Après avoir été instruits par le commissaire de l’UA, Jean Ping, le 5 février dernier, les experts mandatés par l’Organisation panafricaine sont arrivés le lendemain à Abidjan. Une seule mission sur leur feuille de route : déblayer le terrain de cette situation batarde qui n’a que trop duré, afin de permettre au quintet de chefs d’Etat d’aller en trancher le nœud gordien ; ou du moins de trouver à Gbagbo la voie idéale pour partir.
Car s’il y a des discordances dans la Communauté internationale sur la gestion de cette crise, l’unanimité est au moins faite sur le départ du fondateur du FPI.
Reste à savoir comment, vu que, jusqu’à présent et en dépit de l’étouffement financier, des humiliations diplomatiques et de l’épouvantail de l’option militaire, le chef de l’Etat sortant tient sa chose, et Alassane Dramane Ouattara (ADO), le président élu, est bien en présidence surveillée et doit se contenter de sa République autonome du Golf (RAG).
Et quelle que soit l’issue de leur palabre avec les deux "Côte d’Ivoire", ces experts rendront compte à la hiérarchie, et dans deux semaines en principe, ce sera au tour des 5 grands missi dominici de se rendre au pays d’Houphouët afin de trouver des "solutions contraignantes qui s’imposent" aux protagonistes de la crise.
Soit dit en passant, ce vocable de "contraignant" fait d’ailleurs l’objet d’interprétations polysémantiques, à juste raison, eu égard au fait que toutes les solutions possibles ont été appliquées ou brandie, avec insuccès. Alors, cette expression "contraignante" ne manque-t-elle pas de consistance ?
Par ailleurs, panel de têtes couronnées est remis en question du fait de la présence de Blaise Compaoré en son sein. On comprend le souci des sommités de l’UA de respecter l’équilibre régionale en choisissant un président par zone sur le continent, mais le cas du chef de l’Etat burkinabè est assez spécial dans ce dossier :
il a été le facilitateur du dialogue interivoirien, il a été l’artisan de l’Accord politique global (APG) du 4 mars 2007, il en a assuré le service après-vente jusqu’à la présidentielle et à la proclamation des résultats le 3 décembre 2010. Bref, Blaise Compaoré a réussi rondement la mission à lui confiée par la CEDEAO, car justement, il s’était élevé au-dessus de toutes les parties. Mais il y a eu hélas le virage dangereux du second tour du 28 novembre 2010.
Le n°1 burkinabè aurait été bien inspiré de décliner l’offre de ses pairs africains pour cette nouvelle tâche, même si cette posture aurait pu être interprétée comme une prise de position en faveur d’ADO.
En acceptant ce nouveau boulot, le président du Faso court le risque de vendanger à peu de frais le capital de faiseur de paix en Côte d’Ivoire qui lui collait à la peau.
C’eût été le moindre mal que de refuser de jouer dans ce nouveau feuilleton, car Blaise est trop marqué dans la crise ivoirienne, et l’autisme de Gbagbo, le fait que le premier magistrat burkinabè est récusé plombe déjà cette médiation de dernière chance.
Car autant le Sud-Africain, Jacob Zuma, est suspecté de rouler pour Gbagbo, autant Blaise Compaoré est considéré à tort ou à raison comme le parrain de Guillaume Soro et d’ADO, et à l’évidence, les deux tendances du Panel vont se neutraliser, d’où l’échec programmé de cette mission.
Passe encore pour un Zuma qui est dans son lointain Pretoria, mais avec Blaise, c’est différent, car il y a eu sa médiation, le voisinage et ses antécédants, et l’on comprend aisément donc le ressentiment de la galaxie Gbagbo.
Finalement dans cette atmosphère faisandée où résonnent les hourvari anti-Blaise des patriotes fanatisés de Blé Goudé, et où les seuls oracles qui vaillent sont ceux assenés par la grande Pithie qu’est la RTI, on se demande si l’ex-facilitateur n’est pas le panéliste de trop, celui qui vient hypothéquer davantage l’aboutissement heureux de la mission.
Pendant qu’on y est, pourquoi n’avoir pas mis le Malien ATT à sa place ? Enfin, il est possible que nous cultivions trop de pessimisme et peut-être que la sagesse inspirera in extremis les uns et les autres, ce qui pourrait faire réussir ces 5 envoyés spéciaux. Croisons alors les doigts.
Par Z. Dieudonné Zoungrana - L’Observateur Paalga
lundi 7 février 2011
CHAN 2011 / Côte d`Ivoire-Mali (1-0) - Les Eléphants marquent leur entrée par une victoire
La sélection nationale des locaux de la Côte d’Ivoire a battu non sans mal le Mali (1-0), le dimanche 6 février 2011. Le match de la troisième journée du CHAN disputé dans un stade plein n’a pas tenu ses promesses, mais l`essentiel a été fait pour les Ivoiriens. Les hommes de Kouadio Georges qui sont allés à cette compétition sans préparation physique, ont remporté une victoire étriquée mais importante pour la suite du tournoi.
A la 23è minute de jeu, le centre de Mangoua Késsé a trouvé le timing de Koné Zoumana. La tête de l’attaquant du Denguélé a permis aux Eléphants de mener à la mi-temps. Le terrain synthétique du stade de Merreik a considérablement gêné l`évolution des joueurs maliens qui ont multiplié les pertes de balles. En deuxième mi-temps, les Aigles du Mali ont mieux joué mais n`ont pas réussi à égaliser malgré quelques belles opportunités notamment dans le dernier quart d`heure de la partie.
Par ailleurs, Mangoua Kessé aurait pu alourdir le score. Mais malheureusement, sa frappe est allée contre le montant gauche du portier malien. Grâce à cette victoire de la Côte d’Ivoire, elle prend la deuxième place du groupe C, derrière le Cameroun qui a battu le tenant du titre, la République Démocratique du Congo lors du premier match de la journée par un score de (0-2). Notons que le deuxième match des Eléphants aura lieu le mercredi 10 février contre le Cameroun.
Jean Martin Angora viepe.ci/blog/jmatt
Lun 7 Fev 2011, 18:04
Lien : http://www.viepe.ci/sport_news/3599
A la 23è minute de jeu, le centre de Mangoua Késsé a trouvé le timing de Koné Zoumana. La tête de l’attaquant du Denguélé a permis aux Eléphants de mener à la mi-temps. Le terrain synthétique du stade de Merreik a considérablement gêné l`évolution des joueurs maliens qui ont multiplié les pertes de balles. En deuxième mi-temps, les Aigles du Mali ont mieux joué mais n`ont pas réussi à égaliser malgré quelques belles opportunités notamment dans le dernier quart d`heure de la partie.
Par ailleurs, Mangoua Kessé aurait pu alourdir le score. Mais malheureusement, sa frappe est allée contre le montant gauche du portier malien. Grâce à cette victoire de la Côte d’Ivoire, elle prend la deuxième place du groupe C, derrière le Cameroun qui a battu le tenant du titre, la République Démocratique du Congo lors du premier match de la journée par un score de (0-2). Notons que le deuxième match des Eléphants aura lieu le mercredi 10 février contre le Cameroun.
Jean Martin Angora viepe.ci/blog/jmatt
Lun 7 Fev 2011, 18:04
Lien : http://www.viepe.ci/sport_news/3599
Côte d'Ivoire - Phillip Carter III (ambassadeur des USA) : “L`armée va bientôt lâcher Gbagbo”
(Nord-Sud 07/01/2011)
L`ambassadeur des Etats-Unis en Côte d`Ivoire, Philipp Carter III a prononcé, vendredi dernier, à Washington une conférence sur la crise post-électorale. Selon le diplomate américain, la situation pourrait vite devenir intenable pour Laurent Gbagbo. Nous vous proposons de larges extraits de ses propos liminaires.
Nous avons tous suivi cette élection. Quand on l`examine, on doit prendre en considération que l`élection présidentielle de novembre 2010 en Côte d`Ivoire, est l`aboutissement de plusieurs années de travail des institutions nationales du pays, autant que de la communauté internationale, dans le but de résoudre un conflit de dix ans. Et les accords qui ont été signés ayant conduit à cette élection, principalement l`accord politique de Ouagadougou de 2007, ont établi un processus visant à répondre aux questions de l`identification nationale, l`inscription des électeurs, le désarmement, la réunification, ainsi que la conduite de ces élections. Et l`accord politique de Ouagadougou était également l`accord qui a invité les Nations Unies à travailler sur les élections et à les certifier. Cet accord, qui était de certifier les élections présidentielle et législatives, est un accord qui a été signé à la fois par le président Gbagbo, M. Ouattara, M. Konan Bédié, le Premier ministre Soro, ainsi que le président du Burkina Faso, le président Compaoré. Le premier tour des élections ont eu lieu. Quatorze candidats se sont présentés. Il y avait trois principaux. Des onze restants, je ne pense pas qu`ils aient obtenu collectivement plus de 3 % des voix au plus, peut-être pas même un. Et, -le processus s`est bien déroulé, avec un taux de 84 %- cette participation électorale au premier tour de l`élection en fait un des plus élevés au monde. Il a été pacifique, et les résultats ont donné Gbagbo en tête, à la deuxième place Ouattara et à la troisième place M. Konan Bédié. Celui-ci a apporté son soutien à Ouattara pour le second tour, qui avait un taux de participation, nous le reconnaissons, d`environ 81 %, qui est remarquablement élevé pour une présidentielle supplémentaire. Après l`élection du second tour, les choses sont devenues un peu plus controversées. Bien que le processus ait été le même pour le premier et pour le second tour où la Commission électorale indépendante a compté et délivré les résultats. Les résultats de la première manche ont été certifiés ou approuvés par le Conseil constitutionnel et certifiés par l`Organisation des Nations Unies. Le processus a été opéré pour le second tour, mais les pressions étaient manifestes dans le comptage du second tour. Des intimidations ont été signalées dans certaines parties du pays, mais le processus s`est poursuivi, en termes de comptage des résultats, sans entraves, jusqu`à ce que tout a été obtenu au siège de la Commission électorale. Et ce que nous avons vu, c`est qu`il y avait une scission au sein de la Commission électorale. La commission a tenté de se déplacer, sur la base d`un consensus, pour compter les résultats. Ce qui a été fait tôt jeudi matin après l`élection, par consensus, venir avec les résultats des 19 régions qui étaient là. Le défi était de savoir comment ils allaient proclamer les résultats. La Commission électorale, ou du moins, le président de la Commission électorale, avait été intimidé. Il y avait des forces de sécurité tout le long du siège de la commission. En fin de compte, il les a proclamés dans un hôtel, l`hôtel du Golf, qui était essentiellement les bureaux du Premier ministre Guillaume Soro qui était le Premier ministre du président Gbagbo à l`époque. Et ses résultats ont indiqué qu`Alassane Ouattara a remporté avec une marge d`environ 8%. Plus tard ce jour-là, le Conseil constitutionnel a déclaré les résultats de la Commission électorale nuls et non avenus, et le lendemain a réévalué les résultats, indiquant que Laurent Gbagbo a remporté avec 51 % des voix contre 48% pour Alassane Ouattara.
L`Organisation des Nations Unies, comme elle l`a fait au premier tour, a poursuivi son processus de certification, qui a été extrêmement rigoureux et fait indépendamment des institutions nationales dans le pays. Et c`était très rigoureux, très impartial. Et les résultats de cette certification ont indiqué qu`Alassane Ouattara a remporté avec environ 8,2 % de marge, comme la Commission électorale. L`Organisation des Nations Unies avait essayé d`emprunter la voie tracée par le Conseil constitutionnel pour obtenir les résultats donnés par Paul Yao-N`Dré mais a été incapable de faire pareil. Car même en annulant une partie du vote dans le Nord, les résultats donnent toujours Alassane Ouattara vainqueur. Sur la question des violences dans le Nord, nous avons noté des incidents, les observateurs aussi. Mais rien de ce qui a été constaté n`était de nature à perturber les résultats de l`élection. Il y avait effectivement plus de violences dans la partie Sud du pays, où le parti de Gbagbo n`a pas contesté les résultats. Avec un taux de participation de 81% et même plus dans certaines régions dans le Nord, il est difficile de dire que les gens ont été empêchés de voter. Donc ce que nous avons maintenant est une situation où nous avons eu un bon scrutin transparent, démocratique, attesté par les Nations Unies, certifié par l`Organisation des Nations Unies, où il a été observé par les deux groupes crédibles d`observateurs nationaux et internationaux, y compris le Centre Carter, l`Union européenne, l`Union africaine, la Cedeao et des groupes d`observateurs locaux, et où le président sortant a refusé d`accepter les résultats d`un processus qu`il a lui-même mis en place, avec l`accord d`autres leaders africains. Nous sommes donc dans une situation où nous avons eu une bonne élection avec des résultats clairs qui sont incontestables. Et nous avons un dilemme. Celui des institutions nationales, entre le Conseil constitutionnel et la Commission électorale, qui ont eu des résultats différents. Le fait que l`Organisation des Nations Unies a été invitée, en vertu de l`accord politique de Ouagadougou, c`est ce qui donne de la crédibilité au processus électoral en Côte d`Ivoire. La situation est maintenant beaucoup plus difficile avec un président sortant, qui tient les rênes du pouvoir par le biais de certaines forces de sécurité, essayant de s`accrocher aux instruments de gouvernance avec les ministères. Avec le président élu Ouattara, réfugié à l`hôtel du Golf, protégé par environ 300 soldats de la paix, issus des troupes des Nations Unies et de la force française Licorne et avec quelques anciens éléments du Centre de commandement intégré. Un organisme de coordination au sein de l`armée locale composé des Forces armées des nouvelles et des Forces de défense et de sécurité. Certains éléments de ces forces sont restés à l`hôtel du Golf pour assurer la protection du président Ouattara et de son Premier ministre, nouvellement désigné, qui est l`ancien Premier ministre, Guillaume Soro. La situation est telle que le pays est dans un état de stagnation. Il est figé. Si vous vous souvenez bien, avant cette élection, la partie nord du pays était essentiellement un territoire rebelle. Et l`espoir était que cette élection serait une étape cruciale, importante et essentielle pour réunifier le pays. Cela n`est pas arrivé suite au refus des résultats par le président Gbagbo. La violence a persisté dans le pays, notamment à Abidjan. Il y a des rapports crédibles sur des groupes de milices sous le contrôle de Gbagbo qui ont parcouru des quartiers peuplés en grande partie par les partisans de Ouattara, tirant les gens de chez eux, les battant. Certains d`entre eux ont été sommairement exécutés. D`autres ont disparu. L`Organisation des Nations Unies a mené des enquêtes, bien que ces enquêtes aient été entravées par les forces de défense et de sécurité contrôlées par le président Gbagbo, ils ont été en mesure de certifier que 250 personnes ont été exécutées sommairement et à peu près une centaine a disparu. Ces chiffres vont probablement grimper. Nous avons le président Gbagbo qui utilise les médias nationaux, particulièrement la station de télévision, les transformant en une machine de propagande qui délivre des informations absolument démesurées. Certains ont affirmé que ces discours sont haineux. Je n`irai pas jusque-là mais, il est clair que la propagande, est en grande partie, erronée. Dans la presse écrite, il y a ce que nous appelons les journaux bleus, - le bleu qui est la couleur du parti du Gbagbo- et la presse verte, qui est la couleur du parti de Ouattara. Et, les indépendants, quelques uns, qui rapportent les faits des deux camps opposées. Aussi, doit-on patauger dans tout cela pour obtenir une vue objective.
Nous avons également eu une situation où la communauté internationale, considérant la certification de l`Organisation des Nations Unies, a soutenu l`élection du président Alassane Ouattara. La Cedeao, organisme africain régional pour l`Afrique de l`Ouest, a déclaré qu`il est légitimement élu et que le président Gbagbo doit démissionner pour permettre une transition pacifique. Cela a été repris par l`Union africaine, le Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que nous-mêmes, le gouvernement des Etats-Unis, ainsi que d`autres pays, aussi bien les Etats de l`Union européenne que d`autres Etats non-européens.
L`espoir est que cette pression, qui comporte des sanctions de l`Union européenne et des Etats-Unis, contre des personnes et certaines entités spécifiques, tant en termes d`interdiction de voyager et que de sanctions financières ciblées, couplées avec les efforts du président Ouattara récupérer et tenter d`obtenir le contrôle des ressources nationales et des instruments nationaux de gouvernance, plus précisément la Banque centrale, qui est une banque centrale régionale pour la Côte d`Ivoire, qui fait partie de l`Union monétaire ouest africaine. Présentement, il a le contrôle de ces fonds nationaux et met une pression financière sur les instruments du pouvoir contrôlés par le président Gbagbo.
La situation est tendue. Il y a eu des efforts de médiation, pour trouver un accord, trouver des moyens pacifiques de sortir de là, dirigés par la Cedeao, l`Union africaine. Il y a eu des efforts de la part de l`ancien président sud-africain MBeki, de l`ancien président nigérian, Obasanjo. Il y a eu une délégation de présidents de la Cedeao qui s`y est rendue deux fois. Le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, et d`autres sont venus travailler avec les deux parties, à tout le moins, pour lever le blocus de l`hôtel du Golf, où le président Ouattara est et où il est contraint de rester. Cela n`a pas eu lieu. Lorsqu`ils ont exhorté le président Gbagbo à chercher une sortie honorable, paisible à l`effet d`une transition qui peut faire avancer le pays, il a résisté à ces offres.
Et c`est à ce stade que nous sommes actuellement. La situation est d`autant plus critique que les sanctions financières, les interdictions de voyage, le contrôle de la Banque centrale Ouest-africaine par M. Ouattara, commencent à mordre. Et Gbagbo commence à ressentir la pression. Il y a une crise financière à Abidjan au moment où nous parlons, le commerce a ralenti. L`économie n`est pas en chute libre, mais elle le sera bientôt si cela persiste et a une importance régionale, dans la mesure où la Côte d`Ivoire représente jusqu`à 40 % de l`activité économique de l`Union monétaire ouest-africaine. C`est la situation à laquelle nous sommes confrontés. Gbagbo lui-même a essayé d`organiser des soutiens à sa cause, à l`intérieur et à l`extérieur de l`Afrique. Il a tenté de s`aliéner la communauté internationale, sans effet. Une chose est sûre, c`est que pendant qu`il y a des gens qui observent la situation, certains gouvernements en Afrique et à l`extérieur, il y a encore un grand sens d`unité internationale concernant les résultats de l`élection et l`espoir d`une transition pacifique du pouvoir.
La véritable question est la capacité de M. Gbagbo à gouverner. Il a les forces de sécurité avec lui pour un temps. S`il ne peut pas les payer, comment vont-elles continuer d`être loyales ?
Traduit par M.A.E.
© Copyright Nord-Sud
L`ambassadeur des Etats-Unis en Côte d`Ivoire, Philipp Carter III a prononcé, vendredi dernier, à Washington une conférence sur la crise post-électorale. Selon le diplomate américain, la situation pourrait vite devenir intenable pour Laurent Gbagbo. Nous vous proposons de larges extraits de ses propos liminaires.
