mardi 14 avril 2015

Gabon : l’UE octroie 10 milliards de FCFA pour gestion des parcs nationaux

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) –  L’Union européenne (UE) a accordé un financement de10 milliards de FCFA pour renforcer la gestion de ses 13 parcs nationaux qui représentent 11% du territoire national, a annoncé lundi dans une conférence de presse à Libreville, le chef de service aménagement à l’Agence nationale des parcs nationaux  (ANPN), Jean Baptiste Squarcini.

L’argent  permettra d’équiper des avions des éco-gardes en matériel très puissant pour faciliter la collecte des données. Celles-ci permettront de lutter contre le braconnage.
L’enveloppe permettra par ailleurs de « financer 375 heures de survols supplémentaires par an », a affirmé M. Squarcini. Les survols serviront à évaluer rapidement les menaces sur la faune des parcs nationaux.
Selon l’ANPN, les populations locales vivant autours des parcs nationaux seront impliquées dans ce projet. Il se sera créés des Comités consultatifs de gestion locale (CCGL) des parcs nationaux. Il y aura un comité pour le Tridom c’est-à-dire un groupe de trois parcs nationaux à savoir Minkébé, Mwangna, Ivindo (nord du Gabon. Il y aura aussi le comité du Chaillu avec pour parcs la Lopé, la Waka, le Mont Birougou et les plateaux Batéké.
Le financement met en relief donc le développement de l’éco-tourisme pour impliquer davantage les populations locales dans la gestion durable des parcs. Le parc national de la Lopé dans la province de l’Ogooué Ivindo (nord-est) classé comme patrimoine mondial de l’UNESCO servira  de projet pilote.  Un schéma directeur d’urbanisme pour le village de la Lopé sera élaboré. Il sera question d’attirer environ 1000 touristes par an, grâce à ce financement.
« L’idée est que le village de la Lopé puisse se développer de manière corrélée avec une montée en puissance du tourisme dans le parc national de la lopé », a indiqué M. Squarcini lors de la conférence de presse qui a vu la présence (droite) de Carine Mboumba, chargée de presse et information de l’UE. Le village la Lopé compte environ 1000 âmes.
Sydney IVEMB
gabonactu.com

Somalie : le ministère de l'Education attaqué à Mogadiscio (police)

Les insurgés islamistes shebab ont attaqué mardi le ministère de l'Education à Mogadiscio, faisant exploser une voiture piégée et lançant un commando armé à l'intérieur.
"Une voiture chargée d'explosifs a enfoncé le portail et une fusillade a suivi à l'intérieur du ministère", a déclaré un policier, Mohamed Dahir.
Un témoin, Idil Malim, a dit avoir vu plusieurs cadavres sur place. "Plusieurs morts jonchaient le sol", a-t-il dit à l'AFP.
Le ministère de l'Education est situé dans le quartier dit K5 de la capitale somalienne, un quartier qui a déjà été la cible d'attaques des shebab au cours des derniers mois.
Les islamistes liés à Al-Qaïda ont rapidement revendiqué l'attaque en cours.
Leur porte-parole Abdulaziz Abu Musab a déclaré à l'AFP que des militants armés étaient à l'intérieur du ministère de l'Education, prétendant qu'ils en avaient "pris le contrôle", alors que des tirs étaient toujours entendus.
Il a également affirmé que des hommes armés avaient pénétré à l'intérieur du ministère du Pétrole, dont le bâtiment est voisin, ce qui n'a pas été confirmé.
Les shebab ont souvent adopté la tactique de l'attentat à la voiture piégée pour forcer l'accès à des bâtiments fortifiés tandis que des hommes armés s'engouffrent ensuite dans la brèche.
Les insurgés qui luttent contre le gouvernement soutenu par la communauté internationale et les forces de l'Union africaine ont essuyé depuis août 2011 une série ininterrompue de revers militaires, perdant un à un leurs fiefs dans le centre et le sud du pays.
Ils multiplient depuis les actions de guérilla, notamment à Mogadiscio où ils visent régulièrement des sites officiels.
Ils ont aussi visé à plusieurs reprises le Kenya voisin, en représailles à l'intervention de l'armée kényane en Somalie dans le cadre de la mission de l'UA.
Les insurgés ont notamment revendiqué l'attaque de l'université de Garissa, le 2 avril, où 148 personnes, en majorité des étudiants chrétiens, ont été massacrées.
(AFP 14/04/15)

