mardi 8 novembre 2011

Violences pré-électorales en RDC: UE, Belgique, France et GB inquiètes

Dans un communiqué, les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération, Steven Vanackere et Olivier Chastel, ont trouvé "inacceptable qu'un candidat se proclame lui-même président légitime et appelle à la violence, mettant ainsi en question les principes fondamentaux de la démocratie elle-même".
Dimanche, dans une interview à la télévision d'opposition Radio Lisanga TV (RLTV), M. Tshisekedi, avait appelé ses partisans à "casser les portes des prisons" si le gouvernement ne libérait pas dans les "48 heures" des militants arrêtés lors manifestations. Il s'est également proclamé "président de la République".
Samedi et lundi à Lubumbashi (sud-est), plusieurs personnes ont été blessées lors d'affrontements entre militants du parti de M. Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'un côté, et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir) et de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) de l'autre.
Se disant "inquiète" de ces développements à l'approche de la présidentielle et des législatives du 28 novembre, l'Union européenne dit avoir "pris note avec préoccupation des actes de violence et des propos tenus en public ces derniers jours appelant au non respect de la loi, et susceptibles de conduire à un climat de violence et de tensions politiques, sociales et ethniques", selon un texte publié Kinshasa.
L'UE appelle "encore une fois tous les acteurs politiques en RDC à s'engager sans réserve sur un processus électoral apaisé, respectueux de tous, et permettant des élections libres, transparentes et crédibles".
De même, Paris a appelé les autorités congolaises comme l'opposition "à éviter toute déclaration ou action qui seraient de nature à envenimer une situation déjà tendue", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
"Tout appel à des actions violentes doit être proscrit", a ajouté M. Valero.
L'ambassadeur britannique à Kinshasa, Neil Wigan, a également appelé dans un communiqué les candidats "à faire preuve de retenue durant la campagne électorale" et à "éviter de faire usage d'un langage susceptible d'exacerber les tensions entre les communautés ou de nature à occasionner des affrontements avec les forces de sécurité".
Les forces de sécurité doivent "s'assurer qu'elles remplissent leurs devoirs avec professionnalisme", a-t-il ajouté.
Les propos de M. Tshisekedi ont conduit le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) à suspendre la RLTV jusqu'au 14 novembre.
Mardi en fin de journée à Kinshasa, un policier a été "agressé" par des militants de l'UDPS qui ont aussi incendié un véhicule de chantier, selon la police qui a arrêté sept personnes.
Onze candidats, dont le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, se présentent à la présidentielle, et 18.855 candidats vont se disputer 500 sièges de députés. Quelque 32 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour ces deux scrutins à un tour.

France: Un Rwandais gagne un procès contre ceux qui l'accusent de génocide

BORDEAUX (© 2011 AFP) - Une association a été reconnue coupable mardi de non-respect de la présomption d'innocence par un tribunal français après que ses membres eurent publiquement accusé un médecin rwandais d'avoir participé au génocide de 1994 au Rwanda.
La plainte du Dr Sosthène Munyemana faisait suite à une manifestation organisée le 30 janvier 2010 par l'association Cauri devant l'hôpital Saint-Cyr de Villeneuve-sur-Lot (sud-ouest) où il est médecin urgentiste depuis 2001.
Les manifestants avaient brandi des pancartes indiquant "pas d'asile pour les génocidaires", et distribué des tracts visant une "personne qui a pu en envoyer (d'autres) par dizaines à la mort". Des membres de l'association avaient également tenu dans le journal régional Sud-Ouest des propos similaires.
Le jugement du tribunal de Bordeaux, dont l'AFP a eu connaissance, observe que "les publications au sujet des faits, exceptionnels par leur horreur, qui se sont déroulés au Rwanda, restent soumises au principe de la présomption d'innocence (qualifiée ailleurs dans le jugement "d'exigence fondamentale", ndlr) alors même que les exigences de vérité et celles des historiens justifieraient que la justice puisse enfin se prononcer sur l'imputabilité de ces faits".
Le tribunal, notant que le médecin n'a pas subi de préjudice matériel puisqu'il a gardé son emploi, a limité la réparation à un encart dans Sud- Ouest rendant compte du jugement, et au remboursement de ses frais de justice, lui refusant les dommages et intérêts qu'il réclamait.
L'ancien médecin de Butare (sud du Rwanda) est fiché par Interpol pour génocide et crime de guerre depuis 2006 à la suite d'un mandat d'arrêt international émis par Kigali. La Cour d'appel de Bordeaux avait rejeté en octobre 2010 sa demande d'extradition.
M. Munyemana est également visé par une information judiciaire ouverte en 1995 à Bordeaux et transférée en 2001 à Paris.

L'Afrique du Sud fait des progrès sur l'emploi (Zuma)

JOHANNESBOURG (Xinhua) - L'Afrique du Sud a fait des progrès dans la réduction du chômage en 2011, une année que le gouvernement sud-africain a consacré à la création d'emplois, a déclaré mardi le président sud-africain Jacob Zuma.

«En passant d'un taux de chômage de 25,7% à 25%, nous avons regagné près d'un tiers du million d'emplois que nous avons perdu », a déclaré Zuma.
Selon le journal Business Day à Johannesburg, Zuma a fait cette remarque lors d'une conférence de la Fédération des syndicats d'Afrique du Sud à Boksburg, à l'est de Johannesburg.
Le journal fait remarquer que les données officielles au debut de novembre ont montré que le taux de chômage en Afrique du Sud avait chuté au troisième trimestre, marquant la première hausse significative de l'emploi depuis la récession de 2009.

France - Côte d`Ivoire : les petits cadeaux sécuritaires de Guéant à Abidjan

La visite en Côte d`Ivoire de Claude Guéant a permis à Paris et Abidjan de renforcer leur coopération sécuritaire. Lors de leur rencontre, le président Alassane Ouattara et le ministre français de l`Intérieur ont évoqué la question des législatives et le maintien à son poste du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro.
Le séjour de 48 heures de Claude Guéant, le ministre français de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de l’Outre mer, les 6 et 7 novembre à Abidjan, a été une occasion de renforcer la nouvelle symbiose du couple franco-ivoirien. Guéant a débuté sa visite par une entrevue avec le Chef de gouvernement Guillaume Soro, avant de dîner quelques minutes plus tard avec le président Alassane Ouattara au palais présidentiel du Plateau.

Selon une source autorisée, Guéant et Ouattara ont évoqué l`avenir de Soro lors de leur tête à tête. Le président ivoirien a confié que le Premier ministre « sera maintenu après les législatives ». Au menu des discussions figuraient également les derniers réglages de la visite du chef de l`État ivoirien à Paris, les 19 et 20 décembre, la sécurité des Français de Côte d’Ivoire et, surtout, l`organisation d`élections législatives transparentes et démocratiques auxquelles Paris accorde une importante majeure.

Ombre au tableau sécuritaire

« Pour la France, les questions de sécurité constituent un point incontournable de la reprise de la coopération économique », confie un membre de la délégation française. Paris s’engage à apporter toute son expertise à l’exécutif ivoirien. « Trois grands axes de la coopération sécuritaire ont déjà été définis », a déclaré Claude Guéant. Il s’agit de l’envoi d`experts français pour la formation dans les domaines du maintien d`ordre et de la lutte contre la cybercriminalité ; de la formation d’officiers ivoiriens dans les écoles françaises implantées sur le continent, notamment au Bénin et au Sénégal ; et enfin de la réintégration des Ivoiriens dans les écoles de l`Hexagone (guerre, police, gendarmerie...).

Pour Paris, la véritable ombre au tableau sécuritaire ivoirien reste l’occupation des commissariats ainsi que des casernes de police et de gendarmerie par les Forces républicaines de Côte d`Ivoire qui assurent parfois, à leur manière, le maintien de l’ordre. « Aujourd’hui, nous sommes bien conscient qu’une partie des locaux de nos forces de sécurité publique sont encore occupés. Les FRCI ont déjà libéré 70% des commissariats. C’est un processus en cours. Nous pensons que d’ici un mois, tout les bâtiments seront restitués », répond le ministre ivoirien de l’Intérieur Hamed Bakayoko.

Équipements de maintien de l’ordre

En attendant que cette première étape soit franchie dans la normalisation sécuritaire, et bien qu’on ne soit pas le 25 décembre, Claude Guéant n’est pas venu les mains vides en Côte d’Ivoire. Il a « cadeauté » la police et la gendarmerie avec des équipements de maintien d’ordre. Même si le matériel mis à disposition est de seconde main, le geste a été accueilli par les autorités ivoiriennes comme une bouffée d’oxygène pour le renforcement des capacités de ses forces de sécurité publique.

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire tentera à nouveau - avec l’appui de la France - d’obtenir une dérogation spéciale des Nations unies pour pouvoir importer les équipements de pointe qui entrent dans le cadre de la réforme sécuritaire. « C’est un sujet délicat, le contexte international ne s’y prête pas, a confié Claude Guéant. Et pour l`instant, « la France n’apportera son appui qu`avec des matériels de première nécessité ».




