vendredi 17 avril 2015

VIOLENCES EN RD CONGO : Kabila ou le Néron des Grands lacs

Que se passe-t-il en RD Congo ? En effet, moins d’une semaine après la découverte de plus de 400 cadavres dans une fosse commune à Maluku, 19  personnes viennent d’être tuées à la machette, hier 16 avril, dans l’Est du pays. Pendant ce temps, le mystère reste entier sur le sort de ces jeunes activistes congolais arrêtés à Goma avec les militants des mouvements « Y en a marre » du Sénégal et « Balai citoyen » du Burkina.  Ces Congolais sont-ils toujours maintenus dans les cachots de l'Agence nationale des renseignements (ANR) ou ailleurs ?  La question devrait avoir de quoi gêner aux entournures, les autorités congolaises. Quoi  qu'il en soit, il faut  craindre le pire pour la vie de ces Congolais.  Pour rappel, ces hérauts de la citoyenneté avaient été interpellésmanu militari par les sbires de Kabila, le 15 mars dernier, à la suite de leur conférence de presse sur l'importance de l'engagement des jeunes dans le processus électoral. Si les trois leaders sénégalais et leur confrère burkinabè avaient, eux, été relaxés, expulsés et déclarés persona non grata en RDC, leurs camarades congolais n'ont pas eu la même chance. Jusque-là, on  reste sans nouvelles d'eux et rien ne permet de dire que leur intégrité physique n'a pas été atteinte.  D'où la légitime réaction de leurs  codétenus d'hier qui, naturellement inquiets, viennent de sonner le cor. En donnant ainsi de la voix, ils espèrent sonner la mobilisation internationale. Et c'est de bonne guerre ; il y a urgence à agir vite et bien, avant qu'il ne soit trop tard.  Car, connaissant la férocité du régime de Kabila,  il faut s'attendre à tout, même au pire. Pauvres de ces activistes qui croyaient naïvement que la RDC est un Etat normal où ils seraient allés prêcher tranquillement les vertus de l'engagement citoyen aux jeunes Congolais. Et qu'ils en seraient revenus satisfaits d'avoir contribué, à leur façon, à fertiliser le terreau  ingrat de la démocratie en RDC.  On connaît la suite : le sang de Kabila n'a fait qu'un tour, lequel y a vu  un complot en préparation pour le descotcher de son fauteuil. Fadel Barro et compagnie apprendront ensuite à leurs dépens que la RDC  marche sur la tête.
Qui  pour faire  entendre raison à  Kabila ?
Il faut dire que ce pays fonctionne dans un cadre législatif et réglementaire pour le moins bizarre !  Sinon, comment comprendre que plus d'un mois après l'affaire, ces activistes congolais n'aient jusque-là pas été présentés  à un juge ?  La promesse du gouvernement congolais de le faire, 48h après leur interpellation, n'aura donc été que du vent !  On comprend aisément le coup de gueule de Ida Sawyer de l'organisation Human Rights Watch, selon qui :  « Dans la loi congolaise, les détenus doivent avoir accès à leurs familles, leurs avocats. Ils doivent être présentés devant un juge. Et là, le délai est passé et nous sommes très inquiets pour leur sécurité". Assurément,  on se croirait en  pleine  « République du Gondwana », tant ce pays est à part. Et c'est pourquoi il faut saluer l'action engagée par les confrères des activistes congolais. Aujourd'hui, bien que libres,  ils ont  visiblement mauvaise conscience, de savoir leurs camarades croupissant toujours dans les geôles congolaises.  Si leur corps est aujourd'hui en liberté, leur esprit et leur âme sont, eux, toujours derrière les barreaux, par solidarité avec leurs amis toujours détenus.  En réservant un tel sort à ces derniers, Kabila assassine leur liberté. Si les jeunes ne peuvent plus se réunir pour parler de l'avenir du pays, de leur avenir, alors où va la RDC ?  Qui  pour faire  entendre raison à  Kabila ?  La  communauté internationale peut faire quelque chose en exerçant des moyens de pression sur le satrape congolais.   L'Union africaine  à travers sa présidente, devrait également sortir du bois, comme elle l'a si opportunément fait en mêlant récemment sa voix à la querelle politique burundaise. Une pression qui devrait être menée aussi à l'intérieur, par la société civile congolaise. Dans sa logique de satrape, Kabila n'est pas à ses premières entraves graves aux libertés ainsi qu'aux droits humains.  Et ce n'est pas la voix brisée des sans-voix, le militant congolais  des droits de l'homme, Floribert Chebeya, qui reviendra du séjour des morts pour soutenir le contraire. C'est dire s'il faut agir vite.  Autrement, le risque est grand que la RDC n'en finisse pas d'exhaler  les  odeurs pestilentielles des charniers. Et le dernier en date est connu : celui de Maluku, même si les autorités congolaises se sont lancées dans une campagne nauséeuse de communication visant à faire prendre au reste du monde, des vessies pour des lanternes.
"Le Pays"
http://lepays.bf/

Des violences xénophobes inquiètent l'Afrique du Sud

Le Monde.fr avec AFP et Reuters


Afrique du Sud : « le climat xénophobe affecte... par lemondef
La police sud-africaine est intervenue, vendredi 17 avril, en tirant des balles en caoutchouc et une grenade assourdissante pour disperser un groupe d'immigrés africains dans un quartier de l'est de Johannesburg. Le groupe s'était armé, apparemment pour se protéger des violences xénophobes dont l'Afrique du Sud est le théâtre depuis deux semaines.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, douze personnes ont été arrêtées après une série d'attaques dans le centre-ville de Johannesburg contre des magasins tenus par des étrangers. Selon des médias locaux, les assaillants venus d'un foyer de travailleurs ont pris à partie les étrangers en leur criant de quitter le pays. Ils ont également incendié des voitures et brièvement affronté la police.
Parties de Durban, ces manifestations de violences contre les immigrés ont déjà fait au moins quatre morts et gagné jeudi Johannesburg. Lors d'un discours devant le Parlement, le président, Jacob Zuma, a condamné jeudi une « violation » des valeurs sud-africaines. « Aucun degré de frustration ou de colère ne peut justifier des attaques contre des ressortissants étrangers ou le pillage de leurs magasins », a dit le président Zuma.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/04/17/768x384/4617870_3_61f8_des-manifestants-se-dispersent-apres_e4a1fd02a30e3f816e2b3f0de3687aa2.jpg
Des manifestants se dispersent après l'explosion de grenades lacrymogènes à Durban, le 16 avril 2015.
Des manifestants se dispersent après l'explosion de grenades lacrymogènes à Durban, le 16 avril 2015. Crédits : AFP/STR

