lundi 28 février 2011

Côte d'Ivoire - 3 Casques bleus blessés par les forces pro-Gbagbo, accuse l`Onuci

(Cyberpresse 28/02/2011)
La mission de l`ONU en Côte d`Ivoire, l`Onuci, a accusé dimanche les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo
d`avoir blessé trois Casques bleus dans une "embuscade" dans un quartier d`Abidjan théâtre d`affrontements cette semaine.
"Trois Casques bleus ont été blessés dans une embuscade perpétrée samedi soir contre les militaires de l`Onuci dans la commune d`Abobo par les forces
armées" du camp Gbagbo, affirme-t-elle dans un communiqué.
"Les soldats de la paix étaient en patrouille dans le cadre de la protection des civils (...) lorsqu`ils ont essuyé des tirs dans la zone PK-18.
La patrouille a été contrainte de riposter", indique-t-elle.
"Entre vendredi et samedi, des +jeunes patriotes+ (partisans de M. Gbagbo, ndlr) ont saccagé quatre véhicules de l`Onuci à Abidjan", ajoute la mission.
Condamnant "énergiquement" ces "violences", l`Onuci estime que "cette nouvelle escalade de violence et d`attaques contre la mission et son personnel est alimentée par la propagande entreprise par le camp du président Gbagbo, fondée sur des faits irréels".
"Toute attaque contre des Casques bleus constitue un crime de guerre", avertit-elle, renouvelant son "appel au calme" et à éviter "tout recours à la violence".
Charles Blé Goudé, chef des "patriotes" pro-Gbagbo, a appelé vendredi les jeunes à "s`organiser en comités" pour empêcher "par tous les moyens" l`Onuci de circuler.
Le gouvernement Gbagbo accuse la mission onusienne, dont il réclame le départ depuis décembre, d`être complice des "rebelles" alliés selon lui à son
rival Alassane Ouattara - reconnu président par la communauté internationale -que les FDS affrontent depuis plusieurs jours à Abidjan.

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Guérilla urbaine en Côte d’Ivoire

(L'Humanite 28/02/2011)
Les affrontements entre les partisans des deux présidents déclarés, qui ont fait au moins 15 morts, persistent et s’étendent.
Déjà critique, la situation s’est brutalement dégradée en Côte d’Ivoire. Tandis que le 28 février, la médiation de l’Union africaine doit présenter des «résolutions contraignantes» pour dénouer la crise postélectorale, les affrontements entre les partisans des deux présidents déclarés, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, s’étendent. La capitale, Yamoussoukro, n’est plus épargnée par la guérilla que se livrent les deux camps avec des tirs nourris, hier, dans le quartier de Dioulabougou. La veille, les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à Gbagbo, et des membres des Forces nouvelles (FN), la rébellion qui sévissait dans le Nord dans les années 2000, sous les ordres de Guillaume Soro, premier ministre d’Ouattara, se sont accrochés dans la province des Dix-Huit-Montagnes (ouest). Quatre-vingts hommes des FDS auraient été tués, d’après les FN. Une information difficile à vérifier. Depuis mardi, le quartier d’Abobo, à Abidjan, est le théâtre de violents heurts. Au moins une quinzaine de personnes ont été assassinées, majoritairement des fidèles de Gbagbo, sous les feux d’un groupe agissant pour le compte d’Ouattara. Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, voit là des rebelles du Nord se faisant passer pour des civils.
L’escalade de la violence risque de ne pas s’arrêter là. Charles Blé Goudé, ministre de Laurent Gbagbo et leader des Jeunes Patriotes, a appelé ses troupes à s’organiser en «comités d’autodéfense» afin d’interdire à la mission onusienne (Onuci), qu’il accuse de véhiculer les FN, de circuler. L’expansion des accrochages et leur degré de brutalité «présentent un risque de redémarrage d’un conflit armé», s’est inquiété Hamadoun Touré, le porte-parole de l’Onuci.

Cathy Ceïbe
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Guinée - Six policiers français arrêtés pour contrebande à Conakry

(Afriscoop 28/02/2011)
Les services de sécurité et de gendarmerie de l’aéroport international de Conakry ont mis aux arrêts dans la nuit de jeudi à vendredi six policiers français impliqués dans une affaire de contrebande en complicité avec des Guinéens, a-t-on appris samedi de source sécuritaire.
Selon le chef de la sécurité à l’aéroport, le commandant Barry, les six policiers et des Guinéens ont été pris sur la piste d’ atterrissage à l’arrivée d’un vol d’Air France avec 187 cartouches de cigarettes.

Les policiers français sont toujours en garde à vue aux fins d’ enquêtes.(Xinhua)
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A Djibouti, des manifestants demandent le départ du président

(Le Nouvel Observateur 28/02/2011)
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées vendredi à Djibouti pour demander la démission du président Ismaël Omar Guelleh, dernière en date d'une série de manifestations dans ce petit pays d'Afrique orientale.
Après avoir déjà effectué deux mandats, le président Guelleh, dont la famille est au pouvoir depuis plus de 30 ans, devrait en obtenir un troisième lors de la présidentielle du mois d'avril. Il avait modifié la Constitution l'an dernier pour abroger le limite fixant à deux le nombre de mandats présidentiels.
Cité-Etat de 750.000 habitants, Djibouti est séparé du Yémen, également secoué par un mouvement de contestation, par le golfe d'Aden.
Selon l'opposant Abdourahman Boreh, qui vit en exil à Londres, le rassemblement de vendredi à Djibouti a réuni plusieurs milliers de personnes et débuté dans le calme. Mais au bout de quelques heures, les forces de sécurité ont utilisé des matraques contre la foule et tiré des gaz lacrymogènes, a déclaré à l'Associated Press M. Boreh, qui tient ses informations de personnes basées à Djibouti. Ses déclarations ne pouvaient être vérifiées dans l'immédiat. Aucun journaliste étranger n'est présent dans le pays.
"Après les événements en Tunisie et en Egypte, l'instinct du président le conduira presque sûrement à la violence pour contrer la confiance croissante des manifestants", a déclaré M. Boreh. "Ce gouvernement est au pouvoir depuis 34 ans. Les gens veulent du changement."
Le premier rassemblent politique à Djibouti avait eu lieu le 28 janvier après la prière du vendredi. Selon l'organisation non gouvernementale Democracy International, 2.000 à 3.000 personnes y avaient participé.
Djibouti a été le théâtre d'autres manifestations début février, et la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser un rassemblement, selon Human Rights Watch (HRW). Le président de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme a été arrêté le 9 février après avoir fait état d'arrestations d'étudiants et de membres de l'opposition, précise HRW. AP

lma/v471-617
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Côte d'Ivoire - La Radio Télévision ivoirienne est hors antenne après avoir été attaquée

