dimanche 10 juin 2012

Cameroun, Côte d'Ivoire - La justice ivoirienne soupçonne l'écrivain camerounais Calixte Beyala de "recel de fonds volés"

(CRI 09/06/2012) La justice ivoirienne soupçonne l' écrivaine camerounaise Calixte Beyala de "recel de fonds volés" d' un montant de plus de 131 millions de franc CFA(environ 205.000 euros) lors de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire entre 2010 et 2011.
Selon un communiqué du Parquet d'Abidjan publié vendredi, "le juge d'instruction vient de transmettre au ministère de la Justice une commission rogatoire destinée aux autorités judiciaires françaises aux fins d'inculpation de dame Calixte Beyala pour des faits de recel de fonds volés ou détournés et de blanchiment de capitaux".
Sur la base d'enquêtes menées dans des banques ivoiriennes, le Parquet affirme que l'écrivaine a perçu une somme totale de 131,4 millions de franc CFA équivalent à 205.000 euros.
Les fonds ont été tirés de chèques émis "les 14, 15 et 17 décembre 2010" par Mme Appiah née Ehouman Bertine, fille de l'ex- Première dame Simone Gbagbo, pour le règlement de "prétendus droits d'auteur".
Ce sont les sommes respectives de 49.941.830 franc CFA, 6.697. 044 franc CFA, 39.692.264 franc CFA et 39.692.264 franc CFA qui ont été versées à Calixte Beyala, précise le parquet.
Les fonds ont été prélevés sur des comptes logés dans une banque ivoirienne, la Banque pour le financement de l'Agriculture (BFA) et appartenant à la Compagnie ivoirienne de crédit et d' épargne (CICE) dirigée par Mme Appiah.
"Lesdits fonds ont été versés sur des comptes domiciliés dans des banques européennes", souligne le communiqué.

2012-06-09 09:20:12 xinhua

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Bénin, Gabon, Mali - Le président Yayi Boni préconise une plus grande solidarité pour le Mali

(CRI 09/06/2012) Le président béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Yayi Boni, a appelé vendredi soir à Libreville au Gabon, à l'ouverture du forum de réflexion économique New York Forum Africa, à une plus grande solidarité africaine et internationale envers le Mali, face au fléau du terrorisme.
"La question du terrorisme est une question non négociable", a indiqué le président Yayi Boni, évoquant la menace incarnée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le groupe Ansar Dine et Al-Qaïda du Maghreb islamique (AQMI), groupes qui mettent le Mali en coupes réglées depuis le putsch militaire du 21 mars contre le régime du président Amadou Toumani Touré.
Dans un nouvel appel à "débarrasser le Mali de ce fléau", Yayi Boni, qui rentre d'une visite officielle à Paris en France où il s' est entretenu avec le nouveau président français François Hollande de la question, a appelé à y apporter une solution appropriée, craignant de voir le Mali devenir une République islamique basée sur la charia.
Il a rappelé que la Communauté économique des Etats de l' Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies "pour une intervention militaire".
"Je crois (que) dans deux semaines le Conseil de sécurité va légiférer (..) C'est un dossier qui est à notre portée", a-t-il dit.
Dans la recherche d'une solution à ce dossier malien, a-t-il en outre relevé, trois préoccupations sont examinées : le renforcement de l'ordre constitutionnel, la restauration de l' intégrité territoire après la scission imposée par le MNLA entre le Nord et le Sud, et la nécessité de dégager l'espace de la CEDEAO pour en faire une zone économique viable.


2012-06-09 09:16:22 xinhua

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Le Sénégal demande de l'assistance pour le rapatriement de biens transférés vers l'étranger

(Xinhuanet 09/06/2012) DAKAR -- Le gouvernement sénégalais a demandé l'appui de l'initiative Stolen Assets Recovery (STAR, organisme de la Banque mondiale) pour le rapatriement de biens transférés vers des pays étrangers de manière non transparente et non orthodoxe, a-t-on appris de source officielle.
Selon un communiqué du ministre sénégalais de la Justice, en plus de l'initiative STAR, les autorités sénégalaises ont également demandé "l'appui des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne pour recouvrer les biens publics de l'Etat spoliés et placés à l'étranger".
L''initiative STAR aide les pays en développement à recouvrer les avoirs qui ont été volés par des dirigeants corrompus et à lutter contre les paradis fiscaux qui permettent de dissimuler des fonds volés.
Récemment, une ONG sénégalaise avait indiqué que 430 milliards de Francs CFA (plus de 800 millions USD) ont été planqués à l' étranger sous l'ancien régime du président Abdoulaye Wade de 200O à 2012.
Mais, cette affirmation a été démentie de façon catégorique par ce dernier, lors d'une conférence de presse
Le nouveau régime de Macky Sall a déclenché une lutte contre l' enrichissement illicite et la mauvaise gestion et plusieurs anciens ministres et dirigeants d'agences étatiques sont actuellement soumis à une enquête.