Accès réguliers de violence

Pays d'environ 50 millions d'habitants, l'Afrique du Sud compterait quelque cinq millions d'immigrés originaires pour la plupart d'Afrique australe, de la corne de l'Afrique et du sous-continent indien. Le taux de chômage s'élève à 25 % et approche même 40 % chez les plus jeunes.
Les migrants sont souvent accusés de tous les maux par la population comme par certains responsables politiques, qui leur reprochent pêle-mêle de résider illégalement dans le pays, de faire des affaires au détriment des commerçants locaux ou encore de commettre des crimes.
En janvier, une explosion de violence xénophobe avait fait six morts à Soweto, près de Johannesburg. Le schéma des attaques étant presque toujours similaire : des émeutiers s'en prennent à des magasins qu'ils pillent, et ils pourchassent les étrangers. En 2008, un vague de xénophobie sans précédent avait fait 62 morts en Afrique du Sud.
lemonde.fr

Des maires africains pour l'électrification de l'Afrique

On ne peut pas avoir un système d'éducation, de santé, si on n'a pas l'électricité. C'est le préalable à toute action de développement, a souligné le maire de Casablanca, Mohammed Sajid.
Une trentaine de maires de capitales et villes d'Afrique francophone, réunis à Paris, ont appelé vendredi la communauté internationale à lancer un vaste programme d'électrification du continent africain, a constaté l'Agence France Presse (AFP).
Quelques mois avant la tenue dans la capitale française de la Conférence internationale sur le climat (COP21), ces édiles avaient été conviés par la maire de Paris, Anne Hidalgo, présidente de l'Association internationales des maires francophones (AIMF), et l'ancien ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, porteur du projet avec sa fondation Energies pour l'Afrique, créée début mars.
Deux Africains sur trois, soit quelque 600 millions de personnes, sont privés d'électricité, avec d'immenses disparités entre pays, mais aussi entre villes et zones rurales, rappelle l'AFP.
Dans cet Appel de Paris, des maires de capitales ou de grandes villes ont demandé aux acteurs publics et privés d'investir massivement dans l'électrification du continent, en privilégiant les énergies renouvelables. Ils ont évoqué la création d'une Agence intergouvernementale africaine, dirigée par des Africains, pour gérer ces financements et piloter les projets.
Pour M. Borloo, il ne fait aucun doute que l'Afrique peut être totalement équipée d'ici dix ans. L'ex ministre a estimé le coût total du projet à 200 milliards d'euros, que pourraient apporter à la fois les secteur privé et public.
(Avec AFP)
lavoixdelamerique.com/

Guinée, Prison ferme pour les manifestants de Conakry

Andre MBA OBAME l'homme et son parcours

Racisme en Afrique du sud : violences vis-à-vis des étrangers à Johannes...

jeudi 16 avril 2015

Guinée : De lourdes peines prononcées contre des manifestants!

CONAKRY-Le justice guinéenne vient de condamner plusieurs manifestants à de lourdes peines, lors d’un procès « expéditif », a constaté  sur place Africaguinee.com.
Le procès de quelques prévenus dans les manifestations déclenchées par l’opposition le 13 Avril dernier  a eu lieu dans plusieurs tribunaux de Conakry  ce mercredi 15 avril 2015.
Au Tribunal de première Instance de Mafanco, six accusés  que sont Youssouf Diallo, Karim Koné, Abdourahmane  Camara, Mamadou Alpha Diallo, Mamadou Yero Diallo et Alhassane Sylla ont défilé tour à tour devant le président du tribunal  Ibrahima Sory Tounkara. Les faits qui sont reprochés aux prévenus sont  des actes des troubles à l’ordre public, attroupement,  violences.
Après un procès ‘’expéditif ‘’ il a été délibéré  par le tribunal que les prévenus  Mamadou Yero Diallo et Youssouf Diallo  sont condamnés  à quatre mois de prison ferme  assorti de 500.000 francs guinéens d’amende.  Pour les accusés Abdourahmane Camara et Mamadou Alpha Diallo, eux écopent de deux  mois de prison avec la même caution.
De son côté  Alhassane Sylla  a eu moins de chance, il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et écope d’une peine de six mois de prison  et  500.000 gnf. Parmi tous les accusés, c’est Karim Koné professeur de philosophie  qui bénéficie d’une  relaxe pure et simple.
Pour  leur  avocat, maitre  Alseny Aissata Diallo,  cette décision du tribunal prouve à suffisance que la justice guinéenne est « caporalisée et travaille aux ordres de l’exécutif ».
«  Nous venons d’assister au jugement  de ces ‘’manifestants’’ par le tribunal de première instance de Mafanco. Mais je suis vraiment déçu, navré et désemparé dans la mesure où  je comprends que cette justice est caporalisée, elle est aux ordres. Nulle part  nous n’avons compris  que les faits pour lesquels nos clients ont été déférés ici sont établis. Malgré tout cela le juge est entré en condamnation et nous ne sommes pas d’accord », a confié maitre Alseny  Aissata au micro d’Africaguinee.com.
L’avocat annonce qu’il va faire appel de la décision devant  les juridictions de censure.
‘’ Sur le champ nous avons déposé nos lettres d’appels pour dire que nous allons passer devant les juridictions  de censure, qui est la cour d’appel parce qu’on n’est pas d’accord avec cette décision’’ martèle l’Avocat à la cour.
Nous y reviendrons !

