mardi 26 mai 2015

Côte d’Ivoire: Ouattara souhaite une campagne présidentielle apaisée

Abidjan - Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, grand favori pour le scrutin présidentiel d’octobre, a appelé les candidats à l’élection à la responsabilité et à une campagne apaisée, au cours d’un meeting dimanche dans le nord-ouest du pays.
"Maintenant que les principaux candidats sont déclarés, j’invite tous les acteurs à des débats sains et constructifs", a lancé M. Ouattara, dans la ville d’Odienné.
"Ce que les Ivoiriens veulent c’est du concret" a t-il ajouté, exhortant ses adversaires à venir présenter un "programme" pour "chaque région".
Alassane Ouattara a été investi fin avril candidat de la coalition au pouvoir pour l’élection présidentielle d’octobre dont il part grand favori pour être réélu pour un second mandat.
Son alliance avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de M. Bédié a déjà fait ses preuves. Au deuxième tour de la présidentielle de novembre 2010, M. Bédié (arrivé troisième au premier tour) avait appelé à voter pour M. Ouattara, l’aidant à l’emporter face à Laurent Gbagbo, qui était au pouvoir depuis dix ans.
Vendredi, le Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti d’opposition de Laurent Gbagbo en proie à une forte crise interne a désigné Pascal Affi N’Guessan comme candidat pour affronter le président sortant.
Une troisième force, la Coalition Nationale pour le Changement (CNC) qui rassemble plusieurs cadres frondeurs de partis de la majorité et de l’opposition pourrait également présenter un candidat.
Mais pour l’heure le CNC critique la composition, selon elle trop pro-Ouattara, de la Commission scrutin.
Au cours de son meeting à Odienné, Alassane Ouattara a également réaffirmé que "tous les responsables des crimes" de la crise post-electorale "seront jugés" et qu’il n’y aurait "pas d’impunité", en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire a connu cinq mois de violences postélectorales, qui ont fait plus de 3.000 morts entre décembre 2010 et avril 2011, causées par le refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara.
Considérée comme une protagoniste majeure de la crise, l’ex-Première dame Simone Gbagbo a été récemment condamnée à 20 ans de prison par la justice ivoirienne.
Laurent Gbagbo est quant à lui écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit répondre de "crimes contre l’humanité".
Le scrutin présidentiel d’octobre est considéré comme crucial par les partenaires de la Côte d’Ivoire pour la stabilisation du pays qui a connu une décennie de crise politico-militaire.


http://news.abidjan.net 

Exhumations au Burkina: une étape vers la vérité sur l'affaire Sankara

Dans quelles circonstances exactes est mort Thomas Sankara le 15 octobre 1987 ? C'est pour tenter de répondre à cette question restée en suspens depuis 28 ans que l'exhumation de la dépouille mortelle de l'ancien président burkinabé et de douze de ses compagnons a débuté lundi. Une étape cruciale dans le combat pour la vérité mené depuis des années par la famille et en particulier la veuve de Thomas Sankara.
Lundi, deux premières tombes ont été ouvertes et les experts y ont procédés à des prélèvements de restes de vêtements et d'ossements. C'est sous une forte escorte de la gendarmerie que les éléments retrouvés ont quitté le cimetière. Tous les éléments recueillis seront reversés dans le dossier judiciaire. Et c'est ce mardi que la supposée tombe du président Thomas Sankara sera examinée.
Parmi les treize sépultures ouvertes les unes après les autres par les trois experts mandatés par la justice burkinabè, il y a en effet celle attribuée depuis près de 28 ans à Thomas Sankara. En octobre 1987, l'ancien président avait été inhumé en catimini sans qu'aucun membre de sa famille n'assiste à l'enterrement. Depuis, un doute subsiste sur l'identité du corps enterré là.
Dans l'angoisse, la famille attend donc les résultats des tests ADN qui seront effectués. S'ils confirment qu'il s'agit bien des restes de Thomas Sankara, une autopsie sera menée pour en savoir plus sur les circonstances de son décès. Au point mort depuis son ouverture sous le régime Compaoré, le dossier Sankara a connu un coup d'accélérateur au mois de mars. La justice militaire a été saisie. Le nouveau juge d'instruction a lancé une série d'auditions.
Il faut dire que le dossier Sankara est très politique. L'ancien président est très populaire dans son pays. Et les autorités de transition en ont fait un symbole. Elles veulent aller vite. Qui sait ce que peuvent réserver les élections d'octobre prochain ? Pour les avocats de la famille, les Burkinabè ne tolèreraient pas de nouveau coup de frein dans la procédure. D'autant que l'un de ces avocats, Me Benewende Sankara, est candidat des Sankaristes à la présidentielle.