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Le Tchad cherche à produire des médicaments localement (PAPIER D'ANGLE)

(Xinhuanet 09/06/2012) N'DJAMENA -- Au Tchad où les produits pharmaceutiques ne sont pas à la portée du consommateur moyen, les autorités viennent de décider la construction d'une unité locale de fabrication des médicaments de base et de doter les centres de santé d'énergie solaire pour mieux les conserver.
"La cherté des médicaments est un fait réel qu'expliquent plusieurs causes au Tchad. D'abord, nous n'avons pas d'industrie de fabrication locale des médicaments, tout ce que nous consommons est importé. Et qui dit importation, dit coût", confie Dr Masna Raksala à Xinhua, président de l'Ordre des pharmaciens au Tchad, en marge du forum pharmaceutique international tenu cette semaine à N'Djaména.
"Ensuite, pour que les médicaments soient un peu partout disponibles, il faudrait assez de professionnels. Ce qui n'est pas également le cas chez nous. Il y a vraiment insuffisance de personnel pharmaceutique, la plupart des gens manipulent les produits en l'absence des professionnels", ajoute Dr Masna Raksala.
Le Tchad compte 50 pharmaciens formés dont plus de la moitié sont installées dans la capitale. Avec une population estimée à près de 12 millions d'habitants, le ratio est d'un pharmacien pour 240.000 habitants, alors que la norme internationale voudrait qu'il y ait un pharmacien pour 20.000 habitants.
Face à ce vide, de nombreux individus, sans aucune formation en pharmacie ou en médecine générale, se sont mis à ouvrir des " pharmacies par terre" dans les marchés ou au bord des rues. Dans leurs échoppes, ces "Dr Choukou" ou "Dr Djim" (comme on les appelle couramment ici) proposent au consommateur malade des produits pharmaceutiques de toutes sortes, avec ou sans ordonnance médicale.
Fin 2011, les autorités nationales ont saisi et incinéré plusieurs tonnes des produits vendus dans ces pharmacies informelles. Elles ont même interdit leurs activités. Mais à peine les ministres de la Sécurité et la Santé publique ont-ils tourné leurs talons, les Dr Choukou et Djim ont repris du service, et de plus belle.
Aujourd'hui, les "pharmacies par terre" font une concurrence très rude aux officines formelles, au pont d'irriter Dr Masna Raksala.
"La population a le plus souvent recours à ces Dr Choukou ou Djim, tout simplement parce qu'elle pense que leurs médicaments sont moins chers. Mais les médicaments vendus dans la rue sont d' une origine douteuse, contrefaits et ne respectent aucune norme de conservation. Recourir à de tels médicaments constitue un risque certain.
Par contre, les médicaments vendus dans les pharmacies ont une origine bien connue avec leur autorisation de mise sur le marché", affirme le président de l'Ordre des pharmaciens du Tchad.
"C'est un mauvais procès", répond Adoum Mbodou, Dr Choukou dans le plus important marché de médicaments illicites de N'Djaména.
"Nos produits ne sont pas contrefaits. Ceux qui ravitaillent les hôpitaux, c'est les mêmes qui sont aussi nos fournisseurs. Que ces gens (pharmaciens formels) arrêtent de nous taper dessus. C'est du commerce et s'ils sont perdants, qu'ils l'assument", dit- il, devant sa boutique bien fourni et qui n'a rien à envier à une pharmacie normale.
Dans le lot des médicaments saisis et détruits l'année dernière par les autorités, il y avait beaucoup de produits provenant de la Centrale pharmaceutique d'achats (CPA), l'organe public chargé d'approvisionner les hôpitaux et centres de santé en médicaments et produits de base. Il y a encore beaucoup de cartons médicaux estampillés "CPA" dans les "pharmacies par terre".
A l'instar du consommateur moyen, beaucoup de gestionnaires de pharmacies des centres de santé, viennent se procurer certains produits chez les Dr Choukou. "Entre les pharmacies formelles et la pharmacies par terre, il n'y a pas de différence. Les Dr Choukou sont sous les arbres et à la pharmacie les produits sont dans les rayons, c'est tout", Mme Djimadoum Odile, infirmière dans un centre de santé au sud de N'Djaména.
En plus de l'accessibilité des produits pharmaceutiques, il y a un problème sérieux de conservation.
"Dans une pharmacie, il faut en principe avoir un frigidaire pour conserver les vaccins, les sérums et les suppositoires parce que ce sont des produits qui ne supportent pas la chaleur", explique Abdoulaye Moustapha, responsable d'une pharmacie dans la capitale.
"Pour une pharmacie qui se respecte, chaque fin du mois, il faut vérifier les dates de péremption des produits et dégager ceux qui sont périmés", ajoute-t-il.
Mises à part quelques-unes que l'on peut compter sur les doigts de la main, les officines peinent à bien conserver leurs produits. Face à des délestages intempestifs, elles sont obligées de recourir à un groupe électrogène pour produire du courant. Mais faire tourner un générateur électrique 24h/24 n'est pas du tout aisé.
Dans beaucoup de pharmacies, l'on a trouvé une parade. "Nous laissons les produits injectables et autres qui ne supportent pas la chaleur, chez les grossistes. C'est quand un client en demande que nous courons le chercher. Sinon nous utilisons aussi des glaciaires par moment", M. Abdoulaye Moustapha.
Selon le président de l'Ordre des pharmaciens du Tchad, la solution au problème est d'avoir une usine de fabrication des médicaments au Tchad. Car si les gens continueront à importer les médicaments, leurs coûts resteront toujours plus chers. A contrario, si on arrive déjà à produire les génériques localement, le problème de coût sera un peu réduit.
"Avant la fin de cette année, je vais poser la première pierre pour la construction d'une usine de fabrication de médicaments de base au Tchad", a promis le président Idriss Déby Itno en ouvrant les travaux du XIIIème forum pharmaceutique international qui s' est achevé jeudi dans la capitale tchadienne.
A cet effet, il a sollicité l'adhésion des chefs d'Etats de la sous-région afin de disposer d'une unité industrielle économiquement rentable pour la population tout en proposant la diversification et la spécialisation des produits par État afin d'éviter la fabrication d'un même médicament dans plusieurs pays.
Une filière "Pharmacie" sera également instituée à la Faculté de Médecine de l'Université de N'Djaména, la plus importante du pays. Enfin, le chef de l'Etat tchadien a annoncé le recours à l'énergie solaire pour l'alimentation des centres de santé, ce qui permettra de mieux conserver les vaccins et autres produits pharmaceutiques.
"Sans accessibilité au médicament, les meilleurs services de santé restent sans conclusion probante, sans résultats dans la plupart des cas puisque c'est le dernier noeud, le maillon terminal de la chaine des prestations des soins", conclut Nahor Mahmoud Ngawara, ministre tchadien de la Santé publique.

