mercredi 30 janvier 2013

Un milliardaire d’Afrique du Sud donne la moitié de sa fortune aux pauvres

Il est le premier Africain à répondre à la campagne lancée par Bill Gates et Warren Buffett invitant les milliardaires à partager leur fortune à des fins philantropiques.
Le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe a annoncé mercredi 30 janvier qu’il allait donner la moitié de sa fortune à une fondation caritative, suivant l’appel de Bill Gates et Warren Buffett. Né à Soweto, cet homme de 51 ans contrôle le groupe minier African Rainbow Minerals. Il est la huitième fortune africaine avec 2,65 milliards de dollars (1,95 milliard d’euros), selon le magazine américain Forbes.
« J’ai décidé il y a quelque temps de donner au moins la moitié des fonds générés par nos actifs familiaux pour élever des Sud-Africains défavorisés, pauvres et marginalisés, a déclaré l’homme le plus riche d’Afrique du Sud. Le besoin et les défis sont grands, et nous espérons que notre promesse de don en encouragera d’autres en Afrique du Sud, en Afrique et dans d’autres économies émergentes à donner et à faire du monde un endroit meilleur »
« Black empowerment »
L’homme d’affaires a fait partie des Sud-Africains qui ont largement profité de la loi sur l’émancipation économique des Noirs, obligeant les entreprises qui investissent en Afrique du Sud à s’associer à des actionnaires non-blancs depuis la fin de l’apartheid. African Rainbow Minerals exploite des mines d’or, de platine, de fer et de charbon en Afrique du Sud, et du cuivre en Zambie et en République Démocratique du Congo. Il possède aussi le club de football des Mamelodi Sundowns, établi à Pretoria.
Les sommes qu’il souhaite donner iront à la fondation de la famille Motsepe, créée avec sa femme Precious en 1999. L’organisation travaille notamment à des programmes caritatifs dans les secteurs de l’éducation et de l’agriculture en Afrique du Sud, pays où la moitié des 52 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté et où le quart de la population a faim. Patrice Motsepe est aussi un donateur régulier du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir dans le pays.
Campagne « Giving Pledge »
Patrice Motsepe est le premier Africain à répondre à « Giving Pledge » (promesse de don), une campagne lancée en 2010 par l’investisseur Warren Buffett et le fondateur de Microsoft, Bill Gates, afin d’encourager les personnalités les plus riches à faire don de l’essentiel de leur fortune à des fins philanthropiques. Depuis le lancement de leur appel en 2010, environ 70 milliardaires ont suivi leur exemple, dont le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, ou le co-fondateur d’Intel, Gordon Moore.

la-croix.com avec AFP

Centrafrique : un proche de Kony tué lors d’un raid

La MONUSCO a annoncé aujourd’hui la mort de Binansio Okuma alias Binany, garde du corps principal de Joseph Kony, chef de la LRA. Il a été tué en Centrafrique lors d’un assaut lancé par l’armée ougandaise. « Comme vous le savez, la traque de Kony se poursuit dans toutes les directions et dans tous les pays dans lesquels il évolue », a spécifié le porte-parole militaire de la MONUSCO, le lieutenant-colonel Félix Bass. Ce dernier ajoute que Binansio Okuma était la cinquième personnalité en importance dans la hiérarchie de la LRA. « Nous espérons que l’étau qui continue à se resserrer autour de la LRA va étrangler ce groupe et pourra définitivement mettre un terme à ses activités négatives », a conclu le colonel Bass. (Sources : ONU et Radio Okapi)

operationspaix.net

RDC : La violence à l’égard des femmes et des jeunes filles est fréquente à Kinshasa

Lutte contre les VBG en République Démocratique du Congo (RDC), encore du chemin à faire pour aider les victimes. La violence à l’égard des femmes et des jeunes filles est fréquente dans la commune de Mont Ngafula et en particulier dans le quartier Kimbuala, situé dans la partie ouest de Kinshasa, capitale de la RDC.
Dans ce quartier qui abrite 22 204 habitants, les femmes se plaignent d’être battues et humiliées au vu et au su par leurs maris. Les causes de cette violence sont souvent liées à l’infidélité de l’homme, à son refus d’assumer ses responsabilités et ses devoirs, à la pauvreté, la promiscuité et à l’incompréhension. L’inceste est aussi prévalent dans ce quartier et est grandement imputable à la promiscuité. L’exploitation sexuelle est à son comble car pour subvenir à leurs besoins, de nombreuses jeunes filles se prostituent.
Une femme, en l’occurrence Henriette Akani Dembo, qui est aussi chef de quartier adjointe à Kimbuala, en est très consciente et s’emploie à accompagner les victimes de violences par le biais légal et par la sensibilisation dans les foyers affectés par la violence. Lors de son exercice de porte-à-porte, elle explique aux Kinois que la police du quartier a le droit d’agir contre les agresseurs présumés et cite le cas de la petite de deux ans et dix mois, violée par un sexagénaire connu comme papa Bona.
Cet homme a été traduit devant la justice par les parents de la fillette. C’est en baignant l’enfant que sa mère s’est rendue compte que son bébé avait été violenté. Elle a obtenu confirmation après un examen médical. Et comme son mari était en déplacement, elle a fait appel à ses beaux-frères. Lors des audiences en Cour, la fillette, interrogée par l’officier du ministère public, a toujours désigné du doigt papa Bona. Henriette Akani Dembo a accompagné la famille à chaque séance en Cour et le fera jusqu’à ce que justice soit rendue. «Il faudrait qu’il y ait une véritable politique nationale du genre en RDC. Il faudrait aussi redynamiser les conseils nationaux et provinciaux de la femme, de l''enfant et de la famille et créer des comités locaux pour eux sur le terrain. Le cas de cette petite a révolté beaucoup des mères qui se sont alors plaintes de viols perpétrés sur leurs filles à un très jeune âge et du fait qu’il était très difficile d’obtenir justice pour elles au civil.»
Et c’est vrai. Kitete Losamba, juriste, explique que «l'exécution de jugement pose souvent problème aux victimes de violences sexuelles en RDC. La plupart n’ont pas de revenus suffisants pour encourir les frais d’exécution d’un jugement et l'assistance judiciaire gratuite ne prend pas en compte cet aspect des choses. De ce fait, c’est très difficile d’exécuter un jugement. Et lors des rares fois où cela s’avère possible, on butte sur l'insolvabilité du condamné». Tel pourrait être le cas pour papa Bona dont l’unique sanction reste le verdict de la Cour qui pourrait le condamner à une peine de prison.
La mère d’une autre fillette de 10 ans, elle aussi victime de viol, a fait un appel aux autorités pour plus de protection aux jeunes filles et aux femmes. « Il faut aussi que les identités de toutes les victimes soient scrupuleusement protégées afin de leur garantir une croissance tranquille et leur donner la chance de se marier un jour. J’estime que l’Etat devrait même les délocaliser ou leur faire étudier dans une autre province à ses frais pour leur assurer la protection contre les stigmatisations».
Ces suggestions méritent d’être considérées en haut lieu car la RDC est signataire du Protocole de la SADC sur le Genre et le Développement qui demande notamment aux Etats membres de réduire de moitié leurs taux de violence basée sur le genre d’ici 2015. Le gouvernement congolais doit maintenant traduire dans les faits ses engagements pris sur papier.