RFI.FR

Mali: un Casque bleu tué par des tirs à Bamako, un autre blessé

Un Casque bleu de la Mission de l'ONU au Mali a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d'assaillants non identifiés dans la nuit de lundi à mardi à Bamako, la capitale, ont indiqué à l'AFP des sources de sécurité.
"Des hommes armés que nous n'avons pas encore identifiés ont tiré dans la nuit de lundi sur deux Casques bleus qui étaient à bord d'un véhicule de l?ONU. L'un des deux a été tué, l?autre grièvement blessé", a déclaré à l?AFP une source de sécurité malienne. "Ce forfait doit être qualifié "d?acte terroriste". Les auteurs sont les ennemis de la paix", a ajouté la même source, sans autre précision.
L'attaque et le bilan ont été confirmés par une source de sécurité de la Minusma, précisant que tous deux appartenaient au contingent bangladais.
Les deux Casques bleus venaient de l'aéroport de Bamako en direction du sud de la ville quand ils ont essuyé les tirs d'assaillants à bord d'un véhicule, selon cette source.
Régulièrement frappée par des attaques dans le nord du Mali depuis son déploiement en juillet 2013, la force de l'ONU a essuyé la semaine dernière la première attaque la visant directement à Bamako.
Lors de cette attaque aux premières heures le 20 mai, un homme armé avait tenté d'incendier un véhicule de l'ONU garé devant une résidence de personnels de la Minusma, blessant un gardien et causant des dégâts matériels.
L'attaque avait apparemment pour but de faire ainsi sortir les Casques bleus pour les attaquer à l'arme automatique et à la grenade, selon un enquêteur malien.
La Minusma avait alors rappelé la responsabilité des autorités maliennes "d'assurer la sécurité de son personnel, notamment à Bamako", alors que le climat s'est alourdi entre la force de l'ONU et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que les groupes armés soutenant le gouvernement.
Rappelant le mandat du Conseil de sécurité, elle avait rejeté "catégoriquement toute mise en question de son impartialité et de celle de son personnel", après une volée de critiques du président malien lors de la signature d'un accord de paix à Bamako par le camp gouvernemental et la médiation internationale, mais pas par les principaux groupes rebelles.
A la fin de la cérémonie le 15 mai, M. Keïta avait apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, sommant les Nations unies de faire "preuve de justice et d'équité" envers le Mali.
Le lendemain à Bamako, M. Ladsous s'était insurgé contre un manque de reconnaissance pour les "sacrifices" de la Minusma, qui compte 35 tués en moins de deux ans, soit la mission la plus "coûuteuse en vies humaines" depuis la Somalie dans les années 1990, avait-il souligné.
Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.
Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l'opération Serval, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France - relayée depuis août 2014 par Barkhane, dont le rayon d'action couvre l'ensemble du Sahel - des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.

fr.news.yahoo.com

Burundi: le président signe un décret sur le financement des élections

Au Burundi, alors que plusieurs bailleurs de fonds ont décidé de suspendre leur soutien au processus électoral, le président Pierre Nkurunziza a signé un décret sur le financement des élections dans son pays. Ce décret prévoit l'augmentation du déficit et prévoit de rogner sur le budget de certains ministères, afin de dégager 25 millions d'euros soit 44 milliards de francs burundais.
« Vu l'urgence et la nécessité de donner des moyens à la commission électorale nationale indépendante pour l'organisation des élections… », c’est ce que nous pouvons lire sur le décret numéro 100/160, daté du 21 mai 2015, dont RFI a obtenu copie. Il a été signé par le président, Pierre Nkurunziza, par son deuxième vice-président et par le ministre des Finances.
Le chef de l'Etat burundais ordonne différentes opérations pour débloquer ces 44 milliards de francs burundais et ainsi financer ces élections. Pour obtenir cette somme, à en croire ce document, la dette intérieure devrait être « relâchée », soit alourdie de 28 milliards de francs burundais. Un milliard devrait résulter de l'ouverture d'un nouveau produit intitulé mystérieusement « produits divers » et 15 milliards seront retirés à d'autres institutions. Parmi ceux qui verront leur budget réduit, il y a d'abord la présidence de la République dans son appui « aux bonnes initiatives ».
Pas moins de neuf ministères seront touchés et notamment ceux de l'Intérieur, de la Justice, de la Santé, de l'Agriculture et celui de l'Enseignement.
Du côté des diplomates occidentaux, cette nouvelle inquiète également.
« Le FMI et la Banque mondiale risquent de se retirer du pays vu l'accroissement du déficit », explique l'un d'eux avant d’ajouter « qu'on sentait bien la volonté, chez les autorités, d'aller aux élections quelles qu'en soient les conséquences ».
« Autant avoir une crise budgétaire plutôt qu'une crise politico-sécuritaire créée par un vide institutionnel », rétorque le conseiller en communication du président, Willy Nyamitwe.
« Il ajoute le mal au mal »
« Je crois que c’est de l’inconscience de la part d’un président qui est en fin de mandat et qui va signer un budget qui était déjà déficitaire. Il va prendre de l’argent sur des ministères alors que ces mêmes ministères n’ont déjà pas suffisamment d’argent et que les fonctionnaires vont entrer en grève », a déclaré, à RFI, Jean Minani, président du parti de l’opposition, Frodebu Nyakuri.
« Nous avons, par exemple, un préavis de grève des syndicats des enseignants qui n’ont pas encore touché leurs salaires. Déjà que tout le pays est en ébullition, il va maintenant l’enfoncer et créer des problèmes, une crise sociale. Il ajoute le mal au mal », a ajouté l'opposant Jean Minani

RFI.FR

Cameroun : sur le port de Kribi, Paul Biya joue la montre

Par Jeune Afrique 
L'impatience grandit chez les candidats ayant postulé pour les deux terminaux, l'un à conteneurs et l'autre polyvalent, du port de Kribi, au Cameroun. Le dossier a été repris en main par la présidence de la République.
Contrairement à une rumeur véhiculée dans les médias, le consortium Bolloré/CMA CGM/CHEC reste en course pour la gestion du terminal à conteneurs de Kribi. Il est en concurrence avec APMT (détenu par le danois Maersk) et le philippin ICTSI. Mais l'impatience grandit chez les candidats ayant postulé pour les deux terminaux, l'un à conteneurs et l'autre polyvalent. Pour ce dernier terminal, le groupement Necotrans/KPMO est également en lice. Et Paul Biya prend tout son temps.
Fin avril, Louis-Paul Motaze, secrétaire général des services du Premier ministre, a transmis à son homologue de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, les plans d'affaires de tous les candidats, ainsi que la documentation portant sur le règlement de la procédure. Visiblement pas satisfait du rapport que son Premier ministre, Philémon Yang, lui a transmis pour arbitrage définitif, le chef de l'État camerounais a ordonné un réexamen de toutes les offres par ses services. 