CENTRAFRIQUE FORUM DE BANGUI : L'EXIGENCE DE LA REUSSITE

Les Centrafricains déboussolés, et angoissés assistent médusés, au jeu de rôle inquiétant. Que se livrent l’Exécutif et les partis politiques. C’est choquant et indécent. Ce ‘est pas le moment de se livrer, à des joutes politiques stériles. L’heure est cruciale pour la Nation centrafricaine. Une Nation, qui  ne cesse de saigne,r depuis près de six décennies. Le peuple centrafricain en a assez des morts, des souffrances, et de l’injustice sociale. Il veut une aube nouvelle pour son pays. Il réclame, des hommes et des femmes politiques sérieux qui ont le sens de l’Etat. Des hommes et des femmes politiques, qui  se dévouent, d’une manière désintéressé au service de leurs concitoyens.  Le Forum de Bangui est la première occasion, donné au peuple centrafricain de s’exprimer.  Ce qu’il a fait pendant les consultations à la base. Il est clairement apparu, au cours de ces consultations, que le citoyen Centrafricain rejette, avec force les pratiques politiques du passé. Les auteurs des coups d’Etat et leurs complices. Les bourreaux des populations et leurs milices armées. Il faut saisir l’occasion de ce Forum de Bangui  pour démontrer enfin que la classe politique centrafricaine a atteint la maturité. Cette maturité, doit exprimer, par une recherche inlassable de la réconciliation nationale et de la paix, qui passe, par le Forum de Bangui.
  Pour ce faire, il est urgent que les responsables politiques de ce pays cessent leurs chamailleries. Qu’ils abandonnent l’égocentrisme pour le collectif. Qu’ils apaisent le pays, au lieu d’attiser les querelles. Les différences, qui divisent. Les rancœurs et les revanches qui sont sources de divisions.  La priorité de l’heure, est de créer un cadre de dialogue. Entre tous les Centrafricains. Pour ce faire il faut dresser la table de la fraternité et partager le manioc  de la paix. Pour rechercher un consensus. Un seul : LA REUSSITE DU FORUM DE BANGUI. La seule condition, pour voir surgir la Grande  Conférence Nationale de Réconciliation attendue ardemment, par tous. Si  l’exécutif,  La C.N.T. et les partis politiques,  continuent leurs vaines disputes. Il faudra faire appel à des personnalités de bon sens. Pour que le FORUM DE BANGUI ne capote pas.  Ceux qui,  en Centrafrique, pour des intérêts partisans ont perdu le sens de l’intérêt du peuple. Risque demain d’être désavoué et jugé par lui.
 On apprend  le limogeage de Madame Béatrice  Epaye.  Présidente de la commission préparatoire  du FORUM DE BANGUI. Ce limogeage, s’il se confirme est une faiblesse politique.  De l’Exécutif et de la Commission Nationale de Transition. Cela ressemble à un début, de capitulation, devant les groupes de pression, qui tentent de saborder la tenue du FORUM DE BANGUI. Pour favoriser le retour de leurs mentors chassés du pouvoir. La Présidente de Transition et la C.N.T.  Ils ne doivent céder, à aucune pression, aucun lobby. Les recommandations du peuple doivent être leur seule priorité.  Ce peuple réclame massivement la tenue du FORUME DE BANGUI. Qui  doit tracer les chemins de la  réconciliation,  de la paix et du pardon.  
 La paix est à porté de mains. Les Centrafricains la réclament. Et vont bientôt l’exiger. Leur patience est à bout. Devant la persévérance du personnel politique, dans ses errements. Le peuple ne pardonnera pas.  Si, l’obstination de certains, pour sauver leurs prébendes. Fait capoter le FORUM DE BANGUI.
A  MOLENGUES TI KODRO ALLA GBOU NI NGANGOU ;  ALLA ZIA NI A TI PEPE (Enfants de Centrafrique tenez bon. Ne laissez pas tomber.)
                          A DE KITIKI           
http://blogs.mediapart.fr/

Burkina Faso: séance d’explication du gouvernement face aux diplomates

Au Burkina Faso, le gouvernement de transition a rencontré les diplomates en poste à Ouagadougou. Un rendez-vous qui s’est transformé en séance d'explications après l'arrestation des plusieurs ministres de l'ancien régime et le vote d’un nouveau code électoral qui exclu certains proches de Blaise Compaoré des prochaines élections.
Face aux le nouveau code électoral reflète la volonté du peuple, soulignant au passage, que cela ne relève aucunement de l'exclusion. Mais pour Alain Holleville, chef de la mission de l'Union européenne et Tunilabo Mushingi l'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, la transition ne doit exclure personne : « Ce que nous souhaitons, c’est que le processus de la transition évolue comme ça a été prévu, c'est-à-dire en respectant le calendrier qui a été annoncé et le caractère inclusif du processus ».
diplomates, le ministre délégué en charge de la Coopération régionale a expliqué que
Abordant la question des arrestations d'anciens ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ainsi que d'anciens maires, Auguste Barry, ministre de la Sécurité et de l'Administration du territoire, assure qu'elles n'ont aucun caractère politique : « Le gouvernement a décidé de l’ouverture ou de la réouverture d’un certain nombre de dossiers, des crimes de sang et des crimes économiques. Nous avons voulu accélérer le processus et ça donne l’impression que c’est une justice, n’est-ce pas, d’un vainqueur sur un certain nombre de personnes qui se [font] passer pour des victimes alors qu’il n’y a pas bien longtemps c’était bel et bien eux les bourreaux ».
Au total, une quinzaine de personnes ont été interpellées et auditionnées et d'autres investigations sont en cours, selon le ministre de la Sécurité.
Par 

Un an après, que sont devenues les 276 lycéennes enlevées par Boko Haram?

Leur enlèvement avait suscité une indignation mondiale. Le 14 avril 2014, 276 lycéennes étaient victimes d'un rapt à Chibok, dans l'Etat de Borno, fief de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Malgré une mobilisation internationale -via la campagne #bringbackourgirls mais aussi dans les recherches entreprises-un an après, 219 d’entre elles sont toujours portées disparues.
Parmi les 57 autres, «la plupart se sont échappées dans les heures ou les semaines qui ont suivi le rapt, par leurs propres moyens -parce qu’elles en ont eu le courage, ont saisi l’opportunité de le faire-, et quelques-unes ont été libérées -on ignore pour quelles raisons. Mais ce qui est notable, c’est qu’à ce jour, aucune n’a été libérée par les forces nigérianes», martèle Anneke Van Woudenberg, directrice du plaidoyer pour la division Afrique de Human Rights Watch.

«On ignore si elles sont toutes encore vivantes»

Et, «un an après leur enlèvement et trois sommets internationaux, nous avons toujours très peu d’informations sur le devenir des 219 autres lycéennes», explique Aymeric Elluin, chargé de campagne Armes et Impunité chez Amnesty International France. «On ignore même si elles sont toutes encore vivantes, si certaines se sont échappées, ont été rattrapées et tuées… Il serait possible qu’elles aient été séparées en plusieurs groupes, et certaines se trouveraient autour du lac Tchad, au Tchad même également.»
Dans une vidéo, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau avait indiqué que toutes les jeunes filles avaient été mariées de force à ses soldats après leur conversion à l’islam. «Ces filles et ces femmes connaissent une vie terrible en captivité, forcées de se convertir, mariées de force à leurs kidnappeurs, probablement violées et battues», souligne Anneke Van Woudenberg.

«Il y a des centaines et des centaines d'autres jeunes femmes aux mains de Boko Haram»

Mais ce n'est pas tout. D’autres ont pu être utilisées comme combattantes, ont été initiées au combat, au tir, au maniement d’explosifs…, indique Aymeric Elluin. Car, si l’attention internationale s’est focalisée sur les lycéennes de Chibok, ce sont plus de 2.000 femmes et jeunes filles qui ont été enlevées par le groupe islamiste depuis début 2014, selon le décompte établi par Amnesty International dans un rapport publié ce mardi et intitulé Notre métier est d’abattre, de massacrer et de tuer: Boko Haram fait régner la terreur. «Elles sont peut-être même plus, compte tenu du conflit, qui est toujours aujourd’hui en évolution et qui peut faire gonfler ce chiffre», ajoute Aymeric Elluin.
«Il y a des centaines et des centaines d’autres jeunes femmes aux mains de Boko Haram», confirme Anneke Van Woudenberg, confirmant que  des filles et des femmes enlevées sont utilisées par Boko Haram lors d’opérations militaires, et que HRW a également documenté des cas de captives utilisées comme kamikazes: «L’un des derniers cas que nous avons pu documenter est une jeune femme de 16 ans, qui avait été enlevée en novembre 2013, et qui a été utilisée comme kamikaze en décembre. Cependant, on ne sait pas si cela a été le cas pour des filles de Chibok.»