(La Presse Canadienne 28/02/2011)
Accusée de propager de la haine dans la plus grande ville du pays, la télévision d'État de laCôte d'Ivoire a été visée par une attaque, dimanche, et mise hors antenne après une semaine d'intenses combats de rue.
En milieu de journée, dimanche, Radio Télévision ivoirienne (RTI) n'était plus en ondes à Abidjan, et des témoins ont raconté que l'antenne continuait à être en proie aux flammes.
Un message défilant diffusé durant le bulletin de nouvelles de midi de RTI, dont le contenu était tout de même diffusé par satellite dans des quartiers plus aisés, a confirmé l'attaque et indiqué que la programmation avait été interrompue momentanément.
L'Organisation des Nations unies a critiqué RTI pour avoir, selon elle, incité la violence contre les Casques bleus qui assurent la protection 24 heures sur 24 d'Alassane Ouattara, déclaré gagnant des élections présidentielles du 28 novembre par la communauté internationale. Depuis le scrutin, M. Ouattara demeure coincé dans un hôtel sous haute surveillance, car Laurent Gbagbo refuse d'abandonner le pouvoir.
La semaine dernière, le conflit a atteint un niveau sans précédent, lorsque des commandos alliés de M. Ouattara ont pénétré dans le quartier Abobo, à Abidjan. Des combats ont éclaté, et le conflit, qui opposait des policiers à des manifestants, est devenu un affrontement entre deux groupes armés.
Des sympathisants d'Alassane Ouattara ont affirmé que l'attaque avait eu lieu vers 03 h 00, à PK-18, secteur d'Abobo où ont eu lieu durant toute la semaine des affrontements entre des groupes pro-Ouattara et pro-Gbagbo.
RTI est devenue de plus en plus xénophobe, et, au cours des dernières semaines, elle a ciblé le chef de la mission des Casques bleus en Côte d'Ivoire, Choi Young-jin. Le portrait de ce dernier est présenté durant les bulletins de nouvelles du soir aux côtés d'images d'Ivoiriens morts. Les citoyens ont été encouragés à ériger des barrages et à bloquer toute circulation de véhicules des Nations unies.

De Marco Chown Oved et Rukmini CallimacHi (CP)
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Egypte - Les Égyptiens pourraient voter fin-mars sur une nouvelle Constitution

(Le Monde 28/02/2011)
L'armée égyptienne doit appeler d'ici une semaine à la tenue d'un référendum sur une nouvelle Constitution, a indiqué dimanche 27 févrer un membre de la commission d'experts chargée de travailler sur ce texte. "D'ici une semaine, le Conseil suprême des forces armées est censé appeler à un référendum sur les projets d'amendements", a affirmé Sobhi Saleh, avocat et ex-député des Frères musulmans.
"Selon le projet des forces armées, le référendum est censé se tenir avant la fin mars", a-t-il ajouté. M. Saleh a en outre estimé que les élections législatives pourraient se tenir avant la fin mai si les amendements constitutionnels sont approuvés. La commission de huit juristes dont fait partie l'avocat a rendu samedi les résultats de son travail, proposant notamment que le président de la République ne puisse plus effectuer que deux mandats de quatre ans chacun et que les conditions de candidature à la magistrature suprême soient allégées.
Aux termes de la Constitution actuellement suspendue par l'armée, qui contrôle le pays depuis la démission le 11 février sous la pression populaire de Hosni Moubarak, le président peut se présenter indéfiniment et le mandat présidentiel est de six ans. Toutes les élections devraient en outre faire l'objet d'une supervision judiciaire, l'une des principales revendications des militants pro-démocratie.
AMR MOUSSA ANNONCE SA CANDIDATURE
Par ailleurs, le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé dimanche son intention de se porter candidat à l'élection présidentielle, a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena. "J'ai l'intention de me porter candidat pour la prochaine élection présidentielle, et une annonce formelle sera faite le moment venu", a-t-il déclaré, cité par la Mena. M. Moussa, dont le mandat à la tête de la Ligue arabe se termine en mai, avait déjà ces dernières semaines laissé filtrer la possibilité d'une candidature, mais sans être aussi formel.
Le 4 février il avait déclaré être "à la disposition" du pays tout en affirmant vouloir voir l'évolution des "développements politiques". Diplomate de carrière, âgé de 74 ans, M. Moussa a été ministre des affaires étrangères sous M. Moubarak de 1991 à 2001, avant de devenir secrétaire général de la Ligue arabe. Il est resté une personnalité populaire parmi les Egyptiens. Il s'était rendu sur la grande place Tahrir du Caire pour exprimer sa sympathie aux manifestants qui ont défilé pendant 18 jours pour demander le départ du président Moubarak. En janvier, lors d'un sommet économique arabe à Charm el-Cheikh qui se tenait quelques jours après la fuite du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, il avait fait sensation en appelant les dirigeants à répondre à "la colère et la frustration sans précédent" de la population dans le monde arabe.

LEMONDE.FR avec AFP
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Tchad - Elections au Tchad: majorité absolue pour le parti du président Idriss Deby

(La Libre 28/02/2011)
Le MPS devrait obtenir à lui seul une centaine de sièges.
Le Mouvement patriotique du salut (MPS) du président tchadien Idriss Deby Itno et ses alliés obtiennent 133 des 188 sièges à l'Assemblée nationale à l'issue des législatives du 13 février selon les résultats provisoires annoncés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Il appartient au Conseil constitutionnel de confirmer ou d'infirmer ces résultats" provisoires, a souligné le président de la Céni Yaya Mahamat Liguita.
Le scrutin à la proportionnelle locale à un tour rend difficile le décompte exact des députés propres au MPS et ceux de ses alliés, mais selon des observateurs, le MPS devrait obtenir à lui seul une centaine de sièges. Les formations Rassemblement pour la Démocratie (RDP) de l'ancien président Lol Mahamat Choua et le VIVA-RDP de l'ancien Premier ministre Kasiré Coumakoye, qui présentaient des listes communes avec le MPS dans certaines circonscriptions, obtiennent une dizaine de députés chacun, ces deux personnalités étant élues.L'Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) de Saleh Kebzabo, élu député, se profile comme la plus grande formation d'opposition avec 11 sièges.
Les formations des opposants Wadal Abdelkader Kamougué et de l'opposant Ngarlejy Yorongar seront représentées à l'Assemblée.
Lors de la dernière législature, le MPS d'Idriss Deby au pouvoir depuis 1990 disposait de 112 des 155 sièges (le nombre de députés a été revu à la hausse). Le 1er tour de la présidentielle doit avoir lieu le 3 avril.

AFP
Mis en ligne le 28/02/2011
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Tunisie - Béji Caïd Essebsi nommé premier ministre