jeuneafrique.com

Centrafrique : une crise profonde dont Paris veut s’extraire

L’obtention d’un accord est un art qui ne se fonde sur aucune règle établie. « Tu vas signer au nom de toutes les mamans centrafricaines », intime la ministre de la défense au représentant d’un groupe armé. Le jeune homme, Souleymane Daouda, rechigne, comme les autres délégués de l’ex-Séléka, la rébellion qui avait tenu les rênes du pouvoir à Bangui entre mars 2013 et janvier 2014. Le ton de Marie-Noëlle Koyara se fait alors plus sévère. « Je suis ta maman, il faut signer », insiste Mme la ministre. Dans la petite salle 207 de l’Assemblée nationale où sont réunis, ce dimanche 10 mai, les représentants d’une dizaine de groupes armés et les diplomates les plus influents dans le pays, le milicien grondé comme un écolier s’exécute. Assis autour de la table, les autres récalcitrants font de même. Les diplomates sont soulagés. « Historique », le mot est lâché sans réserve.
L’enjeu de cette signature est l’engagement des groupes armés dans un processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) de leurs combattants. Depuis plus de dix ans, tous les processus du même genre qui ont été menés en RCA se sont soldés par des échecs. Cette nouvelle promesse de paix sera-t-elle la bonne ? Epuisée par plus de deux ans de guerre civile qui a pris progressivement le masque d’un conflit interconfessionnel, opposant chrétiens et musulmans, l’immense majorité des Centrafricains l’espère de ses vœux. Mais bon nombre de chefs de guerre issus des différentes factions de l’ex-Séléka ou des anti-Balaka, les deux coalitions...

lemonde.fr

vendredi 22 mai 2015

RDC : l'UDPS prête à participer au dialogue proposé par Kabila

Kinshasa - L'UDPS, formation d'opposition historique en République démocratique du Congo, a fait savoir jeudi qu'elle était prête à participer au dialogue politique proposé par le président Joseph Kabila, y voyant la meilleure solution pour sortir le pays de la crise politique qu'il traverse.
Cette annonce marque une volte-face de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), dont le vieux dirigeant Étienne Tshisekedi, en convalescence en Belgique depuis août 2014, a jusqu'à présent dénié toute légitimité au pouvoir de M. Kabila depuis les élections entachées d'irrégularités massives de novembre 2011 qui lui ont permis de se maintenir à la tête de l'exécutif.

 
 
Pour l'UDPS, le dialogue est la voie privilégiée pour arriver à un compromis par rapport à la crise que connaît le pays, a déclaré à l'AFP Bruno Tshibala, porte-parole de l'UDPS, affirmant parler au nom [de M. Tshisekedi] lui-même.
Le but de ce dialogue doit être de mener à de bonnes élections, différentes de celles que nous avons connues par le passé, a-t-il ajouté. Nous attendons la fixation de la date de ce dialogue, a encore déclaré M. Tshibala, plaidant pour une table ronde d'une dizaine de jours maximum, en format réduit : 20 à 40 personnes.
Selon une source officielle et des représentants de l'opposition, un émissaire de M. Kabila a rencontré à plusieurs reprises début mai des dirigeants des principaux partis d'opposition pour leur faire part de la volonté du chef de l'État d'ouvrir avec eux un dialogue politique dont les modalités n'ont pas encore été précisée.
Le climat politique en RDC est particulièrement tendu depuis quelques mois à l'approche d'échéances électorales importantes. En janvier, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées lors de manifestations contre le pouvoir ayant tourné à l'émeute.
M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter à la prochaine présidentielle prévue pour novembre 2016.
Lundi, une plateforme de l'opposition rassemblant quelques dizaines d'opposants de plusieurs partis, parmi lesquels des représentants du Mouvement de libération du Congo (MLC) et de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), deux des trois principales formations de l'opposition siégeant à l'Assemblée nationale, a rejeté l'idée des pourparlers proposés par le chef de l'État.
Pour eux, il s'agit d'une manoeuvre pour permettre à ce dernier de rester aux commandes après 2016 en retardant la série d'élections (locales, provinciales, sénatoriales...) devant commencer en octobre et mener jusqu'à la présidentielle et aux législatives de fin 2016.
M. Tshibala estime que le calendrier électoral doit être rediscuté avec le pouvoir. Il dit vouloir que l'on se concentre sur l'organisation des législatives et de la présidentielle, dans les délais prévus par la Constitution, quitte à tenir plus tard les autres élections.
La RDC traverse une crise politique aiguë depuis la présidentielle et les législatives de novembre 2011 : aucun des scrutins qui devaient avoir lieu depuis lors ne s'est tenu.
Le pouvoir a lancé sa proposition de dialogue avec l'opposition alors que le Burundi voisin commençait à être déstabilisé par des manifestations contre une nouvelle candidature du chef de l'État sortant, Pierre Nkurunziza, réapparu publiquement dimanche après une tentative de putsch contre lui.
Premier parti de l'opposition à l'issue des élections de 2011, l'UDPS apparaît aujourd'hui considérablement affaiblie.
La plupart des députés élus sous son étiquette ont enfreint la consigne de M. Tshisekedi en acceptant de siéger à l'Assemblée nationale, signant ainsi, pour les loyalistes, leur auto-exclusion. Les dissensions sont également nombreuses entre les divers courants qui traversent le parti. 


romandie.com

Burundi: le patron d'un média privé convoqué au Parquet en lien avec le coup d'Etat manqué

Bujumbura (Burundi) - Le patron de Radio-Télé Renaissance, média privé détruit durant le coup d'Etat manqué au Burundi les 13 et 14 mai, est convoqué vendredi au Parquet de Bujumbura "pour enquête" dans le dossier lié à la tentative de putsch, a-t-il annoncé jeudi à la presse.