BAH Boubacar LOUDAH
Africaguinee.com

« Y en a marre » et Cie répondent à Kabila : « Nous ne sommes ni comploteurs, ni terroristes»

Par : Youssoupha MINE 
«Nous sommes une nouvelle force citoyenne qui a fini d’émerger en Afrique. Les longues détentions, les harcèlements et la répression ne nous feront pas reculer. Nous sommes Filimbi. Nous sommes Lucha. Nous sommes Balai Citoyen. Nous sommes Y en a marre. Nous sommes ceux qui ont remplacé les armes par leurs voix, leurs balais et leurs sifflets pour la démocratie. Nous sommes ceux qui placent la bonne gouvernance, la responsabilité de l’Etat et le respect des libertés fondamentales au cœur de leurs revendications. En Rdc et partout en Afrique, nous sommes fiers de contribuer à l’éveil civique de jeunes africains», écrivent les membres des mouvements citoyens précités dans un communiqué conjoint parvenu à la Rédaction de Seneweb.
«Le 15 mars dernier, réunis dans le centre Eloko Makasi, de la commune de Masina, à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), nous avons été stupéfaits de la réaction brutale des autorités congolaises contre une conférence de presse pacifique du mouvement Filimbi. Pourtant, l’activité ne marquait que la clôture de deux jours d’atelier pour sensibiliser les jeunes sur l’importance de l’engagement civique dans les processus démocratiques. Ailleurs, lorsque la jeunesse décide de se mettre au service de la République pour prôner les valeurs positives d’éducation civique et d’engagement pacifique dans le débat politique et démocratique, elle est saluée. La prise de conscience de ses acteurs est louée car ils représentent l’avenir d’un continent. En Rdc, nous avons été arrêtés sans respect de la procédure légale. Malmenés par des forces de l’ordre, certains d’entre nous ont passé plusieurs nuits en détention dans les cellules de l’Agence Nationale des Renseignements», déplorent-ils.
«Nous étions environ une trentaine de personnes arrêtées le 15 mars. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous sommes sans nouvelle de trois de nos camarades : Fred Bauma, Sylvain Saluseke, Yves Makwambala, sont toujours détenus sans droits de visite ni de membres de leurs familles ni de leurs avocats, ceci en parfaite violation de l’article 18 de la Constitution congolaise de 2006, qui, tout en fixant les conditions d’arrestation et de détention (la garde à vue ne peut pas excéder 48h), exige que les motifs de toute arrestation soient notifiés aux intéressés. Nous avons été traités de terroristes et de comploteurs contre la République démocratique du Congo par le ministre de l’Information Lambert Mende. Et pourtant, en foulant le sol de la Rdc, nous n’avions aucune arme dans nos valises, et aucune mauvaise intention ne figurait dans nos consciences de jeunes africains, à part cet idéal de partage de bonnes pratiques pour montrer aux jeunes congolais qu’il était important de s’engager de manière pacifique et de défendre les valeurs démocratiques», font remarquer les membres de «Y en a marre» et leurs homologues de la sous-région.
Selon eux, les autorités pensent anéantir la bravoure de nos collègues de la Lucha à Goma. «Quatre d’entre eux subissent un traitement inhumain dans la prison de Muzenze. Ces intimidations ne font que renforcer notre détermination à poursuivre notre lutte pour un Congo libre ou les droits de l’homme sont respectés. Mais, l’engagement civique des jeunes dans le débat politique en Afrique n’est plus à démontrer, de même que leur rôle dans les élections et le plaidoyer pour le respect des droits fondamentaux», jurent-ils.
Ils pensent que le silence des institutions africaines reste inquiétant. Rappelant les valeurs fondatrices de l’Union africaine que sont la solidarité et le respect des libertés, ils appellent les institutions africaines à exiger la libération de leurs camarades «détenus au secret à Kinshasa et au respect des libertés fondamentales en Rdc».
Youssoupha MINE

Congo Brazzaville : le désintérêt des jeunes pour la politique

Par Noel Kodia.
La jeunesse du Congo-Brazzaville a connu un engagement politique avant et après les indépendances et surtout après la Révolution des 13, 14 et 15 août 1963 quand le pays a sombré dans le marxisme-léninisme. Aujourd’hui, cet engagement politique des jeunes laisse à désirer, surtout après la chute du mur de Berlin, lorsque le pays est entré dans l’ère de la démocratie pluraliste. Pourquoi cette désaffection ?
Quand on observe l’évolution de la jeunesse congolaise, les raisons de ce désintérêt sont de trois ordres : politique, économique et social.
Sur le plan politique, on constate d’abord les pratiques anti-démocratiques des soi-disant leaders politiques sensés donner l’exemple. Ces derniers fondent leurs partis ou mouvements politiques sur des bases essentiellement ethniques et régionales. Aussi parle-t-on des fiefs « imprenables » où les jeunes votent majoritairement pour leur candidat au moment des échéances électorales, faisant fi des programmes des candidats. En dehors du PCT (Parti Congolais de Travail) qui a un soubassement national hérité du monopartisme, les partis issus de la démocratie pluraliste comme l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale) et le RDD (Rassemblement pour la démocratie et le développement) se basent respectivement sur l’électorat du sud pour l’un et du nord pour l’autre, leurs leaders étant originaires du sud pour le premier et du nord pour le second. Au Congo-Brazzaville et certainement dans d’autres pays comme la Centrafrique, le Mali, la Côte d’Ivoire et dernièrement le Nigeria, il existe une réalité politique fondée sur le clivage régional. Ce clivage n’encourage pas les jeunes à s’impliquer dans un projet politique national. Par ailleurs, ces mêmes partis politiques n’assurent pas leur fonction principale, à savoir l’encadrement et la mobilisation des jeunes pour une participation politique citoyenne. Au contraire leurs activités sont sporadiques, se limitant à l’approche des échéances électorales. Cette discontinuité et l’absence de proximité des partis politiques donnent le sentiment aux jeunes Congolais d’être pris pour des dupes, n’existant que pour donner leurs voix permettant aux politiques opportunistes de faire carrière. Parfois, ils reçoivent des incitations financières pour les encourager à participer à des meetings, des manifestations politiques et de propagande. Et quand ils viennent à s’investir dans un parti, ils sont souvent écartés des postes à responsabilité et confrontés à l’absence de méritocratie et d’égalité des chances dans la gestion interne de ces partis. Cette marginalisation éloigne les jeunes de la sphère politique.
L’économie africaine est apathique malgré le taux de croissance à deux chiffres que l’on ne cesse de brandir aux yeux des jeunes qui n’en voient pas l’impact sur leur vie quotidienne. Cette croissance provient de l’exploitation des ressources naturelles comme le pétrole, mais, paradoxalement, elle ne crée que peu d’emplois.
D’après l’ONEMO (Office national de l’emploi et de la main d’œuvre), le taux de chômage se situe en 2011 à 34,2% au Congo-Brazzaville et touche essentiellement les jeunes Congolais de 25 à 35 ans. Aussi, une grande partie d’entre eux est au chômage et constitue la classe des diplômés sans emploi, obligés de se rabattre sur l’informel. Difficile pour eux de s’intéresser à la politique quand ils se rendent compte que l’accès à l’emploi (notamment dans la Fonction publique) se fait ouvertement sur des bases arbitraires et discriminatoires. Comment les convaincre de s’impliquer en politique quand ils voient que le système économique des rentiers et des banques ne favorise pas l’accès à la propriété et au capital pour les jeunes entrepreneurs ? Face au verrouillage du système économique par les rentiers et certains proches du pouvoir, les jeunes Congolais se sentent marginalisés, résignés et fatalistes, les règles biaisées du jeu politique les privent de tout espoir d’inverser le statu quo. Leur précarité financière leur laisse peu de temps pour s’investir en politique, leur priorité est la recherche de moyens de survie.
La société a aussi sa part de responsabilité à travers l’école. La politique et l’économie ont découragé les jeunes, mais l’incivisme a gangrené l’école, tremplin de la réussite sociale pour eux. Elle ne favorise plus l’apprentissage des valeurs citoyennes. Les jeunes sont découragés par le piètre exemple donné par les acteurs politiques, que ce soit lors des élections ou dans la gestion des affaires publiques. Certains parmi ces politiciens s’illustrent par la gabegie, la concussion, le népotisme, le sectarisme…
L’école, loin de sa mission (éducation et instruction des jeunes), forme maintenant des semi-analphabètes qui ignorent même leurs propres droits. Ils deviennent alors des clients potentiels du tribalisme et de l’éthnicisme, souvent expressément développés par l’homme politique pour ses intérêts électoraux. Cet analphabétisme et cette ignorance de leurs droits et obligations civiques s’ajoutent à une culture qui ne valorise pas leur participation politique car ils sont considérés comme étant « sous tutelle » dans une société pyramidale. Les jeunes doivent ainsi ne pas contredire les aînés, les femmes ne doivent pas contredire les hommes, etc. Cette culture de la soumission s’étend au champ politique, ce qui ne favorise pas l’émancipation politique des jeunes.
Malgré tout, les jeunes Congolais ne sont pas intrinsèquement apolitiques. Cependant, prenons garde que cette désaffection ne soit pas une bombe à retardement. On se rappelle des actes inciviques portés par une jeunesse que la désespérance a entraîné vers des milices lors des tristes événements qui ont entourés les premières années de la démocratie pluraliste.
Contrepoints.org 