(Le Monde 28/02/2011)
Le premier ministre tunisien par intérim, Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche 27 février au soir sa démission. "J'ai décidé de démissionner de ma fonction de premier ministre", a déclaré M. Ghannouchi, qui avait pris les rênes d'un gouvernement de transition après la chute le 14 janvier du président Ben Ali.
Le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa, a annoncé peu après la nomination au poste de premier ministre de Béji Caïd Essebsi, ministre sous Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante. Réputé pour être un libéral, M. Essebsi a détenu notamment les portefeuilles de la défense et des affaires étrangères. Il a été également président de la Chambre des députés en 1990-1991.
PAS D'EXPLOSION DE JOIE À TUNIS
Cette démission intervient après plusieurs journées de contestation et de violences dans la capitale tunisienne. Cinq personnes ont été tuées, samedi, lors des affrontements ayant opposé à Tunis les forces de sécurité à des manifestants. Parlant devant la presse, M. Ghannouchi a déclaré : "Je ne serai pas le premier ministre de la répression. (...) Je ne suis pas le genre de personne qui va prendre des décisions qui pourraient provoquer des victimes."
Dimanche matin, le cœur de la capitale tunisienne avait encore des allures de champ de bataille. Scandant des slogans hostiles au gouvernement, des protestataires tentaient de s'approcher en petits groupes du ministère de l'intérieur, sur l'avenue Habib-Bourguiba. La police a riposté en tirant en l'air et à coups de grenades lacrymogènes.
Certaines interpellations ont été très violentes, selon des témoins, et des jeunes manifestants "suppliaient" les policiers d'arrêter de les frapper. Des jeunes lançaient des pierres sur des immeubles pour briser les vitres et avaient dressé des barricades pour freiner l'avancée des policiers. Les heurts se sont rapidement arrêtés sitôt connue la nouvelle de la démission du premier ministre, une annonce qui, toutefois, n'a pas été saluée par une explosion de joie.
UNE NOMINATION "RAPIDE ET SANS CONSULTATION"
Depuis la nomination de M. Ghannouchi comme premier chef du gouvernement de l'après-Ben Ali, il n'y a pratiquement pas eu un jour de répit depuis la chute et la fuite de l'ancien président Ben Ali le 14 janvier. La première équipe qu'il avait formée, avec notamment des poids-lourds de l'ancien régime, n'a pas tenu deux semaines. Au bout de cinq jours de manifestations sous ses fenêtres, il avait jeté l'éponge le 27 janvier et formé une nouvelle équipe expurgée, tout en sauvant sa tête.
Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi annonce sa démission lors d'une conférence de presse, le 27 février 2011.AP/HASSENE DRIDI
La haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, a salué la nomination de Béji Caïd Essebsi et s'est félicitée que les élections soient prévues "avant la mi-juillet", tout en espérant que "le gouvernement de transition" puisse "assurer une transition rapide et en douceur". Mais cette nomination "rapide et sans consultation a été une surprise", a estimé le responsable de la puissante Union générale des travailleurs tunisiens, Ali Ben Romdhane.
"Comment peut-on s'assurer l'entente souhaitée pour sortir la Tunisie de la situation difficile lorsque le président ne se donne pas au moins vingt-quatre heures pour des consultations sur la désignation d'un premier ministre, quel qu'il soit ?", s'est interrogé le syndicaliste.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters
27.02.11
16h14 • Mis à jour le 28.02.11
09h33
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Libye - Bataille aux portes de Tripoli

(TF1 28/02/2011)
A 50 km de Tripoli, Zaouiyah, tombée aux mains des insurgés, a été aussitôt encerclée par des forces fidèles à Kadhafi. Des barricades sont apparues dans certains quartiers de Tripoli. Un général passé aux côtés des insurgés se dit prêt à aider à "libérer" la capitale.
Le face-à-face se déroule à une cinquantaine de kilomètres seulement de Tripoli, à Zaouiyah. Une ville tombée ce week-end aux mains des insurgés, prenant de court des autorités libyennes qui avaient décidé d'en faire une image de propagande montrant que l'ordre règne en Libye, et qui y avaient emmené des journalistes étrangers. Une fois sur place, au lieu de trouver une ville calme et contrôlée par le pouvoir, ils ont découvert une cité déjà prise par la révolution libyenne. Mais déjà encerclée, aussi, par des partisans de Kadhafi prêts à mener la contre-offensive. Les murs noircis par les flammes portaient les traces de nombreux impacts de balles tandis que des carcasses de véhicules incendiés étaient abandonnées dans les rues.
Selon les insurgés, environ 2000 partisans de Kadhafi ont été massés autour de la ville. "Si nous nous battons pour la liberté, nous sommes prêts à mourir pour elle", a dit un ancien commandant de police ayant rallié la rébellion. Avant de souligner que 2000 policiers avaient fait défection et se tenaient prêts à défendre la ville aux côtés des insurgés. Des militaires auraient, eux aussi, changé de camp. Les insurgés disposent de plusieurs chars et de batteries anti-aériennes. Au-delà du dernier barrage tenu par les rebelles, les forces fidèles à Kadhafi étaient déployées en nombre, elles aussi avec des chars et des armes anti-aériennes montées sur des pick-ups.
"Tous les ordres (...) sont refusés"
Dans la capitale même, des habitants ont érigé des barricades de pierres et de palmiers en proclamant ouvertement leur hostilité à Mouammar Kadhafi, dont les forces de sécurité ont disparu des rues de certains quartiers. Et dans l'est du pays, passé totalement aux mains de la rébellion, un général affirme que ses hommes sont prêts à venir en aide aux rebelles de l'Ouest. "Nos frères à Tripoli disent: 'Nous allons bien pour le moment, nous n'avons pas besoin d'aide.' S'ils réclament de l'aide, nous sommes prêts à intervenir", a dit le général Ahmed el Gatrani, l'un des plus hauts gradés des mutins de Benghazi. D'après des habitants de cette ville, plusieurs centaines de personnes ont déjà pris la direction de Tripoli pour aider les habitants de la capitale à renverser définitivement le régime de Mouammar Kadhafi. "Nos frères à Tripoli disent: 'Nous allons bien pour le moment, nous n'avons pas besoin d'aide.' S'ils réclament de l'aide, nous sommes prêts à intervenir", a dit le général Ahmed Gatrani, l'un des plus hauts gradés des mutins de Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et deuxième ville du pays.
D'après des habitants de cette ville, plusieurs centaines de personnes ont déjà pris la direction de Tripoli pour aider les habitants de la capitale à renverser définitivement le régime de Mouammar Kadhafi. Mais le général Gatrani affirme que l'armée ne bougera pas sans un appel des commandants mutins de la capitale. "A Tripoli, (les partisans de Kadhafi) contrôlent encore une unité mais elle sera bientôt aux côtés du peuple", affirme le gradé, sans préciser d'où il tient ces informations. "Tous les ordres qu'il donne aux forces aériennes sont refusés. Il ne dispose plus que de quelques unités dans les secteurs qu'il contrôle encore et tout le reste est de notre côté". Pour le général, "Tripoli est retenue en otage", et Syrte, le fief de Kadhafi à mi-chemin entre Tripoli et Benghazi, est sur le point de tomber.
Signe de leur volonté de tourner déjà la page Kadhafi, les dirigeants de la contestation ont mis en place un "Conseil national indépendant" représentant les villes tombées aux mains des insurgés. Pourtant, dans un discours surréaliste tenu dimanche soir lors d'un entretien par téléphone avec une chaîne de télévision serbe, Pink TV, le colonel Kadhafi a affirmé que "la Libye est complètement calme". A quelques exceptions près : "des gens ont été tués par des bandes terroristes qui appartiennent sans aucun doute à Al-Qaïda", a-t-il tout juste reconnu au 13e jour d'une révolte sans précédent, précisant qu'un "petit groupe" d'opposants était actuellement "encerclé".

Par TF1 News (d'après agence) le 28 février 2011 à 07:30
Par TF1 News (d'après agence), le 28 février 2011 à 07h30, mis à jour le 28 février 2011 à 07:34
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dimanche 27 février 2011

RDC: le palais présidentiel cible d'une "attaque", 6 morts annoncés

Le palais présidentiel du président Joseph Kabila à Kinshasa aurait été attaqué ce dimanche. Six des assaillants auraient été tués d'après des sources officielles. Les autorités congolaises parlent de "tentative de coup d'Etat".