RDC : Joseph Kabila veut lutter contre la corruption et la fraude dans le secteur minier

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a préconisé, mercredi 30 janvier la lutte contre la fraude et la corruption dans le secteur minier. A l’occasion de l’ouverture de la conférence sur la bonne gouvernance et la transparence dans ce domaine qui se tient à Lubumbashi (Katanga), le chef de l’Etat a estimé que cette lutte permettra de combattre le paradoxe existant entre les immenses richesses du pays et la pauvreté de la population.
Joseph Kabila a appelé les entreprises minières à tenir compte de leur responsabilité sociale vis-à-vis de la population. Il a fustigé l’écart constaté entre « les énormes potentialités minières dont regorge le pays et les activités minières intenses, d’une part, et, de l’autre, la modicité des bénéfices que l’Etat congolais en tire et les mauvaises conditions de vie des populations ».
Le chef de l’Etat a affirmé vouloir que le secteur minier devienne le vecteur du développement économique et social du pays », a déclaré le chef de l’Etat.
Le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a aussi reconnu que les revenus miniers ne reflètent pas les conditions de vie de la population congolaise. Il a annoncé qu’à l’issue de cette conférence, des recommandations capitales seront formulées en vue d’améliorer la gestion du secteur minier.
Le président de la société civile du Katanga, Jean Pierre Muteba, a apprécié le discours du chef de l’Etat mais il a exprimé ses inquiétudes quant à la mise en application des recommandations issues de cette conférence.
« Au-delà du discours, nous voulons que le chef de l’Etat puisse s’impliquer réellement dans la gestion du secteur minier en arrêtant toute ponction financière dans les entreprises publiques », a-t-il indiqué, réclamant une intensification de la lutte contre la fraude minière.
Plus d’une centaine de personnes prennent part à ces assises de deux jours, dont les représentants de différentes institutions du pays, les responsables d’entreprises et les membres de la société civile.
Les participants exposent notamment sur la situation du secteur minier et le respect de la législation dans les entreprises minières.

radiookapi.net

Condamné pour homosexualité, un Camerounais en appelle à Hollande

Julie Reynié
«M. Hollande, ici au Cameroun, je suis un considéré comme un délinquant car je suis homo. J'ai besoin de votre aide pour convaincre M. Biya d'annuler ma peine de trois ans de prison». Condamné pour avoir déclaré son amour à un autre homme, Roger Jean-Claude Mbedé, un étudiant camerounais de 33 ans, a demandé mercredi au français d'intervenir auprès de son homologue camerounais Paul Biya, en visite à , pour obtenir l'annulation de sa peine.«M. Hollande, ici au Cameroun, je suis un considéré comme un délinquant car je suis homo. J'ai besoin de votre aide pour convaincre M. Biya d'annuler ma peine de trois ans de prison». Condamné pour avoir déclaré son amour à un autre homme, Roger Jean-Claude Mbedé, un étudiant camerounais de 33 ans, a demandé mercredi au français d'intervenir auprès de son homologue camerounais Paul Biya, en visite à , pour obtenir l'annulation de sa peine.
Trois ans de prison pour des smsTout a commencé par des sms envoyés à un autre homme en mars 2011. Sur l'un d'eux, Roger Mbedé tient une pancarte en guise de déclaration : «Je suis très amoureux de toi». Mais le destinataire a rapidement alerté les gendarmes. qui ont débarqué dans le salon du dénonciateur où il discutait avec Roger.
M. Mbedé a ensuite été écroué à la prison Kondengui de Yaoundé, condamné le 28 avril 2011 à trois années de prison. Une peine confirmée en décembre dernier. « Cette condamnation est scandaleuse. Les conditions du délit d'homosexualité ne sont pas réalisées, comme le soutenait d'ailleurs le procureur », s'était indignée Me Saskia Ditisheim, avocate au barreau de Genève (Suisse) et présidente de la branche helvétique d'Avocats Sans Frontières sur le site de «Jeune Afrique».
Le droit camerounais condamne l'homosexualité. La loi prévoit une peine maximale de 5 ans pour pratiques homosexuelles. «Si l’article 347a est en vigueur depuis 1972, cela fait seulement quelques années qu'elle est appliquée avec grande force.», note le site du «Journal du Cameroun».
La semaine dernière, Amnesty International avait dénoncé dans un communiqué les mauvais traitements réservés aux homosexuels: «Les autorités arrêtent, détiennent et torturent systématiquement des personnes en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée. Ces violations ont même augmenté depuis le milieu des années 2000.», dénonçait l'organisation.
Dans sa lettre à François Hollande, Roger Mbedé sollicite ainsi l'abrogation des «lois qui font de l'homosexualité un délit» au Cameroun.
Le président Biya se veut rassurant
Se dégageant de toute responsabilité, Paul Biya a déclaré, au terme de son entretien avec le président français : «Je n'ai pas abordé ce problème (de l'homosexualité) mais avant que je ne sois président, le code pénal punissait ce délit», ajoutant néanmoins que même si «c'est actuellement un délit», «il y a discussion. Les esprits peuvent évoluer dans un sens ou dans un autre».
Face à la presse, le président camerounais a tenu montrer un visage rassurant : «Nous avons appris que des gens détenus pour homosexualité ont été libérés. Donc il y a une évolution des esprits. Il ne faut pas désespérer», a-t-il assuré.
En janvier, deux autres Camerounais, condamné à 5 ans de prison pour homosexualité ont été acquittés en appel avant d'être libérés. Mais en 2011, 14 condamnations pour homosexualité ont été prononcées au Cameroun.

Voir la pétition de l'organisation All Out qui demande au pouvoir camerounais la libération de M. Mbedé en ligne ici.
VIDEO. Jean-Claude Roger Mbedé en prison



LeParisien.fr

Après la prise de Kidal, la France appelle le Mali à dialoguer

Par RFI
L’armée française contrôle désormais l’aéroport de Kidal, troisième et dernière grosse ville du nord du Mali. Le fief des groupes jihadistes était tombé en début de semaine aux mains du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Celui-ci avait manifesté sa disponibilité pour épauler l’armée française dans la lutte contre les groupes terroristes al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Ansar Dine, qui ont déserté la ville. Ce mercredi 30 janvier, la France appelle les autorités maliennes à entamer des pourparlers avec les groupes armés « non terroristes ».
L'aéroport de Kidal est désormais sous contrôle des soldats français. Comme à Gao et Tombouctou, il n'y a pas eu de combat. L’armée française attend maintenant la fin d’une tempête de sable pour reprendre la dernière grande ville du Nord. « Nous avons pris, dans la nuit de mardi, l’aéroport de Kidal. Mais l’armée française y est restée bloquée par une tempête de sable », a annoncé ce mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
C’est donc une nouvelle étape qui s’apprête à être franchie dans cette crise malienne, puisque Paris souhaiterait que Bamako engage rapidement des « discussions » avec les « groupes armés non terroristes reconnaissant l’intégrité du Mali », selon les déclarations du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Philippe Lalliot. L'appui, ou du moins la neutralité du MNLA, est recherchée. Car une autre lutte va commencer, celle qui consiste à aller chasser les derniers groupes terroristes désormais réfugiés dans les zones difficiles d'accès.
Dioncounda Traoré, président malien par intérim, est l'invité de Christophe Boisbouvier, ce jeudi 31 janvier sur RFI. Dans cet entretien, il se prononce sur les négociations à venir. Selon lui, pas question de négocier ni avec Ansar Dine, qui s’est « disqualifié », ni avec le MIA (Mouvement islamique de l’Azawad), car les membres de ce groupe sont des gens d’Ansar Dine qui portent un « masque » pour « échapper à leurs responsabilités », explique-t-il. Reste donc le MNLA.