Stigmatisées

Autre rumeur, l’exécution d’une centaine de captives lors des derniers affrontements à Damask, dans le nord de l'état de Borno. «Parmi elles, il y aurait eu des captives de Chibok. Mais HRW n’a pas pu confirmer cette information.»
Et, même lorsqu’elles ont réussi à fuir, la vie de ces jeunes femmes reste très difficile. «Une majorité de celles de Chibok ont pu bénéficier de bourse pour étudier, mais ce n’est pas le cas de toutes les autres, reprend Anneke Van Woudenberg: la plupart n’ont pas pu rentrer chez elles, stigmatisées et rejetées par leur communauté car considérées comme des “femmes de Boko Haram“.» Dans une région très conservatrice, où l’on ne parle pas des violences sexuelles, sans soutien médical ni assistance psycho-sociale, difficile de s’en sortir et de retrouver un semblant de vie normale.
20minutes.fr/

lundi 13 avril 2015

RD Congo – Les Clinton : Compte à rebours pour une apocalypse au Congo

La nouvelle n’a pas fait grand bruit, et pourtant elle devrait : Hilary Clinton est candidate à la présidence des Etats-Unis. Une information anodine mais qui pourrait être le point de départ des bouleversements géopolitiques catastrophiques dans la région des Grands Lacs. Pour rappel, c’est l’administration Clinton qui provoqua les deux Guerres du Congo derrière les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni, essentiellement autour de l’enjeu des gisements miniers congolais dont le coltan indispensable à la fabrication des nos téléphones portables. L’aventure meurtrière va causer la mort de six millions de Congolais, la moitié étant des enfants, et occasionné le viol de plus de cinq cent mille femmes. Si les temps ont changé, les objectifs stratégiques des Américains sur le Congo sont restés quasiment les mêmes, et ils sont terriblement nocifs. Le moins qu’on puisse dire est que les Clinton, en cas de victoire des démocrates en décembre 2016, reviennent à la Maison Blanche pour « finir le boulot »
Ne nous berçons pas d’illusion : la justice pour les millions de morts du Congo et les centaines de femmes violées et contaminées, ce n’est pas pour demain. Le Congo est, au contraire, au point d’entrer dans les pires moments de son histoire. Autant on devrait être préoccupé pour les Irakiens en cas d’un retour des Bush à la Maison Blanche, autant il faut se préoccuper pour les populations congolaises en cas de retour des Clinton à la Maison Blanche.
Les objectifs des Américains sur le Congo
Lorsqu’éclate la Première Guerre du Congo en 1996, les Américains ont au moins trois objectifs stratégiques : chasser Mobutu et les Français de la région des Grands Lacs, prendre possession des gisements miniers de l’Est du Congo et entraîner le pays vers sa dislocation (balkanisation).Les riches régions de l’Est doivent être annexées au Rwanda de Kagame et à l’Ouganda de Museveni, ce que Herman Cohen va affirmer sans se gêner[1]. Les populations autochtones congolaises vont toutefois s’opposer aussi bien aux agressions contre leur pays qu’à l’occupation qui préparait son démembrement. Américains, Rwandais et Ougandais vont alors « faire simple » : cibler directement ces populations par des massacres, des viols et des déplacements forcés afin de briser leur sentiment national, tout en assurant la totale impunité aux généraux rwandais et ougandais qui organisaient ces atrocités. L’idée qui se dissimule à peine est qu’à force de massacrer ces populations, de les violer, de les chasser de leurs terres et de les humilier, elles finiraient par se persuader que le pouvoir de Kinshasa les a abandonnées et se soumettre, malgré elles, aux pouvoirs de leurs oppresseurs rwandais et ougandais[2]. Mais deux décennies plus tard, le projet peine à se réaliser. Les Congolais restent toujours attachés à l’unité de leur pays malgré les massacres qui se poursuivent en toute impunité, ce qui doit terriblement agacer les stratèges de la coalition américano-rwando-ougandaise.
Le retour des Clinton à la Maison Blanche va sûrement donner un coup d’accélérateur à ce projet inspiré de la stratégie du « chaos constructeur »[3]. Le malheur pour les Congolais est qu’ils ne disposent d’aucun moyen pour véritablement faire face. Ni les autorités actuelles de Kinshasa, ni l’armée nationale ne sont en situation de dissuader les Américains de relancer une nouvelle aventure meurtrière au Congo. Encore moins la Monusco (Mission des Nations unies au Congo).
Un Etat et une armée rongés de l’intérieur
Une nation ne peut efficacement faire face à une menace de l’extérieur que si elle est bâtie et structurée sur une solide cohésion intérieure. Sur ce point, le Congo, depuis l’arrivée de Joseph Kabila à la tête du pays, a créé toutes les conditions de sa propre vulnérabilité. Les Congolais découvrent année après année que l’homme à la tête de leurs institutions est, en réalité, un agent au service des pouvoirs tutsi/hima du Rwanda et de l’Ouganda, les deux pays par lesquels Américains et Britanniques organisent des agressions contre le Congo. Les Congolais découvrent également que ce qu’ils croient être leur « armée nationale » est en réalité une institution contrôlée par des généraux rwandais massivement infiltrés dans les institutions congolaises en application d’une série d’accords secrets entre Kabila et Kagame. Cette armée-là est si peu fiable qu’en dépit de la bravoure de nombreux soldats, au front, les Congolais sont une nation condamnée d’avance à des défaites face aux agresseurs rwando-ougandais. Ils contrôlent la hiérarchie de l’armée qui, sur ordre de Kigali ou de Kampala, sabotent sans état d’âme les opérations sur terrain. Cette armée-là ne protégera donc pas la population, et c’est le moins qu’on puisse dire.
Les amis du peuple congolais ?
Les Congolais peuvent-ils compter sur des pays amis ? Pas si sûr. Depuis la création du Congo en 1885, les puissances occidentales aiment le Congo pour ses richesses mais pas pour ses habitants, quelle que soit l’ampleur des massacres qui se déroulent dans le pays. Quant aux pays africains, trop peu ont les moyens et la motivation d’intervenir pour aider la population. En 2013, les soldats tanzaniens sont vigoureusement intervenus dans le Kivu pour chasser les hommes de Kagame. Mais il ne s’agissait pas de venir aider les populations congolaises. Il s’agissait, pour le président tanzanien Jakaya Kikwete de montrer ses muscles à Paul Kagame avec qui il était en conflit ouvert. Depuis, les Tanzaniens ont amorcé un processus d’apaisement avec le régime de Kagame. Les Congolais doivent donc inventer d’autres moyens de se protéger, ce qui n’est pas évident. Leurs propres autorités sont tellement impliquées dans les complots contre le Congo qu’elles n’attendent que le signal pour livrer le territoire national à l’ennemi et abandonner leurs populations à la merci des agresseurs, comme elles ont pu le faire à de trop nombreuses occasions[4].
Comment donc ce peuple peut-il se protéger contre la menace américaine puisqu’il ne peut même pas compter sur ses dirigeants ? C’est la question à laquelle il va falloir méditer d’ici au retour annoncé des Clinton à la Maison Blanche. Mais même si le Congo avait un Etat crédible et une armée solide, on ne l’imagine pas pouvoir faire face à la poussée destructrice des Américains. La destruction de la Libye de Kadhafi en 2011 et de l’Irak de Saddam Hussein en 2003 nous enseigne qu’il faut un autre niveau de capacités militaires pour dissuader les Américains.
La piste de Moscou ?
En désespoir de cause, on peut envisager le scenario d’une alliance stratégique entre le Congo et la Russie, la seule puissance à l’heure actuelle capable de tenir tête aux Américains. Mais une telle alliance est le produit de difficiles négociations entre chefs d’Etat. On n’imagine pas Joseph Kabilaallant rencontrer Vladimir Poutine pour le prier de venir en aide aux populations congolaises dont la vie est maintenant menacée par les changements annoncés à la Maison Blanche. Non seulement les hommes de Kagame qui contrôlent les institutions de Kinshasa ne laisseraient pas Kabila faire venir les Russes au Congo, mais surtout les Russes ne sont pas dupes. Ils ne vont pas risquer la vie de leurs agents dans un pays où les autorités ont sciemment fait entrer les ennemis de leurs populations dans tous les rouages de l’appareil d’Etat. Il faudrait avant tout que les Congolais se débarrassent des infiltrés. Un casse-tête. La dernière fois qu’ils l’ont fait, le pays a sombré dans la Guerre, la Deuxième Guerre du Congo, le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre Mondiale. Et le président qui a fait partir les infiltrés, Laurent-Désiré Kabila, a été assassiné dans son palais[5]. On en est donc là.
Un pays est menacé dans son intégrité, des populations vont être massacrées, violées et chassées de leur terre, mais aucune mesure préventive n’est envisageable. Il faudra juste, au fil de la campagne présidentielle américaine, habituer les Congolais à l’idée que « la mort arrive ». Une fois de plus. Mais, curieusement, peu de politiciens de Kinshasa perçoivent la menace. Par opportunisme ou ignorance, ils sont nombreux à se rendre à Washington pour solliciter de devenir calife à la place du « calife Kabila ». Ils oublient naïvement que les Américains ne peuvent aider un dirigeant congolais à devenir « le prochain président » que si celui-ci souscrit à leurs objectifs stratégiques qui passent par le démantèlement du pays, le pillage de ses ressources et l’anéantissement de ses populations[6]. Si Dieu existe, c’est au Congo qu’il va falloir le loger dans la perspective du retour des Clinton à la Maison Blanche. A défaut, préparons-nous à visionner de nouvelles images macabres en provenance du Congo.
Boniface MUSAVULI
agoravox.fr

