vendredi 24 janvier 2014

Guinée-Bissau : le chronogramme électoral sera respecté, selon Duarte Barros

(Fraternité Matin 21/01/14)
Le premier ministre Bissau Guinéen Ruis Duarte Barros, reçu en audience ,le lundi 20 Janvier, par le Président Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des états de l' afrique de l'ouest (Cedeao) a indiqué être venu faire le point sur les avancées du processus électoral de son pays. "Je porte un message du Président de la transition de la Guinée Bissau pour faire le point au Président Ouattara, président en exercice de la Cedeao sur les élections. Nous sommes engagés dans le processus électoral et respectons le chronogramme qui doit prendre fin en mars 2014", a-t-il dit à la fin de l’audience que lui a accordé le Chef de l'État ivoirien. Lors des travaux de la 42ème session ordinaire du sommet des Chefs d'État et de Gouvernement de la Cedeao en février 2013, à Yamoussoukro, les Chefs d’État avaient noté que la situation en Guinée Bissau s’était nettement améliorée. "Le pays s'est installé sur la voie de la normalité et les efforts d'ouverture des autorités de transition ont porté leurs fruits. Il faudra aller vers plus d'ouverture, d'inclusion et de responsabilisation », avait insisté le président en exercice de la Cedeao. Les autorités intérimaires, mises en place à la suite du coup d'État militaire du 12 avril, auraient dû organiser l’élection présidentielle et les législatives en Guinée-Bissau le 24 novembre dernier. Ce qui devrait mettre fin à la transition depuis le coup d’État militaire de 2012. Ces élections sont désormais prévues pour le 16 mars prochain. Ouattara Ouakaltio

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À Mombasa, le thé noir se négocie à prix d'or

(Jeune Afrique 21/01/14)
Plaque tournante de la filière en Afrique de l'Est, Mombasa voit l'excellente production rwandaise atteindre des valeurs records. À Mombasa, les lundis et les mardis sont chargés pour les courtiers de la puissante Association est-africaine du commerce du thé (EATTA). Intermédiaires entre les producteurs de la région, qu'ils représentent, et les acheteurs internationaux, ils mettent aux enchères des thés noirs venus de toute l'Afrique de l'Est. Sous les boiseries de la salle des ventes de l'association, installée dans le centre de la ville portuaire kényane depuis 1956, rien n'a changé. Chacun propose un prix pour un lot, et le traditionnel coup de marteau l'adjuge au mieux-disant des 75 acheteurs agréés. Parmi eux, les représentants des plus grandes maisons du monde - Unilever, Twinings, Finlays, McLeod Russel et Tata -, qui totalisent à elles cinq environ 40 % du volume vendu.
Mombasa : plaque tournante
"Depuis la fermeture, en 1999, de la place de Londres, trop éloignée des centres de production, les grands négociants ont relocalisé leurs achats dans les Bourses plus proches des plantations et des usines, explique Brian Ngwiri, directeur du marketing de l'EATTA. Mombasa a pris de l'importance, devenant une plaque tournante : la quasi-totalité de la production de thé noir est-africain y est embarquée."
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Sénégal: la justice se dit incompétente pour annuler les poursuites contre Karim Wade

(AFP 21/01/14)
DAKAR, 21 janvier 2014 (AFP) - La justice sénégalaise s'est déclarée mardi incompétente pour se prononcer sur une demande d'annulation des poursuites contre Karim Wade, fils de l'ex-président Abdoulaye Wade, détenu depuis neuf mois pour enrichissement illicite présumé, a rapporté un de ses avocats. "Nous avions saisi la Chambre d'accusation (de la Cour d'appel de Dakar) aux fins d'annulation de la procédure" visant Karim Wade, elle "s'est déclarée incompétente pour prononcer l'annulation", a indiqué à l'AFP l'avocat sous couvert de l'anonymat. Il n'a pas souhaité s'exprimer sur un éventuel recours à d'autres juridictions dans ce dossier. Karim Wade fut un des ministres d'Abdoulaye Wade, qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012. Il a été inculpé une première fois et placé en détention préventive le 17 avril 2013 à Dakar, accusé d'avoir acquis de manière illicite divers biens et sociétés pour 694 milliards de FCFA (près de 1,06 milliard d'euros), ce qu'il nie. En septembre 2013, le procureur de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI, juridiction spéciale sénégalaise) a adressé à Karim Wade une nouvelle mise en demeure pour lui demander de justifier dans un délai d'un mois l'origine de 98,6 milliards de FCFA (plus de 150 millions d'euros) déposés, selon l'accusation, dans des comptes d'une banque à Monaco. Il a une nouvelle fois été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 16 octobre 2013, et demeurait en détention mardi. Ses avocats et proches estiment que les autorités "n'ont aucune preuve", et réclament sa libération. Plusieurs responsables du régime d'Abdoulaye Wade ont fait l'objet ces derniers mois d'enquêtes pour enrichissement illicite présumé, ayant conduit à la détention préventive pour certains. cs/mrb/jlb

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L’Egypte en route vers un régime présidentiel fort

