lundi 18 novembre 2013

Mondial 2014 : le Cameroun en route pour Rio

Le Cameroun de Samuel Eto'o s'est qualifié pour sa septième phase finale de Mondial, en 2014 au Brésil, en battant la Tunisie 4 à 1, dimanche à Yaoundé, rejoignant ainsi deux "géants" africains, le Nigeria et la Côte d'Ivoire, qualifiés dès samedi. Le Cameroun, qui avait fait match nul 0-0 en Tunisie à l'aller, a mené 2-0 à la pause après des buts d'Achille Webo (4e) et Benjamin Moukandjo (30e). En seconde période, Ahmed Akaichi a réduit le score pour la Tunisie, avant un doublé de Jean II Makoun (66e, 86e). Au stade Ahmadou-Ahidjo, le nombreux public camerounais n'a pas attendu bien longtemps pour exprimer sa joie. Sur une mauvaise relance de la défense adverse, Webo a intercepté le ballon pour entrer dans la surface de réparation et déclencher un tir croisé sur le montant droit de Ben Cherifia. Le ballon filait au fond du filet. A la demi-heure de jeu, Moukandjo, face au but à l'entrée de la surface, trompait une nouvelle fois le gardien visiteur d'une frappe à ras de terre. Au retour des vestiaires, les Tunisiens ont cru un court instant pouvoir renverser la situation. Mais la réduction du score par Akaichi (49e) a vexé les Camerounais, qui ont ajouté deux autres buts par Makoun, en vingt minutes, au grand bonheur de tout un peuple. QUATRE FOIS CHAMPION D'AFRIQUE En six précédentes participations à la Coupe du monde, le Cameroun, quatre fois champion d'Afrique, a obtenu son meilleur résultat en 1990 en atteignant les quarts de finale. Absents des deux dernières éditions de la CAN (2012 et 2013), les Lions indomptables avaient disputé leur première Coupe du monde en 1982. Entre 1990 et 2014, le Cameroun n'aura donc manqué qu'une phase finale, le Mondial allemand en 2006. Les deux derniers billets africains seront attribués mardi. Au Caire, les Black Stars du Ghana, faciles vainqueurs à domicile 6-1 de l'Egypte au match aller, devraient sauf énorme accident décrocher leur place pour le Mondial, quatre ans après leur quart de finale en Afrique du Sud. Le match retour entre l'Algérie et le Burkina Faso, mardi à Blida, sera le plus incertain de ces barrages retour, et certainement le plus chaud après la victoire 3-2 du Burkina grâce à deux penaltys accordés aux Etalons. Si le Ghana et l'Algérie se qualifient, la zone Afrique enverra au Brésil les cinq équipes qui étaient déjà présentes lors de l'édition 2010 en Afrique du Sud.

lundi 12 août 2013

MALI. Les quatre défis du prochain président

Réconciliation nationale, réforme de l'armée, lutte contre le terrorisme, lutte contre la corruption, reconstruction économique : le prochain président aura de quoi faire.
Les Maliens, qui se rendent ce dimanche pour élire leur prochain président lors d'un second tour qui oppose le favori Ibrahim Boubacar Keita (dit IBK) au challenger Soumaïla Cissé, veulent tourner la page. L'espoir a remplacé la résignation et le nouveau président élu aura fort à faire pour satisfaire une population traumatisée par la crise la plus grave de leur histoire et stopper la spirale de la violence. Réconciliation nationale, réforme de l'armée, lutte contre le terrorisme, lutte contre la corruption, reconstruction économique : tout un programme pour un pays aussi fragile.

La réconciliation nationale

Comme toujours, les regards seront d'abord tournés vers le nord du pays, à Kidal. Fief du mouvement rebelle touareg du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad), la ville, où les tensions inter-ethniques sont encore très vivaces, reste un foyer d'instabilité. La signature d'un accord entre les dirigeants des groupes armés et Bamako n'a pas mis fin à la réalité des antagonismes ni à l'existence d'extrémistes d'un côté comme de l'autre. L'accord signé le 18 juin à Ouagadougou avait permis un cessez-le-feu et le redéploiement de l'administration malienne dans la ville le temps du scrutin.
L'accord prévoit la reprise des négociations 60 jours après la nomination d'un nouveau gouvernement. L'issu des discussions sera décisive. Les questions du désarmement des rebelles, de leur intégration dans les forces maliennes et du statut donné aux régions du Nord doivent être tranchées. Avant l'ouverture du dialogue, les deux camps se préparent, font monter les enchères et maintiennent la pression. Le MNLA a fait savoir qu'il proposerait un statut d'autonomie au gouvernement fraîchement nommé, quel qu'il soit, et à prévenu qu'il reprendrait les armes si le combat n'est pas démocratique. "Quel que soit le président élu, s'il aime son pays, il sera obligé de négocier avec nous, sinon on va à la catastrophe", avait insisté le mouvement au lendemain du premier tour.
Dans les autres villes du Nord, les élus locaux et les associations s'évertuent à réapprendre le vivre-ensemble. A Gao, comme à Tombouctou, les réfugiés, Touaregs et Arabes, sont peu à peu de retour malgré les difficultés liées à la saison des pluies qui rend certaines routes impraticables. Et malgré la crainte d'être de nouveau pris pour cible par des populations noires rancunières. Les journalistes sur place rapportent qu'à Gao, quelques magasins appartenant à des Arabes ont rouvert. Une tension qui a baissé mais n'a pas disparu.
Au prochain président désormais de veiller à l'égalité entre les populations et de résorber les problèmes de discriminations qui pousseraient les deux parties à reprendre les armes. Les débats s'annoncent compliqués et longs. Le nouveau président devra aller vite et peut-être faire des concessions sans délaisser le Sud et sans apparaître comme un dirigeant faible.