Gabon: le parti au pouvoir regrette la disparition de l’opposant Mba Obame

Au Gabon, le décès du principal opposant gabonais, André Mba Obame, continue de faire réagir les Gabonais. La dernière réaction en date est celle de Faustin Boukoubi, secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), parti au pouvoir, dans lequel André Mba Obame a milité avant de basculer dans l'opposition.
rfi.fr

Burkina: les pro-Compaoré contestent la loi stipulant leur inéligibilité devant le Conseil constitutionnel

(Agence Ecofin) - Les partisans du président burkinabé déchu Blaise Compaoré ont annoncé, le 15 avril, avoir saisi le Conseil constitutionnel pour tenter d'invalider le nouveau code électoral qui  leur interdit de se présenter aux élections législatives et présidentielle prévues en octobre prochain. «Nous avons déposé un recours contre la révision du code électoral devant le Conseil constitutionnel», a déclaré le chef du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, l'ex-parti présidentiel), Léonce Koné, indiquant qu'il avait «peu confiance» dans la juridiction suprême.
«Nous avons effectivement reçu un recours vendredi dernier contre le nouveau code électoral. Ce recours a été introduit par les dix députés de l'ex-majorité présents au Conseil national de transition (CNT, l'assemblée intérimaire, NDLR)», a confirmé le greffier en chef du Conseil constitutionnel, Me Massmoudou Ouédraogo, à l’AFP.
L'assemblée intérimaire du Burkina Faso avait adopté le 7 avril un nouveau code électoral qui  rend « inéligibles» les personnes ayant «soutenu un changement inconstitutionnel portant atteinte au principe de l'alternance démocratique», en référence à la tentative de révision de l’article 37 de la Constitution, qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiel. L’attachement de Blaise Compaoré à modifier cet article contre vents et marées avait engendré une révolte populaire qui l'avait contraint à démissionner en octobre dernier, après 27 ans de règne.
Le texte a été promulgué le 10 avril par le président Michel Kafando. Les pro-Compaoré «déposeront également un recours devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l’Ouest (CEDEAO)», a annoncé Léonce Koné.
La CEDEAO, dont le Burkina fait partie, a fait office de médiateur après la chute de l'ex-président. Le 13 avril, l'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina a appelé à ce que tous les courants politiques participent aux élections d'octobre, qui doivent être «coordonnées, consensuelles et inclusives», mais le M21, un mouvement à la pointe des manifestations anti-Compaoré, a opposé une fin de non-recevoir aux «diktats venant de l’extérieur».
agenceecofin.com

Une épidémie de méningite fait 75 morts au Niger

Une épidémie de méningite qui sévit depuis janvier au Niger a fait 75 morts, dont plus de la moitié dans la capitale Niamey, selon un nouveau bilan officiel annoncé jeudi.
Toutes les régions du pays sont touchées, à l’exception de Diffa, dans le sud-est, proche du Nigeria, a indiqué le ministre. Niamey est la zone la plus frappée avec plus de la moitié des décès, soit 41 sur 279 cas, a-t-il relevé.
Des campagnes générales de vaccination seront entreprises «dès la semaine prochaine» dans les zones «très touchées», a assuré M. Aghali.L’actuelle épidémie est provoquée par des souches «plus virulentes» de la méningite que celles qui ont été à l’origine des précédentes vagues au Niger, selon un expert.

Scandale à Venise : le pavillon du Kenya n'affiche que... des Chinois

Par Roxana Azimi
Série "China Loves Africa" de l'artiste kényan Michael Soi.
« C’est une insulte, un coup au ventre. » Sylvia N. Gichia, directrice de la résidence d’artistes Kuona Trust à Nairobi n’a pas de mots assez durs pour fustiger le pavillon kényan à la Biennale de Venise qui se tient du 9 mai 22 novembre.
Au lieu de donner un aperçu de la vitalité artistique de la scène kényane, ce pavillon orchestré par l’Italienne Paola Poponi fait la part belle à… cinq artistes chinois. La partie kényane est réduite à la portion congrue : une cinéaste déconnectée de la scène locale et résidant en Suisse, Yvonne Apiyo Braendle-Amolo, et un Italien, Armando Tanzani, qui vit depuis une quarantaine d’années à Malindi, ville côtière au nord de Mombasa. Ce dernier le reconnaît à demi-mot sur le site de la radio américaine NPR : il fallait trouver de l’argent pour financer l’opération et les Chinois l’ont fourni.