Nous avons tous suivi cette élection. Quand on l`examine, on doit prendre en considération que l`élection présidentielle de novembre 2010 en Côte d`Ivoire, est l`aboutissement de plusieurs années de travail des institutions nationales du pays, autant que de la communauté internationale, dans le but de résoudre un conflit de dix ans. Et les accords qui ont été signés ayant conduit à cette élection, principalement l`accord politique de Ouagadougou de 2007, ont établi un processus visant à répondre aux questions de l`identification nationale, l`inscription des électeurs, le désarmement, la réunification, ainsi que la conduite de ces élections. Et l`accord politique de Ouagadougou était également l`accord qui a invité les Nations Unies à travailler sur les élections et à les certifier. Cet accord, qui était de certifier les élections présidentielle et législatives, est un accord qui a été signé à la fois par le président Gbagbo, M. Ouattara, M. Konan Bédié, le Premier ministre Soro, ainsi que le président du Burkina Faso, le président Compaoré. Le premier tour des élections ont eu lieu. Quatorze candidats se sont présentés. Il y avait trois principaux. Des onze restants, je ne pense pas qu`ils aient obtenu collectivement plus de 3 % des voix au plus, peut-être pas même un. Et, -le processus s`est bien déroulé, avec un taux de 84 %- cette participation électorale au premier tour de l`élection en fait un des plus élevés au monde. Il a été pacifique, et les résultats ont donné Gbagbo en tête, à la deuxième place Ouattara et à la troisième place M. Konan Bédié. Celui-ci a apporté son soutien à Ouattara pour le second tour, qui avait un taux de participation, nous le reconnaissons, d`environ 81 %, qui est remarquablement élevé pour une présidentielle supplémentaire. Après l`élection du second tour, les choses sont devenues un peu plus controversées. Bien que le processus ait été le même pour le premier et pour le second tour où la Commission électorale indépendante a compté et délivré les résultats. Les résultats de la première manche ont été certifiés ou approuvés par le Conseil constitutionnel et certifiés par l`Organisation des Nations Unies. Le processus a été opéré pour le second tour, mais les pressions étaient manifestes dans le comptage du second tour. Des intimidations ont été signalées dans certaines parties du pays, mais le processus s`est poursuivi, en termes de comptage des résultats, sans entraves, jusqu`à ce que tout a été obtenu au siège de la Commission électorale. Et ce que nous avons vu, c`est qu`il y avait une scission au sein de la Commission électorale. La commission a tenté de se déplacer, sur la base d`un consensus, pour compter les résultats. Ce qui a été fait tôt jeudi matin après l`élection, par consensus, venir avec les résultats des 19 régions qui étaient là. Le défi était de savoir comment ils allaient proclamer les résultats. La Commission électorale, ou du moins, le président de la Commission électorale, avait été intimidé. Il y avait des forces de sécurité tout le long du siège de la commission. En fin de compte, il les a proclamés dans un hôtel, l`hôtel du Golf, qui était essentiellement les bureaux du Premier ministre Guillaume Soro qui était le Premier ministre du président Gbagbo à l`époque. Et ses résultats ont indiqué qu`Alassane Ouattara a remporté avec une marge d`environ 8%. Plus tard ce jour-là, le Conseil constitutionnel a déclaré les résultats de la Commission électorale nuls et non avenus, et le lendemain a réévalué les résultats, indiquant que Laurent Gbagbo a remporté avec 51 % des voix contre 48% pour Alassane Ouattara.
L`Organisation des Nations Unies, comme elle l`a fait au premier tour, a poursuivi son processus de certification, qui a été extrêmement rigoureux et fait indépendamment des institutions nationales dans le pays. Et c`était très rigoureux, très impartial. Et les résultats de cette certification ont indiqué qu`Alassane Ouattara a remporté avec environ 8,2 % de marge, comme la Commission électorale. L`Organisation des Nations Unies avait essayé d`emprunter la voie tracée par le Conseil constitutionnel pour obtenir les résultats donnés par Paul Yao-N`Dré mais a été incapable de faire pareil. Car même en annulant une partie du vote dans le Nord, les résultats donnent toujours Alassane Ouattara vainqueur. Sur la question des violences dans le Nord, nous avons noté des incidents, les observateurs aussi. Mais rien de ce qui a été constaté n`était de nature à perturber les résultats de l`élection. Il y avait effectivement plus de violences dans la partie Sud du pays, où le parti de Gbagbo n`a pas contesté les résultats. Avec un taux de participation de 81% et même plus dans certaines régions dans le Nord, il est difficile de dire que les gens ont été empêchés de voter. Donc ce que nous avons maintenant est une situation où nous avons eu un bon scrutin transparent, démocratique, attesté par les Nations Unies, certifié par l`Organisation des Nations Unies, où il a été observé par les deux groupes crédibles d`observateurs nationaux et internationaux, y compris le Centre Carter, l`Union européenne, l`Union africaine, la Cedeao et des groupes d`observateurs locaux, et où le président sortant a refusé d`accepter les résultats d`un processus qu`il a lui-même mis en place, avec l`accord d`autres leaders africains. Nous sommes donc dans une situation où nous avons eu une bonne élection avec des résultats clairs qui sont incontestables. Et nous avons un dilemme. Celui des institutions nationales, entre le Conseil constitutionnel et la Commission électorale, qui ont eu des résultats différents. Le fait que l`Organisation des Nations Unies a été invitée, en vertu de l`accord politique de Ouagadougou, c`est ce qui donne de la crédibilité au processus électoral en Côte d`Ivoire. La situation est maintenant beaucoup plus difficile avec un président sortant, qui tient les rênes du pouvoir par le biais de certaines forces de sécurité, essayant de s`accrocher aux instruments de gouvernance avec les ministères. Avec le président élu Ouattara, réfugié à l`hôtel du Golf, protégé par environ 300 soldats de la paix, issus des troupes des Nations Unies et de la force française Licorne et avec quelques anciens éléments du Centre de commandement intégré. Un organisme de coordination au sein de l`armée locale composé des Forces armées des nouvelles et des Forces de défense et de sécurité. Certains éléments de ces forces sont restés à l`hôtel du Golf pour assurer la protection du président Ouattara et de son Premier ministre, nouvellement désigné, qui est l`ancien Premier ministre, Guillaume Soro. La situation est telle que le pays est dans un état de stagnation. Il est figé. Si vous vous souvenez bien, avant cette élection, la partie nord du pays était essentiellement un territoire rebelle. Et l`espoir était que cette élection serait une étape cruciale, importante et essentielle pour réunifier le pays. Cela n`est pas arrivé suite au refus des résultats par le président Gbagbo. La violence a persisté dans le pays, notamment à Abidjan. Il y a des rapports crédibles sur des groupes de milices sous le contrôle de Gbagbo qui ont parcouru des quartiers peuplés en grande partie par les partisans de Ouattara, tirant les gens de chez eux, les battant. Certains d`entre eux ont été sommairement exécutés. D`autres ont disparu. L`Organisation des Nations Unies a mené des enquêtes, bien que ces enquêtes aient été entravées par les forces de défense et de sécurité contrôlées par le président Gbagbo, ils ont été en mesure de certifier que 250 personnes ont été exécutées sommairement et à peu près une centaine a disparu. Ces chiffres vont probablement grimper. Nous avons le président Gbagbo qui utilise les médias nationaux, particulièrement la station de télévision, les transformant en une machine de propagande qui délivre des informations absolument démesurées. Certains ont affirmé que ces discours sont haineux. Je n`irai pas jusque-là mais, il est clair que la propagande, est en grande partie, erronée. Dans la presse écrite, il y a ce que nous appelons les journaux bleus, - le bleu qui est la couleur du parti du Gbagbo- et la presse verte, qui est la couleur du parti de Ouattara. Et, les indépendants, quelques uns, qui rapportent les faits des deux camps opposées. Aussi, doit-on patauger dans tout cela pour obtenir une vue objective.
Nous avons également eu une situation où la communauté internationale, considérant la certification de l`Organisation des Nations Unies, a soutenu l`élection du président Alassane Ouattara. La Cedeao, organisme africain régional pour l`Afrique de l`Ouest, a déclaré qu`il est légitimement élu et que le président Gbagbo doit démissionner pour permettre une transition pacifique. Cela a été repris par l`Union africaine, le Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que nous-mêmes, le gouvernement des Etats-Unis, ainsi que d`autres pays, aussi bien les Etats de l`Union européenne que d`autres Etats non-européens.
L`espoir est que cette pression, qui comporte des sanctions de l`Union européenne et des Etats-Unis, contre des personnes et certaines entités spécifiques, tant en termes d`interdiction de voyager et que de sanctions financières ciblées, couplées avec les efforts du président Ouattara récupérer et tenter d`obtenir le contrôle des ressources nationales et des instruments nationaux de gouvernance, plus précisément la Banque centrale, qui est une banque centrale régionale pour la Côte d`Ivoire, qui fait partie de l`Union monétaire ouest africaine. Présentement, il a le contrôle de ces fonds nationaux et met une pression financière sur les instruments du pouvoir contrôlés par le président Gbagbo.
La situation est tendue. Il y a eu des efforts de médiation, pour trouver un accord, trouver des moyens pacifiques de sortir de là, dirigés par la Cedeao, l`Union africaine. Il y a eu des efforts de la part de l`ancien président sud-africain MBeki, de l`ancien président nigérian, Obasanjo. Il y a eu une délégation de présidents de la Cedeao qui s`y est rendue deux fois. Le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, et d`autres sont venus travailler avec les deux parties, à tout le moins, pour lever le blocus de l`hôtel du Golf, où le président Ouattara est et où il est contraint de rester. Cela n`a pas eu lieu. Lorsqu`ils ont exhorté le président Gbagbo à chercher une sortie honorable, paisible à l`effet d`une transition qui peut faire avancer le pays, il a résisté à ces offres.
Et c`est à ce stade que nous sommes actuellement. La situation est d`autant plus critique que les sanctions financières, les interdictions de voyage, le contrôle de la Banque centrale Ouest-africaine par M. Ouattara, commencent à mordre. Et Gbagbo commence à ressentir la pression. Il y a une crise financière à Abidjan au moment où nous parlons, le commerce a ralenti. L`économie n`est pas en chute libre, mais elle le sera bientôt si cela persiste et a une importance régionale, dans la mesure où la Côte d`Ivoire représente jusqu`à 40 % de l`activité économique de l`Union monétaire ouest-africaine. C`est la situation à laquelle nous sommes confrontés. Gbagbo lui-même a essayé d`organiser des soutiens à sa cause, à l`intérieur et à l`extérieur de l`Afrique. Il a tenté de s`aliéner la communauté internationale, sans effet. Une chose est sûre, c`est que pendant qu`il y a des gens qui observent la situation, certains gouvernements en Afrique et à l`extérieur, il y a encore un grand sens d`unité internationale concernant les résultats de l`élection et l`espoir d`une transition pacifique du pouvoir.
La véritable question est la capacité de M. Gbagbo à gouverner. Il a les forces de sécurité avec lui pour un temps. S`il ne peut pas les payer, comment vont-elles continuer d`être loyales ?
Traduit par M.A.E.
© Copyright Nord-Sud
RDC/Présidentielle : l'opposition politique milite pour une candidature unique
(Xinhuanet 07/02/2011)
KINSHASA -- L'opposition politique congolaise a sensibilisé sa base au choix d'un candidat unique à l'élection présidentielle. Au cours d'une matinée politique de la plate-forme "Union pour la Nation", UN, organisée ce week end au collège Boboto, à Kinshasa, plusieurs leaders de l'opposition congolaise en ont émis le voeu de voir l'opposition politique congolaise optée pour un candidat unique lors de la prochaine élection présidenttielle. Après avoir qualifié de négatif le bilan de cinq années de la majorité au pouvoir, l'UN en appelle à l' alternance. Selon le coordonnateur de l'Union Pour la Nation, le compte à rebours vient de commencer.
Une grande messe politique mené tambours battants. Plusieurs militants des formations politiques, notamment l'Union pour la démocratie et le Progrès social, UDPS, le Parti du travail, PT, l' Union pour la nation, UN, Mouvement du peuple congolais pour la République, MPCR, ont envahi la salle des spectacles du collège Boboto. Tous n'avaient qu' un seul message pour la plupart des responsables des partis : La cohésion de l'opposition pour ne pas aller en ordre dispersé aux élections.
"Les tractations sont en cours pour y parvenir," a expliqué le coordonnateur de l'UN, M. Clément Kanku. "Toute organisation politique a des ambitions. Mais nous disons, l'intérêt général de la population est d'offrir une figure d'une opposition organisée et unie. Avec un seul tour, pour maximiser les chances de l' opposition, il faut une candidature unique," a-t-il conclu.
Pour le président du MPCR, Jean-Claude Vuemba, il faut d'abord se mettre d'accord autour de certains préalables tels que le projet de société commun, l'identification et la clarification des ambitions à gérer dès le 5 mars prochain :" Nous ne pouvons pas aller à travers un programme commun, à travers un candidat", a-t- il affirmé.
Au début de l'année en cours, la parlement congolais a adopté la projet de loi sur la révision constitutionnelle et a adopté la tenue d'un scrutin présidentiel à un tour.
© Copyright Xinhuanet
KINSHASA -- L'opposition politique congolaise a sensibilisé sa base au choix d'un candidat unique à l'élection présidentielle. Au cours d'une matinée politique de la plate-forme "Union pour la Nation", UN, organisée ce week end au collège Boboto, à Kinshasa, plusieurs leaders de l'opposition congolaise en ont émis le voeu de voir l'opposition politique congolaise optée pour un candidat unique lors de la prochaine élection présidenttielle. Après avoir qualifié de négatif le bilan de cinq années de la majorité au pouvoir, l'UN en appelle à l' alternance. Selon le coordonnateur de l'Union Pour la Nation, le compte à rebours vient de commencer.
Une grande messe politique mené tambours battants. Plusieurs militants des formations politiques, notamment l'Union pour la démocratie et le Progrès social, UDPS, le Parti du travail, PT, l' Union pour la nation, UN, Mouvement du peuple congolais pour la République, MPCR, ont envahi la salle des spectacles du collège Boboto. Tous n'avaient qu' un seul message pour la plupart des responsables des partis : La cohésion de l'opposition pour ne pas aller en ordre dispersé aux élections.
"Les tractations sont en cours pour y parvenir," a expliqué le coordonnateur de l'UN, M. Clément Kanku. "Toute organisation politique a des ambitions. Mais nous disons, l'intérêt général de la population est d'offrir une figure d'une opposition organisée et unie. Avec un seul tour, pour maximiser les chances de l' opposition, il faut une candidature unique," a-t-il conclu.
Pour le président du MPCR, Jean-Claude Vuemba, il faut d'abord se mettre d'accord autour de certains préalables tels que le projet de société commun, l'identification et la clarification des ambitions à gérer dès le 5 mars prochain :" Nous ne pouvons pas aller à travers un programme commun, à travers un candidat", a-t- il affirmé.
Au début de l'année en cours, la parlement congolais a adopté la projet de loi sur la révision constitutionnelle et a adopté la tenue d'un scrutin présidentiel à un tour.
© Copyright Xinhuanet
OBAMA MAINTIENT LA PRESSION SUR MOUBARAK
«Engagez la transition et maintenant!»
08 Février 2011
Les Egyptiens veulent la liberté, des élections libres, justes et un gouvernement représentatif.
Décidément, Washington ne lâche pas prise. Sa position vis-à-vis des événements, secouant le pays du Nil depuis 15 jours, demeure intransigeante et soutenue. Le passage à «une transition dans l’ordre et dans les plus bref délais» est synonyme de l’arrêt des protestations autant pour l’opposition égyptienne que pour l’Occident et à sa tête les USA. Précis et concis, le président des Etats-Unis, Barack Obama, ayant réitéré, une fois de plus, dimanche dernier, que «les Egyptiens (manifestants) veulent la liberté, des élections libres et justes. Ils veulent un gouvernement représentatif, ils veulent un gouvernement réceptif. Et nous l’avons dit, vous devez engager la transition immédiatement». C’est dire que la déclaration du président des Etats-Unis d’Amérique sonne comme un «ordre» intimant à Moubarak et consorts de céder devant les revendications des manifestants, qui ne décolèrent pas.
En évaluant les changements opérés jusqu’ici par le Raïs, qui a procédé à des pseudo-réformes politiques et économiques dans l’espoir de mystifier les révoltés du pays du Nil qui ne jurent que par son départ, Barack Obama s’est montré, il est utile de le souligner, des plus sceptiques et des moins optimistes quant à l’interruption de l’éruption du volcan égyptien. En d’autres termes, il veut voir impérativement «un gouvernement représentatif en Egypte». De façon implicite, il convient de relever que Washington n’est pas satisfait et non plus convaincu de la crédibilité et de la capacité du tout nouveau gouvernement égyptien de gérer la crise ou de mener à l’avènement d’une transition démocratique en Egypte, comme souhaitée par les centaines de milliers de manifestants. Le constat établi par Barack Obama est, faut-il le dire, identique à celui qui émane du discours de l’opposant égyptien, le plus en vue, Mohammed El Baradei, ex-directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea). Ce dernier a, en effet, déclaré récemment que le pouvoir égyptien est composé d’un président, d’un vice-président, d’un chef du gouvernement et de ministres issus des différents corps de la hiérarchie militaire, depuis 1952.
C’est un pouvoir, juge-t-il, qui ne reflète pas la volonté du peuple et non plus la réalité du pays. Il est tout simplement, relève-t-il, une dérive de l’Etat égyptien. A ce sujet, il a fait savoir dans ses précédentes déclarations, que la jeunesse égyptienne représentant l’espérance, les forces vitales et constructives de l’avenir, doivent succéder à un pouvoir, une caste, dont l’âge a presque atteint son crépuscule.
En prononçant sa sentence quant à l’issue de l’avenir des événements au pays du Nil, le président américain a déclaré, sans détour: «Ce que nous savons déjà, c’est que l’Egypte ne va pas retourner en arrière.» Quant au porte-parole de Moubarak, il a rétorqué que «lui seul sait ce qu’il va faire».
Pour paraphraser Ali Yahia Abdenour, «le déclin du pouvoir ne relève pas d’un phénomène passager, de son passage dans la zone des tempêtes, mais est irréversible et rien ne pourra l’arrêter».
S’agissant de la menace des islamistes, longtemps avancée par les régimes arabes et à leur tête l’Egypte, afin de justifier le verrouillage du champ politique et la restriction des libertés démocratiques, Barack Obama s’est montré rassuré et confiant dans l’éventualité d’un triomphe des Frères musulmans en Egypte dans des élections démocratiques et libres. Il a ainsi soutenu que «les Frères ne représentent pas une menace. Ils sont juste des factions en Egypte. Ils n’ont pas également le soutien de la majorité des Egyptiens, mais ils sont bien organisés. Ils ont certains accents antiaméricains, c’est une évidence».
Cependant, la promotion «du projet de la démocratie» pour le Moyen-Orient développé par Barack Obama, en appelant les pays arabes à oeuvrer pour des changements et des transitions politiques ordonnées, ne semble pas être du goût d’Israël. Les responsables israéliens se sont manifestés, faut-il le dire, depuis la première réaction américaine à l’égard des événements d’Egypte. Ils ont ainsi qualifié l’attitude américaine de négative à l’adresse de l’un de leurs alliés stratégiques, à savoir Moubarak.
Ainsi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu s’est abstenu de fustiger publiquement la position américaine, pour ne pas envenimer les relations avec le président Barack Obama que la droite au pouvoir n’a jamais beaucoup apprécié.
«On a l’impression que Washington était très pressé de balancer par-dessus bord le président égyptien Hosni Moubarak dès qu’il est devenu un allié encombrant. C’est un lâchage», a-t-il déclaré à l’AFP, avant d’ajouter enfin que «la fidélité est une valeur inestimable, particulièrement au Proche-Orient».
Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE
lexpressiondz.com
08 Février 2011
Les Egyptiens veulent la liberté, des élections libres, justes et un gouvernement représentatif.
Décidément, Washington ne lâche pas prise. Sa position vis-à-vis des événements, secouant le pays du Nil depuis 15 jours, demeure intransigeante et soutenue. Le passage à «une transition dans l’ordre et dans les plus bref délais» est synonyme de l’arrêt des protestations autant pour l’opposition égyptienne que pour l’Occident et à sa tête les USA. Précis et concis, le président des Etats-Unis, Barack Obama, ayant réitéré, une fois de plus, dimanche dernier, que «les Egyptiens (manifestants) veulent la liberté, des élections libres et justes. Ils veulent un gouvernement représentatif, ils veulent un gouvernement réceptif. Et nous l’avons dit, vous devez engager la transition immédiatement». C’est dire que la déclaration du président des Etats-Unis d’Amérique sonne comme un «ordre» intimant à Moubarak et consorts de céder devant les revendications des manifestants, qui ne décolèrent pas.
En évaluant les changements opérés jusqu’ici par le Raïs, qui a procédé à des pseudo-réformes politiques et économiques dans l’espoir de mystifier les révoltés du pays du Nil qui ne jurent que par son départ, Barack Obama s’est montré, il est utile de le souligner, des plus sceptiques et des moins optimistes quant à l’interruption de l’éruption du volcan égyptien. En d’autres termes, il veut voir impérativement «un gouvernement représentatif en Egypte». De façon implicite, il convient de relever que Washington n’est pas satisfait et non plus convaincu de la crédibilité et de la capacité du tout nouveau gouvernement égyptien de gérer la crise ou de mener à l’avènement d’une transition démocratique en Egypte, comme souhaitée par les centaines de milliers de manifestants. Le constat établi par Barack Obama est, faut-il le dire, identique à celui qui émane du discours de l’opposant égyptien, le plus en vue, Mohammed El Baradei, ex-directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea). Ce dernier a, en effet, déclaré récemment que le pouvoir égyptien est composé d’un président, d’un vice-président, d’un chef du gouvernement et de ministres issus des différents corps de la hiérarchie militaire, depuis 1952.
C’est un pouvoir, juge-t-il, qui ne reflète pas la volonté du peuple et non plus la réalité du pays. Il est tout simplement, relève-t-il, une dérive de l’Etat égyptien. A ce sujet, il a fait savoir dans ses précédentes déclarations, que la jeunesse égyptienne représentant l’espérance, les forces vitales et constructives de l’avenir, doivent succéder à un pouvoir, une caste, dont l’âge a presque atteint son crépuscule.