Le terrorisme

Autre défi d'envergure : la lutte contre le terrorisme qui s'est installé dans le nord du pays à la faveur du coup d'Etat et de la déstabilisation du pays. François Hollande a estimé que la mission militaire d'éradication des terroristes liés à Aqmi était un succès. L'opération Serval a en effet donné un coup d'arrêt à leur volonté d'expansion, a détruit bon nombre de leur arsenal et a fait fuir les survivants vers le nord du Niger et dans le sud libyen, quand ils ne se sont pas fondus dans la population. Les militaires français estiment la perte des combattants islamistes "entre 500 et 600" sur 2.000 hommes dont Abou Zeïd, l'un des leader du réseau. La dernière attaque-suicide remonte désormais à avril.
Cependant, il existe toujours des poches de résistance et les djihadistes gardent une capacité de nuisance importante dans un territoire très vaste et très difficile à contrôler. La brigade des "Signataires par le sang" a conservé son potentiel et son chef, le très médiatique Mokhtar Belmokhtar, semble déterminé. Le 23 mai, un groupe armé a attaqué un camp militaire à Agadez au Niger puis le site d'uranium d'Areva à Arlit. Les attaques ont été revendiquées par "Les signataires par le sang" et par le Mujao ( Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest). Le prochain président malien devra donner une priorité à la coopération régionale pour lutter contre le terrorisme.

La remise en état de l'armée

Pour arriver à éradiquer les terroristes, le président malien devra compter sur ses soldats et s'atteler à la refonte de son armée. Humiliées après les défaites successives contre les rebelles Touaregs qui ont abouti au coup d'Etat du général Amadou Sanogo, essuyant la débâcle après l'offensive des djihadites au nord Mali, les Forces armées maliennes (Fama) ont désormais repris confiance et ont de nouveau le moral.
Un enjeu pour la France aussi qui s'est engagée à aider le Mali à reconstruire son armée. Le 14 juillet, ce sont les troupes africaines qui ont ouvert le défilé sur les Champs-Elysées. Sous son impulsion, la mission de l'Union européenne de formation de l'armée malienne (EUTM-Mali), a été lancée. Elle doit s'achever début 2014. Quatre bataillons seront formés pour la future armée malienne. Dans une interview donnée à RFI, le général français Bruno Clément-Bollée, maître d'œuvre de ce projet disait que "le premier bataillon a été formé et même engagé" soit l'équivalent de "850" hommes. Le général confiait également que l'idée de prolonger la mission et de former quatre bataillons supplémentaires n'était pas exclue. Encore faut-il que le financement suive : l'EUTM n'a qu'un budget de 12 millions d'euros sur quinze mois.
Reste un problème à résoudre : écarter les anciens putschistes menés par Sanogo. Le "Nouvel Observateur" avait recueilli les confidences de lieutenants putschistes qui suggéraient qu'ils n'avaient pas déposé les armes. L'un deux racontait : "Les ministres de la Défense, de la Sécurité intérieure, de l'Administration territoriale, des Transports, tous les membres de l'état-major sont des nôtres". "La junte [...] c'est diffus, il y a des métastases. Il y a des militaires et des civils qui n'en font pas partie mais qui respectent ses idées. Ce serait dangereux de mettre ceux qui ont fait le coup d'Etat entre parenthèses", avait aussi avertit Oumar Mariko, un jeune caporal du camp militaire de Kati, bastion des ex-putschistes. Ces derniers auraient d'ailleurs choisi leur président, pour eux, c'est IBK.