Le ministre français de l’Intérieur de l’Outre-mer et des collectivités territoriales, Claude Guéant a été reçu par le President Alassane Ouattara
Publié le: 8/11/2011 | RTI
 
news.abidjan.net

Liberia: faible affluence à la présidentielle après des violences

MONROVIA (AFP) - L'affluence des électeurs a été faible mardi au Liberia pour le second tour de la présidentielle boycotté par Winston Tubman, principal rival de la présidente Ellen Johnson Sirleaf, au lendemain de la dispersion violente d'opposants qui a fait au moins deux morts.
M. Tubman, leader du Congrès pour le changement démocratique (CDC), a affirmé avoir été victime d'une tentative d'assassinat lors de l'intervention, lundi, des policiers au siège de son parti, sur ordre "des plus hautes autorités" de l'Etat.
Contrairement au premier tour du 11 octobre où de longues files d'attente s'étaient formées devant les bureaux de vote, très peu de personnes étaient présentes devant ceux visités par l'AFP à Monrovia, sillonnée par des véhicules de police et de l'ONU.
Le même phénomène a été noté dans les provinces du pays, selon des journalistes locaux contactés par l'AFP et des écoles utilisées comme bureaux de vote ont préféré ne pas ouvrir leurs portes par crainte de violences.
Les bureaux ont fermé comme prévu à 18H00 (locales et GMT), selon Joseph Yassiah, porte-parole de la Commission électorale nationale (NEC). "Il n'y a eu aucun incident" pendant le vote, a-t-il dit, ajoutant qu'il "est trop tôt" pour commenter la mobilisation des électeurs.
Parmi ceux qui ont voté, figure Leymah Gbowee, pacifiste libérienne prix Nobel de la paix 2011 reçu conjointement avec Mme Sirleaf. Elle a affirmé "avoir pleuré toute la nuit" à cause des violences commises lundi.
"Voter est un droit, ne pas voter aussi" et quel que soit le choix, l'essentiel est de le faire "sans violence", a-t-elle dit.
La chef de l'Etat a voté en fin de matinée dans son village de Fee Fee, à une soixantaine de km à l'est de la capitale.
Winston Tubman, qui avait appelé à boycotter l'élection dont il s'est retiré par crainte de fraudes au profit de Mme Sirleaf, est resté à son domicile.
Y recevant quelques journalistes, dont ceux de l'AFP, il a affirmé avoir été "la cible d'un tir de sniper" lors des violences de lundi et n'avoir eu la vie sauve que grâce à un homme qui l'a poussé alors qu'il sortait de sa voiture. "Il a été tué à ma place", selon lui.
Les policiers "agissaient sur ordres" qui "étaient de m'éliminer", a-t-il ajouté, accusant la présidente Sirleaf: "Sans doute est-ce une punition qu'elle voulait m'infliger" pour avoir appelé à boycotter le scrutin .
Ellen Johnson Sirleaf était arrivée en tête au premier tour avec 43,9% des voix contre 32,7% à M. Tubman.
L'élection est intervenue au lendemain de la dispersion violente par des policiers anti-émeutes de milliers d'opposants venus soutenir M. Tubman devant le siège de son parti.
Au moins deux personnes ont été tuées par balle - au moins huit selon Winston Tubman - et plusieurs blessées, une répression qui a ravivé la crainte de violences généralisées dans un pays encore traumatisé par des guerres civiles qui, de 1989 à 2003, ont fait quelque 250.000 morts.
Selon le leader du CDC, "150 personnes" ont été arrêtées pendant la dispersion et étaient toujours détenues mardi "dans des conteneurs".
Le gouvernement a "regretté" les violences, promettant "que tous ceux qui sont coupables devront répondre de leurs actes".
Il a accusé des militants du CDC d'avoir été armés, ce qui aurait provoqué l'intervention de la police anti-émeutes, mais des sources indépendantes ont affirmé que les seules armes dont disposaient certains manifestants étaient des pierres et des gourdins.
Amnesty International a exigé que les tirs à balles réelles de la police fassent l'objet d'une enquête "immédiatement".
Le président américain Barack Obama a mis en garde contre toute tentative de "perturber" le second tour.
La France a jugé les violences "intolérables" et rappelé qu'il "est essentiel que la liberté de manifester pacifiquement soit respectée".
Le premier tour, couplé à des législatives et sénatoriales où le Parti de l'unité (UP) de Mme Sirleaf était également arrivé en tête, avait été marqué par une forte participation (71%) et s'était déroulé dans le calme.
Ces élections avaient été saluées par l'ensemble des quelque 4.900 observateurs, nationaux et internationaux, comme "libres et transparentes".

© 2011 AFP
www.liberation.fr

Nigeria: Les USA craignent des attentats après un assaut d'islamistes radicaux

Les USA ont mis en garde contre de possibles attentats au Nigeria après un assaut d'islamistes radicaux ayant fait au moins 150 morts vendredi dans le nord-est, où les habitants ont célébré dimanche la fête musulmane de l'Aïd al-Adha dans la peur et la tristesse.
© D.R/ Des policiers nigérians en patrouille à Kaduna, le 28 avril 2011.
Les USA ont mis en garde contre de possibles attentats au Nigeria après un assaut d'islamistes radicaux ayant fait au moins 150 morts vendredi dans le nord-est, où les habitants ont célébré dimanche la fête musulmane de l'Aïd al-Adha dans la peur et la tristesse.

Vendredi soir, la ville de Damaturu a été secouée par plusieurs attaques contre des postes de police et des églises, dont une menée par un kamikaze. Au moins 150 personnes ont été tuées et une centaine blessées dans ces "actes atroces" dénoncés par le président Goodluck Jonathan et revendiqués par la secte islamiste radicale Boko Haram.

L'ambassade des Etats-Unis au Nigeria a mis en garde dimanche contre de possibles attentats de ce groupe ces jours-ci dans la capitale Abuja, dans un message diffusé aux Américains au Nigeria.

«Suite aux récentes attaques de Boko Haram (...) l'ambassade des USA a reçu des informations selon lesquelles Boko Haram pourrait prévoir d'attaquer plusieurs lieux et hôtels d'Abuja», indique le message obtenu par l'AFP.

Elle nomme le Nicon Luxury, le Sheraton Hotel et le Transcorp Hilton Hotel, des lieux prisés par les hommes politiques, les hommes d'affaires, les diplomates et les expatriés en général.

La menace d'attaques concerne la période de célébration de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice, mais l'ambassade précise ne pas disposer d'indications précises quant à leur possible survenue. L'Aïd était célébré dimanche au Nigeria, et lundi et mardi ont été décrétés jours fériés.

Le pape Benoît XVI a lancé un appel pour le Nigeria, dimanche, lors de la prière de l'Angelus, afin qu'il soit mis "fin à toute violence", en soulignant que la haine et les divisions ne peuvent pas résoudre les problèmes.

La fête de l'Aïd al-Adha endeuillée à Damaturu sous couvre-feu
Publié le 07-11-2011 Source : www.tv5.org Auteur : AFP

Afrique du Sud : Malema risque l'exclusion de l'ANC pour indiscipline

En Afrique du Sud, Julius Malema a été auditionné le 6 novembre pour la dernière fois par un comité de discipline de son parti. Le président de la Ligue des jeunes de l'ANC risque jusqu’à l’exclusion pour indiscipline et pour avoir semé la discorde dans les rangs de son parti. Rien n’a filtré sur ce qui s’est dit au siège de l’ANC, dans le centre ville de Johannesburg. Mais on devrait bientôt connaître la décision du comité de discipline de l’ANC.
© D.R/ Julius Malema, président de la Ligue des jeunes de l'ANC, le 12 septembre 2011.
Le procès que l’ANC fait à Julius Malema s’éternise depuis fin août, mais cette fois, les auditions sont enfin terminées. L’ANC souhaite bien faire comprendre au jeune trublion qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Mais les poids lourds du Congrès national africain savent aussi qu’ils ne peuvent pas vraiment se passer de Malema.

Le leader de la Ligue de la jeunesse est devenu un puissant porte-voix de tous ceux qui veulent voir des transformations rapides dans une société très inégalitaire. Et au sein du parti, la guerre pour la succession de Jacob Zuma a commencé. Julius Malema a d’ailleurs clairement pris ses distances avec le président.

Sa ligue soutient désormais le vice-président Kgalema Mothlante pour diriger le pays dans le futur. Alors avec les forces en présence, difficile de dire si l’ANC va véritablement exclure Malema pour le faire taire, le suspendre ou le sanctionner sans le faire disparaître de la scène politique. Le comité de discipline doit annoncer sa décision cette semaine.
Publié le 07-11-2011 Source : Rfi.fr Auteur : Rfi.fr

Gabon : L’UPG trois semaines après Mamboundou


L’Union du peuple gabonais (UPG) n’a attendu que trois semaines après la mort de son leader, Pierre Mamboundou, pour enregistrer son premier schisme retentissant. La formation politique est en effet divisée entre ceux qui voudraient aller aux élections et ceux qui campent sur la décision laissée par Mamboundou. Quels sont les déterminismes de cette situation ? Que se passe-t-il à l’UPG et quel est le proche avenir de ce parti ? Tentative d’explication… par les Upégistes eux-mêmes.                 
 
De nombreux observateurs se sont étonnés de ce qu’un parti dont les membres ont boudé l’Assemblée nationale à laquelle ils ont refusé les derniers hommages que cette institution devait rendre à leur leader décédé, en soit venu à faire une volte-face en acceptant de participer aux législatives du 17 décembre prochain. Surtout que la dernière sortie publique de Pierre Mamboundou, le 1er octobre à Rio, se rapportait au refus de participer à ces élections sans la biométrie.
Contrairement à Pierre-Claver Maganga Moussavou qui invoque la volonté de ses militants de base pour expliquer son changement d’avis, l’Union du peuple gabonais (UPG) se s’est pas référé à ses structures de base pour annoncer, le 15 octobre, sa décision d’aller aux élections.