Pour relancer le tourisme, le Sénégal mise sur la suppression des visas

« Pour la relance du tourisme, le visa payant pour l’entrée au Sénégal sera supprimé à compter du 1er mai 2015 », a annoncé le président sénégalais. Depuis sa mise en vigueur le 1er juillet 2013, le visa – appelé d’abord de réciprocité car exigé aux seuls ressortissants de pays réclamant aux Sénégalais un visa – puis biométrique, était accusé d’être un frein au tourisme au pays de la Téranga (l’hospitalité, en wolof).
Le secteur touristique souffre depuis quelques années et les chiffres sont éloquents. De 491 552 en 2008, le nombre de visiteurs débarquant à Dakar est passé à 444 432 en 2012 au moment où Youssou N’Dour, alors ministre du tourisme, annonçait un objectif d’un million par an.
Lors de sa mise en vigueur, « il y avait 1 500 réservations par jour » pour l’obtention du visa, déclarait Amadou Diallo, consul général du Sénégal à Paris. Les autorités sénégalaises n’ont pas manqué de communiquer sur les bons chiffres lors de la mise en place de ce visa payant.

La verte et culturelle Casamance

Dans un hôtel chic du 16e arrondissement de Paris, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre sénégalais de l’intérieur, annonçait en novembre 2013 : « 85 736 visas ont été délivrés en quatre mois. » Mais depuis, les communications sur les « bons chiffres » sont devenues rares.
Selon le consul du Sénégal à Paris, il y a eu « 19 738 visas délivrés » en 2014 dans la capitale française où « près des deux tiers des visas d’entrée au Sénégal sont délivrés ». La baisse s’est poursuivie au premier trimestre de 2015 avec 3 577 visas attribués de janvier à avril 2015.
Le Sénégal est l’un des pionniers africains en matière de tourisme, où il s’est développé à partir des années 1970 grâce à la verte et culturelle Casamance puis au niveau de la station balnéaire de Saly, au sud de Dakar. En 2013, le pays avait choisi d’exonérer de visas les touristes voyageant avec les tours-operators, une mesure qui a été reconduite en 2014 puis en 2015.
image: http://s2.lemde.fr/image/2015/04/10/768x0/4613691_6_21c0_au-consulat-du-senegal-de-paris-en-juillet_4e8115caa58083e66f02a814775613c5.jpg
Au consulat du Sénégal de Paris, en juillet 2013.
Au consulat du Sénégal de Paris, en juillet 2013. Crédits :
« Ils représentent 70 % des touristes voyageant en circuit », estime Blandine Leguichaoua, gérante d’Origin’Africa, une agence internationale organisatrice de séjours au Sénégal. « Le visa est un faux problème mais une vraie contrainte pour les touristes, formule-t-elle. Plus l’accès à la destination est facile plus les touristes sont nombreux. »
Saluant la future suppression du visa d’entrée au Sénégal comme « une décision importante », Saoudatou Ndongo, responsable de la promotion touristique à l’ambassade du Sénégal à Paris, estime qu’il « est faux de dire que le visa est un manque à gagner pour le tourisme, car la mesure concernait très souvent les binationaux, qui n’étaient pas à jour avec leurs papiers sénégalais. »
Il y a effectivement une forte présence de Français d’origine sénégalaise dans les files d’attente au consulat du Sénégal à Paris, comme à l’aéroport de Dakar, deux centres principaux d’obtention du visa sur les treize dans le monde.