Dioncounda Traoré
Président malien par intérim
 
Aujourd’hui, le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations susceptibles d’aboutir à quelque chose, c’est certainement le MNLA.
 

Les autorités françaises ménagent les rebelles du MNLA
Se dirige-t-on vers une collaboration entre l'armée française et le MNLA pour lutter contre les jihadistes ? Les autorités françaises ménagent en tout cas ces rebelles-là.
Sur le plan politique, Paris suggère en effet à Bamako de dialoguer avec les groupes armés « non terroristes ». En clair : le MNLA et le MIA - les membres de ce dernier étant effectivement des dissidents d’Ansar Dine. Quant au plan militaire, les soldats français sont arrivés à Kidal en emmenant seulement quelques éléments de l'armée malienne, respectant ainsi la volonté du MNLA, qui ne veut pas voir les soldats de Bamako dans son fief à cette étape de la crise.


Autant de prévenance s'explique par la situation sur le terrain. L'opération Serval est entrée dans une nouvelle phase. Après la reconquête du nord du Mali, l'armée française va entamer une opération contre les groupes terroristes, et en particulier Aqmi. Cette nouvelle guerre s'annonce à la fois plus longue et plus complexe, puisqu'il faut débusquer ces groupes, pour l'heure réfugiés dans le massif des Ifoghas ou peut-être même dans le long couloir du Nord, qui part vers Aguelhok et Taoudenni. Dans cette zone, les hommes du MNLA - qui disposent d'un bon réseau de renseignement - seraient des auxiliaires précieux.
Paris veut éradiquer la menace terroriste du Sahel. Et ce n'est sans doute pas un hasard si les premiers contingents de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) arrivés à Kidal sont les soldats tchadiens du général Méïri. En 2004, celui-ci avait combattu le chef islamiste Abdelrazzack el-Para aux confins du Tchad et du Niger.
« Le plus dur va commencer »
Sur le plan militaire, la seconde phase qui va commencer – celle qui consiste à aller chasser les derniers groupes terroristes qui se sont éparpillés dans un territoire très difficile à contrôler – sera sans doute la plus complexe. Certes, l'armée française est entrée dans les trois grandes villes du nord du Mali. Mais la sécurisation de la zone saharienne est encore loin. Les combattants se sont repliés et dispersés, notamment dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal.
Joint par RFI, le général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'IRIS, estime que cette seconde phase militaire sera longue, voire très longue. Il fait la comparaison avec la bataille dans les grottes de Tora Bora, en Afghanistan, pour débusquer Oussama Ben Laden en 2001. Le chef du réseau al-Qaïda aura réussi à rester caché pendant 10 ans.

Jean-Vincent Brisset
Directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques(IRIS).
Il va falloir empêcher des regroupements plutôt que d’essayer d’attraper, un par un, des gens qui sont complètement dispersés et fondus dans la population.

rfi.fr

mardi 29 janvier 2013

Mali: pillage à Tombouctou, élections avant le 31 juillet

Des magasins supposés appartenir à "des Arabes" assimilés aux islamistes ont été pillés mardi à Tombouctou par une foule en colère, au moment où des donateurs réunis à Addis Abeba promettaient plus de 455 millions de dollars pour aider le Mali sur les plans militaire et humanitaire. (c) Afp
TOMBOUCTOU (Mali) (AFP) - Des magasins supposés appartenir à "des Arabes" assimilés aux islamistes ont été pillés mardi à Tombouctou par une foule en colère, au moment où des donateurs réunis à Addis Abeba promettaient plus de 455 millions de dollars pour aider le Mali et que le président malien Dioncounda Traoré se disait favorable à des élections d'ici le 31 juillet.
Des centaines de personnes, visiblement très pauvres, ont attaqué des magasins tenus, selon elles, par "des Arabes", "des Algériens", "des Mauritaniens", accusés d'avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda à Tombouctou. Cette ville mythique du nord du Mali a été reprise lundi sans combat par les armées française et malienne.
Dans certaines boutiques, des munitions et des radios militaires ont été découvertes, a constaté l'AFP. Mais l'essentiel de la population était occupée à se saisir de tout ce qui traînait, télévisions, antennes satellite, nourriture, meubles, vaisselle...
Certains se battaient pour la possession d'objets, d'autres défonçaient les portes métalliques verrouillant les échoppes, dont certaines ont été intégralement vidées en quelques minutes.
En milieu de matinée, des soldats maliens sont arrivés, mettant fin au pillage. "On ne va pas laisser les gens piller. Mais il est vrai que des munitions ont été trouvées dans certains magasins", a indiqué un officier malien.
Human Rights Watch (HRW) avait demandé lundi aux autorités maliennes de prendre "des mesures immédiates" pour "protéger tous les Maliens de représailles", évoquant "des risques élevés de tensions inter-ethniques" dans le Nord, où la rivalité est forte entre les minorités arabes et touareg la plupart du temps assimilées à des islamistes, et les Noirs, majoritaires au Mali.
A Addis Abeba, Union africaine (UA), Union européenne (UE), Japon, Etats-Unis et ONU participaient à une conférence des donateurs qui a levé des fonds à hauteur de 455,53 millions de dollars (338,6 M EUR), destinés aussi bien aux besoins militaires qu'humanitaires du Mali.
Devant cette conférence, le chef de l'Etat par intérim Dioncounda Traoré a exprimé sa "détermination à organiser le plus rapidement possible, en tout cas, (c'est) notre souhait, avant le 31 juillet 2013, des élections propres c'est-à-dire transparentes et crédibles",
Sur le terrain, quelque 3.500 soldats français et 1.900 soldats africains, notamment tchadiens et nigériens, sont déployés au côté de l'armée malienne.
Au total, quelque 8.000 soldats africains sont attendus, mais ils n'arrivent qu'au compte-gouttes, leur déploiement étant ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique.
A Tombouctou, l'électricité comme le réseau téléphonique, saboté par les islamistes avant leur fuite, sont toujours coupés dans la ville, qui risque également des problèmes d'approvisionnement en eau puisque les pompes ne fonctionnent plus, et où la nourriture se fait rare, selon les habitants.
Lundi, aux cris de "Mali, Mali, Mali", une foule brandissant de petits drapeaux français et maliens a accueilli les militaires faisant leur entrée en ville, sans rencontrer de résistance.
"Prendre les montagnes"
Mais les témoignages se sont multipliés sur la destruction de précieux manuscrits datant de plusieurs siècles dans cette cité qui fut la capitale intellectuelle et spirituelle de l'islam en Afrique subsaharienne aux XVe et XVIe siècles et une prospère cité caravanière.
"Le centre Ahmed Baba où se trouvent des manuscrits de valeur a été brûlé par les islamistes. C'est un véritable crime culturel", s'est lamenté le maire de Tombouctou, Halley Ousmane.
L'Institut Ahmed Baba abrite entre 60.000 et 100.000 manuscrits, selon le ministère malien de la Culture.
Selon les habitants, les islamistes ont pris la fuite après les frappes aériennes françaises ces derniers jours.
L'opération sur Tombouctou est survenue deux jours après la prise de Gao, plus importante ville du nord et un des bastions des combattants islamistes, à 1.200 km au nord-est de Bamako.
Après Gao et Tombouctou, les regards se tournent vers Kidal (extrême nord-est), troisième grande ville du nord, à 1.500 km de Bamako.
Kidal même serait désormais sous le contrôle des rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et des dissidents du groupe islamiste Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), qui ont formé le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA).
Algabass Ag Intalla, responsable du MIA, fils du chef traditionnel de la région de Kidal a réaffirmé à l'AFP sa volonté de "dialogue" et assuré que son mouvement ne visait pas "l'indépendance" du Nord du Mali.
"A Kidal, si tu as les montagnes, c'est toi le chef. Donc il faut prendre les montagnes", a-t-il expliqué.
Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes armés se sont réfugiés dans les montagnes non loin de la frontière algérienne.
Des centaines de personnes ont fui Kidal vers des villages plus au nord, en direction de la frontière algérienne, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, (HCR) qui affirme que l'accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière.