L’union du peuple gabonais et la voix de son peuple

Selon les différents témoignages, la décision de l’UPG de ne pas participer aux élections avait été prise de manière collégiale lors d’un conclave du secrétariat du conseil exécutif. Généralement à l’UPG, toutes les décisions qui engagent le parti sont prises lors de ces conseils ayant souvent lieu les samedis. Or, «la partie de ceux qui souhaitent participer aux élections, se trouvant en minorité, a décidé de relancer le débat au retour de l’enterrement de Pierre Mamboundou à Ndendé. Ce qui n’avait jamais été vu du vivant de Mamboundou : une décision prise en réunion du conseil exécutif était vidée une fois pour toutes et on n’y revenait pas», explique un militant de longue date de l’UPG.

Le même militant poursuit : «par des subterfuges, les partisans de la participation aux élections sont parvenus à imposer un vote après réexamen de la décision arrêtée sur la position de l’UPG par rapport à ces élections. De bonne foi, le camp de ceux qui s’en tenaient à la décision arrêtée du vivant de Pierre Mamboundou, a accepté de jouer le jeu. Malheureusement, le jour du vote, le secrétaire exécutif, Mboumba Nziengui, qui assure l’intérim du président décédé, a exclu de manière arbitraire cinq personnes de la salle, aux motifs qu’elles n’étaient pas habillées de manière règlementaire, pour certains, et qu’elles avaient toujours un statut d’observateurs au sein du conseil, pour les autres. Curieusement, trois autres personnes qui étaient concernées par ces motifs sont restées dans la salle.»

A l’issue d’un tour de table et d’un débat qui laissait prévoir que la majorité, c’est-à-dire ceux qui s’en tenaient à la décision déjà arrêtée de ne pas participer aux élections, l’emporterait, le camp du "Non" a accepté de passer au vote, précisant cependant que ce vote ne pouvait avoir la préséance sur le point de vue de les organes de base du parti. Le "Oui" l’a pourtant emporté à l’issue de ce vote en comité restreint, par 16 voix contre 13. «C’est dans ce contexte que la tendance du "Oui" s’est précipitée devant les médias pour annoncer ces résultats sans obtenir l’avis de la base ainsi cela aurait dû se faire, afin d’avoir une position acceptée par tout le monde, considérant que la décision devait être prise de manière élargie», assure le président d’une cellule de l’UPG dans un quartier populaire de Libreville.

Les témoignages recueillis au siège de l’UPG le 4 novembre, racontent à l’identique que la base ayant pris connaissance de cette prise de position qui était contraire à la sienne et forte de ce qu’ «il n’y avait aucun élément nouveau qui puisse nous amener à participer à ces élections, aucun élément nouveau garantissant la transparence, aucun élément nouveau dans le système électoral et la biométrie n’ayant pas été introduite, nous voyons mal comment les choses peuvent nous garantir, en l’état, un nombre de député considérable.»

La base a donc décidé de convoquer une assemblée générale de crise, tenue le 4 novembre, à l’issue de laquelle elle a condamné la prise de position du secrétariat du conseil exécutif en se désolidarisant de cette décision et en réaffirmant le refus de l’UPG de participer aux législatives du 17 décembre.

L’argumentation des partisans du "Oui"

«Les partisans du "Oui", en tête desquels Fidèle Waura, Mboumba Nziengui, Roger Mouloungui, Moussavou Kombila, Olivier Koumba et Nyongui Hortense, auxquels ont ajoute tous les parlementaires (6 députés et 2 sénateurs) qui aimeraient rebeloter au parlement pour des considérations égoïstes. Et, en ce qui concerne les autres, il y a clairement des promesses de postes et éventuellement la participation à ce gouvernement qui devait déboucher des négociations entamés par le président Mamboundou avec le parti au pouvoir. Ces négociations étaient suspendues, il faut le dire, car le président Mamboundou avant sa mort était arrivé à la conviction selon laquelle il avait été le dindon de la farce. Le PDG n’ayant jamais fait les concessions qui s’imposaient», explique un membre du conseil exécutif de l’UPG qui a requis l’anonymat.

Un autre membre du même conseil de souligner : «Pour dire à quel point il y a manipulation, Mboumba Nziengui le secrétaire exécutif a annoncé, tout de go, aux membres du conseil que la famille du défunt président nous intime l’ordre de participer aux élections et donc de revenir sur notre décision. C’est à partir de ce moment que nous réalisons l’intrusion de la famille dans les affaires du parti. Vous devrez noter que Mboumba Nziengui est un membre de la famille du président Mamboundou. Il nous été rappelé, également à ce titre là que Mme Ouwé, également une parente au président Mamboundou, aurait demandé à Mboumba Nziengui d’agir selon les désidératas du président de la République qui lui, souhaitait une participation de l’UPG aux élections pour des raisons évidentes. Notamment pour valider et apporter un crédit international à ces élections.»

Il se raconte que face à la résistance des membres du conseil, Fidèle Waura, Mboumba Nziengui et quelques partisans du "Oui" à l’élection, ont développé une argumentation selon laquelle sans députés à l’Assemblée nationale, l’UPG se prive d’un groupe parlementaire et naturellement «le parti ne pourra pas survivre du fait que les députés sont supposés contribuer aux efforts financiers du parti. Cet argument a été battu en brèche par le fait qu’avec ses élus locaux, l’UPG a suffisamment de quoi vivre sur la base de la subvention des partis politiques.»

Le second argument brandi par les partisans du "Oui" est que «n’étant pas présents à l’Assemblée nationale, l’UPG n’existe pas et par conséquent ne pourra faire valoir ses points de vue. Ce qui a été battu en brèche par le fait qu’avec 5 députés, si une loi proposée n’obtient pas l’assentiment du parti majoritaire, elle ne passera pas», explique un étudiant membre de l’UPG.

Le membre du conseil exécutif de l’UPG ayant ci-dessus requis l’anonymat, poursuit : «On a également noté la volonté des cadres de l’UPG ressortissants de Ndendé de vouloir faire main basse sur le parti afin que sa direction puisse échoir à l’un d’entre eux. Et Fidèle Waura est aux bons rôles dans ce jeu, les ressortissants de Ndendé ne pouvant pour le moment aborder la question de manière frontale. M. Waura en escompte nécessairement quelques retombées.»

Dislocation ou renaissance de l’UPG ?

La dislocation de l’UPG est donc à craindre. On sait que ce parti a fonctionné jusqu’ici hors du cadre normatif. Il est à noter, par exemple, que le poste de président du parti et celui de Premier secrétaire n’existent pas dans les statuts ni dans le règlement intérieur de l’UPG. Ces postes étaient devenus effectifs par le seul fait d’une dérogation du fondateur de cette formation politique. Autre exemple, on note à l’article 26 du règlement intérieur de l’UPG que le secrétaire exécutif, qui assure toutes les affaires du parti et décisions importantes, doit être élu, de même que le secrétaire général. Or, à l’UPG aucun des occupants actuels de ces postes n’a été élu. Ils ont tous été nommés.

On peut donc en déduire que si le poste de président de l’UPG occupé par Pierre Mamboundou était un fait accompli, accepté de facto dans la mesure où il était l’un des fondateurs de la structure politique, désormais cela ne saura prévaloir. De nombreux hiérarques de ce parti estiment que «les personnes nommées du vivant de Mamboundou n’ont plus de prérogatives légitimes au stade où nous sommes. D’où la nécessité d’un congrès qui permettra à l’UPG de renouer avec la norme, mais aussi de fonctionner avec des cadres légitimes, puisqu’ils seront élus de manière régulière. Or, aujourd’hui, tout ce qu’on peut attendre du secrétaire exécutif comme du premier secrétaire politique et du secrétaire général, c’est simplement d’assurer les affaires courantes et conduire le parti au congrès, qui est l’instance suprême du parti. Toutes les décisions prises en ce moment par M. Mboumba Nziengui et par Fidèle Waura sont des décisions qui ne reposent sur aucune légalité et qui sont donc susceptibles d’être contestées par la base.»

Alors que Mathieu Mboumba Nziengui a tout récemment déclaré que personne d’autre que lui ne peut désormais s’exprimer au nom de l’UPG, un membre de la hiérarchie de ce parti regimbe : «Il s’agit là d’une dérive autoritaire, dans la mesure où on n’en a pas débattu au sein du secrétariat du conseil exécutif. Nous avons été surpris de l’apprendre vendredi par voie de presse. Nous avons là la confirmation d’une dérive familiale dans le parti. Ils croient pouvoir utiliser le parti comme s’il s’agissait d’une affaire des seules familles Mboumba Nziengui, Mamboundou, des gens de Ndendé et du clan des Badjima auquel ils appartiennent.»

Si le congrès de l’UPG tant invoqué du vivant de Mamboundou, venait à se tenir, les sondages sommaires effectués autour du siège de ce parti à Awendjé, permettent de supputer sur quelques personnalités pour prendre la tête de la formation politique. Le nom le plus cité est celui de Jean-de-Dieu Moukagni, magistrat dont on doute tout de même de la capacité à abdiquer son statut de fonctionnaire. Mais on avance aussi Thomas Ibinga ou Mihindou Koumba.