En prononçant sa sentence quant à l’issue de l’avenir des événements au pays du Nil, le président américain a déclaré, sans détour: «Ce que nous savons déjà, c’est que l’Egypte ne va pas retourner en arrière.» Quant au porte-parole de Moubarak, il a rétorqué que «lui seul sait ce qu’il va faire».
Pour paraphraser Ali Yahia Abdenour, «le déclin du pouvoir ne relève pas d’un phénomène passager, de son passage dans la zone des tempêtes, mais est irréversible et rien ne pourra l’arrêter».
S’agissant de la menace des islamistes, longtemps avancée par les régimes arabes et à leur tête l’Egypte, afin de justifier le verrouillage du champ politique et la restriction des libertés démocratiques, Barack Obama s’est montré rassuré et confiant dans l’éventualité d’un triomphe des Frères musulmans en Egypte dans des élections démocratiques et libres. Il a ainsi soutenu que «les Frères ne représentent pas une menace. Ils sont juste des factions en Egypte. Ils n’ont pas également le soutien de la majorité des Egyptiens, mais ils sont bien organisés. Ils ont certains accents antiaméricains, c’est une évidence».
Cependant, la promotion «du projet de la démocratie» pour le Moyen-Orient développé par Barack Obama, en appelant les pays arabes à oeuvrer pour des changements et des transitions politiques ordonnées, ne semble pas être du goût d’Israël. Les responsables israéliens se sont manifestés, faut-il le dire, depuis la première réaction américaine à l’égard des événements d’Egypte. Ils ont ainsi qualifié l’attitude américaine de négative à l’adresse de l’un de leurs alliés stratégiques, à savoir Moubarak.
Ainsi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu s’est abstenu de fustiger publiquement la position américaine, pour ne pas envenimer les relations avec le président Barack Obama que la droite au pouvoir n’a jamais beaucoup apprécié.
«On a l’impression que Washington était très pressé de balancer par-dessus bord le président égyptien Hosni Moubarak dès qu’il est devenu un allié encombrant. C’est un lâchage», a-t-il déclaré à l’AFP, avant d’ajouter enfin que «la fidélité est une valeur inestimable, particulièrement au Proche-Orient».
Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE
lexpressiondz.com
Un séjour en Allemagne pour Moubarak ?
AFP 07/02/2011
Le président égyptien Hosni Moubarak pourrait venir effectuer "un bilan médical prolongé" en Allemagne, affirme le site internet d'information Spiegel Online ce soir, en évoquant des réflexions "concrètes" en faveur d'une telle solution de repli.
"Les réflexions sur un possible séjour hospitalier de Moubarak en Allemagne sont plus concrètes que ce que l'on croyait jusque-là", selon le site en ligne de l'hebdomadaire Der Spiegel, qui évoque "un bilan médical prolongé" sur le sol allemand.
"Des discussions préparatoires avec les hôpitaux adéquats sont en cours, en particulier avec la clinique Max-Grundig à Bühl dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne)", écrit Spiegel Online en citant des sources proches de cette clinique.
L'AFP n'a pu avoir lundi la confirmation de telles discussions auprès de la clinique Max-Grundig.
La rumeur d'une possible venue du président égyptien Hosni Moubarak dans un établissement médical allemand court depuis plusieurs jours dans les médias.
Interrogé plus tôt aujourd'hui sur une telle éventualité, le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a répondu qu'il n'y avait eu "ni demande officielle, ni demande officieuse concernant un tel séjour".
Hosni Moubarak a subi en mars 2010 une ablation de la vésicule biliaire et s'est fait retirer un polype du duodénum à la clinique d'Heidelberg (sud-ouest). En l'absence alors d'un vice-président chargé de l'intérim, M. Moubarak avait confié ses prérogatives au premier ministre Ahmed Nazif, le temps de son hospitalisation.
Hosni Moubarak avait déjà été hospitalisé en 2004 en Allemagne pour une hernie discale.
lefigaro.fr
Le président égyptien Hosni Moubarak pourrait venir effectuer "un bilan médical prolongé" en Allemagne, affirme le site internet d'information Spiegel Online ce soir, en évoquant des réflexions "concrètes" en faveur d'une telle solution de repli.
"Les réflexions sur un possible séjour hospitalier de Moubarak en Allemagne sont plus concrètes que ce que l'on croyait jusque-là", selon le site en ligne de l'hebdomadaire Der Spiegel, qui évoque "un bilan médical prolongé" sur le sol allemand.
"Des discussions préparatoires avec les hôpitaux adéquats sont en cours, en particulier avec la clinique Max-Grundig à Bühl dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l'Allemagne)", écrit Spiegel Online en citant des sources proches de cette clinique.
L'AFP n'a pu avoir lundi la confirmation de telles discussions auprès de la clinique Max-Grundig.
La rumeur d'une possible venue du président égyptien Hosni Moubarak dans un établissement médical allemand court depuis plusieurs jours dans les médias.
Interrogé plus tôt aujourd'hui sur une telle éventualité, le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a répondu qu'il n'y avait eu "ni demande officielle, ni demande officieuse concernant un tel séjour".
Hosni Moubarak a subi en mars 2010 une ablation de la vésicule biliaire et s'est fait retirer un polype du duodénum à la clinique d'Heidelberg (sud-ouest). En l'absence alors d'un vice-président chargé de l'intérim, M. Moubarak avait confié ses prérogatives au premier ministre Ahmed Nazif, le temps de son hospitalisation.
Hosni Moubarak avait déjà été hospitalisé en 2004 en Allemagne pour une hernie discale.
lefigaro.fr
Sudan - Bachir entérine le résultat du référendum au Sud-Soudan
(L'Express 07/02/2011)
Le président soudanais Omar Hassan al Bachir a officiellement reconnu lundi le résultat du référendum d'autodétermination par lequel le Sud-Soudan a opté pour l'indépendance.
Les résultats officiels de cette consultation organisée en janvier, attendus ce lundi, devraient confirmer que 98,83% des Sud-Soudanais ont voté en faveur de l'indépendance. Celle-ci pourrait être officiellement proclamée le 9 juillet.
"Nous avons reçu aujourd'hui ces résultats et nous les acceptons et les saluons parce qu'ils représentent la volonté de la population du Sud", a dit Bachir dans une allocution télévisée.
Le référendum a été organisé conformément à un accord de paix conclu en 2005 pour mettre fin à plusieurs décennies de guerre civile entre un Nord majoritairement musulman et un Sud essentiellement chrétien et animiste.
La déclaration de Bachir dissipe les craintes de voir le conflit se rallumer à propos du contrôle des réserves de pétrole du Sud.
Le dirigeant sud-soudanais Salva Kiir a promis de son côté d'aider Khartoum à faire campagne pour un effacement de ses dettes et pour l'assouplissement des sanctions commerciales qui le frappent.
Il a rendu hommage à Bachir pour son acceptation du résultat. "Le président Bachir et le Parti du Congrès national (formation de Bachir) méritent une récompense", a-t-il dit à Khartoum lors d'une réunion du gouvernement soudanais retransmise par la télévision publique.
Les deux partis ont évité ces cinq dernières années toute flambée grave de violence, mais ils n'ont pas réussi à surmonter des décennies de méfiance mutuelle et à convaincre les Sudistes d'opter pour l'unité.
Des centaines de personnes ont commencé à se rassembler lundi sous une chaleur écrasante à Djouba, la capitale du Sud, pour célébrer la publication des résultats officiels.
"Aujourd'hui, je ne redoute plus la guerre, ça appartient au passé (...) Nos dirigeants ont fait la paix avec le Nord, mais en ce qui me concerne, je ne pourrai jamais leur pardonner pour ce que j'ai vu. Je ne les hais plus, mais je ne veux plus jamais les revoir", confie Riak Maker, 29 ans, sur fond de battements de tambour et de youyous poussés par les femmes.
Bachir, qui avait fait campagne pour le maintien de l'unité, a surpris de nombreux commentateurs ces dernières semaines par une série de propos conciliants concernant le Sud.
Washington a laissé entendre qu'il était prêt, en cas de bon déroulement du référendum, à retirer le Soudan de la liste des Etats parrainant le terrorisme et à alléger les sanctions commerciales qu'il lui a imposées.
Bachir reste néanmoins sous le coup de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale pour un autre conflit, celui du Darfour, où les autorités soudanaises sont accusées de génocide.
De profondes incertitudes demeurent quant à la stabilité économique et politique du Nord et du Sud au cours des cinq prochains mois d'intenses négociations sur le partage des ressources pétrolières et sur d'autres questions non réglées.
Le Sud-Soudan, enclavé, est presque entièrement dépendant de ses revenus pétroliers et il s'efforce de trouver d'autres sources de revenus.
Le Nord est embourbé dans sa propre crise économique marquée par une inflation galopante. De petites manifestations en partie inspirées par les événements en Tunisie et en Egypte ont accentué la pression politique sur Khartoum, tout comme la perspective de perdre le Sud, perçue comme honteuse par certains Nordistes.
Ce week-end à Malakal, dans le Sud, des soldats se sont ainsi mutinés, tuant une cinquantaine de personnes, après avoir refusé de se redéployer dans le Nord avec leurs armes en prélude à la séparation.
Malakal a été le théâtre de batailles entre le Nord et le Sud au cours de la guerre civile qui a fait deux millions de morts et déstabilisé toute la région.
Parmi les autres dossiers à traiter figurent le partage de la dette, la délimitation de la frontière, l'appartenance de la région productrice de pétrole d'Abyei et le partage des eaux du Nil.
Par Reuters publié le 07/02/2011 à 11:32, mis à jour le 07/02/2011 à 16:10
© Copyright L'Express
Le président soudanais Omar Hassan al Bachir a officiellement reconnu lundi le résultat du référendum d'autodétermination par lequel le Sud-Soudan a opté pour l'indépendance.
Les résultats officiels de cette consultation organisée en janvier, attendus ce lundi, devraient confirmer que 98,83% des Sud-Soudanais ont voté en faveur de l'indépendance. Celle-ci pourrait être officiellement proclamée le 9 juillet.
"Nous avons reçu aujourd'hui ces résultats et nous les acceptons et les saluons parce qu'ils représentent la volonté de la population du Sud", a dit Bachir dans une allocution télévisée.
Le référendum a été organisé conformément à un accord de paix conclu en 2005 pour mettre fin à plusieurs décennies de guerre civile entre un Nord majoritairement musulman et un Sud essentiellement chrétien et animiste.
La déclaration de Bachir dissipe les craintes de voir le conflit se rallumer à propos du contrôle des réserves de pétrole du Sud.
Le dirigeant sud-soudanais Salva Kiir a promis de son côté d'aider Khartoum à faire campagne pour un effacement de ses dettes et pour l'assouplissement des sanctions commerciales qui le frappent.
Il a rendu hommage à Bachir pour son acceptation du résultat. "Le président Bachir et le Parti du Congrès national (formation de Bachir) méritent une récompense", a-t-il dit à Khartoum lors d'une réunion du gouvernement soudanais retransmise par la télévision publique.
Les deux partis ont évité ces cinq dernières années toute flambée grave de violence, mais ils n'ont pas réussi à surmonter des décennies de méfiance mutuelle et à convaincre les Sudistes d'opter pour l'unité.
Des centaines de personnes ont commencé à se rassembler lundi sous une chaleur écrasante à Djouba, la capitale du Sud, pour célébrer la publication des résultats officiels.
"Aujourd'hui, je ne redoute plus la guerre, ça appartient au passé (...) Nos dirigeants ont fait la paix avec le Nord, mais en ce qui me concerne, je ne pourrai jamais leur pardonner pour ce que j'ai vu. Je ne les hais plus, mais je ne veux plus jamais les revoir", confie Riak Maker, 29 ans, sur fond de battements de tambour et de youyous poussés par les femmes.
Bachir, qui avait fait campagne pour le maintien de l'unité, a surpris de nombreux commentateurs ces dernières semaines par une série de propos conciliants concernant le Sud.
Washington a laissé entendre qu'il était prêt, en cas de bon déroulement du référendum, à retirer le Soudan de la liste des Etats parrainant le terrorisme et à alléger les sanctions commerciales qu'il lui a imposées.
Bachir reste néanmoins sous le coup de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale pour un autre conflit, celui du Darfour, où les autorités soudanaises sont accusées de génocide.
De profondes incertitudes demeurent quant à la stabilité économique et politique du Nord et du Sud au cours des cinq prochains mois d'intenses négociations sur le partage des ressources pétrolières et sur d'autres questions non réglées.
Le Sud-Soudan, enclavé, est presque entièrement dépendant de ses revenus pétroliers et il s'efforce de trouver d'autres sources de revenus.
Le Nord est embourbé dans sa propre crise économique marquée par une inflation galopante. De petites manifestations en partie inspirées par les événements en Tunisie et en Egypte ont accentué la pression politique sur Khartoum, tout comme la perspective de perdre le Sud, perçue comme honteuse par certains Nordistes.
Ce week-end à Malakal, dans le Sud, des soldats se sont ainsi mutinés, tuant une cinquantaine de personnes, après avoir refusé de se redéployer dans le Nord avec leurs armes en prélude à la séparation.
Malakal a été le théâtre de batailles entre le Nord et le Sud au cours de la guerre civile qui a fait deux millions de morts et déstabilisé toute la région.
Parmi les autres dossiers à traiter figurent le partage de la dette, la délimitation de la frontière, l'appartenance de la région productrice de pétrole d'Abyei et le partage des eaux du Nil.
Par Reuters publié le 07/02/2011 à 11:32, mis à jour le 07/02/2011 à 16:10
© Copyright L'Express
Côte d’Ivoire : les banques refusent de faire de la politique
(Les Afriques 07/02/2011)
L’argent est le nerf de la guerre. C’est pourquoi la crise politique ivoiro-ivoirienne s’est transformée en une guerre tactique où les banques sont appelées à contribution.
L’embargo décrété à l’international et au niveau régional est diversement apprécié par les banques ivoiriennes. Le premier relais du gouvernement Gbagbo, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) continue de faire comme si de rien n’était. Au point qu’Alassane Ouattara s’en est plaint ouvertement, dénonçant des retraits « quotidiens » effectués sur les comptes de son pays en faveur du président sortant. Difficile de faire le point sur les réserves du pays, qui doit faire face à une échéance importante de sa dette internationale fin janvier.
La BNI fait partie du dispositif financier du clan Gbagbo. Deux autres institutions sont mises à profit. Il s’agit de la Banque pour le financement agricole (BFA), dirigée par un gendre de Gbagbo, et la Versus Bank, dirigée par le directeur de campagne de Laurent Gbagbo.
La représentation de la BCEAO locale à Abidjan vit sous la pression du clan Gbagbo, qui veille au grain, s’en prenant aux cadres pro Ouattara. Pour le moment, la BCEAO siège essaie de jouer la « neutralité », jusqu’à la prochaine réunion des chefs d’Etat de l’UEMOA, les 22 et 23 janvier (le gouverneur Phillipe Henri Dacoury Tabley, proche de Gbagbo, jugeant sans doute la décision des Ministères des finance de l’UEMOA insuffisante) qui devrait statuer définitivement sur le dossier Côte d’Ivoire.
Le dispositif financier du clan Gbagbo
En attendant, la bataille politique se déroule aussi au niveau des banques locales à Abidjan. Pour prévenir toute décision défavorable de la BCEAO, la douane ivoirienne fait pression sur les opérateurs du secteur du cacao, les poussant à déposer leurs fonds non à la BCEAO comme d’habitude, mais à la BNI, Banque nationale d’investissement. L’établissement est dirigé depuis le 16 décembre dernier par Amonkou Ossey Eugène, grâce à l’appui des pro-Gbagbo qui siègent au conseil d’administration. L’ancien directeur général Victor Jérôme Nembelessini a été remplacé au pied levé sur injonction d’Hubert Oulaye, président du conseil d’administration, qui a informé la BCEAO par lettre. Celle-ci n’a pas encore réagi.
La BNI fait partie du dispositif financier du clan Gbagbo. Sur elle reposerait l’espoir du paiement des salaires du mois de janvier. Deux autres institutions sont mises à profit. Il s’agit de la Banque pour le financement agricole (BFA), dirigée par un gendre de Gbagbo, et la Versus Bank, dont le conseil d’administration est dirigé par le directeur de campagne de Laurent Gbagbo. L’absence de clarté dans la gestion de ces trois banques n’est pas sans risque sur les dépôts de la clientèle et sur le système bancaire ivoirien en entier. La BNI s’est-elle portée garante du paiement des salaires des fonctionnaires du mois de décembre ? Aurait-elle décaissée 30 milliards FCFA ? Quid de ses engagements rapportés à ses réserves prudentielles ?
Le paiement des fonctionnaires
Selon les informations, d’autres banques locales ont été sollicitées pour l’effort national. Après avoir répondu favorablement à la requête du mois de décembre, ces institutions pourront-elles débloquer les 70 milliards FCFA nécessaires pour le paiement des fonctionnaires ? Le comité de sanction de l’ONU veille au grain. Il convient de noter que, d’après l’Association des banques et sociétés de financement de Côte d’Ivoire (APBEF-CI), leurs membres n’ont pas réalisé des opérations en violation des règles qui s’appliquent à leur profession. Officiellement, les banques refusent de faire de la politique. C’est-à-dire d’appliquer l’embargo imposé par l’ONU. Une prise de position critiquée par le Premier ministre Guillaume Soro, qui appelle l’ONU à sanctionner plusieurs directeurs de banques qui enfreindraient l’embargo.
MBF
© Copyright Les Afriques
L’argent est le nerf de la guerre. C’est pourquoi la crise politique ivoiro-ivoirienne s’est transformée en une guerre tactique où les banques sont appelées à contribution.
L’embargo décrété à l’international et au niveau régional est diversement apprécié par les banques ivoiriennes. Le premier relais du gouvernement Gbagbo, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) continue de faire comme si de rien n’était. Au point qu’Alassane Ouattara s’en est plaint ouvertement, dénonçant des retraits « quotidiens » effectués sur les comptes de son pays en faveur du président sortant. Difficile de faire le point sur les réserves du pays, qui doit faire face à une échéance importante de sa dette internationale fin janvier.
La BNI fait partie du dispositif financier du clan Gbagbo. Deux autres institutions sont mises à profit. Il s’agit de la Banque pour le financement agricole (BFA), dirigée par un gendre de Gbagbo, et la Versus Bank, dirigée par le directeur de campagne de Laurent Gbagbo.
La représentation de la BCEAO locale à Abidjan vit sous la pression du clan Gbagbo, qui veille au grain, s’en prenant aux cadres pro Ouattara. Pour le moment, la BCEAO siège essaie de jouer la « neutralité », jusqu’à la prochaine réunion des chefs d’Etat de l’UEMOA, les 22 et 23 janvier (le gouverneur Phillipe Henri Dacoury Tabley, proche de Gbagbo, jugeant sans doute la décision des Ministères des finance de l’UEMOA insuffisante) qui devrait statuer définitivement sur le dossier Côte d’Ivoire.
Le dispositif financier du clan Gbagbo
En attendant, la bataille politique se déroule aussi au niveau des banques locales à Abidjan. Pour prévenir toute décision défavorable de la BCEAO, la douane ivoirienne fait pression sur les opérateurs du secteur du cacao, les poussant à déposer leurs fonds non à la BCEAO comme d’habitude, mais à la BNI, Banque nationale d’investissement. L’établissement est dirigé depuis le 16 décembre dernier par Amonkou Ossey Eugène, grâce à l’appui des pro-Gbagbo qui siègent au conseil d’administration. L’ancien directeur général Victor Jérôme Nembelessini a été remplacé au pied levé sur injonction d’Hubert Oulaye, président du conseil d’administration, qui a informé la BCEAO par lettre. Celle-ci n’a pas encore réagi.
La BNI fait partie du dispositif financier du clan Gbagbo. Sur elle reposerait l’espoir du paiement des salaires du mois de janvier. Deux autres institutions sont mises à profit. Il s’agit de la Banque pour le financement agricole (BFA), dirigée par un gendre de Gbagbo, et la Versus Bank, dont le conseil d’administration est dirigé par le directeur de campagne de Laurent Gbagbo. L’absence de clarté dans la gestion de ces trois banques n’est pas sans risque sur les dépôts de la clientèle et sur le système bancaire ivoirien en entier. La BNI s’est-elle portée garante du paiement des salaires des fonctionnaires du mois de décembre ? Aurait-elle décaissée 30 milliards FCFA ? Quid de ses engagements rapportés à ses réserves prudentielles ?