tempsreel.nouvelobs.com
© Le Nouvel Observateur

Centrafrique : nouvelles exactions du Sékéla

 

Le porte parole du ministère centrafricain de la Défense, le lieutenant Colonel Jean Ladawa, affirme aujourd’hui que des membres de la coalition rebelle du Séléka auraient commis des exactions au cours des derniers jours, en dépit de la signature des accords de Libreville le 11 janvier dernier. Plusieurs édifices, dont une gendarmerie, auraient notamment été détruits dans l’est du pays, dans la sous-préfecture de Kémbé où le commandant de brigade de la gendarmerie aurait été tué. De son côté, un porte-parole du Séléka, Christophe Gazambeti, met ces exactions sur le compte d’ « éléments incontrôlés ». S'il confirme que ceux-ci « ont cassé la maison carcérale et libéré les prisonniers », il affirme cependant ne pouvoir confirmer l’information concernant la mort d’un individu. « Si l’information est confirmée, nous le regrettons vivement et adressons nos condoléances à la famille du disparu », déclare-t-il toutefois. Enfin, M. Gazambeti indique que suite aux exactions de Kembé, « la coalition Séléka a aussitôt dépêché une équipe pour aller ramener les récalcitrants sur Bambari et les désarmer. Ils seront sanctionnés de la manière la plus exemplaire possible: rayés simplement des rangs de la Séléka». (Source : Le Journal de Bangui)

operationspaix.net

Côte d'Ivoire - Cas Gbagbo: la CPI revoit sa copie

(BBC Afrique 29/01/2013)
Le procureur de la CPI a amendé les charges retenues contre Laurent Gbagbo.
L'ex-président ivoirien fait l'objet de quatre chefs d'accusation de crimes contre l'humanité.
Des audiences se tiendront à La Haye à partir du 19 février dans cette affaire.
Le procureur et la défense présenteront au cours de ces audiences leurs thèses pour un éventuel renvoi de Laurent Gbagbo en procès.
Jusqu'ici, Laurent Gbagbo était poursuivi pour crimes contre l'humanité en qualité de co-auteur indirect des meurtres, viols, actes inhumains et persécutions commis, sous ses ordres, par ses partisans.
Désormais, le procureur a ajouté une nuance à ses accusations, en poursuivant aussi l'ex-chef d'Etat ivoirien pour sa responsabilité directe dans la mise à exécution des crimes.
Cette nuance - juridiquement très technique - vise, pour le procureur, à augmenter ses chances d'obtenir la mise en accusation de l'ancien chef d'Etat.
Selon la thèse de l'accusation, Laurent Gbagbo aurait mis en place « une politique » visant à le maintenir au pouvoir par tous les moyens.
Pour y parvenir, il aurait ordonné l'élimination des partisans de son principal opposant, l'actuel chef de l'Etat Alassane Ouattara.
Les faits reprochés à Laurent Gbagbo portent sur la répression de la manifestation organisée devant la Télévision ivoirienne peu après le scrutin présidentiel contesté, en décembre 2010, la répression d'une manifestation de femmes à Abobo, puis quelques jours plus tard, le bombardement de ce quartier du nord d'Abidjan, et enfin, le massacre de Yopougon, en avril 2011.


© Copyright BBC Afrique

CAN 2013-Lamouchi : "L’Algérie va vouloir sauver son honneur"

par Abou Cissé
A la veille de la rencontre face à l’Algérie, la 3e de la phase de poules pour la Côte d’Ivoire dans cette CAN 2013, le sélectionneur des Eléphants, Sabri Lamouchi, accompagné de Romaric et Daniel Yeboah, s’est présenté à la conférence de presse d’avant-match ce mardi à Rustenburg. Les trois hommes ont abordé plusieurs sujets dont le match face à l’Algérie et l’importance du collectif dans le groupe pour aller au bout de la compétition et enfin décrocher le titre.
Après avoir battu le Togo d’Emmanuel Adebayor dans la douleur (2-1) puis avec plus de maîtrise la Tunisie de Youssef Msakni (3-0), la Côte d’Ivoire termine sa phase de poules de cette CAN 2013 en défiant l’Algérie de Sofiane Feghouli, ce mercredi à 18h. Un match sans enjeu particulier car les Eléphants sont déjà qualifiés pour les quarts de finale alors que les Fennecs sont éliminés. Une occasion pour le technicien français de la sélection ivoirienne de faire tourner son effectif et préparer la suite du tournoi. Extraits sur les principaux thèmes abordés.
- La Tunisie, pas le match parfait
Pour le sélectionneur, la Côte d’Ivoire s’est fait peur face aux Aigles de Carthage samedi dernier. Il reproche notamment à ses joueurs de ne pas s’être mis à l’abri plus tôt dans le match et d’être trop longtemps restés sous la menace d’un retour tunisien. "Contre la Tunisie, nous aurions pu tuer le match plus tôt. Nous ne sommes pas euphoriques. Il y a tout sauf de l’euphorie. Nous sommes loin d’avoir fait ce que nous pouvons", a-t-il confié.
- L’opposition face à l’Algérie
Lors du dernier match de poules face aux Fennecs, Sabri Lamouchi va faire souffler certains de ses cadres et procéder à quelques changements avec la titularisation de Daniel Yeboah. "Contre l’Algérie, il y aura des changements. Mais j’alignerai la meilleure équipe ivoirienne. Nous préparons le match avec beaucoup de sérénité. L’Algérie veut sauver son honneur. La meilleure façon de gagner ce match, c’est de rester le plus appliqué et le plus correct", a-t-il prévenu.
Après avoir appris sa titularisation pour cette rencontre, le remplaçant de Copa Barry fera tout son possible pour réaliser la meilleure prestation. "Je suis heureux pour ma titularisation contre l’Algérie. Je donnerai le meilleur", a-t-il déclaré. Pour Romaric, l’affiche face aux hommes de Vahid Halilhozdic n’est pas une revanche compte tenu du contexte. Rappelons qu’en Angola lors de la CAN 2010, la Côte d’Ivoire avait perdu face à l’Algérie (3-2, ap). "Contre l’Algérie, pas d’esprit de revanche. L’Algérie est déjà éliminée, nous sommes qualifiés", a-t-il indiqué.
- Le collectif, la clé pour décrocher le titre continental
"La force de mon groupe est le collectif. Pas d’esprit de star. Mes joueurs ont compris que c’est à 23 que nous allons remporter le trophée. Je fais mes choix en fonction de ce que je vois à l’entraînement. Mes joueurs ont compris. Quand nous avons l’occasion de faire tourner l’équipe, nous n’hésiterons pas", a confié le coach des Eléphants.
Dans la même lignée, Romaric insiste sur le gain d’expérience acquis lors des dernières participations à cette compétition. "Nous sommes 23. Nous avons gagné en maturité. Nous pensons collectif et non individuel", a-t-il affirmé. Pour Yéboah, il reste quatre finales à gagner pour ce groupe : "Nous avons un objectif, gagner six finales. Nous en avons déjà gagnées deux."
Drogba enfin décisif ?
Content que le capitaine des Eléphants quitte la Chine pour revenir en Turquie à Galatasaray, Sabri Lamouchi ne s’estime pas inquiet pour la suite des prestations de l’ancien joueur du Chelsea dans ce tournoi. Il est persuadé qu’il sera décisif lors de la phase éliminatoires. "Didier Drogba a signé a Galatasaray, nous sommes heureux pour lui. Nous savons dans quel état il était. Il va monter en puissance. vous êtes inquiets pour Didier Drogba, nous ne sommes pas inquiets", a-t-il souligné.