Corruption

Le Mali fait l'objet d'une corruption endémique, à tous les niveaux de l’Etat, dans les sphères politique ou militaire, et favorisée par les trafics en tout genre (drogue, armes, bétails, essence...et même d'otages). En farouche opposant de l'ancien président renversé Amadou Toumani Touré et à sa gestion catastrophique du pays, IBK a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses chevaux de bataille avec un seul credo : la "tolérance zéro".
Ce ne sera qu'à ce prix que la communauté internationale débloquera son aide de 3,5 milliards d'euros. En première ligne, la France a exprimé sa volonté de mettre en place un dispositif permettant d'assurer une traçabilité complète des projets financés au titre de la coopération. Dans une interview donnée au "Nouvel Observateur", le ministre délégué en charge du développement, Pascal Canfin expliquait : l'aide engagée ne doit pas faire "l'objet de détournement ou d'une mauvaise gouvernance comme cela a pu être le cas dans le passé. Nous avons donc décidé de mettre en place, de manière pilote, un dispositif qui assure la transparence totale de notre aide bilatérale en permettant un système de contrôle citoyen décentralisé. Ainsi, sur un site internet, chaque Malien aura accès à ce que la France a financé et au calendrier et pourra constater la réalisation du projet. Il pourra ainsi signaler par exemple par SMS à une 'hotline' d'éventuelles difficultés. Les donateurs seront donc alertés et pourront entrer en contact avec les autorités maliennes."
La mobilisation des électeurs lors du premier tour a traduit des attentes immenses à la hauteur de la tâche qui attend le nouveau président, dès le lendemain de son élection.


 
le Nouvel Observateur

mardi 16 juillet 2013

L’Afrique se libère peu à peu de la tutelle technologique occidentale

par: StarAfrica.com
Les télécommunications en Afrique avaient pour règle quasi générale de passer par l’Europe, même lorsqu’il s’agissait de communiquer entre deux pays africains voisins, et même entre deux régions d’un pays. L’Afrique est en train de s’affranchir de cette tutelle.
Bientôt, le trafic entre l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est ne sera plus routé par l’Europe.
L’opérateur des télécommunications Liquid Telecom a annoncé s’être lancé dans le perfectionnement de son réseau de fibre optique à travers l’Afrique de l’Est. Ces travaux « ont déjà permis de décongestionner le réseau, améliorer la connectivité et fournir des taux de latence très bas sur le continent africain ». Depuis l’acquisition de Kenya Data Networks, de Rwandan ISP Stream et d’InfoCom, un fournisseur de service Internet en Ouganda, Liquid Telecom, a mis la priorité sur l’intégration de ces réseaux à son propre réseau de fibre optique existant pour créer un vaste réseau IP, sans failles, très redondant. Nic Rudnick, le président directeur général de Liquid Telecom, a déclaré que « les récents problèmes d’Internet en Afrique de l’Est ont mis en exergue une fois de plus le besoin de l’Afrique en haut débit, en meilleure redondance et d’un réseau transfrontalier à grande échelle. Voilà pourquoi Liquid Télécom investit dans ses propres infrastructures ».
L’entreprise s’est lancée dans la construction de l’un des plus importants réseaux de fibre optique du continent avec des infrastructures qui vont du nord de l’Ouganda à la ville du Cap en Afrique du Sud. Elles parcourent le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Zambie, le Zimbabwe, le Botswana, la RD Congo et le Lesotho. Soit plus de 13 000 kilomètres. Au début du mois de juin, ce projet d’envergure a d’ailleurs décroché le prix de la « Meilleure innovation en infrastructures de réseau fixe » lors du Global Telecoms Business (GTB) Innovation 2013.
Le Cameroun élimine les relais occidentaux
Le Ministère camerounais des postes et télécommunications travaille sur un projet de construction de « points d’échanges Internet à vocation régionale ». A en croire les experts interrogés par l’Agence Ecofin, ces points d’échange vont désormais mettre fin au transit par les relais occidentaux de toutes les communications téléphoniques et Internet passées à l’intérieur du Cameroun. Ce qui va annuler un coût de transit d’environ un milliard FCFA chaque année pour l’ensemble des opérateurs dans la structure des prix des communications téléphoniques et sur Internet et, partant, le coût des communications en général. Toujours selon les explications des experts, ces points d’échanges vont aussi booster la fluidité dans les opérations de communication, et même garantir une certaine sécurité. Ce d’autant que les actes de piratage, généralement rendus plus facile lors du transport des données, seront réduits avec l’annulation du transport desdites données, qui se fait jusqu’ici entre le Cameroun et les relais occidentaux.
Le mois passé, la Commission de l’Union africaine a encouragé les gouvernements à aller dans le même sens, en se dotant de points d’échange Internet afin de « gérer localement le trafic Internet.»