(AFP 21/01/14)
La nouvelle Constitution, soumise à référendum les 14 et 15 janvier, a été largement approuvée par les Egyptiens. Un scrutin peut en cacher un autre. Avec l’annonce des résultats officiels du référendum sur le nouveau projet de Constitution, l’Egypte tourne la page d’une active campagne politique et médiatique. Dans la soirée du 18 janvier, la commission électorale a confirmé la victoire massive du « oui » par 98,1% avec un taux de participation de 38,6%. Si, comme l’a souligné le président de la commission électorale, ces chiffres dépassent ceux obtenus un an plus tôt par l’administration Morsi, ils semblent toutefois en deçà des attentes et des moyens mis en œuvre par le gouvernement intérimaire. Pendant plusieurs semaines, ce scrutin a fortement mobilisé l’actuelle coalition issue de la destitution de l’islamiste Mohamed Morsi, le 3 juillet dernier, ainsi que la plupart des médias acquis à la cause des militaires. Tous appelaient d’une seule voix à approuver les révisions de la Constitution «pour que le pays prenne enfin le chemin de la stabilité». Place Tahrir, au Caire, les affiches en faveur de la Constitution ont rapidement disparu au lendemain du scrutin. La campagne pour le référendum est terminée. Mais une autre pourrait très vite suivre, à en croire la feuille de route du gouvernement de transition. Sa dernière version appelle à convoquer des élections parlementaires et présidentielle dans les six mois qui suivent les résultats du référendum. Quelques jours avant le vote, le quotidien Al Shorouk rapportait que le ministre de la Défense, le général Abdelfatah Al Sissi, préférait la tenue d’élections parlementaires avant la présidentielle. Dans ce cas, pourquoi s’est-il exprimé sur sa possible candidature à la plus haute fonction de l’Etat ? Le général, qualifié d’«homme le plus populaire d’Egypte» par Amr Moussa, membre du comité qui a travaillé sur la nouvelle mouture constitutionnelle, transformait ainsi le référendum en sondage d’opinion. Un plébiscite émaillé de violences «Al Sissi a demandé aux femmes de descendre, nous sommes descendues. S’il veut autre chose, qu’il nous le dise», lance une jeune femme devant les caméras de la chaîne Huriatna. Mais le général va-t-il vouloir surfer sur la vague du «oui» ? Sa candidature jouit-elle d’un soutien suffisant au sein de l’armée ? Le retour d’un militaire au pouvoir n’est-il pas un pari trop risqué dans un pays où la contestation sociale et politique est loin d’être éteinte ? Avant l’annonce d’un calendrier électoral clair, ces questions resteront sans réponse. Au lendemain de la proclamation des résultats du référendum, les journalistes peuvent seulement s’adonner à une série d’interprétations. Pour l’envoyé spécial de la chaîne saoudienne Al Arabiya, la victoire du «oui» revêt une double signification : les Egyptiens attendent le retour de la stabilité, et seul un militaire comme le général Abdelfatah Al Sissi peut les conduire dans cette voie. Mais le chemin s’annonce encore long. En plus d’être semé d’embûches. On imagine mal la répression contre les membres des Frères musulmans ou les opposants à un régime militaire s’arrêter dans les prochains mois. Le référendum a été émaillé de violences et d’arrestations au Caire, à Alexandrie, à Ismaïliya et à Suez. Vendredi dernier, des affrontements ont éclaté dans plusieurs localités entre forces de l’ordre et partisans de la confrérie, faisant plusieurs victimes. Selon le ministère de l’Intérieur, 123 manifestants ont été arrêtés dans tout le pays. Du côté des médias, la machine de diabolisation tourne à plein régime : un court spot diffusé sur la chaîne ONtv énumère, images à l’appui, les mensonges des Frères musulmans. Le dernier en date : la répression sanglante de leurs partisans sur les places Raba‘a Al Adawiya et Al Nahda le 14 août 2013. Selon le programme télévisé, «les morts» n’étaient pas vraiment morts. Ils jouaient seulement une macabre comédie écrite par les Frères musulmans. Une image de quelques secondes le prouve : un corps immobile sous un linceul blanc se met soudainement à gigoter. Le 14 août dernier, près d’un millier d’Egyptiens ont été tués et blessés lors du démantèlement du sit-in de Raba‘a Al Adawiya. Par ailleurs, il n’est pas impossible que des groupes révolutionnaires appellent à manifester le 25 janvier à l’occasion du troisième anniversaire de la révolution. Certains, comme le Mouvement du 6 avril, ont déjà exprimé leur opposition au virage autoritaire de l’armée. Gamal, étudiant en droit à l’université du Caire, pense descendre dans la rue : «Nous n’avons pas fait la révolution pour retomber dans les bras d’un militaire. Je veux un pouvoir civil.» Mais tous ses amis ne partagent pas le même avis. Une situation difficile à gérer dans un pays aussi polarisé. Son opposition à l’armée le range immédiatement dans la catégorie «des Frères musulmans», alors que Gamal souhaite seulement éviter que le pays ne retombe dans un système combattu par des millions d’Egyptiens en 2011. D’après des propos relayés par le quotidien Masry Al Youm, le général Abdelfatah Al Sissi aurait nié le retour «d’anciens visages» sur la scène politique égyptienne. A quelques jours des commémorations de l’an 3 du soulèvement populaire, l’héritage de la révolution est en jeu. Morsi sera jugé pour «outrage à magistrat» Vingt-cinq personnes seront jugées en Egypte pour «outrage à magistrat», dont le président Mohamed Morsi destitué par l’armée et plusieurs islamistes, mais aussi des figures du courant libéral, dont le militant Alaa Abdel Fattah. «Pour le moment, nous savons que 25 personnes seront jugées pour le même chef d’accusation, mais nous ne savons pas encore s’il s’agira d’une seule affaire ou de plusieurs procès», a indiqué, hier à l’AFP, Ahmed Seif Abdel Fattah, avocat et père de Alaa Abdel Fattah, figure de la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir. Outre MM. Morsi et Abdel Fattah, plusieurs dirigeants de la confrérie des Frères musulmans du président destitué seront jugés ainsi que des journalistes et le politologue et ex-député Amr Hamzawy, figure du mouvement libéral en Egypte. Tous sont accusés d’avoir tenu des propos offensants à l’encontre de l’institution judiciaire et de ses membres, selon l’agence officielle Mena qui précise qu’aucune date n’a été fixée pour leur comparution. M. Morsi doit ainsi répondre d’accusations lancées lors d’un discours fin juin, peu avant sa destitution, dans lequel il reprochait nommément à un juge d’avoir «couvert des fraudes électorales» lors des législatives de 2005. M. Abdel Fattah, lui, doit répondre de propos écrits sur Twitter, dénonçant l’attitude des juges lors de procès contre plusieurs ONG en Egypte. - See more at: http://fr.africatime.com/articles/legypte-en-route-vers-un-regime-presidentiel-fort#sthash.0DiyD1Fh.dpuf