© afrik-foot.com

CAN 2013 - Niger VS Ghana 0 3 , Résumé


CAN 2013 : RD Congo 1-1 Mali (Le Résumé)


Somalie : attentat-suicide meurtrier près des bureaux du premier ministre

(Le Monde 29/01/2013)
Au moins six personnes, dont des soldats, ont été tuées, mardi 29 janvier, dans un attentat-suicide perpétré à Mogadiscio devant les bureaux du premier ministre, Abdi Farah Shirdon Said, sorti indemne de l'attaque, ont affirmé des responsables somaliens et un témoin.
Le premier ministre "était dans son bureau au moment de l'attaque, mais il n'est pas blessé, l'attaque a eu lieu à l'extérieur du bâtiment," a déclaré un responsable de son bureau sous couvert de l'anonymat. "Le kamikaze était assis près d'un mur d'enceinte et s'est fait exploser au milieu d'un groupe de membres des forces de sécurité," a de son côté raconté un responsable militaire, Abdukadir Ali, qui se trouvait près du lieu de l'attentat.
"J'ai vu les cadavres de six personnes et plusieurs autres ont été blessées," a-t-il poursuivi, évoquant une scène de "chaos, de la fumée" et des morceaux "de chair humaine". "J'ai vu plusieurs soldats morts et d'autres blessés, qui ont été emmenés d'urgence à l'hôpital," a ajouté le témoin, Mohamed Husein. "La zone a été fermée par les forces somaliennes, il n'y a plus de mouvements", a-t-il ajouté.
CALME RELATIF
Depuis un an et demi, Mogadiscio vit dans un calme relatif. Depuis que les insurgés islamistes, les chebab, en ont été chassés, en août 2011, par l'embryon d'armée somalienne et la force de l'Union africaine (Amisom) qui la soutient, les combats urbains ont cessé. Mais les opérations de type guérilla, les attentats à la voiture piégée et les attaques-suicides frappent encore régulièrement la capitale, considérée comme l'une des plus dangereuses au monde.
En décembre 2012, l'explosion d'une voiture piégée dans l'une des principales rues de la ville avait fait trois morts et des blessés. Le mois précédent, un double attentat-suicide dans un restaurant fréquenté par la société aisée de Mogadiscio avait fait plusieurs blessés.

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Niger - Le Pentagone compte stationner des drones au Niger

(Le Monde 29/01/2013)
Le Pentagone compte stationner des drones de surveillance au Niger pour augmenter le recueil de renseignements sur les activités d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) au Sahel, a-t-on appris lundi 28 janvier auprès d'un responsable américain.
Ces drones de type Predator ou Reaper, qui ne seraient pas armés, pourraient dans un premier temps suivre les mouvements des islamistes armés contre lesquels la France est engagée, selon ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, confirmant une information du New York Times.
Le Pentagone fournit déjà aux forces françaises un soutien en termes de transport et de ravitaillement aérien, et partage avec Paris les renseignements obtenus par ses satellites espions et un drone Global Hawk basé en Sicile.
Une autre solution étudiée par l'Africom, le commandement américain chargé du continent africain, serait de baser ces drones au Burkina Faso voisin, d'où opèrent déjà de petits avions de surveillance pilotés par des employés de sociétés de sécurité privées.
Les Etats-Unis et le Niger ont signé lundi un accord sur le statut légal des soldats américains amenés à être déployés dans ce pays, a précisé ce responsable à l'AFP, ce qui laisse supposer que les discussions avec les autorités de Niamey sont bien avancées.
Avant tout déploiement de soldats américains dans un pays, les Etats-Unis concluent toujours un accord dit "Sofa" (Status-of-forces agreement) prévoyant notamment que d'éventuelles poursuites judiciaires contre un militaire américain soient l'affaire de la justice américaine. Le patron de l'Africom, le général Carter Ham, s'était rendu à Niamey le 11 janvier. Selon le New York Times, près de 300 soldats américains pourraient ainsi être déployés au Niger pour mettre en œuvre ces drones.

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Sénégal : retour à l’orthodoxie budgétaire