Le paiement des fonctionnaires
Selon les informations, d’autres banques locales ont été sollicitées pour l’effort national. Après avoir répondu favorablement à la requête du mois de décembre, ces institutions pourront-elles débloquer les 70 milliards FCFA nécessaires pour le paiement des fonctionnaires ? Le comité de sanction de l’ONU veille au grain. Il convient de noter que, d’après l’Association des banques et sociétés de financement de Côte d’Ivoire (APBEF-CI), leurs membres n’ont pas réalisé des opérations en violation des règles qui s’appliquent à leur profession. Officiellement, les banques refusent de faire de la politique. C’est-à-dire d’appliquer l’embargo imposé par l’ONU. Une prise de position critiquée par le Premier ministre Guillaume Soro, qui appelle l’ONU à sanctionner plusieurs directeurs de banques qui enfreindraient l’embargo.
MBF
© Copyright Les Afriques
Rwanda - La Banque de Kigali tout près de la Bourse
(Les Afriques 07/02/2011)
Après une première phase de développement des infrastructures et de reconstruction nationale, l’économie rwandaise passe au challenge du développement. D’où la volonté du gouvernement de libéraliser le secteur bancaire.
Premier acte de la modernisation du système bancaire du Rwanda, la libéralisation. C’est ainsi que la Banque de Kigali (BK), déclarée « banque de l’année » par Financial Times, a annoncé la cession d’un quart des parts de l’Etat au privé. La cession se fera par introduction en Bourse, un tournant pour cette banque détenue par l’Etat à 66% et qui représente 26% des actifs bancaires et 26% des dépôts privés. Cette ouverture ne restera pas sans effet sur le secteur bancaire en entier, dominé actuellement par six banques commerciales locales.
De nouveaux arrivants sont signalés et devront, à terme, révolutionner le segment des particuliers. Le groupe kenyan KCB est déjà très actif, à travers sa filiale KCB Rwanda, sur le segment de la banque de détail. « Actuellement, le réseau des banques populaires et celui des coopératives de crédit se partagent 90% de ce segment, bien qu’elles ne détiennent que 25% du total des dépôts et des prêts en valeur », indique le bulletin Flash News nº 14, d’obédience gouvernementale.
A travers cette modernisation, c’est le développement du marché des capitaux qui est recherché. La Bourse de Kigali, effective depuis 2008, s’ouvrira bientôt aux investisseurs étrangers et, au terme des réformes, s’ouvrira davantage à l’épargne nationale disponible pour augmenter les capacités du financement. Bien que faible, le taux de bancarisation du Rwanda (estimé à 20%) est le triple de la moyenne enregistré dans les pays de l’UEMOA et de la CEMAC.
Afin d’encourager la bancarisation, Kigali a réduit les dépôts minima pour l’ouverture d’un compte courant et d’un compte d’épargne. Avec l’e-banking, la démocratisation de la banque ira en s’accélérant dans le monde rural, où vit 80% de la population.
Olivier Tovor, Togo
© Copyright Les Afriques
Après une première phase de développement des infrastructures et de reconstruction nationale, l’économie rwandaise passe au challenge du développement. D’où la volonté du gouvernement de libéraliser le secteur bancaire.
Premier acte de la modernisation du système bancaire du Rwanda, la libéralisation. C’est ainsi que la Banque de Kigali (BK), déclarée « banque de l’année » par Financial Times, a annoncé la cession d’un quart des parts de l’Etat au privé. La cession se fera par introduction en Bourse, un tournant pour cette banque détenue par l’Etat à 66% et qui représente 26% des actifs bancaires et 26% des dépôts privés. Cette ouverture ne restera pas sans effet sur le secteur bancaire en entier, dominé actuellement par six banques commerciales locales.
De nouveaux arrivants sont signalés et devront, à terme, révolutionner le segment des particuliers. Le groupe kenyan KCB est déjà très actif, à travers sa filiale KCB Rwanda, sur le segment de la banque de détail. « Actuellement, le réseau des banques populaires et celui des coopératives de crédit se partagent 90% de ce segment, bien qu’elles ne détiennent que 25% du total des dépôts et des prêts en valeur », indique le bulletin Flash News nº 14, d’obédience gouvernementale.
A travers cette modernisation, c’est le développement du marché des capitaux qui est recherché. La Bourse de Kigali, effective depuis 2008, s’ouvrira bientôt aux investisseurs étrangers et, au terme des réformes, s’ouvrira davantage à l’épargne nationale disponible pour augmenter les capacités du financement. Bien que faible, le taux de bancarisation du Rwanda (estimé à 20%) est le triple de la moyenne enregistré dans les pays de l’UEMOA et de la CEMAC.
Afin d’encourager la bancarisation, Kigali a réduit les dépôts minima pour l’ouverture d’un compte courant et d’un compte d’épargne. Avec l’e-banking, la démocratisation de la banque ira en s’accélérant dans le monde rural, où vit 80% de la population.
Olivier Tovor, Togo
© Copyright Les Afriques
négal - Les altermondialistes marchent à Dakar pour un nouveau monde
(Xinhuanet 07/02/2011)
DAKAR -- Des centaines d'altermondialistes venant des quatre coins du monde ont marché dimanche dans les artères de Dakar pendant plus deux heures pour donner le coup d'envoi du onzième Forum social mondial, a constaté Xinhua.
Paysans, syndicalistes, hommes politiques, activistes des droits de l'homme, du genre, du commerce équitable, munis de banderoles, et de pancartes et vêtus de tee-shirts à l'effigie de leurs organisations, ont dénoncé le système capitaliste au cours de leur procession longue de plus de deux kilomètres.
Les altermondialistes, qui ont été rejoints à quelques kilomètres de l'arrivée par le président bolivien Evo Morales, ont terminé leur marche à l'Université Cheikh Anta Diop.
Devant la foule, Evo Moralès a encouragé les mouvements sociaux à s'organiser pour combattre le capitalisme nord-américain.« Aujourd'hui, nous devons nous battre face à l'impérialisme nord- américain (..) Le capitalisme est en train d'agoniser face à la rébellion des peuples du monde », a-t-il dit.
Lui emboîtant le pas, le leader altermondialiste Taoufik Abdallah a indiqué que le Forum social mondial va contribuer à changer le monde.
« Le monde est en train de changer. L'Afrique doit prendre sa place. Elle n'est pas un continent pauvre et doit prendre sa place », a souligné le leader altermondialiste.
Environ 50.000 personnes sont attendues à partir de dimanche à Dakar pour la 11-ème édition du Forum social mondial (FSM). L' ancien président du Brésil, Lula Ignacio Da Silva, le président vénézuélien Hugo Chavez, l'ancien chef d'Etat malien Alpha Omar Konaré, le président guinéen, Alpha Condé, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, Martine Aubry et Ségolène Royal sont attendus à Dakar.
© Copyright Xinhuanet
DAKAR -- Des centaines d'altermondialistes venant des quatre coins du monde ont marché dimanche dans les artères de Dakar pendant plus deux heures pour donner le coup d'envoi du onzième Forum social mondial, a constaté Xinhua.
Paysans, syndicalistes, hommes politiques, activistes des droits de l'homme, du genre, du commerce équitable, munis de banderoles, et de pancartes et vêtus de tee-shirts à l'effigie de leurs organisations, ont dénoncé le système capitaliste au cours de leur procession longue de plus de deux kilomètres.
Les altermondialistes, qui ont été rejoints à quelques kilomètres de l'arrivée par le président bolivien Evo Morales, ont terminé leur marche à l'Université Cheikh Anta Diop.
Devant la foule, Evo Moralès a encouragé les mouvements sociaux à s'organiser pour combattre le capitalisme nord-américain.« Aujourd'hui, nous devons nous battre face à l'impérialisme nord- américain (..) Le capitalisme est en train d'agoniser face à la rébellion des peuples du monde », a-t-il dit.
Lui emboîtant le pas, le leader altermondialiste Taoufik Abdallah a indiqué que le Forum social mondial va contribuer à changer le monde.
« Le monde est en train de changer. L'Afrique doit prendre sa place. Elle n'est pas un continent pauvre et doit prendre sa place », a souligné le leader altermondialiste.
Environ 50.000 personnes sont attendues à partir de dimanche à Dakar pour la 11-ème édition du Forum social mondial (FSM). L' ancien président du Brésil, Lula Ignacio Da Silva, le président vénézuélien Hugo Chavez, l'ancien chef d'Etat malien Alpha Omar Konaré, le président guinéen, Alpha Condé, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, Martine Aubry et Ségolène Royal sont attendus à Dakar.
© Copyright Xinhuanet
Niger - PRESIDENTIELLE NIGERIENNE: Mahamadou Issoufou et Séni Oumarou s’affronteront au second tour
(Le Pays 07/02/2011)
Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), du Niger, Gousmane Abdourahmane a publié les résultats provisoires globaux du 1er tour de l’élection présidentielle nigérienne et ceux des législatives le 4 février 2011.
Au niveau de la présidentielle, c’est le candidat du parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya), Mahamadou Issoufou qui vient en tête avec 36,06% des voix, suivi du candidat du mouvement national pour la société de développement (MNSD), Séini Oumarou avec 23,24% des voix. Aucun n’ayant obtenu plus de 50% des voix, les deux candidats sont appelés au second tour, prévu le 12 mars prochain afin de les départager.
Les chiffres de la CENI viennent de confirmer ce que beaucoup d’observateurs de la scène politique nigérienne avaient prédit. Aucun candidat ne pouvait briquer la magistrature suprême au premier tour. C’est également les deux candidats que beaucoup considéraient comme favoris du fait qu’ils s’étaient taillé la part du lion aux élections municipales et régionales tenues le 11 janvier dernier, qui vont s’affronter au second tour prévu pour le 12 mars prochain. Il s’agit de l’opposant historique, Mahamadou Issoufou du PNDS, qui vient en tête avec 36,06% des voix, suivi de l’ancien premier ministre de Mamadou Tandja, Séini Oumarou, avec 23,24% des voix. Le candidat de MODEN-FA Lumana Africa, Hama Amadou, vient en 3e position avec 19,82% des voix. Il laisse derrière lui les 7 autres candidats dont aucun n’a obtenu 10% des voix. Au niveau des législatives, c’est le même classement que l’on observe. Le PNDS s’adjuge 39 sièges, le MNSD, 26 et le MODEN-FA Lumana Africa, 24 sièges. Il a fallu 4 jours après les votes pour que la CENI puisse publier ces résultats du 1er tour du scrutin présidentiel et ceux des législatives. C’est dire que l’attente a été longue et pénible pour certains notamment les candidats et leurs partisans mais aussi les hommes de médias qui avaient élu domicile au palais des congrès où ont eu lieu la centralisation et la publication des résultats du vote. Si les résultats de ce 1er tour n’ont pas surprise beaucoup d’observateurs de la scène politique nigérienne, ils semblent avoir créé la surprise au sein des militants du candidat du mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (MODEN-FA LUMANA), Hama Amadou qui vient en 3e position avec 19% des voix alors que ses militants pensaient qu’il allait franchir le second tour. En attendant que le Conseil constitutionnel nigérien valide ces résultats qui réjouissent les partisans des deux candidats finalistes, des acteurs politiques nigériens bien avertis, annoncent un duel épique entre les deux challengers. Si l’on s’en tient à leurs analyses, Mahamadou Issoufou ira au second tour en solitaire tandis que son adversaire bénéficiera du soutien de l’alliance pour la réconciliation nationale qui regroupe 6 candidats dont Hama Amadou, classé 3e. Mais pour d’autres observateurs de la scène politique nigérienne, cette alliance ne profitera pas à Séini Oumarou car les militants de Hama Amadou, n’accepteront pas de lui donner leurs voix.
Une réconfiguration de la scène politique nigérienne
Certains évoquent déjà une ré-configuration de la scène politique nigérienne car il est fort probable, selon eux, que Hama Amadou rejoigne Mahamadou Issoufou au détriment de Séini Oumarou avec qui il est officiellement en alliance. Ce revirement se justifierait par le fait qu’une éventuelle victoire au second tour de Séini Oumarou ramènerait à nouveau les hommes de MamadouTandja aux affaires et annihilerait ainsi les efforts du général Salou Djibo et ses hommes qui l’ont renversé pour sa mauvaise gouvernance. Pour l’instant, il est prématuré de dire qui soutiendra qui mais ce qui est certain, le second tour sera une grande bataille entre les deux finalistes. Il faut d’ailleurs souhaiter que ce second tour se déroule dans la paix et dans le calme afin que le président qui sera élu puisse consacrer toute son énergie au développement du Niger, classé comme l’un des pays les plus pauvres de l’Afrique.
Le Niger en chiffres
Ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, le Niger s’étend sur une superficie de 1 267 000km2, avec une population estimée à plus de 15 000 000 d’habitants. Son produit intérieur brut (PIB) est de 2748,2 milliards de F FCA selon les données de l’institut national des statistiques du Niger (INS). Espérons que le futur président du pays de Diori Hamani, père de la Nation, puisse renforcer ce PIB et sortir son pays du sous-développement dont souffre le Niger à cause de son instabilité politique. Faut-il le rappeler, le Niger a connu plusieurs coups d’Etat dont certains se sont soldés par l’assassinat de certains chefs d’Etat tels que Ibrahim Baré Maïnassara en 1999. Il serait donc un gâchis que ces élections qui ont mobilisé tant d’énergie ne puissent pas permettre au Niger de façonner sa 8e République et exploiter judicieusement les nombreuses ressources naturelles dont il dispose telles que l’uranium, le pétrole et l’or au profit de son peuple que la famine a longtemps tenaillé.
Résultats obtenus par chacun des 10 candidats :
1- Mahamadou Issoufou du PNDS:36,06%
2- Séini Oumarou du MNSD:23,24%
3- Hama Amadou du MODEN-FA : 19,82%
4 - Mahamane Ousmane de CDS : 8,42%
5- Cheiffou Amadou du RSD : 4,07%
6- Moussa Moumouni Djermakoye de l’ANDP : 3,95%
7-Issoufou Ousmane Oubandawaki de l’ARD : 1,93%
8- Amadou Boubacar Cissé de l’UDR : 1,61%
9- Abdoulaye Traoré : 0,54%
10- Mme Bayard Mariama Gamatie : 0,38%
Nombre de sièges obtenus par chacun des partis
PNDS Tarayya : 39
MNSD-Nassara : 26
MODEN/FA-Lumana-Africa : 24
A.N.D.P Zamana Lahiya : 8
RDP Jamma’a : 7
UDR Tabbat : 6
CDS Rahama : 2
UNI : 1
Dabadi ZOUMBARA
© Copyright Le Pays
Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), du Niger, Gousmane Abdourahmane a publié les résultats provisoires globaux du 1er tour de l’élection présidentielle nigérienne et ceux des législatives le 4 février 2011.
Au niveau de la présidentielle, c’est le candidat du parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya), Mahamadou Issoufou qui vient en tête avec 36,06% des voix, suivi du candidat du mouvement national pour la société de développement (MNSD), Séini Oumarou avec 23,24% des voix. Aucun n’ayant obtenu plus de 50% des voix, les deux candidats sont appelés au second tour, prévu le 12 mars prochain afin de les départager.
Les chiffres de la CENI viennent de confirmer ce que beaucoup d’observateurs de la scène politique nigérienne avaient prédit. Aucun candidat ne pouvait briquer la magistrature suprême au premier tour. C’est également les deux candidats que beaucoup considéraient comme favoris du fait qu’ils s’étaient taillé la part du lion aux élections municipales et régionales tenues le 11 janvier dernier, qui vont s’affronter au second tour prévu pour le 12 mars prochain. Il s’agit de l’opposant historique, Mahamadou Issoufou du PNDS, qui vient en tête avec 36,06% des voix, suivi de l’ancien premier ministre de Mamadou Tandja, Séini Oumarou, avec 23,24% des voix. Le candidat de MODEN-FA Lumana Africa, Hama Amadou, vient en 3e position avec 19,82% des voix. Il laisse derrière lui les 7 autres candidats dont aucun n’a obtenu 10% des voix. Au niveau des législatives, c’est le même classement que l’on observe. Le PNDS s’adjuge 39 sièges, le MNSD, 26 et le MODEN-FA Lumana Africa, 24 sièges. Il a fallu 4 jours après les votes pour que la CENI puisse publier ces résultats du 1er tour du scrutin présidentiel et ceux des législatives. C’est dire que l’attente a été longue et pénible pour certains notamment les candidats et leurs partisans mais aussi les hommes de médias qui avaient élu domicile au palais des congrès où ont eu lieu la centralisation et la publication des résultats du vote. Si les résultats de ce 1er tour n’ont pas surprise beaucoup d’observateurs de la scène politique nigérienne, ils semblent avoir créé la surprise au sein des militants du candidat du mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (MODEN-FA LUMANA), Hama Amadou qui vient en 3e position avec 19% des voix alors que ses militants pensaient qu’il allait franchir le second tour. En attendant que le Conseil constitutionnel nigérien valide ces résultats qui réjouissent les partisans des deux candidats finalistes, des acteurs politiques nigériens bien avertis, annoncent un duel épique entre les deux challengers. Si l’on s’en tient à leurs analyses, Mahamadou Issoufou ira au second tour en solitaire tandis que son adversaire bénéficiera du soutien de l’alliance pour la réconciliation nationale qui regroupe 6 candidats dont Hama Amadou, classé 3e. Mais pour d’autres observateurs de la scène politique nigérienne, cette alliance ne profitera pas à Séini Oumarou car les militants de Hama Amadou, n’accepteront pas de lui donner leurs voix.
Une réconfiguration de la scène politique nigérienne
Certains évoquent déjà une ré-configuration de la scène politique nigérienne car il est fort probable, selon eux, que Hama Amadou rejoigne Mahamadou Issoufou au détriment de Séini Oumarou avec qui il est officiellement en alliance. Ce revirement se justifierait par le fait qu’une éventuelle victoire au second tour de Séini Oumarou ramènerait à nouveau les hommes de MamadouTandja aux affaires et annihilerait ainsi les efforts du général Salou Djibo et ses hommes qui l’ont renversé pour sa mauvaise gouvernance. Pour l’instant, il est prématuré de dire qui soutiendra qui mais ce qui est certain, le second tour sera une grande bataille entre les deux finalistes. Il faut d’ailleurs souhaiter que ce second tour se déroule dans la paix et dans le calme afin que le président qui sera élu puisse consacrer toute son énergie au développement du Niger, classé comme l’un des pays les plus pauvres de l’Afrique.
Le Niger en chiffres
Ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, le Niger s’étend sur une superficie de 1 267 000km2, avec une population estimée à plus de 15 000 000 d’habitants. Son produit intérieur brut (PIB) est de 2748,2 milliards de F FCA selon les données de l’institut national des statistiques du Niger (INS). Espérons que le futur président du pays de Diori Hamani, père de la Nation, puisse renforcer ce PIB et sortir son pays du sous-développement dont souffre le Niger à cause de son instabilité politique. Faut-il le rappeler, le Niger a connu plusieurs coups d’Etat dont certains se sont soldés par l’assassinat de certains chefs d’Etat tels que Ibrahim Baré Maïnassara en 1999. Il serait donc un gâchis que ces élections qui ont mobilisé tant d’énergie ne puissent pas permettre au Niger de façonner sa 8e République et exploiter judicieusement les nombreuses ressources naturelles dont il dispose telles que l’uranium, le pétrole et l’or au profit de son peuple que la famine a longtemps tenaillé.
Résultats obtenus par chacun des 10 candidats :
1- Mahamadou Issoufou du PNDS:36,06%
2- Séini Oumarou du MNSD:23,24%
3- Hama Amadou du MODEN-FA : 19,82%
4 - Mahamane Ousmane de CDS : 8,42%
5- Cheiffou Amadou du RSD : 4,07%
6- Moussa Moumouni Djermakoye de l’ANDP : 3,95%
7-Issoufou Ousmane Oubandawaki de l’ARD : 1,93%
8- Amadou Boubacar Cissé de l’UDR : 1,61%
9- Abdoulaye Traoré : 0,54%
10- Mme Bayard Mariama Gamatie : 0,38%
Nombre de sièges obtenus par chacun des partis
PNDS Tarayya : 39
MNSD-Nassara : 26
MODEN/FA-Lumana-Africa : 24
A.N.D.P Zamana Lahiya : 8
RDP Jamma’a : 7
UDR Tabbat : 6
CDS Rahama : 2
UNI : 1
Dabadi ZOUMBARA
© Copyright Le Pays
Bénin - Elections de 2011 : 23 candidats à la présidentielle du 27 février
(Afriscoop 07/02/2011)
23 personnes ont déposé leur candidature à l’élection présidentielle du 27 février prochain au Bénin, selon le point fait dimanche, à Cotonou, par la Commission électorale nationale autonome (Cena) chargée d’enregistrer les candidatures et de l’organisation matérielle du scrutin.