Par Geoffroy Touroumbaye

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Guinée - Condamnation de 20 militants de l'opposition suite à la manifestation du 10 mai

(Xinhuanet 09/06/2012) CONAKRY -- Le tribunal de première instance de Dixinn situé dans la banlieue de Conakry a condamné vendredi 20 militants de l'opposition à des peines diverses pour "coups et blessures et destruction d'édifices", a-t-on appris de sources judiciaires.
Ces personnes sont parmi la soixantaine de militants interpellés lors de la marche de l'opposition qui a dégénéré en affrontement entre opposants et forces de l'ordre le 10 mai dernier dans la capitale.
Un militant a écopé de six mois d'emprisonnement ferme alors que les autres ont été condamnés à 27 jours d'emprisonnement ferme et 3 mois de prison avec sursis.
Le tribunal a déclaré cependant son "incompétence" à juger trois enfants mineurs qui étaient du groupe.
Le tribunal va juger les autres militants de l'opposition interpellés lors de la manifestation du 10 mai.



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Koffi Olomide anticipe-t-il sa mort?

«Matanga» tiré de l’album «Abracadabra», est une œuvre qui évoque les différentes lamentations de son auteur. Ce dernier subit des critiques, des injures voire même des menaces de la part de ses détracteurs. Il appelle ces derniers à le laisser tranquille pour élever ses enfants. Mais les images du clip évoquent des funérailles, comme Madilu peu avant, Le Rambo chante-t-il sa propre mort?Une chanson bien inspirée de haute facture composée par un grand artiste hors pair qui fait appel à la réflexion.
L’auteur de la chanson s’appelle Koffi Olomidé, patron de l’orchestre Quartier Latin International. La chanson s’intitule : « Matanga », tirée du dernier album de Mopao Mokonzi « Abracadabra » qui a connu une touche exceptionnelle de la chanteuse Cindy le Cœur.
Le début de la chanson commence par une phrase dramatique. L’auteur de « Matanga » peine et lance des cris de détresse. Il sent la douleur qui pique. Signe de sa mort. Il invite ses détracteurs et ses ennemis à débuter ses funérailles comme ils le voulaient.
De l’autre côté, il fait appel à Dieu. Pour l’auteur de « Matanga », c’est l’Eternel qui peut faire face à ses ennemis car le monde lui appartient. Il va plus loin dans ses réflexions en déclarant que seul Dieu est capable de juger les hommes. Pourquoi lui en vouloir? C’est une façon pour lui de prouver son innocence.
Il poursuit sa dissertation en faisant voir à l’opinion qu’il n’est pas en réalité ce que les gens pensent de lui. Il sait que les gens le traitent de mauvais. Il essaye de se défendre en faisant appel à Christoph Colomb (ce personnage historique qui a découvert l’Amérique) de venir explorer son cœur afin de voir s’il est de mauvaise foi.
Koffi Olomidé est formel : « Je n’ai jamais tué quiconque et moins encore volé quelqu’un. Pourquoi s’en prendre à moi. » Cette manière d’agir pour ses détracteurs, pour lui, peut être considéré comme un acte de jalousie suite à son succès son élévation et son organisation.
En tout cas, Koffi est clair dans ses propos : « Je m’insurge contre tous ceux qui en veulent à ma vie. Qu’il me laisse évoluer pour continuer à faire vivre mes enfants ». L’auteur conseille à ses ennemis à se donner corps et âme au travail. Ce sont les conseils qu’il a hérité de ses parents.
Au finish, l’artiste s’en prend aux Congolais. Pour lui, le Congolais est méchant, à même temps compliqué. Cette chute résume mieux la pensée du patron de Quartier Latin International dans sa chanson « Matanga »et traduit au mieux le comportement de la société congolaise.
Olomide en est pas à ses premières lamentations. L’on se rappellera par le passé de ses chansons au caractères mélancoliques voir funèbres. Mais, c’est pour la première fois que l’artiste évoque ouvertement le thème de sa mort. Pour vus qu’il ne lui arrive rien.

Dieumerci MAYAMBI
Ndombolozone.com

RDC : les évêques appellent à rétablir la paix avant le 30 juin sur l'ensemble du territoire national

(Xinhuanet 09/06/2012) KINSHASA -- Les évêques de la province ecclésiastique de Bukavu (est de la RDC) ont exhorté le gouvernement congolais de tout mettre en oeuvre pour rétablir la paix sur l'ensemble du territoire national avant le 30 juin 2012, date à laquelle le pays fêtera le 52ème anniversaire de son indépendance, pour que la célébration se déroule dans la dignité et la paix.
