiers de ce pays.
"Ces groupes sont prêts à investir en Côte d'Ivoire. Il y a par exemple le groupe du docteur Kamal qui s'est dit prêt à mettre une somme substantielle à la disposition de la Côte d'Ivoire pour son développement", a noté M. Mabri.
FORGER UN PAYS EMERGENT
La venue régulière d'hommes d'affaires en Côte d'Ivoire se veut également une résultante des missions de prospection préalables réalisées par des officiels ivoiriens.
Le week-end dernier, une délégation qatarie était ainsi à Abidjan en vue de voir les opportunités d'investissement.
Selon le chef de délégation Zahred Rachid, il s'agissait également de renforcer la coopération économique entre la Côte d'Ivoire et le Qatar.
Plusieurs autres pays d'Asie, d'Amérique, d'Europe et d'Afrique se trouvent dans la "ligne de mire" économique des dirigeants ivoiriens qui s'engagent à traduire en acte la volonté du chef d'Etat ivoirien de faire de la Côte d'ivoire un pays émergent dans les prochaines années.
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ABIDJAN -- La Côte d'Ivoire s'attèle depuis plusieurs semaines à multiplier des missions de prospection économique à l'extérieur en vue de relever le niveau d'investissement dans le pays.
Pour les dirigeants ivoiriens, il s'agit d'aller vers les partenaires extérieurs pour les convaincre des avantages de choisir la destination Côte d'Ivoire, tout en donnant une garantie à ceux-ci du retour de la normalité dans le pays après l'épisode tumultueux de la crise post-électorale liée au scrutin présidentiel.
Pour le président ivoirien Alassane Ouattara, toute visite officielle se veut également une opportunité de rencontrer des investisseurs susceptibles de contribuer à la reconstruction post- crise en marche dans le pays.
Le chef de l'Etat ivoirien a ainsi rencontré plusieurs opérateurs économiques et plusieurs personnalités du monde des affaires et des finances lors du voyage qu'il a effectué aux Etats- Unis dans le cadre de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations-Unies (ONU).
RENFORCER LA PRESENCE DES INVESTISSEURS
A une date plus récente, Alassane Ouattara s'est réjoui d'avoir établi des contacts importants à Paris en marge d'une rencontre de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
"Nous avons rencontré des investisseurs, et ceux-ci se disent prêts à renforcer leur présence en Côte d'Ivoire", avait déclaré M. Ouattara à son retour de paris, assurant que "cela permettra de résoudre le problème de l'emploi des jeunes".
De leurs côtés, les membres du gouvernement Ouattara se mettent également à la tâche en glanant des opportunités d'investissements multisectoriels, dans la perspective de dynamiser l'économie.
De retour d'une mission au Barhein dans le Golfe persique, le ministre ivoirien du Plan et du développement Albert Mabri Toikeusse a déclaré lundi avoir rencontré durant son séjour plusieurs groupes financiers de ce pays.
"Ces groupes sont prêts à investir en Côte d'Ivoire. Il y a par exemple le groupe du docteur Kamal qui s'est dit prêt à mettre une somme substantielle à la disposition de la Côte d'Ivoire pour son développement", a noté M. Mabri.
FORGER UN PAYS EMERGENT
La venue régulière d'hommes d'affaires en Côte d'Ivoire se veut également une résultante des missions de prospection préalables réalisées par des officiels ivoiriens.
Le week-end dernier, une délégation qatarie était ainsi à Abidjan en vue de voir les opportunités d'investissement.
Selon le chef de délégation Zahred Rachid, il s'agissait également de renforcer la coopération économique entre la Côte d'Ivoire et le Qatar.
Plusieurs autres pays d'Asie, d'Amérique, d'Europe et d'Afrique se trouvent dans la "ligne de mire" économique des dirigeants ivoiriens qui s'engagent à traduire en acte la volonté du chef d'Etat ivoirien de faire de la Côte d'ivoire un pays émergent dans les prochaines années.
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Kenya, Somalie : Le CICR inquiet pour les civiles en Somalie
(Xinhuanet 02/11/2011)
Le CICR appelle les soldats kenyans déployés en Somalie et les milices à respecter les droits des civiles .
L'appel du Comité International de la Croix Rouge (CICR) intervient quelques jours après la mort dimanche dernier, d'au moins cinq personnes et environ 50 autres blessées suite à une frappe aérienne de l'armée kenyane.
Les forces Kenyanes qui combattent les insurgés islamistes d'Al Shabab sur le sol somalien ont nié toute implication. Le premier ministre kenyan a promis d'ouvrir une enquête.
Par ailleurs, les insurgés islamistes d'al shebab, ont affirmé mardi avoir tendu une embuscade à un convoi de troupes kenyanes dans le sud du pays.
Le Kenya n'a pas confirmé cette déclaration, mais selon un responsable du mouvement islamiste Cheikh Mohamed Ibrahim et des témoins, une embuscade aurait été tendue à un convoi kenyan entre
les villages du sud de la Somalie.
Le gouvernement de transition somalien soutenu par l'armée kenyane déployée sur le sol somalien, a affirmé avoir repoussé les attaques d'al shabab dans la même localité.
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Le CICR appelle les soldats kenyans déployés en Somalie et les milices à respecter les droits des civiles .
L'appel du Comité International de la Croix Rouge (CICR) intervient quelques jours après la mort dimanche dernier, d'au moins cinq personnes et environ 50 autres blessées suite à une frappe aérienne de l'armée kenyane.
Les forces Kenyanes qui combattent les insurgés islamistes d'Al Shabab sur le sol somalien ont nié toute implication. Le premier ministre kenyan a promis d'ouvrir une enquête.
Par ailleurs, les insurgés islamistes d'al shebab, ont affirmé mardi avoir tendu une embuscade à un convoi de troupes kenyanes dans le sud du pays.
Le Kenya n'a pas confirmé cette déclaration, mais selon un responsable du mouvement islamiste Cheikh Mohamed Ibrahim et des témoins, une embuscade aurait été tendue à un convoi kenyan entre
les villages du sud de la Somalie.
Le gouvernement de transition somalien soutenu par l'armée kenyane déployée sur le sol somalien, a affirmé avoir repoussé les attaques d'al shabab dans la même localité.
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Rwanda : Sredojevic sélectionneur
(Sport 365 02/11/2011)
Le Rwanda annonce offciellement la nomination de Milutin Sredojevic,au poste de sélectionneur national. Le technicien serbe entraînait dernièrement le club soudanais d'El-Hilal, récent demi-finaliste de la Ligue des Champions Orange.