"Nous avons été le témoin d'une tentative de coup d'Etat. Un groupe de gens lourdement armés ont attaqué le palais présidentiel", a déclaré le ministre de l'Information, Lambert Mende à l'agence Reuters.
Le ministre avance également que la situation est désormais sous contrôle. "Ils (les assaillants) ont été stoppés au premier barrage routier", a-t-il dit.
D'après un tweet du directeur d'Oxfam en RDC, le Grand Hotel et les bâtiments avoisinants sont fouillés par la garde présidentielle.
Les mutins se seraient retranchés au camp Kokolo, à Kinshasa.

Julien Vlassenbroek avec AFP et Reuters
rtbf.be

vendredi 25 février 2011

Côte d'Ivoire -Les violences gagnent Yamoussoukro, le camp Gbagbo vise l'ONU

(Le Point 25/02/2011)

Charles Blé Goudé, ministre et chef des "patriotes" pro-Gbagbo, a appelé vendredi les jeunes à s'organiser en "comités d'autodéfense" pour empêcher "par tous les moyens" l'Onuci de circuler.
Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d'Ivoire, a été gagnée à son tour vendredi par les violences, alors que le camp du président sortant Laurent Gbagbo a appelé les siens à empêcher de circuler "par tous les moyens" la force onusienne, accusée de soutenir les "rebelles".
Déchiré depuis la présidentielle du 28 novembre entre Laurent Gbagbo, le président sortant, toujours solidement installé au pouvoir, et Alassane Ouattara, reconnu chef d'Etat par la communauté internationale, depuis une semaine le pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans la violence.
A Yamoussoukro (centre), ville symbole, des échanges de tirs durant la nuit ont fait plusieurs blessés dans le quartier pro-Ouattara de Dioulabougou, ont rapporté des habitants, faisant état de coups de feu et de tirs "à l'arme lourde".
Selon des témoins, les échanges de tirs entre habitants et Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à M. Gbagbo ont éclaté vers minuit. Une très forte tension régnait encore à la mi-journée, et les habitants du quartier restaient enfermés chez eux.
A Abidjan, le quartier d'Abobo (nord), favorable à M. Ouattara, ressemblait de plus en plus à une zone de guerre.
Depuis jeudi en fin d'après-midi, les tirs, au lance-roquettes notamment, n'ont pas cessé dans plusieurs secteurs et des blindés des FDS se sont déployés, ont rapporté des habitants du quartier où les forces pro-Gbagbo affrontent depuis mardi des insurgés armés.
"Il y a des cadavres partout", a raconté un retraité, épouvanté.
Comme des milliers de familles terrorisées, il fuyait dans la matinée Abobo. Baluchons sur la tête ou à l'épaule, valises en main, ces habitants marchaient le long d'une grande voie longeant le zoo de la ville, en direction du sud.
"On ne peut pas rester là dedans! Les enfants pleurent", a confié une mère, qui rejoignait des parents dans le quartier de Port-Bouët (sud) "pour au moins deux-trois jours".
Le gouvernement Gbagbo a accusé les "rebelles" des Forces nouvelles (FN), qui contrôlent le nord du pays depuis 2002 et sont désormais alliés à Alassane Ouattara, d'avoir "infiltré" Abobo et d'autres quartiers populaires, avec la complicité de la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci.
Charles Blé Goudé, ministre et chef des "patriotes" pro-Gbagbo, a appelé vendredi les jeunes à s'organiser en "comités d'autodéfense" pour empêcher "par tous les moyens" l'Onuci de circuler.
"Aujourd'hui ce ne sont pas les rebelles qui nous font la guerre, c'est l'Onuci qui nous la fait", a-t-il lancé devant quelque 3.000 personnes réunies dans le quartier de Yopougon (ouest), bastion de son champion.
Dans ce quartier aussi, des affrontements ont éclaté dans la matinée.
Des jeunes pro-Ouattara ont incendié un bus et les "patriotes" ont répliqué en brûlant plusieurs mini-cars ("gbakas"), un mode de transport collectif réputé contrôlé par le camp adverse, ont déclaré plusieurs témoins.
Par petits groupes, les "patriotes" armés de gourdins et de cailloux ont interdit pendant une partie de la matinée la circulation aux "gbakas" dans le secteur devenu pratiquement désert, et où la plupart des magasins avaient fermé, a constaté un journaliste de l'AFP, qui a vu un jeune soupçonné d'être un partisan de M. Ouattara se faire tabasser.
Après des combats entre FDS et FN jeudi dans l'ouest, région la plus instable du pays, l'Onuci avait redouté une "reprise du conflit armé et donc une violation du cessez-le-feu".

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Côte d'Ivoire - La guerre civile reprend-elle? Exode à Abobo

(La Libre 25/02/2011)

Combats dans l’ouest du pays et à Abidjan, alors que le blocage politique croît. Ce que l’on craignait - la reprise de la guerre civile en Côte-d’Ivoire - est-il en train d’arriver, alors que la communauté internationale a les yeux tournés vers la crise dans les pays arabes ? Cela y ressemblait fort, jeudi : les combats entre armées rivales ont repris dans l’ouest du pays, à la frontière libérienne, et ceux d’Abobo, un quartier populaire d’Abidjan, qui se prolongent, provoquent un exode.
Trois mois après la défaite du président sortant, Laurent Gbagbo, au second tour de la présidentielle, le 28 novembre, et alors qu’il refuse toujours de céder la place au vainqueur, Alassane Ouattara, la situation s’est subitement tendue au moment où l’unité de l’Afrique pour soutenir Ouattara semble se fracturer (voir LLB du 23 fevrier).
Lors de la visite de 4 des 5 présidents africains chargés par l’Union africaine (UA) de présenter des solutions "contraignantes" à Abidjan (le 5e n’ayant pu débarquer pour cause de menaces de la milice de Gbagbo, les "Jeunes Patriotes") et alors que les forces armées fidèles au perdant de l’élection venaient de tuer 6 partisans de Ouattara, lundi, "10 à 15" militaires de Gbagbo ont été tués dans une embuscade mardi soir. Celle-ci a été tendue par un mystérieux "groupe armé" à Abobo, quartier pro-Ouattara d’Abidjan soumis à un siège des militaires gbagbistes depuis plusieurs semaines et où des dizaines de personnes ont été tuées ou ont "disparu " après une visite des forces armées gbagbistes.
Selon l’équipe Gbagbo, il s’agirait de "rebelles", c’est-à-dire de membres des "Forces nouvelles" - l’ex-rébellion nordiste soulevée en 2002 contre la politique anti-nordiste du président Gbagbo. Le camp Gbagbo les considère comme inféodés à Ouattara, nordiste, qui nie toute autorité sur elles.
Selon des habitants qui fuyaient Abobo par centaines jeudi en raison de la persistance des combats, parfois à l’arme lourde, les combattants mystérieux - qui revendiquent la mort de 27 policiers - seraient "des jeunes gens qui n’ont même pas la trentaine", "torse nu ou en débardeur".
Selon l’AFP, les militaires gbagbistes sont passés mercredi dans les rues d’Abobo pour inciter les habitants au départ. Les fuyards, surtout des femmes et des enfants, qui quittent le quartier à pied, les transports publics n’y roulant plus, se dirigeaient jeudi vers Yopougon, autre quartier populaire d’Abidjan, mais majoritairement pro-Gbagbo, celui-ci.
Mercredi, des combats "classiques" ont repris dans l’ouest du pays, dans la région de Danané, à la frontière libérienne, entre les Forces Nouvelles et l’armée de Laurent Gbagbo. Chacun des deux camps accuse l’autre d’avoir engagé les hostilités à Zouan-Hounien, dans l’ex-"zone de confiance ", une zone tampon séparant les ex-belligérants et où patrouillent les forces de l’Onu en Côte-d’Ivoire. Les casques bleus ont confirmé les affrontements.
Vendredi dernier, le Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro - ancien chef politique des Forces Nouvelles - avait appelé la population d’Abidjan à chasser Gbagbo à la manière du printemps arabe.
Il faut aussi souligner que les pro-Ouattara se sont inquiétés de la déclaration faite mardi à l’AFP par le ministre adjoint des Affaires étrangères d’Afrique du Sud - dont le Président fait partie du panel des 5 et passe pour favorable à Gbagbo - selon laquelle les solutions "contraignantes" qui seront proposées ce week-end ou lundi à MM. Ouattara et Gbagbo seraient "un partage de la présidence entre les deux Présidents ou (...) un gouvernement d’interim jusqu’à de nouvelles élections". MFC (Avec AFP, Reuters et AP)