Dans une déclaration parvenue vendredi à l'agence Xinhua, les prélats ont, après examen de la situation actuelle dans leurs diocèses, salué les efforts fournis dans le sens de la bonne gouvernance et exhorté le gouvernement et le peuple congolais à demeurer vigilants vis-à-vis des forces centrifuges internes ou externes "qui sont portées à balkaniser le pays".
Ils ont recommandé à la classe politique et aux populations à demeurer attachés à l'unité nationale, l'intégrité du territoire national et la souveraineté du pays.
Pour les évêques, la mauvaise gestion des réfugiés rwandais par la communauté internationale sont parmi les causes lointaines et immédiates qui sont à l'origine de la reprise de la guerre dans cette partie de la RDC.
Les évêques sont des ecclésiastiques chargés de veiller sur son église locale, d'assurer la liturgie, l'enseignement de la foi catholique et le service aux plus démunis. La majorité de la population de la RDC est catholique.
La province ecclésiastique de Bukavu regroupe les diocèses des provinces administratives du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema, soit au total six diocèses.



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Togo : Des missions diplomatiques regrettent l'échec des tentatives de dialogue politique

(Xinhuanet 09/06/2012) LOME -- Des chefs de missions diplomatiques au Togo ont fait état jeudi du regret de "l'échec des différentes tentatives de dialogue politique" entre les acteurs politiques dans ce pays pour parvenir à un "large accord" sur les réformes relatives aux différentes élections, dans un communiqué dont l'agence Xinhua a eu copie vendredi.
Il s'agit des chefs de missions de l'Union européenne, de la République fédérale d'Allemagne, de la France, des Etats-Unis d'Amérique ainsi que la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies accrédités au Togo qui "prennent note de l'adoption, par l'Assemblée Nationale, de nouvelles dispositions et réformes relatives à l'organisation des élections législatives et locales, annoncées pour le dernier trimestre 2012" au Togo.
Dans un communiqué, ils "se félicitent des dispositions qui vont dans le sens des recommandations formulées" par les missions d'observation déployées par l'Union européenne lors des élections de 2007 et de 2010 dans ce pays, relevant cependant que "certaines de ces recommandations n'ont pas encore été prises en compte ou ne l'ont été que partiellement".
"Ils regrettent l'échec des différentes tentatives de dialogue politique qui n'ont pas permis d'aboutir à un large accord sur les réformes relatives aux différentes élections", a dit le communiqué.
La réaction des missions intervient après que l'Assemblée national eut adopté des dispositions relatives au code électoral fustigées par des partis de l'opposition qui font état d'un manque de consensus sur les sujets et d'un passage en force du gouvernement et du régime en place.
Les Chefs de missions "notent avec préoccupation" une retard pris dans la mise en oeuvre des opérations préparatoires pour les élections surtout législatives et locales prévue en 2012, tout en soulignant "l'importance de la mise en place rapide"d'une Commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée de l'organisation des élections.
"Ils soulignent particulièrement l'importance des mesures additionnelles à prendre par la CENI pour la sécurisation des bulletins de vote, la transmission, la compilation et la publication claire des résultats", a dit le communiqué.
Ces missions évoquent la perspective d'un appui qui pourrait être envisagé pour toute action pouvant contribuer à la transparence et à l'équité du processus électoral, à l'observation de longue durée par la société civile, à la sécurisation et à la publication des résultats électoraux détaillés et au contrôle parallèle du comptage des résultats.
L'Union européenne, l'Allemagne, la France, les Etats-Unis d'Amérique et le système des Nations Unies font partie des principaux partenaires techniques et financiers qui interviennent dans l'organisation des élections au Togo.