Le Rwanda a trouvé un sélectionneur pour succéder au Ghanéen Sellas Tetteh : il s'agit du Serbe Milutin Sredojevic, qui dirigeait El-Hilal Omdurman, demi-finaliste de la Ligue des Champions Orange, a annoncé mardi la Fédération (FERWAFA). Le coach démissionnaire n'avait pas obtenu les résultats escomptés lors des éliminatoires de la CAN Orange 2012, les Amavubi ne remportant que deux de ses six matchs qualificatifs, très loin derrière la Côté d'Ivoire. Le nouveau sélectionneur national devrait être épaulé par trois assistants rwandais, selon le communiqué fédéral.
P.J (Rédaction Football365/FootSud)
Rédigé par Rédaction Football365.fr / FootSud
© Copyright Sport 365
Le Rwanda annonce offciellement la nomination de Milutin Sredojevic,au poste de sélectionneur national. Le technicien serbe entraînait dernièrement le club soudanais d'El-Hilal, récent demi-finaliste de la Ligue des Champions Orange.
Le Rwanda a trouvé un sélectionneur pour succéder au Ghanéen Sellas Tetteh : il s'agit du Serbe Milutin Sredojevic, qui dirigeait El-Hilal Omdurman, demi-finaliste de la Ligue des Champions Orange, a annoncé mardi la Fédération (FERWAFA). Le coach démissionnaire n'avait pas obtenu les résultats escomptés lors des éliminatoires de la CAN Orange 2012, les Amavubi ne remportant que deux de ses six matchs qualificatifs, très loin derrière la Côté d'Ivoire. Le nouveau sélectionneur national devrait être épaulé par trois assistants rwandais, selon le communiqué fédéral.
P.J (Rédaction Football365/FootSud)
Rédigé par Rédaction Football365.fr / FootSud
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Guinée : 53 ans de l'armée nationale, gloire et turpitude
(Xinhuanet 02/11/2011)
CONAKRY -- Du 1er novembre 1958 au 1er novembre 2011, l'armée guinéenne a 53 ans.
Tout a débuté après la proclamation de l'indépendance du pays le 2 octobre 1958 où, pour une souveraineté totale, il fallait constituer une armée. Cela était aussi difficile que former les enseignants et les cadres pour diriger les différents secteurs d'un Etat libre et indépendant. La plupart des hommes valides étaient sous le drapeau français et sous différents cieux, notamment en Algérie et en Indochine.
Le président de l'époque Sékou Touré fera le déplacement au Vietnam en 1959-60 pour demander aux soldats guinéens qui avaient décidé de rester dans ce pays de rentrer. La procédure va traîner pendant un an pour aboutir à l'arrivée effective le 12 février 1961.
A l'appel de la jeune République, tous vont rejoindre le rang sans une petite réticence chez certains officiers dans l'armée française.
Très perspicaces et très susceptibles, les dirigeants du Parti démocratique de Guinée (PDG, parti au pouvoir d'alors) vont commencer à se méfier de cette grande muette qui a commencé à chuchoter. Dès le début des années 60, les douteux et louches conciliabules commençaient dans les camps, sans doute à cause des promesses non tenues par le pouvoir politique. Le traitement était aussi nettement inférieur par rapport à celui de l'armée coloniale.
DES MILITAIRES AGUERRIS
Les dirigeants guinéens vont se lancer par la suite dans des actions de solidarité en envoyant l'armée au Congo dans le conflit du Katanga puis sur les fronts de la Guinée-Bissau, d'Angola et d'ailleurs en Afrique, partout où il y a conflit. Cela avait pour bénéfice d'aguerrir les militaires guinéens bien encadrés par les officiers formés sous l'armée française.
L'armée guinéenne acquérait ainsi gloire et expérience et elle faisait de plus en plus peur aux politiques. Elle sera noyautée par les syndicats et organisations politiques sous les appellations de Comité d'unité militaire (CUM) et Comité d'unité de production (CUP).
Les présidents de ces CUM et CUP avaient des pouvoirs révolutionnaires étendus et pouvaient soumettre tous les hommes, officiers comme hommes du rang. Le début de tous les commencements.
La politique prenant ainsi le dessus sur l'armée n'était pas du goût des officiers et militaires de carrière. Les chuchotements devenaient de plus en plus audibles et c'est le camp de la Garde Républicaine de Camayenne qui va se transformer en lieu de détention pour les récalcitrants après les violons du camp Alpha Yaya.
LA POLITISATION FAIT DES VAGUES
La politisation à outrance de l'armée fait des vagues dans les différents camps. Le jeune inspecteur de police, Mamadou Boiro sera alors envoyé à Labé pour convoyer et ramener des parachutistes rebelles.
Erreur d'appréciation et des dirigeants politiques et du policier qui étaient loin de deviner que les parachutistes allaient faire reddition sans réagir.
Une altercation éclate dans l'avion et les parachutistes larguent l'inspecteur de police et tentent de détourner l'avion sur Bamako mais par une malice du pilote ou par absolue nécessité, l'avion atterrit à Maleyah, à Siguiri et la version révolutionnaire dit que ce sont les populations de cette contrée qui ont mis la main sur les trois mutins.
C'est ainsi que le nom de Boiro fut donné au camp Camayenne pour ramener à l'ordre les militaires et officiers qui veulent se ruer dans les brancards. Il va finalement devenir un camp de détention politique de tous ceux qui étaient soupçonnés d'être des "contre révolutionnaires".
Mais par l'abus excessif de certains officiers, "le Camp Boiro" va devenir le symbole de la répression de la Révolution. Tout le monde était potentiellement contre révolutionnaire et susceptible de faire le camp Boiro. Des règlements de compte personnels et même des élèves pris en toute innocence avec des tracts ont failli laisser des plumes au Camp Boiro. La répression était à son comble.
L'armée guinéenne sera décimée et étêtée de tous ses valeureux officiers qui n'étaient pas d'accord avec la politisation des camps et casernes.
Après la Révolution, l'armée va prendre les destinées du pays et le conduire militairement dans toutes les dérives. 26 ans de ségrégation, de mal nourris et de mal vêtus, les hommes en uniforme vont se revancher sur les populations qui avaient crié et soutenu la politique du PDG.
Dans toutes ces étapes, il n'y a jamais eu paix véritable et concorde nationale.
Un militaire en cachant un autre, Lansana Conté sera remplacé de façon tonitruante par le groupe du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte militaire arrivée au pouvoir en 2008).
Plus encore mal préparés que les deux équipes précédentes, le CNDD voulait confisquer le pouvoir mais les époques n'étaient plus les mêmes, les mentalités ont aussi changé. Il fallait décapiter carrément cette malheureuse muette qui a connu des épurations incommensurables depuis Sékou Touré et Lansana Conté.
Cette armée avait besoin d'officiers supérieurs et on a tout vu et de toutes les couleurs : des nominations en grades supérieurs à titres exceptionnels intempestives si bien que des colonels sont toujours des officiers d'ordonnance des tout petits directeurs et des capitaines débrayés qui font la honte dans la circulation routière à demander des billets de banque.