« On signe des deux mains »

La fin du partenariat entre le Sénégal et la Snedai, la société de l’homme d’affaires ivoirien Adama Bictogo chargée de l’impression des visas, devrait faire des heureux. « Cette mesure a servi à enrichir indûment des amis à travers la société Snedai, dont le chiffre d’affaires est estimé à 32 milliards de F CFA, accuse Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais, la principale formation de l’opposition. Les chiffres du ministère de l’intérieur révèlent que l’Etat ne gagnait que 1,5 milliard par trimestre. »
L’accord stipulait que le Sénégal et la Snedai se partageaient à parts égales le coût de chaque visa (52,5 euros). « Le PDS signe des deux mains la suppression du visa, poursuit Babacar Gaye. Même si elle va engendrer une perte d’une centaine d’emplois. » Quid des investissements effectués aux quatre consulats du Sénégal en France (Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux) ?
La suppression du visa relancera-t-il pour autant le tourisme ? Rien n’est moins sûr. « Le pays devrait maintenant axer sa communication sur le tourisme de découverte et proposer autre chose que du balnéaire, avec plus de visibilité sur le marché français [43 % des touristes viennent de France] », conseille Blandine Leguichaoua.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/10/pour-relancer-le-tourisme-le-senegal-mise-sur-la-suppression-des-visas_4613692_3212.html#3yKTHT8ICwfdpbhR.99


Par Moussa Diop Le Monde Afrique

Côte d'Ivoire : personne ne sera plus transféré à la CPI, selon Ouattara

Les suspects des crimes commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire seront jugés dans le pays, a annoncé dimanche le président Ouattara. Qui se refuse à tout nouveau transfèrement devant la Cour pénale internationale (CPI).
"Personne n'ira à la CPI, nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d'Ivoire", a martelé Alassane Ouattara, dimanche 12 mars, lors d’une rencontre avec des victimes de la crise postélectorale ivoirienne. Et d'annoncer sur un ton martial : "Nous n'allons épargner personne (. . . ) où que ce soit sur le territoire national".
Tout en invitant les pro-Gbagbo à demander "pardon", le chef de l’État a réfuté toute partialité dans le traitement des responsables de violences. "J'entends ici et là, la justice des vainqueurs, est-ce qu'on a déjà vu une justice des vaincus ?", a-t-il feint de s'interroger.
Pourtant, depuis la fin de la crise postélectorale, les personnes inculpées par la justice ivoirienne sont principalement des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo. Considérée comme une protagoniste majeure de la crise, l'ex-Première dame Simone Gbagbo a été récemment condamnée à Abidjan à 20 ans de prison. Elle est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité" par la Cour pénale internationale mais Abidjan refuse de la transférer à la Haye, où sont incarcerés déja Laurent Gbagbo et l'ancien Leader de la jeunesse "patriotique", Charles Blé Goudé.
Pas de pardon, pas d’amnistie
Pour Ouattara, il est nécessaire que les pro-Gbagbo demande pardon  aux Ivoiriens et aux victimes pour ce qu’ils ont fait. "S'ils ne demandent pas pardon aux Ivoiriens et aux victimes pour ce qu'ils ont fait, il n'y aura pas de grâce (présidentielle), il n'y aura pas d'amnistie. Je veux que cela soit clair", a t-il fermement déclaré.
La Côte d'Ivoire a connu cinq mois de violences postélectorales, qui ont fait plus de 3 000 morts entre décembre 2010 et avril 2011. Violences survenues après le refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara. Pour Ouattara, la présidentielle d'octobre prochain, qu'il "compte remporter dès le premier tour (...), devra tourner définitivement la page de cette crise".


jeuneafrique.com

La Chine construira un centre Météorologie au Cameroun

entretien-robert-nkili-ambassadeur-chineC’était l’un des sujets d’échange entre le nouvel ambassadeur reçu le ministre Robert Nkili, vendredi.
Après la rencontre de mardi dernier à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, lors de la réception des aéronefs MA60, Wei Wenhua, ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun a rendu une visite « plus officielle »,
vendredi dernier au ministre des Transports, Robert Nkili. Occasion, selon le diplomate, de « parler de la coopération entre la Chine et le Cameroun dans le domaine des transports, où de beaux résultats ont été enregistrés ces dernières années », estime-t-il. Wei Wenhua souligne d’ailleurs que « ces dernières semaines, les deux pays ont échangé beaucoup de notes, en vue précisément du renforcement des infrastructures météorologiques ». Le ministre Nkili précise à ce propos que « la météorologie est aujourd’hui un grand dossier dans le monde et la Chine a décidé de créer un centre d’appui météorologique en Afrique. Le Cameroun qui figurait dans la short-list de cinq pays africains pressentis pour abriter ce centre, a finalement été choisi pour être le lieu de développement de cette technologie sur le continent ». D’ici un an maximum, a relevé le ministre, « on aura une meilleure visibilité sur ce dossier ».