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Mali: une ingérence militaire inévitable (Union africaine)

(RIA Novosti 08/06/2012) MOSCOU, 8 juin - RIA Novosti. La perspective d'une ingérence militaire extérieure dans le conflit malien devient de plus en plus plausible, a déclaré jeudi au nom du président de l'Union africaine (UE) le ministre béninois des Affaires étrangères Nassirou Bako, cité par les médias occidentaux.
"L'option militaire semble de plus en plus inévitable, mais la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n'est pas en mesure d'adopter de telles décisions de façon unilatérale", a indiqué M.Bako.
Selon M.Bako, les pays membres de la CEDEAO envisagent de soumettre un projet de résolution ad hoc à l'examen du Conseil de sécurité des Nations unies.
La situation au Mali s'est brusquement aggravée suite au renversement du président Amadou Toumani Touré par des militaires mutinés le 22 mars dernier. Profitant de la confusion qui s'en est suivie, les rebelles touareg et groupes islamistes ont pris le contrôle des trois grandes villes du nord du pays, Tombouctou, Gao et Kidal, sans rencontrer de résistance de la part de l'armée.
Le 27 mai, les principaux groupes rebelles touaregs ont annoncé leur fusion et la mise en place du Conseil transitoire de l'État islamique de l'Azawad dans le nord du Mali.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a estimé fin mai que la situation au Mali présentait une menace directe pour l'intégrité territoriale de ce pays africain.



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Cameroun - Une proposition de loi pour lever l’immunité de Paul Biya

(Afrik.com 08/06/2012) Un député a introduit une proposition de loi pour modifier l’article 53 de la Constitution qui protège le chef de l’Etat de tous les crimes commis pendant et après l’exercice du pouvoir. Cette disposition avait été introduite en catimini en 2008 par le Parlement acquis à Paul Biya.
Le député Jean Michel Nintcheu du Front Social Démocrate (SDF), le principal parti de l’opposition n’entend pas laisser les crimes du président de la République impunis. Ce député a introduit hier à l’Assemblée nationale du Cameroun, un projet de loi modifiant et complétant l’article 53 de la loi du 14 avril 2008 portant révision de la Constitution.
Jean Michel Nintcheu propose que soient désormais pris en compte les crimes de droit commun et les détournements des deniers publics que le chef de l’Etat pourrait commettre pendant l’exécution de son mandat. « Ce complément participe de l’affirmation de la plénitude du peuple, de l’égalité en droits et devoirs de tous les citoyens », justifie-t-il. « L’article 3 de cette proposition de loi limite l’immunité du président de la république et limite les crimes dont il est responsable durant l’exercice de son mandat », lit-on dans le document.
Egalité pour tous
Dans son propos liminaire, le député fait l’économie de la Constitution de 1996 et constate que celle-ci avait été conçue dans le but d’offrir aux générations futures un cadre législatif approprié dont la mise en application ne devrait souffrir d’aucun vide juridique, ni d’aucune équivoque. Celle-ci a commencé à être modifiée en 2008 à travers la loi portant modification de la Constitution qui avait levé le verrou de la limitation des mandats présidentiels et amendé des dispositions nouvelles à l’article 53 pour consacrer l’immunité du président pendant et après son mandat. « Cette réforme de la loi fondamentale avait été conçue et adoptée dans un contexte de crise assez particulier », soutient le député.
Jean Michel Nintcheu fait remarquer qu’une centaine de chefs d’Etat dans le monde a déjà répondu de leurs actes devant les juridictions de leur pays. Il trouve paradoxal que « le Cameroun soit le seul pays en Afrique où l’impunité post-mandat du chef de l’Etat est inscrite dans la loi fondamentale du pays, créant ainsi un citoyen à part ». Pour lui, « la lutte contre la corruption dans le gouvernement ne saurait épargner le niveau le plus élevé de l’exécutif ».