Le carnage digne le 28 septembre 2009 au stade de Conakry provoquera la déliquescence au sein du CNDD.
Le gouvernement de transition sera, lui aussi caporalisé par cette armée de jeunes officiers supérieurs qui ont été eux aussi accusés de concussion.
UNE RESTRUCTURATION NECESSAIRE
Voilà qu'à 53 ans, elle commence à apprendre à rester la grande muette constitutionnelle.
Une armée n'a du respect que si elle refuse de jouer au jeu politique mais pour autant elle ne doit pas fermer l'oeil sur la politique et ne doit pas se laisser "caporaliser" par la politique. Si l'armée est manipulée, elle perd de sa noblesse.
Actuellement, l'armée guinéenne doit se remettre en question et le recyclage et la sur-formation des officiers doivent dès que possible se mettre en marche.
La sagesse doit maintenant guider cette armée car aucune prise du pouvoir par la force ne peut plus être légitime, et aucune indiscipline ne peut grandir une armée.
Une restructuration en profondeur et une formation adéquate sont souhaitées pour la grande muette guinéenne.
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CONAKRY -- Du 1er novembre 1958 au 1er novembre 2011, l'armée guinéenne a 53 ans.
Tout a débuté après la proclamation de l'indépendance du pays le 2 octobre 1958 où, pour une souveraineté totale, il fallait constituer une armée. Cela était aussi difficile que former les enseignants et les cadres pour diriger les différents secteurs d'un Etat libre et indépendant. La plupart des hommes valides étaient sous le drapeau français et sous différents cieux, notamment en Algérie et en Indochine.
Le président de l'époque Sékou Touré fera le déplacement au Vietnam en 1959-60 pour demander aux soldats guinéens qui avaient décidé de rester dans ce pays de rentrer. La procédure va traîner pendant un an pour aboutir à l'arrivée effective le 12 février 1961.
A l'appel de la jeune République, tous vont rejoindre le rang sans une petite réticence chez certains officiers dans l'armée française.
Très perspicaces et très susceptibles, les dirigeants du Parti démocratique de Guinée (PDG, parti au pouvoir d'alors) vont commencer à se méfier de cette grande muette qui a commencé à chuchoter. Dès le début des années 60, les douteux et louches conciliabules commençaient dans les camps, sans doute à cause des promesses non tenues par le pouvoir politique. Le traitement était aussi nettement inférieur par rapport à celui de l'armée coloniale.
DES MILITAIRES AGUERRIS
Les dirigeants guinéens vont se lancer par la suite dans des actions de solidarité en envoyant l'armée au Congo dans le conflit du Katanga puis sur les fronts de la Guinée-Bissau, d'Angola et d'ailleurs en Afrique, partout où il y a conflit. Cela avait pour bénéfice d'aguerrir les militaires guinéens bien encadrés par les officiers formés sous l'armée française.
L'armée guinéenne acquérait ainsi gloire et expérience et elle faisait de plus en plus peur aux politiques. Elle sera noyautée par les syndicats et organisations politiques sous les appellations de Comité d'unité militaire (CUM) et Comité d'unité de production (CUP).
Les présidents de ces CUM et CUP avaient des pouvoirs révolutionnaires étendus et pouvaient soumettre tous les hommes, officiers comme hommes du rang. Le début de tous les commencements.
La politique prenant ainsi le dessus sur l'armée n'était pas du goût des officiers et militaires de carrière. Les chuchotements devenaient de plus en plus audibles et c'est le camp de la Garde Républicaine de Camayenne qui va se transformer en lieu de détention pour les récalcitrants après les violons du camp Alpha Yaya.
LA POLITISATION FAIT DES VAGUES
La politisation à outrance de l'armée fait des vagues dans les différents camps. Le jeune inspecteur de police, Mamadou Boiro sera alors envoyé à Labé pour convoyer et ramener des parachutistes rebelles.
Erreur d'appréciation et des dirigeants politiques et du policier qui étaient loin de deviner que les parachutistes allaient faire reddition sans réagir.
Une altercation éclate dans l'avion et les parachutistes larguent l'inspecteur de police et tentent de détourner l'avion sur Bamako mais par une malice du pilote ou par absolue nécessité, l'avion atterrit à Maleyah, à Siguiri et la version révolutionnaire dit que ce sont les populations de cette contrée qui ont mis la main sur les trois mutins.
C'est ainsi que le nom de Boiro fut donné au camp Camayenne pour ramener à l'ordre les militaires et officiers qui veulent se ruer dans les brancards. Il va finalement devenir un camp de détention politique de tous ceux qui étaient soupçonnés d'être des "contre révolutionnaires".
Mais par l'abus excessif de certains officiers, "le Camp Boiro" va devenir le symbole de la répression de la Révolution. Tout le monde était potentiellement contre révolutionnaire et susceptible de faire le camp Boiro. Des règlements de compte personnels et même des élèves pris en toute innocence avec des tracts ont failli laisser des plumes au Camp Boiro. La répression était à son comble.
L'armée guinéenne sera décimée et étêtée de tous ses valeureux officiers qui n'étaient pas d'accord avec la politisation des camps et casernes.
Après la Révolution, l'armée va prendre les destinées du pays et le conduire militairement dans toutes les dérives. 26 ans de ségrégation, de mal nourris et de mal vêtus, les hommes en uniforme vont se revancher sur les populations qui avaient crié et soutenu la politique du PDG.
Dans toutes ces étapes, il n'y a jamais eu paix véritable et concorde nationale.
Un militaire en cachant un autre, Lansana Conté sera remplacé de façon tonitruante par le groupe du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte militaire arrivée au pouvoir en 2008).
Plus encore mal préparés que les deux équipes précédentes, le CNDD voulait confisquer le pouvoir mais les époques n'étaient plus les mêmes, les mentalités ont aussi changé. Il fallait décapiter carrément cette malheureuse muette qui a connu des épurations incommensurables depuis Sékou Touré et Lansana Conté.
Cette armée avait besoin d'officiers supérieurs et on a tout vu et de toutes les couleurs : des nominations en grades supérieurs à titres exceptionnels intempestives si bien que des colonels sont toujours des officiers d'ordonnance des tout petits directeurs et des capitaines débrayés qui font la honte dans la circulation routière à demander des billets de banque.
Le carnage digne le 28 septembre 2009 au stade de Conakry provoquera la déliquescence au sein du CNDD.
Le gouvernement de transition sera, lui aussi caporalisé par cette armée de jeunes officiers supérieurs qui ont été eux aussi accusés de concussion.
UNE RESTRUCTURATION NECESSAIRE
Voilà qu'à 53 ans, elle commence à apprendre à rester la grande muette constitutionnelle.
Une armée n'a du respect que si elle refuse de jouer au jeu politique mais pour autant elle ne doit pas fermer l'oeil sur la politique et ne doit pas se laisser "caporaliser" par la politique. Si l'armée est manipulée, elle perd de sa noblesse.