Publié le 05-11-2011 Source : Gaboneco.com Auteur : Gaboneco

Bénin : En attendant la visite du Pape

Du 18 au 20 novembre prochain, le pape Benoît XVI séjournera au Bénin. Pour la cause, la municipalité de Cotonou invite les vendeurs à déguerpir les artères. Ceux qui font de la résistance l’apprennent à leurs dépens. Mais, ils promettent l’enfer aux décideurs de la ville prochainement dans les urnes.
© D.R/ Le pape Benoît XVI .
L’opération de déguerpissement se fait sans tambour ni trompette sous les yeux des éléments de la police municipale. Au moyen d’engins utilisés habituellement pour les grands travaux, les agents de la mairie défont simplement les boutiques et autres kiosques de vente de journaux ou de cartes de recharges GSM sans état d’âme. Aux dires des barons de la mairie de Cotonou, « quand les chrétiens catholiques vont dimanche à l’église, ils sont propres. Il a de quoi que la ville qui accueillera le pape soit aussi propre. » « Les responsables de la municipalité de Cotonou veulent, en effet, profiter de l’occasion pour donner un autre visage à la grande métropole béninoise. », pense pour sa part Jules, un habitant de la ville. Sur l’axe carrefour Etoile Rouge – carrefour Stade de l’Amitié, plus de trace de cabine téléphonique, de commerce et de maquis obstruant le passage des piétons. Tout est déjà rasé. L’autre objectif que l’on vise également à la mairie de Cotonou en lançant l’opération est d’amener les différents vendeurs à la sauvette à aller louer des stands dans les différents marchés construits. Ce qui augmenterait les recettes de taxes de la municipalité.

Chantage …

Avant donc l’arrivée dans moins de deux semaines de Benoît XVI au Bénin, Cotonou, la principale ville du pays se pare de ses plus beaux habits même si certaines personnes obligées à décamper des abords des principales voies ne cessent de maudire ceux qui ont fait couper leurs activités génératrices de revenus. D’autres préfèrent orienter leur menace dans un sens politique. « Les élections municipales se dérouleront dans 2 ans on les attend ici » Ces propos ont amené certains observateurs de la chose politique au Bénin à conclure : « Les Soglo font du sale boulot ». L’ancien président du Bénin, Nicéphore Soglo, actuel maire de Cotonou et son fils Léhady, le premier adjoint au maire sont pris en pitié parce que cette campagne de salubrité pourrait justement lourdement peser dans la balance aux prochaines élections communales et municipales.
Publié le 07-11-2011 Source : www.afrik.com Auteur : www.afrik.com

Gabon : Reprise des négociations entre l’Onep et le gouvernement

Les négociations entre le principal syndicat des employés du pétrole, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) et le gouvernement gabonais, qui se sont effectués en pointillés, reprennent ce 8 novembre 2011, afin de faire aboutir les pourparlers.
© D.R.
Les négociations entre le principal syndicat des employés du pétrole, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) et le gouvernement Gabonais, reprennent ce 8 novembre 2011. Les membres du puissant syndicat du secteur pétrolier ont décidé de surseoir leur menace de grève illimitée expiré depuis le 6 novembre dernier, le temps de voir aboutir les discussions.
«Nous sommes actuellement en négociation avec le gouvernement. Il n’est donc pas question de déclencher une grève pour le moment, vu que des discussions sont en cours. Le préavis de grève court toujours mais comme nous sommes en négociation, nous continuerons à travailler», a affirmé Guy-Roger Aurat Reteno, secrétaire général de l'Onep.
«Nous travaillons cette fois pour trouver des solutions visibles et vérifiables. Par le passé, on avait trouvé des solutions qui étaient dures à mettre en place» a-t-il ajouté, faisant allusion aux multiples négociations intervenues ces douze derniers mois.
«S’il y a échec des négociations cette fois, nous pourrions, à ce moment, envisager d’entrer en grève», a prévenu Guy-Roger Aurat Reteno.
Les représentants de ce syndicat qui regroupe 4.000 des 5.000 salariés du secteur, se sont rendus, le 6 novembre dernier en fin d’après-midi, chez le Premier ministre et en sont sortis vers 23h00 locales. Aucun accord n’a été trouvé entre les deux partis n’a pu être trouvé malgré cette longue séance de travail nocturne.
Publié le 08-11-2011 Source : gaboneco.com Auteur : gaboneco

La police à arrêter 10 suspects terroristes dans le nord du Kenya

(Xinhuanet 08/11/2011)
GARISSA (Kenya), 7 novembre (Xinhua) - Les forces de sécurité du Kenya ont arrêté lundi 10 suspects dans un hôtel de la ville de Garissa suite à une opération de sécurité. Des sources ont déclaré que cette opération a déjoué une attaque terroriste majeure dans le nord du Kenya.
Les agents de sécurité sont descendu dans les hôtels après l' indication de plusieurs rapports que des milices présumés shebabs préparaient des attaques à partir de l'hôtel Midnimo sur une cible non précisée dans la ville.
La police a déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles des hommes dont certains sont des employés avaient l'intention de faire exploser des immeubles dans la région avant qu'ils ont été arrêtés dans l'opération et sont actuellement interrogés dans le cadre d'une série d'attaques à la grenade qui ont frappé la région au nord-est récemment.
Garissa est situé à quelque 350 km au nord de Nairobi et à environ 70 kilomètres du camp de Dadaab de réfugiés qui accueille un grand nombre de réfugiés somaliens.
D'autres rapports ont indiqué que la police a saisi trois grenades à main dans un bus qui se dirigeait vers Nairobi à un barrage routier local après le lancement par la police des recherches maison par maison près de leur camp pour plus d'explosifs.
Deux des grenades auraient été découverts dimanche soir sur le pont Garissa-Tana et une autre dans une maison en construction près d'une station-service où une grenade non explosée a été retrouvée samedi.
La série d'attentats, dont un sur une enceinte de l'église samedi pourrait porter un coup à l'industrie touristique du Kenya qui est l'un des principaux pourvoyeurs de devises étrangères pour ce pays d'Afrique de l'Est.
Un agent de sécurité supérieur qui ne voulait pas être identifié a déclaré qu'il avait reçu des informations que l'hôtel était utilisé par des membres shebabs qui se cachaient pour commettre des attentats dans la ville. «Après une heure de recherche de l'hôtel, les suspects ont été rapidement conduit au commissariat pour plus d'interrogations », a-t-il dit.
L'agent de sécurité a déclaré que trois kamikazes suspects qui se cachaient dans l'hôtel ont réussi à s'échapper après avoir été averti juste avant leur arrivée.
Toutefois, le commandant de police régionale, Leo Nyongesa a refusé de confirmer les arrestations et le nombre explosifs qui auraient été trouvés dans la ville de Garissa.
Cette dernière opération vient après l'assassinat de deux personnes à Garissa, samedi soir par des présumés membres shebabs qui ont lancé une grenade dans l'enceinte d'une l'église qui a fait quatre blessés.
Pendant ce temps, le président Mwai Kibaki, a tenu une réunion lundi avec les principaux organes de sécurité du pays pour obtenir un exposé sur l'opération militaire en cours en Somalie contre les militants shebabs.


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Liberia : un mort dans des violences avant le second tour des présidentielles

(Xinhuanet 08/11/2011)
MONROVIA, 8 novembre (Xinhua) -- Le second tour des élections présidentielles au Liberia prévu mardi ne se présente pas sous les meilleurs auspices, compte tenu de la menace de boycott par l'opposition et des violences survenues lundi qui ont fait au moins un mort.
Le Congrès pour le changement démocratique (CDC, opposition) demande un report du second tour des élections présidentielles, invoquant la fraude qu'il dit avoir découverte lors de la tenue du premier tour des élections le 11 octobre.
Selon des reportages, au moins une personne a été tuée lundi dans des affrontements entre des partisans du CDC et des partisans du Parti de l'unité (UP) actuellement au pouvoir.
Une source des forces de l'ordre a confirmé à Xinhua dans la capitale libérienne qu'un homme avait été tué par balles alors qu'il tentait de calmer la situation.
Seize partis ont participé au premier tour des présidentielles, lequel n'a pas débouché sur l'élection directe d'un candidat. La présidente sortante Helen Johnson-Sirleaf et le chef du CDC, Winston Tubman, sont les deux candidats à avoir recueilli le plus de suffrages au premier tour, et ils doivent donc s'affronter lors d'un second tour.
Les partisans du CDC, brandissant des pancartes, se sont réunis lundi dès 6 heures du matin (heure locale). Par la suite, la manifestation a dégénéré et la police a arrêté quelques personnes, mais on n'a pu confirmer pour l'instant s'il y avait eu des blessés parmi les manifestants.
La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a condamné le retrait annoncé par l'opposition, et a appelé le parti et tous les Libériens à voter mardi.

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lundi 7 novembre 2011

La Chine cherche à élargir le fonds de Développement Chine-Afrique

(Xinhuanet 07/11/2011) BEIJING, 5 novembre (Xinhua) -- La Chine examine actuellement les moyens d'attirer davantage d'investisseurs dans son fonds de Développement Chine-Afrique, le plus grand fonds en actions du pays concentré sur les investissements en Afrique, a indiqué samedi Wang Yuan, économiste en chef de la Banque de Développement de Chine (BDC).
"Le gouvernement chinois a l'intention d'élargir le fonds, et notre banque est l'unique investisseur, donc, nous espérons trouver des partenaires pour investir dans le fonds", a expliqué Wang Yuan.
Etant l'une des banques chinoises qui octroient des prêts en devises étrangères, la BDC a accordé des prêts d'environ sept milliards de dollars à plus de 30 pays africains fin septembre, a-t-elle précisé.
Le fonds de Développement Chine-Afrique, le principal véhicule d'investissement en Afrique, a été établi en 2007, un an après le Sommet de coopération Chine-Afrique à Beijing, au cours duquel le président chinois Hu Jintao s'est engagé à établir ce fonds en tant que l'une des huit mesures pour promouvoir les relations Chine-Afrique.
Le fonds se concentre principalement sur les investissements en actions dans les entreprises chinoises qui ont développé leurs activités en Afrique ou envisagent d'investir dans ce continent.