Libye: peu de progrès sur les droits de l'homme, selon HRW - See more at: http://fr.africatime.com/articles/libye-peu-de-progres-sur-les-droits-de-lhomme-selon-hrw#sthash.t1DrzPrc.dpuf

(AFP 21/01/14)
TRIPOLI, 21 janvier 2014 (AFP) - La Libye n'est pas parvenue à faire des progrès sur le chapitre des droits de l'Homme, plus de deux ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, a estimé Human Right Watch (HRW), dans son rapport annuel publié mardi. "La Libye ne parvient pas à instaurer l'Etat de droit et à protéger les droits des citoyens, au moment où le pays sombre dans l'anarchie", a estimé l'organisation de défense des droits de l'Homme dans son chapitre consacré à la Libye. HRW reconnaît que le gouvernement dispose de "capacité limitée à contenir les centaines de milices armées responsable d'abus en dehors de tout contrôle du gouvernement". L'organisation souligne toutefois que les autorités de transition sont en mesure de faire des progrès sur "les réformes des lois répressives qui violent les droits de l'Homme et entravent la transition démocratique dans le pays". Ainsi, HRW a exhorté le gouvernement à amender des lois qui imposent la peine de mort, restreignent notamment la liberté d'expression et consacrent la discrimination contre les femmes. L'organisation estime que "le code pénal impose également des peines sévères pour une série de crimes vaguement définis , comme "offense" envers un fonctionnaire ou "insultes" des autorités. Elle dénonce par ailleurs des dizaines d'assassinats à Benghazi et Derna, dans l'est du pays, ayant visé des juges, des militantsactivistes politiques et des membres des forces de sécurité. "Les autorités n'ont pas conclu des enquêtes sur les assassinats à motivation politique, les attaques contre des manifestants à Benghazi et à Tripoli, et contre les journalistes et les missions diplomatiques étrangères, évoquant le manque de ressources et de la situation de sécurité précaire", a-t-on ajouté de même source. Au volet de la liberté d'expression, HRW a dénoncé des menaces et agressions contre des dizaines de journalistes principalement à Tripoli et à Benghazi. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011, les autorités de transitions ont échoué à dissoudre des milices formées par les rebelles ayant combattu le régime Kadhafiste. Ces milices aux diverses motivations font la loi dans le pays et sont accusées régulièrement de violations des droits de l'homme, torture, détentions arbitraires et exécutions extra-judiciaires. ila-yba/hj - See more at: http://fr.africatime.com/articles/libye-peu-de-progres-sur-les-droits-de-lhomme-selon-hrw#sthash.t1DrzPrc.dpuf

Jusqu'à 5 ans de prison pour 30 islamistes émiratis et égyptiens - See more at: http://fr.africatime.com/articles/jusqua-5-ans-de-prison-pour-30-islamistes-emiratis-et-egyptiens#sthash.aT3ZODtl.dpuf