RD Congo : Poursuite des combats dans le nord de Goma

Les combats se poursuivaient hier au nord   de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique  du Congo (RDC), où les rebelles du M23 affrontent l'armée régulière depuis dimanche, a indiqué une source sécuritaire.
"Le M23 tient ses positions malgré les intenses bombardements en cours", a déclaré le colonel Youssouf Boneza, commandant les opérations du mouvement rebelle dans le secteur. Ces affrontements se déroulent au nord de la localité de Kanyarucinya, à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma.
Le colonel Mamadou Mbala, des Forces armées de la RDC (FARDC, armée régulière), a affirmé que ses troupes étaient en action et allaient repousser les rebelles afin de mettre Goma "hors de danger".
En milieu de matinée, un témoin a constaté une forte présence des FARDC à Kanyarucinya. Sur la route, il a croisé à Munigi, première bourgade à la sortie de Goma, une foule qui entourait deux hommes ligotés par des militaires et présentés comme des "espions" du M23.
 Les deux parties se rejettent depuis lundi la responsabilité du début des affrontements. Selon le gouvernement congolais, 130 personnes dont 120 rebelles ont été tués entre dimanche après-midi et lundi. Ce bilan, très important au regard des bilans des affrontements précédents, n'a pu être vérifié, les autorités restreignant l'accès des journalistes sur  le terrain et le M23 n'ayant encore publié aucun bilan.

elmoudjahid.com

Un procès géant pour les pro-Gbagbo

Par
La décision a mis longtemps à tomber. Après deux ans de procédures et plusieurs reports, ce sont plus de 80 proches de l'ancien chef de l'Etat Laurent Gbagbo qui ont été officiellement renvoyés en cour
d'assises mercredi 10 juillet. Ils y seront jugés pour leur implication présumée dans la crise qui avait touché la Côte d'Ivoire entre novembre 2010 et avril 2011. Laurent Gbagbo refusait alors de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara, entraînant le pays dans un cycle de violences qui s'est soldé par la mort de plus de 3 000 personnes.
Selon les avocats de la défense, cités par l'Agence France Presse (AFP), les 84 accusés seront poursuivis pour des crimes aussi divers qu'"atteinte à la sûreté de l'Etat, complot contre la défense nationale, constitution et direction de bande armée" ou encore "attentat à l'ordre public". Pour plusieurs d'entre eux, des procédures parallèles pour infractions économiques, crime de sang ou génocide sont en cours.
L'EX-PREMIÈRE DAME VISÉE PAR LA CPI
Parmi les accusés les plus célèbres, on trouve l'ex-première dame, Simone Gbagbo, visée par un mandat de la Cour pénale internationale (CPI), ainsi que le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils de l'ancien président....

© Le Monde.fr

Guinée: au moins 10 morts et 60 blessés dans des violences inter-ethniques

Par AFP
Libération
Une explosion de violences à la machette et à l’arme à feu entre deux ethnies du sud-est de la Guinée, les Guerzé et les Konianké, a fait au moins dix morts et soixante blessés en deux jours et se poursuivait mardi.
«Il y a au moins dix morts, dont deux ce (mardi) matin et trois la nuit dernière» dans les villes de Koulé et N’Zérékoré, distantes d’une quarantaine de kilomètres, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire.
Interrogé par l’AFP depuis Conakry, un médecin de N’Zérékoré, François Lamah, a parlé «de plus de 60 blessés» dans divers centres de santé de la ville. «Les morts, on n’en parle pas», a-t-il ajouté, sans donner de chiffres, mais laissant entendre qu’ils étaient nombreux.
«Certains sont brûlés vifs, alors que d’autres sont découpés à la machette», a affirmé le Dr Lamah. «Nous n’avons pas la possibilité de gérer cette situation qui nous dépasse», a-t-il-ajouté.
Un journaliste basé à N’Zérékoré, correspondant de la radio d’Etat guinéenne RTG, a pour sa part déclaré qu’on ne saura «peut-être jamais le nombre de personnes tuées dans ces affrontements, parce que des corps des gens découpés à la machette ne sont pas (transportés) à l’hôpital».
Selon ces différentes sources, les violences entre des Guerzé (ethnie majoritaire dans la région) et des Konianké, se poursuivent depuis deux jours, en dépit d’un couvre-feu décrété par le préfet de N’Zérékoré, Aboubacar Mboup Camara, qui a lancé un appel à l’aide et demandé des renforts qui ne sont pas encore arrivés.
La circulation en ville était quasiment impossible mardi en raison de la gravité de la situation, selon ces sources.
Pour tenter de calmer les esprits, le gouvernement a envoyé sur place les colonels de l’armée Moussa Tiègboro Camara, directeur de l’Agence nationale de lutte contre la drogue et le crime organisé - rattachée à la présidence de la République - et Claude Pivi, chargé de la sécurité du chef de l’Etat guinéen Alpha Condé, indique-t-on de source sécuritaire.
Les colonels Camara et Pivi sont tous deux originaires de cette région, appelée Guinée forestière, et appartiennent aux deux ethnies qui s’affrontent: le premier est konianké, le second guerzé, ethnie originaire de la région.
«Nous allons en finir avec les Konianké»
Les violences ont débuté dimanche soir à Koulé où trois jeunes Konianké ont été battus et torturés par des gardiens d’une station-service qui les avaient pris pour des voleurs. Deux d’entre eux sont morts quelques heures plus tard des suites de leurs blessures, selon une source policière.
Des Konianké ayant appris la nouvelle s’en sont à pris à des Guerzé à Koulé, puis à N’Zérékoré.
Les différentes sources interrogées par l’AFP ont indiqué que les deux communautés s’affrontent à l’aide de coupe-coupe, haches, pierres et bâtons, mais aussi d’armes à feu. Le feu est également utilisé pour brûler des victimes, ainsi que leurs domiciles et/ou leurs véhicules.
Le «patriarche» des Guerzé, Molou Holamou Azaly Zogbélémou, chef des notables de cette communauté pour toute la Guinée forestière, fait partie des blessés et a été hospitalisé lundi, selon le préfet. «Les manifestants konianké ont également mis le feu à son domicile et à son véhicule», a-t-il ajouté.
«Nous allons en finir cette fois avec les Konianké qui nous ont envahis et qui ont battu et incendié le domicile du patriarche de la ville et guide spirituel des Guerzé Azaly Zogbélémou», a affirmé un habitant de N’Zérékoré interrogé par l’AFP.
«Ce sera pire qu’en 1991», a-t-il ajouté. «Cette année-là les affrontements entre les deux communautés avaient fait plus de 200 morts», a-t-il rappelé.
Les Guerzé, qu’on retrouve dans d’autres pays de la région, dont la Côte d’Ivoire et le Liberia, sont essentiellement chrétiens ou animistes. Les Konianké, essentiellement musulmans, sont des allogènes, venus d’autres régions que la Guinée forestière.
La Guinée compte une trentaine d’ethnies aux relations souvent complexes qui dégénèrent régulièrement en violences.
 