Parmi les 23 candidats figurent le président sortant M. Boni Yayi, ainsi que Me Adrien Houngbédji et Abdoulaye Bio Tchané, ses deux rivaux.
Me Adrien Houngbédji, 68 ans, dont c’est la cinquième et la dernière participation à l’élection présidentielle, est soutenu cette fois par un groupe de partis politiques réunis sous la bannière de "Union fait la Nation", dont les leaders sont pour la plupart frappés par la limite d’âge de 70 ans. Il s’agit de la Renaissance (RB) du président Nicéphore (1991-1996), du Parti social-démocratie de Bruno Amoussou (PSD), du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) de l’homme d’affaires Séfou Fagbohoun, de Force clé de Lazare Sèhouéto, du Rassemblement des démocrates libéraux (RDL Vivoten) de Sevérin Adjovi, auxquels ont fait allégeance d’autres formations politiques depuis l’annonce de l’élection.
Abdoulaye Bio Tchané, 58 ans, ancien ministre des Finances et de l’Economie du président Mathieu Kérékou et président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) est, quant à lui, porté par une coalition dénommée "ABT", composé de petits partis politiques, de personnalités et d’anciens ministres du président Mathieu Kérékou ( 1996 - 2006).
Deux anciens ministres du président sortant sont aussi dans la course. Il s’agit de l’ancien ministre de la Justice Victor Tokpanou et de son ex-collègue de la Santé, Dr Kessilé Tchalla. Quatre députés en exercice sont également candidats pour la succession du président Boni Yayi.
Deux femmes dont une (Marie-Elise Gbèdo) est à sa troisième participation à une élection présidentielle, sont aussi sur la ligne de départ.
Lundi, les candidats se soumettront à une visite médicale à la Cour constitutionnelle avant l’examen de leur dossier par la Haute institution. Tout au long de la procédure de validation, des candidats pourraient être écartés soit pour des raisons de santé, soit faute de caution, soit encore pour insuffisance d’âge. Pour briguer un mandat de la présidence de la République au Bénin, il faut en effet être âgé d’au moins 40 ans et au plus de 70 ans, être en bonne santé physique, mentale et psychique et déposer une caution de 15 millions de F CFA.
lundi 7 février 2011 par L’Agence de Presse Xinhua
© Copyright Afriscoop
23 personnes ont déposé leur candidature à l’élection présidentielle du 27 février prochain au Bénin, selon le point fait dimanche, à Cotonou, par la Commission électorale nationale autonome (Cena) chargée d’enregistrer les candidatures et de l’organisation matérielle du scrutin.
Parmi les 23 candidats figurent le président sortant M. Boni Yayi, ainsi que Me Adrien Houngbédji et Abdoulaye Bio Tchané, ses deux rivaux.
Me Adrien Houngbédji, 68 ans, dont c’est la cinquième et la dernière participation à l’élection présidentielle, est soutenu cette fois par un groupe de partis politiques réunis sous la bannière de "Union fait la Nation", dont les leaders sont pour la plupart frappés par la limite d’âge de 70 ans. Il s’agit de la Renaissance (RB) du président Nicéphore (1991-1996), du Parti social-démocratie de Bruno Amoussou (PSD), du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) de l’homme d’affaires Séfou Fagbohoun, de Force clé de Lazare Sèhouéto, du Rassemblement des démocrates libéraux (RDL Vivoten) de Sevérin Adjovi, auxquels ont fait allégeance d’autres formations politiques depuis l’annonce de l’élection.
Abdoulaye Bio Tchané, 58 ans, ancien ministre des Finances et de l’Economie du président Mathieu Kérékou et président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) est, quant à lui, porté par une coalition dénommée "ABT", composé de petits partis politiques, de personnalités et d’anciens ministres du président Mathieu Kérékou ( 1996 - 2006).
Deux anciens ministres du président sortant sont aussi dans la course. Il s’agit de l’ancien ministre de la Justice Victor Tokpanou et de son ex-collègue de la Santé, Dr Kessilé Tchalla. Quatre députés en exercice sont également candidats pour la succession du président Boni Yayi.
Deux femmes dont une (Marie-Elise Gbèdo) est à sa troisième participation à une élection présidentielle, sont aussi sur la ligne de départ.
Lundi, les candidats se soumettront à une visite médicale à la Cour constitutionnelle avant l’examen de leur dossier par la Haute institution. Tout au long de la procédure de validation, des candidats pourraient être écartés soit pour des raisons de santé, soit faute de caution, soit encore pour insuffisance d’âge. Pour briguer un mandat de la présidence de la République au Bénin, il faut en effet être âgé d’au moins 40 ans et au plus de 70 ans, être en bonne santé physique, mentale et psychique et déposer une caution de 15 millions de F CFA.
lundi 7 février 2011 par L’Agence de Presse Xinhua
© Copyright Afriscoop
Burundi: du boycott électoral à l’impasse politique
(ICG 07/02/2011)
Six mois après la nouvelle victoire électorale du Conseil national pour la défense de la démocratie et Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), le Burundi s’enfonce dans une impasse politique qui pourrait se transformer en une crise majeure susceptible de remettre en cause dix ans de progrès. En effet, au lieu de consolider la démocratie, les élections communale, parlementaire et présidentielle de 2010 ont abouti à la marginalisation de l’opposition, au passage dans la clandestinité des Forces nationales de libération (FNL) et à l’émergence d’une nouvelle rébellion. Combinée à un système de gouvernance faible, cette évolution pourrait conduire à un recul démocratique. Seuls le rétablissement du dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition, la sortie de la clandestinité pour les FNL et le renforcement des institutions démocratiques sont de nature à inverser cette dangereuse évolution.
En mai 2010, alors que les principales formations d’opposition étaient confiantes dans leurs chances de battre le parti au pouvoir, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) proclame le CNDD-FDD largement vainqueur avec 64 pour cent des voix aux communales. Les partis d’opposition dénoncent directement des « fraudes massives ». Mais les observateurs nationaux et internationaux, la presse et la société civile reconnaissent à l’unanimité la crédibilité du scrutin en dépit de certaines irrégularités. L’opposition regroupée au sein de l’Alliance des démocrates pour le changement au Burundi (ADC-Ikibiri) conditionne alors sa participation au processus électoral au renvoi de la CENI et à l’annulation du scrutin communal. Ses revendications n’ayant pas été entendues, elle boycotte le reste du cycle électoral, offrant une victoire massive au parti au pouvoir (91 pour cent des voix à la présidentielle, 81 pour cent aux législatives et 94 pour cent aux sénatoriales) qui consolide son contrôle sur presque toutes les institutions.
Prenant pour prétexte de nombreux incidents violents au cours de la campagne présidentielle, les services de sécurité procèdent à des dizaines d’arrestations dans les rangs de l’opposition durant les mois de juin et juillet 2010. De peur d’être appréhendés, les principaux responsables de l’ADC s’exilent ou optent pour la clandestinité. A la suite du retour dans la clandestinité du président des FNL, Agathon Rwasa, la direction de ce mouvement est même renversée par une faction minoritaire avec la complicité des autorités. Depuis lors, des accrochages opposent périodiquement les forces de l’ordre à des hommes en armes dans la partie occidentale du Burundi. Même si ces derniers sont qualifiés de « bandits armés » selon la terminologie officielle, il n’y a plus de doute sur les liens entre ces groupes et certains responsables de l’opposition. Le Burundi n’est pas sur le point de retomber dans la guerre civile mais en misant exclusivement sur la marginalisation et la répression de l’opposition, le pouvoir renforce une rébellion naissante et fait reculer le projet démocratique.
En effet, depuis la fin du cycle électoral, il n’y a plus de communication officielle entre le gouvernement et l’opposition, et le forum permanent des partis politiques est désormais une coquille vide. Simultanément, le nouveau gouvernement hérite de graves problèmes de gouvernance. Une corruption croissante, une justice peu indépendante, des contre-pouvoirs
institutionnels faibles et l’enlisement du projet de justice transitionnelle sont autant de risques pour la consolidation démocratique. En outre, l’intégration pleine et entière du Burundi dans l’East African Community (EAC) risque de nécessiter une révision constitutionnelle qui pourra être l’occasion de renforcer ou d’affaiblir les institutions démocratiques. La crise risque de s’étendre à l’Est du Congo où les FNL ont renoué d’anciens liens avec des groupes armés dans la région des Kivus.
Face à la dégradation de la situation politique et sécuritaire, les initiatives pour désamorcer une nouvelle crise politique d’envergure sont pour l’instant limitées. Certes, diverses organisations locales et certains partenaires internationaux appellent au dialogue et à la retenue, mais dans l’ensemble, l’attentisme prévaut dans la communauté internationale en dépit de l’influence que lui confère l’aide au développement. Afin d’éviter une régression démocratique au Burundi, le dialogue institutionnel entre tous les acteurs politiques doit reprendre dans le cadre d’un forum permanent des partis politiques reconfiguré de manière consensuelle, et un programme de consolidation de la gouvernance démocratique faisant une large place aux contre-pouvoirs institutionnels et aux initiatives de la société civile doit être défini et mis en œuvre conjointement. Dans le même temps, les leaders religieux, par le biais de la conférence œcuménique, doivent offrir leur médiation au gouvernement et aux FNL afin de rendre possible le retour d’Agathon Rwasa sur la scène politique et la sortie de la clandestinité pour ses partisans.
RECOMMANDATIONS
Pour la reprise du dialogue politique
Au gouvernement et à l’opposition :
1. Reconfigurer de manière consensuelle le forum permanent des partis politiques afin d’avoir un cadre de dialogue institutionnel.
2. Engager sans plus tarder un dialogue constructif en vue d’assainir le climat politique et sécuritaire, s’accorder sur une loi relative au statut de l’opposition et élaborer un code de bonne conduite comprenant :
a) des garanties sécuritaires et le libre exercice des droits politiques pour les responsables de l’opposition ;
b) la tenue libre et sans entrave des réunions des partis politiques d’opposition ; et
c) la fin des arrestations arbitraires de militants des partis d’opposition et la libération de ceux illégalement arrêtés.
Au gouvernement :
3. Mettre un terme à la campagne de harcèlement judicaire, d’intimidation et de menaces contre les associations de la société civile et les médias.
A la communauté internationale :
4. Inciter le gouvernement et l’opposition à s’engager dans un dialogue constructif en vue de régler l’impasse politique en cours et conditionner son appui au respect par le gouvernement de ses engagements en matière de droits de l’homme, de bonne gouvernance et d’Etat de droit.
Pour la sortie de la clandestinité des FNL
Au gouvernement :
5. Octroyer des garanties de sécurité et l’absence de poursuites contre Agathon Rwasa.
6. Libérer les militants des FNL incarcérés et annuler la décision administrative de reconnaissance du nouveau président des FNL, Emmanuel Miburo.
Aux FNL :
7. Renoncer publiquement à la violence.
A la conférence œcuménique et aux pays de l’Initiative régionale (l’Ouganda, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Rwanda, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie et la Zambie) :
8. Proposer une médiation entre les FNL et le gouvernement et lancer un appel au dialogue.
Pour la consolidation de la gouvernance démocratique
Au gouvernement et au Parlement :
9. Réviser la loi anti-corruption pour étendre les compétences des institutions de lutte contre la corruption, rendre plus autonome les corps de contrôle, réviser la composition et les prérogatives du Conseil supérieur de la magistrature afin de renforcer son indépendance et réduire le contrôle de l’exécutif sur un certain nombre d’agences publiques.
10. Appliquer la loi distinguant les postes techniques et les postes politiques.
11. Constituer une commission de réflexion sur la réforme constitutionnelle, composée de personnalités politiques toutes tendances politiques confondues et de représentants de la société civile.
12. Créer une commission vérité et réconciliation et un tribunal spécial conformément aux recommandations des consultations nationales sur les mécanismes de justice transitionnelle.
A la société civile, au gouvernement et à la communauté internationale, en particulier la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse, l’Union européenne, l’Union africaine, le Bureau des Nations unies au Burundi et les Etats-Unis :
13. Définir et mettre en œuvre conjointement un programme de consolidation de la gouvernance démocratique qui, conformément aux engagements du président, appuie les contre-pouvoirs institutionnels et les projets de la société civile visant à la protection des droits de la personne, à la supervision des activités des services de sécurité, à la lutte contre la corruption et au développement du débat public.
Nairobi/Bruxelles, 7 février 2011
Version complète en PDF :
http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/burundi/169-burundi-from-electoral-boycott-to-political-impasse.aspx
February 07, 2011
Rapport Afrique No169 7 févr. 2011
SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS
© Copyright ICG
Six mois après la nouvelle victoire électorale du Conseil national pour la défense de la démocratie et Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), le Burundi s’enfonce dans une impasse politique qui pourrait se transformer en une crise majeure susceptible de remettre en cause dix ans de progrès. En effet, au lieu de consolider la démocratie, les élections communale, parlementaire et présidentielle de 2010 ont abouti à la marginalisation de l’opposition, au passage dans la clandestinité des Forces nationales de libération (FNL) et à l’émergence d’une nouvelle rébellion. Combinée à un système de gouvernance faible, cette évolution pourrait conduire à un recul démocratique. Seuls le rétablissement du dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition, la sortie de la clandestinité pour les FNL et le renforcement des institutions démocratiques sont de nature à inverser cette dangereuse évolution.
En mai 2010, alors que les principales formations d’opposition étaient confiantes dans leurs chances de battre le parti au pouvoir, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) proclame le CNDD-FDD largement vainqueur avec 64 pour cent des voix aux communales. Les partis d’opposition dénoncent directement des « fraudes massives ». Mais les observateurs nationaux et internationaux, la presse et la société civile reconnaissent à l’unanimité la crédibilité du scrutin en dépit de certaines irrégularités. L’opposition regroupée au sein de l’Alliance des démocrates pour le changement au Burundi (ADC-Ikibiri) conditionne alors sa participation au processus électoral au renvoi de la CENI et à l’annulation du scrutin communal. Ses revendications n’ayant pas été entendues, elle boycotte le reste du cycle électoral, offrant une victoire massive au parti au pouvoir (91 pour cent des voix à la présidentielle, 81 pour cent aux législatives et 94 pour cent aux sénatoriales) qui consolide son contrôle sur presque toutes les institutions.
Prenant pour prétexte de nombreux incidents violents au cours de la campagne présidentielle, les services de sécurité procèdent à des dizaines d’arrestations dans les rangs de l’opposition durant les mois de juin et juillet 2010. De peur d’être appréhendés, les principaux responsables de l’ADC s’exilent ou optent pour la clandestinité. A la suite du retour dans la clandestinité du président des FNL, Agathon Rwasa, la direction de ce mouvement est même renversée par une faction minoritaire avec la complicité des autorités. Depuis lors, des accrochages opposent périodiquement les forces de l’ordre à des hommes en armes dans la partie occidentale du Burundi. Même si ces derniers sont qualifiés de « bandits armés » selon la terminologie officielle, il n’y a plus de doute sur les liens entre ces groupes et certains responsables de l’opposition. Le Burundi n’est pas sur le point de retomber dans la guerre civile mais en misant exclusivement sur la marginalisation et la répression de l’opposition, le pouvoir renforce une rébellion naissante et fait reculer le projet démocratique.
En effet, depuis la fin du cycle électoral, il n’y a plus de communication officielle entre le gouvernement et l’opposition, et le forum permanent des partis politiques est désormais une coquille vide. Simultanément, le nouveau gouvernement hérite de graves problèmes de gouvernance. Une corruption croissante, une justice peu indépendante, des contre-pouvoirs
institutionnels faibles et l’enlisement du projet de justice transitionnelle sont autant de risques pour la consolidation démocratique. En outre, l’intégration pleine et entière du Burundi dans l’East African Community (EAC) risque de nécessiter une révision constitutionnelle qui pourra être l’occasion de renforcer ou d’affaiblir les institutions démocratiques. La crise risque de s’étendre à l’Est du Congo où les FNL ont renoué d’anciens liens avec des groupes armés dans la région des Kivus.
Face à la dégradation de la situation politique et sécuritaire, les initiatives pour désamorcer une nouvelle crise politique d’envergure sont pour l’instant limitées. Certes, diverses organisations locales et certains partenaires internationaux appellent au dialogue et à la retenue, mais dans l’ensemble, l’attentisme prévaut dans la communauté internationale en dépit de l’influence que lui confère l’aide au développement. Afin d’éviter une régression démocratique au Burundi, le dialogue institutionnel entre tous les acteurs politiques doit reprendre dans le cadre d’un forum permanent des partis politiques reconfiguré de manière consensuelle, et un programme de consolidation de la gouvernance démocratique faisant une large place aux contre-pouvoirs institutionnels et aux initiatives de la société civile doit être défini et mis en œuvre conjointement. Dans le même temps, les leaders religieux, par le biais de la conférence œcuménique, doivent offrir leur médiation au gouvernement et aux FNL afin de rendre possible le retour d’Agathon Rwasa sur la scène politique et la sortie de la clandestinité pour ses partisans.
RECOMMANDATIONS
Pour la reprise du dialogue politique
Au gouvernement et à l’opposition :
1. Reconfigurer de manière consensuelle le forum permanent des partis politiques afin d’avoir un cadre de dialogue institutionnel.
2. Engager sans plus tarder un dialogue constructif en vue d’assainir le climat politique et sécuritaire, s’accorder sur une loi relative au statut de l’opposition et élaborer un code de bonne conduite comprenant :
a) des garanties sécuritaires et le libre exercice des droits politiques pour les responsables de l’opposition ;
b) la tenue libre et sans entrave des réunions des partis politiques d’opposition ; et
c) la fin des arrestations arbitraires de militants des partis d’opposition et la libération de ceux illégalement arrêtés.
Au gouvernement :
3. Mettre un terme à la campagne de harcèlement judicaire, d’intimidation et de menaces contre les associations de la société civile et les médias.
A la communauté internationale :
4. Inciter le gouvernement et l’opposition à s’engager dans un dialogue constructif en vue de régler l’impasse politique en cours et conditionner son appui au respect par le gouvernement de ses engagements en matière de droits de l’homme, de bonne gouvernance et d’Etat de droit.
Pour la sortie de la clandestinité des FNL
Au gouvernement :
5. Octroyer des garanties de sécurité et l’absence de poursuites contre Agathon Rwasa.
6. Libérer les militants des FNL incarcérés et annuler la décision administrative de reconnaissance du nouveau président des FNL, Emmanuel Miburo.
Aux FNL :
7. Renoncer publiquement à la violence.
A la conférence œcuménique et aux pays de l’Initiative régionale (l’Ouganda, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Rwanda, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie et la Zambie) :
8. Proposer une médiation entre les FNL et le gouvernement et lancer un appel au dialogue.
Pour la consolidation de la gouvernance démocratique
Au gouvernement et au Parlement :
9. Réviser la loi anti-corruption pour étendre les compétences des institutions de lutte contre la corruption, rendre plus autonome les corps de contrôle, réviser la composition et les prérogatives du Conseil supérieur de la magistrature afin de renforcer son indépendance et réduire le contrôle de l’exécutif sur un certain nombre d’agences publiques.
10. Appliquer la loi distinguant les postes techniques et les postes politiques.
11. Constituer une commission de réflexion sur la réforme constitutionnelle, composée de personnalités politiques toutes tendances politiques confondues et de représentants de la société civile.
12. Créer une commission vérité et réconciliation et un tribunal spécial conformément aux recommandations des consultations nationales sur les mécanismes de justice transitionnelle.
A la société civile, au gouvernement et à la communauté internationale, en particulier la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse, l’Union européenne, l’Union africaine, le Bureau des Nations unies au Burundi et les Etats-Unis :
13. Définir et mettre en œuvre conjointement un programme de consolidation de la gouvernance démocratique qui, conformément aux engagements du président, appuie les contre-pouvoirs institutionnels et les projets de la société civile visant à la protection des droits de la personne, à la supervision des activités des services de sécurité, à la lutte contre la corruption et au développement du débat public.
Nairobi/Bruxelles, 7 février 2011
Version complète en PDF :
http://www.crisisgroup.org/fr/regions/afrique/afrique-centrale/burundi/169-burundi-from-electoral-boycott-to-political-impasse.aspx
February 07, 2011
Rapport Afrique No169 7 févr. 2011
SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS
© Copyright ICG
Cameroun/attaque à Bakassi: 2 gendarmes tués, plusieurs personnes enlevées
(Romandie.com 07/02/2011)
YAOUNDE - Deux gendarmes ont été tués et plusieurs personnes dont un sous-préfet ont disparu, selon toute vraisemblance enlevées, au cours d'une attaque à Bakassi (sud-ouest du Cameroun), dans la nuit de dimanche à lundi, menée par un groupe rebelle, a appris l'AFP de sources concordantes.