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Congo, R.D.C. - Les deux Congo sont "condamnés à vivre ensemble", dit le nouvel ambassadeur de la RDC

(Xinhuanet 06/11/2011) BRAZZAVILLE -- Les deux Congo sont " condamnés à vivre ensemble", a indiqué le nouvel ambassadeur de la RDC au Congo-Brazzaville, Christophe Muzungu, qui est à Brazzaville le 28 octobre dernier en remplacement d'Esther Kirongonzi, appelé en mars dernier, rapporte samedi la radio locale."Nous devons préserver ce que nous avons construit, car nous sommes condamnés à vivre ensemble dans la fraternité et la paix", a déclaré M. Muzungu à l'occasion de la présentation vendredi des copies figurées des lettres de créance au ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, Basile Ikouebé.
M. Muzungu, qui devra présentera prochainement ses lettres de créances au président Denis Sassou-N'guessoa, a évoqué avec M. Ikouebé les questions de paix, de sécurité, d'amitié et de coopération entre les deux pays voisins.
Les deux Congo, qui entretiennent des relations séculaires, se vouaient cependant à tord ou à raison à des suspicions mutuelles ces derniers temps, après que Kinshasa eut affirmé, en octobre, arrêter des assaillants partis du Congo-Brazzaville pour " déstabiliser" le pouvoir en place en procédant à des attaques dans la province de l'Equateur.
M. Muzungu, précédemment conseiller juridique du président de la RDC, Joseph Kabila, et vice-ministre de la Jeunesse de son pays, a été désigné huit mois après le rappel de son prédécesseur à la suite de l'attaque, en février dernier, de la résidence de M. Kabila dont les assaillants seraient, selon Kinshasa, partis de Brazzaville.
Lors de son départ pour Brazzaville le 28 octobre, M. Muzungu avait déclaré que "j'apporte un message de paix".

Publié le 2011-11-06 14:05:03

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Côte d'Ivoire: Ouattara dénonce une justice peu rassurante et peu sécurisante

(Xinhuanet 05/11/2011) YAMOUSSOUKRO -- Le président ivoirien Alassane Ouattara a présenté vendredi à Yamoussoukro (centre, 230 km d'Abidjan) un tableau sombre de la justice ivoirienne, estimant qu'elle est "ni rassurante, ni sécurisante"."Depuis une décennie, la justice ivoirienne est décriée par les justiciables notamment les opérateurs économiques. Elle n'est ni rassurante ni sécurisante", a déploré Alassane Ouattara à l'ouverture d'un "séminaire de rentrée" du ministère de la Justice.
Pour le président ivoirien "sans une justice dynamique, il ne peut y avoir de développement or le développement ne peut aller sans une justice crédible".
Il s'est engagé à donner à la justice ivoirienne des magistrats bien formés pour une justice crédible et efficace.
"Pour ce faire, nous envisageons dans le cadre du programme de priorité judiciaire, la construction d'une grande école de magistrature qui formera aux métiers de la justice", a-t-il révélé, instruisant le ministre de la Justice, Ahoussou Kouadio Jeannot, de proposer au gouvernement un plan de réalisation de ce projet.
Le président ivoirien a insisté sur sa vision de la justice au moment où de nombreux investisseurs affluent vers la Côte d'Ivoire en vue de participer à sa reconstruction et promet de doter le pays d'un appareil judiciaire efficace.
Alassane Ouattara a dénoncé la corruption présente dans tous les secteurs et entend prendre des sanctions.
Il prévoit, par ailleurs, un programme prioritaire sur cinq ans d'une carte judiciaire dotée d'une enveloppe de 225 milliards de francs CFA (plus de 480 millions USD) pour le développement de la justice.
Des tribunaux vont être construits pour "rapprocher la justice du justiciable" ainsi que des maisons d'arrêts et de correction aux normes internationales en vue de rendre supportables les conditions de détention, a-t-il annoncé.
Ouattara entend en outre revoir à la hausse le budget de la justice de 2% à 3% du budget de l'Etat, soit une augmentation de 50%.
Il a également annoncé l'amélioration des conditions de travail des acteurs de la justice.

Publié le 2011-11-05 09:30:13
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Gabon: RÉACTION DE MBA OBAME A SON COUP D'ETAT AVORTÉ ...

(Le Post.fr 05/11/2011) Alors que l'enquête est encore loin d'être bouclée, tant l'analyse des éléments du dossier se poursuit avec minutie et que les complicités commencent à peines à être levées, une à une, voilà que depuis son Azanie, où il poursuit sa convalescence, l'homme qui, « pesant ses mots », avait juré « avoir les moyens d'empêcher la tenue d'élections au Gabon », a tenu à réagir vivement à cette affaire de mercenaire.
Une affaire qui, il faut le préciser, l'a dissuadé de rentrer au Gabon comme il l'avait pourtant annoncé à travers sa feuille de propagande qu'est « Echos du Woleu Ntem ».
Une annulation décidée dès qu'AMO a appris l'arrestation de Bescos. Malheureusement, les révélations de votre satimédia et celle de nos confrères « Le Scribouillard » et « Gabaon » vont plonger AMO et ses limiers dans une panique terrible.
C'est la raison pour laquelle une contre-offensive a vite été déclenchée. Mais face aux preuves visuelles (photo du mercenaire et des armes), la réplique orchestrée par AMO va se révéler AMOrphe.
La mort dans l'âme, les vaillants propagandistes d' « Echos du Woleu Ntem » vont reconnaître que « La Griffe » n'a rien inventé, que le mercenaire ainsi que les armes de guerre saisies existent bel et bien.
Mais que toute celle belle armada n'aurait été introduit au Gabon non pas pour un coup d'Etat, mais uniquement pour venir massacrer – prière de ne pas rire – « éléphants et buffles ».
Evidemment, c'est « Echos du Nord » qui parle maintenant en lieu et place de Bescos. Le métier de journaliste peut bien mener jusqu'au Barreau. Surtout que le plus grand défenseur de la faune et de la flore gabonaise qu'est notre Marc national, n'a pas trouvé et ne trouve toujours pas à redire…
Visiblement, la plaidoirie des « Echos du Woleu Ntem » en faveur de leur client Bescos, n'a pas satisfait AMO.
Il a donc précipitamment demandé à son script et intervieweur exclusif, en tout cas le seul journaliste qui sait traduire sa pensée, sieur François Ondo Edou, de prendre un papier et un crayon pour diffuser, non plus dans « Echos du Nord », jugé trop léger, mais chez notre confrère « gaboneco », ce démenti cinglant :Le coup d’Etat avorté de "La Griffe" était imaginaire http://gaboneco.com/show_article.php?IDActu=23995
Voilà qui est si poétiquement exposé. En attendant la tropicalisation de la langue de Molière, histoire de savoir si ce « coup d'Etat était » ou « est » « imaginaire », « La Griffe » attend, avec une certaine impatience, ce procès retentissant.
Avant, naturellement, qu'AMO vienne nous livrer les charges retenues contre nous.
On ne va pas perdre notre encre à répondre à un Ondo Edou dont on connaît les hauts faits d'arme, en matière d'intox, dans son journal « Le Bûcheron ». Et les Gabonais attendent toujours les preuves de l'existence du fameux charnier dans les sous-sols de l'Olympe.
Quant à la maîtrise de l'art du complot, nous préférons donner la parole à un « grand de ce monde ».
Le très expérimenté Marc Ona Essangui : « Le spectacle auquel nous assistons depuis que Monsieur André Mba Obame, ancien ministre de l'Intérieur, s'est autoproclamé président de la République, celui que je considère toujours, avec le président Ali Bongo Ondimba, comme les frères siamois du Bongoïsme, celui qui, dans la logique d'exclure la société civile du débat public, a non seulement mis en prison des responsables d'ONG et des patriotes engagés, et qui a également suspendu une vingtaine d'ONG, en février 2008. C'est juste une petite parenthèse pour illustrer que le complot pour écarter la société civile du débat public ne date pas d'aujourd'hui. »
Ce n'est pas « La Griffe » qui accuse ainsi AMO de comploteur multirécidiviste, mais bien notre éminent Prix Goldman, qui n'est pas n'importe qui, mais bien un « grand de ce monde ».
Pour revenir à cette affaire et n'en déplaise à AMO, « La Griffe » persiste et signe : des armes de guerre et plus de trois mille munitions ont été saisies et présentées au parquet.
Et ce n'est pas tout : des barils de poudre autant que des machines à recharger et fabriquer des munitions sont dans le lot. Mais le script d'AMO a soigneusement évité de mentionner ces éléments pourtant assez révélateurs de la dangerosité et des intentions de Bescos.
La question, celle que l'opinion nationale et internationale, se pose, est celle de savoir pourquoi l'entourage d'AMO se mobilise tant pour sauver Bescos et le présenter, exactement comme ils l'ont fait pour Ntumpa, comme un innocent ?
La réponse se trouve dans les multiples (faux et vrais) permis de port d'armes qui ont été retrouvés au domicile de Bescos.
Et là, nous défions « Echos du Woleu Ntem », Ondo Edou et AMO de nous préciser l'identité de cet ancien ministre de l'Intérieur qui a permis à Bescos de les obtenir. Après quoi, on pourra se retrouver au tribunal.
Nous irons en correctionnelle peut-être, mais AMO ailleurs. « Wait and see ».