Actuellement, l'armée guinéenne doit se remettre en question et le recyclage et la sur-formation des officiers doivent dès que possible se mettre en marche.
La sagesse doit maintenant guider cette armée car aucune prise du pouvoir par la force ne peut plus être légitime, et aucune indiscipline ne peut grandir une armée.
Une restructuration en profondeur et une formation adéquate sont souhaitées pour la grande muette guinéenne.
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L'Ouganda produit des voitures électriques
(Xinhuanet 02/11/2011)
KAMPALA -- Des scientifiques ougandais ont effectué mardi le test de route de la première voiture électrique produite dans ce pays d'Afrique de l'Est, l'aboutissement de trois années de travail.
Le directeur du projet, Tickodri Togboa, professeur d' ingénierie électrique et informatique à l'université de Makerere, a déclaré dans une interview accordée à Xinhua à l'université que ce véhicule deux-places utilisées des batteries au lithium spécialisées capables de rouler sur une distance de 80 km.
Baptisée KIIRA EV, cette voiture dispose d'une puissance de 18 chevaux et peut atteindre une vitesse de 60 km/h.
Dans le cadre d'une production commerciale, cette voiture coûterait près de 15.000 dollars, a-t-il dit.
"En commercialisant cette voiture que nous avons conçue, nous pourrons réduire la production car ce modèle écologique fonctionne sur batterie. Elle ne fait pas de bruit au démarrage, elle n'émet pas de gaz. Nous contribuons ainsi à répondre aux préoccupations environnementales", a-t-il dit.
Cette innovation démontre clairement que l'Ouganda est aussi capable que des pays occidentaux de développer des technologies valables, a-t-il dit.
"Avec cette approche, nous sommes parvenus à former des diplômés de haut niveau qui pourraient maintenant trouver un emploi n'importe où dans le monde", a-t-il dit.
L'inauguration officielle de cette voiture est prévue plus tard dans le mois, en présence du président ougandais Yoweri Museveni.
L'équipe de 25 membres qui a développé la KIIRA EV a désormais entrepris de fabriquer un bus électrique de 30 sièges destiné à remplacer les véhicules à essence ou diesel.
La production d'environ 30 à 50 bus électriques permettrait de résoudre la menace qui selon ses termes plane sur Kampala, capitale du pays, du fait de la pollution générée par les taxis et les bus.
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KAMPALA -- Des scientifiques ougandais ont effectué mardi le test de route de la première voiture électrique produite dans ce pays d'Afrique de l'Est, l'aboutissement de trois années de travail.
Le directeur du projet, Tickodri Togboa, professeur d' ingénierie électrique et informatique à l'université de Makerere, a déclaré dans une interview accordée à Xinhua à l'université que ce véhicule deux-places utilisées des batteries au lithium spécialisées capables de rouler sur une distance de 80 km.
Baptisée KIIRA EV, cette voiture dispose d'une puissance de 18 chevaux et peut atteindre une vitesse de 60 km/h.
Dans le cadre d'une production commerciale, cette voiture coûterait près de 15.000 dollars, a-t-il dit.
"En commercialisant cette voiture que nous avons conçue, nous pourrons réduire la production car ce modèle écologique fonctionne sur batterie. Elle ne fait pas de bruit au démarrage, elle n'émet pas de gaz. Nous contribuons ainsi à répondre aux préoccupations environnementales", a-t-il dit.
Cette innovation démontre clairement que l'Ouganda est aussi capable que des pays occidentaux de développer des technologies valables, a-t-il dit.
"Avec cette approche, nous sommes parvenus à former des diplômés de haut niveau qui pourraient maintenant trouver un emploi n'importe où dans le monde", a-t-il dit.
L'inauguration officielle de cette voiture est prévue plus tard dans le mois, en présence du président ougandais Yoweri Museveni.
L'équipe de 25 membres qui a développé la KIIRA EV a désormais entrepris de fabriquer un bus électrique de 30 sièges destiné à remplacer les véhicules à essence ou diesel.
La production d'environ 30 à 50 bus électriques permettrait de résoudre la menace qui selon ses termes plane sur Kampala, capitale du pays, du fait de la pollution générée par les taxis et les bus.
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Le Zimbabwe peut reprendre le commerce des diamants de Marange
(Le Monde 02/11/2011)
Une session plénière du Processus de Kimberley a autorisé mardi 1er novembre, avec "effet immédiat", les exportations de diamants de deux sites miniers de Marange au Zimbabwe, qui avaient été suspendues à la suite de graves violations des droits de l'homme commises sur ces sites en 2008.
La décision du système de certification internationale, qui vise la non-commercialisation des diamants dont la vente finance des guerres, concerne les "mines conformes de Marange Ressources et Mbada", indique une proposition de la présidence du Processus, actuellement confiée à la République démocratique du Congo (RDC), signée par une délégation européenne et le ministre zimbabwéen des mines et du développement minéral, Obert Mpofu.
Considérées comme les plus riches découvertes en Afrique depuis des décennies, les mines de Marange ont été envahies en 2008 par l'armée zimbabwéenne, qui a expulsé des milliers de mineurs, avant de forcer des civils à les remplacer. Selon des groupes de défense des droits de l'homme, environ 200 personnes y ont été tuées, et d'autres battues ou violées, poussant les experts du Processus de Kimberley à suspendre les exportations de diamants de Marange.
UN ACCORD ASSORTI DE CONDITIONS
En mars, la RDC avait unilatéralement permis au Zimbabwe – dont les liens avec la RDC sont étroits – de reprendre la commercialisation, avant de se raviser face à la contestation des autres membres du Processus. Mais le Zimbabwe a récemment obtenu, avec l'appui de l'Inde et de la Chine, de reprendre la vente de ces diamants à travers deux entreprises zimbabwéennes. Cette décision avait été contestée par les Occidentaux, les groupes de défense des droits de l'homme et une industrie minière soucieuse d'éviter la mauvaise publicité que lui font ces "diamants du sang".
En août, la BBC avait diffusé des témoignages faisant état de viols et de violences physiques par la police et l'armée contre des civils pour les forcer à chercher des diamants près de Marange. Le ministre des mines du Zimbabwe avait alors qualifié ces accusations de "ridicules".
Selon le nouvel accord signé mardi, "les exportations peuvent avoir lieu moyennant une vérification de conformité" d'une équipe de contrôle du Processus de Kimberley. Cette équipe visitera avant la fin du mois la puissante société minière chinoise Anjin, qui opère à Marange, et les nouvelles mines "dans les quatorze jours suivant la date d'invitation", est-il précisé dans le document. Le Zimbabwe devra par ailleurs rendre compte de "l'identification des investisseurs, la réglementation des mines artisanales, la lutte contre le creusage illicite et le trafic illégal". Les représentants du Processus de Kimberley pourront en outre accéder à Marange pour un "rapportage continu" sur l'application du système de certification.