(De notre correspondant)
vendredi 8 juin 2012 / par Oumarou Doukhali

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Crise malienne : l'UA exige la dissolution de la junte militaire

(Xinhuanet 08/06/2012) ABIDJAN -- Le Groupe de soutien et de suivi sur le Mali de l'Union africaine (UA) exige la "dissolution immédiate" du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte militaire), à l'issue de sa première réunion tenue jeudi à Abidjan.
"Les participants ont exigé que la junte soit immédiatement dissoute et se retire complètement de la gestion de la transition", indique le communiqué final de la réunion.
La réunion a été présidée par le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, avec la participation des Nations Unies, des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), des pays membres de l'UA siégeant au sein du Groupe, de la présidence de l'UA ainsi que des partenaires au développement.
Les participants ont exigé que les Forces armées maliennes se consacrent "exclusivement" et "sous l'autorité du président par intérim et du gouvernement" à leur tâche première de préservation et de défense de l'unité et de l'intégrité territoriale du Mali.
Le Groupe de soutien et de suivi a insisté sur la nécessité de "créer les conditions requises" pour permettre aux institutions de la transition d'exercer "pleinement" les responsabilités qui sont les leurs, "dans la sécurité et sans interférence aucune" de la junte militaire et de ses soutiens civils.
Il a "fermement" condamné l'agression physique "inacceptable" contre le président par intérim, Dioncounda Traoré, en convalescence à Paris, et demandé l'identification "rapide" de tous les auteurs et commanditaires de cette attaque et leur traduction en justice.
Le Groupe de soutien et de suivi s'est dit "déterminé" à prendre et à mettre en œuvre des sanctions à l'encontre de tous les militaires ou civils qui entravent la transition et l'action du gouvernement.
Le Groupe de soutien et de suivi a décidé de se réunir "au moins une fois tous les deux mois" sous les auspices de la CEDEAO, de l'UA et des Nations Unies.



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jeudi 7 juin 2012

RDC : 85 millions USD du FIDA en faveur de trois projets agricoles

(Xinhuanet 07/06/2012)

KINSHASA -- Le Fonds international de développement agricole (FIDA), institution spécialisée du système de l'ONU, finance à hauteur de 85 millions de dollars américains, trois projets de développement agricole dans les provinces congolais de l'Equateur, de la province Orientale et du Maniema, a annoncé mercredi, Ides de Willebois, directeur de la division Afrique de l'ouest et du centre de cette institution, à l'issue de sa visite de trois jours à Kinshasa.
"C'est depuis 2004, a-t-il dit, que le FIDA finance les trois projets de développement agricole, à savoir le Programme de relance agricole (PRAPE ), Programme de réhabilitation de l' agriculture dans le district de la Tshopo (PRAPO) et Programme intégré de réhabilitation de l'agriculture (PIRAM), et pour lequel le gouvernement congolais et les autres bailleurs de fonds ont la charge de 30%", a-t-il souligné.
Le quatrième projet, Programme d'appui aux pôles d' approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraîchers ( PAPAKIN), est en cours d'élaboration et il a été initié, à la demande du gouvernement, dans sa vision de développer les principaux axes de développement agricole.
Ce projet va de la province du Bas-Congo en passant par l' hinterland de Kinshasa jusque dans la province du Bandundu.

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Djibouti - La Chine met en garde ses ressortissants à Djibouti contre une épidémie de dengue

(Xinhuanet 07/06/2012)

BEIJING -- Le ministère chinois du Commerce a rappelé mercredi aux entreprises et ressortissants chinois à Djibouti de prendre leurs précautions face à une épidémie de dengue dans le pays.
Une épidémie de dengue a récemment frappé Djibouti, et plusieurs citoyens chinois dans le pays ont été hospitalisés après avoir contracté la maladie, indique le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.
Le ministère suggère aux entreprises et ressortissants chinois dans ce pays africain de surveiller étroitement la situation et de prendre des mesures pour prévenir l'infection.
La fièvre dengue est une maladie virale aiguë transmise via la piqûre de certains moustiques.