Les discussions entre les deux personnalités ont également porté sur la coopération sino-camerounaise en matière de chemin de fer, infrastructures portuaires et autoroutes. Le ministre Nkili a indiqué au diplomate chinois que la mise en service du port en eau profonde de Kribi nécessite l’apport de deux autres modes de transport : ferroviaire et routier.
En marge de cette audience, face à la presse, le ministre des Transports a évoqué les conditions de mise en service des aéronefs MA60. « Mercredi, 22 avril prochain, j’organise dans mon département ministériel une réunion avec les responsables de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), les experts de l’aviation civile chinoise et ceux de l’autorité aéronautique du Cameroun, pour cocher ensemble les exigences qu’il y a afin qu’un avion soit déclaré apte à voler dans le civil. C’est après cette réunion que le OK sera donné, pour que les MA60 puissent véritablement se déployer », a annoncé Robert Nkili. Il a souligné que c’est également à ce moment-là que Camair-Co, destinataire de ces aéronefs, va pouvoir faire son plan d’occupation et de vol de ces appareils.entretien-robert-nkili-ambassadeur-chine

Un opposant Gabonais meurt à Yaoundé. André Mba Obam était en escale pour un voyage à destination de l’Afrique du Sud

André Mba Obame n’est plus. L’illustre homme politique du Gabon est décédé ce dimanche 12 avril 2015 à Yaoundé des suites d’une longue maladie.

Si le mystère plane encore sur le lieu exact du décès d’André Mba Obame, son entourage fait savoir que ce dernier est arrivé la semaine dernière de Niamey, la capitale du Niger pour la capitale politique du Cameroun où il attendait un visa d’entrée en Afrique du Sud. «Il était question qu’il retourne en Afrique du Sud pour la suite de ses soins. Malheureusement, le sort en a voulu autrement» se désole notre source.

Âgé de 58 ans, André Mba Obame a été un ponte du régime qui a dirigé pendant 42 ans, le Gabon avec aux commandes Omar Bongo. Au lendemain du décès de ce dernier en 2009, celui qui était alors ministre de l’intérieur, bascule dans l’opposition contre son ex grand ami Ali Bongo Ondimba, devenu président de la République du Gabon après des élections controversées d’aout 2009.

Candidat malheureux à cette présidentielle, André Mba Obama a sombré dans une grave maladie trois ans plus tard. Depuis lors, il n’a plus repris une vie politique normale.

Il décède deux jours après la disparition à Paris, de Rose Francine Rogombé, ex présidente du Senat Gabonais qui est devenu célèbre quand elle avait été appelée à assurer l’intérim de la Présidence du Gabon après le décès des suites de maladie de Omar Bongo.

Le Gabon, pays limitrophe du Cameroun, sort donc d’un week-end très éprouvant.

YAOUNDE - 12 AVRIL 2015
© Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net

Nigeria : comment le président Buhari peut vaincre Boko Haram

Muhammadu Buhari, le nouveau président du Nigeria qui entrera en fonction le 29 mai, sera jugé rapidement sur le dossier de Boko Haram. Pour parvenir à juguler la violence du groupe islamiste qui sévit au nord-est du pays à la frontière du Tchad, du Niger et du Cameroun, il lui faudra continuer et accentuer l'effort militaire engagé par son prédécesseur,Goodluck Jonathan, avec beaucoup de retard.
Il lui faudra également restructurer une armée en plein doute après le limogeage, ces dernières années, des chefs d'état-major des armées de terre et de l'air. Muhammadu Buhari devra aussi veiller à ce que les moyens financiers mis à la disposition de l'institution ne soient pas détournés (le budget de l'armée représente 11 % du budget fédéral).

Le problème du delta du Niger

C'est à ce prix que les troupes nigérianes parviendront à occuper les terrains libérés de l'emprise de Boko Haram, ce qui n'est, pour l'heure, pas le cas et demeure la grande faiblesse de l'offensive anti-islamiste actuelle. Là encore Buhari est lui-même son meilleur argument: ancien général, il devrait avoir moins de mal à se faire entendre des officiers que l'ex-président Goodluck Jonathan. Sur le plus long terme, Muhammadu Buhari a dit son intention de mieux équilibrer religieusement et ethniquement l'armée.
A priori moins urgent, le processus de paix dans le delta du Niger sera également difficile à gérer, car cette zone, où pullulent les groupes armés, est très sensible. C'est de là que provient le pétrole, principale ressource du pays, et c'est également une zone très opposée au nouveau pouvoir. «Il va falloir beaucoup de doigté, sinon une reprise de la lutte est possible», souligne Benjamin Augé, chercheur à l'Institut français de relations internationales (Ifri). En jeu: la fin de l'Amnesty Process qui permet depuis 2008 à quelque 26.300 ex-miliciens de toucher 400 dollars par mois.
Tanguy Berthemet lefigaro.fr

RDC: la majorité se réunit pour évoquer le calendrier électoral

En République démocratique du Congo, la majorité politique s’est une nouvelle fois donnée rendez-vous à la ferme privée du président Kabila dans la périphérie de Kinshasa. Les participants ont évoqué les prochaines échéances électorales locales et provinciales. En revanche, il n'a pas été question de la présidentielle.
De l’avis de nombreux participants, la question de la présidentielle de 2016, qui semble diviser la majorité, n’a pas été abordée à Kingakati. Sur ce chapitre des élections, les participants ont tout simplement été invités à parler du couplage des locales et des provinciales. Selon le député PPD Shadari Razanari, ce couplage permettrait de respecter le calendrier élaboré par la Ceni, compte tenu du délai très proche de la date du dépôt des candidatures à ces scrutins le 15 avril.
Lire la suite : http://www.rfi.fr/afrique/20150413-rdc-majorite-reunit-evoquer-le-calendrier-electoral-kabila/

Guinée: la police ouvre le feu sur des manifestants, plusieurs blessés (source médicale)

Plusieurs partisans de l'opposition guinéenne qui voulaient manifester à Conakry contre le pouvoir ont été blessés à balles réelles lors de heurts lundi avec la police, a-t-on appris de source médicale.
"De violents affrontements ont opposé des jeunes manifestants aux forces de l’ordre à Hamdallaye (un quartier de la capitale, NDLR) où les forces de l’ordre ont tiré sur trois jeunes manifestants" qui ont été blessés, a affirmé à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un médecin de la clinique Jean Paul II.
(AFP 13/04/15)

Béatrice Epaye: en RCA, «que les gens se parlent, se réconcilient»

En Centrafrique, les anciens combattants Seleka et anti-Balaka doivent se retrouver à la fin de ce mois d’avril dans un grand forum de réconciliation. Ce Forum de Bangui est indispensable à la tenue ensuite d’une élection présidentielle. Mais une figure de la société civile tire la sonnette d’alarme. Jusqu’à la semaine dernière, Béatrice Epaye présidait la commission préparatoire du Forum. Aujourd’hui, elle est limogée, et elle craint que cette future table ronde ne soit « prise en otage » par quelques proches de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Béatrice Epaye s’en explique au micro de Christophe Boisbouvier.