LEMONDE.FR avec AFP
© Copyright Le Monde
Une session plénière du Processus de Kimberley a autorisé mardi 1er novembre, avec "effet immédiat", les exportations de diamants de deux sites miniers de Marange au Zimbabwe, qui avaient été suspendues à la suite de graves violations des droits de l'homme commises sur ces sites en 2008.
La décision du système de certification internationale, qui vise la non-commercialisation des diamants dont la vente finance des guerres, concerne les "mines conformes de Marange Ressources et Mbada", indique une proposition de la présidence du Processus, actuellement confiée à la République démocratique du Congo (RDC), signée par une délégation européenne et le ministre zimbabwéen des mines et du développement minéral, Obert Mpofu.
Considérées comme les plus riches découvertes en Afrique depuis des décennies, les mines de Marange ont été envahies en 2008 par l'armée zimbabwéenne, qui a expulsé des milliers de mineurs, avant de forcer des civils à les remplacer. Selon des groupes de défense des droits de l'homme, environ 200 personnes y ont été tuées, et d'autres battues ou violées, poussant les experts du Processus de Kimberley à suspendre les exportations de diamants de Marange.
UN ACCORD ASSORTI DE CONDITIONS
En mars, la RDC avait unilatéralement permis au Zimbabwe – dont les liens avec la RDC sont étroits – de reprendre la commercialisation, avant de se raviser face à la contestation des autres membres du Processus. Mais le Zimbabwe a récemment obtenu, avec l'appui de l'Inde et de la Chine, de reprendre la vente de ces diamants à travers deux entreprises zimbabwéennes. Cette décision avait été contestée par les Occidentaux, les groupes de défense des droits de l'homme et une industrie minière soucieuse d'éviter la mauvaise publicité que lui font ces "diamants du sang".
En août, la BBC avait diffusé des témoignages faisant état de viols et de violences physiques par la police et l'armée contre des civils pour les forcer à chercher des diamants près de Marange. Le ministre des mines du Zimbabwe avait alors qualifié ces accusations de "ridicules".
Selon le nouvel accord signé mardi, "les exportations peuvent avoir lieu moyennant une vérification de conformité" d'une équipe de contrôle du Processus de Kimberley. Cette équipe visitera avant la fin du mois la puissante société minière chinoise Anjin, qui opère à Marange, et les nouvelles mines "dans les quatorze jours suivant la date d'invitation", est-il précisé dans le document. Le Zimbabwe devra par ailleurs rendre compte de "l'identification des investisseurs, la réglementation des mines artisanales, la lutte contre le creusage illicite et le trafic illégal". Les représentants du Processus de Kimberley pourront en outre accéder à Marange pour un "rapportage continu" sur l'application du système de certification.
LEMONDE.FR avec AFP
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Libye - Missiles, TNT, obus… un arsenal ouvert à tous les vents / "Il y a en Libye de quoi armer toute l’Afrique"
(Le Monde 02/11/2011)
Khochoum Al-Akhir (Libye) Envoyé spécial - Presque à mi-chemin entre Syrte et Waddan, une piste part sur la gauche. Elle s'enfonce dans un canyon assez large avant de déboucher sur une série de bunkers roses au toit plat de 150 à 200 m2. On en compte au moins 86, plus ou moins remplis d'armes de toutes catégories: obus de mortier, de tanks ou d'artillerie; bombes aériennes de 250, 500 voire 900 kg ; lance-roquettes; missiles antitanks à tête explosive remplie de Semtex et de TNT ; missiles à guidage thermique ou laser ; roquettes Grad – l'arme la plus prisée et la plus terrifiante de la guerre libyenne –, empilées comme des mikados… L'inventaire donne le tournis. Il suffit de se baisser pour ramasser des armes, essentiellement soviétiques mais aussi françaises. Au fond, quelques hangars recèlent des missiles sol-air récents, dont une trentaine de S-300 russes d'une portée de 120 km, ou des sol-sol.
Les hangars, intacts, ont été visités et vidés en partie ou en totalité. Malgré le pillage, il reste des dizaines de milliers de tonnes de munitions. Le site semble n'avoir jamais été bombardé. Par précaution, les troupes kadhafistes avaient sorti des milliers de caisses, jetées à la hâte dans la plaine afin d'éviter d'offrir une cible trop facile, semble-t-il. Beaucoup sont encore fermées et intactes.
Le lieu aurait été occupé par les troupes rebelles de la mi-septembre, début du siège de Syrte, à la mort de Kadhafi, le 20 octobre. Que sont devenues ces armes ? Une partie a dû servir à bombarder Syrte, mais une autre doit se trouver dans des entrepôts à Misrata, Zentan, Zliten ou Zaouïa. Près de Syrte, des chercheurs de Human Rights Watch ont découvert "au moins 14 caisses vides ayant contenu un total de 28 missiles SA-24", un missile sol-air portatif russe très sophistiqué, ainsi que des missiles sol-air SA-7 intacts.
Aujourd'hui encore, le site de Khochoum Al-Akhir ("le dernier promontoire", en arabe) est ouvert à tous les vents. Quand on demande aux nouvelles autorités de Joufra pourquoi il n'est pas gardé, elles répondent qu'il dépend de Syrte. Et à Syrte, il n'y a plus personne, ou presque.
Christophe Ayad
"Il y a en Libye de quoi armer toute l’Afrique"
Oasis de Joufra (Libye) Envoyé spécial - C'est un hangar blanc, de 35 m sur 7, sans fenêtre. La porte en métal, fermée par une chaîne, est recouverte de deux mots: "Danger, partez !" Les habitants de Sokna, la plus petite des trois localités qui forment l'oasis de Joufra, au centre de la Libye, en sont persuadés: ce hangar, situé dans un complexe relevant du ministère de la défense, contient du gaz moutarde.
"Il y a deux énormes frigos là-dedans remplis de barils", raconte Mohammed Ali, chef du comité militaire des révolutionnaires locaux. Il assure qu'une équipe de trois experts américains est venue, début octobre, inspecter les locaux. "Ils ont enfilé des tenues en plastique. Quand ils sont ressortis, ils nous ont dit de ne plus entrer là-dedans, que c'était très dangereux. Puis ils ont soudé la porte." Visiblement, la menace n'a pas empêché des curieux de faire sauter le scellé et de s'attaquer aux gonds. Sans succès.
Selon les habitants, quatre soldats français des forces spéciales, arrivés avec des combattants de Benghazi le 21 septembre, ont visité le local. "Ils ont emmené à Benghazi un camion rempli d'appareils spéciaux." Les habitants désignent aussi une usine locale, où travaillaient des Serbes, comme un centre de production d'armes chimiques: selon un ex-officier, il s'agirait d'une fabrique de dynamite.