"Vers 3 heures du matin (2H GMT), des rebelles ont attaqué la localité de Bonjo où ils ont tué deux gendarmes. Ils ont ensuite attaqué la ville d'Akwa", a affirmé à l'AFP sous couvert de l'anonymat une autorité administrative de la zone de Bakassi où se trouvent Bonjo et Akwa.
"Depuis lors, nous sommes sans nouvelles du sous-préfet de l'arrondissement de Kombo A Bedimo (ayant pour chef lieu Akwa), du commandant de la brigade de (gendarmerie) de la ville et du commissaire (de police)", a ajouté cette autorité jointe depuis Yaoundé.
Les deux attaques ont été menées par l'Africa Marine Commando (AMC), présenté comme le principal groupe rebelle actif à Bakassi et responsable d'une attaque d'une plate-forme pétrolière ayant fait six morts en novembre 2010, a affirmé à l'AFP une source proche des services de sécurité.
Selon cette source qui affirme avoir pu parler à un membre de l'AMC, "les rebelles confirment avoir tué (au moins) un gendarme à Bonjo. Ils disent qu'ils détiennent 12 personnes dont un sous-préfet", a affirmé cette source.
"Les otages seraient tous des Camerounais", a-t-elle précisé.
L'AMC exige de chaque compagnie pétrolière en activité dans la zone de Bakassi le versement d'un +impôt+ mensuel, indique-t-on de même source.
Depuis trois ans, les attaques en mer et enlèvements - souvent attribués par les autorités camerounaises à des "pirates" et aux cibles variées - se sont multipliés au large de la péninsule de Bakassi, région marécageuse de 1.000 km2, difficile d'accès, potentiellement riche en pétrole et gaz.Cette péninsule a fait l'objet d'un différend frontalier entre le Nigeria et le Cameroun au terme duquel elle a été rétrocédée au Cameroun en 2008. Lors de la cérémonie officielle de rétrocession, le drapeau camerounais avait été hissé à Akwa, jadis contrôlée par le Nigeria.
(©AFP / 07 février 2011 16h20)
© Copyright Romandie.com
YAOUNDE - Deux gendarmes ont été tués et plusieurs personnes dont un sous-préfet ont disparu, selon toute vraisemblance enlevées, au cours d'une attaque à Bakassi (sud-ouest du Cameroun), dans la nuit de dimanche à lundi, menée par un groupe rebelle, a appris l'AFP de sources concordantes.
"Vers 3 heures du matin (2H GMT), des rebelles ont attaqué la localité de Bonjo où ils ont tué deux gendarmes. Ils ont ensuite attaqué la ville d'Akwa", a affirmé à l'AFP sous couvert de l'anonymat une autorité administrative de la zone de Bakassi où se trouvent Bonjo et Akwa.
"Depuis lors, nous sommes sans nouvelles du sous-préfet de l'arrondissement de Kombo A Bedimo (ayant pour chef lieu Akwa), du commandant de la brigade de (gendarmerie) de la ville et du commissaire (de police)", a ajouté cette autorité jointe depuis Yaoundé.
Les deux attaques ont été menées par l'Africa Marine Commando (AMC), présenté comme le principal groupe rebelle actif à Bakassi et responsable d'une attaque d'une plate-forme pétrolière ayant fait six morts en novembre 2010, a affirmé à l'AFP une source proche des services de sécurité.
Selon cette source qui affirme avoir pu parler à un membre de l'AMC, "les rebelles confirment avoir tué (au moins) un gendarme à Bonjo. Ils disent qu'ils détiennent 12 personnes dont un sous-préfet", a affirmé cette source.
"Les otages seraient tous des Camerounais", a-t-elle précisé.
L'AMC exige de chaque compagnie pétrolière en activité dans la zone de Bakassi le versement d'un +impôt+ mensuel, indique-t-on de même source.
Depuis trois ans, les attaques en mer et enlèvements - souvent attribués par les autorités camerounaises à des "pirates" et aux cibles variées - se sont multipliés au large de la péninsule de Bakassi, région marécageuse de 1.000 km2, difficile d'accès, potentiellement riche en pétrole et gaz.Cette péninsule a fait l'objet d'un différend frontalier entre le Nigeria et le Cameroun au terme duquel elle a été rétrocédée au Cameroun en 2008. Lors de la cérémonie officielle de rétrocession, le drapeau camerounais avait été hissé à Akwa, jadis contrôlée par le Nigeria.
(©AFP / 07 février 2011 16h20)
© Copyright Romandie.com
Tunisie - L'assemblée contournée
(Le Figaro 07/02/2011)
Une très large majorité des députés tunisiens ont approuvé aujourd'hui une loi permettant au président intérimaire de gouverner par décrets-lois et de contourner ainsi leur assemblée dominée par l'ex-parti au pouvoir, a constaté l'AFP.Le Sénat (chambre des conseillers) doit encore se prononcer vendredi sur le même texte avant d'être ratifé par le président, Foued Mebazaa, puis publié au journal officiel.Sur les 195 députés présents, 177 ont voté pour, 16 contre (des représentants des petits partis d'opposition légaux) et 2 élus du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique de l'ex-président Ben Ali, se sont abstenus, a indiqué Lazhar Dhifi, le rapporteur de la commission des affaires sociales et des droits de l'homme qui a présenté le texte. L'assemblée nationale compte au total 214 députés."Ce projet de loi va permettre au président intérimaire de prendre des décrets-lois, conformément à l'article 28 de la Constitution", a déclaré Mohammed Ghannouchi devant les députés en session plénière au palais du Bardo, le siège du Parlement, pour leur première réunion depuis la chute du président Ben Ali le 14 janvier."Le temps est précieux. Ces décrets-lois, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers" qui menacent les acquis de la révolution populaire, a martelé le Premier ministre. "La Tunisie est confrontée à des dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière mais nous devons honorer nos martyrs qui se sont battus pour la liberté", a-t-il insisté
AFP 07/02/2011
Mise à jour : 16:51 © Copyright Le Figaro
Une très large majorité des députés tunisiens ont approuvé aujourd'hui une loi permettant au président intérimaire de gouverner par décrets-lois et de contourner ainsi leur assemblée dominée par l'ex-parti au pouvoir, a constaté l'AFP.Le Sénat (chambre des conseillers) doit encore se prononcer vendredi sur le même texte avant d'être ratifé par le président, Foued Mebazaa, puis publié au journal officiel.Sur les 195 députés présents, 177 ont voté pour, 16 contre (des représentants des petits partis d'opposition légaux) et 2 élus du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique de l'ex-président Ben Ali, se sont abstenus, a indiqué Lazhar Dhifi, le rapporteur de la commission des affaires sociales et des droits de l'homme qui a présenté le texte. L'assemblée nationale compte au total 214 députés."Ce projet de loi va permettre au président intérimaire de prendre des décrets-lois, conformément à l'article 28 de la Constitution", a déclaré Mohammed Ghannouchi devant les députés en session plénière au palais du Bardo, le siège du Parlement, pour leur première réunion depuis la chute du président Ben Ali le 14 janvier."Le temps est précieux. Ces décrets-lois, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers" qui menacent les acquis de la révolution populaire, a martelé le Premier ministre. "La Tunisie est confrontée à des dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière mais nous devons honorer nos martyrs qui se sont battus pour la liberté", a-t-il insisté
AFP 07/02/2011
Mise à jour : 16:51 © Copyright Le Figaro
Egypte - Dialogue inédit entre Frères musulmans et pouvoir, la rue mobilisée
(L'Express 07/02/2011)
LE CAIRE - Le puissant mouvement d'opposition des Frères musulmans, jusqu'ici honni par le pouvoir en Egypte, a engagé dimanche un dialogue inédit avec les autorités, tout en jugeant insuffisantes les réformes proposées par le régime contesté par des manifestations incessantes depuis 13 jours.
Place Tahrir, devenue une place-forte de la contestation du pouvoir au Caire, des milliers de manifestants ont continué à exiger le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, agitant des drapeaux égyptiens et brandissant des banderoles.
Les groupes de jeunes à l'origine du soulèvement ont formé une coalition et assuré qu'ils ne quitteraient pas les lieux tant que le président n'aurait pas démissionné.
Le président américain Barack Obama a lui réitéré son souhait de voir émerger une transition "ordonnée" et "significative" qui mène à l'avènement d'un "gouvernement représentatif" en Egypte, lors d'un entretien accordé à la chaîne américaine Fox. Pressé de s'exprimer sur l'avenir de M. Moubarak, Barack Obama a répondu: "Lui seul sait ce qu'il va faire. Ce que nous savons déjà, c'est que l'Egypte ne va pas retourner en arrière".
Le pouvoir et les Frères musulmans -principale force d'opposition officiellement interdite- ont pour la première fois en un demi-siècle discuté publiquement, en présence d'autres groupes d'opposition.
Les participants à cette séance de "dialogue national" se sont mis d'accord sur "une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution", selon le porte-parole du gouvernement, Magdi Radi.
Mais les Frères musulmans ont aussitôt dénoncé l'insuffisance des réformes proposées. "Ce communiqué est insuffisant", a déclaré Mohamed Mursi, haut responsable des Frères musulmans, lors d'une conférence de presse.
Parmi les propositions figurent notamment l'ouverture d'un bureau destiné à recevoir les plaintes concernant les prisonniers politiques et la levée des restrictions imposées aux médias.
Le texte appelle aussi à la levée de l'état d'urgence, "selon la situation sécuritaire". L'état d'urgence en vigueur en Egypte a été décrété après l'assassinat du président Anouar al-Sadate en 1981 par des islamistes, et constamment reconduit.
Ces décisions ont été prises au cours de discussions réunissant le régime, les Frères musulmans, le parti Wafd (libéral), le Tagammou (gauche), des groupes de jeunes pro-démocratie ayant lancé le mouvement de contestation ainsi que des figures politiques indépendantes et des hommes d'affaires, selon l'agence officielle Mena.
Dimanche matin, sur la place Tahrir, toujours cernée par les chars, chrétiens et musulmans avaient prié ensemble.
Dans la capitale de 20 millions d'habitants, la vie a repris doucement, de nombreux commerces et banques ouvrant à nouveau leurs portes, et la circulation sur les routes et ponts s'est rétablie.
En réponse aux appels répétés de plusieurs pays occidentaux à une transition politique ordonnée et rapide, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a indiqué que son pays refusait les "diktats" de l'étranger.
Son ministère a accusé par ailleurs, sans les nommer, des diplomates étrangers d'avoir "tenté de faire entrer des armes et des appareils de télécommunications dans des valises diplomatiques".
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a elle exprimé dimanche un soutien prudent au dialogue entre pouvoir et Frères musulmans, préférant "attendre pour juger sur pièces de l'évolution".
Mme Clinton a également expliqué samedi soir au Premier ministre égyptien Ahmed Shafic que le harcèlement et les arrestations de journalistes "doivent cesser", lors d'une conversation téléphonique rapportée dimanche par le département d'Etat.
L'opposant égyptien le plus en vue, le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, a assuré ne pas avoir été invité au dialogue pouvoir-Frères musulmans, qualifiant ces discussions d'"opaques", sur la chaîne américaine NBC.
L'opposition a demandé au vice-président Omar Souleimane -nommé vice-président quelques jours après le début de la contestation populaire le 25 janvier- d'assumer les pouvoirs de M. Moubarak, mais M. Souleimane a refusé, selon un responsable d'un parti d'opposition sous couvert d'anonymat.
Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme. Des heurts entre policiers et manifestants durant les premiers jours de la contestation, puis entre militants pro et anti-Moubarak le 2 février, ont fait au moins 300 morts, selon un bilan non confirmé de l'ONU, et des milliers de blessés, selon des sources officielles et médicales.
La chaîne de télévision qatarie Al-Jazira a annoncé dimanche soir qu'un de ses journalistes arrêté dans la matinée avait été libéré après neuf heures de détention.
Par AFP publié le 07/02/2011 à 07:39
© Copyright L'Express
LE CAIRE - Le puissant mouvement d'opposition des Frères musulmans, jusqu'ici honni par le pouvoir en Egypte, a engagé dimanche un dialogue inédit avec les autorités, tout en jugeant insuffisantes les réformes proposées par le régime contesté par des manifestations incessantes depuis 13 jours.
Place Tahrir, devenue une place-forte de la contestation du pouvoir au Caire, des milliers de manifestants ont continué à exiger le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, agitant des drapeaux égyptiens et brandissant des banderoles.
Les groupes de jeunes à l'origine du soulèvement ont formé une coalition et assuré qu'ils ne quitteraient pas les lieux tant que le président n'aurait pas démissionné.
Le président américain Barack Obama a lui réitéré son souhait de voir émerger une transition "ordonnée" et "significative" qui mène à l'avènement d'un "gouvernement représentatif" en Egypte, lors d'un entretien accordé à la chaîne américaine Fox. Pressé de s'exprimer sur l'avenir de M. Moubarak, Barack Obama a répondu: "Lui seul sait ce qu'il va faire. Ce que nous savons déjà, c'est que l'Egypte ne va pas retourner en arrière".
Le pouvoir et les Frères musulmans -principale force d'opposition officiellement interdite- ont pour la première fois en un demi-siècle discuté publiquement, en présence d'autres groupes d'opposition.
Les participants à cette séance de "dialogue national" se sont mis d'accord sur "une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution", selon le porte-parole du gouvernement, Magdi Radi.
Mais les Frères musulmans ont aussitôt dénoncé l'insuffisance des réformes proposées. "Ce communiqué est insuffisant", a déclaré Mohamed Mursi, haut responsable des Frères musulmans, lors d'une conférence de presse.
Parmi les propositions figurent notamment l'ouverture d'un bureau destiné à recevoir les plaintes concernant les prisonniers politiques et la levée des restrictions imposées aux médias.
Le texte appelle aussi à la levée de l'état d'urgence, "selon la situation sécuritaire". L'état d'urgence en vigueur en Egypte a été décrété après l'assassinat du président Anouar al-Sadate en 1981 par des islamistes, et constamment reconduit.
Ces décisions ont été prises au cours de discussions réunissant le régime, les Frères musulmans, le parti Wafd (libéral), le Tagammou (gauche), des groupes de jeunes pro-démocratie ayant lancé le mouvement de contestation ainsi que des figures politiques indépendantes et des hommes d'affaires, selon l'agence officielle Mena.
Dimanche matin, sur la place Tahrir, toujours cernée par les chars, chrétiens et musulmans avaient prié ensemble.
Dans la capitale de 20 millions d'habitants, la vie a repris doucement, de nombreux commerces et banques ouvrant à nouveau leurs portes, et la circulation sur les routes et ponts s'est rétablie.
En réponse aux appels répétés de plusieurs pays occidentaux à une transition politique ordonnée et rapide, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a indiqué que son pays refusait les "diktats" de l'étranger.
Son ministère a accusé par ailleurs, sans les nommer, des diplomates étrangers d'avoir "tenté de faire entrer des armes et des appareils de télécommunications dans des valises diplomatiques".
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a elle exprimé dimanche un soutien prudent au dialogue entre pouvoir et Frères musulmans, préférant "attendre pour juger sur pièces de l'évolution".
Mme Clinton a également expliqué samedi soir au Premier ministre égyptien Ahmed Shafic que le harcèlement et les arrestations de journalistes "doivent cesser", lors d'une conversation téléphonique rapportée dimanche par le département d'Etat.
L'opposant égyptien le plus en vue, le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, a assuré ne pas avoir été invité au dialogue pouvoir-Frères musulmans, qualifiant ces discussions d'"opaques", sur la chaîne américaine NBC.
L'opposition a demandé au vice-président Omar Souleimane -nommé vice-président quelques jours après le début de la contestation populaire le 25 janvier- d'assumer les pouvoirs de M. Moubarak, mais M. Souleimane a refusé, selon un responsable d'un parti d'opposition sous couvert d'anonymat.
Depuis le 3 février, les manifestations se déroulent le plus souvent dans le calme. Des heurts entre policiers et manifestants durant les premiers jours de la contestation, puis entre militants pro et anti-Moubarak le 2 février, ont fait au moins 300 morts, selon un bilan non confirmé de l'ONU, et des milliers de blessés, selon des sources officielles et médicales.
La chaîne de télévision qatarie Al-Jazira a annoncé dimanche soir qu'un de ses journalistes arrêté dans la matinée avait été libéré après neuf heures de détention.
Par AFP publié le 07/02/2011 à 07:39
© Copyright L'Express
vendredi 4 février 2011
Côte d'Ivoire - MENACES CONTRE L’UEMOA: le coup de bluff de Gbagbo
(Le Pays 04/01/2011)
Depuis la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante (CEI), donnant Alassane Dramane Ouattara (ADO) vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre, la Côte d’ivoire a replongé dans une spirale de violence plus grave que celle de 2002. Cette année-là, au nom de l’exclusion dont ils étaient victimes, des fils de ce pays ont pris les armes pour réclamer le droit d’être des citoyens au même titre que les autres.
La partition du pays n’a été évitée que par le jeu de la médiation internationale qui a finalement échu à Blaise Compaoré sous le couvert de l’UA et de la CEDEAO avec l’onction de l’ONU, fortement impliquée dans la résolution de cette crise ivoirienne qui n’en finit malheureusement pas. Presque dix ans pour en arriver au blocage actuel. Une vraie reculade dont seul Gbagbo détient le secret. Proclamé président par un Conseil constitutionnel qui lui est totalement acquis, Laurent Gbagbo vit aujourd’hui retranché dans la capitale ivoirienne.
"Président" d’un pays dont il ne maîtrise plus totalement les finances depuis que les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont décidé de ne plus reconnaître sa signature. Les sanctions de l’Union européenne (UE) commencent à peser sur l’activité portuaire. L’asphyxie financière du régime de Gbagbo est en marche.
Diplomatiquement, le pouvoir de Laurent Gbagbo a été anéanti. Ses ministres et ses ambassadeurs sont refoulés comme de vulgaires hommes. Ceux qui le soutiennent, on le sait, se comptent sur le bout des doigts. Que lui reste-t–il dans sa botte secrète pour "mélanger" ses contempteurs ? Sa dernière trouvaille est-elle de saboter cette initiative de l’Union africaine (UA) qu’est le panel des chefs d’Etat en clouant au pilori Blaise Compaoré ? Le discrédit que les partisans de Koudou tentent de jeter sur le fils de Ziniaré pour fragiliser le panel est voué à l’échec.
Blaise Compaoré est trop bien éduqué pour répondre aux attaques systématiques de la horde à Blé Goudé qui a déjà oublié que Ouagadougou a été la capitale de la paix, où tous les protagonistes accourraient dès qu’il y avait la moindre difficulté sur l’application de l’accord politique de Ouagadougou. Reste l’épouvantail de la sortie de la Côte d’Ivoire de l’UEMOA. Pour mémoire, c’est lorsque Mamadou Tandja, alors chef d’Etat du Niger, avait décidé de faire un pied de nez à la CEDEAO qu’il a été déposé par ses compagnons d’armes.
La situation n’est peut-être pas la même. Mais une chose est sûre, dans cet espace économique en construction depuis 16 ans, il est plus facile d’y entrer que d’en ressortir, tant le destin de nombreuses communautés est désormais lié par le commerce, les affaires, voire le sang. Le poids économique de la Côte d’Ivoire au sein de l’Union est une réalité. Si cela est un avantage qui permet à ce pays d’en tirer des dividendes, ce poids, à contrario, ne saurait faire l’objet d’un chantage politique. A priori, rien n’empêche Laurent Gbagbo de se retirer de l’Union. Mais s’il en avait vraiment les moyens, il l’aurait fait et aurait commencé à créer sa propre monnaie et conforter ainsi sa fibre nationaliste de mauvais aloi.
Au stade où il en est aujourd’hui, avec une économie à genou, une administration paralysée et sans reconnaissance internationale, cette initiative est vouée à l’échec. Laurent Gbagbo bluffe. Sa résistance devient de plus en plus difficile sans le nerf de la guerre. Et si, par extraordinaire, il osait franchir ce Rubicon, celui de quitter l’Union, il signerait son propre arrêt de mort.
Abdoulaye TAO
© Copyright Le Pays
Depuis la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante (CEI), donnant Alassane Dramane Ouattara (ADO) vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre, la Côte d’ivoire a replongé dans une spirale de violence plus grave que celle de 2002. Cette année-là, au nom de l’exclusion dont ils étaient victimes, des fils de ce pays ont pris les armes pour réclamer le droit d’être des citoyens au même titre que les autres.