Source : La Griffe du vendredi 4 novembre 2011
05/11/2011 à 00h27
MICHEL OGANDAGA http://michelogandaga.blog.fr/ http://sylviabongondimba.blog.fr/
https://www.facebook.com/MichelOGANDAGA http://www.presidentalibongo.com/
http://www.fondationsylviabongoondimba.org/Paris

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Côte d'Ivoire - Des partisans de Laurent Gbagbo candidats aux législatives

(Xinhuanet 05/11/2011)
ABIDJAN -- Le président du parti Cap-Unir pour la démocratie et le développement (Cap-UDD), Gervais Coulibaly, qui était le porte-parole de l'ancien président Laurent Gbagbo, a conduit vendredi une délégation d'une vingtaine de partisans de l'ancien régime à la Commission électorale indépendante (CEI) pour le dépôt de leurs dossiers de candidature en vue de l'élection des députés prévus le 11 décembre.La délégation a été reçue par le secrétaire général de la CEI, Konan Kouadio avant de se prêter aux formalités d'usage.
Ces actes de candidature interviennent à la suite d'un " dialogue républicain" ouvert entre le gouvernement et les partisans de Laurent Gbagbo réunis au sein du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD).
Les partisans de l'ex-président menacent de boycotter les élections législatives si la CEI qu'ils jugent "déséquilibrée" au profit des partisans du président actuel Alassane Ouattara n'est pas recomposée et si Laurent Gbagbo et ses principaux collaborateurs en détention ne sont pas libérés.
"Le CNRD est en négociation avec le gouvernement. Nous avons obtenu un certain nombre de promesses quant à la libération de nos camarades, la sécurité du CNRD, de nos réunions, le rééquilibrage de la CEI, le dégel des avoirs", a déclaré Gervais Coulibaly expliquant les raisons du dépôt des candidatures.
Il a insisté sur les assurances du gouvernement à l'opposition sur les préoccupations ci-dessus énumérées.
"Le gouvernement nous a fait la promesse de les régler dès que nous nous serions engagés", a-t-il ajouté.
Les partis membres du CNRD, l'Union démocratique et citoyenne ( UDCY) de Mel Eg Théodore, le Mouvement alternative citoyenne (Mnc- Alternative) d'Aimé Kabran Appia, l'Union pour la République et la démocratie (Urd) de Danielle Boni Claverie et le Cap-Udd ont présenté des candidats à la députation.
L'ancien ministre Mel Eg Théodore brigue un des postes législatifs de sa localité d'origine, Jacqueville (sud) et Gervais Coulibaly, lui, se présente dans la circonscription électorale de Yopougon à Abidjan.
Reportée à trois reprises depuis le 26 octobre, la date limite de dépôt des candidatures a été close vendredi soir.
Le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, n'a pas officiellement fait acte de candidature.
Selon Gervais Coulibaly, le FPI est réticent parce qu'il attend que le gouvernement fasse le premier pas et qu'il tienne parole en libérant ses principaux leaders avant la tenue des législatives.
"Sinon, il n'y a pas de mésentente, nous sommes dans une plate- forme de partis autonomes et certains, comme nous, croient que le gouvernement est de bonne foi", s'est-il justifié.
Le mandat des députés n'a pas été renouvelé depuis 2000 en raison de la crise militaro-politique ouverte en septembre 2002 qui a coupé le pays en deux.
Après l'organisation de la présidentielle en novembre dernier ponctuée par une meurtrière crise post-électorale, les législatives sont censées mettre fin à la transition politique dans le pays.

Publié le 2011-11-05 09:30:13

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SOMALIE : Parler ou ne pas parler à Al-Shabab ?

(Afriques en Lutte 04/11/2011) NAIROBI - Les insurgés d’Al-Shabab demeurent une force puissante en Somalie, mais il n’est pas question officiellement d’envisager la possibilité de discussions pour parvenir à un règlement politique.
L’attentat suicide à la bombe qui a fait plus de 100 morts à Mogadiscio le 4 octobre a bien montré qu’Al-Shabab était parfaitement capable de frapper jusqu’au cour de la capitale, même si le groupe s’était retiré de la ville en août.
Al-Shabab contrôle une large part de la Somalie du centre et du sud, ce qui oblige les agences internationales à conclure des accords avec ses commandants afin d’atteindre les millions de personnes qui ont besoin de l’aide alimentaire.
L’autorité somalienne qui est reconnue internationalement est le Gouvernement fédéral de transition (TFG), mis en place en 2004 et dont la survie dépend de la force de stabilisation ONU-Union Africaine, l’AMISOM. La légitimité du TFG est contestée par de nombreux Somaliens, et pas seulement ceux qui sont associés aux groupes d’insurgés. Le TFG contrôle la plus grande partie de Mogadiscio et quelques autres poches de territoire en Somalie centrale et dans le sud.
Al-Shabab (dont le nom complet est Harakat Al-Shabab al-Mujahideen) est apparu en 2005 et rassemble plusieurs groupes différents dont l’histoire et les objectifs diffèrent, mais qui sont unis par leur volonté de renverser le TFG. (Pour une analyse détaillée du mouvement, de son histoire et de ses objectifs, voir Roland Marchal’s The Rise of a Jihadi Movement in a Country at War [ http://www.ceri-sciencespo.com/ress... ] , La montée d’un mouvement djihadiste dans un pays en guerre)
IRIN a discuté avec un échantillon de Somaliens, de travailleurs humanitaires, de politologues et d’observateurs, pour savoir si le fait de négocier avec Al-Shabab pourrait être un facteur de stabilisation du pays après plus de vingt années de guerre :
Laura Hammond, maître de conférences à la section Etudes du développement de l’Ecole des études orientales et africaines (SOAS) de Londres, pense qu’il est très important de parler au groupe. « Je pense que la seule option pour essayer de répondre à la situation d’urgence dans le sud, et probablement pour l’avenir politique de la Somalie, est de parler à Al-Shabab. Mais je n’irais pas mélanger les deux. Ce qui est important actuellement, c’est de négocier avec eux les questions d’accès et de distribution des services. »
Mme Hammond a indiqué qu’il était important de mener le dialogue à de multiples niveaux. « Certaines de ces discussions [humanitaires] ont déjà lieu en ce moment, dans la discrétion, et il faut leur permettre de se poursuivre, sans les influencer par des considérations politiques. »
Mark Bowden, coordonnateur résident des Nations Unies pour les affaires humanitaires en Somalie, a déclaré : « La plupart de ceux qui ont désespérément besoin de l’aide vivent dans des zones qui sont aux mains d’Al-Shabab. C’est grâce au dialogue avec Al-Shabab que certains acteurs humanitaires ont pu sauver des vies dans ces régions. En tant qu’humanitaires, notre but est d’atteindre ceux qui sont démunis, où qu’ils se trouvent. C’est notre responsabilité de parler et de discuter avec ceux, quels qu’ils soient, qui peuvent nous donner accès aux populations en crise. » Sheikh Nur Baarud, membre du Conseil somalien des Oulémas, un groupe indépendant de docteurs en loi islamique de Mogadiscio, qui a déjà par le passé proposé ses services pour ouvrir le dialogue entre Al-Shabab et le TFG, et qui collecte également des fonds pour les secours d’urgence.
« Nous essayons d’engager le dialogue [entre le TFG et Al-Shabab] depuis 2009, mais chaque fois, ils ont refusé. Alors pour répondre à votre question, non, nous n’avons pas à leur parler. Il n’y a personne à qui parler et après ce qu’ils ont fait le 4 octobre [ http://www.irinnews.org/report.aspx... ] , je ne vois rien à dire. Nul ne peut faire ce qu’ils ont fait, s’il a un minimum de compréhension de l’Islam. Ils n’appartiennent ni à l’Islam ni à l’humanité. »
Hajio Basbaas, commerçante somalienne de Mogadiscio, a dit à IRIN qu’elle aimerait voir le TFG et la communauté internationale parler au groupe. « Nous en avons assez. Ils [le gouvernement et Al-Shabab] s’affrontent depuis plus de quatre ans et je ne vois pas de vainqueur. Tout ce que je vois, c’est que nous [le peuple] nous sommes les perdants. »
Mme Basbaas a dit que durant ces quatre années, elle a perdu des amis, des parents et des biens à cause de ce conflit. « Aucun camp ne peut gagner. Parlez-vous, s’il vous plaît, et mettez un terme à notre détresse."
Le groupe est divisé, a t-elle dit, et c’est le moment de parler à ceux qui le veulent bien et d’isoler « les purs et durs et leurs amis étrangers ».
Abdulle*, un homme d’affaires de Mogadiscio qui préfère rester anonyme car il craint pour sa propre sécurité, pense que la discussion est une perte de temps et de ressources. « Ces gens ne veulent pas parler et même s’ils acceptent de parler, ils ne respecteront jamais leur parole. » Pour lui, les divisions au sein d’Al-Shabab ne sont pas significatives. « La différence entre les deux groupes, c’est comme la différence entre les oreilles des ânes. Aucune différence. »
Abdulle est favorable à l’usage de la force. « Ils sont actuellement en position de faiblesse. C’est maintenant le moment de les achever. Certes, des gens vont mourir, mais eux nous tuent tous les jours. Au moins, une fois qu’ils seront finis, nous pourrons espérer des jours meilleurs, mais tant qu’ils sont là, la Somalie ne connaîtra jamais la paix. »
Pour Mohamed*, un activiste de la société civile somalienne de Mogadiscio, ce n’est même plus une option que de refuser le dialogue. « Même si les puissances occidentales, avec leur puissance militaire, s’emparent de notre pays, Al-Shabab sera toujours avec nous. Une intervention étrangère leur conférerait probablement encore plus d’importance. »
Le gouvernement et ses soutiens occidentaux devraient parler à Al-Shabab, ne serait-ce que pour montrer aux Somaliens qu’ils font des efforts, a t-il dit. « Les gens sont en train de mourir et nous ne pouvons donc pas nous permettre d’en laisser mourir encore davantage parce que quelqu’un veut isoler Al-Shabab . seul un règlement politique pourra mettre fin à notre cauchemar. »
Il avertit les Somaliens qu’ils « rêvent » s’ils s’imaginent pouvoir écraser Al-Shabab avec l’aide des forces étrangères.
L’ambassadeur Abdullahi Sheikh Isma’il, membre du parlement qui fait partie de la commission parlementaire sur la réconciliation, a dit à IRIN que la seule façon d’avancer était de passer par le dialogue : « Le gouvernement doit être prêt à discuter avec Al-Shabab et vice-versa, il n’y a pas le choix. Notre peuple se meurt ». Selon M. Isma’il, une victoire militaire totale en Somalie est impossible. « La seule option disponible est donc le dialogue et les négociations autour d’une table ». Al-Shabab, ainsi que le gouvernement, doivent renoncer aux « positions extrêmes et aux conditions préalables ».
Les Somaliens comme la communauté internationale veulent la paix et la stabilité dans la région, et « nul ne devrait être exclus ».
Roland Marchal, directeur de recherche au Centre National de la recherche scientifique (CNRS) à Paris, a déclaré à IRIN : « La politique qui a été suivie depuis pas mal d’années a été une politique militaire : Nous allons nous débarrasser d’eux, les abattre, les tuer, les kidnapper et ainsi de suite. Mais ils sont toujours là. Cette politique est donc bien absolument contre-productive.
« Nous avons ici une guérilla. Les guérillas sont rarement résolues par des mesures militaires ; elles ont toujours des solutions politiques. Ce qui n’est vraiment pas clair avec les différentes mesures de la politique actuelle menée par les Occidentaux, c’est fondamentalement que nous n’avons aucune idée des termes politiques définis comme solution par cette politique. »
Les membres d’Al-Shabab « sont des Somaliens, presque tous. Ils ont le droit d’exprimer leurs opinions sur ce que devrait être l’Etat dans leur pays et je ne pense pas que mettre l’accent sur la dimension Al-Qaida du groupe - qui existe certes - reflète la réalité dans son ensemble, » a t-il ajouté.
« Alors, quelle est la solution ? Je ne dis pas que ce soit à Al-Shabab de fournir la solution. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut essayer de mieux définir des termes plus réalistes pour au moins donner forme à ce qui pourrait être une solution. Après tout, les acteurs politiques sont obligés d’engager la discussion, que cela leur convienne ou non. C’est un processus qui prendra du temps. »