© Libération

Egypte: le nouveau gouvernement a prêté serment

Par RFI
Presque deux semaines après la destitution du président égyptien Mohamed Morsi, le gouvernement de transition a été officiellement présenté ce mardi 16 juillet. Tous les ministres ont prêté serment chacun leur tour devant le chef de l'Etat et le Premier ministre par intérim. Cette nouvelle équipe réserve une place importante au commandant en chef de l'armée. Les Frères musulmans, dont est issu le président déchu Mohamed Morsi, ont annoncé qu'ils ne reconnaissent pas ce nouveau gouvernement.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
Le général Abdel Fattah el-Sissi prend du galon chez les civils. Le commandant en chef des forces armées conserve son portefeuille de la Défense mais devient aussi Premier vice-Premier ministre. Il est donc numéro trois de l’exécutif après le président par intérim et le Premier ministre.
Le gouvernement comprend aussi deux vice-Premiers ministres : Ziad Bahaa el-Din pour la Coopération internationale et Hossam Issa pour l’Enseignement supérieur. Le général Mohamed Ibrahim conserve le ministère de l’Intérieur tandis que Nabil Fahmy, mal vu durant les dernières années Moubarak, devient chef de la diplomatie.
Les ministres sont soit des membres du Front du salut national ou des technocrates expérimentés. Beaucoup étaient ministres dans de précédents cabinets. Mais il y a aussi des nouveautés comme ce ministère de la Justice transitoire et la Réconciliation nationale.
Il y a un record battu avec trois femmes et trois chrétiens. On a aussi pour la première fois un vrai syndicaliste à la tête du ministère du Travail et une des grandes stars du football des années 1980.

dimanche 30 juin 2013

Obama veut aider à doubler l'accès à l'électricité en Afrique

Le Monde.fr avec AFP |

Le président américain Barack Obama, en visite en Afrique du Sud depuis vendredi, va annoncer dimanche 30 juin un plan de 7 milliards de dollars destiné à faciliter l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne, a déclaré la Maison Blanche.

Cette initiative sur cinq ans, baptisée "Power Africa", est décrite par la Maison Blanche comme "une nouvelle initiative visant à doubler l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne". Le plan américain associe plusieurs agences gouvernementales et devrait entraîner au moins 9 milliards de dollars d'investissements privés, selon la Maison Blanche.
Quand bien même cette initiative est annoncée en Afrique du Sud, le pays n'est toutefois pas concerné par "Power Africa", alors qu'il peine à produire suffisamment d'électricité pour répondre à ses besoins.
20 MILLIONS DE FOYERS BRANCHÉS
"Plus des deux tiers de la population de l'Afrique subsaharienne vivent sans électricité, et plus de 85 % des habitants des zones rurales n'y ont pas accès. 'Power Africa' va s'appuyer sur l'énorme potentiel énergétique de Afrique, y compris les nouvelles découvertes de vastes réserves de pétrole et de gaz, et sur le potentiel de développement d'énergies propres, géothermique, hydroélectrique, éolienne et solaire", a-t-elle ajouté.
Le plan américain "va aider les pays à développer de façon responsable des ressources récemment découvertes, construire des centrales et des lignes électriques, et élargir les solutions de mini-réseaux et de systèmes hors réseau".
Les Etats-Unis vont d'abord travailler avec l'Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Nigeria et la Tanzanie, des pays affectés par des coupures d'électricité fréquentes qui ont des "objectifs ambitieux" en matière de production d'électricité. Ils vont leur apporter 10 000 MW d'électricité "plus propre" supplémentaires, ce qui permettra de brancher 20 millions de foyers et d'entreprises.
Par ailleurs, le président américain prévoit d'accueillir l'an prochain aux Etats-Unis un sommet de dirigeants d'Afrique sub-saharienne, "le premier du genre", a souligné la Maison Blanche.