Liens artistiques inexistants entre la Chine et le Kenya

Cette mascarade fait bondir les acteurs de la scène artistique kényane. « On nous prend vraiment pour des idiots », grince l’artiste Jimmy Ogonga. « C’est rageant alors qu’on travaille tous très dur avec très peu d’argent pour promouvoir une scène vibrante, enchérit Danda Jaroljymek, directrice de l’agence de conseil Circle art agency. On n’est plus dans la situation d’il y a vingt ans. Il y a un bon paquet d’artistes talentueux qui mériteraient d’être dans un pavillon à Venise. »
L’histoire a un air de déjà-vu. En 2013, la même Paola Poponi avait orchestré un pavillon kényan où les artistes du cru étaient éclipsés au profit des Chinois. « A l’époque, nous avions fait du bruit, mais ça n’avait eu aucune répercussion, se souvient Sylvia N. Gichia. Cette fois-ci, on s’est dit qu’il fallait réagir plus fortement. » Depuis deux mois, l’affaire a échauffé les réseaux sociaux. Une pétition a même été lancée anonymement sur le site Change.org exhortant le gouvernement kényan à dénoncer la « représentation frauduleuse du Kenya à la 56e biennale de Venise ».
Tous les acteurs culturels le répètent, les liens artistiques entre la Chine et le Kenya sont inexistants. « Aucun artiste chinois ne vit ici, poursuit Sylvia N. Gichia. La Chine prend le dessus sur le monde, mais elle ne doit pas coloniser notre secteur créatif. » Certes la galerie Roots Contemporary, qui défend de jeunes créateurs kényans, a organisé une exposition d’artistes chinois plutôt bien accueillie à Nairobi. « Ici, on n’aime pas les Chinois mais on ne les connaît pas non plus. Je proposais seulement aux Kényans de voir ce qui se passait dans le reste du monde », confie la directrice du lieu, Samantha Ripa di Meana.

Pavillon de la discorde

Une fois n’est pas coutume, la grogne de la communauté locale a porté ses fruits. Le ministère du sport, de la culture et des arts a publié le 14 avril un communiqué indiquant qu’il se désolidarisait du pseudo-pavillon kényan. « Mon bureau est en contact avec les départements du gouvernement pour comprendre ce qui s’est passé de manière répétée et éviter que cela ne se reproduise », écrit Hassan Wario Arero, secrétaire du cabinet.
Une personne haut placée a pourtant bien dû valider le projet, puisque seule une demande officielle émanant d’un pays peut donner lieu à un pavillon. « On a reçu l’an dernier une lettre officielle de la part du ministère du sport et de la culture, confie-t-on à la Biennale de Venise. La Biennale a invité le Kenya après avoir reçu ce courrier. C’est le pays qui a nommé Paola Poponi. La Biennale n’interfère pas dans les aspects organisationnels de la participation et laisse le pays complètement autonome. Nous ne sommes pas responsables de ce qui s’est passé. »
Pour l’heure, difficile de savoir si le pavillon de la discorde portera ou non la bannière du Kenya. Mais Hassan Wario Arero l’a promis à la communauté artistique kényane, il veillera à ce que le pays ait une représentation en bonne et due forme en 2017 à la Biennale de Venise. Pas si simple. « Je ne suis pas sûre qu’au ministère il y ait assez de connaissance de la scène pour organiser une représentation nationale comme le fait le Zimbabwe par exemple » estime l’artiste Miriam Syowia Kyambi. « Un pavillon coûte au moins entre 300 000 et 500 000 euros et l’argent public manque pour la culture », ajoute l’artiste Michael Soi.
Le mécénat n’est pas encore inscrit dans les pratiques des entreprises privées locales. Samantha Ripa di Meana, elle, se veut optimiste : « Personne ici n’avait compris ce qu’était la Biennale de Venise. Sans cet incident, les artistes kényans ne se seraient probablement jamais réveillés ».
lemonde.fr

Me Wade à la reconquête du pouvoir

Après avoir décidé de rester à la tête du parti démocratique sénégalais (PDS), le Abdoulaye Wade affute ses armes. Selon le journal «L’As », dans sa parution du jour, le père de Karim serait en train de dérouler un plan pour reconquérir le pouvoir. 

IL aurait réuni ses principaux lieutenants à sa résidence de Fann pour leur demander de se tenir prêts. Dans ce lot, Oumar Sarr, Farba Senghor, Sadibou Fall, Khafor Touré, Aïda Mbodj, Cheikh Sarr, Doudou Wade, Sada Ndiaye, Ablaye Sow, Tafsir Thioye, Mayoro Faye qui ont tenu aux côtés de l’ancien président une réunion de crise du bureau du comité directeur. 

Le journal informe que durant celle rencontre, Wade a approuvé la tournée du Front patriotique pour la défense de la République (Fdpr) qui consiste à sensibiliser les populations sur la nécessité de chasser Macky Sall hors du pouvoir. Ce journal est conforté par Grand Place qui poursuit que les discussions ont essentiellement tourné autour de la décision de la Cour suprême qui compte rejeter le pourvoi en Cassation de Karim Wade et de ses complices. 

Et les avocats de la défense de Wade ont effectivement, déposé le pourvoi en cassation au niveau de la greffe de la Cour de suprême. En début de soirée ce jeudi, Wade se fera certainement entendre au cours de la conférence de presse qu’anime son parti. Ce sera certainement une tribune pour parler des cas de Karim Wade, Aïda Ndiongue et les autres libéraux en prison. 