AFP 21/01/14)
ABOU DHABI, 21 janvier 2014 (AFP) - Vingt Egyptiens et dix Emiratis, accusés d'avoir constitué une cellule des Frères musulmans aux Emirats arabes unis, ont été condamnés mardi à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison, a annoncé l'agence officielle WAM. "La Cour de sûreté de l'Etat a condamné les 30 accusés dans l'affaire de la cellule des Frères musulmans à des peines allant de trois mois à cinq ans de prison", a indiqué l'agence. Elle a précisé que six des Egyptiens ont été condamnés par contumace par ce tribunal dont les verdicts sont sans appel. Les Egyptiens seront expulsés après avoir purgé leur peine, a précisé l'agence selon laquelle le tribunal a ordonné "la dissolution de l'organisation des Frères musulmans égyptiens sur le territoire émirati". Selon le quotidien de langue anglaise Gulf News, un des suspects égyptiens a été acquitté et uniquement condamné à verser une amende. Seuls des journalistes choisis au compte-goutte et représentant les médias émiratis ont été autorisés à assister au procès depuis son ouverture en novembre 2013. Les partis politiques sont interdits aux Emirats, riche pays pétrolier épargné par les soulèvements qui ont touché plusieurs pays arabes. Les islamistes émiratis et égyptiens avaient été arrêtés en 2012 et début 2013, alors que les relations étaient extrêmement tendues entre les Emirats et le pouvoir issu des Frères musulmans en Egypte. L'ancien chef de la police de Dubaï, le général Dhahi Khalfane, avait accusé l'an dernier les Frères musulmans de comploter pour renverser les monarchies arabes du Golfe. Les dix Emiratis font partie d'un groupe de 69 islamistes déjà condamnés le 2 juillet dernier à des peines allant de 7 à 15 ans de prison pour avoir formé une "organisation secrète" dans l'intention de "prendre le pouvoir", et pour avoir entretenu des contacts avec les Frères musulmans. Les Emirats soutiennent sans réserve le pouvoir mis en place par l'armée qui a destitué le président islamiste Mohamed Morsi début juillet, et ont apporté un soutien financier de 4,9 mds USD à ce pays, outre un dépôt sans intérêt de 2 mds USD à la Banque centrale égyptienne. Dans un communiqué publié avant l'énoncé du verdict, Amnesty International avait etimé que ce procès était "tout à fait injuste" et qu'il était entaché de nombreuses "violations des droits de l'Homme", dont "des arrestations sans mandat judiciaire" et "des mois de détention au secret et sans accès à des avocats" pour les prévenus. Le communiqué ajoute que "certains des accusés ont affirmé devant le tribunal avoir été torturés pendant leur détention". at/hj - See more at: http://fr.africatime.com/articles/jusqua-5-ans-de-prison-pour-30-islamistes-emiratis-et-egyptiens#sthash.aT3ZODtl.dpuf

Algérie : Bouteflika nomme les juges chargés de la présidentielle

Les 362 magistrats de la Commission nationale de supervision des élections (CNSEL) ont été nommés lundi par Abdelaziz Bouteflika.Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a nommé, lundi 20 janvier, les 362 magistrats membres de la Commission nationale de supervision des élections (CNSEL),pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain.Présidée par le magistrat Brahmi Lachemi, celle-ci est habilitée, sur saisine ou de sa propre initiative,à prendre des décisions pour "garantir la conformité aux dispositions de la loi électorale, de la part des candidats et partis en lice et des instances chargées de l’organisation des élections". Dans la même journée, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a quant à lui installé la commission nationale de préparation du scrutin d’avril. Celle-ci, qui est présidée par le chef du gouvernement, a pour mission de veiller à la réunion de l’ensemble des conditions matérielles et humaines relatives à l’élection. L’annonce de cette installation met ainsi un terme définitif aux rumeurs et aux supputations qui donnaient le Premier ministre candidat à la présidentielle à la place de l’actuel chef de l’État.
Belkhadem candidat ?
Depuis la signature du décret portant convocation du corps électoral, 27 candidats ont retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles, a révélé, lundi 20 janvier, le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaiz à l’agence officielle APS.
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lundi 18 novembre 2013

Mondial 2014 : le Cameroun en route pour Rio

Le Cameroun de Samuel Eto'o s'est qualifié pour sa septième phase finale de Mondial, en 2014 au Brésil, en battant la Tunisie 4 à 1, dimanche à Yaoundé, rejoignant ainsi deux "géants" africains, le Nigeria et la Côte d'Ivoire, qualifiés dès samedi. Le Cameroun, qui avait fait match nul 0-0 en Tunisie à l'aller, a mené 2-0 à la pause après des buts d'Achille Webo (4e) et Benjamin Moukandjo (30e). En seconde période, Ahmed Akaichi a réduit le score pour la Tunisie, avant un doublé de Jean II Makoun (66e, 86e). Au stade Ahmadou-Ahidjo, le nombreux public camerounais n'a pas attendu bien longtemps pour exprimer sa joie. Sur une mauvaise relance de la défense adverse, Webo a intercepté le ballon pour entrer dans la surface de réparation et déclencher un tir croisé sur le montant droit de Ben Cherifia. Le ballon filait au fond du filet. A la demi-heure de jeu, Moukandjo, face au but à l'entrée de la surface, trompait une nouvelle fois le gardien visiteur d'une frappe à ras de terre. Au retour des vestiaires, les Tunisiens ont cru un court instant pouvoir renverser la situation. Mais la réduction du score par Akaichi (49e) a vexé les Camerounais, qui ont ajouté deux autres buts par Makoun, en vingt minutes, au grand bonheur de tout un peuple. QUATRE FOIS CHAMPION D'AFRIQUE En six précédentes participations à la Coupe du monde, le Cameroun, quatre fois champion d'Afrique, a obtenu son meilleur résultat en 1990 en atteignant les quarts de finale. Absents des deux dernières éditions de la CAN (2012 et 2013), les Lions indomptables avaient disputé leur première Coupe du monde en 1982. Entre 1990 et 2014, le Cameroun n'aura donc manqué qu'une phase finale, le Mondial allemand en 2006. Les deux derniers billets africains seront attribués mardi. Au Caire, les Black Stars du Ghana, faciles vainqueurs à domicile 6-1 de l'Egypte au match aller, devraient sauf énorme accident décrocher leur place pour le Mondial, quatre ans après leur quart de finale en Afrique du Sud. Le match retour entre l'Algérie et le Burkina Faso, mardi à Blida, sera le plus incertain de ces barrages retour, et certainement le plus chaud après la victoire 3-2 du Burkina grâce à deux penaltys accordés aux Etalons. Si le Ghana et l'Algérie se qualifient, la zone Afrique enverra au Brésil les cinq équipes qui étaient déjà présentes lors de l'édition 2010 en Afrique du Sud.