(Les Afriques 29/01/2013)
«Nous avons hérité d’une dette passée de 1200 milliards en 2006 à 3040 milliards en 2012», déclare Amadou Kane, Ministre sénégalais de l’Economie et des Finances. Exclusif.
-Dans quelles conditions avez-vous trouvé les comptes de l’Etat au moment de vos prises de fonctions il y a 9 mois ?
Quand nous sommes arrivés au pouvoir en mars 2012, nous avons hérité d’une situation très difficile et où il fallait faire face à de grandes urgences. Deux contraintes majeures pesaient sur les comptes publics. Il y avait d’abord le marasme économique et l’incertitude politique qui perdurait depuis la fin 2011 et qui s’est prolongée tout au long du premier trimestre 2012. En fait une atonie qui s’est révélée avec une croissance faible de 1,5% du PIB et des moins values de recettes de 54 milliards de FCFA. L’autre facteur d’urgence était lié à la disette prévalant dans le monde rural du fait de la mauvaise campagne agricole 2011-2012.
-Quel était l’état réel du déficit des comptes publics en mars 2012 et quelles sont les mesures prises face aux urgences ?
Le déficit des comptes publics rapporté au PIB était à plus de 6% déjà à la fin 2011. Quand nous sommes arrivés au début du premier trimestre de cette année, ce taux tendait vers 8,2% pour une norme acceptable de 4%. Il fallait donc impérativement réduire tout en respectant l’engagement du Président de la République de diminuer les prix des denrées de base. Il a fallu adopter des mesures d’urgence qui vont de la réduction des dépenses de l’Etat, à la réduction de la taille du gouvernement, en passant par la modulation de tous les budgets de fonctionnement à partir de leur situation à la fin avril. Nous avons remis les équipes au recouvrement avec l’engagement de rattraper les moins-values de recettes. Nous avons aussi pu bénéficier de l’appui de la France qui nous a aidés en termes de trésorerie. Tout cela s’est traduit par un meilleur cadrage macro-économique propice au rétablissement de nos équilibres, et ce en concertation avec nos différents partenaires. Avec le Fonds Monétaire International nous avons convenu de ramener le déficit budgétaire à 6,4%. Au départ, l’institution monétaire voulait un taux de 5%. Il n’était pas question pour nous d’accepter cela car il fallait, concomitamment à la réduction du déficit, garantir un minimum de croissance. Le compromis a été trouvé et les équipes du FMI étaient convaincues de nos choix. La Directrice Générale du FMI, Christine Lagarde, a été sensible à notre plaidoyer. Dans l’ensemble, nous avons réussi à stabiliser la dérive budgétaire. Les 6,4% seront respectés en 2012.
-Après 9 mois de retour à la normale, où en sont les comptes publics aujourd’hui ?
Nos efforts entrepris depuis avril ont été payants comme l’atteste les deux missions de revue conduites à la fin juin et à la fin septembre par le Fonds monétaire international (FMI). Selon l’évaluation, l’ensemble des critères objectifs ont été satisfaits. Ce premier objectif d’assainir notre cadre macro-économique devait nous conduire au deuxième objectif d’une croissance forte. En anticipant sur la campagne agricole, nous avions établi nos objectifs de croissance à 3,9 % à la fin 2012. Je voudrais rappeler que dans la loi de Finances 2012, la partie qui était réservée à l’agriculture en termes d’investissements était destinée à apurer les arriérés des saisons antérieures et non à préparer la campagne 2012-2013. Il fallu recourir à des arbitrages pour dégager 34 milliards de FCFA affectés aux intrants et aux semences. Nous avons veillé le plus que possible à ce que cette manne aille chez les paysans. Nous pensons que l’agriculture va impacter positivement notre économie. Nous projetons au final entre 3,5 et 3,7% de croissance en 2012. La petite correction à la baisse s’explique par l’impact de la crise qui sévit au Mali, l’un de nos principaux clients.
-Les Sénégalais attendaient de votre gouvernement la baisse des denrées de base. Qu’en est-il sachant que vous ne maîtrisez pas toute la chaîne de valeur?
Les concertations menées avec les commerçants au niveau de la Primature ont été bénéfiques. Nous constatons une nette stabilisation des marges sur le riz, denrée essentielle des Sénégalais. Sur l’huile, il y a eu révision de la structure des prix pour que les cours ne flambent pas. Pour le sucre, nous avons libéralisé les importations et pris une mesure de subvention de la TVA pour arriver à maintenir le prix à un niveau raisonnable. Il est vrai que, comme vous le dites, nous ne maîtrisons pas toute la chaîne de valeurs. Sur certaines denrées comme la farine et le pain, il y a de fortes pressions en faveur de l’augmentation. Nous sommes d’ailleurs entrain de discuter avec les opérateurs.
-Quelles sont les grandes orientations du Sénégal à moyen et long terme ?
Nous allons assurer notre autosuffisance alimentaire, mieux maîtriser notre production d’énergie, poursuivre la réalisation des grands projets d’infrastructures. D’ailleurs, l’appui budgétaire de la France que j’évoquais tantôt a été employé pour faire repartir certains grands projets. On a relancé le DPS transformé en Stratégie nationale de développement social, adopté le 7 novembre avec les partenaires bailleurs de fonds, les ONG, les élus locaux, le patronat et la société civile. Cela nous a conduit à une SNDS 2013 -2017 dont les matrices d’actions nécessitent des financements d’environ 5 139 milliards de FCFA. Cette stratégie a été déclinée au niveau triennal au travers du Programme d’investissement public 2013-2015, qui a recensé l’ensemble des investissements prévus pour un montant global de 3 100 milliards. Plus de 2 500 milliards de ce fonds sont déjà acquis. En y incorporant, les fonds en discussion, il ne nous reste à chercher que 0,7% de financements. Ce programme triennal glissant comporte un volet de 912 milliards de FCFA d’investissement dans la loi de finances 2013.
-Qu’est ce qui est prévu dans la loi de finances 2013 pour la PME et les entreprises en général ?
La priorité demeure le secteur primaire, l’infrastructure, l’énergie et le programme social. Le secteur primaire compte pour 23,4% des investissements prévus dans l’année 2013, soit trois points de plus que l’année d’avant. Cette manne est destinée à financer des aménagements, à participer à la reconstruction du capital semencier et à permettre l’acquisition des équipements. Ce sont des investissements de productivité. L’amélioration de la productivité du secteur agricole a un effet plus important sur l’économie globale et les enjeux d’emploi y sont plus cruciaux sans compter les effets d’entrainements dans les secteurs secondaires et tertiaires.
-Quelles sont les réformes importantes au niveau de la fiscalité des entreprises?
Disons d’abord que la réforme du Code Général des Impôts n’est pas motivée exclusivement par des préoccupations budgétaires et procède d’un fondement économique, devant permettre d’aider à favoriser la production. Nous l’avons simplifié en réduisant le nombre d’articles, dans une démarche où nous avons mis à contribution l’expertise et les best practices de certains partenaires comme la Banque mondiale. Nous avons aussi revu la méthode de calculs des impôts. Par exemple, l’impôt sur les revenus des personnes physiques était complexe et d’une compréhension difficile. Nous l’avons non seulement simplifié mais réduit. Les recettes provenant de cet impôt vont diminuer de 28 milliards de FCFA. C’est un allégement substantiel pour les personnes physiques. Nous avons voulu que ce Code Général des Impôts mette fin à tous les régimes dérogatoires. Nous avons voulu diminuer les impôts qui frappaient le capital et la transmission du capital. Dans les anciens textes, plus tu investissais, plus tu payais. Aujourd’hui, cette tare est corrigée. En outre, nous avons introduit des mesures facilitant la constitution de holding. Tout cela va se traduire par une baisse de la base taxable mais avec un élargissement de l’assiette fiscale et des recettes.
-Va-t-on maintenir le régime des entreprises franches à l’exportation ?
Concernant les entreprises franches d’exportation, l’importance de protéger les vraies entreprises qui exportent est ressentie profondément par le gouvernement et par moi-même. Toutes les dispositions fiscales qui existaient ont été retranscrites dans le Code Général des Impôts. Nous avons maintenu le taux préférentiel de 15% là ou le taux d’impôt sur les sociétés augmentent à 30%. Toutefois, nous avons voulu y voir plus clair en termes de TVA. C’est une obligation pour nous de retracer la TVA. Pour cela, nous voulons négocier avec les entreprises pour voir comment maintenir la stabilité fiscale qui les concerne tout en permettant à l’Etat d’avoir une meilleure lecture des activités du secteur.
-Le Président Macky Sall a récemment rappelé aux banquiers la nécessité de réduire leurs taux d’intérêts. Qu’en pensez-vous ?
C’est un objectif important. C’est l’un de nos grands chantiers. Nous avons hérité d’une dette passée de 1200 milliards en 2006 à 3040 milliards en 2012. Entre ces deux dates, nous avons retrouvé les niveaux d’endettement d’avant l’annulation dont nous avions bénéficié en 2006. Certes à un taux d’endettement de 40% du PIB, notre dette reste encore soutenable. Mais sa reconstitution a été trop rapide et s’est effectuée, dans des conditions qui n’étaient pas favorables, ni en termes de taux ni en durée. Par conséquent, nous avons hérité d’un service de la dette extrêmement élevé. Ce service de la dette (603 milliards de FCFA) fait plus de 40% de nos recettes fiscales là où la norme est de 20%. L’Euro bond de 500 millions de dollars contractés à près de 9 % pour une période de 10 ans, contribue à ce fort service de la dette.
-Comment procédez-vous pour réduire ces engagements ?
C’est très complexe mais nous y arrivons. Nous avons adopté en septembre 2012 une Stratégie d’Endettement à moyen terme visant à reprofiler notre dette et à mieux la maîtriser. Il y a ensuite la confiance retrouvée des investisseurs pour le Sénégal. C’est ainsi que j’ai refusé des offres dés lors que les taux proposés n’étaient pas favorables. Depuis que nous avons adopté ces mesures, toutes les tendances vont dans le bon sens. Le service de la dette est entrain de baisser. Les taux d’intérêts reculent. Nous avons lancé en novembre 2012 un Appel Public à l’Epargne sur 7 ans, qui a connu un grand succès avec 88 milliards collectés. Nous faisons de telle sorte que cet emprunt ait des taux inférieurs à ceux qui étaient été émis pour cinq ans. Cette détermination à baisser les taux et à augmenter les maturités va être un signal pour le marché. La baisse des taux de l’Etat (grand emprunteur) va pousser les banques à prêter plus et à des taux moindres aux autres agents économiques. Nous disons aux banquiers, la baisse de vos taux réduit nos dépenses. L’argent dégagé nous permettra de soutenir plus le privé. Et au final, cet argent reviendra vers vous. La baisse des taux ne signifie pas la baisse de vos résultats. Nous comptons accompagner le secteur privé et l’entreprise en général. De plus, nous préparons une loi qui concerne la Banque nationale de développement économique (BNDE), avec un business modèle revu et corrigé. Cette loi passera en principe avant la fin de l’année. Nous allons faire la demande d’agrément à la banque Centrale dès le premier trimestre 2013.