Ferloo
leral.net

Campagne électorale: Faure Gnassingbé appelle les populations à la mobilisation

Togo  - C’est sur sa page facebook que le président-candidat à sa propre succession, Faure Gnassingbé lance un appel aux populations togolaises des localités visitées ces derniers jours. 
"Ces deux derniers jours, je suis allé à la rencontre des populations des préfectures HAHO, MOYEN-MONO, WAWA, AKEBOU et AMOU. La spontanéité et l’ampleur de la mobilisation de nos compatriotes de ces localités, la ferveur et la franchise des échanges ont renforcé ma conviction sur la justesse de notre engagement pour un Togo rayonnant et l’adhésion populaire qu’il suscite à travers tout le Togo.
À vous populations de ces localités, et à vous tous, qui, dans nos quartiers de villes et de villages, dans nos hameaux, vous mobilisez pour partager nos idéaux avec toutes les Togolaises et tous les Togolais, je vous dis merci.
Continuez sans relâche la mobilisation car la voix de chaque Togolais compte. Je poursuis mon périple à la rencontre d’autres franges de notre population, avec la même détermination, la même foi en l’avènement d’un Togo prospère, et avec la même exhortation : "Avançons ensemble !"
L Y A 

Côte d’Ivoire: chantage de Ouattara aux pro-Gbagbo

Accusé d’être le métronome d’une justice des vainqueurs dans la gestion de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a tenu ce week-end des propos dignes d’un chantage d’Etat et qui laissent voir des manœuvres à des fins inavouées.
Parlant du sort à réserver à ceux que la justice ivoirienne reconnaîtrait comme des responsables des crimes pendant cette crise, il a déclaré « Que cela soit clair, il n’y aura pas d’amnistie ou de grâce s’ils ne demandent pas pardon ». Le président ivoirien a précisément indexé ceux qui ont été récemment jugés en assises à savoir Mme Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex chef de l’Etat Laurent Gbagbo et tous ses proches jugés aux côtés de l’ex première dame ivoirienne.

Amnistie, grâce présidentielle

L’idée d’une amnistie ou d’une grâce présidentielle à des criminels de guerre revient de plus en plus dans le discours du chef de l’Etat ivoirien. Il l’avait déjà annoncée en début d’année au moment de son adresse à la nation. En plein dans la quête d’un second mandat après le premier obtenu dans des conditions dont l’opacité n’est plus à rappeler, le chef de l’Etat ivoirien y a également fait allusion. On peut légitimement se demander pourquoi vouloir arracher des fers de la justice, des personnes reconnues comme coupables de crimes ignobles aux conséquences incommensurables. Facile de croire à la raison d’une réconciliation avancée par le président ivoirien et ses hommes de main. Jusqu’ici, pour rappel, ce ne sont que les membres du camp de son adversaire qui sont trainés devant la justice.
Les crimes commis par les rebelles combattants proches d'Alassane Ouattara demeurent non punis par la justice ivoirienne. Rappelons que celle-ci a pour mission de faire la lumière sur cette crise ayant opposé les camps Gbagbo et Ouattara et ayant fait environ 3000 morts selon les chiffres officiels. Tout porte à croire que la main qui manipule les phares de la justice ivoirienne apparemment plus brillants que ceux de la Cpi, s’est interdite de les projeter dans la direction des crimes des pro-Ouattara. On se demande donc à quoi a servi la Commission dialogue vérité réconciliation (Cdvr). 

Plonger les pro-Gbagbo

Les amener à demander pardon, tel est le dessein du président Ouattara. Ceci permettrait définitivement de faire porter la responsabilité des crimes commis aux hommes de l’ancien régime. Demander pardon, faut-il le préciser revient à se reconnaître soi-même coupable desdits crimes. Ce que des proches de Gbagbo continuent de nier.
lanouvelletribune.info

Alpha Condé à VOA Afrique : "Impossible de tenir les élections locales avant 2016"

Le président guinéen a démenti l'usage de tirs à balles réelles par les forces de sécurité contre les manifestants de l’opposition lundi dernier. Alpha Condé a aussi réaffirmé que l’épidémie d'Ebola avait freiné fortement le développement économique de son pays.
Vous avez rencontré Barack Obama avec vos homologues du Liberia et de Sierra Leone. Etes-vous satisfait du message du président américain concernant la lutte contre le virus Ebola qui a déjà fait plus de 10.000 morts ?
Alpha Condé : "Nous avons remercié le président américain pour son leadership parce que son engagement a mobilisé la communauté internationale. Nous l'avons aussi remercié de son aide. Nous avons beaucoup insisté pour qu'il nous accompagne non seulement pour atteindre l'objectif de zéro cas d'Ebola mais aussi reconstruire nos économies."
Avez-vous le sentiment que la mobilisation de la communauté internationale a diminué ?
Alpha Condé : "Nous savons que la communauté internationale s'est beaucoup mobilisée. Nous sommes d'accord qu'il faut atteindre l'objectif de zéro cas mais aussi reconstruire nos systèmes sanitaires. Il faut aussi annuler la dette de nos trois pays (NDLR : Guinée, Liberia, Sierra Leone) et lancer un plan Marshall. Cette épidémie a fait beaucoup de morts, d'orphelins. Nous avons évoluer nos besoins pour les deux prochaines années."
Pourquoi la Guinée a-t-elle échoué à atteindre l'objectif que vous aviez fixé de zéro cas d'Ebola d'ici le 15 avril ?
Alpha Condé : "C'est compliqué. La Guinée est d'abord trois fois plus peuple que les autres pays. La France a mis des moyens pour aider la Guinée mais le Liberia ou la Sierra Leone ont eu les Etats-Unis, l'Angleterre et tout le Commonwealth. Nous n'avons reçu que 10 % des montants reçus par nos voisins. Je note que cela fait 45 jours que nous n'avons aucun cas d'Ebola en Guinée forestière, comme au Liberia. En revanche, on n'a pas fait les mêmes efforts à la frontière avec la Sierra Leone. Ensuite, notre pays est à 90 % musulman ce qui implique des rites funéraires. C'est maintenant seulement qu'on prend conscience qu'il faut plus donner plus de moyens à la Guinée. Nous concentrons nos efforts sur Forécariah d'où proviennent les nouveaux cas."
Dîtes-vous aux Guinéens qu'il n'y aura plus d'Ebola dans le pays d'ici fin 2015 ?
Alpha Condé : "Notre espoir, c'est d'y arriver avant la saison des pluies. Si nous arrivons à résoudre le problème de Forécariah, nous résoudrons les autres communes.”
Quelle est votre lecture de ce qui s'est passé lors des manifestations de l'opposition lundi dernier ?
Alpha Condé : ”Nous avons lancé un appel à tout le monde pour qu’on fasse l’union sacré. Au moment de l’urgence sanitaire, il ne devrait pas y avoir de manifestation ou de mouvement de foule. ”
Les forces de l’ordre ont-elles tiré à balles réelles sur les manifestants ?
Alpha Condé : ”Ce n’est pas vrai. L’armée est casernée. La gendarmerie et la police n’ont que des armes non-létales, du gaz lacrymogènes. Par contre, des civils tirent sur les gendarmes avec des fusils de chasse. Je ne sais pas d’où viennent ces informations. Il n’y a pas un seul mort dans les hôpitaux. Nous faisons du maintien de l’ordre civilisé.”
Etes-vous favorable à l'organisation des élections locales avant la présidentielle prévue le 11 octobre 2015 ?
Alpha Condé : ”C'est la Ceni qui propose les dates a tous les partis. Si la Ceni veut refaire le calendrier, je signerai le décret. Le ministre de la Justice est en charge du dialogue, je le laisse faire. Avec la meilleure volonté du monde, la Ceni a démontré qu'il était techniquement impossible d'organiser ces élections communales avant 2016. L'élection présidentielle, c'est une date, c'est impératif d'organiser l'élection à cette date, sinon, il n'y a plus de légitimité. Sachez aussi que les communes et les délégations spéciales ne jouent aucun rôle dans l'organisation des élections. Tout dépend de la Ceni.”
Propos recueillis par Nicolas Pinault
lavoixdelamerique.com