© Le Monde.fr

À Soweto, Barack Obama se dit optimistepour l'Afrique

Par



Pourquoi la Tanzanie est sexy

The East African |Charles Onyangbo-Obbo |
Barack Obama achève sa tournée africaine en Tanzanie, la nouvelle star de l'Afrique de l'Est. Sur la grande scène diplomatique de l'Afrique de l'Est, et de tout le continent, la belle Tanzanie est un peu cette jolie fille que tous les hommes accoudés au bar rêvent d'inviter à danser. Qu'un dirigeant chinois vienne en Afrique et il passera forcément par Dar es Salaam. Et pour tout dirigeant occidental en visite dans la région, le palais présidentiel d'Ocean Road est un passage obligé. La Tanzanie est donc à l'honneur en cette première semaine de juillet, puisqu'il s'agit du seul pays de la région que visitera le président Barack Obama.
Voici trois raisons pour lesquelles Dar es Salaam est sexy. Tout d'abord, on a découvert ces dernières années que le pays disposait de grandes réserves de pétrole, mais aussi de gaz et de minerais. Les Américains refusent que les Chinois soient les seuls à en profiter et veulent aussi leur part du gâteau.
Deuxièmement, les dirigeants tanzaniens ne sont impliqués dans aucune controverse sur le plan intérieur ou international. Contrairement au Rwanda, qui n'a toujours pas réglé le problème du M23 [le Rwanda est accusé de soutenir le groupe rebelle à l'est de la République Démocratique du Congo] ; au Kenya, où le Président Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto pourraient bientôt comparaître devant le Tribunal Pénal International ; ou encore à l'Ouganda, où la longévité du Président Yoweri Museveni devrait lui permettre de survivre à Obama, après avoir connu les quatre précédents présidents américains, Ronald Reagan, George Bush Père, Bill Clinton et George W. Bush.
Troisième raison : c'est le pays le plus stable de la région, ce qui permet de garantir une certaine confiance [dans les investissements]. Mais ce n'est pas tout. Grâce à la politique de l'ancien président Julius Nyerere qui revendiquait l'unité africaine, et pour avoir été le refuge de tous les mouvements d'indépendance et de libération de l'Afrique australe, la Tanzanie jouit d'une influence diplomatique dont rêvent tous les pays africains. Et si ces 25 dernières années, cette surexposition [aux conflits] a donné lieu à un repli isolationniste, la Tanzanie est bien décidée à reprendre sa place.
 Mais c'est aussi grâce à cette discrétion qu'il s'agit du seul pays de la région dont le capital politique ne s'épuise pas dans des conflits. Le Rwanda doit surveiller 24 heures sur 24 la RDC et contrôler les frontières de son voisin, en faisant un travail de maintien de la paix au Darfour et avec le Soudan, tandis que l'Ouganda, le Burundi et le Kenya continuent à patauger dans les eaux troubles de la politique somalienne.
Développement économique et alliance avec l'armée américaine
 La Tanzanie est un pays plein d'énergie, et celle-ci ne pourra s'exprimer que grâce à des réformes politiques de fond. La rédaction d'une nouvelle Constitution devrait justement permettre de libérer ces forces nouvelles. Et si le Chama cha Mapinduzi [le parti au pouvoir] a réussi à moderniser la Tanzanie, dont l'économie talonne désormais celle du Kenya, le pays pourrait rapidement distancer ses partenaires est-africains sur la course du développement. Bientôt, ils ne verront plus que la poussière, au loin, sur la piste.
D'autres bruits de couloirs expliqueraient également cet engouement. D'après le blog Lesley on Africa, la controversée Africom, cette force militaire américaine [créée en 2007 pour coordonner les opérations militaires américaines sur le continent], envisagerait de nouer avec la Tanzanie un partenariat durable. Le Général Carter Ham, à la tête de l'Africom, aurait ainsi déclaré devant la Commission sénatoriale des forces armées : "Nous consolidons nos relations avec l'armée tanzanienne, une armée de métier dont les compétences et les zones d'influence portent de plus en plus sur les questions de sécurité en Afrique de l'est et du sud et dans la région des grands lacs."