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Mali, Sénégal - Crise malienne : le Sénégal se mobilise contre d'éventuelles attaques islamistes (SYNTHESE)

(Xinhuanet 29/01/2013)
DAKAR, 29 janvier (Xinhua) -- Pays frontalier avec le Mali, le Sénégal a pris les devants pour faire face à d'éventuelles menaces terroristes, selon des indications fournies par des sources proches des services de sécurité. En plus des forces de sécurité qui sont en alerte, les populations restent vigilantes et dénoncent aux autorités tout "individus au comportement suspect".
La dernière déconciation en date est celle d'un individus suspect qui a été arrêté dimanche dernier, à Dindéfélo dans la région de Kédougou, à l'est du Sénégal.
D'après la presse locale qui a donné l'information, l'homme qui a été conduit au poste de police, provient de la Guinée et détient un passeport pakistanais.
Quelques jours auparavant, c'est un ressortissant de la Mauritanie au "comportement suspect" qui a été interpellé à Tanaff, dans le département de Sédhiou, sud sénégalais.
Dans le combat contre les islamistes, le président de République Macky Sall a impliqué les populations en les invitant à dénoncer auprès des préfets, sous-préfets et forces de sécurité toute présence suspecte d'individus dans leur localité.
"Je vous invite à soutenir l'Etat dans ses efforts permanents pour assurer la sécurité nationale et le maintien de l'ordre public. Nous devons rester vigilants à cause de ce qui se passe chez nos voisins maliens", a déclaré le 15 janvier le chef de l'Etat sénégalais.
"Toute menace qui touche le Mali nous concerne directement. Et si les forces terroristes prévalent au Mali, nos propres intérêts vitaux seront menacés", a souligné pour sa part le ministre sénégalais des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, pour justifier l'envoi de troupes sénégalaises au Mali pour aider ce payer à recouvrer son intégrité territoriale.
Les puissantes confréries musulmanes sénégalaises, toutes sunnites, semblent être sensibles à la menace islamiste. Ainsi à l' occasion de la célébration du Maouloud (naissance du prophète Mouhamed), le 23 janvier dernier, qui rassemblé des milliers de personnes, plusieurs foyers religieux ont sensibilisé leurs fidèles sur les dangers qui menacent.
Abdoul Aziz Sy, porte-parole de la confrérie tidiane, a appelé ses disciples à la vigilance et invité les autorités à renforcer la sécurité, tout en soulignant que l'Islam est une religion de paix.
Sous ce rapport, les autorités militaires rassurent : "toutes les mesures ont été prises pour faire face à la menace terroriste", a déclaré le colonel Insa Sagna, commandant de la zone militaire des régions de Tambacounda et Kédougou, à la frontière avec le Mali.
"Des mesures de sécurité ont été renforcées aussi bien au niveau de la frontière qu'à l'intérieur de Tambacounda", a-t-il déclaré Sagna à la presse.

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Guinée - Une délégation onusienne en Guinée pour appuyer la consolidation de la paix

(Xinhuanet 29/01/2013)
Dans le cadre de la consolidation de la paix et de la stabilité sociale en Guinée, une délégation onusienne séjourne actuellement à Conakry pour explorer toutes les possibilités afin de garantir une paix durable dans le pays.
Nomberto Moretti, chef de la délégation, a rencontré les responsables des institutions républicaines concernées par la question de paix en Guinée pour recueillir des informations relatives au contexte sociopolitique et économique du pays et les progrès effectués dans la mise en oeuvre des projets financés par le fonds de consolidations des Nations Unies
Au cours des travaux sur les perspectives de consultation de paix, le chef de délégation onusienne a expliqué aux membres des institutions les paramètres liés à l'appui de l'ONU pour la sauvegarde de l'unité et la consolidation de la paix.
M. Moretti a précisé que le fonds de consolidation de la paix compter oeuvrer auprès des acteurs guinéens et le gouvernement afin de faciliter, financièrement et techniquement, la réalisation d'un plan de sortie de crise et le maintien de la paix sociale.
"Aider la Guinée pour consolider la paix durable, c'est aider toute la zone de la sous région ouest africaine à retrouver une stabilité et une quiétude généralisée", a-t-il déclaré.
Au nom des institutions républicaines, la présidente du CNT Rabiatou Séra Daillo, a noté que la création du fonds de consolidation de la paix des ONU en Guinée a permis de financer plusieurs cadres de dialogues politiques et de concertations sociales, entre différents acteurs guinéens, impliqués dans le processus de réconciliation nationale.
Grâce à l'appui de ce fonds, le CNT réfléchi actuellement sur la mise en place d'un cadre de concertation d'alerte pour prévenir des violences en Guinée et éviter de faire de sorte que "la rue ne soit plus un recours pour solutionner les problèmes politiques et sociaux dans le pays", a fait savoir Mme Rabiatou Diallo, avant d'ajouter que les institutions républicaines sont en pied d'oeuvre pour l'implication de tous dans la résolution des conflits et la création d'un pacte de convergence et de stabilité sociale.
"Nous sollicitons toujours l'intervention du fonds pour la vulgarisation de la Constitution, du Code électoral et des autres textes juridiques, afin que les citoyens guinéens soient mieux imprégnés de leur droit et de leur devoir vis à vis de l'Etat," a conclu la présidente du CNT.