Elections au Togo: Synergie Togo dénonce la manipulation des fichiers


mediaAffiche de campagne d'un candidat à la présidentielle au Togo.AFP PHOTO / EMILE KOUTON
Au Togo, une organisation de la société civile proche de l'opposition, Synergie Togo, dénonce l'existence de 300 000 électeurs fictifs dans le fichier électoral. Les experts de l’organisation internationale de la francophonie (OIF) ont procédé à un toilettage du fichier le mois dernier, éliminant 100 000 doublons et erreurs. Mais Synergie Togo déplore que les experts n'aient pas eu le temps de travailler plus longtemps.
Pour Synergie Togo, les experts du comité de vérification du fichier électoral auraient dû travailler trois mois et non quinze jours pour arriver à un résultat satisfaisant. L'organisation de la société civile estime qu'il reste toujours 300 électeurs fictifs au sein du fichier.
D'une façon générale, Synergie Togo relève qu'entre la législative de 2013 et la présidentielle de 2015, le fichier a gonflé de 500 000 électeurs. « La particularité du fichier électoral de 2013, c’est que le nombre d’électeurs avait baissé énormément et ça, c’est également une constante dans les élections à la togolaise », regrette Brigitte Ameganvi, présidente de Synergie Togo.
« Le corps électoral baisse fortement lors des élections législatives et augmente notablement au cours des élections présidentielles. L’augmentation de la population totale est de l’ordre de 250 000 entre les deux années. Donc il n’est pas normal qu’il y ait 500 000 électeurs supplémentaires. C’est évident », affirme-t-elle.
Le fichier est donc imparfait, mais ce n'est pas le seul problème. Synergie Togo espère que les autorités suivront la recommandation des experts d'interdire les votes dits « omis », c'est-à-dire les électeurs qui s'inscrivent par dérogation le jour du vote. Pour Synergie Togo, c'est par le biais de ces votes que peuvent se produire des tentatives de fraude.
rfi.fr

CAMEROUN : LES AMÉRICAINS CONFIRMENT LA FORTUNE DE BIYA

Le journal Richestlifestyle, site d’informations américain a publié un classement des dirigeants les plus fortunés du continent. Le sujet continue de faire des vagues sur les réseaux sociaux, malgré  le démenti de Forbes à qui le classement a  été attribué au départ.
Troublant ! L’opinion publique  s’est réveillée avec la gueule de bois hier, 9 octobre 2014, du fait d’un communiqué du directeur Afrique du Magazine Forbes qui démentait l’existence de classement des chefs d’Etat africains en fonction par leurs fortunes. De plus le magazine notait la légèreté du site d’information qui lui a attribué la paternité de cette information. Mais avant même que Cameroon-Tribune, seul destinataire du communiqué de presse de Lobé Ewané, patron au niveau continental du Magazine de prestige, ne l’ait mis sous-presse, de nombreux pontes du régime avaient alerté des journalistes du Messager, de Mutations et d’autres titres ayant relayé l’information donnée par le site web en question, pour crier au complot contre Paul Biya et la déstabilisation des institutions. Pour eux, il s’agissait d’un tissu de mensonges préparé et diffusé par la presse d’opposition pour humilier une fois de plus Paul Biya qu’ils veulent voir partir de la tête du pays.
Un peu enthousiasmé par le communiqué servi sur un plateau d’argent par un directeur Afrique de Forbes, friand de salons huppés, le gratin politique a vite fait de valider la énième thèse du complot, perdant de vue que la presse privée nationale s’est simplement trompée de sources. Le classement n’ayant pas été réalisé par Forbes, mais par Richestlifestyle, site d’information de droit américain, spécialisé dans l’info people, mais surtout reconnu comme un dénonciateur du train de vie princier des personnalités publiques dans un environnement de misère. C’est ainsi qu’après une enquête réalisée à partir d’informations données par le «Foreign Policy», think thank américain à la crédibilité établie, dont les rapports sont suivis de près par le département d’Etat américain –d’après les confidences d’un diplomate en poste à l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé - le président Biya détient une fortune de 200 millions de dollars, pas moins de 100 milliards Fcfa !
Triomphalisme
Un classement des fortunes de chefs d’Etat africains a donc été fait par un journal basé aux Usa. Il n’a pas été suffisamment documenté comme le faisait remarquer  Le Messager dans son édition du mercredi, 08 octobre 2014,  il n’a pas été édité par Forbes, mais par Richestlifestyle qui s’appuie sur des informations diffusées par le « Foreign Policy » certes, mais le problème de fond demeure. Et c’est d’ailleurs l’angle choisi par Le Messager pour traiter de cette actualité.  Celui de la fortune du président, au pouvoir depuis 32 ans au Cameroun.
Mais tant que le président ne déclarera pas ses biens et ne se pliera aux dispositions de l’article 66 de la Constitution, il ne sera pas à l’abri de désagréments causés par les débats suscités par sa fortune présomptive.
Le débat sur la source de l’information passé, il faut s’étonner de l’empressement de la direction Afrique de Forbes, tenue par un Camerounais, à faire envoyer son  «démenti» à Cameroon-Tribune, qui n’a pas dit un traître mot de l’affaire, et non aux journaux qui l’ont relayée.  Pourtant les adresses desdites rédactions sont connues. Est-ce son statut de journal gouvernemental ? Est-ce une marque de soutien «indéfectible» du manager Afrique de Forbes ? Lui-même indique qu’il s’agit simplement de protéger son image de marque, mais ne dit pas pourquoi son communiqué de presse n’a pas été expédié aux journaux concernés.
Cela dit,  il faut s’inquiéter de ce que les gens qui ont la direction du pays voient le complot partout où on refuse d’emboucher la trompette de la chorale chantant les louanges du Prince. Dans leur triomphalisme devant l’aubaine que leur servait Forbes, ils n’ont pas pu se rendre compte, qu’une organisation plus crédible que le journal, le Foreign Policy a donné du béton à un site spécialisé, le Richestlifestyle, pour faire jaser sur la fortune présomptive du président. Pourtant s’ils étaient restés sereins, ils auraient mieux organisé la contre-attaque. Mais on le sait déjà avec les artificiers du régime de Yaoundé,  lorsqu’on leur montre la lune, il y en a qui regardent le doigt malheureusement.
Pays : Cameroun, années au pouvoir : 31
Paul Biya est  le président du Cameroun depuis le 6 novembre 1982.  Sa valeur nette est estimée à environ 200 millions $; ce chiffre a été publié par le ForeignPolicy.com . Environ 48 pour cent des citoyens du Cameroun vivent en dessous du seuil de pauvreté. Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd) et plusieurs autres sources hors des médias l’ont classé dans la liste des dirigeants ayant des biens mal acquis. En 2009, le journal en ligne français, Rue 89, a rapporté que  les vacances du président du Cameroun ont été les plus coûteuses  parmi les leaders mondiaux. Plus que du président américain. Il a été critiqué pour avoir dépensé € 30,000 ($ 40,000) par jour pour la location d'une villa.
© Le Messager : Rodrigue N. TONGUE