La partition du pays n’a été évitée que par le jeu de la médiation internationale qui a finalement échu à Blaise Compaoré sous le couvert de l’UA et de la CEDEAO avec l’onction de l’ONU, fortement impliquée dans la résolution de cette crise ivoirienne qui n’en finit malheureusement pas. Presque dix ans pour en arriver au blocage actuel. Une vraie reculade dont seul Gbagbo détient le secret. Proclamé président par un Conseil constitutionnel qui lui est totalement acquis, Laurent Gbagbo vit aujourd’hui retranché dans la capitale ivoirienne.
"Président" d’un pays dont il ne maîtrise plus totalement les finances depuis que les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont décidé de ne plus reconnaître sa signature. Les sanctions de l’Union européenne (UE) commencent à peser sur l’activité portuaire. L’asphyxie financière du régime de Gbagbo est en marche.
Diplomatiquement, le pouvoir de Laurent Gbagbo a été anéanti. Ses ministres et ses ambassadeurs sont refoulés comme de vulgaires hommes. Ceux qui le soutiennent, on le sait, se comptent sur le bout des doigts. Que lui reste-t–il dans sa botte secrète pour "mélanger" ses contempteurs ? Sa dernière trouvaille est-elle de saboter cette initiative de l’Union africaine (UA) qu’est le panel des chefs d’Etat en clouant au pilori Blaise Compaoré ? Le discrédit que les partisans de Koudou tentent de jeter sur le fils de Ziniaré pour fragiliser le panel est voué à l’échec.
Blaise Compaoré est trop bien éduqué pour répondre aux attaques systématiques de la horde à Blé Goudé qui a déjà oublié que Ouagadougou a été la capitale de la paix, où tous les protagonistes accourraient dès qu’il y avait la moindre difficulté sur l’application de l’accord politique de Ouagadougou. Reste l’épouvantail de la sortie de la Côte d’Ivoire de l’UEMOA. Pour mémoire, c’est lorsque Mamadou Tandja, alors chef d’Etat du Niger, avait décidé de faire un pied de nez à la CEDEAO qu’il a été déposé par ses compagnons d’armes.
La situation n’est peut-être pas la même. Mais une chose est sûre, dans cet espace économique en construction depuis 16 ans, il est plus facile d’y entrer que d’en ressortir, tant le destin de nombreuses communautés est désormais lié par le commerce, les affaires, voire le sang. Le poids économique de la Côte d’Ivoire au sein de l’Union est une réalité. Si cela est un avantage qui permet à ce pays d’en tirer des dividendes, ce poids, à contrario, ne saurait faire l’objet d’un chantage politique. A priori, rien n’empêche Laurent Gbagbo de se retirer de l’Union. Mais s’il en avait vraiment les moyens, il l’aurait fait et aurait commencé à créer sa propre monnaie et conforter ainsi sa fibre nationaliste de mauvais aloi.
Au stade où il en est aujourd’hui, avec une économie à genou, une administration paralysée et sans reconnaissance internationale, cette initiative est vouée à l’échec. Laurent Gbagbo bluffe. Sa résistance devient de plus en plus difficile sans le nerf de la guerre. Et si, par extraordinaire, il osait franchir ce Rubicon, celui de quitter l’Union, il signerait son propre arrêt de mort.
Abdoulaye TAO
© Copyright Le Pays
R.D.C. - Tirs à l'aéroport de Lubumbashi
(La Libre 04/02/2011)
Un groupe armé non encore identifié a tenté vendredi à l'aube de prendre le contrôle de l'aéroport de Lubumbashi, chef-lieu de la province minière du Katanga dans le sud-est de la RD Congo, où des tirs étaient entendus, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement.
"Nous avons eu cette information, on est en train d'essayer d'identifier ce groupe qui a effectivement attaqué les militaires qui étaient de garde à l'aéroport vers 04H00 du matin (03H00 HB)", a affirmé à l'AFP le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
"Les tirs continuent mais de manière un peu moins intense, je pense que les FARDC (l'armée) et la police sont en train de les confiner, je pense qu'on va essayer de les identifier maintenant", a ajouté M. Mende, interrogé vers 07H00 HB.
Des sources aéroportuaires contactées par un correspondant de l'AFP ont attribué l'attaque à un "groupe sécessionniste", sans plus de précision.L'aéroport de Lubumbashi est situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville, où la situation semblait normale vers 08H30 locales (07H30 HB), selon une habitante.
"La ville est tout à fait calme, je vois des parents accompagner leurs enfants à l'école", a affirmé cette source sous couvert d'anonymat.
La province du Katanga est la principale région minière de RDC et recèle plus de 30% des réserves mondiales estimées de cobalt et 10% de cuivre, mais aussi de l'étain, de l'or et de l'uranium.
BELGA
Mis en ligne le 04/02/2011
© Copyright La Libre
Un groupe armé non encore identifié a tenté vendredi à l'aube de prendre le contrôle de l'aéroport de Lubumbashi, chef-lieu de la province minière du Katanga dans le sud-est de la RD Congo, où des tirs étaient entendus, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement.
"Nous avons eu cette information, on est en train d'essayer d'identifier ce groupe qui a effectivement attaqué les militaires qui étaient de garde à l'aéroport vers 04H00 du matin (03H00 HB)", a affirmé à l'AFP le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.
"Les tirs continuent mais de manière un peu moins intense, je pense que les FARDC (l'armée) et la police sont en train de les confiner, je pense qu'on va essayer de les identifier maintenant", a ajouté M. Mende, interrogé vers 07H00 HB.
Des sources aéroportuaires contactées par un correspondant de l'AFP ont attribué l'attaque à un "groupe sécessionniste", sans plus de précision.L'aéroport de Lubumbashi est situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville, où la situation semblait normale vers 08H30 locales (07H30 HB), selon une habitante.
"La ville est tout à fait calme, je vois des parents accompagner leurs enfants à l'école", a affirmé cette source sous couvert d'anonymat.
La province du Katanga est la principale région minière de RDC et recèle plus de 30% des réserves mondiales estimées de cobalt et 10% de cuivre, mais aussi de l'étain, de l'or et de l'uranium.
BELGA
Mis en ligne le 04/02/2011
© Copyright La Libre
Togo : le gazoduc ouest-africaine traine le pas, à la déception des populations
(VOA News 04/02/2011)
« Ils sont venus, ils ont ramassé toutes nos terres ; on a des femmes qui vont accoucher, on des dispensaires, ils n’arrivent pas à ouvrir », a déploré un habitant de Gbétsogbé.
La pénurie énergétique est l'une des freins de la croissance des pays d’Afrique de l’Ouest. L’indisponibilité de l’électricité réduit le temps de fonctionnement des certaines entreprises, ce qui se traduit par un manque à gagner.
Le projet de gazoduc de l'Afrique de l'ouest a vu le jour pour pallier à ce déficit, mais son exécution connait des lacunes que les populations et la société civile dénoncent.
Une réunion s'est tenue à Gbétsogbé, la localité togolaise qui abrite le projet au Togo afin de définir les axes à adopter pour que les populations lésées soient rétablies dans leurs droits. « Ils sont venus, ils ont ramassé toutes nos terres ; on a des femmes qui vont accoucher, on des dispensaires, ils n’arrivent pas à ouvrir », a déploré un habitant de Gbétsogbé.
Par VOA
Washington, D.C.
© Copyright VOA News
« Ils sont venus, ils ont ramassé toutes nos terres ; on a des femmes qui vont accoucher, on des dispensaires, ils n’arrivent pas à ouvrir », a déploré un habitant de Gbétsogbé.
La pénurie énergétique est l'une des freins de la croissance des pays d’Afrique de l’Ouest. L’indisponibilité de l’électricité réduit le temps de fonctionnement des certaines entreprises, ce qui se traduit par un manque à gagner.
Le projet de gazoduc de l'Afrique de l'ouest a vu le jour pour pallier à ce déficit, mais son exécution connait des lacunes que les populations et la société civile dénoncent.
Une réunion s'est tenue à Gbétsogbé, la localité togolaise qui abrite le projet au Togo afin de définir les axes à adopter pour que les populations lésées soient rétablies dans leurs droits. « Ils sont venus, ils ont ramassé toutes nos terres ; on a des femmes qui vont accoucher, on des dispensaires, ils n’arrivent pas à ouvrir », a déploré un habitant de Gbétsogbé.
Par VOA
Washington, D.C.
© Copyright VOA News
Burkina Faso - 111 films en compétition à la 22e édition du FESPACO
(Xinhuanet 04/02/2011)
OUAGADOUGOU -- Le comité d'organisation de la 22e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou qui se tiendra du 26 février au 5 mars 2011, a installé, jeudi à Ouagadougou.
Comprenant 27 membres avec pour mission de relever plusieurs défis dont celui de la réussite de la fête de la biennale du cinéma africain. Il est présidé par M. Stanislas Méda, chef de cabinet au Ministère de la Culture, du Tourisme et de la Francophonie.
Ce festival vieux de plus de 42 ans, a souligné le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Francophonie, Filippe Sawadogo, s' inscrit de plus en plus dans la dynamique du professionnalisme et des mutations économiques et technologiques.
Placé sous le thème « Cinéma africain et marchés », la 22e édition sera une occasion pour les professionnels du 7e art de mener la réflexion sur la problématique de la distribution des films en Afrique où la fermeture des salles de projection, la piraterie et la propagation des nouveaux moyens de diffusion (DVD) constituent un goulot d'étranglement pour les producteurs et les diffuseurs de films africains.
Le colloque sera donc une tribune pour les cinéastes africains et de sa diaspora d'identifier les voies et moyens pour sortir de l'impasse et surtout faire ramener les cinéphiles dans les salles de cinéma.
« Un but à atteindre », a laissé entendre le Délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo, précisant que ce sont au total 111 films qui seront en compétition dont 18 pour le grand prix de l'Etalon de Yennega.
L'une des innovations majeures pour cette édition est l' instauration de prix pour les écoles de cinéma avec la sélection de 4 pays africains à savoir le Bénin, le Burkina, l'Afrique du Sud et le Maroc.
Après le Malien Cheick Modibo Diarra, l'honneur revient cette année au Congolais historien de formation, Elikia MBokolo d'être choisi pour être le parrain de la 22e édition du FESPACO.
Pour cette édition, de nombreuses innovations ont été introduites dont la sélection des films trois mois avant l' ouverture officielle du festival et la confection à temps des badges qui seront disponibles dès le 15 février 2011.
« Nous avons pris la mesure d'arrêter les inscriptions au 31 octobre de l'année avant le FESPACO », a dit M. Ouédraogo, soulignant que la prise d'une telle mesure n'a pas été facile parce que les réalisateurs et les cinéastes africains sont habitués à s'inscrire jusqu'au 31 décembre, 2 mois seulement avant le festival.
Selon M. Ouédraogo, ces deux mois de gagner a permis de confectionner le catalogue qui est déjà prêt et sera à la disposition des cinéastes et des festivaliers le 15 février prochain et le catalogue du marché des films africains (MICA) le 20 février.
© Copyright Xinhuanet
OUAGADOUGOU -- Le comité d'organisation de la 22e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou qui se tiendra du 26 février au 5 mars 2011, a installé, jeudi à Ouagadougou.
Comprenant 27 membres avec pour mission de relever plusieurs défis dont celui de la réussite de la fête de la biennale du cinéma africain. Il est présidé par M. Stanislas Méda, chef de cabinet au Ministère de la Culture, du Tourisme et de la Francophonie.
Ce festival vieux de plus de 42 ans, a souligné le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Francophonie, Filippe Sawadogo, s' inscrit de plus en plus dans la dynamique du professionnalisme et des mutations économiques et technologiques.
Placé sous le thème « Cinéma africain et marchés », la 22e édition sera une occasion pour les professionnels du 7e art de mener la réflexion sur la problématique de la distribution des films en Afrique où la fermeture des salles de projection, la piraterie et la propagation des nouveaux moyens de diffusion (DVD) constituent un goulot d'étranglement pour les producteurs et les diffuseurs de films africains.
Le colloque sera donc une tribune pour les cinéastes africains et de sa diaspora d'identifier les voies et moyens pour sortir de l'impasse et surtout faire ramener les cinéphiles dans les salles de cinéma.
« Un but à atteindre », a laissé entendre le Délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo, précisant que ce sont au total 111 films qui seront en compétition dont 18 pour le grand prix de l'Etalon de Yennega.
L'une des innovations majeures pour cette édition est l' instauration de prix pour les écoles de cinéma avec la sélection de 4 pays africains à savoir le Bénin, le Burkina, l'Afrique du Sud et le Maroc.
Après le Malien Cheick Modibo Diarra, l'honneur revient cette année au Congolais historien de formation, Elikia MBokolo d'être choisi pour être le parrain de la 22e édition du FESPACO.
Pour cette édition, de nombreuses innovations ont été introduites dont la sélection des films trois mois avant l' ouverture officielle du festival et la confection à temps des badges qui seront disponibles dès le 15 février 2011.
« Nous avons pris la mesure d'arrêter les inscriptions au 31 octobre de l'année avant le FESPACO », a dit M. Ouédraogo, soulignant que la prise d'une telle mesure n'a pas été facile parce que les réalisateurs et les cinéastes africains sont habitués à s'inscrire jusqu'au 31 décembre, 2 mois seulement avant le festival.
Selon M. Ouédraogo, ces deux mois de gagner a permis de confectionner le catalogue qui est déjà prêt et sera à la disposition des cinéastes et des festivaliers le 15 février prochain et le catalogue du marché des films africains (MICA) le 20 février.
© Copyright Xinhuanet
Cameroun - La société civile se mobilise pour la présidentielle de 2011
(Foncier.mobi 04/01/2011)
Pour ce qui est de la date de cette élection présidentielle, qui n’a pas encore été fixée, le professeur Nwel a expliqué cette date doit se situer entre 20 jours avant et 30 jours après le 4 novembre, date de prestation de serment du président Paul Biya.
La société civile camerounaise se prépare activement à la tenue du scrutin présidentiel prévu cette année dans le pays. Elle a notamment mis en place une Commission électorale citoyenne indépendante pour veilleur au bon déroulement du processus électoral. L’élection présidentielle est « la plus grande des élections », a expliqué le président de cette commission, le professeur Pierre Titi Nwel. Le de l’Etat « est là depuis 29 ans bientôt ; est-ce qu’il va se représenter ? Donc, on se grouille un peu pour que tout se passe bien dans tous les cas », a-t-il expliqué.
Pour ce qui est de la date de cette élection présidentielle, qui n’a pas encore été fixée, le professeur Nwel a expliqué cette date doit se situer entre 20 jours avant et 30 jours après le 4 novembre, date de prestation de serment du président Paul Biya. La société civile se débat pour une clarification de la loi électorale avant que le processus électoral puisse proprement commencer, a-t-il dit.
VOA News
© Copyright Foncier.mobi
Pour ce qui est de la date de cette élection présidentielle, qui n’a pas encore été fixée, le professeur Nwel a expliqué cette date doit se situer entre 20 jours avant et 30 jours après le 4 novembre, date de prestation de serment du président Paul Biya.
La société civile camerounaise se prépare activement à la tenue du scrutin présidentiel prévu cette année dans le pays. Elle a notamment mis en place une Commission électorale citoyenne indépendante pour veilleur au bon déroulement du processus électoral. L’élection présidentielle est « la plus grande des élections », a expliqué le président de cette commission, le professeur Pierre Titi Nwel. Le de l’Etat « est là depuis 29 ans bientôt ; est-ce qu’il va se représenter ? Donc, on se grouille un peu pour que tout se passe bien dans tous les cas », a-t-il expliqué.
Pour ce qui est de la date de cette élection présidentielle, qui n’a pas encore été fixée, le professeur Nwel a expliqué cette date doit se situer entre 20 jours avant et 30 jours après le 4 novembre, date de prestation de serment du président Paul Biya. La société civile se débat pour une clarification de la loi électorale avant que le processus électoral puisse proprement commencer, a-t-il dit.
VOA News
© Copyright Foncier.mobi
Kenya - Rwanda : Les présidents kenyans et rwandais réitèrent l'engagement de leurs pays au processus d'intégration de la CEA
(Casafree 04/02/2011)
Les présidents kenyan, Mwai Kibaki et rwandais, Paul Kagame, ont exprimé, mercredi soir à Nairobi, leur plein engagement dans le processus d'intégration de la Communauté Est-africaine (CEA) au service des intérêts des peuples de toute la région.
Les deux dirigeants, qui se sont entretenus de diverses questions d'intérêt commun, ont assuré qu'il n'y avait pas de questions en suspens entre les deux pays concernant la nomination du prochain Secrétaire général de la CEA.
"Il y a des procédures claires pour la nomination au Secrétariat de la Communauté", ont déclaré les présidents Kibaki et Kagame, soulignant que "parler de désaccords entre les gouvernements des deux pays sur cette question est une pure spéculation de médias".
Le président Kibaki avait auparavant affirmé lors d'une allocution à la quatrième Session de l'Assemblée législative de la CEA, tenue à Nairobi, que "le gouvernement du Kenya continuera de donner la priorité à l'agenda communautaire et se félicite du rythme d'intégration qui a pris de l'ampleur avec la mise en œuvre de l'Union douanière et du Protocole du Marché commun".
Le Président rwandais a effectué une visite d'un jour au Kenya lors de laquelle il a été l'invité d'honneur de la cérémonie marquant le 40e anniversaire de l'Université internationale des Etats Unis (USIU) à Nairobi.
L'Université USIU est l'une des plus anciennes universités privées laïques en Afrique de l'Est et compte actuellement environ 4700 étudiants de 53 nationalités.
Plus de 50 Rwandais se sont inscrits dans cette université au cours des cinq dernières années.
Casafree.com
© Copyright Casafree
Les présidents kenyan, Mwai Kibaki et rwandais, Paul Kagame, ont exprimé, mercredi soir à Nairobi, leur plein engagement dans le processus d'intégration de la Communauté Est-africaine (CEA) au service des intérêts des peuples de toute la région.
Les deux dirigeants, qui se sont entretenus de diverses questions d'intérêt commun, ont assuré qu'il n'y avait pas de questions en suspens entre les deux pays concernant la nomination du prochain Secrétaire général de la CEA.
"Il y a des procédures claires pour la nomination au Secrétariat de la Communauté", ont déclaré les présidents Kibaki et Kagame, soulignant que "parler de désaccords entre les gouvernements des deux pays sur cette question est une pure spéculation de médias".
Le président Kibaki avait auparavant affirmé lors d'une allocution à la quatrième Session de l'Assemblée législative de la CEA, tenue à Nairobi, que "le gouvernement du Kenya continuera de donner la priorité à l'agenda communautaire et se félicite du rythme d'intégration qui a pris de l'ampleur avec la mise en œuvre de l'Union douanière et du Protocole du Marché commun".
Le Président rwandais a effectué une visite d'un jour au Kenya lors de laquelle il a été l'invité d'honneur de la cérémonie marquant le 40e anniversaire de l'Université internationale des Etats Unis (USIU) à Nairobi.
L'Université USIU est l'une des plus anciennes universités privées laïques en Afrique de l'Est et compte actuellement environ 4700 étudiants de 53 nationalités.
Plus de 50 Rwandais se sont inscrits dans cette université au cours des cinq dernières années.
Casafree.com
© Copyright Casafree
Bénin - La société civile dénonce la violation des lois électorales
(Afrique en ligne 04/01/2011)
Le Front des organisations de la société civile pour des élections pacifiques et transparentes au Bénin (FORS-Elections) a publié jeudi un communiqué dénonçant de nombreuses violations des lois en vigueur dans le cadre de la pré-campagne pour l'élection présidentielle du 27 février prochain dans ce pays. Le réseau d'ONG fustige notamment l’utilisation des moyens de l’Etat par les candidats, la corruption électorale, l’accès inéquitable aux médias publics et les pratiques favorisant la montée de l’insécurité.
FORS-Elections relève qu’en violation des lois électorales, d’importants moyens de l’Etat sont mis au service des candidats, partis et mouvements politiques, à l’occasion des réunions et autres manifestations rentrant dans le cadre de la pré- campagne électorale, créant une inégalité en faveur de certains postulants.
Bien que tous les candidats proclament leur volonté de combattre la corruption, l’organisation déplore que lors des mêmes manifestations politiques, l’achat de conscience et la corruption sont entretenus de manière ostentatoire, les manifestants sachant même le prix de leur présence.