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Guerre au Mali : le souci du Niger est de "nettoyer à sec toute la zone sahélo-saharienne"

(Xinhuanet 29/01/2013)
NIAMEY, 28 janvier (Xinhua) -- En engageant les troupes nigériennes dans la guerre au Mali, aux cotés d'autres forces, " notre souci, c'est de nettoyer à sec toute la zone sahélo- saharienne", a déclaré lundi à Niamey le ministre nigérien de la Défense, M. Karidjo Mamadou.
Il a fait cette déclaration lors d'une conférence co-animée avec le ministre tchadien de la Communication, M. Hassane Bpukary Sylla, sur l'engagement des forces armées nigériennes et tchadiennes dans la guerre au Mali.
"Nous n'avons pas de priorité mais un souci ; celui non seulement de reconquérir l'intégrité du territoire malien, mais de débarrasser toute la bande sahélo-saharienne de ces narco trafiquants, de les faire partir ailleurs ou de les détruire définitivement", a-t-il martelé.
D'après M. Karidjo Mamadou, outre les forces spéciales nigériennes aéroportées dans le cadre de la libération de Gao, ville du nord du Mali samedi dernier, des troupes terrestres nigériennes sont déjà sur le sol malien depuis 48 heures.
"Nous sommes déjà très loin", a-t-il indiqué.
Par ailleurs, les ministres nigérien et tchadien ont déploré le fait que la presse occidentale qui est sur le terrain passe sous silence la participation de leurs armées aux cotés des autres forces, notamment françaises et maliennes, dans la reprise de Gao.
Le Niger et le Tchad envisagent d'amener leurs propres journalistes pour assurer la couverture sur le terrain.
Le Niger a déployé un bataillon de 500 soldats, sous la conduite de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), pour combattre ces groupes terroristes proches d'Al-Qaïda dans le nord malien.

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Congo : Le "mauvais classement" au Doing business nécessite des mesures correctives

(Afriquinfos 29/01/2013)
Le ministre d'Etat congolais, en charge du développement industriel et de la promotion du secteur privé, Isidore Mvouba, a déploré lundi à Brazzaville le "mauvais classement" de son pays au "Doing Business " de la Banque mondiale, réclament des "mesures correctives".
Le Congo-Brazzaville est placé au 183ème rang sur 185 pays concerné par Doing Business, qui analyse les réglementations d'une économie qui ont un impact sur les entreprises au cours de leur cycle de vie.

M. Mvouba a relevé ce fait à l'ouverture de l'atelier de Doing Business, interpellant ainsi les décideurs politiques à prendre des mesures correctives, en vue d'attirer les investissements directs étrangers et améliorer le classement de la République du Congo dans le Doing Business (DB).
"Nous devons prendre, sans délai, les mesures correctives qui s' imposent. Le temps nous est compté quand on sait que notre mauvais classement détourne notre pays d'un flux important des investissements directs étrangers", a-t-il dit.
En effet, le Congo occupe le 176ème rang sur 183 pays en matière de création d'entreprises ; le 77ème en ce qui concerne l' octroi de permis de conduire, pour un délai de plus de 160 jours. En matière de transfert de propriété, le pays est à la 126ème place. Quant à la protection des investisseurs sur le territoire national, il est classé 153ème, et 176ème en ce qui concerne le commerce transfrontalier.
Ainsi, il convient de mettre en place une réforme sur les indicateurs clés, à travers une mobilisation générale des institutions concernées par ces goulots d'étranglement qui dégradent fortement l'environnement des affaires du Congo, a indiqué le ministre congolais.
Il a rappelé que le gouvernement congolais avait adopté début 2011 un plan d'action pour l'amélioration du climat des affaires, assorti d'une feuille de route qui attend d'être mise en oeuvre grâce à l'apport du Haut conseil du dialogue public-privé.
Il s'agit de relever, a-t-il poursuivi, le défi du libre entrepreneuriat pour faire la promotion du secteur privé, gage d' un développement autodynamique de l'économie.
M. Mvouba a rassuré l'opinion de la mise en place progressive des activités de l'Agence pour la promotion des investissements ( API) au Congo, avant de demander aux syndicats patronaux d' harmoniser leurs points de vue au niveau de la plateforme du secteur privé.

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Rwanda: un militaire belge expulsé

(La Libre 29/01/2013)
 A Bruxelles, la Défense a assuré "ne pas connaître la raison exacte de cette expulsion".
Le Rwanda a expulsé un militaire belge, attaché au service de l'attaché de défense à Kigali, un geste qualifié d'"inamical" par le ministère de la Défense et qui intervient deux mois après la suspension de la coopération militaire avec le Rwanda, mis en cause par l'ONU pour son soutien à une rébellion active dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine.
Ce militaire, un sous-officier bénéficiant d'un statut diplomatique du fait de sa fonction, est rentré en Belgique le 19 janvier, a précisé le ministère de la Défense, interrogé par l'Agence BELGA.
La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, avait, dans une lettre adressée à l'ambassade de Belgique à Kigali, donné à ce militaire 48 heures pour quitter le territoire rwandais, en raison d'"activités incompatibles avec sa fonction", selon l'hebdomadaire 'Le Vif' sur son site internet.
A Bruxelles, la Défense a assuré "ne pas connaître la raison exacte de cette expulsion", ajoutant qu'il n'était "pas sorti de son mandat, qui était connu des autorités rwandaises".
Le militaire visé, un sous-officier doté d'une longue expérience, est en service depuis deux ans et demi au Rwanda. Il était notamment affecté à la sécurité des installations et à la protection des ressortissants belges - et donc à la mise à jour des plans en cas d'évacuation.
La section de défense au sein de l'ambassade, composée de trois personnes, est actuellement dirigée par le lieutenant-colonel William Breuer, en poste depuis l'été 2012.
Selon 'le Vif', cette expulsion pourrait s'inscrire dans une "longue suite d'incidents" qui émaillent les relations entre les deux pays, un officier belge cité par l'hebdomadaire parlant même dans ce cas-ci d'"acte hostile".
La Belgique a virtuellement suspendu sa coopération militaire avec le Rwanda, mis en cause par des experts de l'ONU pour son soutien à la rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23) qui occupe une partie de la province du Nord-Kivu (est de la RDC).
Le programme de partenariat militaire conclu en 2004 entre la Belgique et le Rwanda portait principalement sur la formation de militaires rwandais, la recherche et la santé.
Un peu plus tôt, la Belgique s'était aussi abstenue lors de l'élection du Rwanda au Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2013-2014.
"Nous nous sommes abstenus pour marquer le coup", avait expliqué le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. "Voir un pays impliqué dans un dossier de ce point de vue siéger au Conseil de sécurité n'était évidement pas notre priorité", avait-il précisé.
Selon 'le Vif', le Rwanda soupçonne la Belgique de vouloir liguer contre lui ses partenaires au sein de l'Union européenne.
Le ministère des Affaires étrangères, interrogé par l'Agence BELGA, s'est contenté d'indiquer que "ceci (l'expulsion du sous-officier) n'affecte pas notre ligne politique avec le Rwanda".
"Nous trouvons le geste rwandais inamical" et "injustifié" et n'en connaissons pas les raisons exactes, a ajouté un porte-parole du département. L'ambassadeur du Rwanda à Bruxelles sera toutefois "convoqué cette semaine" aux Affaires étrangères pour "clarifier l'affaire".

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