Renaissance, comme les radios RPA - la plus écoutée du pays -, Insanganiro et Bonesha, n'émettent plus depuis la destruction de leurs locaux et d'une partie de leur matériel durant la tentative de coup, lors duquel elles avaient relayé l'annonce de la destitution du président Pierre Nkurunziza par le chef du putsch, le général Godefroid Nyombare. 
Innocent Muhozi a indiqué jeudi à des journalistes que le motif de sa convocation, reçue jeudi après-midi, était simplement "pour enquête". Il a précisé que le numéro de dossier était celui de la tentative de coup d'Etat et qu'il hésitait à se rendre au Parquet. 
"Je voulais me rendre à la convocation, mais je reçois des messages inquiétants", a expliqué M. Muhozi. "On peut me dire que j'ai diffusé le message de Godefroid (Nyombare) donc que j'ai participé au putsch. Ca veut dire que dès demain, je peux aller en prison et je n'ai pas du tout envie d'aller en prison". 
M. Muhozi n'a pas exclu que cette convocation soit liée à l'enquête sur l'attaque des quatre médias indépendants et de la radio Rema, réputée proche du parti présidentiel CNDD-FDD, également détruite. 
"Tous mes collègues sont en fuite", a souligné M. Muhozi, "les patrons d'Isanganiro, RPA, Bonesha, ils ne sont plus là" à Bujumbura. 
La RPA avait été fermée par les autorités bien avant le coup, et les émetteurs en province de Renaissance, Bonesha et Insanganiro coupés, ces quatre stations - les quatre principaux médias d'information indépendants au Burundi - étant accusés de relayer les appels aux manifestations contre un troisième mandat du président Nkurunziza qui secouent Bujumbura depuis le 26 avril. 
Les locaux de Renaissance, Bonesha, RPA et Isanganiro restent bouclés par la police - "à des fins d'enquête", selon la présidence burundaise qui a dans le même temps assuré que ces stations pouvaient réémettre. 
"La présidence a fait semblant de condamner, elle a dit que nous pouvons recommencer à émettre quand nous voulons, mais c'est une vaste blague", avait dénoncé mardi M. Muhozi, interdit d'accès à ses locaux. 
Le président Nkurunziza "a ordonné au ministère public une enquête urgente sur le rôle de tous les médias privés dans la crise, sur une évaluation des dégâts subis (par les médias) et l'identification des auteurs de ces dégâts", avait répondu le conseiller en communication du chef de l'Etat, Willy Nyamitwe, pour justifier la fermeture des radios attaquées. 

lexpansion.lexpress.fr

Le Sénégal et le Maroc signent treize accords de coopération

Le roi du Maroc Mohammed VI et le président sénégalais Macky Sall arrivent au siège de la présidence sénégalaise à Dakar, le 21 mai 2015
Les gouvernements sénégalais et marocain ont signé jeudi à Dakar treize accords dans divers domaines dont les douanes, l'industrie, la santé animale, le tourisme et l'environnement, à l'occasion de la visite au Sénégal du roi du Maroc, a constaté un journaliste de l'AFP.
Plusieurs ministres des deux pays ont apposé leurs signatures en bas des documents officiels lors d'une cérémonie au Palais présidentiel en présence du chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall, du roi Mohammed VI et d'opérateurs économiques des deux pays.
Les accords, dont les montants n'ont pas été précisés, sont relatifs notamment à la coopération économique et douanière, la construction d'un quai de pêche à Dakar, l'artisanat, l'industrie, les filières lait et équine, et la santé animale.
Ils concernent également le tourisme, la formation professionnelle, l'assainissement, l'eau et l'établissement d'un siège pour la Fondation Mohammed VI pour le développement durable.
Macky Sall et Mohammed VI n'ont pas fait de déclaration lors de la cérémonie de signature.
"Nous ne pouvons pas avancer de montant financier parce qu'il s'agit de conventions-cadres", a expliqué à la presse le ministre sénégalais de l'Economie et des finances, Amadou Bâ.
Le roi du Maroc, en tournée africaine, s'est déplacé "avec une cinquantaine d'hommes d'affaires intervenant dans les domaines de l'habitat social, l'agriculture, l'industrie pharmaceutique, les infrastructures, le tourisme et l'énergie", a affirmé jeudi à l'AFP une source officielle sénégalaise.
Des investisseurs marocains sont déjà présents au Sénégal dans différents secteurs dont les banques et les assurances, l'immobilier, l'électrification rurale et la santé.
Le roi est arrivé mercredi soir au Sénégal où il doit séjourner jusqu'au 27 mai. Les détails de son programme n'ont pas été dévoilés.
Le Sénégal est la première étape d'une tournée devant ensuite mener Mohammed VI en Guinée Bissau, en Côte d'Ivoire et au Gabon.

http://information.tv5monde.com

CONGO - BRAZZA : Pourquoi a-t-on attaqué l’Ambassade du Congo à Paris ce jeudi 21 mai 2015 ?