lundi 12 août 2013

MALI. Les quatre défis du prochain président

Réconciliation nationale, réforme de l'armée, lutte contre le terrorisme, lutte contre la corruption, reconstruction économique : le prochain président aura de quoi faire.
Les Maliens, qui se rendent ce dimanche pour élire leur prochain président lors d'un second tour qui oppose le favori Ibrahim Boubacar Keita (dit IBK) au challenger Soumaïla Cissé, veulent tourner la page. L'espoir a remplacé la résignation et le nouveau président élu aura fort à faire pour satisfaire une population traumatisée par la crise la plus grave de leur histoire et stopper la spirale de la violence. Réconciliation nationale, réforme de l'armée, lutte contre le terrorisme, lutte contre la corruption, reconstruction économique : tout un programme pour un pays aussi fragile.

La réconciliation nationale

Comme toujours, les regards seront d'abord tournés vers le nord du pays, à Kidal. Fief du mouvement rebelle touareg du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad), la ville, où les tensions inter-ethniques sont encore très vivaces, reste un foyer d'instabilité. La signature d'un accord entre les dirigeants des groupes armés et Bamako n'a pas mis fin à la réalité des antagonismes ni à l'existence d'extrémistes d'un côté comme de l'autre. L'accord signé le 18 juin à Ouagadougou avait permis un cessez-le-feu et le redéploiement de l'administration malienne dans la ville le temps du scrutin.
L'accord prévoit la reprise des négociations 60 jours après la nomination d'un nouveau gouvernement. L'issu des discussions sera décisive. Les questions du désarmement des rebelles, de leur intégration dans les forces maliennes et du statut donné aux régions du Nord doivent être tranchées. Avant l'ouverture du dialogue, les deux camps se préparent, font monter les enchères et maintiennent la pression. Le MNLA a fait savoir qu'il proposerait un statut d'autonomie au gouvernement fraîchement nommé, quel qu'il soit, et à prévenu qu'il reprendrait les armes si le combat n'est pas démocratique. "Quel que soit le président élu, s'il aime son pays, il sera obligé de négocier avec nous, sinon on va à la catastrophe", avait insisté le mouvement au lendemain du premier tour.
Dans les autres villes du Nord, les élus locaux et les associations s'évertuent à réapprendre le vivre-ensemble. A Gao, comme à Tombouctou, les réfugiés, Touaregs et Arabes, sont peu à peu de retour malgré les difficultés liées à la saison des pluies qui rend certaines routes impraticables. Et malgré la crainte d'être de nouveau pris pour cible par des populations noires rancunières. Les journalistes sur place rapportent qu'à Gao, quelques magasins appartenant à des Arabes ont rouvert. Une tension qui a baissé mais n'a pas disparu.
Au prochain président désormais de veiller à l'égalité entre les populations et de résorber les problèmes de discriminations qui pousseraient les deux parties à reprendre les armes. Les débats s'annoncent compliqués et longs. Le nouveau président devra aller vite et peut-être faire des concessions sans délaisser le Sud et sans apparaître comme un dirigeant faible.

Le terrorisme

Autre défi d'envergure : la lutte contre le terrorisme qui s'est installé dans le nord du pays à la faveur du coup d'Etat et de la déstabilisation du pays. François Hollande a estimé que la mission militaire d'éradication des terroristes liés à Aqmi était un succès. L'opération Serval a en effet donné un coup d'arrêt à leur volonté d'expansion, a détruit bon nombre de leur arsenal et a fait fuir les survivants vers le nord du Niger et dans le sud libyen, quand ils ne se sont pas fondus dans la population. Les militaires français estiment la perte des combattants islamistes "entre 500 et 600" sur 2.000 hommes dont Abou Zeïd, l'un des leader du réseau. La dernière attaque-suicide remonte désormais à avril.
Cependant, il existe toujours des poches de résistance et les djihadistes gardent une capacité de nuisance importante dans un territoire très vaste et très difficile à contrôler. La brigade des "Signataires par le sang" a conservé son potentiel et son chef, le très médiatique Mokhtar Belmokhtar, semble déterminé. Le 23 mai, un groupe armé a attaqué un camp militaire à Agadez au Niger puis le site d'uranium d'Areva à Arlit. Les attaques ont été revendiquées par "Les signataires par le sang" et par le Mujao ( Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest). Le prochain président malien devra donner une priorité à la coopération régionale pour lutter contre le terrorisme.