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Djibouti -Le mouvement antigouvernemental se propage à Djibouti

(WSWS.org 25/02/2011)

La vague de protestations populaires au Moyen Orient et en Afrique du Nord a atteint l’Etat de Djibouti. Situé stratégiquement dans le Corne de l’Afrique, au débouché du détroit de Bad-el-Mandeb qui le sépare du Yémen, Djibouti a sur son territoire des bases militaires américaines et françaises.
Environ 30.000 personnes se sont rassemblées vendredi dans la capitale, Djibouti ville, pour protester contre le régime du président Ismaël Omar Guelleh. La manifestation a dépassé de loin les rassemblements antigouvernementaux qui avaient eu lieu auparavant, le 28 janvier et le 5 février lorsqu’une foule estimée entre 2.000 et 3.000 personnes s’étaient regroupée après les prières du vendredi.
L’organisation Human Rights Watch a rapporté que la police avait assailli le rassemblement du 5 février avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Le président de la Ligue des droits de l’homme de Djibouti a été arrêté le 9 février après avoir parlé aux médias internationaux des interpellations de plusieurs étudiants activistes antigouvernementaux.
« Nous protestons contre la dictature, la mauvaise gouvernance, le manque de démocratie et une dynastie de succession, » a dit vendredi au Financial Times Ismaël Guedi Hared, un dirigeant oppositionnel. Selon le site d’information Al Jazeera, Hared et d’autres responsables de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), une organisation parapluie formée par trois partis d’opposition, s’étaient adressés à la foule pour réclamer la démission de Guelleh.
Hared avait été arrêté au cours de la manifestation, puis libéré samedi. Cependant, dimanche, les autorités de Djibouti ont arrêté 20 membres de l’Union pour l’alternance démocratique. L’on estime que 15 membres d’un autre groupe d’opposition, le Mouvement pour le Renouveau démocratique, ont été emprisonnés depuis le début des protestations.
Guelleh règne dans ce petit pays de 850.000 habitants depuis 1999 tandis que son clan d’ethnie somalienne Issa Dir dirige Djibouti depuis sa déclaration d’indépendance formelle de la France en 1977. Le président a changé la constitution l’année dernière pour lui permettre d’effectuer en avril prochain un troisième mandat de six ans. Guelleh avait été réélu sans opposition en 2005.
Durant la période coloniale française, les deux principaux groupes ethniques, les Somaliens et les Afars, avaient été montés les uns contre les autres ; les clans somaliens Issa Dir et Gadabuursi ont monopolisé le pouvoir politique durant des décennies. Le gouvernement et les rebelles Afars ont mené une guerre civile sanglante dans les années 1990 avant que Guelleh n’intègrent quelques dirigeants Afar dans un gouvernement basé sur le partage du pouvoir. Les protestations de masse qui ont lieu actuellement à Djibouti ont revêtu jusque-là un caractère plutôt antigouvernemental qu’ethnique.
Selon des rapport de l’AFP, des manifestants participant au rassemblement de masse à Djibouti ville brandissaient des pancartes disant : « IOG dehors » et « Non au 3ème mandat de IOG [les initiales du président] »
Le rassemblement de masse pacifique a été réprimé par une violence policière qui a fait au moins quatre morts et qui a blessé 50 manifestants. Le ministère de l’Intérieur a rapporté qu’un policier a aussi été tué.
Les manifestations se sont poursuivies samedi, et il a été fait état d’autres affrontements violents entre des manifestants majoritairement jeunes et la police. Un important groupe de manifestants a tenté d’ériger un campement permanent devant le stade Gouled dans la capitale, en imitant selon toute apparence le campement de masse sur la Place Tahrir au Caire en Egypte. Mais, la police a recouru aux gaz lacrymogènes et aux charges à la matraque pour faire évacuer la place.
L’agence d’information égyptienne Ahram a rapporté que les heurts les plus violents avaient eu lieu samedi devant l’hôpital lorsque des manifestants se sont heurtés en grand nombre à une police anti-émeute lourdement armée. Un communiqué du ministère de l’Intérieur envoyé à l’AFP a dit que « Des membres de la police nationale avaient été forcés de recourir aux grenades lacrymogènes pour se protéger d’une foule violente et surexcitée. »
Le quartier ouvrier et pauvre de Balbala, un bidonville de plus de 200.000 habitants dans la banlieue de la capitale, s’est révélé être un centre d’opposition au régime et plusieurs rapports ont fait état de combats entre les jeunes et la police. La moyenne d’âge à Djibouti est d’à peine 21 ans et le chômage et la pauvreté sont tout particulièrement élevés parmi les jeunes. La moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et la malnutrition afflige des milliers de familles.
L’espérance de vie à la naissance est évaluée à environ 50 ans. L’indice de développement humain (IDH) des Nations unies qui mesure l’espérance de vie, le taux d’alphabétisation, l’éducation et la santé, classe Djibouti au 148ème rang sur 169 ce qui en fait l’un des endroits les plus défavorisés sur terre.
Guelleh se trouve au sommet de cette poudrière sociale étant pleinement et activement soutenu par l’ancienne puissance coloniale, la France, et par les Etats-Unis – qui y disposent de leur unique base militaire africaine.
L’emplacement de Djibouti sur le détroit de Bab-el-Mandeb qui relie la Mer Rouge à la Mer d’Arabie, en fait un goulot d’étranglement vital pour la navigation. Plus de 3 millions de barils de pétrole en provenance du Golfe persique et à destination du Canal de Suez et des marchés d’Europe et au-delà transitent tous les jours par ce détroit.
Depuis le 19ème siècle, cet emplacement stratégique a fait de Djibouti et de l’ensemble de la Corne de l’Afrique un enjeu très prisé pour les puissances impérialistes. Paris a dirigé le pays sous l’appellation de Somalie française jusqu’à son accession à l’indépendance en 1977. La France a toutefois gardé un contrôle effectif sur la politique étrangère et de défense de Djibouti, grâce principalement à la présence dans le pays de près de 3.000 troupes de sa Légion étrangère et d’un détachement de fusiliers marins.
Depuis le lancement de la « guerre contre le terrorisme » en 2001, les Etats-Unis ont aussi joué un rôle majeur à Djibouti. Le Pentagone maintient une base militaire dans le pays, le Camp Lemonnier, à partir duquel il organise ses opérations dans la Somalie voisine où Washington soutient un régime qui lutte contre des rebelles islamistes. La base américaine à Djibouti fournit également une base stratégique pour ses opérations au-delà du détroit de Bab-el-Mandeb, dans la péninsule arabique où l’armée américaine collabore avec le régime du dictateur yéménite Ali Abdullah Saleh.