  • The East African |Charles Onyangbo-Obbo |
  • © Courrier international 2013

    mardi 25 juin 2013

    Mandela : pronostic vital engagé

    L’Afrique du Sud se prépare à la disparition de l’ancien président Nelson Mandela, hospitalisé depuis dix-sept jours.

    Libération
    Nelson Mandela «est toujours dans un état critique à l’hôpital», a déclaré le chef de l’Etat Jacob Zuma devant la presse internationale à Johannesburg, répétant les termes utilisés la veille pour annoncer une brusque dégradation de l’état du grand homme. «Les médecins font tout leur possible pour s’assurer de son bien-être et de son confort», a-t-il ajouté, sans révéler le type de traitement ou de soins reçus par Mandela.
     
    «Je suis allé à l’hôpital hier soir (dimanche) (...) Vu l’heure, il dormait déjà, nous l’avons vu, nous avons un peu discuté avec les médecins et avec sa femme Graça Machel. Je ne suis pas en mesure de vous donner d’autres détails, je ne suis pas médecin», a-t-il ajouté lors de ce point de presse prévu de longue date pour évoquer les élections de 2014.
    Les traits tirés, il a évoqué «un moment difficile». Le héros de la lutte contre l’apartheid doit fêter ses 95 ans le 18 juillet. Mais il enchaîne depuis deux ans et demi les infections pulmonaires qui lui ont imposé une hospitalisation à quatre reprises depuis décembre. Au Mediclinic Heart de Pretoria, Nelson Mandela est veillé jour et nuit par Graça, son épouse depuis quinze ans.
    Winnie Madikizela-Mandela, l’ancienne compagne de lutte contre l’apartheid dont Mandela a divorcé en 1996, s’est elle aussi de nouveau rendue, lundi après-midi à son chevet. Les photographes ont aperçu Winnie à sa descente d’une BMW signalée par des gyrophares, le visage un peu fermé et masqué par des lunettes noires, avec sa fille Zindzi. Zenani Mandela-Dlamini, autre fille de Nelson Mandela, est arrivée séparément.
    La ministre de la Défense Nosiviwe Mapasi-Nqakula, également en charge de la santé des anciens présidents, a également rendu visite à l’ancien président. Nelson Mandela «est en paix avec lui-même», a assuré sa fille aînée, Makaziwe. «Il a tellement donné au monde. Je pense qu’il est en paix», a-t-elle dit. Evoquant la possibilité que cela puisse être les «derniers moments» d’intimité entre les enfants et leur père, elle a déploré la «frénésie des médias» ayant afflué du monde entier.
    Aux abords de l’hôpital, comme à Soweto, haut lieu de la lutte anti-apartheid, la plupart des Sud-Africains acceptent à regret que la page Mandela puisse se tourner. Considéré comme le père de la jeune démocratie multiraciale sud-africaine, Mandela symbolise l’obtention pour la première fois du droit de vote pour la majorité noire en 1994 et la fin des souffrances endurées durant le régime raciste de l’apartheid.
     
    © Libération

    Kagame « fait louer » à la RDC ses « rwandais de trop »!