La remise en état de l'armée

Pour arriver à éradiquer les terroristes, le président malien devra compter sur ses soldats et s'atteler à la refonte de son armée. Humiliées après les défaites successives contre les rebelles Touaregs qui ont abouti au coup d'Etat du général Amadou Sanogo, essuyant la débâcle après l'offensive des djihadites au nord Mali, les Forces armées maliennes (Fama) ont désormais repris confiance et ont de nouveau le moral.
Un enjeu pour la France aussi qui s'est engagée à aider le Mali à reconstruire son armée. Le 14 juillet, ce sont les troupes africaines qui ont ouvert le défilé sur les Champs-Elysées. Sous son impulsion, la mission de l'Union européenne de formation de l'armée malienne (EUTM-Mali), a été lancée. Elle doit s'achever début 2014. Quatre bataillons seront formés pour la future armée malienne. Dans une interview donnée à RFI, le général français Bruno Clément-Bollée, maître d'œuvre de ce projet disait que "le premier bataillon a été formé et même engagé" soit l'équivalent de "850" hommes. Le général confiait également que l'idée de prolonger la mission et de former quatre bataillons supplémentaires n'était pas exclue. Encore faut-il que le financement suive : l'EUTM n'a qu'un budget de 12 millions d'euros sur quinze mois.
Reste un problème à résoudre : écarter les anciens putschistes menés par Sanogo. Le "Nouvel Observateur" avait recueilli les confidences de lieutenants putschistes qui suggéraient qu'ils n'avaient pas déposé les armes. L'un deux racontait : "Les ministres de la Défense, de la Sécurité intérieure, de l'Administration territoriale, des Transports, tous les membres de l'état-major sont des nôtres". "La junte [...] c'est diffus, il y a des métastases. Il y a des militaires et des civils qui n'en font pas partie mais qui respectent ses idées. Ce serait dangereux de mettre ceux qui ont fait le coup d'Etat entre parenthèses", avait aussi avertit Oumar Mariko, un jeune caporal du camp militaire de Kati, bastion des ex-putschistes. Ces derniers auraient d'ailleurs choisi leur président, pour eux, c'est IBK.

Corruption

Le Mali fait l'objet d'une corruption endémique, à tous les niveaux de l’Etat, dans les sphères politique ou militaire, et favorisée par les trafics en tout genre (drogue, armes, bétails, essence...et même d'otages). En farouche opposant de l'ancien président renversé Amadou Toumani Touré et à sa gestion catastrophique du pays, IBK a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses chevaux de bataille avec un seul credo : la "tolérance zéro".
Ce ne sera qu'à ce prix que la communauté internationale débloquera son aide de 3,5 milliards d'euros. En première ligne, la France a exprimé sa volonté de mettre en place un dispositif permettant d'assurer une traçabilité complète des projets financés au titre de la coopération. Dans une interview donnée au "Nouvel Observateur", le ministre délégué en charge du développement, Pascal Canfin expliquait : l'aide engagée ne doit pas faire "l'objet de détournement ou d'une mauvaise gouvernance comme cela a pu être le cas dans le passé. Nous avons donc décidé de mettre en place, de manière pilote, un dispositif qui assure la transparence totale de notre aide bilatérale en permettant un système de contrôle citoyen décentralisé. Ainsi, sur un site internet, chaque Malien aura accès à ce que la France a financé et au calendrier et pourra constater la réalisation du projet. Il pourra ainsi signaler par exemple par SMS à une 'hotline' d'éventuelles difficultés. Les donateurs seront donc alertés et pourront entrer en contact avec les autorités maliennes."
La mobilisation des électeurs lors du premier tour a traduit des attentes immenses à la hauteur de la tâche qui attend le nouveau président, dès le lendemain de son élection.