L’Ambassade du Congo à Paris sise rue Paul Valéry dans le 16 arrondissement aurait été saccagée ce matin 21 mai 2015. Les agresseurs se réclamant des Combattants n’ont pas fait de quartier. Ordinateurs, baies vitrées, bureaux etc. tout y est passé. Le personnel a été épargné. Mais le raid a, semble-t-il, été impitoyable vis à vis du matériel. Les locaux de la représentation congolaise en France ont souvent été l’objet d’attaque de manifestants. Cependant le saccage de ce matin aurait été d’une violence inédite. Symbole du pouvoir de Brazzaville, la chancellerie paraît avoir subi les effets collatéraux de la crise relative au changement ou non de la Constitution par le régime de Brazzaville. Les Combattants avaient ouvertement annoncé sur les réseaux sociaux leur hostilité au changement préconisé par Sassou pour briguer un 3ème mandat.
Les propos des raideurs étaient sans équivoque quant à l’objet de leur visite rue Paul Valéry.
« C’est pour Régis Batola qu’on fait ça » martèle un assaillant dans la vidéo visible sur facebook.
(REGIS BATOLA - du nom du Congolais torturé et tué par la police de Sassou à Pointe-Noire sous prétexte qu’il vendait des dvd jugés subversifs au goût de Ndenguet Jean-François - NDLR)
« On ne modifie pas la Constitution » entend-on également.
L’ambassadeur, Henri Lopes, absent des lieux au moment de la mise à sac, était injoignable au téléphone.
Qui sont les Combattants ? Tous d’origine congolaise (Congo-Brazzaville) ils feraient partie d’une faction dissidente des Ninjas et Cobras ayant combattu aux côtés des éléments comme feu Willy Matsanga, pour aider Sassou à réussir son coup d’état du 5 juin 1997. Ces ex-miliciens, aujourd’hui en exil en France, seraient en connexion avec les Combattants Ingéta de la RDC. Ces derniers n’ont jamais caché leur volonté d’en découdre avec le régime de Joseph Kabila. Les combattants des deux rives ont coutume de se donner un coup de main. Le mobile ayant renforcé leur alliance aurait été l’opération Mbata ya Bakolo de Jean-François Ndenguet. Mbata frappa avec une sauvagerie inouïe les ressortissants kinois de Brazzaville.
Dans les heures à venir, notre site vous tiendra informés des développements de cette attaque qui marque un changement radical dans la stratégie de certains membres de la diaspora congolaise en France.
Thierry Oko
congopage.com

CENTRAFRIQUE - CONGO: Catherine Samba-Panza règle ses comptes avec Sassou

Les relations déjà très conflictuelles entre la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza et son homologue congolais Denis Sassou N’guesso ne sont pas près de s’améliorer avec la décision des autorités du pays de s’en prendre à Karim Meckassoua, protégé du médiateur de la crise en RCA. Venu à Bangui participer au Forum de réconciliation nationale qui s’est achevé le 11 mai, M. Meckassoua, plusieurs fois ministres dans les gouvernements de Bozizé, s’est vu retirer son passeport sur ordre du ministre centrafricain de la Sécurité publique, Nicaisse Samedi Karnou.
Ce dernier a refusé ce week-end de lui restituer son passeport sans aucune explication. Malgré l’insistance du président congolais Sassou, Mme Samba-Panza avait refusé en août 2014 de nommer Karim Meckassoua au poste de Premier ministre, lui préférant l'un de ses proches Mahamat Kamoun. Le chef de l’Etat congolais avait, en retour, organisé en avril dernier des pourparlers entre les anciens présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia à Nairobi sans y associer Samba-Panza et son gouvernement. La guerre Samba-Panza/Sassou continue !
 mondafrique

togosite.com

Cameroun: Paul-Eric Kingué pourrait bientôt être libéré

Au Cameroun, Paul-Eric Kingué, incarcéré depuis 2008, devrait très bientôt être libéré. Jeudi 21 mai, la Cour suprême s'est penchée sur son cas. Le ministère public préconise l'acquittement. Ancien maire de Njombé-Penja, Paul-Eric Kingué avait été arrêté en 2008 et condamné à 10 ans de prison pour détournement de fonds publics.
Selon plusieurs sources, le ministère public a demandé « l'annulation des affaires en cours ». L'avocat général ne s'y serait pas opposé, précise un avocat présent à l'audience.
A l'origine, cet homme politique avait été arrêté et incarcéré en février 2008, par les Brigades d'intervention rapide, en marge de manifestations sociales. La justice le condamne alors à 10 ans de prison pour détournement de deniers publics.
En août 2014, le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies, dénonce toute une série d'irrégularités. Ces juristes pointent notamment du doigt, une arrestation et une détention, qui ont été exécutées sans mandat d'arrêt et sans mandat de détention. Autre irrégularité relevée par ce groupe : Paul-Eric Kingué aurait été condamné sans être cité à comparaître et sans être informé des faits. Enfin, « les infractions qui lui sont reprochées, lit-on dans ce rapport, relèvent de juges qui subissent des pressions politiques pour le maintenir en détention. » Des observations auxquelles le gouvernement n'aurait pas apporté de réponse, explique une source proche du dossier.
Hubert coordonne le groupe de soutien de Paul-Eric Kingué basé au Luxembourg. Il attend plus : « Le ministère public a demandé l’annulation des affaires en cours. Ca veut dire que Paul-Eric est acquitté et nous attendons maintenant qu’il soit libéré dans un premier temps et surtout maintenant pour tous ceux qui le soutiennent qu’il soit réhabilité et indemnisé pour les préjudices qu’il a subis pendant sept ans. La grosse injustice à notre avis c’est que les affaires pour lesquelles il était poursuivi n’avaient rien avoir avec les vraies raisons de sa mise à l’écart. Donc à nos yeux il semble évident depuis le début que les dossiers qui étaient montés contre lui avaient été totalement inventés de toutes pièces. Forcément, cela devait aboutir à l’éclatement de la vérité et à la reconnaissance de son innocence pour les affaires pour lesquelles il était poursuivi. »
Dans un tel contexte, le sort de Kingué est en quelque sorte entre les mains de la Cour suprême, qui peut confirmer ou casser les décisions de justice portées à son encontre. La Cour rendra son arrêt le 18 juin prochain.
 