    Kigali a essuyé, jeudi 20 juin 2013, un important revers dans la politique expansionniste qui l’entraîne, depuis au moins deux décennies, dans des menées, guerrières éprouvantes, chez son voisin rd congolais, surtout.
    Le pays de Paul Kagame, qui tentait depuis plusieurs mois de se débarrasser de son trop plein de compatriotes, en décrétant la cessation du statut de réfugiés rwandais à travers le monde, s’est heurté à l’opposition de la RD Congo, justement. A la demande du gouvernement Kabila, une tripartite préalable (Rwanda- RD Congo – HCR) à l’acceptation de cette clause unilatéralement proposée, s’est tenue à Kigali. Elle a permis à la délégation de la RD Congo, conduite par le Pprd Richard Muyej Mangez Mans, de dénoncer les irrégularités et les carences d’une opération qui aurait eu pour effet immédiat de condamner des centaines, voire des milliers de réfugiés rwandais en RD Congo en Congolais de fait. En deux mots comme en mille, en fait, Kigali a tenté de profiter de la législation internationale en matière de réfugiés pour transformer son voisin en déversoir du trop plein de Rwandais.
    Pour l‘instant, la partie rd congolaise à la tripartite de Kigali a réussi à imposer ses vues, qui consistent en la réalisation de préalables incontournables si l’on veut réussir un rapatriement effectif des Rwandais réfugiés en RD Congo. Mais rien n’indique que Kigali soit réellement disposé à accueillir des compatriotes chez lui. Ce n’est pas un hasard si le pouvoir kagaméen taxe sans nuances tous les hutu qui ont fui son pays depuis le génocide de triste mémoire de… génocidaire. Même si parmi eux se trouvent des jeunes nés après les tueries qui ont endeuillé le pays des mille collines en 1996. Ce n’est pas non plus un fait du hasard si des hutus qui ont volontairement regagné le Rwanda, ont-été recyclés et renvoyés combattre en RD Congo, selon le désormais célèbre rapport d’experts onusiens sur les violations de l’embargo sur les exportations des armes à destination de l’Est rd congolais. Les dernières révélations d’étudiants rwandais, qui ont demandé et obtenu l’asile politique en Ouganda pour échapper au harcèlement des autorités rwandaises les obligeant à intégrer les rangs du M23, mettent à nu la politique de Kigali en matière de démographie exporter le plus d’âmes vivantes possibles en RD Congo, pour qu’ils y trouvent la mort ou y demeurent, s’ils survivent.
    Le trop plein de population du Rwanda constitue assurément un des motifs déterminant des visées expansionnistes de Kagame sur la RD Congo. Chez son riche voisin, le Chef de l’Etat rwandais convoite tout richesses naturelles, mais aussi et surtout, espaces géographiques à conquérir définitivement. Au Rwanda, tout le monde est à l’étroit depuis des siècles. Les statistiques les plus récentes renseignent que le voisins de la RD Congo se confinent à 416 personnes au Km2 (1.556 personnes au km2 Kigali !), selon John Rwangomba, le ministre rwandais des Finances et de la planification, qui dévoilait les résultats d’un recensement effectué en 2012. Pour un pays dont la superficie totale est de quelques pauvres 28.000 km2 (moins que la Belgique !), le Rwanda compte un peu plus de 10.000.000 d’habitants. La tendance à l’accroissement de la population est plutôt à la hausse, la moyenne familiale au pays de Kagame oscillant autour de 4 enfants/couple. Une croissance démographique terrifiante, selon l‘expression d’un député du parti unique au pouvoir à Kigali, François Byabarumwanzi, qui reconnaît que « quand nous construisons des écoles, des centres de soins ou des hôpitaux, leur capacité est très rapidement dépassé»!
    Le problème démographique rwandais, que Kagame tente de régler par les armes, date de la nuit des temps. Un ouvrage du sociologue français Gaston Bouthoul (1896-1980), en faisait déjà état en 1958 ! Le père de la discipline scientifique qui traite de la sociologie des guerres, la polémologie, citait en effet la partie rwandaise de la région des Grands Lacs parmi les sources potentielles de conflits armés dans le monde. En raison de sa densité. 40 ans après, les prédictions du scientifique français se sont réalisées.

    E. MUKUNA
    direct.cd

    Le Japon fait un don de 100 millions de FCFA au Cameroun pour booster la production du riz

    Un don du gouvernement japonais d’un montant de plus de 100 millions de FCFA destiné au Cameroun a été annoncé la semaine dernière, lors d’un atelier sur le riz à Yaoundé, révèle Cameroon Tribune de lundi dernier, 24 juin 2013.
    Le Japon fait un don de 100 millions de FCFA au Cameroun pour booster la production du rizD’après le journal, ce don qui rentre dans le cadre de l’initiative Riz d’urgence au Cameroun, vise à soutenir les efforts du gouvernement camerounais à travers la production des semences d’urgence de riz et l’introduction concomitante de la petite mécanisation dans les rizières et d’autres segments de la production.
    Le projet Riz d’urgence, apprend-on, vise à soutenir la production rizicole pour l’année 2014, à améliorer l’accès des producteurs aux semences améliorées et à réduire les pertes post-récoltes.
    Ce projet vient appuyer d’autres actions déjà en cours de réalisation dans la filière, telles que le projet sur l’agronomie et la transformation du riz financé par la Banque africaine de développement, le projet sur la compétitivité du riz financé par le fonds commun pour les produits de base.
     
    investiraucameroun.com

    Côte d’Ivoire : Le Séwé Sport encore champion !

    sewéAvec 56 points obtenus à l’issue de la 24ème journée du championnat, Séwé Sports est sacré champion de la Côte d’Ivoire. Le club de San Pedro qui n’a besoin d’une victoire pour être à l’abri, a battu Denguele Odiénné sur la petite des marges 1-0. Un succès qui permet aux Séwékés de prendre 7 points pour devancer son poursuivant ASEC qui totalise 46 points à deux journées de la fin du championnat. C’est la deuxième fois consécutive que le Sewé Sport est sacré champion de la Côte d’Ivoire. Du coup Séwé Sport va représenter la Côte d’Ivoire  en Ligue des Champions la saison prochaine.
    Les résultats de la 24ème journée
    Asec –AFAD (1-0)
    CO Korhogo- Africa (0-0)
    EFYM- SOA (1-2)
    ASI Abengourou- SC Gagnoa ( 1-1)
    Stella- JCA-T (2-1)
    ES Bingerville- USC Bassam (0-1)
    As Denguélé- Séwé San Pedro (0-1)

    africatopsports.com