Le président du Niger sur Boko Haram : "Des amateurs"

Mahamadou Issoufou, président du Niger, se félicite auprès du JDD d'avoir fait reculer Boko Haram au Nord du Nigeria. Il critique également ceux qui "ont débarqué Kadhafi" en Libye et "condamne" les caricatures de Charlie Hebdo.
Quel bilan tirez-vous de l'opération que vous avez lancée contre Boko Haram?
Boko Haram a été très fortement affaibli. Le 6 février, quand il a attaqué le Niger, nous lui avons infligé une défaite historique. Depuis le 8 mars, les armées tchadienne et nigérienne mènent des opérations à l'intérieur du Nigeria. Tous leurs objectifs ont été atteints en moins d'un mois.
Les forces de Boko Haram ont été surestimées. Et ce parce que l'organisation avait multiplié les conquêtes face à l'armée nigériane. Mais lors des premiers contacts avec nos forces, on s'est vite rendu compte qu'ils étaient des amateurs. Certes, ils ont leur foi, cette foi aveugle, mais cela n'a pas été suffisant. Le mythe de l'invincibilité de Boko Haram est tombé.
Nous collaborons avec des pays amis, en particulier la France, dans le domaine du renseignement. Mais nous voudrions le vote d'une résolution à l'ONU pour que la communauté internationale nous apporte aussi un soutien matériel et financier. Nous ne sommes pas des pays riches et cette guerre nous coûte très cher. Tellement cher, que je suis contraint d'y affecter des ressources que je pourrais orienter vers l'éducation, la santé…

Comment expliquez-vous cette rapidité?
Bénéficiez-vous d'aide de pays occidentaux dans cette guerre?
(Le JDD 13/04/15)

Elections au Nigeria: prolongation du vote dans l'Etat de Rivers (sud)

Les opérations de vote ont été prolongées dimanche dans l'Etat pétrolier de Rivers, dans le sud du Nigeria, dans les bureaux où les élections locales ont été perturbées samedi, ont déclaré des responsables nigérians.
Cette mesure de prolongation concerne neuf districts, selon la responsable de la Commission électorale indépendante (Inec) pour l'Etat de Rivers, Gesila Khan.
Le matériel électoral, selon elle, n'a jamais été livré samedi dans certains bureaux. Les résultats ont dû être annulés dans d'autres bureaux, où les bulletins ont été volés, a-t-elle ajouté.
Mme Khan n'a pas spécifié combien de bureaux ont été touchés, et on ignore, pour l'instant, l'impact sur les résultats des élections au niveau de l'Etat.
Les élections des gouverneurs ont eu lieu dans 29 Etats nigérians samedi, et l'ensemble des électeurs des 36 Etats se sont rendus aux urnes pour élire les représentants des assemblées locales.
Toute l'attention a été portée sur l'Etat de Rivers, d'où provient une grande partie de la production pétrolière et gazière du premier producteur d'or noir d'Afrique. Des violences ont éclaté dans cet Etat dès l'annonce des résultats de la présidentielle, fin mars, et se sont poursuivies lors des élections locales.
Cet Etat, fief historique du Parti démocratique populaire (PDP) du président sortant Goodluck Jonathan, est le théâtre de tensions depuis que son gouverneur, Rotimi Amaechi, a claqué la porte du PDP pour rejoindre le Congrès progressiste (APC), principale formation d'opposition, dont le candidat, Muhammadu Buhari, a remporté la présidentielle.
La porte-parole de M. Amaechi, Ibim Semenitari, a accusé dimanche le PDP de tenter de voler la victoire en bourrant les urnes.
Mme Semenitari a appelé l'Inec à mener une enquête sur la base des accusations de l'APC, "afin de s'assurer que la voix du peuple n'est pas passée sous silence".
Les forces de l'ordre ont été déployées en grand nombre dimanche, à nouveau, dans les rues de Port-Harcourt, la capitale de l'Etat de Rivers, en prévision de débordements à l'annonce des résultats.
M. Jonathan a remporté 95% des voix dans cet Etat lors de la présidentielle, un résultat déjà largement contesté par l'opposition.
(AFP 12/04/15)

mercredi 4 février 2015

Can 2015 : « Il y aura du courant à Kinshasa » pour le match RDC-Côte d’Ivoire

La Société nationale d’électricité (Snel) dit avoir pris toutes les dispositions pour éviter les coupures de courant à Kinshasa. Le directeur de distribution de la capitale, Rombaut Fumani, a notamment évoqué la réduction de l’alimentation des industriels pour permette à tout le monde de suivre la rencontre de demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations 2015 qui oppose la RDC à la Côte d’Ivoire mercredi 4 février à Bata. « Il y aura du courant dans la ville. Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas de courant », a affirmé Rombaut Fumani. Il a appelé tous les abonnés à signaler toute coupure dans leurs quartiers. « Le plus important pour nous c’est de déployer des équipes partout dans la ville. S’il y a un problème qui arrive, adressez-vous aux centres de la Snel les plus proches », a déclaré Rombaut Fumani. Le seul cas relevé jusqu’ici est la panne de câble qui alimente Kimbondo et Matadi Mayo, a-t-il indiqué. « Les équipes sont déjà à pied d’œuvre et nous pensons que d’ici deux à trois heures cette panne va être levée et cette partie de la ville va être alimentée pour permettre aux concitoyens de suivre le match de la Can, surtout que ce sont les Léopards qui jouent », a assuré Rombaut Fumani. « Mais là où le délestage est prévu, il sera appliqué comme d’habitude. Je préfère vous dire la vérité », a ajouté le directeur de distribution de Kinshasa.​ radiookapi.net

Togo : la présidentielle aura lieu au plus tard le 5 mars, selon la Cour constitutionnelle