Le réseau d’ONG fait également remarquer qu’à l’occasion de la déclaration de leur candidature, les candidats Adrien Houngbédji, Abdoulaye Bio Tchané et Boni Yayi ont, avec leurs partisans, particulièrement fait usage de supports publicitaires à caractère commercial, pratique prohibée depuis 2005 par les lois électorales.
En matière de couverture médiatique, les ONG notent un traitement remarquablement déséquilibré de l’information relative aux candidats annoncés, indiquant que 'la télévision nationale apparaît dans ce cadre comme un instrument de propagande de l’un des candidats'.
Un tel traitement de l’information pourrait vicier la qualité de l’élection, fait remarquer le réseau d’ONG, invitant la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication, la Cour constitutionnelle, ainsi que les journalistes à faire preuve de responsabilité pour les uns et de professionnalisme pour les autres.
Pana 03/02/2011
© Copyright Afrique en ligne
Le Front des organisations de la société civile pour des élections pacifiques et transparentes au Bénin (FORS-Elections) a publié jeudi un communiqué dénonçant de nombreuses violations des lois en vigueur dans le cadre de la pré-campagne pour l'élection présidentielle du 27 février prochain dans ce pays. Le réseau d'ONG fustige notamment l’utilisation des moyens de l’Etat par les candidats, la corruption électorale, l’accès inéquitable aux médias publics et les pratiques favorisant la montée de l’insécurité.
FORS-Elections relève qu’en violation des lois électorales, d’importants moyens de l’Etat sont mis au service des candidats, partis et mouvements politiques, à l’occasion des réunions et autres manifestations rentrant dans le cadre de la pré- campagne électorale, créant une inégalité en faveur de certains postulants.
Bien que tous les candidats proclament leur volonté de combattre la corruption, l’organisation déplore que lors des mêmes manifestations politiques, l’achat de conscience et la corruption sont entretenus de manière ostentatoire, les manifestants sachant même le prix de leur présence.
Le réseau d’ONG fait également remarquer qu’à l’occasion de la déclaration de leur candidature, les candidats Adrien Houngbédji, Abdoulaye Bio Tchané et Boni Yayi ont, avec leurs partisans, particulièrement fait usage de supports publicitaires à caractère commercial, pratique prohibée depuis 2005 par les lois électorales.
En matière de couverture médiatique, les ONG notent un traitement remarquablement déséquilibré de l’information relative aux candidats annoncés, indiquant que 'la télévision nationale apparaît dans ce cadre comme un instrument de propagande de l’un des candidats'.
Un tel traitement de l’information pourrait vicier la qualité de l’élection, fait remarquer le réseau d’ONG, invitant la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication, la Cour constitutionnelle, ainsi que les journalistes à faire preuve de responsabilité pour les uns et de professionnalisme pour les autres.
Pana 03/02/2011
© Copyright Afrique en ligne
Mauritanie, Sénégal - Mauritanie: deux membres présumés d'Aqmi en fuite vers le Sénégal
(Le Figaro 04/02/2011)
NOUAKCHOTT — La gendarmerie mauritanienne recherchait jeudi deux membres présumés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en fuite vers le Sénégal après avoir participé la veille à l'attentat à la voiture piégée déjoué à Nouakchott par l'armée, a affirmé à l'AFP un responsable de la sécurité.
"Les deux hommes ont été repérés à El-Bezzoule, dans le Trarza (sud), et ont été attaqués par un véhicule de la gendarmerie", a indiqué cette source.
"Ces deux membres d'Aqmi ont donné l'impression de fuir à l'approche des gendarmes mais après un petit moment, ils se sont retournés contre leurs poursuivants et en ont blessé au moins un" avant de continuer leur cavale, a indiqué la même source.
Des renforts ont été dépêchés dans la région du Trarza pour retrouver les fuyards qui se terrent dans une forêt de la vallée du fleuve Sénégal et chercheraient à traverser vers le Sénégal voisin, selon cette source.
Des informations de presse citant des témoins précisent qu'un gendarme blessé lors de cet incident serait mort et que son arme a été récupérée par les assaillants.
L'armée mauritanienne a annoncé avoir déjoué mercredi une tentative d'attentat à Nouakchott revendiquée par Aqmi qui a affirmé qu'elle visait à assassiner le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
L'armée a fait sauter un véhicule bourré d'explosifs à 12 km au sud de Nouakchott, tuant les trois occupants, tandis que huit soldats, qui se trouvaient à proximité ont été légèrement blessés.
Un Bissau-guinéen, élève d'une école coranique de 29 ans arrêté mardi en Mauritanie et ayant participé à la préparation de ces attentats, selon un responsable mauritanien de la sécurité, a affirmé qu'une caserne militaire à Nouakchott et l'ambassade de France faisaient partie des cibles.
La France a salué jeudi l'efficacité des forces de sécurité de Mauritanie.
"Un attentat à l'explosif a été déjoué par les forces mauritaniennes mercredi. Nous saluons l'efficacité de leur action" et "la détermination des autorités mauritaniennes" face au risque terroriste, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
"L'enquête est en cours, et nous suivons de très près son évolution. Nous n'excluons pas qu'à côté des bâtiments officiels mauritaniens, aient pu figurer comme objectifs des terroristes des implantations françaises", a ajouté le porte-parole en réponse à une question lors d'un point-presse.
Ces projets d'attentats traduisent "la pression continue du terrorisme au Sahel", a ajouté Bernard Valero en indiquant "qu?une stratégie de l?Europe au Sahel serait présentée dans les prochains jours".
La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie "a demandé que cette stratégie Union européenne/Sahel soit mise en oeuvre au plus vite, avec un volet développement, mais aussi, une action de sécurité et d?appui à la gouvernance", a-t-il précisé.
Ce sujet sera à l'ordre du jour d'un entretien ce jeudi à Paris entre la ministre et la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a enfin indiqué le porte-parole.
© Copyright Le Figaro
NOUAKCHOTT — La gendarmerie mauritanienne recherchait jeudi deux membres présumés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en fuite vers le Sénégal après avoir participé la veille à l'attentat à la voiture piégée déjoué à Nouakchott par l'armée, a affirmé à l'AFP un responsable de la sécurité.
"Les deux hommes ont été repérés à El-Bezzoule, dans le Trarza (sud), et ont été attaqués par un véhicule de la gendarmerie", a indiqué cette source.
"Ces deux membres d'Aqmi ont donné l'impression de fuir à l'approche des gendarmes mais après un petit moment, ils se sont retournés contre leurs poursuivants et en ont blessé au moins un" avant de continuer leur cavale, a indiqué la même source.
Des renforts ont été dépêchés dans la région du Trarza pour retrouver les fuyards qui se terrent dans une forêt de la vallée du fleuve Sénégal et chercheraient à traverser vers le Sénégal voisin, selon cette source.
Des informations de presse citant des témoins précisent qu'un gendarme blessé lors de cet incident serait mort et que son arme a été récupérée par les assaillants.
L'armée mauritanienne a annoncé avoir déjoué mercredi une tentative d'attentat à Nouakchott revendiquée par Aqmi qui a affirmé qu'elle visait à assassiner le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
L'armée a fait sauter un véhicule bourré d'explosifs à 12 km au sud de Nouakchott, tuant les trois occupants, tandis que huit soldats, qui se trouvaient à proximité ont été légèrement blessés.
Un Bissau-guinéen, élève d'une école coranique de 29 ans arrêté mardi en Mauritanie et ayant participé à la préparation de ces attentats, selon un responsable mauritanien de la sécurité, a affirmé qu'une caserne militaire à Nouakchott et l'ambassade de France faisaient partie des cibles.
La France a salué jeudi l'efficacité des forces de sécurité de Mauritanie.
"Un attentat à l'explosif a été déjoué par les forces mauritaniennes mercredi. Nous saluons l'efficacité de leur action" et "la détermination des autorités mauritaniennes" face au risque terroriste, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
"L'enquête est en cours, et nous suivons de très près son évolution. Nous n'excluons pas qu'à côté des bâtiments officiels mauritaniens, aient pu figurer comme objectifs des terroristes des implantations françaises", a ajouté le porte-parole en réponse à une question lors d'un point-presse.
Ces projets d'attentats traduisent "la pression continue du terrorisme au Sahel", a ajouté Bernard Valero en indiquant "qu?une stratégie de l?Europe au Sahel serait présentée dans les prochains jours".
La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie "a demandé que cette stratégie Union européenne/Sahel soit mise en oeuvre au plus vite, avec un volet développement, mais aussi, une action de sécurité et d?appui à la gouvernance", a-t-il précisé.
Ce sujet sera à l'ordre du jour d'un entretien ce jeudi à Paris entre la ministre et la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a enfin indiqué le porte-parole.
© Copyright Le Figaro
PRESIDENTIELLE CENTRAFRICAINE: Bozizé passe haut les mains
(Le Pays 04/01/2011)
Un coup KO et la messe est dite ! Cela a l’avantage d’éviter les imbroglios géniteurs de dyarchie à l’ivoirienne, conséquence des seconds tours. Et François Bozizé l’a, semble-t-il, compris, lui qui vient de remporter à près de 67 % le premier tour de l’élection présidentielle dans son pays. Du moins, provisoirement. Maintenant, qu’a-t-il utilisé comme moyens pour parvenir à ce résultat ?
S’est-il tenu au principe qui veut qu’un président africain ne perde pas une élection qu’il a lui-même organisée ? Si c’est le cas, tout porte à croire que Bozizé a utilisé des échasses pour se hisser au faîte du pouvoir. Reste à savoir si les opposants vont utiliser les voies légales pour contester ces résultats ou s’ils battront le pavé pour se faire entendre. Toutefois, il faut admettre que les opposants, en Afrique, en mauvais perdants, crient souvent à la fraude pour se voiler la face. Si les opposants centrafricains n’ont pas su utiliser par exemple les radios FM pour contrer les fraudes comme l’a fait Abdoulaye Wade au Sénégal en 2000, qu’ils s’en prennent à eux-mêmes ! S’ils n’ont pas de preuves irréfragables pour établir la supercherie qu’ils dénoncent, qu’ils daignent reconnaître la victoire de Bozizé.
L’ancien président Ange-Félix Patassé, en lice, est arrivé en deuxième position avec plus de 20% des suffrages exprimés et l’ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, le suit avec plus de 6%. Une union de ces deux, dès le départ, aurait donc pu faire douter François Bozizé voire lui donner du fil à retordre comme en 2005 où c’est seulement au second tour qu’il est passé devant Martin Ziguélé. L’unité est l’une des plus importantes armes qui manquent le plus aux oppositions africaines. Généralement faibles financièrement et en ressources humaines, elles arrivent difficilement à se faire représenter dans tous les bureaux de vote. Bien des partis politiques de l’opposition ont trop souvent tendance à laisser ce soin aux observateurs.
Pourtant, ces derniers, même s’ils constatent des choses anormales, aboutissent généralement à la même conclusion : "Il y a eu des irrégularités, certes, mais elles ne sont pas de nature à entacher la régularité du scrutin". Même si lesdits observateurs, venus nombreux en Centrafrique, ont pu relever des irrégularités, cela ne changera rien en fin de compte. Il faut tout de même reconnaître que la coalition de certains partis de l’opposition est souvent impossible. Un mariage du genre Ziguélé-Patassé, releverait de l’extraordinaire, tant les différences et les querelles entre les deux hommes sont fortes et difficiles à aplanir.
Ne voulant qu’aucun autre qu’eux-mêmes parvienne au pouvoir, il y a des opposants qui jubilent parfois parce qu’un président sortant a remporté la victoire. Face à l’union impossible de l’opposition, les chefs d’Etat prétendant à leur propre succession ont alors beau jeu de gagner les élections qu’ils organisent. User des voies légales ou vociférer dans les rues pour contester leur réélection n’y changera rien. Que la Cour constitutionnelle rabote un peu son score ou pas, François Bozizé aura déjà empoigné sa chose.
Abdou ZOURE
© Copyright Le Pays
Un coup KO et la messe est dite ! Cela a l’avantage d’éviter les imbroglios géniteurs de dyarchie à l’ivoirienne, conséquence des seconds tours. Et François Bozizé l’a, semble-t-il, compris, lui qui vient de remporter à près de 67 % le premier tour de l’élection présidentielle dans son pays. Du moins, provisoirement. Maintenant, qu’a-t-il utilisé comme moyens pour parvenir à ce résultat ?
S’est-il tenu au principe qui veut qu’un président africain ne perde pas une élection qu’il a lui-même organisée ? Si c’est le cas, tout porte à croire que Bozizé a utilisé des échasses pour se hisser au faîte du pouvoir. Reste à savoir si les opposants vont utiliser les voies légales pour contester ces résultats ou s’ils battront le pavé pour se faire entendre. Toutefois, il faut admettre que les opposants, en Afrique, en mauvais perdants, crient souvent à la fraude pour se voiler la face. Si les opposants centrafricains n’ont pas su utiliser par exemple les radios FM pour contrer les fraudes comme l’a fait Abdoulaye Wade au Sénégal en 2000, qu’ils s’en prennent à eux-mêmes ! S’ils n’ont pas de preuves irréfragables pour établir la supercherie qu’ils dénoncent, qu’ils daignent reconnaître la victoire de Bozizé.
L’ancien président Ange-Félix Patassé, en lice, est arrivé en deuxième position avec plus de 20% des suffrages exprimés et l’ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, le suit avec plus de 6%. Une union de ces deux, dès le départ, aurait donc pu faire douter François Bozizé voire lui donner du fil à retordre comme en 2005 où c’est seulement au second tour qu’il est passé devant Martin Ziguélé. L’unité est l’une des plus importantes armes qui manquent le plus aux oppositions africaines. Généralement faibles financièrement et en ressources humaines, elles arrivent difficilement à se faire représenter dans tous les bureaux de vote. Bien des partis politiques de l’opposition ont trop souvent tendance à laisser ce soin aux observateurs.
Pourtant, ces derniers, même s’ils constatent des choses anormales, aboutissent généralement à la même conclusion : "Il y a eu des irrégularités, certes, mais elles ne sont pas de nature à entacher la régularité du scrutin". Même si lesdits observateurs, venus nombreux en Centrafrique, ont pu relever des irrégularités, cela ne changera rien en fin de compte. Il faut tout de même reconnaître que la coalition de certains partis de l’opposition est souvent impossible. Un mariage du genre Ziguélé-Patassé, releverait de l’extraordinaire, tant les différences et les querelles entre les deux hommes sont fortes et difficiles à aplanir.
Ne voulant qu’aucun autre qu’eux-mêmes parvienne au pouvoir, il y a des opposants qui jubilent parfois parce qu’un président sortant a remporté la victoire. Face à l’union impossible de l’opposition, les chefs d’Etat prétendant à leur propre succession ont alors beau jeu de gagner les élections qu’ils organisent. User des voies légales ou vociférer dans les rues pour contester leur réélection n’y changera rien. Que la Cour constitutionnelle rabote un peu son score ou pas, François Bozizé aura déjà empoigné sa chose.
Abdou ZOURE
© Copyright Le Pays
Niger - Elections présidentielles : duel Issoufou-Oumarou au second tour
(Afriscoop 04/02/2011)
Les candidats Mahamadou Issoufou du PNDS-Tarayya et Seini Oumarou du MNSD-Nassara, respectivement premier et deuxième sont qualifiés pour le deuxième tour de l’élections présidentielle prévu le 12 mars 2011, a annoncé jeudi le président de la CENI sur les antennes de la radio nationale.
Le président de la CENI affirmait qu’il restait les résultats de quatre communes qui sont en traitement pour donner les chiffres des résultats globaux du premier tour de l’élection présidentielle. Ainsi il a notifié que tous les résultats seront disponibles avant minuit (heure locale).
Pour les résultats des élections législatives, les difficultés des traitements ne peuvent pas permettre à la CENI de donner les résultats globaux avant le 4 février 2011. Mais il a garanti que la CENI respectera le délai de quatre jours, c’est-à-dire le 4 février, pour mettre à la connaissance du public tous les résultats provisoires des deux scrutins du 31 janvier 2011.
Un ancien maire accusé de fraude électorale à Balbégie
Un ancien maire de Tarka, militant du RDP-Jama’a, à Balbégie (Tanout) région de Zinder, est accusé mercredi 2 février d’arracher un PV d’un bureau de vote, de mettre sur le PV 260 voies pour son parti sur 283 électeurs, aux élections législatives.
Les militants des autres partis adverses ont porté plainte à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) locale puis à la gendarmerie de cette localité afin de mener une enquête sur cette fraude électorale et punir le coupable.
Le jour du scrutin un président d’un bureau de vote s’est égaré, cela n’a pas permis à un bureau de vote de fonctionner dans la commune rurale de Balbégie, a cependant affirmé le président de la CENI de Balbégie.
Aux environ de midi (heure locale) l’intéressé et plusieurs autres personnes impliquées ont été interpelés par le juge du tribunal de Tanout.
Deux partis politiques demandent l’annulation des élections de la commune de Illéla
Après la publication des résultats par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le MNSD-Nassara et le Moden/FA Lumana Africa ont déposé mercredi 2 février un recourt à la CENI locale, pour demander l’annulation des élections de la commune de Illéla où leurs délégués ont été chassés des bureaux de vote.
Lundi 31 janvier, les délégués de ces deux partis politiques ont été chassés et agressés par les militants du PNDS-Tarayya de la commune de Illéla. Ainsi il y a eu deux militants de Lumana qui ont été gravement blessés et un autre léger ; et deux militants du MNSD-Nassara dont leurs sacs ont été arrachés.
Un des blessé dont nous avons interrogé nous a confié : "nous étions tous ensembles quant des individus inconnus ont commencé à nous menacer et encercler, mais nous avons tenté de nous échapper quand je me suis tombé à terre et ils m’ont trouvé et ils se sont mis à me frapper et sursauter déçu".
vendredi 4 février 2011 par L’Agence de Presse Xinhua
© Copyright Afriscoop
Les candidats Mahamadou Issoufou du PNDS-Tarayya et Seini Oumarou du MNSD-Nassara, respectivement premier et deuxième sont qualifiés pour le deuxième tour de l’élections présidentielle prévu le 12 mars 2011, a annoncé jeudi le président de la CENI sur les antennes de la radio nationale.
Le président de la CENI affirmait qu’il restait les résultats de quatre communes qui sont en traitement pour donner les chiffres des résultats globaux du premier tour de l’élection présidentielle. Ainsi il a notifié que tous les résultats seront disponibles avant minuit (heure locale).
Pour les résultats des élections législatives, les difficultés des traitements ne peuvent pas permettre à la CENI de donner les résultats globaux avant le 4 février 2011. Mais il a garanti que la CENI respectera le délai de quatre jours, c’est-à-dire le 4 février, pour mettre à la connaissance du public tous les résultats provisoires des deux scrutins du 31 janvier 2011.
Un ancien maire accusé de fraude électorale à Balbégie
Un ancien maire de Tarka, militant du RDP-Jama’a, à Balbégie (Tanout) région de Zinder, est accusé mercredi 2 février d’arracher un PV d’un bureau de vote, de mettre sur le PV 260 voies pour son parti sur 283 électeurs, aux élections législatives.
Les militants des autres partis adverses ont porté plainte à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) locale puis à la gendarmerie de cette localité afin de mener une enquête sur cette fraude électorale et punir le coupable.
Le jour du scrutin un président d’un bureau de vote s’est égaré, cela n’a pas permis à un bureau de vote de fonctionner dans la commune rurale de Balbégie, a cependant affirmé le président de la CENI de Balbégie.
Aux environ de midi (heure locale) l’intéressé et plusieurs autres personnes impliquées ont été interpelés par le juge du tribunal de Tanout.
Deux partis politiques demandent l’annulation des élections de la commune de Illéla
Après la publication des résultats par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le MNSD-Nassara et le Moden/FA Lumana Africa ont déposé mercredi 2 février un recourt à la CENI locale, pour demander l’annulation des élections de la commune de Illéla où leurs délégués ont été chassés des bureaux de vote.
Lundi 31 janvier, les délégués de ces deux partis politiques ont été chassés et agressés par les militants du PNDS-Tarayya de la commune de Illéla. Ainsi il y a eu deux militants de Lumana qui ont été gravement blessés et un autre léger ; et deux militants du MNSD-Nassara dont leurs sacs ont été arrachés.
Un des blessé dont nous avons interrogé nous a confié : "nous étions tous ensembles quant des individus inconnus ont commencé à nous menacer et encercler, mais nous avons tenté de nous échapper quand je me suis tombé à terre et ils m’ont trouvé et ils se sont mis à me frapper et sursauter déçu".
vendredi 4 février 2011 par L’Agence de Presse Xinhua
© Copyright Afriscoop
Inscription à :
Articles (Atom)