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Libye -À Tripoli, le carré des derniers fidèles de Kadhafi

(Le Figaro 25/02/2011)

La caserne dans laquelle les jusqu'auboutistes serrent les rangs autour de Kadhafi se trouve à la sortie de la capitale libyenne. C'est un énorme complexe hyperprotégé par une double enceinte de hauts murs qui enserre le cœur du pouvoir.
Autour de Mouammar Kadhafi, le premier cercle des fidèles s'est retranché dans la caserne Bab el-Azizia de Tripoli pour diriger le dernier combat. Tous font partie de la famille du Guide de la révolution, ou sont des proches qui l'accompagnent depuis plus trente ans. D'abord Khamis, 29 ans, le plus jeune de ses fils. Commandant des forces spéciales, assisté de Mansour Daou, lui aussi présent, il dirige cette garde prétorienne, rempart ultime du régime. Très bien armée, elle peut faire beaucoup de dégâts. À condition qu'elle ne fasse pas défection. Deux autres fils se tiennent aux côtés du Guide: Seif el-Islam, dauphin supposé qui présentait jusqu'ici le visage ouvert du régime et militait pour l'adoption d'une constitution. Son discours menaçant de lundi l'a reclassé dans le camp des durs. Il est plus spécialement chargé de tenter de reconquérir la jeunesse, dont il se veut le représentant. Il est flanqué de son frère Muatassim Billah, président du Conseil de sécurité. Comme Seïf al-Islam, il apparaît de temps en temps comme un successeur possible. Il chapeaute les services de renseignement et de sécurité.
Ensuite, Abdallah al-Senoussi. Beau-frère de Mouammar Kadhafi, c'est l'homme des renseignements et des coups à l'étranger. La justice française l'a condamné par contumace à perpétuité en juin 1998, pour avoir été l'organisateur de l'attentat contre un DC-10 d'UTA au-dessus du Niger en septembre 1989, condamnation un peu oubliée après l'accord d'indemnisation conclu entre la Fondation Kadhafi et l'association des victimes. À côté de lui, Moussa Koussa. Ancien directeur des renseignements extérieurs, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, il était dernièrement l'homme des contacts avec le monde occidental, reçu à la Maison-Blanche et à l'Élysée. C'est lui qui transmettait les connaissances et les dossiers libyens en matière de terrorisme, depuis début 2004, quand la Libye a entamé une collaboration avec l'Ouest. Il a un passé sombre. Dans les années 1980, il organisait les assassinats d'opposants à l'étranger. Envoyé comme ambassadeur à Londres dans ce seul but, il avait été rapidement expulsé.
Enfin, autre membre important de ce cercle rapproché, Béchir Salah Béchir, secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, est un Toubou du Sud. Francophone, cet Africain est bien plus qu'un secrétaire. Il fut un temps chargé des investissements libyens en Afrique. Aujourd'hui, il s'occupe plus particulièrement de recruter les mercenaires dans les pays africains alliés de la Libye.
L'urgence de la situation semble avoir fait taire, pour l'instant, les rivalités intenses qui agitent ce petit milieu. Un télégramme diplomatique révélé par WikiLeaks fait la liste des nombreux responsables libyens limogés ou exilés pour s'être trouvés mêlés de trop près aux affaires des rejetons de Kadhafi. Comme par exemple le président de la compagnie pétrolière nationale, «démissionné» pour avoir refusé de transférer 1,2 million de dollars à Muatassim, qui voulait créer sa propre garde personnelle. Toujours selon WikiLeaks, un associé en affaires de Seïf al-Islam, et son conseiller financier depuis longtemps, a été forcé à l'exil en janvier, une façon de contrer l'influence de Seïf.
Un casque sous le turban
Les connaisseurs de la Libye se demandent si cette coalition de frères ennemis peut durer. En tout cas, le dernier cercle se rétrécit. Jeudi, un proche de Kadhafi a annoncé sa défection. Son cousin Ahmed Gadhaf al-Dam, sosie du Guide, chargé des contacts internationaux, a annoncé avoir quitté la Libye pour l'Égypte en «signe de protestation» dénonçant de «graves violations des droits de l'homme et des lois internationales».
La caserne dans laquelle les jusqu'auboutistes serrent les rangs autour de Kadhafi se trouve à la sortie de Tripoli. C'est un énorme complexe hyperprotégé par une double enceinte de hauts murs qui enserre le cœur du pouvoir: le bureau de Mouammar Kadhafi, meublé simplement et décoré d'une grande carte de l'Afrique. Il donne sur une cour herbeuse où broutent deux chamelles, fournisseuses du lait quotidien du Guide. D'un côté de la cour, une tente est plantée en permanence. C'est là que Kadhafi reçoit l'été. De l'autre, les ruines de sa maison bombardée en 1986 par l'armée américaine, conservées en l'état comme mémorial, et décorée d'une sculpture représentant un poing fermé écrasant un avion américain. C'est de là que Kadhafi a prononcé son terrifiant discours de mardi.
L'endroit pourrait receler des bunkers souterrains. En surface, la tente cache une armature en béton. Mouammar Kadhafi lui-même se protège d'un gilet pare-balles porté sous ses vêtements, et si son turban semble rigide, c'est qu'il recèle un casque en kevlar.
Autour de la caserne la ville de Tripoli restait calme jeudi, par crainte des représailles. Les habitants étaient terrés chez eux, par peur d'être pris pour cible par les avions ou les hélicoptères, ou encore par des nervis armés par le pouvoir et qui font régner la terreur. Les cadavres de plusieurs pilotes d'hélicoptères, qui avaient refusé de tirer sur la foule, ont été retrouvés sur la route de l'aéroport.

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Egypte -Des manifestants de retour sur la place Tahrir

(Romandie.com 25/02/2011)

L'armée au pouvoir en Egypte, qui s'est engagée à empêcher une "contre-révolution", a été confrontée au Caire à une grande manifestation. Les protestataires réclamaient le départ d'anciens proches de l'ex-président Hosni Moubarak encore au gouvernement.
Rassemblés sur la place Tahrir, haut lieu de la révolution égyptienne ayant abouti il y a deux semaines au départ du raïs, les manifestants ont célébré leur victoire et pressé le Conseil suprême des forces armées de nommer une équipe de technocrates dans l'attente des élections, promises dans six mois.
"Vendredi, c'est une nouvelle journée de manifestations pour rassembler les Egyptiens qui ont courageusement chassé Moubarak mais continuent à se battre parce que les survivants de l'ancien régime s'accrochent et tentent de détruire la révolution", a dit un contestataire.