La Cour constitutionnelle togolaise vient de fixer la tenue de la prochaine présidentielle au plus tard le 5 mars, prenant de court la plupart des acteurs politiques du pays. C’est par un communiqué publié le 2 février que la Cour constitutionnelle a proposé "selon la loi" que l’élection présidentielle se tienne entre le 17 février et le 5 mars prochains. Le mandat de Faure Gnassingbé ayant débuté le 4 mai 2010, date de prestation de serment, il doit prendre fin le 3 mai 2015. Selon la Constitution, l’élection présidentielle doit être ouverte 75 jours au plus tôt et 60 jours au plus tard avant la fin du mandat en cours. Ainsi, le scrutin devrait se tenir entre le 17 février et le 5 mars, délai de rigeur. Un délai raisonnablement tenable ? La loi demande aux candidats de se faire enregistrer 45 jours avant le scrutin. Or ce délai est déjà dépassé, et le parti au pouvoir n’a toujours (officiellement) pas désigné son candidat. À quatre semaines du délai imposé par la Constitution, la liste électorale n'est toujours pas arrêtée. Les opérations de révision sont en cours et la Commission électorale peine à rendre public un organigramme précis de ses activités. La réception des candidatures n'est d'ailleurs pas ouverte et on voit mal comment la Cour constitutionnelle pourrait recevoir et valider les candidatures avant l'ouverture de la campagne, qui devrait avoir lieu si on se refaire à son communiqué, au plus tard le 19 février. Une opposition désarçonnée "Nous sommes surpris", a déclaré Kafui Adjamagbo-Johnson, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2010. Et pour cause, la majorité de la classe politique s’attendait à ce que ce scrutin se déroule au plus tôt à la fin avril. D’autres leaders de l’opposition souhaitaient un report afin de permettre à l’administration électorale de peaufiner les réglages que les opposants estiment nécessaires pour garantir une élection crédible et transparente.

RDC : Bukavu pour dénoncer l'"acharnement" du pouvoir

Un millier de personnes ont manifesté mardi à Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo contre l'"acharnement" dont fait preuve selon eux le pouvoir vis-à-vis de Vital Kamerhe, l'un des opposants les plus virulents du président Joseph Kabila, a constaté un journaliste de l'AFP. "Non à une parodie de justice contre Vital Kamerhe, vive les martyrs de la loi électorale, non à l'acharnement contre Vital Kamerhe", pouvait-on lire sur les calicots des manifestants. Président de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), troisième parti de l'opposition par le nombre de ses élus à l'Assemblée nationale, M. Kamerhe a été l'un des principaux organisateurs de la contestation contre le projet de révision de la loi électorale à l'origine de violences meurtrières dans le pays du 19 au 22 janvier. Le 28 janvier, la Cour suprême de justice congolaise a décidé de le juger pour une affaire de diffamation vieille de plus de trois ans. L'UNC affirme que le litige a été réglé à l'amiable il y a longtemps, et dénonce "un acharnement aux allures politiciennes" destiné à empêcher M. Kamerhe de se présenter à la prochaine présidentielle en obtenant sa condamnation. A l'occasion de son examen au Parlement, le projet de révision de la loi électorale présenté par le gouvernement a entraîné des troubles à Kinshasa et dans plusieurs villes de provinces au cours desquels 13 à 42 personnes, selon les sources, ont été tuées. Pour les détracteurs de ce texte, le projet n'avait d'autre but que de permettre à M. Kabila, de se maintenir à la tête de l’État au-delà de ce que permet la Constitution en rendant possible un report de la présidentielle de 2016. Bien qu'amputée de sa disposition la plus contestée, la nouvelle loi adoptée le 25 janvier ne semble en mesure d'apaiser aucune des craintes exprimées par les opposants au projet. M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat fin 2016. Autorisée par la mairie et encadrée par la police, la manifestation de l'UNC à Bukavu, fief de M. Kamerhe, s'est déroulée sans encombre, selon le journaliste de l'AFP. Ancien président de l'Assemblée nationale, M. Kamerhe a été le directeur de campagne de M. Kabila pour la présidentielle de 2006. Entré en dissidence en 2010, il est arrivé troisième (avec moins de 8% des voix) à la présidentielle de 2011, marquée par des irrégularités massives. Mentionnant le cas de M. Kamerhe et celui de deux autres opposants et d'un militant associatif récemment rattrapés par des juges, six organisations de défense des droits de l'Homme rassemblées autour de l'Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) dénoncent dans un communiqué publié mardi "l'instrumentalisation de la justice à des fins politiques" "Depuis un certain temps, écrivent-elles, nos organisations constatent avec beaucoup d’amertume que le pouvoir de Kinshasa utilise la justice congolaise [...] pour matraquer sérieusement les opposants et les défenseurs des droits de l’Homme". Face à des accusations similaires, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende dénonçait il y a quelques jours une "stratégie de discréditer", "toujours la même", et reprochait aux opposants de rechercher une "République des privilèges" où ils ne seraient jamais mis en cause.

Neuf soldats tchadiens et 200 islamistes de Boko Haram tués mardi au Nigeria (état-major tchadien)

Neuf soldats tchadiens et 200 islamistes de Boko Haram ont été tués mardi au Nigeria lors du déclenchement de l’offensive terrestre de l'armée tchadienne depuis le Cameroun, a annoncé mercredi à N'Djamena l'état-major de l'armée tchadienne. "Nous déplorons 9 morts et 21 blessés. Côté ennemi : plus de 200 morts ; matériels récupérés ou détruit : une dizaine de véhicules équipés d’armes lourdes et des centaines des motos détruites ; un canon de 105 mm sans recul récupéré", indique l'état-major dans un communiqué, ajoutant : "ce bilan est provisoire car le ratissage" de la zone continue. "Ce (mardi) 3 février 2015, la position de nos forces basées le long de la frontière Cameroun-Nigeria a été une nouvelle fois attaquée par les Boko-Haram aux environs de cinq heures" (04H00 GMT), précise le texte. "Nos vaillantes forces ont rigoureusement riposté. Une poursuite fut aussitôt engagée jusqu’à leur base de Gamboru et de Ngala où ils furent complètement anéantis". Mardi, l'aviation tchadienne a pilonné les positions des islamistes à Gamboru. Des combats au sol ont opposé islamistes nigérians et soldats tchadiens, mais ces derniers ont pris le dessus et ont pu entrer dans la ville nigériane où ils ont passé leur première nuit en territoire nigérian. De violents combats ont éclaté de nouveau mercredi matin dans la zone frontalière.