Le hangar de Sokna, voire l'usine suspecte, sont-ils les deux nouveaux sites de stockage d'armes chimiques, dont l'existence a été révélée dimanche 30 octobre par l'ex-chef de l'exécutif du Conseil national de transition (CNT) libyen, Mahmoud Jibril ? Youssef Safi Eddine, le plus haut gradé chargé des armes chimiques dans l'armée libyenne, a confirmé à l'Agence France-Presse la découverte récente de gaz moutarde "non neutralisé" sur deux sites, dont l'un avec du gaz "prêt à un usage militaire". Les lieux, tenus secrets, seraient sous bonne garde et intacts.
Selon l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dépendant des Nations unies, la Libye possédait officiellement 11 tonnes de gaz moutarde. Le régime en avait révélé l'existence, tout comme celle de matériau radioactif, lorsqu'il avait renoncé à son programme d'armes de destruction massive en 2003. Le gaz avait été neutralisé mais sa destruction n'était pas achevée. Durant la guerre civile, l'OTAN a surveillé la menace chimique, à laquelle Mouammar Kadhafi n'a pas eu – ou pas pu avoir – recours.
Le stock "officiel" se trouve à Ghawagha, à l'autre extrémité de l'oasis de Joufra. C'est probablement le plus grand dépôt d'armes de toute la Libye : une centaine de bunkers creusés à même la montagne, au nord de Waddan, de sorte que les camions peuvent y manœuvrer. Le site, connu de tous, n'est gardé par personne. Il suffit de pousser la grille d'entrée. Les bunkers se répartissent à droite et à gauche de la piste. Plus de deux sur trois ont été détruits par des bombardements des avions de l'Alliance, d'une précision diabolique. "Chaque fois que l'OTAN touchait un bunker, on voyait depuis le village des explosions qui duraient parfois toute la nuit, se souvient Senoussi Al-Tayeb, chef militaire des rebelles de Waddan. C'était comme un feu d'artifice effrayant." Le site est jonché de restes de munitions calcinées, retombées un peu partout. "Heureusement, l'OTAN n'a jamais visé les bunkers contenant les armes chimiques. Joufra est une cuvette, nous y serions tous passés." Cet officier à la retraite assure que les bunkers contenant le gaz moutarde, un peu à l'écart et au nombre de deux à quatre selon les sources, sont bien gardés. Impossible de vérifier. Mais tout Waddan rapporte la mésaventure de deux rebellesqui avaient garé leur pick-up près des entrepôts dont ils s'approchaient à pied, quand deux bombes les ont visés avant qu'un missile détruise leur véhicule.
"C'est l'OTAN qui assure une surveillance des entrepôts avec ses drones", explique M. Al-Tayeb. Washington a débloqué 40 millions de dollars (29 millions d'euros) pour sécuriser les entrepôts d'armes libyens. Les premiers experts sont arrivés en fin de semaine dernière.
Les visites se succèdent mais les sites restent sans protection sérieuse. Or toute l'oasis de Joufra n'est qu'un immense arsenal. Mouammar Kadhafi et son fidèle ministre de la défense, Abou Bakr Younès Jaber, tué à ses côtés le 20 octobre à Syrte, en avaient fait le centre nerveux de l'appareil militaire libyen. L'oasis, constituée de trois localités modestes – Houn, le chef-lieu, au centre, Waddan, à l'est, et Sokna, à l'ouest – est idéalement située au centre de l'immensité libyenne.
Ahmed Al-Arabi, professeur d'ingénierie à l'université de Joufra, est un révolutionnaire de la première heure. Il a agi pendant des mois dans la clandestinité. "Tout passait par ici. C'était une immense caserne. Si on avait commencé par prendre Joufra, Kadhafi n'aurait jamais tenu sept mois." Mais la disproportion des forces était telle qu'il n'a rien pu faire avant septembre.
Avec son beau-frère, le colonel Nasser Abdelhafiz, qui occupait un poste de responsabilité au ministère de la défense, ils ont tenté de faire passer secrètement des informations à l'OTAN, via les rebelles de Misrata. "On voyait tout. Comment les convois de munitions partaient la nuit, recouverts de légumes et de fourrage ; comment des fermes ont été utilisées pour entreposer des armes ; comment le ministre de la défense s'est caché dans la compagnie d'électricité… A la fin, il s'était installé à l'hôpital."
Parfois, ces informations ont été utiles, souvent, elles sont arrivées trop tard. "L'OTAN a bombardé beaucoup de choses inutiles, comme nos installations radars, souligne le colonel Abdelhafiz, spécialiste de la défense antiaérienne. Et ils ont négligé des cibles plus importantes." Ce n'est que le 19 septembre, deux jours après la fuite de Younès, que Joufra s'est entièrement libérée, avec l'aide de l'OTAN. Ensuite, cela a été la ruée. Les rebelles ont débarqué de partout, alléchés par les fabuleuses quantités d'armes encore présentes. "Il y a en Libye de quoi armer toute l'Afrique, confirme M. Abdelhafiz. Dans les années 1970 et 1980, Kadhafi a acheté en quantités astronomiques. L'oasis compte pas moins de 200 entrepôts. Mais c'est du matériel obsolète." Obsolète mais suffisant pour fabriquer pendant des décennies des engins artisanaux (IED), qui ont démontré leur redoutable pouvoir de tuer en Irak et en Afghanistan. "J'ai peur que tout cela tombe entre de mauvaises mains", confirme-t-il. Il pense aux missiles sol-air portatifs de type Strella, et surtout aux Igla, plus récents, d'une portée de 5 à 6 km et thermoguidés. Largement de quoi abattre des avions civils en tout cas.
Les combattants de Misrata ont été les plus prompts pour piller les principaux stocks d'armes, suivis par ceux de Zentan, Gherian, Zaouïa. "Que pouvais-je faire ? Ils disaient qu'ils avaient besoin d'armes pour le siège de Syrte", plaide M. Al-Tayeb, censé contrôler les entrepôts de Ghawagha. Après la mort de l'ex-Guide libyen, tous les rebelles sont partis.
Le colonel Abdelhafiz a été chargé par le ministre de la défense du Conseil national de transition (CNT) de sécuriser les stocks de Joufra. Mais il vient d'apprendre qu'un autre gradé avait été mandaté par le chef d'état-major pour la même tâche. Sans coordination ni troupes, il ne peut que compter sur les 200 combattants de la katiba (brigade) Al-Jazira, dépêchés depuis Benghazi pour l'aider.
Mais leur commandant, Hani Zeidan, ne veut pas se déployer sur des dépôts pillés par les rebelles de Misrata, qu'il ne semble pas apprécier: "Dieu sait ce qu'ils ont fait de ces armes. Je ne veux pas être tenu pour responsable de leur disparition." En attendant, il a fait envoyer à Benghazi plusieurs dizaines de véhicules de transport blindés, officiellement "pour protéger les champs pétroliers".