RFI.FR

Passage du Gabon à la TNT : la date du 17 juin pas tout à fait réaliste

Annoncé pour le 17 juin 2015, le passage de la télévision analogique à la télévision numérique au Gabon, pourrait accuser un retard de plusieurs mois. C’est ce qu’a laissé entendre le patron de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf), Alex Bongo. 
n’est pas évident que le Gabon passe à la télévision numérique le 17 juin prochain. C’est en substance, ce qu’a confié Alex Bongo, directeur général de l’Aninf, au quotidien l’Union.
Les raisons de ce retard sont principalement financières. Estimée à 60 milliards de francs CFA, la mise en exécution de ce vaste projet tarde à se déployer sur le terrain du fait de difficultés à récolter les financements nécessaires, dans un délai aujourd’hui extrêmement court.
« Compte tenu des délais qui nous séparent de l’échéance du 17 juin, et de la crise qui frappe le secteur pétrolier, la recherche de financements peine à aboutir et pourrait de ce fait, reporter la mise en œuvre du projet de plusieurs mois », a expliqué le patron de l’Aninf.
Il était également prévu la mise à contribution de partenaires tels que la Banque des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac) pour aider à la collecte des financements. Mais il semblerait que le délai trop court ne permette pas à cette dernière d’aider l’Etat gabonais pour la mise en route du projet.
Attribuée à la société chinoise StarTime, la mise en place de la TNT constitue un véritable défi technologique pour le Gabon et devrait permettre aux populations d’accéder à une télévision de meilleure qualité, avec des services à valeur ajoutée tels que l’e-éducation, l’e-santé, la vidéo à la demande etc…

gaboneco.com

Togo : Fabre ne lâche rien

Obstiné, le candidat de l'ANC ne reconnaît toujours pas sa défaite. Et rêve secrètement du statut de chef de l'opposition.
Jean-Pierre Fabre n'a pas été élu, mais il n'est pas homme à renoncer. C'est même sa marque de fabrique : le leader de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) a les qualités de ses défauts.
Ses détracteurs pestent contre cet obstiné qui ne connaît pas le doute, tandis que ses partisans n'y voient que ténacité et cohérence. Quoi qu'il en soit, le tribun de Kodjoviakopé (ouest de Lomé) promet de perturber le sommeil de Faure Gnassingbé en maintenant ses marches de protestation.
Peu lui importe que la Cour constitutionnelle ait proclamé, le 3 mai, la victoire du président sortant. Plutôt quitter la politique que de montrer le moindre signe de faiblesse dans son bras de fer permanent avec le chef de l'État.
C'est un fonds de commerce qu'il a arraché à son ancien mentor, Gilchrist Olympio. Son discours populiste attire aussi bien ceux qui perçoivent Faure comme un héritier illégitime que ceux qui rejettent les Gnassingbé par réflexe ethnorégionaliste.
La fracture Nord-Sud est toujours béante en dépit des efforts du pouvoir et des origines "sudistes" de la mère du chef de l'État. Faure a chouchouté Lomé et sa région en la dotant de routes et en rallongeant des quais portuaires.
Lors des dernières législatives de 2013, le parti au pouvoir est parvenu à grappiller 2 sièges sur les 10 à pourvoir dans la circonscription du Grand Lomé, ce vivier électoral traditionnellement acquis à l'opposition. Mais cela n'a manifestement pas suffi pour influer sur les résultats de la présidentielle.
Lassitude
Fabre, lui, espère bien en profiter. Et le temps joue en faveur de ce métis de père marseillais, qui a appris l'art de diriger en lisant les préceptes de L'Art de la guerre, du penseur et stratège militaire chinois Sun Tzu...
Il parie sur la lassitude de ceux qui votent pour le parti présidentiel et pour qui Faure est comptable des quarante-huit années que la famille Gnassingbé a passées au pouvoir. Mais le temps peut aussi jouer contre lui : lors de la présidentielle de 2020, Fabre aura 67 ans et se sera finalement rapproché du système s'il parvient à obtenir ce statut de chef de l'opposition (assorti d'avantages substantiels) auquel il tient tant.
Peut-il obtenir en promettant le changement, et en dépit d'un programme économique inexistant, l'adhésion de la jeunesse ? Rien n'est moins sûr. La hausse du niveau d'abstention - pas loin de la moyenne nationale, fixée à 40,01 % - enregistrée dans son fief de Lomé sonne comme un avertissement.
Les lignes bougent et le Togo change. En témoigne l'apparition de nouvelles figures de l'opposition, à l'instar de Gerry Taama. Ce saint-cyrien de 40 ans, originaire de Kara, le fief des Gnassingbé, n'a obtenu qu'un faible score à la présidentielle (1,03 % des suffrages). Mais il a tenu un discours modéré et structuré qui a séduit au-delà de sa région d'origine. C'est peut-être cela l'avenir. 
Jeuneafrique.com

Côte d'Ivoire: le parti de Gbagbo va désigner son candidat pour "battre" Ouattara

ara

Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo (sur l' affiche à droite), s'exprime à la tribune du congrès de sa formation le 21 mai 2015 à Abidjan