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Côte d'Ivoire - Tullow Oil découvre du pétrole au large de la Côte d'Ivoire

(Les Echos 07/06/2012)

La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil a annoncé jeudi la découverte de pétrole au large de la Côte d'Ivoire lors d'un forage exploratoire.
Le groupe indique, dans un communiqué, avoir trouvé du pétrole de bonne qualité à l'occasion de son premier forage en eau profonde dans le permis d'exploration CI-103. Tullow précise qu'il va désormais devoir mener des analyses pour déterminer la qualité du réservoir.
La découverte de pétrole léger avec notre premier puits foré dans la licence CI-103 montre l'extension à l'ouest du Ghana des champs où la présence de pétrole est avérée. C'est encourageant pour nos explorations futures ailleurs dans cette licence, a commenté le directeur de l'exploration de Tullow, Angus McCoss.
Nous avons hâte d'effectuer d'autres forages dans le permis CI-103 au cours de l'année 2013, a-t-il ajouté.
Tullow exploite le permis CI-103 et en possède 45% aux côtés du groupe américain Anadarko (40%) et de la Société nationale d'opérations pétrolières de Côte d'Ivoire (Petroci) (15%).
Le groupe britannique est actif dans de nombreux pays d'Afrique, dont le Ghana, le Gabon, le Congo ou encore la Guinée Equatoriale.

TULLOW OIL PLC
ANADARK0 PETROLEUM
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Sénégal : lac Rose de Retba

(Xinhuanet 07/06/2012)

BEIJING, 7 juin (Xinhuanet) -- Le lac Retba, plus connu sous le nom de « lac Rose », est l'un des sites les plus visités de la presqu'île du Cap-Vert au Sénégal.
Ce lac salé doit sa renommée à la teinte originale et changeante de son eau, mais aussi au rallye Paris-Dakar dont il constituait l'ultime étape.
La couleur rose du lac est due à l'eau très salée (380 grammes par litre) et à une cyanobactérie, organisme microscopique qui fabrique un pigment rouge pour résister à la concentration de sel.
Le lac de 3 km² fait vivre des milliers de personnes des villages environnants par l'extraction du sel qui débute depuis les années 1970.
Un dossier a été déposé le 18 novembre 2005 auprès de l'UNESCO en vue de son inscription sur la liste du patrimoine mondial.

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mardi 5 juin 2012

Côte d'Ivoire - L'ambassadeur de la Côte d'Ivoire en France nommé ministre de l'Intégration africaine

(CRI 05/06/2012)

L'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France, Aly Coulibaly, a été nommé ministre ivoirien de l'Intégration africaine, a appris Xinhua lundi de source officielle.
M. Coulibaly remplace à ce poste Adama Bictogo qui avait deux semaines plus tôt rendu sa démission suite à une affaire de malversations liée aux déchets toxiques déversées dans le pays en 2006 par le navire Probo Koala affrété par la société Trafigura.
"Je suis prêt à relever ce défi qui est une marque de confiance du chef de l'Etat à mon égard. C'est une mission difficile, surtout compte tenu du contexte. Je ferai du mieux que je peux pour traduire en actes, la feuille de route du président de la République, en matière de politique extérieure, dont l'Afrique constitue un volet extrêmement important", a déclaré le nouveau ministre de l'Intégration africaine à la presse.
Aly Coulibaly a par ailleurs fait la promesse de s'investir dans le règlement des crises malienne et bissau guinéenne.
Journaliste à la Radiotélévision ivoirienne (RTI, média public) par le passé, M. Coulibaly était porte-parole du rassemblement des républicains (RDR, parti d'Alassane Ouattara) jusqu'à sa nomination comme ambassadeur en France.
La cessation des fonctions de l'ancien ministre de l'Intégration africaine intervient dans un contexte où le chef de l'Etat ivoirien a réitéré son attachement aux principes de bonne gouvernance et au respect de la charte d'éthique signée par les membres du gouvernement.

2012-06-05 01:42:40 xinhua
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Guinée - La Banque Mondiale soutient le projet d'électrification de la Guinée à hauteur de 18,3 millions de dollars

CRI 05/06/2012)

Le Conseil d'administration de la Banque mondiale (BM) a approuvé la semaine dernière un don de l'Association internationale de développement (IDA) d'un montant de 18,3 millions USD pour soutenir le secteur de l'électricité en Guinée (Conakry), selon un communiqué de la BM reçu lundi.
Cet appui financier, selon le communiqué, est un financement additionnel qui va porter à 30 millions de dollars le budget du Projet d'amélioration de l'efficacité du secteur électricité, qui constitue un secteur prioritaire par le gouvernement guinéen, depuis l'avènement au pouvoir de la nouvelle équipe gouvernementale.
Déjà un premier financement de la Banque mondiale de 7,2 millions de dollars et un don de 4,5 millions de dollars du Fonds pour l'environnement mondial, ont été octroyés au pays, dans le cadre de matérialisation des plans prioritaires de développement.
"Le secteur de l'électricité en Guinée est confronté à de sérieux défis liés notamment au décalage marqué entre l'offre et la demande du à un défaut de maintenance et d'investissements dans les infrastructures électriques depuis de nombreuses années", a précisé Moez Chérif, chargé du programme à la Banque mondiale.
Pour une gestion transparente dudit fonds, le don va essentiellement servir à l'acquisition d'équipements de distribution et des compteurs pour la zone de Kaloum (centre-ville de Conakry) et de pièces destinées à la centrale hydroélectrique de Garafiri.
Selon M. Chérif, le programme dont vient de bénéficier la Guinée, vise à soutenir les efforts déployés par le gouvernement guinéen pour améliorer l'efficacité technique, commerciale et opérationnelle du secteur de l'électricité en finançant des investissements critiques et en renforçant ses capacités opérationnelles.
Ce qui, dit-il, doit avoir un impact sur la viabilité financière du secteur et la qualité des services assurés par la société Electricité de Guinée.