"Les rebelles ne sont pas venus protéger les dépôts, mais les piller, déplore le colonel Abdelhafiz, impuissant. Ils préparent l'avenir, au cas où ça tourne mal. L'important, se rassure-t-il, c'est qu'on sache qui a pris quoi et l'a emmené où." C'est bien le problème.
Christophe Ayad
Enquête en Allemagne pour ventes illégales d'armes
Le parquet de Stuttgart a ouvert une enquête, mi-octobre, en raison de soupçons de ventes illégales d'armes à un régime terroriste. Les médias allemands avaient révélé début septembre que de nombreux fusils d'assaut de type G36, fabriqués par l'entreprise Heckler &Koch dans le Bade-Wurtemberg, avaient été découverts lors de la prise de Tripoli dans une caserne où avait vécu Mouammar Kadhafi. Or toute exportation de matériel militaire allemand, neuf ou d'occasion, doit recevoir le feu vert du gouvernement, ce qui était d'autant moins le cas que la Libye faisait l'objet d'un embargo. Après avoir dépêché des experts pour définir l'origine de ces armes – numérotées –, l'entreprise a déclaré qu'elles provenaient d'une livraison de 608 fusils et de 500 000 munitions vendus en toute légalité à l'Egypte en 2003. Comment se sont-elles retrouvées en Libye ? Mystère. – (Corresp.)
Article paru dans l'édition du 02.11.11
Article paru dans l'édition du 02.11.11
© Copyright Le Monde
Khochoum Al-Akhir (Libye) Envoyé spécial - Presque à mi-chemin entre Syrte et Waddan, une piste part sur la gauche. Elle s'enfonce dans un canyon assez large avant de déboucher sur une série de bunkers roses au toit plat de 150 à 200 m2. On en compte au moins 86, plus ou moins remplis d'armes de toutes catégories: obus de mortier, de tanks ou d'artillerie; bombes aériennes de 250, 500 voire 900 kg ; lance-roquettes; missiles antitanks à tête explosive remplie de Semtex et de TNT ; missiles à guidage thermique ou laser ; roquettes Grad – l'arme la plus prisée et la plus terrifiante de la guerre libyenne –, empilées comme des mikados… L'inventaire donne le tournis. Il suffit de se baisser pour ramasser des armes, essentiellement soviétiques mais aussi françaises. Au fond, quelques hangars recèlent des missiles sol-air récents, dont une trentaine de S-300 russes d'une portée de 120 km, ou des sol-sol.
Les hangars, intacts, ont été visités et vidés en partie ou en totalité. Malgré le pillage, il reste des dizaines de milliers de tonnes de munitions. Le site semble n'avoir jamais été bombardé. Par précaution, les troupes kadhafistes avaient sorti des milliers de caisses, jetées à la hâte dans la plaine afin d'éviter d'offrir une cible trop facile, semble-t-il. Beaucoup sont encore fermées et intactes.
Le lieu aurait été occupé par les troupes rebelles de la mi-septembre, début du siège de Syrte, à la mort de Kadhafi, le 20 octobre. Que sont devenues ces armes ? Une partie a dû servir à bombarder Syrte, mais une autre doit se trouver dans des entrepôts à Misrata, Zentan, Zliten ou Zaouïa. Près de Syrte, des chercheurs de Human Rights Watch ont découvert "au moins 14 caisses vides ayant contenu un total de 28 missiles SA-24", un missile sol-air portatif russe très sophistiqué, ainsi que des missiles sol-air SA-7 intacts.
Aujourd'hui encore, le site de Khochoum Al-Akhir ("le dernier promontoire", en arabe) est ouvert à tous les vents. Quand on demande aux nouvelles autorités de Joufra pourquoi il n'est pas gardé, elles répondent qu'il dépend de Syrte. Et à Syrte, il n'y a plus personne, ou presque.
Christophe Ayad
"Il y a en Libye de quoi armer toute l’Afrique"
Oasis de Joufra (Libye) Envoyé spécial - C'est un hangar blanc, de 35 m sur 7, sans fenêtre. La porte en métal, fermée par une chaîne, est recouverte de deux mots: "Danger, partez !" Les habitants de Sokna, la plus petite des trois localités qui forment l'oasis de Joufra, au centre de la Libye, en sont persuadés: ce hangar, situé dans un complexe relevant du ministère de la défense, contient du gaz moutarde.
"Il y a deux énormes frigos là-dedans remplis de barils", raconte Mohammed Ali, chef du comité militaire des révolutionnaires locaux. Il assure qu'une équipe de trois experts américains est venue, début octobre, inspecter les locaux. "Ils ont enfilé des tenues en plastique. Quand ils sont ressortis, ils nous ont dit de ne plus entrer là-dedans, que c'était très dangereux. Puis ils ont soudé la porte." Visiblement, la menace n'a pas empêché des curieux de faire sauter le scellé et de s'attaquer aux gonds. Sans succès.
Selon les habitants, quatre soldats français des forces spéciales, arrivés avec des combattants de Benghazi le 21 septembre, ont visité le local. "Ils ont emmené à Benghazi un camion rempli d'appareils spéciaux." Les habitants désignent aussi une usine locale, où travaillaient des Serbes, comme un centre de production d'armes chimiques: selon un ex-officier, il s'agirait d'une fabrique de dynamite.
Le hangar de Sokna, voire l'usine suspecte, sont-ils les deux nouveaux sites de stockage d'armes chimiques, dont l'existence a été révélée dimanche 30 octobre par l'ex-chef de l'exécutif du Conseil national de transition (CNT) libyen, Mahmoud Jibril ? Youssef Safi Eddine, le plus haut gradé chargé des armes chimiques dans l'armée libyenne, a confirmé à l'Agence France-Presse la découverte récente de gaz moutarde "non neutralisé" sur deux sites, dont l'un avec du gaz "prêt à un usage militaire". Les lieux, tenus secrets, seraient sous bonne garde et intacts.
Selon l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dépendant des Nations unies, la Libye possédait officiellement 11 tonnes de gaz moutarde. Le régime en avait révélé l'existence, tout comme celle de matériau radioactif, lorsqu'il avait renoncé à son programme d'armes de destruction massive en 2003. Le gaz avait été neutralisé mais sa destruction n'était pas achevée. Durant la guerre civile, l'OTAN a surveillé la menace chimique, à laquelle Mouammar Kadhafi n'a pas eu – ou pas pu avoir – recours.