Crash : African Parks recherche son pilote entre le Nigeria et le Cameroun

Le pilote américain travaillant pour African Parks, gestionnaire du parc national d’Odzala Kokoua au Congo, Bill Fitzpatrick, a disparu il y a une année à la suite d’un accident d’avion. Depuis, des recherches avaient été lancées pour retrouver l’épave de l’avion et le pilote.
Le journal camerounais, le Cameroun Postline, a indiqué que l’épave aurait été retrouvée le 10 avril, dans la zone de Bakossi, située au sud-ouest du Cameroun par des enfants qui faisaient la chasse de ce côté-là. En effet cette zone avait était identifiée par African Parks comme le site où le crash s’est déroulé. L’organisation non gouvernementale estime que l’épave retrouvée serait celle du Cessna 172, piloté par le disparu.
Pour rappel, Bill Fitzpatrick était le pilote résident dans le parc national d’Odzala Kokoua. Il avait recueilli le nouvel avion du parc à Dakar au Sénégal et avait suivi un plan d’itinéraire organisé par une société de planification de vol du Royaume Uni qui devait l’emmener vers sa destination. Son avion a disparu entre le Nigeria et le Cameroun.
Nancy France Loutoumba
adiac-congo.com

Est de la RDC: 19 personnes tuées à la machette mercredi

Oicha (RD Congo) - Dix-neuf personnes ont été tuées à la machette mercredi en territoire de Beni, région de l'est de la République démocratique du Congo théâtre de massacres attribués à des rebelles ougandais, selon un nouveau bilan officiel obtenu jeudi.
Nous déplorons la mort de 18 personnes plus une femme enceinte qui a été décapitée, a déclaré à l'AFP Amisi Kalonda, l'administrateur du territoire. Il avait donné mercredi un bilan de cinq morts, alors qu'une ONG locale avait parlé de dix personnes tuées.
Au total, a précisé M. Kalonda, 13 hommes et six femmes ont péri dans le massacre, et neuf des victimes ont été décapitées.
Cinq personnes ont été blessées, a ajouté l'administrateur. Il a accusé, sans apporter de preuve, les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF) d'être responsables de cette nouvelle tuerie.
Selon M. Kalonda, l'attaque a eu lieu dans la matinée de mercredi à Mbau, à 280 km au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. Les victimes, selon lui, ont été surprises par leurs assaillants alors qu'elles se rendaient aux champs.
Un photographe travaillant pour l'AFP a assisté à l'exhumation de dix d'entre elles dans la ville d'Oicha, où deux autres avaient été enterrées la veille.
Grande ville du Nord-Kivu et place commerciale régionale importante, Beni, à environ 250 km au nord de Goma, est le fief des Nande, une communauté dont les dirigeants s'étaient ralliés massivement à une milice soutenue par l'Ouganda pendant la deuxième guerre du Congo(1998-2003).
Les ADF sont une milice opposée au président ougandais Yoweri Museveni et présente en RDC depuis 1995. Elle est accusée d'être responsable des tueries ayant endeuillé la région de Beni depuis octobre 2014.
D'octobre à décembre, plus de 260 personnes, essentiellement des civils (hommes, femmes et enfants), ont été tuées à Beni et dans ses environs dans une succession de massacres commis principalement à l'arme blanche.
En décembre, une opération conjointe de l'armée congolaise et de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) avait contribué à ramener le calme. Les tueries n'ont cependant pas cessé complètement et se sont étendues à des zones limitrophes de la Province-Orientale au tournant de l'année.
Depuis le 1er janvier, cinquante-cinq personnes au moins ont ainsi péri dans des attaques similaires dans le territoire de Beni ou en Province-Orientale.
Les relations entre la Monusco et les autorités congolaises se sont nettement détériorées au début de l'année, en raison d'un désaccord sur la façon de mener à bien l'offensive contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) réclamée avec insistance par la communauté internationale pour mettre hors d'état de nuire ces rebelles hutu rwandais présents dans l'est du pays depuis plus de vingt ans.
Selon plusieurs diplomates en poste à Kinshasa, le renouvellement du mandat de la Monusco pour un an, fin mars par le Conseil de sécurité, n'a pas amélioré les choses, et les Casques bleus et l'armée congolaise n'entretiennent toujours aucune coopération militaire depuis plusieurs mois.

(©AFP / 16 avril 2015 20h05)  
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