 
le Nouvel Observateur

mardi 16 juillet 2013

L’Afrique se libère peu à peu de la tutelle technologique occidentale

par: StarAfrica.com
Les télécommunications en Afrique avaient pour règle quasi générale de passer par l’Europe, même lorsqu’il s’agissait de communiquer entre deux pays africains voisins, et même entre deux régions d’un pays. L’Afrique est en train de s’affranchir de cette tutelle.
Bientôt, le trafic entre l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est ne sera plus routé par l’Europe.
L’opérateur des télécommunications Liquid Telecom a annoncé s’être lancé dans le perfectionnement de son réseau de fibre optique à travers l’Afrique de l’Est. Ces travaux « ont déjà permis de décongestionner le réseau, améliorer la connectivité et fournir des taux de latence très bas sur le continent africain ». Depuis l’acquisition de Kenya Data Networks, de Rwandan ISP Stream et d’InfoCom, un fournisseur de service Internet en Ouganda, Liquid Telecom, a mis la priorité sur l’intégration de ces réseaux à son propre réseau de fibre optique existant pour créer un vaste réseau IP, sans failles, très redondant. Nic Rudnick, le président directeur général de Liquid Telecom, a déclaré que « les récents problèmes d’Internet en Afrique de l’Est ont mis en exergue une fois de plus le besoin de l’Afrique en haut débit, en meilleure redondance et d’un réseau transfrontalier à grande échelle. Voilà pourquoi Liquid Télécom investit dans ses propres infrastructures ».
L’entreprise s’est lancée dans la construction de l’un des plus importants réseaux de fibre optique du continent avec des infrastructures qui vont du nord de l’Ouganda à la ville du Cap en Afrique du Sud. Elles parcourent le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana, la RD Congo et le Lesotho. Soit plus de 13 000 kilomètres. Au début du mois de juin, ce projet d’envergure a d’ailleurs décroché le prix de la « Meilleure innovation en infrastructures de réseau fixe » lors du Global Telecoms Business (GTB) Innovation 2013.
Le Cameroun élimine les relais occidentaux
Le Ministère camerounais des postes et télécommunications travaille sur un projet de construction de « points d’échanges Internet à vocation régionale ». A en croire les experts interrogés par l’Agence Ecofin, ces points d’échange vont désormais mettre fin au transit par les relais occidentaux de toutes les communications téléphoniques et Internet passées à l’intérieur du Cameroun. Ce qui va annuler un coût de transit d’environ un milliard FCFA chaque année pour l’ensemble des opérateurs dans la structure des prix des communications téléphoniques et sur Internet et, partant, le coût des communications en général. Toujours selon les explications des experts, ces points d’échanges vont aussi booster la fluidité dans les opérations de communication, et même garantir une certaine sécurité. Ce d’autant que les actes de piratage, généralement rendus plus facile lors du transport des données, seront réduits avec l’annulation du transport desdites données, qui se fait jusqu’ici entre le Cameroun et les relais occidentaux.
Le mois passé, la Commission de l’Union africaine a encouragé les gouvernements à aller dans le même sens, en se dotant de points d’échange Internet afin de « gérer localement le trafic Internet.»

RD Congo : Poursuite des combats dans le nord de Goma

Les combats se poursuivaient hier au nord   de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique  du Congo (RDC), où les rebelles du M23 affrontent l'armée régulière depuis dimanche, a indiqué une source sécuritaire.
"Le M23 tient ses positions malgré les intenses bombardements en cours", a déclaré le colonel Youssouf Boneza, commandant les opérations du mouvement rebelle dans le secteur. Ces affrontements se déroulent au nord de la localité de Kanyarucinya, à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma.
Le colonel Mamadou Mbala, des Forces armées de la RDC (FARDC, armée régulière), a affirmé que ses troupes étaient en action et allaient repousser les rebelles afin de mettre Goma "hors de danger".
En milieu de matinée, un témoin a constaté une forte présence des FARDC à Kanyarucinya. Sur la route, il a croisé à Munigi, première bourgade à la sortie de Goma, une foule qui entourait deux hommes ligotés par des militaires et présentés comme des "espions" du M23.
 Les deux parties se rejettent depuis lundi la responsabilité du début des affrontements. Selon le gouvernement congolais, 130 personnes dont 120 rebelles ont été tués entre dimanche après-midi et lundi. Ce bilan, très important au regard des bilans des affrontements précédents, n'a pu être vérifié, les autorités restreignant l'accès des journalistes sur  le terrain et le M23 n'ayant encore publié aucun bilan.

elmoudjahid.com

Un procès géant pour les pro-Gbagbo

Par
La décision a mis longtemps à tomber. Après deux ans de procédures et plusieurs reports, ce sont plus de 80 proches de l'ancien chef de l'Etat Laurent Gbagbo qui ont été officiellement renvoyés en cour
d'assises mercredi 10 juillet. Ils y seront jugés pour leur implication présumée dans la crise qui avait touché la Côte d'Ivoire entre novembre 2010 et avril 2011. Laurent Gbagbo refusait alors de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara, entraînant le pays dans un cycle de violences qui s'est soldé par la mort de plus de 3 000 personnes.
Selon les avocats de la défense, cités par l'Agence France Presse (AFP), les 84 accusés seront poursuivis pour des crimes aussi divers qu'"atteinte à la sûreté de l'Etat, complot contre la défense nationale, constitution et direction de bande armée" ou encore "attentat à l'ordre public". Pour plusieurs d'entre eux, des procédures parallèles pour infractions économiques, crime de sang ou génocide sont en cours.
L'EX-PREMIÈRE DAME VISÉE PAR LA CPI
Parmi les accusés les plus célèbres, on trouve l'ex-première dame, Simone Gbagbo, visée par un mandat de la Cour pénale internationale (CPI), ainsi que le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils de l'ancien président....