4 novembre 2011 par IRIN

Source : http://www.irinnews.org
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Côte d’Ivoire : dernières tractations

(BBC Afrique 04/11/2011) La commission électorale indépendante a une nouvelle fois reporté la date du dépôt des dossiers de candidature pour les législatives du 11 décembre.
Le délai initial avait pris fin le 28 octobre dernier avant d’être prolongé jusqu'à lundi minuit.
Les postulants à la députation ont encore jusqu’ à ce soir, 17 heures, pour déposer leur candidature.
Ce nouveau report fait croire que le Front populaire ivoirien (FPI) et le gouvernement sont sur le point de trouver un accord et que le parti de Laurent Gbagbo ira aux élections.
Dans un communiqué, la CEI se réfère à une communication du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), un groupement d’opposition dont le FPI est membre et qui réaffirme sa volonté d’aller aux élections.
En conséquence, la CEI, "soucieuse de renforcer davantage le caractère inclusif du prochain scrutin législatif" retarde le dépôt des dossiers qui se fera jusqu’ à 17 heures ce vendredi.
De son côté le FPI affirme que les discussions avec le gouvernement ne sont pas rompues mais qu’il n’y a aucune avancée significative qui permettrait de présenter des candidats.
Pourtant le CNRD a rencontré le ministre de l’intérieur lundi et dans la déclaration qui suit, la coalition d’opposition annonce sa volonté d’aller à des élections ouvertes, transparentes, équitables, crédibles et sécurisées, mais à certaines conditions.
L’opposition exige notamment la libération du président Laurent Gbagbo et de tous les autres détenus, le retour des exilés et des déplacés, le dégel des avoirs des cadres du CNRD, ainsi que le rééquilibrage de la composition de la CEI et la fiabilité de la liste électorale.
Le CNRD indique avoir obtenu des promesses du gouvernement sur tous ces sujets mais sans plus de précisions.

Dernière mise à jour: 4 novembre, 2011 - 16:21 GMT

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Algérie, Mali, Mauritanie, Niger - Sécurité au Sahel : un ministre algérien lundi à Washington pour des discussions plurilatérales

(Xinhuanet 05/11/2011) ALGER -- Le ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, effectuera lundi et mardi une visite à Washington pour participer à des discussions plurilatérales qui réuniront les pays du champ (Algérie-Mali-Mauritanie-Niger) et des officiels américains de haut rang, indique vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères.Ces officiels américains représentent plusieurs départements de l'administration américaine, notamment le département d'Etat, de la Justice, de la Défense, de l'Intérieur et du Conseil national de sécurité, selon la même source.
Cette réunion, qui verra également la participation des ministres des Affaires étrangères du Mali, de la Mauritanie et du Niger, entre dans le cadre du suivi de la conférence d'Alger sur le partenariat, la sécurité et le développement qui s'est tenue les 7 et 8 septembre 2011 et qui a rassemblé les pays du champ et les partenaires extra-régionaux dont une importante délégation américaine de haut rang, souligne le communiqué.
Cette conférence avait permis de dégager un ensemble de principes directeurs qui structurent et organisent le partenariat dans les domaines cruciaux du développement et de la sécurité entre les pays de la région et leurs partenaires, notamment ceux de l'appropriation, de l'indivisibilité de la sécurité et du développement et de la complémentarité entre les différentes stratégies et approches concernant le Sahel avec la stratégie conçue et mise en oeuvre par les pays du champ, rappelle le ministère.
Les discussions de Washington devront porter sur les priorités définies par les pays du champ dans le domaine du partenariat et qui concernent aussi bien la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé que l'éradication de la pauvreté, poursuit la même source.
Le ministère des Affaires étrangères annonce, par ailleurs, que cette même délégation se rendra, dans les prochains jours, à Bruxelles où elle aura des entretiens avec les hauts responsables européens sur l'ensemble de ces questions.

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Nigeria - Le Conseil de sécurité condamne les attaques à la bombe dans le nord du Nigeria

(Xinhuanet 06/11/2011) NEW YORK (Nations Unies) -- Le Conseil de sécurité a vivement condamné samedi les attaques à la bombe dans le nord du Nigeria, qui auraient fait plus de 100 morts, réaffirmant que "le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations est aussi criminel qu'injustifiable"."Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus fermes les attentats terroristes survenus à Damaturu et à Potiskum, au Nigeria, le 4 novembre 2011, qui ont fait de nombreux morts et blessés", indique un communiqué publié par Jose Felipe Moraes Cabral, ambassadeur du Portugal à l'ONU, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de novembre.
"Les membres du Conseil de sécurité expriment leurs profondes condoléances et transmettent toute leur sympathie aux victimes de ces crimes odieux et à leurs familles, ainsi qu'au peuple et au gouvernement de la République fédérale du Nigeria", indique le communiqué.
Des responsables de l'Hôpital général Damaturu ont déclaré à l'agence Xinhua que plus de 100 cadavres gisaient à la morgue samedi midi.

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Bénin - Signature d'une convention pour l'entrepreneuriat agricole avec le PNUD

(Xinhuanet 06/11/2011) COTONOU -- Le Bénin et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) viennent de signer, à Cotonou, une convention de financement en faveur d'un projet de l'entrepreneuriat agricole portant sur un montant de 20 milliards de Fcfa (près de 43 millions USD).La convention est signée vendredi par le ministre béninois du Développement et de la Prospective, Marcel de Souza et le représentant-résident du PNUD au Bénin, Thomas Nardos Békélé, en présence du président béninois Boni Yayi.
L'objectif principal de la convention est de multiplier les centres d'agriculture intégrée dont le plus important est érigé à Porto-Novo et constitue un exemple réussi d'entreprenariat agricole en Afrique de l'Ouest.
Aux termes de la convention, le Bénin s'engage à débloquer, dès sa signature, 5 milliards de Fcfa (plus de 10 millions USD) pour le démarrage du projet qui devra créer, suivant les estimations, 110.000 emplois.
Le projet devra permettre de réduire la pauvreté et permettre au Bénin d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

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Kenya, Somalie - Deux morts et trois blessés dans une attaque à la grenade dans le nord du Kenya

(Xinhuanet 06/11/2011)
GARISSA (Kenya), 6 novembre (Xinhua) -- Au moins deux personnes ont été tuées et trois autres grièvement blessées dans une attaque à la grenade contre une église, samedi soir dans le nord du Kenya, ont déclaré les autorités locales.Elles ont ajouté qu'une autre attaque à la grenade avait eu lieu dans la région, prenant pour cible un transformateur électrique, mais que l'engin n'avait pas explosé et avait été détruit par les forces de sécurité.
Le Kenya accuse les shebab, des militants islamistes somaliens, d'être derrière ces attaques.
Ces attaques à la grenade ont eu lieu quelques heures à peine après qu'un engin explosif, qui semble être une mine anti-personnel, ait été découvert à la frontière entre le Kenya et la Somalie. Un véhicule de police a heurté l'engin explosif, mais sans le détonner. La panique a éclaté, tandis que la police bouclait la zone en attendant l'arrivée des démineurs. Selon la police, les assaillants seraient toujours dans le pays.
Les forces kenyanes traquent en ce moment les shebab sur le territoire somalien, suite à une série d'attaques perpétrées au Kenya par le groupe islamiste radical.
Lors d'une rencontre avec son homologue somalien Ali Mohamed Abdiweli lundi, le Premier ministre kenyan Raila Odinga a déclaré que les opérations militaires kenyanes en Somalie constituaient de la légitime défense, dans la mesure où les attaques perpétrées par les shebab commencent à peser lourdement sur l'économie du pays.