Le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le Front Populaire Ivoirien (FPI), secoué par des divisions internes, a ouvert jeudi son congrès pour désigner son candidat à la présidentielle d'octobre afin de "battre" le président Alassane Ouattara et "revenir" au pouvoir.
Alassane Ouattara "doit partir (du pouvoir) c'est un impératif", a lancé Pascal Affi N'Guessan, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI)à la tribune, appelant au "changement".
"Le changement c'est d'abord l'alternance démocratique c'est à dire la défaite d'Alassane Ouattara en octobre 2015 et le retour du Front Populaire Ivoirien au pouvoir", a-t-il expliqué aux quelques milliers de personnes qui ont assisté à l'ouverture des assises du parti au palais des sports d'Abidjan.
Selon lui, le congrès doit "arrêter les modalités" du départ d'Alassane Ouattara "pour désigner celui d'entre nous qui va nous conduire à cet objectif".
Deux camps s'affrontent au sein du FPI: le premier veut concourir à la présidentielle d'octobre derrière Affi N'Guessan, mais le second refuse un tel scénario et fait de la libération de l'ex-président Laurent Gbagbo, qui doit être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, "le coeur de la stratégie de lutte du parti".
Les deux factions se sont déjà affrontées en justice en décembre, à l'avantage de M. N'Guessan qui avait réussi à faire interdire un congrès du FPI destiné à désigner son président. Mais le 30 avril, Laurent Gbagbo, bien que détenu par la CPI, a néanmoins été déclaré "président" du FPI par un millier de militants, une démarche jugée sans "aucune valeur" par la direction du parti.
Malgré la forte crise interne que traverse son parti, Pascal Affi N'Guessan fait figure de favori pour obtenir l'investiture officielle pour la présidentielle.
Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit répondre de "crimes contre l'humanité", relatifs à la crise post-électorale de 2010-2011.
Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, la crise ouverte entre les deux camps a fait plus de 3.000 morts, selon l'ONU.

http://information.tv5monde.com

Au Mali, la terreur perd des têtes mais pas pied

Les soldats de Barkhane ont éliminé deux figures du terrorisme, mais les attaques continuent.
Cinq jours après la signature d’un accord de paix au Mali, les forces spéciales de Barkhane ont éliminé dans la nuit de lundi à mardi à l’est de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord malien, deux chefs importants des groupes armés du Sahel circulant en convoi. Amada Ag Hama, dit «Abdelkrim le Touareg», affilié à Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), avait revendiqué l’assassinat des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Kidal, en novembre 2013 ; Ibrahim Ag Inawalen est un ancien colonel malien qui avait déserté pour rejoindre l’encadrement du groupe islamiste Ansar ed-Dine.
Ifoghas. Les deux hommes étaient des rouages majeurs de ces organisations. Abdelkrim le Touareg, appelé encore «Al Targui», émir d’Aqmi, était un membre de la tribu des Ifoghas, de haut lignage touareg. A ce titre, il a usé de son statut pour rallier certains Touaregs à la cause d’Al-Qaeda.
Les deux dirigeants terroristes faisaient partie des principaux chefs des groupes jihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali en 2012, jusqu’au lancement en janvier 2013 de l’opération française Serval aujourd’hui remplacée par Barkhane. Abdelkrim le Touareg serait responsable de la mort de Michel Germaneau, tué après un raid militaire franco-mauritanien à l’été 2010. Mais aussi de celle de Philippe Verdon, en juillet 2013, enlevé au Mali avec Serge Lazarevic. Ce dernier a été libéré fin 2014.


liberation.fr

RD Congo : le taux de croissance projeté à 10 % pour 2015

Les projections du taux de croissance se situent à 10,3% pour 2015 en République démocratique du Congo (RDC), indique le bureau du Premier ministre dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion restreinte du gouvernement présidée lundi à Kinshasa par le Premier ministre Matata Ponyo.Selon ce communiqué dont APA a obtenu copie mercredi, les résultats préliminaires des estimations sur la base des réalisations à fin mars 2015 font état d’un taux de croissance économique de 9,03% contre 8,8% réalisé à la même période correspondante en 2014.
Cette croissance est essentiellement tirée par le secteur tertiaire, dont la contribution est de 4,4 points en 2015 contre 2,6 en 2014, note la source qui souligne que le secteur primaire vient en deuxième lieu, avec 3,6 points.
En outre, le cadre macroéconomique poursuit la consolidation de la stabilité, selon le communiqué qui relève que le taux d’inflation hebdomadaire, qui était à 0,014% (+0,002), a atteint en cumul annuel 0,229%. Les projections du taux d’inflation en annualisé se situent à 0,597% pour un objectif de 3,5%.
Le taux de change du franc congolais par rapport au dollar des Etats-Unis s’est apprécié de 0,2% à l’indicatif et de 0,1 sur le marché libre, renseigne la même source, soulignant qu’au 15 mai 2015, le taux sur ces deux segments de marché était respectivement de 921,71 CDF (Congo Démocratique Franc)/USD, et de 931,50 CDF/USD.
Les réserves internationales, au 14 mai 2015, sont à 1.712,26 millions USD, couvrant 7,07 semaines d’importations.

http://fr.starafrica.com

Bénin : toute discussion sur la révision de la Constitution est exclue

Toute discussion sur le projet de révision de la Constitution béninoise de 1990 est exclue après l' élection, mercredi, d'un bureau de l'Assemblée nationale, majoritairement constitué des forces politiques de l'opposition. Sur les sept membres de ce bureau, six sont issus des partis politiques de l'opposition et sont farouchement déterminés à se battre jusqu'au dernier souffle pour éviter une révision de la Constitution qui permette au président béninois Boni Yayi de briguer un troisième mandat en 2016.
Si le président a clamé haut et fort que son intention de modifier la loi fondamentale du pays consiste à introduire des réformes pouvant permettre de moderniser la Constitution, en vue d' asseoir au Bénin l'Etat de droit et une démocratie renforcée sur des bases saines et solides pour un développement économique durable du pays, l'opposition et même la société civile n'y croient pas.
En 2008, le président Boni Yayi a confié à une commission technique ad hoc composée de diverses personnalités représentatives de différents courants d'opinions, le soin de procéder à la relecture de la Constitution de 1990 en vue de corriger les imperfections observées pendant près de deux décennies de pratique.
Depuis l'introduction ce projet de loi portant révision de la Constitution en novembre 2009 au Parlement pour examen, la mouvance présidentielle, l'opposition et même la société civile ont mené pendant plusieurs mois des débats contradictoires sur l'opportunité ou non de la relecture des textes de cette loi fondamentale.
A l'issue des élections législatives du 26 avril, les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) du président Boni Yayi ont gagné seulement 33 sièges, sur les 83 que compte le Parlement. F