© Le Monde.fr

Guinée: au moins 10 morts et 60 blessés dans des violences inter-ethniques

Par AFP
Libération
Une explosion de violences à la machette et à l’arme à feu entre deux ethnies du sud-est de la Guinée, les Guerzé et les Konianké, a fait au moins dix morts et soixante blessés en deux jours et se poursuivait mardi.
«Il y a au moins dix morts, dont deux ce (mardi) matin et trois la nuit dernière» dans les villes de Koulé et N’Zérékoré, distantes d’une quarantaine de kilomètres, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire.
Interrogé par l’AFP depuis Conakry, un médecin de N’Zérékoré, François Lamah, a parlé «de plus de 60 blessés» dans divers centres de santé de la ville. «Les morts, on n’en parle pas», a-t-il ajouté, sans donner de chiffres, mais laissant entendre qu’ils étaient nombreux.
«Certains sont brûlés vifs, alors que d’autres sont découpés à la machette», a affirmé le Dr Lamah. «Nous n’avons pas la possibilité de gérer cette situation qui nous dépasse», a-t-il-ajouté.
Un journaliste basé à N’Zérékoré, correspondant de la radio d’Etat guinéenne RTG, a pour sa part déclaré qu’on ne saura «peut-être jamais le nombre de personnes tuées dans ces affrontements, parce que des corps des gens découpés à la machette ne sont pas (transportés) à l’hôpital».
Selon ces différentes sources, les violences entre des Guerzé (ethnie majoritaire dans la région) et des Konianké, se poursuivent depuis deux jours, en dépit d’un couvre-feu décrété par le préfet de N’Zérékoré, Aboubacar Mboup Camara, qui a lancé un appel à l’aide et demandé des renforts qui ne sont pas encore arrivés.
La circulation en ville était quasiment impossible mardi en raison de la gravité de la situation, selon ces sources.
Pour tenter de calmer les esprits, le gouvernement a envoyé sur place les colonels de l’armée Moussa Tiègboro Camara, directeur de l’Agence nationale de lutte contre la drogue et le crime organisé - rattachée à la présidence de la République - et Claude Pivi, chargé de la sécurité du chef de l’Etat guinéen Alpha Condé, indique-t-on de source sécuritaire.
Les colonels Camara et Pivi sont tous deux originaires de cette région, appelée Guinée forestière, et appartiennent aux deux ethnies qui s’affrontent: le premier est konianké, le second guerzé, ethnie originaire de la région.
«Nous allons en finir avec les Konianké»
Les violences ont débuté dimanche soir à Koulé où trois jeunes Konianké ont été battus et torturés par des gardiens d’une station-service qui les avaient pris pour des voleurs. Deux d’entre eux sont morts quelques heures plus tard des suites de leurs blessures, selon une source policière.
Des Konianké ayant appris la nouvelle s’en sont à pris à des Guerzé à Koulé, puis à N’Zérékoré.
Les différentes sources interrogées par l’AFP ont indiqué que les deux communautés s’affrontent à l’aide de coupe-coupe, haches, pierres et bâtons, mais aussi d’armes à feu. Le feu est également utilisé pour brûler des victimes, ainsi que leurs domiciles et/ou leurs véhicules.
Le «patriarche» des Guerzé, Molou Holamou Azaly Zogbélémou, chef des notables de cette communauté pour toute la Guinée forestière, fait partie des blessés et a été hospitalisé lundi, selon le préfet. «Les manifestants konianké ont également mis le feu à son domicile et à son véhicule», a-t-il ajouté.
«Nous allons en finir cette fois avec les Konianké qui nous ont envahis et qui ont battu et incendié le domicile du patriarche de la ville et guide spirituel des Guerzé Azaly Zogbélémou», a affirmé un habitant de N’Zérékoré interrogé par l’AFP.
«Ce sera pire qu’en 1991», a-t-il ajouté. «Cette année-là les affrontements entre les deux communautés avaient fait plus de 200 morts», a-t-il rappelé.
Les Guerzé, qu’on retrouve dans d’autres pays de la région, dont la Côte d’Ivoire et le Liberia, sont essentiellement chrétiens ou animistes. Les Konianké, essentiellement musulmans, sont des allogènes, venus d’autres régions que la Guinée forestière.
La Guinée compte une trentaine d’ethnies aux relations souvent complexes qui dégénèrent régulièrement en violences.
 
© Libération

Egypte: le nouveau gouvernement a prêté serment

Par RFI
Presque deux semaines après la destitution du président égyptien Mohamed Morsi, le gouvernement de transition a été officiellement présenté ce mardi 16 juillet. Tous les ministres ont prêté serment chacun leur tour devant le chef de l'Etat et le Premier ministre par intérim. Cette nouvelle équipe réserve une place importante au commandant en chef de l'armée. Les Frères musulmans, dont est issu le président déchu Mohamed Morsi, ont annoncé qu'ils ne reconnaissent pas ce nouveau gouvernement.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
Le général Abdel Fattah el-Sissi prend du galon chez les civils. Le commandant en chef des forces armées conserve son portefeuille de la Défense mais devient aussi Premier vice-Premier ministre. Il est donc numéro trois de l’exécutif après le président par intérim et le Premier ministre.
Le gouvernement comprend aussi deux vice-Premiers ministres : Ziad Bahaa el-Din pour la Coopération internationale et Hossam Issa pour l’Enseignement supérieur. Le général Mohamed Ibrahim conserve le ministère de l’Intérieur tandis que Nabil Fahmy, mal vu durant les dernières années Moubarak, devient chef de la diplomatie.
Les ministres sont soit des membres du Front du salut national ou des technocrates expérimentés. Beaucoup étaient ministres dans de précédents cabinets. Mais il y a aussi des nouveautés comme ce ministère de la Justice transitoire et la Réconciliation nationale.
Il y a un record battu avec trois femmes et trois chrétiens. On a aussi pour la première fois un vrai syndicaliste à la tête du ministère du Travail et une des grandes stars du football des années 1980.