xinhua
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jeudi 17 mai 2012

Guinée-Bissau: les 70 premiers soldats de la force ouest-africaine arrivés

(RIA Novosti 17/05/2012) MOSCOU, 17 mai - RIA Novosti. Les 70 premiers soldats d'une force chargée de régler la crise politique résultant d'un coup d'Etat en Guinée-Bissau sont arrivés jeudi dans ce pays ouest-africain, ont annoncé les médias internationaux.
Le reste de la force (559 militaires) doit arriver vendredi 18 mai. Déployé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), le contingent a pour mission de "soutenir la restauration de l'ordre constitutionnel" en Guinée-Bissau.
Les militaires, qui ont pris le pouvoir mi-avril à la suite d'un coup d'Etat, ont fait savoir qu'ils y avaient été poussés par l'accord secret conclu entre les autorités du pays et l'Angola. Selon les putschistes, une mission militaire angolaise devait "éliminer physiquement" le chef d'état-major de l'armée bissau-guinéenne, le général Antonio Injai.
Le coup d'Etat a été opéré dans la nuit du 13 avril. Les militaires ont arrêté le président par intérim Raimundo Pereira et le premier ministre Carlos Gomes Junior.
La décision d'envoyer une force ouest-africaine en Guinée-Bissau a été adoptée fin avril. Les membres de la CEDEAO ont alors appelé les putschistes à rétablir l'ordre constitutionnel et à tenir une élection présidentielle au cours des 12 prochains mois.
La junte militaire a accepté toutes les exigences de la CEDEAO, mais a refusé de restituer le pouvoir à Raimundo Pereira.


21:47 17/05/2012

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Mali : Traoré rejette "la convention"

(BBC Afrique 17/05/2012) Dioncounda Traore arrivé mercredi à Abidjan été reçu par le chef de l'Etat ivoirien. Les deux hommes ont discuté de la situation au Mali. Dioncounda Traoré s'est prononcé sur la proposition du capitaine Amadou Sanogo, le chef de l'ex-junte, d'organiser une convention pour désigner le nom du futur président.
Il a estimé que "c'est une proposition mais je ne pense pas que ce soit une solution, en tout cas ce n'est pas une solution qui est prévue par l'accord-cadre signé" entre l’institution régionale et les militaires.
La transition politique semble dans l'impasse. Les putschistes refusent la proposition de la CEDEAO d'organiser une transition de 12 mois. Constitutionnellement l'intérim de la présidence se termine le 22 mai.
Le président malien par intérim a ajouté que la CEDEAO et les ex-putschistes "doivent plancher pour mettre en place les organes de la transition", au lieu d'organiser une convention comme le veut le capitaine Sanogo.
Dionconda Traoré avait déclaré à l'issue du sommet extraordinaire de la CEDEAO à Dakar le 3 mai dernier qu'il "ne resterait pas une seconde de plus" si tel était le souhait des acteurs politiques maliens à l'issue de sa période intérimaire de 40 jours.


Dernière mise à jour: 17 mai, 2012 - 01:44 GMT

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Guinée Bissau, Mali - La CEDEAO prévoit 15 millions de dollars pour aider les réfugiés du Mali et de Guinée-Bissau

(Xinhuanet 17/05/2012) ABUJA -- La CEDEAO a prévu un budget de 15 millions de dollars USD pour financer l'aide humanitaire aux réfugiés et personnes déplacées, a annoncé mercredi à Abuja ce bloc de 15 pays membres d'Afrique de l'Ouest.
Le président de la Commission de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Kadre Desire Ouedraogo, a déclaré aux journalistes que les pays membres et partenaires donateurs s'étaient impliqués pour offrir une aide humanitaire aux réfugiés et déplacés victimes des crises au Mali et en Guinée-Bissau.
Le président de la CEDEAO a déclaré que ce budget avait été présenté à l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement.
La CEDEAO est confrontée à une demande élevée et à des défis de sécurité dans le nord du Mali, contrôlé par les rebelles touaregs depuis le coup l'État du 22 mars, selon ce responsable.

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