(Xinhua 21/05/15)

jeudi 21 mai 2015

La RDC convoque l'ambassadeur du Congo à Kinshasa

C'est la suite de l’opération Mbata ya bakolo. Après Brazzaville, le Congo a commencé l'expulsion des étrangers en situation irrégulière à Pointe-Noire, la deuxième ville du pays
Après les exactions enregistrées lors de la même opération à Brazzaville, les autorités des deux Congo s'étaient retrouvées pour calmer les tensions.
Antoine Boyamba, le vice-ministre des Congolais de l'étranger s'étonne que l'opération reprenne sans que Brazzaville en ait informé Kinshasa.
Par ailleurs, une organisation de défense des droits de l'Homme à Kinshasa a fait part mardi de ses "vives préoccupations" face au lancement d'une nouvelle opération de police contre les étrangers en situation irrégulière au Congo-Brazzaville.
La Voix des sans-voix pour les droits de l'Homme (VSV) exprime dans un communiqué "ses vives préoccupations relatives à la reprise de la traque et d'expulsions massives [...] des ressortissants" de la République démocratique du Congo ou d'autres pays africains installés dans le sud du Congo voisin.
Les autorités de Brazzaville ont lancé jeudi à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, l'opération policière "Mbata ya bakolo" ("La gifle des aînés" en lingala) destinée à lutter contre l'immigration clandestine.
Selon l'Église catholique congolaise et une ONG locale, cette opération s'est traduite par une véritable "chasse à l'homme" émaillée de nombreuses violations des droits de l'Homme.
Lors d'une conférence de presse tenue mardi, le porte-parole de la police de Pointe-Noire, Jules Monkala Tchoumou, a qualifié de "fantaisistes" ces accusations "sur les violations et autres bavures".
M. Monkala a ajouté que l'opération s'était jusque-là traduite par l'interpellation de "1.150 personnes de toutes nationalités dont 642 ressortissants de la RDC"
"Nous sommes en train de reconduire tous ceux qui n'ont pas de papiers à leurs frontières", a-t-il ajouté.
Selon la VSV, plus de 200 ressortissants de la RDC sont arrivés ainsi lundi et mardi à Kinshasa. Emmenés en train jusqu'à Brazzaville, ils ont ensuite été embarqués dans des canots rapides par petits groupes pour traverser le fleuve Congo, écrit l'ONG.
La première phase de l'opération "Mbata ya bakolo" avait été lancée en avril 2014 à Brazzaville et a contribué à tendre considérablement les relations entre le Congo et la République démocratique du Congo voisine.
En quelques semaines, sous couvert de traquer les clandestins accusés de crimes ou délits, les autorités brazzavilloises avaient alors expulsé ou poussé au départ près de 250.000 ressortissants de RDC. Selon l'ONU, de nombreuses violations graves des droits de l'Homme ont été commises pendant ces retours forcés.
La VSV demande au gouvernement de prendre des mesures pour accueillir et héberger les personnes refoulées par les autorités de Brazzaville et à la communauté internationale d'"interpeller le plus tôt possible" ces dernières pour que les expulsions aient lieu "dans des conditions respectueuses de la dignité humaine".

lavoixdelamerique.com

Burundi: un manifestant tué par balle par la police

Bujumbura (Burundi) - Un manifestant été tué jeudi matin par des tirs de la police dans le quartier de Musaga, à Bujumbura, où la police mène depuis mercredi après-midi une opération musclée de reprise en main face aux manifestations hostiles au président Pierre Nkurunziza.
Le jeune homme a été mortellement touché au dos, selon ces témoins, interrogés par l'AFP. Son corps a été évacué peu après par la Croix-Rouge.
Après des tirs sporadiques toute la nuit, les affrontements se sont poursuivis dans la matinée. D'un côté les manifestants essayaient de se regrouper et jetaient des pierres. De l'autre, les policiers ripostaient avec leurs kalachnikovs, tirant au jugé et parfois à hauteur d'homme, toujours selon des témoins.
La police avait investi mercredi après-midi ce quartier sud de la capitale burundaise, bastion de la contestation contre une candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat à l'élection présidentielle du 26 juin. Ce mouvement a éclaté fin avril à Bujumbura, et a été sévèrement réprimé par la police, avec plus d'une vingtaine de tués depuis quatre semaines.
Mercredi, la police avait annoncé son intention de restaurer l'ordre à Musaga. Des dizaines de policiers avaient alors investi la zone, en faisant largement usage de leurs armes, pour des tirs de sommation mais également des tirs à hauteur d'homme, afin de disperser les petits groupes qui les assaillaient à coups de pierres.
Ailleurs dans la capitale, comme quasi-quotidiennement maintenant depuis 25 jours, les manifestations ont repris jeudi matin dans plusieurs quartiers.
A Rohero, un quartier pourtant très proche du centre de la capitale, une centaine de manifestants se regroupaient en chantant et annonçaient leur intention d'avancer vers le centre-ville, alors qu'aucun policier ou militaire n'était présent.
A Ngagara, des affrontements ont éclaté avec un groupe d'une centaine de contestataires près de l'Assemblée nationale, qui doit ce jour se réunir en session extraordinaire pour la prestation de serment de trois nouveaux ministres.
Les forces de l'ordre étaient déployées en nombre autour de l'Assemblée, et des policiers ont ouvert le feu au-dessus des protestataires qui se réfugiaient dans des rues voisines et tentaient d'y installer des barricades de fortune.
Au moins deux de ces manifestants ont été blessés par balle, dont l'un a été touché à la tête, a-t-on constaté.


romandie.com