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Le Sénégal et la Gambie renforcent ensemble la sécurité à la frontière casamançaise

(25/02/2011 RFI)

Le Sénégal et la Gambie ont décidé de raffermir leurs liens en organisant des patrouilles mixtes à la frontière casamançaise. Un geste symbolique annoncé le 24 février 2011, au lendemain de la rupture des relations diplomatique entre le Sénégal et l'Iran. Dakar accuse Téhéran d’avoir livré des cargaisons d’armes aux rebelles indépendantistes de Casamance, région au sud du Sénégal, en proie à un regain de violence ces deux derniers mois.
Pendant deux jours, une commission d’experts a établi plusieurs domaines dans lesquels Dakar et Banjul peuvent développer leurs liens. Pour les deux pays, la priorité est de renforcer la sécurité à la frontière, plus précisément, en Casamance, région en proie à des violences ces deux derniers mois. L'annonce de cette collaboration a été faite le 24 février par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang :
« Nous nous sommes engagés à faire des patrouilles communes le long de nos frontières. Ces patrouilles vont veiller à ce que la Gambie ne puisse être le refuge pour les gens du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) mais pour qu’aussi d’autres personnes qui sont engagées dans une déstabilisation de la Gambie ne puissent trouver refuge au Sénégal. Ces patrouilles communes vont nous permettre de lutter contre la criminalité transfrontalière. Tout cela pour qu’il n’y ait point, je dis, point d’aucune forme pouvant déboucher sur des problèmes entre le Sénégal et la Gambie ».
Aller de l'avant
Cette mesure est prise alors même que Banjul a avoué, selon Madické Niang, s’être approvisionné en armes auprès de la République islamique d’Iran en 2005. « Ces armes, affirme le ministre, n’étaient destinées qu’à assurer la sécurité de la Gambie ». Or pendant longtemps, les observateurs ont soupçonné la Gambie de soutenir les rebelles indépendantistes de Casamance.
Mais aujourd’hui les deux pays voisins affirment vouloir aller de l’avant dans leurs relations, lever toute suspicion et bâtir des projets en commun. Plus d’entrave au commerce, plus d’obstacle à la mobilité des personnes et de biens. Le tout sera surveillé par un secrétariat permanent qui sera opérationnel à partir du 30 avril prochain.
 
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Guinée -Bientôt un chemin de fer Conakry-Kankan

(BBC Afrique 25/02/2011)

L'ancien président Brésilien aux cotés du chef de l'Etat guinéen
Le brésilien Lula Da Silva était a Conakry en début de semaine. L’ancien numéro 1 du Brésil est venu participer au démarrage des travaux du chemin de fer Conakry Kankan. Ce chemin de fer est destiné au transport des hommes et de leur marchandise.
Ce chemin de fer va rallier Conakry la capitale à Kankan la 2eme grande ville de la Guinée sur une distance de 660 km. Ce projet est financé à hauteur d’un peu plus d’un milliard de dollar américain par la société brésilienne VALE.
Mots-clésGuinée Ce chemin de fer est destiné au transport des Hommes et de leur marchandise. Le directeur du projet simandou à VALE( un projet de minerai de fer) Ricardo SAAD a indiqué que ce projet s’inscrit dans le contexte des opérations de VALE en Guinée et ce chemin de fer sera construit avec les standards internationaux.
L’ancien chemin de fer Conakry Kankan construit au temps colonial a cessé de fonctionner il y a plus de 25 ans. Aujourd’hui la population guinéenne privée de transport ferroviaire se réjouit déjà, même quand elle sait que le projet prendra un peu plus de temps.
Pour Moussa Mendos Camara un natif de kouroussa (préfecture traversée par le chemin de fer) le train viendra alléger la souffrance de la population. Car dit-il, le transport est un casse-tête en Guinée à cause des routes dégradées avec ses lots d’accidents.
L’ancien président brésilien a dit qu’il est temps que les pays en voie de développement renforcent leur coopération. Lula Da Silva a dit qu’il tient au développement de l’Afrique étant donné que le Brésil a aussi été colonisé. L’ancien numéro un brésilien compte apporter sa contribution pour le renforcement de la coopération entre la Guinée et le Brésil.
La date précise de la fin des travaux n’a pas été donné, mais les responsables de VALE rassurent que l’inauguration se fera d’ici la fin du quinquennat du président Alpha Condé. La première phase des travaux porte sur 330 km et finira en fin 2012. La mort du chemin de fer Conakry- Kankan en 1985 avait assombri les activités économiques dans toutes les préfectures traversées par la voie ferrée. Des membres de la famille de l’ancien président feu Lansana Conté avaient été accusés d’avoir démantelé la voie ferrée pour vendre les rails à des sociétés chinoises de récupération.

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RDC : un curieux marché des changes

(Un Monde Libre 25/02/2011)