Le stock "officiel" se trouve à Ghawagha, à l'autre extrémité de l'oasis de Joufra. C'est probablement le plus grand dépôt d'armes de toute la Libye : une centaine de bunkers creusés à même la montagne, au nord de Waddan, de sorte que les camions peuvent y manœuvrer. Le site, connu de tous, n'est gardé par personne. Il suffit de pousser la grille d'entrée. Les bunkers se répartissent à droite et à gauche de la piste. Plus de deux sur trois ont été détruits par des bombardements des avions de l'Alliance, d'une précision diabolique. "Chaque fois que l'OTAN touchait un bunker, on voyait depuis le village des explosions qui duraient parfois toute la nuit, se souvient Senoussi Al-Tayeb, chef militaire des rebelles de Waddan. C'était comme un feu d'artifice effrayant." Le site est jonché de restes de munitions calcinées, retombées un peu partout. "Heureusement, l'OTAN n'a jamais visé les bunkers contenant les armes chimiques. Joufra est une cuvette, nous y serions tous passés." Cet officier à la retraite assure que les bunkers contenant le gaz moutarde, un peu à l'écart et au nombre de deux à quatre selon les sources, sont bien gardés. Impossible de vérifier. Mais tout Waddan rapporte la mésaventure de deux rebellesqui avaient garé leur pick-up près des entrepôts dont ils s'approchaient à pied, quand deux bombes les ont visés avant qu'un missile détruise leur véhicule.
"C'est l'OTAN qui assure une surveillance des entrepôts avec ses drones", explique M. Al-Tayeb. Washington a débloqué 40 millions de dollars (29 millions d'euros) pour sécuriser les entrepôts d'armes libyens. Les premiers experts sont arrivés en fin de semaine dernière.
Les visites se succèdent mais les sites restent sans protection sérieuse. Or toute l'oasis de Joufra n'est qu'un immense arsenal. Mouammar Kadhafi et son fidèle ministre de la défense, Abou Bakr Younès Jaber, tué à ses côtés le 20 octobre à Syrte, en avaient fait le centre nerveux de l'appareil militaire libyen. L'oasis, constituée de trois localités modestes – Houn, le chef-lieu, au centre, Waddan, à l'est, et Sokna, à l'ouest – est idéalement située au centre de l'immensité libyenne.
Ahmed Al-Arabi, professeur d'ingénierie à l'université de Joufra, est un révolutionnaire de la première heure. Il a agi pendant des mois dans la clandestinité. "Tout passait par ici. C'était une immense caserne. Si on avait commencé par prendre Joufra, Kadhafi n'aurait jamais tenu sept mois." Mais la disproportion des forces était telle qu'il n'a rien pu faire avant septembre.
Avec son beau-frère, le colonel Nasser Abdelhafiz, qui occupait un poste de responsabilité au ministère de la défense, ils ont tenté de faire passer secrètement des informations à l'OTAN, via les rebelles de Misrata. "On voyait tout. Comment les convois de munitions partaient la nuit, recouverts de légumes et de fourrage ; comment des fermes ont été utilisées pour entreposer des armes ; comment le ministre de la défense s'est caché dans la compagnie d'électricité… A la fin, il s'était installé à l'hôpital."
Parfois, ces informations ont été utiles, souvent, elles sont arrivées trop tard. "L'OTAN a bombardé beaucoup de choses inutiles, comme nos installations radars, souligne le colonel Abdelhafiz, spécialiste de la défense antiaérienne. Et ils ont négligé des cibles plus importantes." Ce n'est que le 19 septembre, deux jours après la fuite de Younès, que Joufra s'est entièrement libérée, avec l'aide de l'OTAN. Ensuite, cela a été la ruée. Les rebelles ont débarqué de partout, alléchés par les fabuleuses quantités d'armes encore présentes. "Il y a en Libye de quoi armer toute l'Afrique, confirme M. Abdelhafiz. Dans les années 1970 et 1980, Kadhafi a acheté en quantités astronomiques. L'oasis compte pas moins de 200 entrepôts. Mais c'est du matériel obsolète." Obsolète mais suffisant pour fabriquer pendant des décennies des engins artisanaux (IED), qui ont démontré leur redoutable pouvoir de tuer en Irak et en Afghanistan. "J'ai peur que tout cela tombe entre de mauvaises mains", confirme-t-il. Il pense aux missiles sol-air portatifs de type Strella, et surtout aux Igla, plus récents, d'une portée de 5 à 6 km et thermoguidés. Largement de quoi abattre des avions civils en tout cas.
Les combattants de Misrata ont été les plus prompts pour piller les principaux stocks d'armes, suivis par ceux de Zentan, Gherian, Zaouïa. "Que pouvais-je faire ? Ils disaient qu'ils avaient besoin d'armes pour le siège de Syrte", plaide M. Al-Tayeb, censé contrôler les entrepôts de Ghawagha. Après la mort de l'ex-Guide libyen, tous les rebelles sont partis.
Le colonel Abdelhafiz a été chargé par le ministre de la défense du Conseil national de transition (CNT) de sécuriser les stocks de Joufra. Mais il vient d'apprendre qu'un autre gradé avait été mandaté par le chef d'état-major pour la même tâche. Sans coordination ni troupes, il ne peut que compter sur les 200 combattants de la katiba (brigade) Al-Jazira, dépêchés depuis Benghazi pour l'aider.
Mais leur commandant, Hani Zeidan, ne veut pas se déployer sur des dépôts pillés par les rebelles de Misrata, qu'il ne semble pas apprécier: "Dieu sait ce qu'ils ont fait de ces armes. Je ne veux pas être tenu pour responsable de leur disparition." En attendant, il a fait envoyer à Benghazi plusieurs dizaines de véhicules de transport blindés, officiellement "pour protéger les champs pétroliers".
"Les rebelles ne sont pas venus protéger les dépôts, mais les piller, déplore le colonel Abdelhafiz, impuissant. Ils préparent l'avenir, au cas où ça tourne mal. L'important, se rassure-t-il, c'est qu'on sache qui a pris quoi et l'a emmené où." C'est bien le problème.
Christophe Ayad
Enquête en Allemagne pour ventes illégales d'armes
Le parquet de Stuttgart a ouvert une enquête, mi-octobre, en raison de soupçons de ventes illégales d'armes à un régime terroriste. Les médias allemands avaient révélé début septembre que de nombreux fusils d'assaut de type G36, fabriqués par l'entreprise Heckler &Koch dans le Bade-Wurtemberg, avaient été découverts lors de la prise de Tripoli dans une caserne où avait vécu Mouammar Kadhafi. Or toute exportation de matériel militaire allemand, neuf ou d'occasion, doit recevoir le feu vert du gouvernement, ce qui était d'autant moins le cas que la Libye faisait l'objet d'un embargo. Après avoir dépêché des experts pour définir l'origine de ces armes – numérotées –, l'entreprise a déclaré qu'elles provenaient d'une livraison de 608 fusils et de 500 000 munitions vendus en toute légalité à l'Egypte en 2003. Comment se sont-elles retrouvées en Libye ? Mystère. – (Corresp.)
Article paru dans l'édition du 02.11.11
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