Publié le 2011-11-06 13:53:55

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Madagascar - Le prochain gouvernement verra la création de deux postes de vice-Premier ministre

(Xinhuanet 06/11/2011) ANTANANARIVO -- Le prochain gouvernement d'union nationale dirigé par le Premier Ministre nouvellement nommé, Omer Beriziky, verra la création de deux postes de vice-Premier ministre, apprend-on du communiqué de la présidence de la Haute Autorité de Transition (HAT) reçu samedi à Antananarivo, la capitale malgache.Cette décision a été prise par le président de la HAT, Andry Rajoelina, au lendemain de la nomination du Premier ministre de consensus du 28 octobre dernier, dans la droite ligne du principe de l'inclusivité et du consensus, indique le communiqué.
Le communiqué rapporte également que la Troïka du Comité ministériel de l'Organe de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) salue la décision d'Andry Rajoelina, de créer ces deux postes de vice-Premier ministres "pour répondre à la nécessité d'inclure une Mouvance additionnelle".
La feuille de route signée par une dizaine d'entités politiques malgaches du 17 septembre dernier ne spécifie pas le nombre des membres du nouveau gouvernement de consensus mais le document cadre de sa mise en œuvre préconise toutefois la nomination de ses membres avant le 17 novembre prochain.
Selon l'article 8 de cette feuille de route, "le gouvernement de transition sera chargé de l'administration des affaires courantes du pays et de mettre en place les conditions nécessaires pour des élections crédibles, justes et transparentes, en coopération avec la communauté internationale. Il s'abstiendra de prendre de nouveaux engagements à long terme, ceux-ci ne relevant que de la compétence du futur gouvernement à l'issue des élections".
Rappelons que le dernier gouvernement du général Camille Vital, composé le 16 mars dernier, était constitué de 32 membres dont 2 ministres d'Etat, 29 ministres et un secrétaire d'Etat. Les trois postes de vice-Premier ministre notamment celui chargé de l'Intérieur, celui chargé des Affaires étrangères ainsi que celui chargé de la Santé, ont été annulés de son premier gouvernement en décembre 2009.
Notons que la feuille de route concoctée par la SADC serait le cadre légal pour la sortie de crise malgache qui a commencé en décembre 2008. D'autres accords ont déjà été signés auparavant, y compris les accords de Maputo et l'acte additionnel d'Addis-Abeba, tous signés en 2009 mais leur mise en oeuvre a été refusée par Rajoelina.


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Liberia - La présidente libérienne sortante exhorte les électeurs à voter, sur fond de menace de boycott

(Xinhuanet 06/11/2011)

MONROVIA -- La présidente libérienne sortante Ellen Johnson-Sirleaf a appelé ses compatriotes à venir participer en grand nombre au vote du second tour de la présidentielle, prévue pour le 8 novembre, et a critiqué le Congrès pour le changement démocratique (CCD) pour sa décision de boycotter le scrutin.
Dans un communiqué publié samedi, la présidente sortante Sirleaf a souligné que l'appel au boycott de Winston Tubman, dirigeant du CCD, revenait à demander aux Libériens de renoncer à leur droit de vote.
"Il a demandé au peuple de violer la Constitution, d'ignorer la loi fondamentale que nous, en tant que peuple, en tant que communauté, en tant que nation, avons promis de respecter", a-t-elle ajouté.
"S'ils commencent dès maintenant à violer la Constitution, où vont-ils s'arrêter? Si c'est ainsi qu'ils gèrent leur parti, demandez vous comment ils vont diriger notre pays. La Constitution nous gouverne, elle nous protège, elle est le garant de notre unité nationale," a déclaré la présidente libérienne.
Winston Tubman, chef du CCD, le principal parti d'opposition, a annoncé vendredi que son parti ne participerait pas au second tour de la présidentielle le 8 novembre.
Le CCD, arrivé en deuxième position lors du premier tour de l'élection le 11 octobre, exige le remplacement des membres de l'actuelle Commission électorale nationale et le recomptage des bulletins de vote du premier tour avant d'accepter toute participation au second tour.
Sous la pression du CCD, James Fromayan, président de la Commission électorale, a de fait démissionné de son poste.
Au même moment, la Mission des Nations unies au Libéria (MINUL) a déclaré suivre de près l'évolution de la situation relative au second tour de la présidentielle dans le pays.
Dans un communiqué publié samedi, elle a également exhorté le peuple libérien à s'abstenir de tout recours à la violence, en dépit de leurs désaccords politiques, et à s'efforcer de préserver la paix.

Publié le 2011-11-06 13:49:05

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jeudi 3 novembre 2011

C.d'Ivoire : les FN candidats aux législatives

(BBC Afrique 03/11/2011) Des membres des FN se présentent aux législatives dont le premier ministre Guillaume Soro.
Parmi les postulants à la députation, plusieurs ministres et membres influents de l'ex rébellion dont le premier ministre Guillaume Soro, qui est a la tête des forces nouvelles.
Nombre d’entre eux se présentent sous la bannière du RDR du président Alassane Ouattara, mais certains ont décidé de se présenter en indépendants.
Le premier ministre Guillaume Soro sera candidat dans sa région à Ferkessédougou au nord du pays.
Et il se présente sous la bannière du RDR le parti du chef de l’état ivoirien Alassane Ouattara.
Les forces nouvelles dont il est le secrétaire général ont décidé après la crise électorale de ne plus être une force armée. Mais elles n'ont pas choisi de se constituer en parti politique.
Ses membres avaient alors indiqué que ceux d'entre eux qui voulaient briguer la députation pouvaient le faire sous l'égide d'un parti.
Si Guillaume Soro est élu, il pourra rester premier ministre et député, mais ne devrait par la suite ne garder que son siège de parlementaire.
Alassane Ouattara s'était engagé pendant avant le second tour de la présidentielle tendue de 2010, à nommer un premier ministre issu des rangs du Pdci d'Henri Konan Bédié.
la crise post électorale en a décidé autrement, Soro nommé par l’ex président Laurent Gbagbo a été maintenu a son poste, notamment pour gérer la situation sécuritaire délicate. Il est d'ailleurs également ministre de la défense.
Après les législatives, il pourrait donc être remplacé par un membre du Pdci, si Alassane Ouattara décidait d'honorer sa promesse .
A l’endroit du parti de Bédié arrivé troisième aux présidentielles de 2010. Et dont l’alliance avec le RDR de Ouattara a permis l’élection controversée de ce dernier à la tête du pays.

.mise à jour: 3 novembre, 2011

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Crise aéronautique/Sénégal - Guinée : La situation revient à la normale

(Afriscoop 03/11/2011) (AfriSCOOP Dakar) — L’Airbus A320 de la compagnie Sénégal Airlines qui avait été immobilisé à l’Aéroport international de Conakry par les autorités de l’aviation civile guinéenne, a finalement quitté Conakry pour Dakar dans la nuit de mardi. Le Sénégal a lui aussi réouvert ce mercredi son espace aérien, fermé la veille, aux avions à destination ou en provenance de la Guinée.
Le Sénégal a levé l’interdiction de son espace aérien aux vols à destination ou en provenance de la Guinée ce mercredi. Tout est entré dans l’ordre et l’avion qui était bloqué à Conakry, a été autorisé à repartir, a indiqué le porte-parole du ministère des Transports aérien sénégalais, Madior Sylla.
L’appareil de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise qui effectuait le vol DN 019 Dakar-Conakry-Abidjan avec à son bord 95 passagers, avait été immobilisé le lundi 31 octobre suite à un contentieux qui oppose « la défunte Air Sénégal International’ » à la société Roberts FIR.
Roberts FIR qui est chargée de la gestion et du contrôle de la navigation et la sécurité de l’espace aérien an niveau de l’Union du fleuve Mano qui regroupe la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, réclame 143 mille dollars américains à la compagnie Sénégal Airlines, selon le ministre guinéen des Transports Bah Ousmane cité par l’agence Xinhua.
Cet incident a poussé le gouvernement sénégalais à fermer mardi son espace aérien pour tous les vols à destination ou en provenance de la Guinée.
La décision du Sénégal de fermer son espace aérien à la Guinée « n’est que l’application du principe de réciprocité », a déclaré mardi, le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Guirassy qui s’attendait toutefois à un « dénouement heureux et définitif de cette situation défavorable » survenu entre les deux pays.
Propriété de l’Etat et de privés sénégalais, Sénégal Airlines a entamé ses vols commerciaux le 25 janvier, plus d’un an et demi après l’arrêt d’Air Sénégal International (Asi) qui appartenait au Sénégal et à la compagnie Royal Air Maroc (Ram), liquidée après avoir cessé ses vols en avril 2009.


par La Rédaction AfriSCOOP à Dakar © , Lamine DIOP

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