Depuis presque quatre mois, un phénomène est observé sur les grandes artères de Kinshasa : des nouveaux cambistes échangent des billets de 50 et 100 Francs Congolais (FC) contre ceux de 500 FC et, de plus en plus, les petits commerçants s’adressent à eux pour avoir ces « petites coupures ». Sur le marché des changes informel congolais, le Franc congolais s’échange donc contre lui-même. Et aujourd’hui, Selon notre enquête de décembre 2010, la parité est fixée à un billet de 500 FC pour 400 FC en coupures de 100 FC ou 50 FC. Quelle est donc l’origine de ce phénomène et à quelles conséquences faudrait-il s’attendre ?
Origines
L’émission du Franc congolais, en 1998, est caractérisée par une économie essentiellement constituée de l’héritage des mauvais choix politiques ayant rendu le pays complètement dépendant des importations et qui ont favorisé des dévaluations successives des différentes monnaies émises dans le pays depuis 1960.
Selon la Banque Centrale du Congo (2007) dans sa publication La Banque Centrale du Congo, une rétrospective historique, à l’émission du Zaïre (Z) (1967), la parité était fixée à 1 Z pour 2 $ alors que les exportations entraient dans une longue phase descendante (1967-1977) relativement aux importations, montrant une insoutenabilité de cette parité qui a été révélée en 1993 avec 1 Z pour 0,00000011 $US après une longue succession des dévaluations. C’est le même scénario pour le Nouveau Zaïre (NZ) et le FC. A l’émission du NZ (1993), 1 NZ valait 0,33 $US alors qu’en 1998 déjà, il perdait la totalité de sa valeur d’émission, le pays traversant une période de pillage et d’hyperinflation qui a complètement détruit l’outil de production ; et aujourd’hui, le FC vaut presque 100 % moins que sa valeur d’origine. A l’émission en 1998, 1 FC valait 0,71 $US alors qu’en décembre 2010, cette valeur était descendue à 0,0011 $US à cause, à la fois, de la dépréciation externe générant une « inflation importée » sur les produits d’importation, et de l’inflation monétaire interne.
Or le fait est qu’en économie inflationniste, il arrive un seuil auquel il n’y a plus aucun bien échangeable contre un billet d’une valeur faciale donnée qui est faible : ce billet disparait de la circulation. Une situation que connait la RDC où, à ce jour, tous les billets à valeur faciale inférieure à 50 ont disparu de la circulation, et les billets de 50 et de 100 FC, dont l’offre est insuffisante, se raréfient, posant des problèmes dans les transactions des commerçants détaillants.
Cette raréfaction a occasionné le phénomène monétaire maintenant observé dans la ville de Kinshasa : le marché de change informel où le FC est échangé contre lui-même, un phénomène non prévu par la théorie économique.
Ce phénomène coïncide avec la campagne de la Banque Centrale du Congo (BCC) pour une bonne manipulation des billets de banque qui consiste aussi à échanger les nouveaux billets émis spécialement pour cette campagne, contre les anciens usés, mais à même valeur faciale. Il y a donc en stock, à la BCC, notamment une bonne partie des billets de 50 et de 100 FC émis.
Une autre enquête menée en fin janvier 2011 nous a révélé que ces nouveaux cambistes travaillent avec les agents de la BCC qui leur fournissent régulièrement et préférentiellement les billets nouvellement émis moyennant un paiement.
Conséquences
En partant de la loi de l’offre et de la demande, les conséquences économiques de ce phénomène sont simplement déduites. « Toutes choses restant égales par ailleurs, la quantité demandée augmente quand le prix baisse et vice versa ». En d’autres termes, cette loi stipule que lorsque la demande excède l’offre, il y a rareté relative, ce qui entraîne une hausse du prix.
En effet, il est de l’intérêt de ces nouveaux cambistes que les petites coupures soient de plus en plus rares, ce qui garantirait l’augmentation du taux de change. La rareté étant déjà observée, et avec les ménages et les petits commerçants ne pouvant pas, pour la plupart, payer le prix de la file d’attente en banque pour obtenir ces billets, il suffirait alors que les cambistes s’approvisionnent constamment à la BCC pour maintenir la rareté, et ainsi pérenniser le marché sous couvert de l’inattention notoire des autorités monétaires qui sont plutôt préoccupées par l’éternel ajustement des grands agrégats.
A court terme, il est fort possible que ces cambistes possèdent le monopole des petites coupures, ayant constaté l’augmentation de la préférence des ménages pour les billets à faible valeur faciale : ces derniers leur permettent de conserver leur pouvoir d’achat.
Malheureusement, l’amplification de la rareté se répercutera sur les prix des biens de première nécessité par le biais des comportements des commerçants détaillants qui, ayant constaté la rareté des coupures de 50 et 100 FC entre les mains des ménages, hausseront de plus en plus les prix des biens valant un billet de 50 Francs ou de 100 FC afin d’éviter les coûts liés aux opération de change, et ce, jusqu’à atteindre, à moyen terme, la valeur des billets à circulation normale (billets à grande valeur faciale). Et comme le prévoit la théorie économique, les ménages finiront par se réfugier vers le dollar américain en tant que réserve de valeur, d’où la nécessité de la concurrence monétaire.
Tout compte fait, les ménages courent, à moyen terme, le risque de perdre une partie de leur revenu, généralement incertain. Un risque que ne peuvent considérer une population non initiée à des telles analyses, ni malheureusement des autorités monétaires inattentives.

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Libye -Kadhafi avertit les Libyens contre le chaos en cas de poursuite des manifestations (TV

(Xinhuanet 25/02/2011)

TRIPOLI -- Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a averti les Libyens, lors d'une interview téléphonique, que les protestations plongeront le pays dans le chaos, selon la chaîne de télévision basée à Dubaï, al-Alabiya.
"Si vous voulez vivre dans ce chaos, c'est à vous de décider," a-t-il lancé au Libyens, ajoutant qu'il était désolé pour ceux qui sont morts dans les affrontements.
Il a invité les manifestants à déposer leurs armes, acccusant certains d'agir sous l'impact de la drogue.
Le dirigeant libyen a indiqué que les Etats-Unis et l'Occident ont une responsabilité dans les troubles en cours dans le pays.
M. Kadhafi a accusé les militants et agents d'al-Qaïda d'être derrière les manifestations et le soulèvement qui ont secoué la Libye, appelant à l'arrestation de ses membres.
Il a indiqué qu'al-Qaïda veut construire "un émirat islamique" en Libye, ajoutant que les manifestations en Libye ont des liens avec Osama ben Laden.
M. Kadhafi a indiqué qu'il n'assumait qu'une "autorité morale" en Libye. "Je n'ai pas le pouvoir de créer des lois. L'autorité est entre les mains du peuple," a-t-il déclaré à la télévision officielle.
Il a, par ailleurs, invité les habitants de la ville de Zawiyah, à l'ouest de Tripoli, à envahir les rues et à affronter les rassemblements des manifestants dans la ville.
Des tirs à l'arme lourde auraient été entendus dans la ville de Zawiyah, située à environ 50km de la capitale libyenne, devenue l'une des régions du pays où se sont produits des violents affrontements.
Le gouvernement libyen aurait enregistré des défections dans les rangs de ses forces de sécurité et de sa diplomatie depuis que les protestations ont éclaté le 16 février.
La télévision officielle du pays a indiqué qu'un total de 300 personnes, dont 111 soldats et 189 civils, ont été tuées dans le soulèvement au cours de la semaine écoulée.
Le patron de la sécurité à Benghazi, une ville de l'est de la Libye, a annoncé sa démission jeudi et s'est joint aux manifestants en raison de la violente répression des manifestations dans la ville.
Le chef de la police de Benghazi rejoint les manifestants anti-Khadafi
Le chef de la sécurité de la ville de Benghazi (est de la Libye) a annoncé sa démission et sa participation aux protestations contre une sanglante répression des manifestants dans la ville.
"Je suis le général de brigade Ali Huwaidi, le directeur du comité populaire de la sécurité de Benghazi. J'ai donné ma démission et je suis prêt à me tenir derrière la jeunesse", a-t-il expliqué dans une interview diffusée jeudi par la chaîne de télévision al-Arabiya basée à Dubaï.
Il a indiqué que sa décision intervenait pour protester contre les actes de répression et de violence contre les manifestants.
"A partir du 16 février, la situation m'a choqué de bout en bout de voir l'utilisation de l'oppression et de la cruauté", a-t-il déclaré.

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Ouganda -Un opposant ougandais appelle à manifester

(BBC Afrique 25/02/2011)

Un dirigeant de l’opposition a appelé à une manifestation pacifique contre les résultats de l’élection présidentielle qui a donné vainqueur le président sortant Yoweri Museveni.
Le président sortant, au pouvoir depuis 25 ans, a remporté le scrutin du 18 février dernier avec une importante marge sur ses 7 adversaires. Selon la commission électorale, Museveni a recueilli plus de 66 % des voix.
Mots-clésPolitiquePlus de 13 millions d’électeurs étaient attendus aux urnes pour choisir leur président et leurs députés.
Mais Kizza Besigye, son principal rival a estimé que les élections présidentielles et législatives ont été entachées de fraude, parlant même de honte pour son pays.
Il a déclaré qu’il était temps pour les Ougandais de se lever pour exiger une vraie démocratie.
Beaucoup d’observateurs étrangers ont déclaré que le scrutin ne s’est pas tenu dans des conditions libres et transparentes.
Les observateurs du Commonwealth ont toutefois noté des améliorations par rapport aux précédents scrutins dans ce pays.

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